Déclaration du rassemblement
des jeunes de la CSN 2009
« On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter. »
Un musicien parmi tant d’autres, Serge Fiori
4. Agissons vite !
Devant l’ampleur des déséquilibres économiques, sociaux et écologiques que provoque la crise actuelle à l’échelle du globe, nous n’avons ni les moyens ni le temps de rester indifférents. Il faut agir vite!
Nous, jeunes travailleuses et travailleurs de la CSN, nous engageons dans nos milieux de travail à additionner les gestes concrets et à interpeller nos employeurs pour transformer les pratiques actuelles de production de biens et services et ainsi favoriser une consommation responsable.
Nous nous engageons aussi à multiplier les lieux d’action d’où pourra émerger un monde d’économie plutôt que de gaspillage. Un monde de solidarité aux multiples visages. Un monde qui privilégie le respect des droits humains et des droits fondamentaux du travail. Un monde dont l’empreinte écologique sera modeste car, l’économie sera au service de la société et non l’inverse.
Dans la construction de ce monde fondé sur le développement durable, nous, jeunes travailleuses et travailleurs, demandons qu’une attention particulière soit portée à ce que :
→ les gouvernements fédéral et provincial respectent les recommandations du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) et se donnent ainsi des cibles ambitieuses de réduction de gaz à effet de serre. Nous les invitons à négocier de bonne foi à Copenhague et dans les autres rencontres internationales visant l’adoption de protocoles mondiaux sur les changements climatiques. Les gouvernements doivent se donner les moyens d’atteindre véritablement leurs cibles.
Dans la construction de ce monde fondé sur le développement durable, nous, jeunes travailleuses et travailleurs, demandons qu’une attention particulière soit portée à ce que :
→ les comités sectoriels et régionaux, qui ont fait l’objet d’une proposition adoptée lors du dernier congrès de la CSN de mai 2008, aient pour mandat d’analyser les impacts sur l’emploi des changements climatiques, des mesures d’adaptation à ces changements ainsi que des actions visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre et de proposer des stratégies afin de mettre en oeuvre une transition juste vers une réalité où dominent les emplois verts et décents. Ces espaces de dialogue social doivent grouper sur le plan sectoriel des travailleuses et des travailleurs, les organisations qui les représentent, des représentants gouvernementaux, des employeurs, des spécialistes et des groupes environnementaux. Sur un plan régional, ces comités doivent aussi inclure d’autres groupes de défense de la société civile.
Dans la construction de ce monde fondé sur le développement durable, nous, jeunes travailleuses et travailleurs, demandons qu’une attention particulière soit portée à ce que :
→ les gouvernements s’assurent qu’à l’intérieur des plans de lutte aux changements climatiques, ils se donnent les moyens de vérifier que les principaux acteurs économiques réduisent véritablement leur empreinte écologique. Nous leur demandons d’agir particulièrement sur la réduction du gaspillage, sur le développement du transport en commun, sur la gestion des matières résiduelles ainsi que sur le renforcement des écosystèmes.
Dans la construction de ce monde fondé sur le développement durable, nous, jeunes travailleuses et travailleurs, demandons qu’une attention particulière soit portée à ce que :
→ nous puissions obtenir une loi sur le droit et le devoir d’alerte, comme celle réclamée par la CSN pour le secteur alimentaire. À cet effet, nous revendiquons une loi qui protège les travailleuses et les travailleurs qui dénoncent une situation socialement inacceptable ou dangereuse pour la santé de la population et des écosystèmes.
Nous, jeunes travailleuses et travailleurs syndiqués réunis autour du thème L’implication syndicale en environnement pour un développement durable, les 19 et 20 novembre 2009, à Québec, nous engageons au sortir de ce rassemblement à promouvoir cette déclaration dans nos syndicats, dans les instances de la CSN, des fédérations, des conseils centraux, dans nos milieux de travail ainsi que sur la place publique.
