Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 24 Sep 2026 21:09:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Transport adapté : la FEESP–CSN réclame la préservation des emplois et le maintien de la qualité des services  https://www.csn.qc.ca/actualites/transport-adapte-la-feesp-csn-reclame-la-preservation-des-emplois-et-le-maintien-de-la-qualite-des-services/ Thu, 24 Sep 2026 20:56:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118875 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) suit avec attention la décision de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) de confier à la Société de transport de Montréal (STM) l’administration du transport adapté à l’échelle du Grand Montréal. Si nous constatons que, pour le moment, les activités d’administration demeureront entre les mains d’un organisme public (la STM), nous demeurons préoccupés par les conséquences que cette réorganisation pourrait avoir sur les travailleuses et travailleurs des autres sociétés de transport ainsi que sur la qualité des services offerts à une population particulièrement vulnérable. Selon les informations disponibles, des pertes d’emplois auraient déjà été annoncées à la Société de transport de Laval et les impacts dans les autres organisations concernées demeurent inconnus.  

Pour la FEESP–CSN, cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de choix irréfléchis de transformations du transport adapté qui découlent directement du sous-financement chronique du transport collectif. Par ailleurs, nous avons de nombreuses fois décrié, dans les dernières années, la mise en place d’orientations, tant au gouvernement que dans les sociétés de transport, qui ont favorisé une place grandissante du secteur privé dans la prestation de certains services comme le transport adapté.  

« Bien que la situation soit différente de celles qui ont mené au transfert d’une partie du transport adapté vers le secteur privé puisque les emplois touchant nos membres syndiqués resteraient dans le public, nous surveillons cette réorganisation de près puisqu’elle semble se traduire par des pertes d’emplois et par de nouvelles incertitudes quant à l’organisation des services », affirme  le président du Secteur transport de la FEESP–CSN, Kevin McLean.

La fédération rappelle que, déjà en 2025, nous dénoncions la perte graduelle d’une grande expertise liée aux changements apportés au transport adapté et que, dès le début septembre de cette année, nous avions sonné l’alarme concernant les conséquences du sous-financement de ce service dans l’ensemble de la région métropolitaine. L’annonce de l’ARTM aujourd’hui n’est qu’une nouvelle couche qui s’ajoute à ces préoccupations qui demeurent toujours d’actualité.   

« Depuis plusieurs années, on nous présente diverses réorganisations comme des solutions aux problèmes du transport adapté. Ou encore, on nous vante les mérites de la privatisation. Pourtant, le véritable enjeu demeure le même : l’insuffisance du financement accordé au transport collectif. Les travailleuses, les travailleurs et le public ne doivent pas devenir les victimes collatérales de décisions qui visent essentiellement à composer avec un manque de ressources financières », explique la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton, 

La fédération portera une attention particulière aux conséquences de cette décision pour les membres du Syndicat des employés d’entretien de la Société de transport de Laval (CSN), pour ceux du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’EXO – Transport adapté–CSN ainsi qu’aux effets qu’elle pourrait avoir sur l’accessibilité et la qualité du transport adapté pour les usagères et les usagers. 

« À la fin de la journée, c’est simple : les personnes qui utilisent le transport adapté ont besoin d’un service fiable, accessible et adapté à leur réalité. Les travailleuses et les travailleurs qui contribuent à ce service ont quant à eux droit à de la transparence et à des garanties quant à leur avenir », conclut Kevin McLean. 

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Nouvelle convention pour les grévistes de Metro https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-convention-pour-les-grevistes-de-metro/ Thu, 24 Sep 2026 20:10:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118859 Réunis en assemblée générale ce matin, les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt, du transport et du siège social de Metro ont accepté à 77 % les termes de l’entente de principe intervenue jeudi dernier entre leur comité de négociation et l’employeur.

Les salarié-es toucheront des augmentations de 22 % sur une période de cinq ans et demi, dont 6 % rétroactifs au 19 septembre 2025 et 4 % applicables dès leur retour au travail, qui s’effectuera à compter de dimanche. Des gains ont également été obtenus en matière de protection des emplois ainsi qu’en santé et sécurité au travail.

« On a tenu bon jusqu’au bout et on est restés unis du début à la fin. On peut être fiers du chemin parcouru », déclare le président du syndicat, Matthieu Lafontaine. « Les salaires étaient la priorité de nos membres et nous avons défendu cette demande avec détermination. Dans l’ensemble, nous sommes contents du résultat obtenu. »

Aux yeux de la présidente de la CSN, la détermination des travailleuses et des travailleurs aura été décisive tout au long de ce long conflit. « Les chiffres parlaient d’eux-mêmes : après s’être enrichi démesurément ces dernières années, le groupe Metro avait les moyens de répondre aux demandes de ses salarié-es. Sans eux, les rendements de Metro piquaient du nez, comme le démontrent les résultats des deux derniers trimestres », ajoute Caroline Senneville.

