Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 03 Aug 2026 15:55:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Une entente de principe adoptée chez Distribution Multi-Marques Laval https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-multi-marques-laval/ Mon, 03 Aug 2026 15:26:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118267 À l’issue d’une assemblée générale tenue dimanche, les travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval ont adopté à 67% l’entente de principe. Cette entente marque une étape importante pour les quelque 120 salarié-es de l’entreprise, qui obtiennent ainsi des gains substantiels à leur convention collective.

Parmi les principaux éléments figurent notamment une meilleure protection des acquis et de la sécurité d’emploi, ainsi que des augmentations salariales significatives. L’entente permet également de moderniser plusieurs dispositions et d’apporter des améliorations durables aux conditions de travail à court et à long terme.

« Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers du chemin parcouru. Cette entente intègre des gains salariaux appréciables et débloque des dossiers en suspens depuis longtemps. Elle témoigne aussi de la force de notre solidarité et de notre détermination », a déclaré le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval–CSN, Daniel Rioux.

« L’adoption de cette entente représente une belle victoire collective. Je tiens à souligner le professionnalisme et l’engagement du comité de négociation, qui a mené ce dossier avec détermination. Les membres ont toutes les raisons d’être fiers des avancées obtenues », a ajouté le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Derrière cette entente se trouvent des mois d’efforts et de solidarité. Le comité de négociation n’a jamais perdu de vue les priorités des membres et a su obtenir des résultats qui répondent aux réalités de leur milieu de travail. C’est une réussite dont toute l’équipe syndicale peut être fière », a conclu la première vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Chantal Morin.

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe quelque 285 syndicats et près de 30 000 membres œuvrant dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Béton Provincial reconnue coupable d’entrave syndicale et de négociation de mauvaise foi https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-coupable-dentrave-syndicale-et-de-negociation-de-mauvaise-foi/ Mon, 03 Aug 2026 15:11:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118262 Après huit semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) se réjouit d’une décision rendue le 28 juillet 2026 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui conclut que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement aux salarié-es pour contourner le processus de négociation collective.

Ce que le TAT a constaté
Le 10 février 2026, avant même la tenue de la première séance de négociation prévue pour le renouvellement de la convention collective, deux dirigeants de l’employeur se sont présentés à l’usine de Saint-Eustache et ont rencontré individuellement 18 salarié-es, sur les 25 que compte l’établissement, pour leur remettre un document intitulé « Offre monétaire – St-Eustache ». Ce document proposait notamment une prime forfaitaire pour chaque employé si une entente était conclue avant le 31 mars 2026.

« Cette décision confirme ce que nous savions depuis le 10 février : l’employeur a tenté de nous court-circuiter et de négocier par-dessus la tête du syndicat. Le Tribunal vient rappeler clairement que ce genre de pratique est illégal et ne sera pas toléré », rapporte le secrétaire du syndicat, Yves Beaupré.

Le Tribunal a jugé que cette démarche visait à court-circuiter le comité syndical de négociation et à faire pression sur les salariés pour qu’ils adhèrent individuellement aux propositions patronales, en écartant l’acteur syndical. Le Tribunal a également relevé que le document présenté aux salariés était incomplet, voire trompeur, en omettant plusieurs reculs importants demandés par l’employeur, notamment en matière de primes de soir et de nuit, d’assurances collectives, d’heures supplémentaires, de régime de retraite et de mobilité de la main-d’œuvre entre les usines.

« Un employeur ne peut pas s’adresser directement à nos membres pour tenter d’obtenir leur adhésion individuelle à une offre, surtout avant même le début des négociations. C’est notre rôle de représenter nos membres à la table de négociation. Le Tribunal vient de le réaffirmer sans équivoque », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé.

Les ordonnances rendues

Le Tribunal a :

  • accueilli la plainte et déclaré que Béton Provincial Ltée a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en diffusant le document « Offre monétaire – St-Eustache »;
  • ordonné à l’employeur de cesser de s’adresser directement ou indirectement aux salarié-es au sujet de la négociation en cours;
  • ordonné à l’employeur de négocier avec diligence et bonne foi avec le syndicat;
  • ordonné à l’employeur de transmettre lui-même, par courriel et dans les 72 heures, une copie de la décision à l’ensemble des salarié-es de l’unité de négociation;
  • réservé sa décision quant à la demande de dommages punitifs du syndicat, laquelle sera tranchée ultérieurement.

