Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sat, 27 Jun 2026 18:11:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Les cols bleus déclenchent la grève le 26 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-declenchent-la-greve-le-26-juin/ Fri, 26 Jun 2026 17:51:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118088 Les 120 cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion sont en grève le 26 juin pour que la ville bonifie son offre salariale. Ils manifesteront sur l’heure du dîner en marge du Festival de cirque de Vaudreuil-Dorion.

En grève pour maintenir leur pouvoir d’achat

Sans convention collective depuis le 1er janvier 2025, les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion demandent une bonification salariale de la part de la ville, qui leur offre actuellement 16 % sur 5 ans. Malgré le fait que le syndicat a déposé un avis de grève le 15 juin dernier, l’employeur n’a pas pris les moyens d’éviter le conflit de travail. Rappelons que le syndicat détient un mandat pour une banque de cinq jours de grève.

« Le déclenchement de la grève des cols bleus montre que nous sommes prêts à nous faire respecter. Comme tout travailleur, nous voulons maintenir notre pouvoir d’achat pour continuer de donner de bons services à la population. Souhaitons que la ville comprenne le message et revienne à la table de négociation au plus vite », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« Si les cols bleus sont en grève aujourd’hui, c’est uniquement en raison de l’entêtement de la ville. Si l’employeur veut éviter de nouvelles séquences de grève, il doit se rasseoir à la table de négociation en acceptant d’en mettre plus sur la table. L’inflation reste forte et il faut protéger le pouvoir d’achat des salarié-es », explique le premier vice-président de la CSN, François Enault.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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IGA Coop l’Unité en grève https://www.csn.qc.ca/actualites/iga-coop-lunite-en-greve/ Fri, 26 Jun 2026 16:17:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118094
La centaine de salarié-es du IGA Coop l’Unité ont déclenché une grève d’une journée, tôt ce matin. Alors que le salaire horaire d’un commis ne dépasse pas les 21 $ l’heure, le syndicat revendique des augmentations de 2 $ l’heure ainsi qu’une bonification du régime de retraite.
« J’ai des collègues qui ont 20 ans d’ancienneté et qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Trouvez-vous ça normal que notre employeur s’enrichisse avec notre travail pendant qu’on s’appauvrit? », demande la présidente du syndicat, Patricia Prince.
Si l’employeur demeure inflexible quant aux demandes salariales du syndicat, ce n’est sûrement pas faute de moyens, selon Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN. « C’est une épicerie millionnaire qui s’enrichit sur le dos des travailleurs », s’exclame-t-il.
Dans les dernières années, le IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $ uniquement pour la période de 2020 à 2025.
« Nos revendications seraient justifiées n’importe où, mais elles le sont d’autant plus aux Îles où le coût de la vie est plus élevé d’environ 20 % que sur le continent », ajoute le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.
« C’est pour le monde ordinaire comme les caissières et les caissiers, les commis et tous les autres employé-es d’épicerie que la CSN se bat au quotidien. Les travailleuses et les travailleurs du IGA pourront compter sur notre appui jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
Le syndicat du IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.
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Metro refuse d’entendre le message de ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-refuse-dentendre-le-message-de-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Fri, 26 Jun 2026 00:22:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118091 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu–CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre syndicale déposée aujourd’hui. Après avoir vu ses dernières propositions être rejetées à 95 % par les membres la semaine dernière, l’employeur persiste à faire la sourde oreille plutôt que de répondre aux revendications légitimes de celles et ceux qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de ses opérations.

« Notre contre-offre d’aujourd’hui visait justement à rapprocher les parties. En la refusant aussi cavalièrement, Metro refuse une fois de plus de reconnaître la valeur de ses travailleuses et de ses travailleurs. Nous savons que Metro a les moyens de répondre à nos demandes financières. Depuis 2019, notre salaire a augmenté de 11 % alors que le chiffre d’affaires de Metro a augmenté de 28 %, leurs profits de 39 %, les dividendes versés aux actionnaires de plus de 56 % et le salaire de l’ancien PDG Éric LaFlèche, d’au moins 37 %. En agissant ainsi, il est le seul responsable de ce conflit qui s’éternise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Rappelons que les salarié-es sont en grève depuis maintenant 13 semaines pour obtenir une convention collective qui protège leur pouvoir d’achat. Alors que Metro continue d’engranger des profits importants, rien ne justifie son refus de faire les compromis nécessaires pour parvenir à une entente négociée.

Une plainte à l’endroit de Metro a d’ailleurs été déposée en mai auprès du Tribunal administratif du travail pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es.

« Nous sommes toujours prêts à négocier sérieusement. La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler », conclut M. Lafontaine.

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Première convention collective au PHI et Studio PHI https://www.csn.qc.ca/actualites/premiere-convention-collective-au-phi-et-studio-phi/ Tue, 23 Jun 2026 13:09:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118059 Au terme d’une assemblée générale tenue dimanche soir, les quelque 80 employé-es du PHI et Studio PHI ont adopté à 100 % leur première convention collective.

