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Cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre au Québec

Position de la CSN

Le projet de loi nº 42 adopté en juin dernier a modifié la Loi sur la qualité de l’environnement pour y introduire un certain nombre de dispositions, dont la tenue d’une consultation particulière sur la détermination des cibles. Plusieurs groupes écologistes, des représentants du monde des affaires, des milieux municipal et syndical, dont la CSN, y ont participé.

 

La CSN a demandé la participation des travailleuses, des travailleurs et de leurs organisations aux discussions sectorielles et locales qui porteront sur les mesures à développer pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) et sur le développement d’emplois verts et décents.

La confédération syndicale souhaite que le gouvernement du Québec suive les recommandations des scientifiques. Ceux-ci demandent de réduire pour 2020 les GES de 25 à 40 % par rapport aux émissions de 1990.

De sérieux efforts à faire dans trois secteurs de l'économie 

Trois secteurs d’activité doivent avoir la priorité: ceux du transport, de l’industrie et du bâtiment (résidentiel, commercial et institutionnel). Ces secteurs sont responsables de la majorité des émissions de GES au Québec puisqu’on utilise des combustibles fossiles (dont le pétrole) comme source d’énergie. De plus, tous les analystes prédisent la fin de l’époque du pétrole bon marché. La CSN est convaincue que les économies qui seront moins dépendantes des hydrocarbures verront leurs activités moins affectées par la hausse du prix des carburants. >> 

Bourse du carbone et achats de crédit sur le marché international

En adoptant le projet de loi no 42, le gouvernement a mis en place un système de plafonnement et d’échanges de droits d’émission de carbone. Il prétend qu’il parviendra ainsi à atteindre ses objectifs de réduction dans les secteurs industriel et manufacturier. La CSN n'a pas d’objection à la mise en place d’un tel système dans la mesure où cela se fait dans un marché réglementé.  Cela semble être l'intention du gouvernement avec la bourse du carbone de Montréal. Un marché réglementé est plus solide et plus stable. >> 

La place des travailleuses et des travailleurs et celle de leurs organisations

Les prochaines phases de réduction d’émissions de GES risquent d’être plus exigeantes et nécessiteront une implication de tous les acteurs de la société québécoise. Ils seront au rendez-vous dans la mesure où ils sont associés aux démarches entreprises et où une volonté d’atteindre les objectifs se manifeste. Nous avons affirmé que nous étions disposés à jouer un rôle actif dans l’examen des enjeux propres à chaque secteur d’activité et à chaque région en matière de réduction de GES.