Grève à l'UQAM
Les professeur-es manifestent devant les bureaux du ministre Bachand à Montréal
Les professeur-es et les maîtres de langue de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en grève poursuivent leur campagne de sensibilisation des personnalités politiques à leur cause. Mercredi matin, ils se massés devant les bureaux montréalais du ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation du Québec, M.Raymond Bachand. Le quartier général du ministre, qui est aussi responsable de la région de Montréal, est situé au 380, rue Saint-Antoine Ouest, en face de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Les manifestants ont remis quatre études à un représentant du ministre. Trois études portent sur les impacts positifs de l’investissement en éducation supérieure et une autre démontre le sous-financement chronique dont souffre l’université. Les jours précédents, mardi et lundi, ils avaient remis les mêmes documents lors de manifestations au bureau montréalais de la ministre des Finances du Québec, ainsi qu’au bureau de comté à Laval de sa collègue ministre responsable de l’Éducation.
Les professeur-es et les maîtres de langue veulent que le gouvernement du Québec accorde les montants nécessaires pour mettre fin au sous-financement de l’UQAM et leur permette d’atteindre leurs objectifs de négociation. Ils revendiquent notamment l’embauche, sur quelques années, de 300 nouveaux professeur-es. L’UQAM possède le plus mauvais ratio professeur-étudiants : l’université compte 27 étudiants par professeur, alors que dans les autres universités québécoises, le rapport moyen est de 21 étudiants par professeur. Ils demandent également la parité salariale avec leurs collègues des autres universités québécoises. Leurs revenus sont inférieurs à ces derniers.
Selon les professeur-es et les maîtres de langue de l’UQAM, le réinvestissement dans le système universitaire fait partie des investissements nécessaires à la relance de l’économie québécoise.
En assemblée générale, le vendredi 27 mars, ils ont voté à 91 % pour reconduire la grève pour une période de 10 jours, soit jusqu’au 6 avril.
