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Le 18 février 2010

Secteur public

Non aux offres gouvernementales 

De gauche à droite, Michel Arsenault, président de la FTQ et Louis Roy, vice-président de la CSN

De gauche à droite : Michel Arsenault, président de la FTQ et Louis Roy, vice-président de la CSN
Photo: Clément Allard

La consultation des membres du front commun dans les dernières semaines a mené au rejet des paramètres salariaux proposés par le gouvernement. 

Dans son dépôt du 30 novembre, ce dernier proposait d’augmenter les coûts de main-d’oeuvre de 7 % pour les cinq prochaines années en ne donnant aucune indication sur la part qu’y occuperaient les augmentations salariales.

Les porte-parole du front commun comprenant la CSN, la FTQ, le SISP ont affirmé que les propositions gouvernementales sont nettement insuffisantes. Elles maintiennent les employé-es de l’État sur le chemin de l’appauvrissement et excluent tout rattrapage salarial et toute participation à l’enrichissement collectif.

En janvier, les représentants du Conseil du trésor ont apporté des précisions à leur proposition. Les augmentations varieraient entre 0,5 % pour la première année, jusqu’à 1,5 % pour la dernière année du contrat de cinq ans proposé par le gouvernement. Ces offres sont assorties d’une hypothétique bonification, basée sur des indicateurs économiques qui dépasseraient ceux prévus dans le plan de redressement des finances publiques du gouvernement pour les années 2013 et 2014.

Ces offres ont été rejetées et dénoncées par les travailleuses et les travailleurs de tous les milieux, car elles équivalent à un appauvrissement. De plus, elles font porter tout le poids du redressement des finances publiques sur le dos des salariés de l’État. Selon les taux d’inflation prévus par Desjardins pour les cinq prochaines années, au final, la perte de leur pouvoir d’achat est évaluée entre 3,5 % et 5 %. Le front commun revendique un contrat de travail d’une durée de trois ans comportant des augmentations de salaire de 3,75 % par année.

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nouvelles express

Le réveil à Jonquière

Offre acceptée

Devant une fermeture annoncée en cas de refus, les membres du Syndicat des travailleurs des Éditions du Réveil ont voté dans une proportion de 68 % pour la demande de Quebecor de supprimer 20 des 25 emplois au journal de Jonquière.

La nouvelle convention collective ne couvre donc que trois journalistes et deux commis de bureau au journal saguenéen qui existe depuis 1945.

Quebecor avait déclaré le lock-out le 4 mars 2009, déclenchant une campagne syndicale pour sauvegarder des emplois de qualité dans la région.


Chargés de cours UdeM

Nombreux appuis

Devant le peu d’empressement manifesté par l’Université de Montréal à négocier avec ses 2433 chargé-es de cours, ces derniers ont déclenché une première demi-journée de grève, le 15 février, et une seconde deux jours plus tard.

Plusieurs organisations représentant les professeur-es, les employé-es de soutien, les employé-es d’entretien et divers regroupements étudiants du campus étaient présentes sur les piquets de grève pour les appuyer.

Leurs principales demandes: contrôle de la taille des groupes-cours, stabilisation de l’emploi et rattrapage salarial.

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Projet de loi no 78

Favoriser la libre expression

Dans son mémoire sur le projet de loi qui modifie la Loi électorale, la CSN demande que soit exclues de la notion de dépenses électorales les communications aux membres par un organisme et des activités comme des réunions pour débattre d’enjeux électoraux. En toute démocratie, la libre circulation des idées et des opinions doit être favorisée. Elle demande, en outre, que soient retirés les articles concernant la réforme de la carte électorale. Plaidant pour un mode de scrutin proportionnel, elle estime qu’il faut amorcer une réflexion plus profonde en ce sens.

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CDPQ et STIJM

Rencontre prévue

Après avoir occupé le hall de la Caisse de dépôt et placement du Québec, les lock-outés du Journal de Montréal ont obtenu de rencontrer Michael Sabia, président de l’institution, en mars. La Caisse, qui possède 45,2 % des actions de Quebecor Media, s’est dotée d’une Politique d’investissement responsable. Pour le syndicat, les 14 syndicats qui ont été mis en lock-out en autant d’années ne font pas de Quebecor un «bon citoyen corporatif.

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