| Le 13 juin 2013 | | |||
Libre-échange Canada-Union européenneLe Canada procède à une vente de feu, et le Québec laisse faire.Photo: Photo : Normand Blouin Selon un nouveau document confidentiel daté du 5 juin 2013, dont le Réseau québécois sur l’intégration continentale (RQIC) a obtenu copie, le Canada semble prêt à tout pour conclure les négociations de l’Accord économique et commercial global (AECG) et s’apprête à céder aux demandes de l’Union européenne dans plusieurs domaines encore en litige. Et le Québec le laisse faire, voire se fait le complice de concessions de dernière minute. Le document révèle que contrairement à ce que le négociateur du Québec, Pierre-Marc Johnson, a toujours dit, les marchés publics d’Hydro-Québec ne seront pas exclus des dispositions de l’accord. Plus de 35 % des appels d’offres de la société d’État, c’est-à-dire les contrats qu’elle confie à des sous-traitants ou à des fournisseurs pour pouvoir réaliser sa mission, seront ouverts aux entreprises européennes. Cela équivaut à 390 millions de dollars chaque année pour les achats de biens seulement. « Hydro-Québec est un levier central pour notre économie. Non seulement génère-t-elle des revenus importants pour l’État québécois, mais elle contribue au développement économique régional et local, de même qu’au maintien et à la création d’emplois de qualité en favorisant les entreprises d’ici. Le gouvernement Marois abandonne ainsi sa capacité d’orienter les investissements et d’obtenir des retombées pour l’économie du Québec. C’est une concession énorme et inacceptable », a affirmé Pierre-Yves Serinet, porte-parole du RQIC. D’autres dispositions inquiétantes limitent la capacité de gouverner des États. Des extraits du document confidentiel sont disponibles sur www.rqic.alternatives.ca. Rappelons que la CSN est membre du RQIC. | | |||
KronosPure provocationLe Syndicat national des employé(e)s de Kronos (CSN) dénonce l’entreprise d’origine américaine qui a procédé à la fermeture sauvage de son entreprise de Varennes, et ce, deux jours avant l’échéance de la convention. Le syndicat y voit là un geste de pure provocation à la suite du rejet à 93 % des dernières offres patronales. Pour le porte-parole du syndicat : « Après avoir présenté des offres comportant des reculs tels qu’il savait qu’elles allaient être rejetées massivement, voilà qu’il ferme sauvagement son entreprise en renvoyant sur le champ des salarié-es alors en plein travail et en bloquant l’accès de l’usine pour tous les autres. C’est traiter avec mépris ceux qui font la richesse de Kronos. » Conflit chez MapeiSecond licenciement massif condamnéAprès plus de 13 mois de grève, la multinationale Mapei a décidé de fermer deux autres départements de son usine lavalloise, celui des adhésifs liquides, ce qui entraîne la fermeture de celui de l’embouteillage. Le syndicat a reçu cette annonce, sans plus de précisions, alors que la machinerie est déjà sortie de l’usine depuis près d’une semaine. Rappelons que le 24 août 2012, Mapei avait déjà fermé le département des poudres et mis à pied 43 travailleurs. Avec ce nouveau licenciement massif, vertement condamné par la CSN, il ne restera qu’environ 25 emplois dans l’usine sur les 115 qu’elle comptait. | CasinosC’est réglé !Les syndicats CSN représentant plus de 2000 travailleuses et travailleurs aux casinos de Montréal, de Charlevoix et du Lac-Leamy (Gatineau) ont conclu avec succès leur ronde de négociations coordonnées. Ils obtiennent notamment des augmentations de salaire de 2 % par année et des améliorations au régime d’assurances collectives et aux primes. Les nouveaux contrats de travail seront en vigueur jusqu’au 31 mars 2017. Leurs collègues du casino de Mont-Tremblant, qui se sont récemment joints à la CSN, poursuivent leur négociation. La parité, toute la parité pour la CDPDJSans contrat de travail depuis l’échéance de leur convention collective en mars 2010, les conseillères et les conseillers juridiques de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) ont voté à l’unanimité pour trois jours de grève à utiliser au moment jugé opportun. Bien que les discussions se poursuivent avec l’employeur, les négociations piétinent. À l’heure actuelle, seuls les 15 avocates et avocats de la CDPDJ n’ont pas obtenu de règlement et n’ont donc pas droit au même traitement que l’ensemble des avocats, juristes et procureurs travaillant pour l’État québécois. | |||