Le Syndicat national des employé-es de musées (FNCC–CSN), qui regroupe les sections Studio PHI et Fondation PHI pour l’art contemporain, obtient des avancées majeures dans cette première entente, notamment la mise en place d’une structure de rémunération incluant des principes de progression salariale innovants. Cette convention collective sonne par ailleurs la fin du modèle d’emploi contractuel, lequel sera remplacé par des postes à quarts fixes, qui offriront davantage de stabilité aux employé-es. Autre gain significatif : les salarié-es recevront, après chaque exposition, une prime correspondant à 1 % des revenus générés par celle-ci.

Cette convention collective de trois ans contribue à l’établissement de conditions de travail plus justes et équitables. Elle constitue aussi un jalon important pour les salarié-es du milieu culturel, notamment grâce à une hausse salariale atteignant 19 % sur la durée de l’entente pour certains membres.

« Cette entente marque un moment très important pour le milieu culturel québécois. L’abolition du modèle sous contrat, la mise en place de quarts fixes, les gains salariaux et la prime de fin d’exposition sont des avancées concrètes qui montrent qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail dans un secteur en pleine mutation, tout en reconnaissant les personnes qui font vivre notre culture au quotidien », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Cette première convention collective envoie un signal fort à l’ensemble du secteur culturel : les travailleuses et les travailleurs ont le pouvoir de se regrouper pour faire reconnaître leur travail et améliorer de manière tangible leurs conditions de travail », ajoute Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

« Ce vote représente une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs du Studio PHI. Il témoigne de leur détermination à se faire entendre pour améliorer collectivement leurs conditions de travail. Nous saluons leur mobilisation ainsi que le travail du comité de négociation, qui ont permis d’en arriver à une entente à la hauteur de la contribution essentielle de nos membres à la vitalité culturelle montréalaise », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat national des employé-es de musées représente 80  du PHI et Studio PHI, situés à Montréal. Il est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) qui regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Trop de travailleuses et de travailleurs exclus https://www.csn.qc.ca/actualites/trop-de-travailleuses-et-de-travailleurs-exclus/ Mon, 22 Jun 2026 18:05:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118056 La CSN, Le Québec c’est nous aussi (LQCNA) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) prennent la parole ensemble aujourd’hui pour dénoncer l’annonce du gouvernement de Christine Fréchette, qui exclut trop de travailleuses et de travailleurs immigrants et trop d’étudiantes et d’étudiants étrangers, pourtant intégrés et parlant français.

Les règles mises en place le 17 juin dernier par l’arrêté ministériel de François Bonnardel, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, pour la « réouverture » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), sont trop restrictives et ne répondent pas à la promesse faite par la première ministre en février dernier, lors de sa course à la chefferie.

« Cette soi-disant réouverture est faite quelques mois à peine avant le déclenchement des élections. Et on vient d’apprendre que le traitement des demandes ne commencera qu’après le 31 octobre, presque un mois après les élections. Le prochain gouvernement pourrait mettre fin à cette annonce, selon l’issue des élections. C’est loin d’être la garantie promise ! Depuis le gel du PEQ, des milliers de personnes recrutées par le Québec ont dû quitter le territoire. Plus de 51 000 résidents non permanents ont quitté le Québec en 2025 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente à la CSN.

« Le ministère exige non seulement deux années d’expérience dans un emploi admissible, mais aussi que la personne conserve cet emploi jusqu’à ce que sa demande soit traitée. Or, en raison des nouvelles règles fédérales, plusieurs personnes ont déjà vu ou verront leur permis expirer avant le traitement de leur demande et leur éventuelle obtention de la sélection québécoise. C’est sans compter celles et ceux qui ne peuvent plus renouveler leur permis de travail à cause du gel, par le gouvernement du Québec, des admissibilités chez les travailleurs migrants à bas salaire de la région de Montréal et Laval. Bref, un très grand nombre de personnes admissibles au 19 novembre 2025 se retrouvent maintenant exclues parce qu’elles ont perdu ou perdront bientôt leur emploi, leur statut ou parce qu’elles ont changé d’emploi », soutient Sergio Da Silva, porte-parole de LQCNA.

« Le gouvernement crée lui-même une impasse administrative qui exclut les personnes immigrantes francisées et intégrées. Les personnes étudiantes en cours de formation se retrouvent piégés dans une situation où non seulement l’accès au PEQ leur est impossible avant le 31 octobre, mais où leur accès au PSTQ est aussi réduit par le gouvernement qui considère ces deux programmes comme des vases communicants. Est-ce que le Québec a les moyens de se passer de diplômés qui parlent français et sont bien intégrés ? », questionne Loïc Goyette, de l’Union étudiante du Québec.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Union étudiante du Québec est un regroupement de 14 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 110 000 membres à travers le Québec. L’UEQ travaille pour améliorer la condition étudiante en proposant des solutions concrètes aux enjeux sociaux, économiques et politiques vécus par la population étudiante.