Cette nouvelle convention collective rehaussera les standards de l’industrie de la distribution agroalimentaire, croit le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Le syndicat de Metro a toujours été parmi les chefs de file pour tirer vers le haut les conditions de travail du secteur des entrepôts et de la distribution. Cette nouvelle convention est tout à son honneur, surtout après un si long conflit », indique-t-il.

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, ce conflit aura démontré la pertinence du recours à la grève comme moyen ultime pour améliorer ses conditions de travail. « En mars dernier, Metro plafonnait ses offres à 11 % sur six ans. On est en mesure aujourd’hui de constater l’ampleur des gains obtenus par les travailleuses et les travailleurs par l’exercice de la grève », se réjouit-il.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

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Deux accréditations, deux mandats de grève au CNDF https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-accreditations-deux-mandats-de-greve-au-cndf/ Thu, 24 Sep 2026 20:09:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118866 Les enseignantes et enseignants ainsi que les techniciennes et techniciens pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF) ont tous deux voté en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée (GGI). Après des mois de négociation marqués par les délais, les pertes de temps et le manque de volonté de la direction, les deux syndicats dénoncent une situation qui perdure et qui nuit directement aux conditions de travail et à la qualité de la formation offerte aux étudiantes et aux étudiants.

Les deux syndicats négocient avec le même employeur et se butent au même problème : une direction qui ne semble pas avoir l’urgence de régler les problèmes vécus sur le terrain.

« Ça fait maintenant plus d’un an que nous négocions et nous avons déjà vécu trois années sans convention collective. Pendant ce temps, l’employeur multiplie les délais et ne démontre pas la volonté nécessaire pour régler les problèmes qui affectent directement notre travail. Nos demandes sont pourtant simples, nous voulons pouvoir effectuer notre travail dans de bonnes conditions et offrir une formation de qualité. Nous sommes rendus au point où nos membres sont prêts à utiliser les moyens nécessaires pour se faire entendre », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret.

Du côté des techniciennes et techniciens pompiers, la situation est tout aussi préoccupante. Les problèmes d’organisation du travail, les conditions dans lesquelles le personnel doit accomplir ses tâches et le manque de reconnaissance de la réalité vécue sur le terrain font partie des enjeux qui doivent être réglés à la table de négociation.

« Nous avons assez perdu de temps. Nos membres sont fiers de leur travail et veulent pouvoir l’accomplir correctement, mais encore faut-il que l’employeur accepte de s’asseoir sérieusement avec nous pour trouver des solutions. Nous avons maintenant deux mandats de grève qui démontrent clairement que le personnel n’acceptera pas que la situation continue comme si de rien n’était », déclare le président par intérim du Syndicat des techniciennes et techniciens pompiers du CNDF, Terry Gilbert.

Pour les deux syndicats, l’enjeu dépasse largement la question salariale. Il est question de l’organisation du travail, des moyens disponibles pour accomplir les tâches et des conditions nécessaires pour assurer une formation professionnelle de qualité.

Un exemple flagrant, le matériel de cours et l’équipement sont désuets. Les techniciens et les enseignants sont obligés d’utiliser leur propre matériel pour donner leurs cours, parce que celui fourni par l’école ne leur permet pas de travailler efficacement et sécuritairement.

Les syndicats tiennent également à dénoncer les mesures disciplinaires prises par la direction envers des étudiantes et étudiants qui ont manifesté leur appui à leurs enseignantes, enseignants, techniciennes et techniciens.

Les syndicats ne leur ont jamais demandé de poser quelque geste que ce soit. Elles et ils ont choisi de soutenir leur personnel enseignant et technique parce qu’elles et ils ont confiance en son travail.

« Les étudiantes et étudiants voient ce qui se passe et observent comment la direction traite leurs profs et les personnes qui les accompagnent dans leur formation. En prenant position aujourd’hui, elles et ils commencent aussi à comprendre qu’il est important de défendre leurs droits et leurs conditions pour l’avenir. Ce n’est pas un problème, c’est la preuve qu’elles et ils prennent déjà en charge leur propre défense », ajoute le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret.

Pour les syndicats, la réponse de la direction est révélatrice. Plutôt que de chercher à rétablir un climat propice au dialogue, elle choisit de s’en prendre à des étudiantes et étudiants qui ont exprimé leur soutien à leur personnel.

Les deux syndicats demandent maintenant à la direction du CNDF de prendre acte des mandats de grève et de démontrer une réelle volonté de négocier.

Après des mois de délais et de négociations qui piétinent, les travailleuses et travailleurs ont maintenant clairement indiqué qu’elles et ils sont prêts à passer à l’action.

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Une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-qui-renforce-le-role-de-premiere-ligne-des-sages-femmes-du-quebec/ Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118862 Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.

Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.

« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »

D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.

La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »

Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.

« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

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Faire de la pénurie de main-d’œuvre en santé et services sociaux une priorité nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-de-la-penurie-de-main-doeuvre-en-sante-et-services-sociaux-une-priorite-nationale/ Wed, 23 Sep 2026 13:57:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118826 Au Québec il y a un thème récurrent à chaque campagne électorale : la Santé. C’est encore le cas pour l’élection de 2026. Tous les partis politiques souhaitent améliorer l’accès aux soins et proposeront des solutions. Au quotidien, les soins et les services sont offerts par le personnel et les professionnels de la santé et ce sont à ces soignants que la population souhaite accéder.

Au cours des dernières années, de nombreux secteurs d’activité ont souffert d’une pénurie de main-d’œuvre et le domaine de santé et des services sociaux n’y échappe pas. Les promesses électorales qui sont formulées sans d’abord tenir compte de cet enjeu ne sont pas crédibles.

Un rapport récent de la Commissaire à la santé et au bien-être du Québec a clairement identifié cette pénurie. Le rapport gouvernemental sur l’État d’équilibre du marché de l’emploi 2026 identifie plusieurs professions de la santé qui connaissent une pénurie dans toutes les régions du Québec. Ces données doivent être au cœur de tout diagnostic visant à évaluer l’accès aux soins et surtout être la base de toute solution pour l’améliorer. Ignorer cette pénurie ne fera que mettre une pression additionnelle sur ces travailleurs et ces équipes déjà très sollicités et en bout de ligne créer de l’insatisfaction dans la population.

Aujourd’hui, nous nous unissons pour demander à tous les partis politiques de reconnaître la pénurie de main-d’œuvre et s’engager à mettre sur pied, dès les premiers mois suivant l’élection, une grande réflexion nationale réunissant les partenaires qui représentent les travailleuses et travailleurs de la santé touchés par la pénurie : médecins de famille, infirmières, infirmières praticiennes spécialisées, pharmaciens, professionnels en soins et personnel du réseau, ordres professionnels, syndicats ainsi que les établissements d’enseignement, les associations étudiantes et représentants des patientes et patients. Cette réflexion devra permettre l’adoption de solutions qui inciteront les gens à choisir les professions du domaine de la santé et des services sociaux et d’y demeurer par la suite, de
telle sorte que le système public de santé et des services sociaux puisse répondre aux besoins de la population.

 

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Le respect du droit de grève à géométrie variable https://www.csn.qc.ca/actualites/le-respect-du-droit-de-greve-a-geometrie-variable/ Tue, 22 Sep 2026 13:06:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118824 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec froideur le projet de loi C-39 de la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, visant à réformer le Code canadien du travail.

« Le droit de grève est un droit fondamental, qui permet un rapport de force plus équilibré entre les travailleuses, les travailleurs et les employeurs lors de négociations. Ottawa a déjà commencé à l’affaiblir avec le recours à l’article 107 du Code canadien du travail ces dernières années. Pour protéger véritablement ce droit, la ministre aurait dû abolir l’article 107, ce que nous demandions. Avec son projet de loi, Ottawa dit vouloir encadrer son utilisation, mais laisse un grand flou autour de la notion d’intérêt national et de la discrétion ministérielle à ce sujet. Les gouvernements ne peuvent pas appuyer sur le bouton « Suppression du droit de grève » quand un conflit devient inconfortable. Après avoir vu le droit de grève être sérieusement mis à mal , les travailleuses et les travailleurs étaient en droit d’attendre des changements qui auraient de véritables effets sur le terrain, pas l’inverse », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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Les travailleuses de l’AFIO déposent plainte https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-de-lafio-deposent-plainte/ Mon, 21 Sep 2026 13:31:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118809 Au nom des travailleuses syndiquées de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO), la CSN a déposé deux plaintes au Tribunal administratif du travail et une plainte à la CNESST pour que cesse le harcèlement qu’elles subissent.

« Nous sommes épuisées par ce climat de travail malsain. Nous voulons voir la fin de tout ça. Deux de mes collègues sont tombées en congé maladie cette année pour cause de harcèlement au travail. Ça ne peut pas continuer ainsi. Il faut que ça cesse », affirme, la déléguée syndicale à la négociation, Michelle Makoko.

« Ces 20 travailleuses négocient leur première convention collective. Elles ont fait le choix de se syndiquer pour aller chercher de meilleures conditions de travail, ce qui inclut un milieu de travail sain. Nous sommes donc réunis ici ce matin pour dénoncer la situation et demander publiquement à l’employeur que cessent toutes les représailles envers les travailleuses. Tout ce qu’elles souhaitent, c’est offrir des services à une population vulnérable dans un environnement agréable », lance d’entrée de jeu le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN), Alfonso Ibarra Ramirez.

