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Couper dans les soins de santé et les services sociaux a des conséquences

En juin 2010, l’Agence de la santé et de services sociaux de Montréal a réduit de 16,5 millions de dollars le budget du CSSS Jeanne-Mance. La direction de cet établissement a dû mettre en place un programme de compressions budgétaires. Cela a affecté l’ensemble des services offerts à la population du centre-ville de Montréal. C’est ce qu’illustrent les vidéos suivants.
 

 

La dignité mise à mal

Pour réduire leurs dépenses, les centres hospitaliers de soins à longue durée (CHSLD) ont diminué le nombre de préposé-es aux bénéficiaires. Ce sont eux qui aident les personnes en perte d’autonomie à faire leurs tâches quotidiennes comme s’habiller, se laver, se nourrir ou marcher. Dans certaines unités de soins, jusqu’à 40 % des postes de préposé-es ont été aboli. La qualité des soins ne peut être maintenue et met à mal la dignité de nos aînés.
 

 

Le répit des aidants

Les aidantes et les aidants naturels constituent un apport essentiel, non seulement pour leur famille, mais pour l’ensemble de la société québécoise. En prenant soin d’un proche, ils contribuent au bien-être de celui-ci, tout en allégeant le réseau de la santé du Québec. Les services de répit offerts par les CLSC leur permettent de conserver un semblant d’équilibre entre l’amour d’un être cher et leur stabilité personnelle. Ces services se doivent d’être à la hauteur de la reconnaissance qui leur est due.
 

 

L’ autonomie des aînés compromise

Le ministère de la Santé et des Services sociaux affirme vouloir maintenir à domicile, le plus longtemps possible, les personnes en perte d’autonomie. Un bon nombre d’entre elles préfèrent d’ailleurs rester chez elles plutôt que d’aller dans un centre d’hébergement. Pour l’État, il en coûte moins cher de donner des services de soins à domicile. Mais au lieu d’améliorer ceux-ci, on a coupé dans le financement de ces services. Ces personnes déjà vulnérables en sont affectées. Leur autonomie de vie à domicile est ainsi compromise.
 

 

L'avenir des enfants fragilisé

Couper dans le budget de la psychoéducation offerte aux centres de la petite enfance (CPE) a un effet direct sur le développement des enfants vulnérables. Au CSSS Jeanne-Mance, à Montréal, des compressions budgétaires ont pourtant été appliqués en psychoéducation. Son plan affecte les centres de la petite enfance du Plateau et du centre-ville de Montréal. Depuis bientôt un an, les services de psychoéducation offerts dans les CPE ont en effet été sensiblement réduits. Ce sont les enfants aux prises avec des troubles d’apprentissage, d’intégration ou de comportement qui en font les frais. Et c’est leur avenir qui est directement compromis.