« Nos membres ont vu clair dans cette tentative de division, et le Tribunal leur donne aujourd’hui raison. Nous nous attendons maintenant à ce que Béton Provincial négocie de bonne foi, avec diligence, et nous serons au rendez-vous pour défendre les intérêts de nos membres jusqu’à l’obtention d’une convention collective juste », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour rappel
L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial pour les deux premières années de la convention, suivi d’augmentations totalisant 3,8 % pour les trois années suivantes, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Conflit de travail à la Coop l’Unité : le syndicat réplique https://www.csn.qc.ca/actualites/conflit-de-travail-a-la-coop-lunite-le-syndicat-replique/ Mon, 03 Aug 2026 14:45:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118260 Alors que la centaine de salarié-es de l’IGA Coop l’Unité entame sa deuxième semaine de grève générale illimitée, le syndicat a voulu rétablir les faits à la suite d’allégations de l’employeur dans divers médias récemment.

« Le président du conseil d’administration, Francis Boudreau, nous dit que la COOP offre une augmentation de 4,75 % la première année, soit 1 $ l’heure. Ce qu’il oublie de dire, c’est que cette hausse dérisoire d’un dollar l’heure s’appliquerait uniquement de manière rétroactive à une quinzaine de salarié-es qui ont plus de 8 ans d’ancienneté. Par ailleurs, l’employeur peut bien invoquer l’ajustement salarial de rétention de la main-d’œuvre de 10 % survenu il y a cinq ans, mais la réalité est que les commis gagnent toujours un maximum de 21,10 $ l’heure. », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Cette hausse salariale est survenue en pleine pandémie, alors que la prime COVID de IGA avait été retirée, explique le syndicat. « Il y a cinq ans, nous avions un très grave retard salarial. Aujourd’hui, ce retard subsiste étant donné l’inflation qui touche les Îles de façon disproportionnée », ajoute la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« Soyons clairs sur ce qu’il se passe présentement : une entreprise millionnaire laisse ses employé-es dans la rue parce qu’elle croit fermement que des travailleuses et travailleurs d’épicerie sont du cheap labour et qu’ils devraient vivre dans la pauvreté. Je peux vous affirmer que la CSN les appuiera tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas eu gain de cause », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

Le syndicat a tout d’abord épuisé une banque de huit jours de grève et a déclenché la grève générale illimitée le 25 juillet dernier.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Entente de principe intervenue au terme d’un blitz de négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-intervenue-au-terme-dun-blitz-de-negociation/ Sun, 26 Jul 2026 12:06:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118249 À la suite d’un blitz de négociation mené du 20 au 25 juillet, les syndicats de paramédics affiliés à la CSN et le gouvernement du Québec sont parvenus à une entente de principe.

« Après six jours de négociations, nous sommes fiers d’en arriver à une entente que le comité de négociations recommandera aux membres. Ce sont eux qui auront le dernier mot sur son adoption », explique Jean Gagnon, responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

L’entente sera présentée aux membres le plus rapidement possible. D’ici là, aucun détail sur son contenu ne sera communiqué.

Les paramédics affiliés à la CSN sont sans convention collective depuis avril 2023.

À propos
Les 3 500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Grève générale illimitée à l’IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-generale-illimitee-a-liga-coop-lunite/ Sat, 25 Jul 2026 11:49:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118246 Les salarié-es de l’épicerie ont déclenché ce matin une grève générale illimitée. Votée hier en assemblée générale, celle-ci est une réaction directe au manque de sérieux des dernières propositions de l’employeur, explique le syndicat.

« On ne retournera pas travailler tant et aussi longtemps que notre patron ne répondra pas positivement à nos demandes. Il peut être assuré qu’on est préparés à rester en grève aussi longtemps que nécessaire. Lui s’obstine par principe; nous, on se bat pour nos familles et pour le respect », illustre la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« C’est aberrant que l’employeur force ses salarié-es à prouver leur sérieux en déclenchant la grève générale illimitée. D’un côté, on a une entreprise millionnaire et, de l’autre, des travailleuses et des travailleurs qui se battent pour leur dignité. Nos membres peuvent être certains qu’on les appuiera jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

« Nous avons fait une offre globale à l’employeur lors de notre dernière séance de négociation afin d’éviter la grève générale illimitée, mais elle est restée lettre morte. Nous avons été très clairs quant au fait que cette offre ne tiendrait plus après le déclenchement de la grève. Plus nos membres sont forcés de faire la grève pour être entendus, plus leurs attentes sont élevées », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« On sait que la grève survient pendant la période de fort achalandage qui accompagne les vacances de la construction. On espère que la forte demande touristique accélérera le rythme des réflexions du conseil d’administration », ajoute Nolan Boudreau, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Rappelons qu’au cours des dernières années, l’IGA Coop l’Unité a enregistré des surplus annuels variant entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Entre 2020 et 2025 seulement, ces surplus ont totalisé 8 426 405 $.