Le Québec c’est nous aussi est un organisme œuvrant pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

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Déclenchement d’une grève de cinq jours à la résidence Le Duplessis https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-a-la-residence-le-duplessis/ Sat, 20 Jun 2026 13:56:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118050 La quarantaine de salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Duplessis a débuté une grève qui se terminera le 24 juin. Ils augmentent la pression sur le groupe Chartwell pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Ces travailleuses et ces travailleurs déclenchent ainsi une huitième séquence de grève. Rappelons que les services essentiels seront maintenus tout au long de la grève. De nombreuses ententes sont intervenues dans la négociation coordonnée de la CSN au cours des dernières semaines. C’est d’ailleurs maintenant 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont conclu une entente de principe.

« C’est au tour de Chartwell de régler la négociation. Il est urgent de bonifier nos salaires et nos conditions de travail. Ça n’a pas de sens d’avoir des salaires sous les 20 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Les salarié-es de la résidence Le Duplessis démontrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à améliorer leur sort », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Récemment, le groupe Chartwell disait dans les médias être prêt à trouver une entente. C’est le temps de passer de la parole aux actes. Ce qui est sûr, c’est que les salarié-es peuvent compter sur notre appui tout au long de leur lutte », poursuit le président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN), Pascal Bastarache.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Déclenchement d’une grève de cinq jours au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-au-manoir-st-augustin/ Fri, 19 Jun 2026 21:19:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118046 La cinquantaine de salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) du Manoir St-Augustin ont débuté une grève qui se terminera le 24 juin. Ils augmentent la pression sur le groupe Corev pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Ces travailleuses et ces travailleurs déclenchent ainsi une première séquence de grève. Rappelons que les services essentiels seront maintenus tout au long de la grève. Au cours des derniers jours, la CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la RPA, à la suite de l’envoi de l’avis de grève.

« La balle est dans le camp de Corev. Il est urgent de bonifier nos salaires et nos conditions de travail. Ça n’a pas de sens d’avoir des salaires sous les 20 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Les salarié-es du Manoir St-Augustin démontrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à améliorer leur sort », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Le groupe Corev doit rapidement faire ce qu’il faut pour maintenir de bonnes relations autant avec les salarié-es qu’avec les résidentes et les résidents. La meilleure manière de rétablir les ponts, c’est de conclure la négociation. Ce qui est sûr, c’est que les salarié-es peuvent compter sur notre appui tout au long de leur lutte », poursuit le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

Plus de 20 RPA ont une entente

De nombreuses ententes sont intervenues dans la négociation coordonnée de la CSN au cours des dernières semaines. C’est d’ailleurs maintenant 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont conclu une entente de principe.

Le tribunal ordonne l’arrêt des représailles pour activités syndicales

Dans une décision rendue ce matin, le Tribunal administratif du travail ordonne à Corev et ses représentants de se conformer à une série de mesures pour que cessent les entraves aux activités du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin – CSN et toute référence aux noms des salarié-es s’étant prononcés pour ou contre la grève.

L’ordonnance provisoire est valide jusqu’à la décision de fond. Elle est tombée le premier jour de grève du syndicat.

« L’employeur cherche clairement à intimider les travailleuses et les travailleurs. Il a monté un dossier où il a noté le nom des salarié-es qui seraient pour ou contre la grève afin d’intimider certains d’entre eux. Au lieu de chercher à régler la négociation, il a mis en place un climat de peur », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN), Pierre-Luc Boulay.

La juge Lyne Thériault ordonne notamment la destruction de tout document où sont inscrits les noms des salarié-es s’étant prononcés en faveur ou en défaveur de la grève lors du vote tenu le 9 juin dernier. Elle demande également aux dirigeants de cesser d’utiliser ces informations.

« Voter pour ou contre la grève est un droit. Si les salarié-es se sont prononcés majoritairement en faveur, c’est parce qu’ils souhaitent voir améliorer leurs conditions de travail. En 2026, ce n’est pas normal de ne pas gagner 20$ de l’heure pour prendre soin de nos aînés. L’employeur doit négocier et offrir de bonnes conditions à ses salari-és au lieu de leur faire peur », poursuit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

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Procès d’Amazon : les tentatives de syndicalisation étaient surveillées https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-les-tentatives-de-syndicalisation-etaient-surveillees/ Fri, 19 Jun 2026 14:37:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118044 Après avoir nié pendant de longues minutes qu’Amazon surveillait les activités syndicales dans ses entrepôts, Valérie Levesque, gestionnaire des «relations avec les employés», a fini par admettre du bout des lèvres que son équipe suit le niveau de satisfaction des salarié-es à l’aide d’une échelle allant de 1 à 5. Des événements comme la signature de cartes syndicales pourraient ainsi faire grimper l’indice de risque en passant de 5, «risque perçu», à 1, «risque imminent», explique-t-elle pendant son interrogatoire. 

Au sortir d’une séquence d’audiences de six jours au Tribunal administratif du travail (TAT), la CSN a continué de brosser le portrait du fonctionnement des entrepôts Amazon ainsi que des mécanismes de surveillance de la «satisfaction des employés». 