Depuis plusieurs mois, les travailleuses rapportent des situations de dénigrement, un manque de réponses claires de la part de la direction ainsi que des difficultés persistantes dans le traitement de certaines de leurs préoccupations liées aux conditions de travail. La situation est suffisamment sérieuse pour que des recours formels aient été entrepris. Des plaintes concernant des allégations de harcèlement psychologique ont notamment été déposées auprès de la CNESST et auprès du Tribunal administratif du travail.

Le 20 août dernier, la firme Exact RH, nommée par l’employeur, a déposé un rapport dans lequel elle affirme que le climat de travail s’est dégradé depuis la syndicalisation en décembre 2025. Les travailleuses ont eu le droit d’entendre les conclusions, mais le plan d’action proposé pour remédier à la situation est resté caché dans les bureaux de la direction. Une solution est sur la table et l’employeur refuse d’y faire suite.

« Nous emploierons tous les moyens à notre disposition pour aider ces travailleuses à faire leur travail sans que leur bien-être psychologique ne soit mis en péril », clame la présidente par intérim de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Kathrin Peter. « L’employeur a la responsabilité et l’obligation légale de protéger la santé physique et psychologique de son personnel et d’offrir un milieu de travail sain et sécuritaire. Nous allons soutenir ces travailleuses afin que leurs droits soient respectés et que l’employeur prenne ses responsabilités. »

Une première convention collective à négocier
Cette situation survient alors que le syndicat tente de conclure une première convention collective avec l’AFIO. Un conciliateur a été nommé au dossier. Une première séance de négociation avec lui a eu lieu le 3 septembre et la prochaine séance est prévue le 2 octobre.

À propos

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe plus de 70 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 12 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) rassemble 53 syndicats et plus de 12 000 membres, qui œuvrent dans les secteurs public et privé et qui occupent un large éventail de disciplines et de professions dans les milieux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’économie sociale et de l’action communautaire. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs au Québec et au Canada.

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Abandonnons le mirage de la privatisation de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/abandonnons-le-mirage-de-la-privatisation-de-la-saq/ Sat, 19 Sep 2026 13:08:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118808 La vente d’alcool fait partie des discussions de la présente campagne électorale provinciale, que ce soit parce qu’il s’agit de tarifs douaniers ou d’ouverture du marché. Jusqu’à maintenant, il a été possible d’entendre et de lire plusieurs opinions et promesses sur le sujet. Le SEMB SAQ (CSN) représente près de 5 000 travailleuses et travailleurs de la Société des Alcools du Québec provenant de partout à travers le Québec. À ce titre, nous souhaitons porter à votre connaissance notre idée en lien avec les changements proposés pour la Société des Alcools du Québec.

Nous comprenons que l’objectif de ces promesses est d’alléger le fardeau administratif et bureaucratique des distillateurs et les vignerons québécois. Nous croyons cependant qu’envisager l’évolution de l’offre des produits en succursales est une vision plus avantageuse pour tous.

Les 5 000 travailleuses et travailleurs spécialisés dans le domaine de la vente de produits alcoolisés que nous représentons sont passionnés, assoiffés de connaissance et ils seraient très heureux d’obtenir davantage de formation afin de mieux conseiller et vendre ces produits découlant de l’expertise québécoise. Ces travailleuses et travailleurs des quatre coins du Québec, travaillant dans l’une des 400 succursales de la société d’État, sont les mieux placés pour promouvoir et faire découvrir les produits d’ici, de manière responsable, à travers un espace dédié à ces produits à même les succursales de la SAQ.

De cette manière, les entrepreneurs du secteur de l’alcool au Québec pourraient gagner à faire connaître leurs produits à l’ensemble de la population québécoise, qu’elle soit en ville ou en région, tout en s’assurant que la SAQ demeure un fleuron du Québec qui offre des emplois et des produits de qualité partout à travers la province.

Rappelons qu’en 2022, l’IRIS avait publié une étude concernant les commerces spécialisés en vente d’alcool et en produits d’importation privée (cavistes). La conclusion de cette étude était sans équivoque : l’ouverture de telles boutiques aurait peu de bénéfices pour la majorité des régions de la province au profit de métropoles comme Québec et Montréal, en plus d’être peu rentable pour la plupart des petites et moyennes entreprises.

Comme travailleuses et travailleurs de la SAQ, nous suivons de près les propositions des partis politiques durant cette campagne. Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement abandonne le mirage de la privatisation et œuvre avec nous à préserver et développer ce fleuron québécois.

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Régime forestier : un an de mobilisation, une demande claire aux partis https://www.csn.qc.ca/actualites/regime-forestier-un-an-de-mobilisation-une-demande-claire-aux-partis/ Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118774 L’avenir des forêts du Québec doit se décider à plusieurs voix. La forêt est à la fois un territoire de droits, un écosystème vivant, un milieu de vie, un moteur économique et un lieu d’usages multiples : sa modernisation est un vrai projet de société, non un simple dossier sectoriel.

