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Des coupes inadmissibles en éducation

La ronde de négociation 2023 du secteur public est lancée. Pour cette ronde, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS unissent leur force et travaillent en Front commun pour défendre les travailleuses et les travailleurs. Apprenez-en plus.

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Des coupes inadmissibles en éducation

Les deux fédérations de la CSN ayant des membres œuvrant dans les cégeps et dans les commissions scolaires, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ) et la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP), dénoncent vivement les coupes annoncées par la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, qui entend sabrer plus de 30 millions de dollars dans le réseau collégial et plus de 110 millions de dollars dans le réseau scolaire.

« Personne n’a vu venir des coupes d’une telle ampleur, affirme le président de la FNEEQ, Jean Trudelle. On s’est bien gardé d’en parler lors du dépôt du budget. Les sommes en question, quand on tient compte des frais fixes, peuvent atteindre un pourcentage très significatif des budgets de fonctionnement des cégeps. Penser que de telles coupes n’affecteront pas les étudiantes et les étudiants, c’est une utopie pure et simple. Le gouvernement se plaît à dire que l’éducation est une priorité, et il sabre les budgets. Belle cohérence ! » Alors que la Fédération des cégeps cherche, cette semaine, avec le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) des manières d’amoindrir l’impact de ces coupes, les directions des établissements ont déjà entrepris une difficile et douloureuse opération de révision de leurs projets pour l’année qui vient. On parle de fermer ou de réduire les activités des centres d’aide qui sont en place depuis plusieurs années, de mettre fin à toute une gamme d’activités reliées au support pédagogique ou à la vie étudiante. Il va sans dire que la FEESP est très inquiète des effets de ces coupes sur l’ensemble du personnel de soutien qu’elle représente. « Les employé-es de soutien sont en contact direct avec les étudiantes et les étudiants, et ce, à plusieurs niveaux. Ce sont, entre autres, des techniciennes et des techniciens qui travaillent en documentation, en laboratoire. En plus, des secrétaires, des agentes et des agents de bureau, des ouvriers sont nécessaires au déroulement des activités d’un cégep… Il manque déjà de personnel pour faire le boulot, il est inadmissible qu’on place les collèges et les commissions scolaires en situation de réduire une fois de plus une partie des services de soutien à l’enseignement et à la vie étudiante, déplore Denis Marcoux, président de la FEESP. Se mettre en situation de couper du personnel d’un côté, et acheter des tableaux intelligents que personne n’a demandé de l’autre, c’est faire fi de la contribution indéniable du personnel de soutien à la réussite éducative ! » conclut-il. « En matière de budget, le gouvernement fait complètement fausse route, ajoute Jean Trudelle. Les besoins actuels de la société québécoise, en santé et en éducation, commandent qu’il cherche à hausser ses revenus plutôt qu’à rogner sur ses dépenses. Il a les moyens de le faire, mais manifestement pas le courage politique nécessaire. » Les deux fédérations attendent avec impatience le résultat des pourparlers entre le gouvernement et la Fédération des cégeps et réclament de la ministre Beauchamp un peu plus de cohérence avec le discours officiel qui prétend prioriser l’éducation. La FNEEQ regroupe 85 % du personnel enseignant dans les cégeps. La FEESP compte près de 30 000 membres dans les commissions scolaires et 3400 membres dans les cégeps.

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