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Représailles antisyndicales à l’usine Cascades Cabano https://www.csn.qc.ca/actualites/represailles-antisyndicales-a-lusine-cascades-cabano/ Thu, 23 Jul 2026 19:27:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118229 Visiblement, la direction de l’usine Cascades de Cabano n’a toujours pas digéré la syndicalisation de ses quelque 82 employé-es. Après avoir usé de tous les stratagèmes possibles pour étirer les négociations d’une première convention collective, voilà que l’entreprise renoue avec des représailles envers les principaux dirigeants du syndicat.

En effet, trois officiers du syndicat – le président, le vice-président et le secrétaire-trésorier – ont été suspendus sans salaire au cours des derniers jours. La direction leur reproche d’avoir tenu un barbecue de solidarité à l’extérieur de l’usine, le 30 juin dernier. Pour le syndicat, cette activité, qui n’a affecté en rien les opérations de l’usine, visait à informer les membres du syndicat des derniers développements à la table de négociation.

Le syndicat compte bien entendu contester ces suspensions.

Ce ne serait pas la première fois que le Tribunal condamnerait la direction de l’usine Cascades de Cabano. En août 2025, le Tribunal administratif du travail avait statué que l’employeur avait fait preuve de représailles antisyndicales en refusant le retour au travail de Carl Belzile, privant ce dernier de revenus à la suite d’une absence reliée à son état de santé. Secrétaire-trésorier du syndicat, Carl Belzile avait activement participé à la campagne de syndicalisation de l’usine. Il est l’un des trois dirigeants syndicaux suspendus récemment.

Pour le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier, ces agissements doivent cesser.

« Ça fait deux ans que nous sommes syndiqués et Cascades a tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues et pour reporter l’application d’une convention collective, déclare le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier. Alors que le Code du travail prévoit que l’employeur doit maintenir nos conditions de travail, Cascades ne s’est pas gêné pour changer nos conditions sans préavis. Nous avons dû déposer une douzaine de plaintes au Tribunal à ce sujet. »

Devant le refus de la direction de l’usine de Cabano de s’entendre sur les salaires, le syndicat a dû faire valoir son droit à l’arbitrage de première convention collective. Le 10 juin dernier, alors que les audiences de l’arbitre devaient prendre fin, l’employeur a encore une fois demandé un délai, jusqu’à septembre cette fois, évoquant… la demande salariale revue à la baisse par la partie syndicale.

« Le groupe Cascades doit se faire à l’idée que les employé-es de Cabano ne veulent pas être payés au rabais par rapport aux autres usines. Les travailleuses et travailleurs se sont syndiqués pour améliorer leur sort. La compagnie doit respecter ses employé-es et cesser de retarder l’application d’une convention collective », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

La présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross, croit, elle aussi, que de telles pratiques antisyndicales n’ont pas leur place dans la région. « La majorité des employé-es des usines de Cascades sont syndiqués et ont des conditions de travail négociées. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas à Cabano, où les employé-es ont décidé de s’unir pour négocier de bonnes conditions. Assez, c’est assez ! »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Cascades Cabano–CSN compte 82 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN et au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Fermeture de la Halte-répit du Partage Notre-Dame : une décision incompréhensible en pleine crise de l’itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-la-halte-repit-du-partage-notre-dame-une-decision-incomprehensible-en-pleine-crise-de-litinerance/ Thu, 23 Jul 2026 17:39:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118242 C’est avec stupéfaction que les travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame ont appris, le 16 juillet dernier, la fermeture de la Halte-répit, un service essentiel offrant soutien et accompagnement aux personnes vulnérables de Granby et de la région. Cette décision découle du choix de Santé Québec de ne pas reconduire l’entente de financement qui permettait le maintien de ce service.

Chaque jour, les intervenantes et intervenants du Partage Notre-Dame offrent un accompagnement humain, du soutien psychosocial, de l’écoute, de l’orientation vers les ressources appropriées ainsi qu’une présence constante auprès des personnes les plus vulnérables. Leur travail contribue à prévenir des situations de crise, à favoriser la réinsertion sociale et à préserver la dignité de nombreuses personnes.

« C’est constamment plein à la Halte. Nous accueillons des personnes qui, selon leur état, ne peuvent pas aller ailleurs, parfois même pas à l’hôpital. Où iront-elles maintenant ? », s’inquiète la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame–CSN, Andrée-Anne Houle.

Cette fermeture survient alors que le débat sur l’itinérance occupe une place importante dans l’actualité québécoise. Au cours des dernières semaines, les démarches menées par l’ancienne première ministre Pauline Marois en faveur d’un Sommet national sur l’itinérance ont suscité l’appui de l’ensemble des principaux partis politiques. Dans ce contexte, la décision de mettre fin au financement d’un organisme qui accompagne quotidiennement des personnes en situation de grande vulnérabilité soulève de sérieuses questions.