Depuis un an, une démarche collective inédite, réunissant Premières Nations, syndicats de travailleuses et travailleurs, groupes environnementaux, gestionnaires de territoires fauniques, acteurs récréotouristiques et, plus récemment, entrepreneurs forestiers, travaille de façon structurée à élaborer des pistes d’actions pour une modernisation du régime forestier.

Au terme du Dialogue national sur la forêt, auquel nous avons pris part cette semaine à l’Université Laval, nous entendons la volonté partagée du milieu forestier de se parler et d’agir. La main tendue, nous souhaitons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs.

Notre demande est simple. Nous invitons chaque parti politique à s’engager formellement à  poser deux gestes concrets pour que s’ouvre une véritable concertation nationale. Nous proposons que le prochain gouvernement mette sur pied dans les 100 premiers jours :

  • Un Conseil national de «gouvernements à gouvernement», entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargé de co-construire le prochain régime forestier.
  • Une Table nationale des partenaires, menée par une présidence indépendante, réunissant l’ensemble des acteurs de la forêt et du milieu forestier et ayant pour mandat de conseiller le gouvernement dans la préparation d’un nouveau régime forestier.

Ces deux instances composeront les assises d’un chantier structuré pour mener, dans un délai raisonnable, une modernisation juste, durable et rassembleuse du régime forestier.  Une réelle concertation menée en amont permettra à tous les acteurs de la forêt et du milieu forestier d’exprimer leurs attentes et leurs craintes afin de trouver ensemble les solutions les plus convergentes possibles.

Dans un contexte d’incertitude économique et de tensions commerciales persistantes, la recherche de solutions durables et consensuelles devient plus essentielle que jamais. Avec une telle approche, il est selon nous possible de réactualiser le régime forestier et de  l’arrimer de manière efficace à une nouvelle politique industrielle du bois, sans avoir à perpétuellement recommencer le travail faute d’adhésion. C’est seulement ainsi que pourront se rétablir un climat social sain et un environnement d’affaires prévisible dans les forêts du Québec.

Sur le fond, nos priorités sont déjà connues : nous avons détaillé en juin, dans une lettre ouverte, nos cinq grands chantiers pour une modernisation juste et durable, que nous porterons à ces instances dès leur création.

La forêt est un patrimoine collectif; son avenir aussi. Des voies de passage existent, et c’est ensemble que nous les trouverons.

Signataires

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador,

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

Dominic Dugré, Président-Directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

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Entente de principe à l’entrepôt et au siège social de Metro https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-a-lentrepot-et-au-siege-social-de-metro/ Thu, 17 Sep 2026 18:09:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118715 Une entente de principe est intervenue cette nuit entre Metro et ses 550 employé-es de l’entrepôt de Laval, du transport et du siège social de l’entreprise, en grève depuis le 30 mars dernier.

Les détails de cette entente seront présentés aux membres du syndicat lors d’une assemblée générale qui aura lieu le 24 septembre prochain. Si elle est adoptée, les travailleuses et les travailleurs toucheront des augmentations salariales de 22 % sur cinq ans et demi, dont 6 % rétroactif au 19 septembre 2025 et 4 % applicable dès leur retour au travail. Des gains ont également été obtenus pour protéger les emplois contre leur délocalisation ainsi qu’en matière de santé et sécurité au travail.

Le retour au travail ne s’effectuera qu’après l’adoption de cette entente.

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Une forte mobilisation au campus de Saint-Jérôme de l’UQO https://www.csn.qc.ca/actualites/une-forte-mobilisation-au-campus-de-saint-jerome-de-luqo/ Thu, 17 Sep 2026 16:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118713 Des personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis plus d’un an et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO–CSN) intensifie ses moyens de pression.

Pour la présidente du SCCC-UQO–CSN, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO–CSN peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

La présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), Chantal Maillé, a pour sa part insisté sur l’importance de valoriser le campus de Saint-Jérôme : « L’UQO est une institution fondamentale pour notre région. Les chargé-es de cours doivent avoir de bonnes conditions de travail afin de s’assurer du bon développement des programmes dans les Laurentides. »

Le SCCC-UQO–CSN prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres). Le syndicat est aussi affilié Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN (CCSNL–CSN) qui regroupe quelque 70 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés.

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les agents correctionnels tirent la sonnette d’alarme face aux compressions touchant la sécurité de première ligne https://www.csn.qc.ca/actualites/les-agents-correctionnels-tirent-la-sonnette-dalarme-face-aux-compressions-touchant-la-securite-de-premiere-ligne/ Tue, 15 Sep 2026 21:27:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118666 Des dizaines d’agentes et agents correctionnels fédéraux se sont rassemblés aujourd’hui devant le siège national du Service correctionnel du Canada (SCC) pour lancer un message clair : les suppressions visant les postes de première ligne mettent en péril la sécurité des établissements.

