Sept syndicats en conflit le 23 octobre 2012

5 lock-out (environ 233 syndiqués) — 2 grèves (environ 287 syndiqués)

Grève d'une journée à l'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe

En raison de l'impasse qui susbsiste à la table de négociation, les 180 salarié-es de l'Hôtel des Seigneurs de Saint-Hyacinthe ont débrayé une journée le 20 octobre. Ils veulent conclure une convention collective semblable à celles signées par une vingtaine d'autres syndicats de l'hôtellerie de la CSN plus tôt cette année. Ces nouveaux contrats de travail qui viendront à échéance en 2016 prévoient, entre autres, des augmentations salariales de 3 % par année ainsi qu'une hausse de la contribution patronale au régime de retraite équivalant à 2 % du salaire gagné.

80 salariés de l'hôtellerie en lock-out

Le 16 août, l'hôtel Espresso de Montréal (1005, rue Guy) a empêché ses 80 salarié-es d'entrer au travail. Il s'agit du troisième hôtel montréalais à recourir au lock-out pour tenter de briser la solidarité entre les travailleuses et travailleurs de l'hôtellerie. À l'instar de leurs collègues de 34 autres hôtels québécois, ces salarié-es réclament une meilleure protection des emplois, la protection de leur pouvoir d'achat ainsi qu'une bonification de la participation de leur employeur à leur régime de retraite. Deux ententes sont cependant intervenues sur la base de ces revendications communes.

Autre lock-out dans l'hôtellerie à Montréal

L'hôtel Maritime de Montréal a décrété à son tour un lock-out le 30 août afin de tenter de faire pression sur sa soixantaine d'employé-es pour qu'ils acceptent une série de reculs à leurs conditions de travail. Non seulement l'employeur ne veut pas négocier les demandes des salarié-es, mais il refuse également d'ouvrir ses livres, ce qui permettrait au syndicat d'avoir un portrait juste de la situation financière de l'hôtel.

Lock-out chez Acier Leroux

La centaine de travailleurs du centre de distribution d'Acier Leroux (propriété de Métaux Russel), à Boucherville, ont été mis en lock-out le 10 septembre. Leur employeur s'oppose systématiquement à toutes les demandes du syndicat. Leur convention collective est échue depuis le 1er mai dernier. Les syndiqué-es veulent une meilleure protection contre la sous-traitance, l'amélioration des clauses de prévention en santé et en sécurité, des hausses de salaires, particulièrement pour ceux qui ont la tâche de charger les camions. Lors de la négociation précédente, le syndicat avait fait des concessions pour aider l'entreprise. Maintenant que le marché de l'acier est plutôt florissant, ils veulent de meilleures conditions de travail.

Grève générale chez Mapei à Laval

Les relations de travail sont tendues depuis plus d'un an à l'usine de Mapei à Laval. Les griefs se sont accumulés et la tension n'a cessé de monter. Depuis novembre 2011, il a fallu une vingtaine de rencontres de négociation pour régler la majorité des clauses non pécuniaires de la convention collective des 115 syndiqués. Finalement, après avoir utilisé des moyens de pression, les travailleurs ont déclenché la grève générale le 4 mai. L'employeur a alors déposé une offre globale et finale que les syndiqués ont rejeté presqu'à l'unanimité. Ils mènent une bataille pour obtenir le respect de leur employeur. Mapei est une multinationale qui fabrique des colles et des produits chimiques pour le bâtiment. Elle a 59 usines de production réparties dans plus de 28 pays sur les cinq continents.

Lock-out au Maxi Rouyn-Noranda 

La quarantaine de salarié-es du Maxi de Rouyn-Noranda se sont retrouvés en lock-out le 16 août. Malgré cinq séances de négociation, les discussions n'avancent pas au point que le syndicat a demandé la nomination d'un conciliateur au ministère du Travail. Les syndiqués veulent avoir des conditions de travail similaires à celles des autres syndiqués-es CSN des marchés d'alimentation. 

Lock-out chez Olympia — Montérégie

Le 17 octobre 2007, la compagnie Olymel mettait les travailleurs de l’entreprise en lock-out. Mais depuis que la compagnie a pris la décision de fermer ses portes, en avril 2007, le syndicat multiplie ses recours devant les tribunaux pour faire respecter une lettre d’entente qui empêche Olymel de transférer la production destinée à l’usine de Saint-Simon dans une autre de ses usines. Au plus fort de la production, l’usine comptait plus de 800 travailleurs.  Pour en savoir plus >>

 

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