«Les contradictions s’accumulent et il devient de plus en plus difficile pour Amazon de prétendre que la fermeture de leurs entrepôts n’est pas une réponse directe à la syndicalisation», explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

Dans les derniers jours, le tribunal a également entendu le gestionnaire du Projet Maple, Rajkumar Chatterjee. Ce dernier a expliqué à la cour qu’Amazon, afin de faire face à la période achalandée de fin d’année, préfère sous-traiter ses activités plutôt que de payer pour l’ouverture de quarts supplémentaires. La CSN a aussi plaidé à l’encontre de l’ordonnance de non-divulgation, non-diffusion et non-publication visant plusieurs documents déposés au dossier et qui contiennent des renseignements pertinents à la résolution du litige. Les audiences ne reprendront qu’en décembre prochain. 

À propos
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. 

La négociation en vue d’établir une première convention collective a commencé en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit actuellement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Les employé-es de Merinov se dotent d’un mandat de moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-merinov-se-dotent-dun-mandat-de-moyens-de-pression/ Fri, 19 Jun 2026 11:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118039 Sans contrat de travail depuis près d’un an, les syndiqué-es de Merinov réunis en assemblée générale, hier soir, ont voté à 100 % en faveur d’un mandat de moyens de pression, excluant la grève. Excédés par la lenteur des négociations et du manque de sérieux de la partie patronale, les travailleuses et travailleurs revendiquent, entre autres, un rattrapage salarial.

« En un an, il n’y a eu aucune avancée majeure. Pourtant, le comité de négociation avait déposé ses demandes trois mois avant l’échéance de la convention en juillet 2025. Nous étions prêts et de bonne foi. On est rendus là, à démontrer notre solidarité », souligne le président du syndicat, Mathieu Molina.

« Merinov possède un bilan financier positif qui lui permet d’offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es. Le syndicat est disposé à négocier depuis plus de 15 mois afin de préserver l’excellence, l’innovation et la réputation dont jouit ce centre de recherche », ajoute le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec–CSN, Léandre Lapointe.

« L’employeur, qui se targue d’avoir des experts multidisciplinaires et des infrastructures de calibre international, doit démontrer sa volonté de conserver cette précieuse main-d’œuvre et son expertise de pointe en négociant et en reconnaissant l’apport de ses salarié-es situés dans trois points de service sur le territoire. Avec son Hub d’innovation, inauguré en 2025 à Grande-Rivière au coût de 31 millions de dollars, Merinov doit avoir le moyen de ses ambitions en rémunérant son personnel à la hauteur de ses prétentions internationales », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et des bioressources marines au Canada, regroupe 49 membres. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui regroupe plus de 40 000 membres, et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patronat-ne-peut-pas-se-deresponsabiliser/ Thu, 18 Jun 2026 18:41:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118034 La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l’annonce d’une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d’administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ. « Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu’ils s’adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu’ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l’égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. « Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d’assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

« Les organisations patronales dénoncent aujourd’hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n’est pas le problème ; c’est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d’économiser jusqu’à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement », continuent les porte-parole.

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C’est cette réalité que le régime vise d’abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l’accompagnement des milieux de travail et l’application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu’un régime moderne et efficace doit d’abord être évalué à l’aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

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Les membres rejettent massivement la dernière offre de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-rejettent-massivement-la-derniere-offre-de-lemployeur/ Thu, 18 Jun 2026 16:27:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118027 Lors d’une assemblée générale tenue ce 18 juin au matin, les membres du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN ont rejeté à 95 % la dernière offre déposée par l’employeur.

« Après douze semaines de grève, les travailleurs et les travailleuses ne veulent pas accepter un règlement au rabais. Même si nous n’avions pas d’obligation légale en ce sens, nous avons présenté la dernière offre de l’employeur et les membres l’ont fortement rejetée. Donc, pour nous, la partie patronale devra revoir ses propositions et les bonifier en conséquence », souligne le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, rappelle quant à lui que le Groupe Metro a amplement les moyens de répondre aux demandes du syndicat, en lien avec le pouvoir d’achat des salarié-es. « La croissance du chiffre d’affaires de Metro a atteint 28 % depuis 2019, leurs profits ont bondi de 39 %, l’argent est là et les employé-es veulent leur juste part. Nous serons à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur dû ».

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, « Metro, dont les profits ont dépassé le milliard de dollars en 2025, doit partager ces gains majeurs avec les employé-es qui sont à la base de cette incroyable croissance de l’entreprise. Le résultat du vote d’aujourd’hui devra les inciter à agir en ce sens ».

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

 

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CPE Le Jardin de Robi – L’imposition de services minimaux est-elle constitutionnelle ? https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-le-jardin-de-robi-limposition-de-services-minimaux-est-elle-constitutionnelle/ Thu, 18 Jun 2026 16:26:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118031 La cause des travailleuses du Jardin de Robi de Roberval se poursuit devant les tribunaux. Le Tribunal administratif du travail (TAT) doit décider prochainement si le mécanisme de la loi qui a limité la grève au CPE est contraire à la liberté d’association, donc aux droits fondamentaux du syndicat et des travailleuses. Si le TAT est convaincu que cette liberté a substantiellement été entravée au Jardin de Robi, il devra analyser si une telle entrave peut se justifier dans une société libre et démocratique.

