Carnet de voyage du Guatémala

Lundi, 5 mars
Huitième jour

La pluie tombe sur Barillas, l’humidité et le froid nous rongent les os. Cela n’empêche pas les caféiculteurs associés à Asobagri de descendre de la montagne jusqu’à la ville, leurs camions chargés de sacs, pour porter leur récolte à l’entrepôt.

Asobagri est une coopérative dynamique regroupant plus de 800 petits producteurs de café biologique et équitable de la région de Barillas. Existant depuis déjà 20 ans, Asobagri a su se positionner plus qu’avantageusement sur les marchés de niche du café de haute qualité. Bien que la coopérative ait eu ses jours difficiles, elle est aujourd’hui très fière de la grande qualité de son café et du fort sentiment d’appartenance de ses associés. De fait, cinq valeurs fondamentales en déterminent les fondements : la solidarité, la transparence, l’équité, la démocratie et le respect.

Le soir se glisse sous la pluie, les producteurs aux yeux rieurs malgré le froid sont retournés dans la montagne. Demain, une route longue et sinueuse nous attend. Rendez-vous dans deux jours, à Antigua.

L’équipe de la mission Guatemala

Les producteurs nous l’ont confirmé : la force de l’organisation repose sur la place de confiance qu’elle s’est taillée, au fil du temps, dans la grande communauté de Barillas et des environs.

  • Des bourses d’études secondaires pour les jeunes ;
  • Un accès au crédit sans intérêt pour les femmes de producteurs qui veulent développer des projets de micro-entreprises ;
  • L’amélioration des infrastructures des producteurs ;
  • Des prêts sans intérêt pour la couverture des frais liés aux soins de santé ;
  • La couverture des frais liés au décès d’un producteur ;
  • Une aide à la reconstruction à la suite de désastres naturels (feu, inondation, glissement de terrain, etc.).
  • Le caféiculteur équitable associé à Asobagri n’a pas une plus grosse maison que le voisin caféiculteur traditionnel. Il ne travaille pas moins fort non plus, bien au contraire. En apparence, rien ne les différencie. Ce qu’il possède que le voisin ne détient pas, c’est la satisfaction de faire partie d’un groupe, de se savoir épaulé et soutenu, de participer à un effort collectif dont les impacts touchent les hommes, les femmes, les jeunes, toute sa communauté.

 

 
 

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