Le SCC doit réduire son budget de fonctionnement d’environ 132,2 millions de dollars d’ici 2028-2029. L’employeur a déjà confirmé l’élimination ou la réduction de plusieurs postes de première ligne. Ceux-ci comprennent notamment ceux d’agents de patrouille mobile, certains postes CX-03, les maîtres-chiens, des postes équivalents à temps plein dans les unités d’intervention structurée (IUS), des postes liés au Programme d’intégrité (colis volants), ainsi que des effectifs dans certains établissements à sécurité maximale.

Il ne s’agit pas simplement de décisions budgétaires. Ces postes jouent un rôle essentiel dans la prévention du trafic de contrebande, la détection et l’intervention en présence de drones, la gestion de crise et le maintien de la sécurité au sein des pénitenciers fédéraux.

« Ce ne sont pas des compressions administratives, ce sont des compressions qui touchent directement la sécurité de première ligne dans nos établissements », a déclaré le président national d’UCCO-SACC-CSN, Frédérick Lebeau. « À un moment où la violence, le crime organisé et les activités liées aux drones sont en hausse dans nos établissements, le SCC choisit de réduire les ressources sur lesquelles les agentes et agents correctionnels comptent pour assurer la sécurité. On ne peut pas améliorer la sécurité du système correctionnel en faisant des compressions. »

Les agents correctionnels haussent le ton

Les agentes et agents correctionnels se sont mobilisés aujourd’hui à Ottawa afin de sensibiliser la population aux conséquences de ces compressions et de dénoncer la réduction des ressources consacrées à la sécurité de première ligne.

Pour le syndicat, cette mobilisation ne constitue que le début. Les agentes et agents correctionnels continueront de faire entendre leur voix et de réclamer les ressources nécessaires pour assurer leur sécurité et celle de l’ensemble de la population.

« Le SCC a pris ces décisions sans véritable consultation », a ajouté M. Lebeau. « Nos membres sont unis et leur message est clair : la sécurité des agents correctionnels et de la population canadienne doit passer avant les compressions budgétaires. Nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à ce que ces réductions dangereuses soient reconsidérées. »

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-declenchent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:48:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118512 C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter d’aujourd’hui.

Ce conflit aurait pourtant pu être évité. La semaine dernière, les membres ont lancé un ultimatum clair à l’employeur : une entente devait intervenir avant le 9 septembre, à défaut de quoi une grève de deux jours serait déclenchée.  Mais, l’employeur n’a toujours pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit : un manque de prévisibilité dans l’organisation du travail qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation s’est détériorée à tel point qu’à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnel-les de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir effectuer leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme le vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Pierre Emond. L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants sont disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, le jeudi 10 septembre en fin de journée.

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Les juristes de la CDPDJ envisagent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-juristes-de-la-cdpdj-envisagent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:10:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118514 Après avoir adopté un mandat de grève générale illimitée vendredi dernier, les avocates et les avocats de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) interpelleront les porte-paroles des différents partis politiques en matière de justice, qui prendront part cet après-midi à un débat organisé dans le cadre du Sommet québécois pour l’état de droit, à Montréal.

À quelques jours d’une intégration forcée au sein de la fonction publique entraînée par l’adoption du projet de loi 7, les avocates et les avocats de la CDPDJ n’ont toujours pas réglé leur convention collective pour la période allant du 1er avril 2023 à aujourd’hui.

Pour la vingtaine d’avocates et d’avocats de l’organisme, les répercussions de cette négociation sont majeures, signale la présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ, Marie-Iris Légaré : « Non seulement elle doit fixer leur rémunération des trois dernières années, mais elle doit également déterminer comment se fera leur intégration dans la structure salariale de la fonction publique – et donc leur rémunération pour le reste de leur carrière. Dans le contexte de l’intégration forcée des avocates et avocats à la fonction publique, l’absence d’entente sur une convention collective échue depuis le 31 mars 2023 risque en outre de les priver de tout droit de négociation. »

Les positions patronales n’ont pas changé depuis plus de 18 mois malgré tous les efforts consentis par la partie syndicale à la table de négociation. Une prochaine rencontre de conciliation doit avoir lieu le 16 septembre. Si aucune avancée réelle vers une entente n’est enregistrée d’ici là, une grève générale illimitée pourrait être déclenchée dès le 18 septembre, prévient le syndicat.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le gouvernement en place doit conclure cette négociation sans plus de délai. « Malgré nombre de critiques et de contestations légitimes, le gouvernement de la CAQ a décidé d’aller de l’avant en portant atteinte à l’indépendance d’une institution pourtant chargée de veiller à l’application de la Charte québécoise des droits et libertés. La moindre des choses serait de conclure la négociation entreprise avec ses salarié-es, qui attendent un nouveau contrat de travail depuis plus de trois ans. »

À propos

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont 19 conseillères et conseillers juridiques. La convention collective de ces derniers est échue depuis le 31 mars 2023. Les avocates et avocats de la CDPDJ sont engagés, au quotidien, dans la promotion et la défense des droits et libertés de la personne. Ces juristes luttent contre la discrimination et pour l’égalité, travaillent contre l’exploitation des personnes âgées ou handicapées, défendent les droits fondamentaux — tels que la liberté d’expression ou le droit au respect de sa vie privée ― le droit à l’instruction publique gratuite, le droit au logement, etc. et veillent en outre au respect des droits des enfants, particulièrement des enfants parmi les plus vulnérables de la société en besoin de protection.

Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Guerre commerciale: Il faut renforcer l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/guerre-commerciale-il-faut-renforcer-lassurance-emploi/ Mon, 07 Sep 2026 19:43:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118502 À la veille de la mise en place des contre-tarifs de la part du gouvernement canadien, les groupes de défense des sans-emploi, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) font valoir leurs revendications par rapport à l’aide aux travailleuses et travailleurs dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Le 25 août dernier, le gouvernement a annoncé la prolongation des mesures temporaires de l’assurance-emploi et la mise en place d’une nouvelle mesure, limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé, ce qui était une revendication des groupes et des centrales syndicales. Ensemble, ils ont accueilli positivement cette annonce, mais invitent tout de même le gouvernement à complémenter ces mesures de trois manières:

  1. En adoptant une norme universelle d’admissibilité de 420 heures, plus simple et permettant la couverture de plus de travailleuses et de travailleurs;
  2. En élargissant la mesure des 20 semaines supplémentaires de prestations d’assurance-emploi à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs pour la durée du conflit commercial avec les États-Unis. De cette manière, et contrairement à la mesure actuelle, on ne laisse pas tomber ceux et celles avec des emplois précaires et vulnérables, comme les travailleurs saisonniers, les employés contractuels et à temps partiels, les jeunes et les nouveaux arrivants, de même que certains secteurs importants de l’économie;
  3. En rendant permanentes les mesures suspendant le délai de carence et les règles entourant le traitement des indemnités de cessation d’emploi, ainsi que de celle limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé.

Nous croyons que le gouvernement devrait également considérer l’adoption de manière pérenne de nos suggestions sur la norme universelle d’admissibilité et les semaines supplémentaires de prestations.

« Les mesures temporaires annoncées la semaine dernière par le gouvernement Carney en matière d’assurance-emploi sont bienvenues, mais elles ne répondent pas à la hausse préoccupante du chômage de longue durée. Pourquoi le gouvernement allonge-t-il la durée des prestations seulement aux travailleurs dits de longue durée, alors qu’il serait nécessaire, dans les circonstances actuelles, d’inclure l’ensemble des travailleurs et travailleuses, notamment les jeunes, ainsi que les personnes qui ont déjà subi des périodes de chômage au cours des dernières années? » questionnent à l’unisson Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Pascal Côté, 3e vice-président de la CSQ, et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

«Depuis 2020, les travailleuses et travailleurs ont dû affronter une succession de périodes économiques troubles, avec la crise sanitaire, de nombreux feux de forêt dévastant des communautés entières et une guerre commerciale avec les États-Unis qui ne cesse de se prolonger, résultant en une grave instabilité économique », ont déclaré Milan Bernard et Selma Lavoie, du Conseil national des chômeurs et chômeuses. « Le programme d’assurance-emploi doit s’adapter pour être en mesure de répondre efficacement à ces crises : le gouvernement fédéral doit donc agir, dès maintenant, pour renforcer cet élément crucial du filet social canadien ».

« L’insécurité économique et politique que nous traversons nécessite qu’on se dote d’une assurance-chômage solide et fiable, il est grand temps d’apporter des modifications permanentes au régime qui ne répond plus à la réalité du travail actuel. Que ce soit les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière ou à la demande, des jeunes ou des nouveaux parents, ils et elles sont trop nombreux à tomber entre les mailles du filet », a conclu Roxane Bélisle, co-coordinatrice du MASSE.

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Le comité de négociation prêt à retourner négocier https://www.csn.qc.ca/actualites/le-comite-de-negociation-syndical-pret-a-retourner-negocier/ Thu, 03 Sep 2026 19:28:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118434 Les différents syndicats de paramédics affiliés à la CSN se sont réunis en instance aujourd’hui à Drummondville. L’objectif de la rencontre était de débattre des principaux enjeux qui ont mené au rejet de l’entente de principe de juillet dernier et de consolider les mandats des syndicats avant de retourner à la table de négociation.

« Le premier point qui a été soulevé par l’ensemble des représentants syndicaux – qui ont tenu les assemblées de vote sur l’entente de principe – est la nécessité pour les paramédics de rebâtir des liens de confiance avec le gouvernement et les employeurs », affirme le responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon.