« On a peine à comprendre la logique derrière cette décision. D’un côté, tout le monde reconnaît l’augmentation de l’itinérance et l’urgence d’agir. De l’autre, on coupe le financement d’un service qui fait justement partie des solutions. Réduire les ressources en santé et services sociaux ne peut qu’accentuer les difficultés vécues par la population », affirme le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le syndicat et l’employeur venaient tout juste de conclure une entente de principe dans le cadre de la négociation de leur première convention collective. Rappelons qu’en mars dernier, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Partage Notre-Dame comme un service public et a déterminé que, dans l’éventualité d’une grève, des services essentiels devaient être maintenus afin de protéger la santé et la sécurité de la population.

« Si un service est jugé suffisamment essentiel pour justifier une limitation à l’exercice d’un droit constitutionnel comme le droit de grève, c’est qu’il répond à un besoin fondamental dans la communauté. Il est donc profondément inquiétant qu’un organisme aussi essentiel soit forcé de fermer ses portes faute de financement gouvernemental. Cette décision est désolante pour les personnes vulnérables qui perdront un point de repère important, préoccupante pour l’ensemble de la communauté et consternante pour les travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi. Nous les accompagnerons dans les prochaines étapes et nous espérons obtenir rapidement des explications claires sur les motifs de cette fermeture », conclut la vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Fanie Lefebvre.

 

 

 

 

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Le syndicat porte le conflit devant l’Association Béton Québec pour relancer les négociations https://www.csn.qc.ca/actualites/syndicat-porte-le-conflit-devant-abq/ Wed, 22 Jul 2026 17:14:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118215 Après plus de six semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) franchit une nouvelle étape en portant directement le dossier devant l’Association Béton Québec (ABQ), l’association patronale et technique de l’industrie du béton prêt à l’emploi au Québec. Reçue par le directeur, la délégation syndicale y voit un signe d’écoute et souhaite que cette démarche contribue à favoriser un retour rapide à la table de négociation.

Une démarche inhabituelle auprès de l’industrie

Jeudi dernier en matinée, une délégation du syndicat s’est rendue aux bureaux de l’ABQ, à Boucherville. Elle était composée de représentants du syndicat local et du Conseil central des Laurentides–CSN. Au cours d’une rencontre d’une quinzaine de minutes, les syndiqué-es ont exposé les impacts du conflit sur leurs membres, de même que sur leur famille et sur la main-d’œuvre du secteur du béton. Le directeur de l’ABQ, Luc Bédard, a pris connaissance de la lettre transmise par le syndicat et l’a lue devant la délégation. Il a indiqué ne pas avoir été informé au préalable du conflit à Saint-Eustache.

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« Nous avons senti une réelle écoute. Nous espérons maintenant que cette démarche contribuera à faire avancer le dossier. Depuis plus de six semaines, ce sont nos membres qui subissent les conséquences de ce lockout. Nous sommes prêts à retourner à la table dès demain matin, mais il faut une offre sérieuse », explique le président du syndicat, Jimmy Caron.

Le syndicat demeure disponible
Le syndicat réitère qu’il demeure disponible en tout temps pour reprendre les négociations. Les discussions tenues jusqu’à maintenant n’ont toutefois permis aucune avancée significative qui pourrait mener à un règlement de la convention collective. « Les travailleuses et les travailleurs souhaitent régler ce conflit, mais cela exige une volonté réelle de la part de l’employeur », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé. Une rencontre de travail tenue le 6 juillet avec la conciliatrice n’a pas permis de régler la négociation. Aucune nouvelle rencontre n’est programmée à ce jour.

Pour rappel

Les négociations sont amorcées depuis le printemps. L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial de deux ans, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le lendemain du rejet, les 25 syndiqués de l’usine de Saint-Eustache ont été mis en lockout.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Quatrième séquence de grève au IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/quatrieme-sequence-de-greve-au-iga-coop-lunite/ Wed, 22 Jul 2026 13:53:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118210 Les salarié-es de l’épicerie ont débrayé ce matin pour une nouvelle séquence de trois jours de grève, qui prendra fin le vendredi 24 juillet. Ils auront alors épuisé leurs huit jours de grève et solliciteront un nouveau mandat auprès de leurs membres ce vendredi si aucune entente n’est intervenue d’ici là.

