Déclaration du rassemblement
des jeunes de la CSN 2009
« On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter. »
Un musicien parmi tant d’autres, Serge Fiori
Nous, jeunes travailleuses et travailleurs syndiqués réunis à l'occasion du rassemblement des jeunes de la CSN autour du thème L’implication syndicale en environnement pour un développement durable, les 19 et 20 novembre 2009, à Québec, soutenons que nous sommes préoccupés par les changements climatiques, la pollution des eaux, de l’air et du sol, la perte de la biodiversité, la pénurie d’eau, la rareté et l’épuisement des ressources naturelles et la crise alimentaire. L’action syndicale ne se limite pas qu’à la stricte négociation des conditions de travail et de rémunération. Les syndicats revendiquent l’accès à un travail décent, de même que la participation aux décisions qui régissent l’organisation sociétale, surtout lorsqu’elles ont un impact sur le travail, la santé publique, la répartition de la richesse et le milieu naturel essentiel au maintien de la vie.
Nous affirmons que la crise financière, économique, sociale, environnementale et alimentaire que nous connaissons est la résultante d’un modèle de consommation, de production et de partage de la richesse qui s’avère écologiquement, socialement et économiquement insoutenable et que c’est toute la population qui en paie et continuera d’en payer le prix.
Toute tentative de sauver ce modèle empreint de la pensée néolibérale ne fera que repousser l’ultime limite à un moment où la situation sera encore plus grave, plus incontrôlable. Nous avons à craindre la façon dont seraient partagées les ressources nécessaires à la vie.
C’est maintenant qu’il faut mobiliser et orienter les énergies vers l’émergence d’un développement dont l’objectif premier est le bien-être des personnes, ce qui exige un meilleur partage des ressources. Le respect de l’environnement devient une condition et l’économie, un moyen.
