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Nord-du-Québec

La ville de Chapais mène une guerre d'usure au syndicat

Réunis en assemblée générale le 28 juin dernier, les employés municipaux de la Ville de Chapais ont donné à l'unanimité le feu vert à leur syndicat d'entreprendre des moyens de pression, incluant le recours à la grève, pour faire avancer les négociations en vue du renouvellement de leur convention collective. « Depuis plus de six mois, explique le président du SEMVC, Patrick Bruneau , les relations de travail se sont dégradées et la stratégie du maire de négocier sur la place publique n'aide pas. Elle est perçue comme une provocation. Les échanges à la table n'avaient même pas commencé. »

Depuis cette assemblée générale, les parties ont eu une journée et demie de discussion. « Mais l'employeur reste sur ses positions », précise le président du syndicat. Aucune autre rencontre n'est prévue avant septembre.

L'employeur veut restreindre les activités du syndicat sur les lieux de travail. Une quinzaine de griefs ont été déposés depuis le début de l'année. Le climat de travail est en effet tendu. Le nouveau directeur général, Yves Blackburn, en poste depuis mai 2011, mène une guerre d'usure au syndicat au point que le président actuel Patrick Bruneau et son prédécesseur sont en congé de maladie pour cause d'épuisement professionnel. Dans le prochain contrat de travail, la municipalité veut en outre réduire les vacances, les congés de maladie et les congés feriés de la quinzaine de cols bleus et des deux cols blancs que compte la ville de Chapais. Elle demande aussi aux cols bleus d'accepter l'horaire flexible l'hiver.

Selon le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue Nord-du-Québec (CSN), Donald Rheault, c'est presque l'ensemble de la convention collective qui fait l'objet de demandes patronales. De son côté, le syndicat demande des augmentations salariales de 4,5 % sur trois ans, l'amélioration de l'assurance-salaire et une semaine de vacances de plus pour les salariés ayant plus de 30 ans d'ancienneté.



Date : 3 juillet 2012
Source : CSN
Texte: Service des communications de la CSN
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