Carnet de voyage du Guatémala

Guaya'b
L'entraide en paroles et en actes

Le Gualtématèque montre que la communauté, GUAYA'B (Guaya'b Asociación Civíl), a obtenu le certificat « Max Havelaar » du commerce équitable.

 Guaya'b est une organisation agricole située dans la région de Huehuetenango, dans le nord du Guatémala, proche de la frontière mexicaine. Cette région a vu une partie de sa population fuir dans les années 80, en raison de la répression politiquequi toucha nombre de communautés indigènes. Dans les années 90, une collaboration entre 14 coopératives de café formaient le « Grupo de 14 ». En 1998, l’organisation fit faillite. Une des 14 coopératives s’appelait Guaya’b qui signifie « entraide ». Elle avait été fondée, en 1987, par un enseignant, un ingénieur et un agronome désireux d’aider les paysans de leur village.

Dans la deuxième partie de son existence, à partir de 1998, Guaya’b a été soutenue commercialement par des organisations de commerce équitable et financièrement par des ONG telles que HIVOS, une organisation hollandaise. Elles sont intervenues pour la construction de 2 silos et l’achat d’un tracteur. Guaya’b a aussi été aidée dans un premier temps pour mettre sur pied une unité de commercialisation des produits afin que les producteurs ne soient plus dépendants des marchands. Une caisse d’épargne a également été mise sur pied pour gérer les économies des villageois et procéder à des investissements communautaires et ne plus dépendre des banques.

Diversification des productions

La dépendance vis-à-vis d’un seul produit comme le café ou le cacao, c’est à dire d’un seul type de revenu implique que celui-ci n’est perçu qu’au moment de la vente du café, à des moments déterminés dans l’année et en fonction d’un marché régi par l’offre et la demande. C’est pourquoi, parallèlement à la réorganisation de la production du café, dès le départ Guaya’b a encouragé la diversification des cultures et des sources de revenu. A présent, elle vend du miel, de la tisane d’églantier, des arachides et même des produits textiles. Les cultures de subsistance de légumes et de fruits assurent la base alimentaire des familles et complètent la gamme des produits vendus sur les marchés locaux. Avec l’aide de techniciens agricoles une partie des producteurs ont obtenu la certification biologique pour leurs produits.

Si Guaya’b n’a pas choisi d’emblée le statut de coopérative, c’est pour échapper au statut particulier des coopératives au Guatémala qui dépendent d’organisations extérieures et voient leur autonomie réduite. Son statut est donc plus proche de celui d’une asbl mais son fonctionnement est bien celui d’une coopérative. Des comités villageois complètent cette structure pour aborder les questions politiques de la gestion des communautés qui conditionnent l’éducation, l’accès à la santé et aux infrastructures publiques comme l’eau et l’énergie.

Sur les 330 membres que compte Guaya’b, 316 sont issus de la population indigène d’origine indienne. La proportion importante explique aussi leur attachement à toutes les formes de solidarité, à l’image du fonctionnement ancestral des communautés indiennes.

Source : Oxfam

 

 
 

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