Rappelons que le 13 mars, le TAT a assujetti le CPE Le Jardin de Robi au maintien de services minimaux. Suivant cette décision, le Syndicat des travailleuses des CPE et des BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, représentant une vingtaine de travailleuses, a convenu d’une entente avec l’employeur pour les services à maintenir – la loi l’obligeant à négocier ceux-ci. Le 26 mars, le TAT entérinait cette entente et imposait donc les services à maintenir pendant la grève des salariées robervaloises.

Ces dernières doivent ainsi garder le CPE ouvert trois jours sur cinq. Il s’agissait du premier cas de mise en application de la loi 14 (aussi connu comme étant le projet de loi 89), entrée en vigueur le 30 novembre 2025. Cette loi a pour effet de limiter le droit de grève dans des secteurs où il ne l’était pas, en plus de, potentiellement, se superposer aux services essentiels. Cela constituera un vrai casse-tête pour les organisations syndicales.

Ces deux décisions, des 13 et 26 mars dernier, sont des ordonnances interlocutoires parce que le TAT doit maintenant statuer si le mécanisme de la loi est constitutionnel.

C’est cette cause que le syndicat a défendue devant trois juges du TAT au cours des dernières semaines. Notons que cette affaire ne porte que sur la situation du Jardin de Robi. Si le syndicat avait gain de cause, les travailleuses du CPE seraient les seules touchées. À l’inverse, si le TAT ne retient pas les prétentions du syndicat, la décision n’aura pas d’impact sur le recours, plus général, entrepris en Cour supérieure contre la loi 14 dans son ensemble par les organisations syndicales.

Les plaidoiries ont été complétées au début du mois de juin. On attend maintenant la décision du TAT. La CSN n’a pas ménagé ses efforts dans ce dossier, en mobilisant quatre avocates et avocats du Service juridique de la CSN ainsi que des personnes conseillères de bien d’autres services. L’implication directe et de tout instant des travailleuses grévistes est également à souligner.

Droits fondamentaux

Selon la CSN, les tribunaux administratifs ont un rôle à jouer dans la défense des droits fondamentaux des citoyennes et des citoyens. Le TAT doit avoir à cœur la liberté syndicale, et s’assurer que les mécanismes visant à rééquilibrer les rapports de force ne sont pas compromis. En adoptant la loi 14, le gouvernement de la CAQ a instauré un mécanisme qui vise à casser la grève ; moyen ultime pour les salarié-es, qui tentent d’équilibrer le rapport de force pour négocier avec un employeur. Avec l’instauration de services minimaux, la grève perd de sa puissance. Finalement, cela favorise l’employeur qui ne ressent plus la même urgence d’en arriver à un règlement.

Dans son argumentaire en faveur de sa loi 14, le gouvernement prétend s’attaquer à la longueur des conflits de travail. Devant le TAT, le syndicat a notamment fait valoir que la loi provoque plutôt l’effet inverse. Il rompt la mécanique de négociation collective prévue au Code du travail – processus qui a globalement bien servi le Québec jusqu’à maintenant.

Les avocates et avocats syndicaux ont démontré qu’avant la loi 14, les mécanismes de relations de travail ont permis de négocier des conventions collectives, la plupart du temps sans conflits de travail, notamment dans le secteur des services de garde. En dernier recours, la grève demeure un outil qui peut être déployé, lors d’importantes impasses, afin d’arriver à un règlement. C’est aussi le moyen d’obliger l’employeur à négocier de bonne foi.

C’est précisément grâce à la grève ou à son recours potentiel que les éducatrices ont su améliorer leurs conditions de travail. Au fil des négociations, elles ont professionnalisé le secteur, ce dont elles tirent parti, tout comme l’ensemble de la société, qui peut compter sur des services de qualité et accessibles partout en province.

La CSN relève que pour les services de garde, tout mécanisme augmentant le déséquilibre est destructeur pour le mouvement syndical, car les intérêts des employeurs et ceux de l’État, qui finance les services, ont tendance à converger. L’État est donc, en quelque sorte, juge et partie.

Pour la CSN, l’imposition de services minimaux constitue de toute évidence une entrave au libre exercice des droits fondamentaux des travailleuses et du syndicat. Il s’agit d’une atteinte démesurée à leurs droits, car, dans les faits, elle mine leur accès à la grève et, par conséquent, leur droit de négocier leurs conditions de travail.

Du mouvement à la table
Pendant qu’elles attendent la décision du tribunal, les travailleuses poursuivent leur mobilisation. Le 12 juin, elles ont informé l’employeur qu’elles suspendaient l’exercice de la grève pour une durée de deux semaines. Cette décision fait suite à la dernière réponse patronale, quant à une proposition syndicale transmise à la conciliatrice au dossier. Les travailleuses ont prévenu qu’elles reprendraient leur mobilisation si aucune entente n’intervient durant cette trêve.