« Nous savons que la population est de notre côté et ça fait toute la différence. Chaque message d’appui nous donne la force de poursuivre notre lutte pour obtenir notre juste part. Après tout, c’est grâce à notre travail que l’épicerie génère des profits faramineux », explique la présidente du syndicat, Patricia Prince. Elle invite d’ailleurs la population à un barbecue organisé par le syndicat ce jeudi midi dans le stationnement de la Coop l’Unité.

Malgré deux journées de conciliation en présence de l’employeur et d’un médiateur du ministère du Travail, les avancées demeurent minces, déplore le syndicat.

« Les propositions salariales de l’employeur sont encore largement insuffisantes. Et ce n’est pas seulement mon opinion : nos membres les ont rejetées une fois de plus. Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de conclure une convention au rabais », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Selon la CSN, le principal blocage se situe désormais du côté du conseil d’administration.

« Il faut croire qu’on n’a pas besoin d’habiter dans un gratte-ciel pour être déconnecté de la réalité des gens ordinaires des Îles. Les membres du conseil d’administration savent pourtant très bien que le coût de la vie est particulièrement élevé dans l’archipel. Malgré cela, ils font la sourde oreille aux demandes légitimes des travailleuses et des travailleurs », affirme le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau

« On tente de normaliser le fait que des personnes qui travaillent dans une épicerie vivent sous le seuil de la pauvreté. Je veux être très clair : le conseil d’administration fait le choix de maintenir ses salarié-es sous la barre des 21 ,10$ l’heure, même au sommet de l’échelle salariale », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Rappelons qu’au cours des dernières années, l’IGA Coop l’Unité a enregistré des surplus annuels variant entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Entre 2020 et 2025 seulement, ces surplus ont totalisé 8 426 405 $.

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Les employé-es des Îles-de-la-Madeleine s’entendent avec la municipalité https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-des-iles-de-la-madeleine-sentendent-avec-la-municipalite/ Mon, 20 Jul 2026 12:34:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118207 Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN ont adopté leur nouvelle convention collective.

Survenue lundi soir, à quelques heures du déclenchement d’une deuxième séquence de grève, l’entente de principe prévoit des augmentations salariales de 18,5 % sur cinq ans, dont 4,5 % sont rétroactives au 1er janvier 2025 et 4 % au 1er janvier 2026. Plusieurs salarié-es verront également leur rémunération progresser en raison de l’augmentation de la semaine de travail, de 32 à 35 heures par semaine, pour certains titres d’emploi.

Les syndiqué-es auront accès plus rapidement à un plus grand nombre de semaines de vacances. Alors que les primes de soir et de nuit ont été augmentées de façon importante, les employé-es obtiennent également une uniformisation à la hausse des différents congés prévus à la convention.

« Après plusieurs mois de négociation, nous sommes très heureux de cette entente avec la municipalité », déclare le président du syndicat, Gilles Turbide. « Nous sommes parvenus à préserver nos emplois et à mettre un frein à la sous-traitance de nos services publics, tout en nous entendant sur une structure salariale plus attrayante. C’est gagnant pour tout le monde. »

La vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé, se réjouit de ce dénouement.

« Personne ne voulait une deuxième séquence de grève. Mais il fallait s’entendre sur des augmentations salariales qui permettront aux employé-es des Îles de faire face à l’augmentation du coût de la vie », affirme la dirigeante syndicale.

« Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine peuvent être fiers de leur négociation. Ils ont réussi à obtenir un bon règlement, à la hauteur de ceux des autres villes en Gaspésie. Et ça, c’est grâce à la mobilisation des derniers mois! »

Le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN représente 175 salarié-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN et à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Une troisième séquence de grève au IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/une-troisieme-sequence-de-greve-au-iga-coop-lunite/ Wed, 15 Jul 2026 13:30:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118193 La centaine de salarié-es de l’épicerie IGA de Lavernière débrayent pour la troisième fois en autant de semaines. Cette fois-ci, ils entament une séquence de trois jours qui se terminera le 17 juillet en soirée.
« Je pense qu’on est dû pour parler de respect. L’argent est là. C’est le CA de l’épicerie qui a décidé que les travailleuses et les travailleurs ne méritaient pas de gagner plus. Pourtant, tout le monde a droit à la dignité », s’exclame David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.
Dans les dernières années, l’IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $, uniquement pour la période de 2020 à 2025.
« C’est simple, si j’étais seule je ne pourrais pas faire vivre ma famille avec ce salaire. Comment est-ce qu’on peut justifier de maintenir des gens qui travaillent à temps plein sous le seuil de la pauvreté ? », demande Patricia Prince, présidente du syndicat.
« Après deux jours de conciliation, on avance à pas de tortue. Le CA a le pouvoir de mettre fin à la grève si seulement il décide de donner des mandats de négociation sérieux », explique Steeve Bouchard, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.
« Cette troisième séquence de grève est tout à l’honneur des salarié-es qui se sont tenus debout de façon exemplaire jusqu’ici. Ils sont déterminés sur les lignes de piquetage et on sent que la population est massivement derrière les grévistes », ajoute Nolan Boudreau, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.
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Déclenchement d’une grève de cinq jours à la résidence Le Duplessis https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-a-la-residence-le-duplessis-2/ Mon, 13 Jul 2026 13:55:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118183 Les quelque 40 salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Duplessis ont amorcé aujourd’hui une grève qui se poursuivra jusqu’au 17 juillet.Le syndicat veut envoyer un message clair : les travailleuses et les travailleurs sont déterminés à obtenir les gains revendiqués dans le cadre de la négociation coordonnée et prêts à intensifier la mobilisation pour obtenir des salaires décents et des conditions de travail équitables. La balle est maintenant dans le camp du groupe Chartwell. L’employeur doit poser des gestes concrets et significatifs à la table de négociation.

