Un an plus tard
La solidarité plus forte que jamais
Les travailleuses et les travailleurs du Couche-Tard situé au coin des rues jean-talon et D'Iberville, à Montréal, ont tenu aujourd'hui un rassemblement de solidarité auquel ils ont convié leurs anciens clients. Un an après la fermeture sauvage et antisyndicale de cet établissement, leur détermination à défendre leurs droits demeure intacte et ils appellent toutes les travailleuses et tous les travailleurs de la chaine de dépanneurs à se syndiquer pour améliorer leurs conditions de travail.« On ne lâchera pas et on va gagner cette bataille pour faire reconnaître nos droits a lancé le président du syndicat représentant les salarié-es syndiqués de Couche-Tard dans la région de Montréal et Laval, Luis Donis. Le meilleur moyen de nous aider c'est de parler de la syndicalisation à tous les employé-es de Couche-Tard » a-t-il poursuivi devant une foule composée d'anciens clients et de sympathisants à la cause.
De son côté, le président du Conseil central du Montréal métropolitain CSN, Gaétan Châteauneuf rappelle que le rôle premier du conseil central est de soutenir celles et ceux qui se battent pour améliorer leur sort. « Je me souviens très bien de la fermeture ici. Les gens l'ont appris en arrivant au travail, ça s'est fait de façon sauvage. Je salue la détermination de toutes ces travailleuses et ces travailleurs qui partout au Québec ont décidé de se faire respecter chez Couche-Tard malgré les obstacles que leur posent cette compagnie. Plus vous serez nombreux à vous syndiquer et mieux ça ira ! »
Le vice-président de la Fédération du commerce CSN, David Bergeron-Cyr a rappelé que si deux établissements syndiqués ont fermé leurs portes, un geste antisyndical que conteste actuellement la CSN devant les tribunaux, trois autres sont actuellement en train de négocier un premier contrat de travail. « Leurs revendications sont plus que raisonnables. Ce n'est pas normal que quelqu'un qui subit un hold-up soit forcé de rentrer au travail dès le lendemain. Si des gens ont choisi de se syndiquer chez Couche-Tard, c'est d'abord et avant tout pour se faire respecter et nous serons toujours à vos côtés ».
Quant au vice-président de la CSN, Jean Lacharité il a interpellé le grand patron de Couche-Tard, Alain Bouchard. « Aujourd'hui toute la CSN est debout, devant vous, M Bouchard. Vous devez à vos salarié-es toute cette richesse crée à la sueur de leur front et parfois même au risque de leur vie. On va s'arranger pour que vous soyiez obligé de les respecter, M Bouchard. Vous pensiez peut-être, au début, que le mouvement ne s'étendrait pas. Qu'en fermant ce magasin, la syndicalisation s'arrêterait à Montréal. Eh bien, deux nouveaux syndicats se sont formés depuis un mois, à Boisbriand et à Victoriaville. Nous allons soutenir cette lutte jusqu'à la dernière minute ».
Notons que le député NPD de Rosemont-Petite-patrie, Alexandre Boulerice ainsi que l'humoriste Gabriel Roy faisaient partie des citoyens du quartier qui se sont déplacés pour soutenir les travailleuses et les travailleurs.