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Le système préhospitalier au bord du naufrage https://www.csn.qc.ca/actualites/le-systeme-prehospitalier-au-bord-du-naufrage/ Thu, 18 Jun 2026 15:29:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118023 Face au constat d’échec du dernier blitz de négociation pour renouveler les conventions collectives échues depuis plus de trois ans, les paramédics membres de syndicats CSN ont tenu un coup d’éclat, aujourd’hui, à Québec. Ils ont forcé la fermeture du Conseil du trésor en bloquant les entrées, notamment à l’aide d’une épave de 30 pieds symbolisant un système au bord du naufrage.

Présente sur place, la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp, explique que les paramédics comptent tout mettre en œuvre pour que le gouvernement règle cette négociation avant les prochaines élections. Les conventions collectives sont échues depuis plus de trois ans. « Il y a urgence de trouver un règlement avec les paramédics et de concentrer tous nos efforts sur la mission première de ce réseau : soigner les personnes et sauver des vies. »

Nouveaux moyens de pression
Les paramédics ont par ailleurs annoncé de nouveaux moyens de pression. À compter du mardi 23 juin, les paramédics membres de syndicats CSN du Sud des Laurentides et de Lanaudière, du Grand Trois-Rivières, des régions de Portneuf, de la Capitale nationale, de Charlevoix ainsi que de la Moyenne et Basse-Côte-Nord refuseront de combler des quarts de travail en heures supplémentaires volontaires. De plus, les paramédics de tout le Québec cesseront le travail pour des agences privées de placement de personnel dans ces régions ciblées. D’autres régions joindront le mouvement, si nécessaire. Cela sera annoncé au moment opportun.

« Le gouvernement nous envoie clairement le message que les paramédics, nous ne sommes pas importants pour lui, que nous ne sommes pas une priorité. Que notre dossier prenne la poussière sur une tablette, ça ne les dérange pas, explique Mathieu Lacombe, paramédic de la Montérégie, élu au comité de mobilisation provincial. Bien, si nous ne sommes pas une priorité pour nos employeurs et pour le gouvernement, il faut croire qu’ils n’ont pas besoin non plus qu’on se démène chaque jour pour tenir ce réseau à bout de bras, au risque d’y laisser notre propre santé. »

« Ces moyens de pression vont-ils causer des casse-têtes aux employeurs ? Ce n’est pas notre problème, enchaîne Sébastien Lavoie, paramédic de Montmagny, également du comité de mobilisation. Après quatre ans sans aucune augmentation de salaire, nous avons été assez patients. Par ailleurs, les employeurs et le gouvernement ont encore du temps devant eux pour éviter qu’on mette les moyens prévus en application. Qu’ils reviennent s’asseoir immédiatement à la table. Il ne reste pas une tonne de matières à négocier : un peu de bonne volonté et une once de respect et ce sera réglé. »

« Si on en est là aujourd’hui, c’est parce que les employeurs et le gouvernement ne nous ont pas pris au sérieux, poursuit David Bouchard, paramédic chez Urgences-santé, troisième membre du comité provincial de mobilisation. Tout ce qu’on demande, ce sont des conditions de travail en phase avec celles offertes à des emplois comparables du réseau public de la santé et des services sociaux. De son côté, le gouvernement continue de remettre en cause la valeur de notre travail et prétend que c’est trop demandé. On est bien tanné de faire rire de nous comme ça. »

Enjeux
Pour le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon, il demeure possible de trouver un règlement des négociations à court terme. « Parmi les enjeux de négociation qui demeurent actuellement sur la table, notons la reconnaissance de la surcharge de travail des paramédics et l’établissement d’une rémunération juste et équitable pour la profession de paramédic. Nous avons présenté différentes pistes de règlement au gouvernement et nous travaillons sans relâche pour trouver un moyen de rejoindre les objectifs du gouvernement tout en améliorant les conditions de travail et de pratique. »

À propos
Les quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. Elle est la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Le départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en mouchoirs https://www.csn.qc.ca/actualites/le-depart-du-ministre-boulet-ne-coutera-pas-cher-en-mouchoirs/ Wed, 17 Jun 2026 16:51:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118014 Déclaration de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, à propos de Jean Boulet, le ministre du Travail, qui ne se représentera pas pour la CAQ.

« Je crois que je peux dire sans me tromper que l’annonce du départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en papiers-mouchoirs au sein du mouvement syndical. Rarement a-t-on connu un ministre afficher autant de mépris à l’égard des organisations syndicales et des millions de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. On retiendra de son sinistre passage au conseil des ministres les pires reculs dans le Code du travail depuis son adoption dans les années 1960. Heureusement, son héritage législatif est d’ores et déjà largement contesté devant les Tribunaux et nous faisons le pari que plusieurs des lois antisyndicales qu’il aura contribué à faire adopter en cours de mandat ne passeront pas le test de la constitutionnalité.  »

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Des ententes dans les cinq RPA du groupe Cogir https://www.csn.qc.ca/actualites/des-ententes-dans-les-cinq-rpa-du-groupe-cogir/ Tue, 16 Jun 2026 17:40:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118004 La menace du recours à la grève a permis de faire débloquer les négociations et d’obtenir des ententes pour cinq résidences privées pour aîné-es (RPA) du groupe Cogir. Ces ententes seront présentées aux membres dans les prochains jours.