Avec ce débrayage, une neuvième séquence de grève s’amorce dans un conflit qui perdure. Les services essentiels seront toutefois maintenus pendant toute la durée du conflit. Rappelons que la négociation coordonnée de la CSN a connu de nombreuses avancées au cours des dernières semaines alors que 25 des 30 RPA participantes ont conclu une entente de principe.

 

La détermination du personnel demeure intacte

« Les travailleuses et les travailleurs de la RPA Le Duplessis prennent soin de nos aîné-es avec un immense dévouement, souvent dans l’ombre et sans reconnaissance à la hauteur de leur travail. Ces personnes méritent des salaires et des conditions de travail dignes. Depuis le début de ce conflit, leur détermination ne faiblit pas : malgré la fatigue et les défis, la mobilisation demeure forte pour défendre leur dignité et la qualité des soins offerts aux résidentes et résidents », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Marlène Ross.

 

Chartwell doit démontrer une réelle volonté de négocier

« Les travailleuses et travailleurs du groupe Chartwell mènent un véritable combat de David contre Goliath. Pourtant, l’employeur tarde à répondre aux revendications légitimes portées à la table de négociation. Nous exprimons notre entière solidarité envers le personnel, qui fait preuve d’une détermination remarquable, et demandons au groupe Chartwell de s’engager pleinement dans les négociations afin de conclure une entente satisfaisante pour les deux parties », poursuit le président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN, Pascal Bastarache.

 

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

 

 

 

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Une entente de principe adoptée dans deux résidences de la région de Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-de-principe-adoptee-dans-deux-residences-de-la-region-de-quebec/ Fri, 10 Jul 2026 12:49:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118177 À l’issue d’une assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs des résidences privées pour aîné-es (RPA) La Roseraie et Le Manoir Manrèse et Pavillon Murray, appartenant toutes deux au groupe Cogir, ont adopté leur entente de principe. Plus de 120 salarié-es réalisent ainsi d’importantes avancées dans leurs conditions de travail, notamment grâce aux gains obtenus dans le cadre de la négociation coordonnée.

Parmi les principaux gains, notons une hausse salariale de 16,5 % sur quatre ans, une amélioration du régime de retraite ainsi que diverses bonifications à la convention collective.

Rappelons que, le 11 juin dernier, des avis de grève avaient été déposés auprès de sept résidences privées pour aîné-es (RPA) visées par la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartenant au groupe Cogir.

La négociation coordonnée de la CSN a par ailleurs enregistré d’importantes avancées au cours des dernières semaines, alors que 25 des 30 RPA participantes ont désormais conclu une entente de principe.

« Cette entente démontre qu’en se mobilisant et en négociant ensemble, les travailleuses et les travailleurs peuvent améliorer concrètement leurs conditions de travail. Ces gains constituent une reconnaissance du travail essentiel réalisé chaque jour auprès des personnes aînées », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Marlène Ross.

« Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers du chemin parcouru. Cette entente reflète leur détermination et leur engagement à obtenir des conditions de travail à la hauteur de l’importance de leur rôle. Elle représente une avancée significative, tant pour le personnel que pour l’avenir de ces résidences », de conclure la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

 

 À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Grève des employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine : le syndicat demande la conciliation https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-demande-la-conciliation/ Wed, 08 Jul 2026 18:40:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118172 La rencontre de négociation vendredi dernier n’ayant pas permis d’arriver à une entente, le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN a fait parvenir une demande de conciliation au ministère du Travail.

Compte tenu des offres salariales déposées par la municipalité vendredi – supérieures d’à peine 1,5 %, pour la durée entière de la convention, à ce que les membres avaient massivement rejeté en assemblée générale – , les journées de grève prévues les 14, 15 et 16 juillet prochains sont donc maintenues, à moins d’en arriver à une entente d’ici là.