« Les principaux enjeux au cœur de ce refus sont le salaire, la nouvelle prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, la retraite et la durée de la convention collective. Le comité de négociation est maintenant prêt à retourner à la table », soutient la vice-présidente responsable des secteurs privés de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.
« Nous entendons donc relancer les négociations. Nous demandons au gouvernement de dégager les mandats nécessaires à la conclusion d’une entente de principe qui répondra aux attentes et aux besoins de nos membres, et ainsi rétablir le lien de confiance avec les paramédics », ajoute Jean Gagnon.

Quelque 3 500 paramédics sont membres de syndicats CSN, partout au Québec. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.

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Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy se donnent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-se-donnent-un-mandat-de-greve/ Thu, 03 Sep 2026 15:24:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118427 Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.

Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.

« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les retards. »

« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les retards et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville.

Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.

À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

« Les enseignantes et les enseignants demandent simplement une prévisibilité dans leur horaire. Une meilleure organisation du travail a un effet concret sur la qualité de la préparation des cours et donc sur la qualité de l’enseignement, au bénéfice des personnes étudiantes », souligne la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Pour le syndicat, cette situation illustre un problème plus large, l’employeur doit prendre les négociations au sérieux et mettre sur la table des solutions concrètes.

« Nous sommes en négociation depuis plus d’un an et nous sommes sans convention collective depuis trois ans. Nous avons fait notre bout de chemin. Maintenant, c’est à l’employeur de démontrer qu’il veut réellement régler », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. « Nos membres veulent travailler, enseigner et former des pompières et des pompiers. Mais ils veulent aussi être respectés et avoir des conditions de travail à la hauteur de leur contribution. Le message envoyé aujourd’hui est clair, si l’employeur ne règle pas, nous serons en grève jeudi prochain. »

Le syndicat demeure disponible pour négocier et souhaite éviter la grève. Mais le temps des délais et des tergiversations est terminé. Les membres ont donné un mandat clair et sans règlement, ils exerceront leur droit de grève pendant deux jours à compter de jeudi prochain.

 

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN représente environ 20 travailleuses et travailleurs. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés ainsi qu’à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui compte plus d’une centaine de syndicats et représente plus de 40 000 membres.

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La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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L’entêtement patronal a déjà coûté 4,3 millions de dollars https://www.csn.qc.ca/actualites/lentetement-patronal-a-deja-coute-43-millions-de-dollars/ Mon, 31 Aug 2026 16:25:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118422 En période estivale, chaque caissière sait que les ventes d’une journée cumulent souvent plus de 125 000 $. Le 21 août, après 35 journées de grève, les pertes dépassent largement les 4 millions.

Pour sa part, la masse salariale mensuelle du personnel syndiqué s’élève à environ 225 000 $. La Coop a perdu jusqu’à maintenant des centaines de milliers de dollars de profits au cours du conflit de travail. Pourtant, ce qui sépare les demandes syndicales des offres patronales est loin de représenter les pertes déjà engendrées par la fermeture du magasin. Dans ce cas, pourquoi le conseil d’administration de la Coop l’Unité s’entête-t-il à perdre de l’argent ?

Qui tire les ficelles ?

Une partie de la réponse se trouve dans la composition du comité patronal de négociation.  En effet, le porte-parole de la Coop l’Unité, Me Jean-Sébastien Hébert, est un fidèle compagnon de la bannière IGA qui appartient à Sobey’s. Son objectif : faire diminuer les conditions de travail aux îles pour qu’elles atteignent les « standards du marché », sans tenir compte des profits faramineux générés par la Coop et encore moins de la réalité du coût de la vie aux îles. Selon ses propres mots : « un travail dans une épicerie a une valeur », peu importe où on se trouve au Québec. Autant dire aux grévistes qu’ils ne valent pas grand-chose.

De plus, l’employeur refuse catégoriquement de donner suite aux appels de la conciliation, mais ses représentants mentionnent publiquement être disponibles pour négocier.

Il apparaît clairement que la bannière IGA et Sobey’s donne des consignes à la table de négociation pour la partie patronale. Pourtant, la Coop l’Unité et son conseil d’administration ont entièrement la capacité légale et financière de mettre fin au conflit de travail, en répondant positivement aux demandes syndicales. Les dirigeants de la Coop n’ont qu’à mettre leurs culottes devant IGA et Sobey’s en faisant valoir leur autonomie comme coopérative.

Appel aux membres de la Coop l’Unité

En agissant sous la pression de la bannière IGA et de Sobey’s, notre coopérative et son fonctionnement prétendument démocratique sont remis en question. Les Madeliniennes et les Madelinots sont habitués à se serrer les coudes. Les conditions de travail de notre épicerie ne seront certainement pas dictées par le siège social d’une compagnie millionnaire. C’est aux membres de la Coop l’Unité de reprendre le contrôle de leur institution en donnant le mandat au conseil d’administration d’accorder aux employés les demandes portées par le syndicat.

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