Le 11 juin dernier, des avis de grève étaient transmis aux gestionnaires de sept RPA prenant part à la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartiennent au groupe Cogir. Depuis l’envoi des avis de grève, les pourparlers se sont accélérés et ont permis de convenir d’ententes de principe respectant les paramètres de la coordonnée. Conséquemment, la grève est suspendue dans ces cinq résidences.

Notons toutefois que les grèves prévues du 19 au 24 juin au Manoir St-Augustin à Gaspé et du 20 au 24 juin à la résidence Le Duplessis de Trois-Rivières sont maintenues, et ce, tant qu’une entente ne sera pas intervenue. Rappelons que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu.

« La pression a permis de faire bouger Cogir. Nous sommes heureux d’obtenir des ententes dans les cinq résidences du groupe. Ce sera maintenant aux travailleuses et aux travailleurs de voter sur leur contenu », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de 20 RPA ont une entente

Pour le moment, 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée ont conclu une entente de principe. Parmi les gains de la coordonnée, mentionnons une augmentation salariale minimale de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales, selon les résidences.

« Avec les ententes chez Cogir, il est temps que les autres propriétaires de RPA comme Chartwell et Corev comprennent le message. S’ils veulent qu’on passe tous et toutes un bel été, qu’ils mettent toute leur énergie pour régler au plus vite », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Une boussole pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement https://www.csn.qc.ca/actualites/une-boussole-pour-sensibiliser-et-documenter-le-cyberharcelement/ Tue, 16 Jun 2026 15:31:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118001 En cette Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), en collaboration avec un groupe de recherche de l’UQAM sous la direction du professeur Stéphane Villeneuve, lance aujourd’hui un nouvel outil pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement envers les journalistes.

Disponible ici → fncc.csn.qc.ca/cyberharcelement

Cet outil s’inscrit dans la foulée de deux recherches menées en 2022 et 2025 auprès des journalistes. « Nous souhaitons approfondir nos connaissances sur cet enjeu et outiller les journalistes et leurs employeurs pour mieux faire face aux dangers qui en découlent. Surtout que le phénomène va en s’accélérant », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

Les solutions ne sont pas simples à trouver. Le cyberharcèlement est parfois minimisé et mal compris, tant par les travailleuses et travailleurs que par les employeurs.

Plusieurs journalistes estiment qu’il fait partie du travail et qu’il suffit de « se forger une carapace ». Résultat : une infime partie des cas de cyberharcèlement est consignée par les entreprises, ce qui retarde l’adoption de politiques cohérentes pour protéger leurs employé-es.

« Nous devons donc poursuivre notre travail de sensibilisation et de documentation pour espérer une prise de conscience de la part des employeurs face aux conséquences dangereuses du cyberharcèlement dans le milieu de l’information », soutient Annick Charette.

La FNCC–CSN met également en place un registre de témoignages. Toute victime de cyberharcèlement pourra désormais accéder à une plateforme dédiée pour y décrire plus longuement le ou les épisodes de cyberharcèlement vécus.

Ces travaux sont possibles grâce à la contribution de Stéphane Villeneuve, Ph. D., professeur et chercheur principal à la Faculté des sciences de l’éducation et de Jérémie Bisaillon, Ph. D., coordonnateur de la recherche et du soutien du Service aux collectivités de l’UQAM. La création de la boussole a été rendue possible grâce au travail d’Alain Stockless, Ph. D., au département de didactique.

16 juin, Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail
Lors de son instance décisionnelle, le 11 juin dernier, les membres de la FNCC ont voté en faveur de la reconnaissance du 16 juin comme la Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail. « Le 16 juin est vu à plusieurs endroits dans le monde comme étant une journée de lutte contre le cyberharcèlement. Nous souhaitons participer à ce mouvement de sensibilisation mondiale et avoir une pensée particulière pour les travailleuses et travailleurs qui en sont victimes », conclut Annick Charette.

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Le ministre Boulet abandonne des lockoutés https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ministre-boulet-abandonne-des-lockoutes/ Tue, 16 Jun 2026 13:05:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117995 Béton Provincial utilise le lockout pour imposer plusieurs demandes de reculs dans les conditions de travail et un gel salarial sans avoir vraiment l’intention de faire
de compromis en négociation.