Ayant obtenu toutes les données pertinentes au sujet de la masse salariale des cadres et des employé-es non syndiqués de la municipalité à la suite d’une demande d’accès à l’information, le président du syndicat, Gilles Turbide, tient à corriger certaines affirmations erronées transmises par la municipalité la semaine dernière.

« Entre 2020 et 2025, la masse salariale des cadres a doublé, accaparant maintenant près de 6 millions de dollars, soutient le dirigeant syndical. Le nombre de cadres a considérablement augmenté, comme nous l’observons depuis plusieurs années. Toujours selon les informations fournies par la municipalité, on compte un cadre pour deux employé-es syndiqués à temps complet. »

Plusieurs municipalités comparables de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont également consenti des augmentations salariales bien plus généreuses que ce que la municipalité des Îles-de-la-Madeleine offre à ses employé-es.

« Les employé-es municipaux de Percé ont obtenu 18,5 % sur cinq ans. À Chandler, c’est 20,5 % pour la même période. Carleton-sur-Mer a signé une convention qui inclut des augmentations de 19,8 %. Règlement similaire à Gaspé, 19,6 % sur cinq ans, même si les salaires sont déjà de 5 à 38 % supérieurs à ceux des Îles pour des postes comparables », énumère le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Nolan Boudreau.

Le syndicat et la CSN soulignent qu’ils demeurent entièrement disposés à négocier. « La municipalité doit entendre le message de ses salarié-es, insiste cependant la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé. En juin, ils ont rejeté à 97 % des offres patronales fort similaires à celles que la municipalité a redéposées vendredi. Les deux journées de grève de la semaine dernière ne semblent pas avoir changé l’attitude de la direction. Si on veut éviter la grève la semaine prochaine, la municipalité doit faire son bout de chemin! »

Le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN représente 175 salarié-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et à la Fédération des employées et employés de services publics. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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IGA Coop l’Unité en grève aujourd’hui https://www.csn.qc.ca/actualites/iga-coop-lunite-en-greve-aujourdhui/ Wed, 08 Jul 2026 11:35:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118156 Après une journée de grève le 26 juin dernier, les salarié-es du IGA COOP L’Unité de Cap-aux-Meules seront à nouveau en grève aujourd’hui. Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations de 2.00$ l’heure.

Le syndicat et l’employeur se rencontreront les 9 et 10 juillet pour des séances de conciliation avec un médiateur du ministère du Travail.

« En ce moment, on a besoin que le conseil d’administration du IGA donne des mandats à son comité de négociation qui permettent aux employés syndiqués de faire face au coût de la vie élevée aux Îles-de-la-madeleine », explique Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« On sait que l’épicerie est en bonne santé financière, comment est-ce que le président, Francis Boudreau et la vice-présidente, Marie-Josée Vigneau, peuvent justifier le piétinement des négociations ? », demande David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Dans les dernières années, le IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $, uniquement pour la période de 2020 à 2025.

« On ne demande pas la lune, simplement de travailler dans des conditions dignes. Je n’arrive pas à croire qu’on doive faire la grève pour obtenir 2 $ de plus l’heure alors que nous sommes payés 21,10$ au maximum de l’échelle après 15, 20 ou 25 ans d’ancienneté. L’employeur doit commencer à nous prendre au sérieux », ajoute la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« Le syndicat n’aura pas peur d’utiliser l’ensemble de sa banque de huit jours de grève et, s’il le faut, de prévoir très prochainement plusieurs journées de grève consécutives, mais notre priorité sera toujours un règlement rapide dans l’intérêt des syndiqué-es et de la clientèle », ajoute le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force face à leurs employeurs.

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Adoption de l’hypothèse de règlement par les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/adoption-de-lhypothese-de-reglement-par-les-agentes-et-agents-de-la-paix-en-services-correctionnels-du-quebec/ Tue, 07 Jul 2026 23:16:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118153 L’hypothèse de règlement conclue entre le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) et le gouvernement a été adoptée par les agentes et agents en services correctionnels du Québec.

Après plusieurs présentations dans tous les établissements de détention du Québec, c’est dans une proportion de 78 % que les membres ont adopté cette hypothèse de règlement émise par un conciliateur. Rappelons que les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec étaient sans contrat de travail depuis le 1er avril 2023 et qu’une entente de principe avait été rejetée en juin 2025 par les membres.

Du 15 juin au 6 juillet 2026, les représentants syndicaux du SAPSCQ–CSN se sont déplacés dans chacun des 18 établissements de détention du territoire québécois pour présenter à leurs membres le contenu de cette hypothèse de règlement et permettent à ceux-ci de se prononcer par vote sur l’issue de cette entente.

La nouvelle convention collective, qui s’échelonnera sur six ans, soit jusqu’au 31 mars 2029, prévoit notamment l’accès aux heures supplémentaires volontaires rémunérées à taux double durant les fins de semaine, lors de périodes ciblées. Ce gain important pour les syndiqué-es se veut une solution pour diminuer le « temps supplémentaire obligatoire ».

Aucune entrevue ne sera accordée pour le moment.

 

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2 800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les neufs principales organisations syndicales québécoises portent plainte à l’OIT https://www.csn.qc.ca/actualites/les-neuf-principales-organisations-syndicales-quebecoises-portent-plainte-a-loit/ Tue, 07 Jul 2026 16:12:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118143 Les neuf principales organisations syndicales québécoises déposent une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 du gouvernement caquiste. Par le dépôt de ce recours, les organisations syndicales représentant plus de 1,5 million de travailleuses et de travailleurs québécois montrent leur détermination à défendre les droits des salarié-es face aux attaques antisyndicales répétées du gouvernement.

Dans la plainte déposée au comité de la liberté syndicale de l’OIT, les organisations demandent de déclarer la loi 4 contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. S’appuyant sur plusieurs décisions rendues par le comité, la plainte rappelle l’existence du droit des syndicats de déterminer leur gestion interne sans ingérence de l’État.

Les syndicats souhaitent ainsi que le gouvernement abroge cette loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux et qui s’ingère dans les affaires syndicales, notamment en limitant leur rôle social et en ajoutant de nombreuses contraintes administratives qui coûteront cher aux syndiqué-es. À l’aube d’une campagne électorale, les organisations syndicales demandent aux partis politiques de s’engager à retirer les lois antisyndicales.

« Le gouvernement n’a pas de quoi être fier. En s’entêtant à s’ingérer dans les affaires syndicales, il se retrouve maintenant montré du doigt à l’international. Comme organisation syndicale, nous continuons de nous battre chaque jour pour un Québec où les droits des travailleuses et des travailleurs sont respectés. Ce sont elles et eux qui font rouler notre économie au quotidien. Au lieu de les aider, le gouvernement a multiplié les lois pour leur nuire. Son objectif était de museler les travailleuses et les travailleurs, et leurs organisations syndicales. Plutôt que de choisir le dialogue, le gouvernement a privilégié la confrontation », déclarent les présidentes et présidents des organisations syndicales, Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD), Nathalie Levesque (FIQ), Robert Comeau (APTS), Mélanie Hubert (FAE), Patrick Audy (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ). 

Cette plainte s’ajoute à un contexte déjà préoccupant pour les droits syndicaux au Canada. Dans son Indice des droits dans le monde 2026, la Confédération syndicale internationale (CSI) classe le Canada parmi les pays où des violations régulières des droits des travailleuses et des travailleurs sont constatées. 

 

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Les travailleurs de Béton Provincial refusent de se faire acheter https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-beton-provincial-refusent-de-se-faire-acheter/ Tue, 07 Jul 2026 15:40:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118141 Appelés à se prononcer sur des offres de leur employeur pour la première fois après 19 mois de lockout, les travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et Longueuil ont massivement rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur.

L’entreprise d’André Bélanger proposait à chacun de ses employé-es un chèque de 10 000 $. En échange, ceux-ci devaient accepter des augmentations salariales faméliques, en plus de voir leur régime de retraite être démembré et leur assurance collective sérieusement amputée. Cette « proposition » a été rejetée à 95 % par les membres du syndicat au terme d’un vote tenu à scrutin secret.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance le président du syndicat, Jean-François Gagné. « Presque tous les membres étaient présents pour l’assemblée, y compris ceux qui ont fini par devoir se trouver un emploi ailleurs. Plusieurs auraient pu être tentés de prendre l’argent. Mais il en va des conditions de travail de l’ensemble de l’industrie du béton. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser Béton Provincial racheter toutes les usines, multiplier les lockouts et scrapper des conventions collectives au complet ! »

Comme plusieurs usines de béton appartenant auparavant au groupe Demix, celles de LaSalle et Longueuil, qui emploient 47 travailleurs, ont été rachetées par Béton Provincial en avril 2024. Quatre mois plus tard, le nouveau propriétaire exigeait de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout, rappelle le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. Notre fonds de grève et la solidarité du mouvement CSN permettent aux travailleurs de résister aux attaques de leur employeur et nous les soutiendrons jusqu’au bout. »

Rappelons qu’un deuxième lockout a été déclaré par Béton Provincial le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués avec la CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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