« On assiste à une utilisation abusive du lockout pour appauvrir les travailleuses et les travailleurs. Le ministre du Travail, Jean Boulet, doit intervenir pour éviter cet usage extrême d’un des outils du Code du travail. Il ne semble pas se préoccuper du sort des travailleuses et travailleurs », affirme
la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Rappelons que les syndiqué-es de Béton Provincial de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin et ceux de Lasalle-Longueuil le sont depuis plus d’un an et demi. Dans les deux cas, on parle de nombreux reculs équivalents à des milliers de dollars annuellement et d’un gel salarial imposé par l’employeur pour les prochaines années. C’est pourtant une industrie qui se porte bien. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % chaque année, de 2015 à 2024 et plusieurs projets d’infrastructures importants sont planifiés pour les années à venir.

Faire face à l’inflation

« On prévoit des hausses salariales moyennes de 3 % en 2026 et de 3,3 % en 2025. Dans ce contexte, un recul est complètement inacceptable et crée un exemple dangereux. En plus, ça envoie un mauvais signal pour l’attractivité de ce secteur, alors que les chantiers du Québec en ont besoin », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La vie de nombreuses familles est bouleversée par une décision d’affaires aucunement justifiée. Est-ce vraiment ce qu’on veut pour les travailleuses et les travailleurs du Québec, une dégradation de leurs conditions », s’interroge la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 320 syndicats et plus de 25 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

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Grève des cols bleus le 26 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-des-cols-bleus-le-26-juin/ Mon, 15 Jun 2026 18:00:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117937 Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion exerceront une première journée de grève le 26 juin, à moins qu’une entente n’intervienne d’ici là. Le débrayage vise à convaincre la ville de bonifier son offre salariale. L’offre actuelle ne permet pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

Sans convention collective depuis le 1er janvier 2025, les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion souhaitent que cette intensification de la mobilisation mène à une entente sur la question salariale. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD–CSN) demande 22 % sur 5 ans. Le syndicat a déposé ce matin un avis de grève pour un débrayage prévu le 26 juin prochain. Rappelons qu’il détient déjà un mandat pour une banque de cinq jours de grève.

« Ce matin, nous n’avons pas eu d’autre choix que de déposer un avis de grève. Nous devons utiliser ce moyen de pression ultime pour que la ville comprenne enfin qu’elle doit en mettre plus sur la table. Nous voulons éviter les impacts sur la population, mais nous voulons aussi améliorer nos conditions pour pouvoir résider dans la ville qu’on dessert et continuer d’y donner de bons services », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« La Ville de Vaudreuil-Dorion peut encore éviter la grève. Elle doit retourner à la table et bonifier ses offres pour mieux reconnaitre le travail de celles et ceux qui fournissent des services à la population au quotidien. Les salarié-es ont rejeté à l’unanimité l’offre salariale de l’employeur. Il ne peut donc pas rester les bras croisés : il est temps de régler ! », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Faire la grève, ce n’est jamais une décision qu’on prend à la légère. Mais quand rien ne bouge, il faut accentuer la pression. Les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion sont prêts à se faire respecter et ils peuvent compter sur notre soutien », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN dénonce le climat de peur au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-le-climat-de-peur-au-manoir-st-augustin-2/ Mon, 15 Jun 2026 16:59:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117941 En pleine négociation, la CSN dénonce le climat de peur envers les salarié-es et les résidentes et résidents au Manoir St-Augustin, à Gaspé. La CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la résidence privée pour aîné-es (RPA).

Les négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente jusqu’à maintenant. C’est pour faire progresser les échanges que le syndicat a déposé un avis de grève pour un débrayage qui aurait lieu du 19 au 24 juin prochains si aucune entente n’intervient d’ici là. En réaction au dépôt de cet avis de grève, le directeur général de la RPA a entravé les activités syndicales en dénonçant le recours à la grève auprès des travailleuses et des travailleurs. Plusieurs salarié-es se sont sentis intimidés et déplorent le climat de peur qui règne à la résidence. La CSN se réserve le droit de prendre tous les autres moyens juridiques à sa disposition pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Manoir St-Augustin.

« Le temps est venu de dénoncer publiquement les agissements de l’employeur au Manoir St-Augustin. On ne peut pas accepter qu’un tel climat de peur s’installe aussi bien pour les salarié-es que pour les résidentes et résidents. La meilleure manière d’établir de bonnes relations de travail, c’est de régler la négociation au plus vite. On appelle Corev, le groupe propriétaire de la RPA, à mettre les efforts pour régler d’ici l’été », lance le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

« La dernière chose dont cette négociation a besoin, c’est d’un directeur général au comportement inquiétant dont les interventions répétées ne font qu’allumer le feu. Nous tenons cependant à rassurer les résidentes et résidents : les services essentiels seront assurés pendant les jours de grève. La santé et la sécurité des usagères et des usagers ne seront jamais mises en danger », poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gaétan Leblanc.

« Notre objectif n’a pas changé : nous souhaitons améliorer nos conditions de travail. Ce n’est pas normal qu’on gagne en moyenne 18,70 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Nous menons actuellement des négociations importantes avec la haute direction de Corev de Montréal. Il est temps qu’elle intervienne pour maintenir de bonnes relations dans la résidence et pour régler la négociation », de conclure la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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