Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 05 Nov 2026 16:16:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Système scolaire fragmenté https://www.csn.qc.ca/actualites/systeme-scolaire-fragmente/ Thu, 05 Nov 2026 14:54:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119618 « Elle met en mots la manière systémique dont l’école publique de notre ville a failli à l’égard de son enfant. Et la triste vérité, c’est qu’elle n’est pas la seule. » Ce malaise, exprimé par Zohran Mamdani, maire de New York, réfère à un article de Nikole Hannah-Jones, journaliste prisée, sur l’état de l’école publique chez nos voisins du Sud. Une école grugée par la ségrégation raciale, économique et sociale.

Au Québec, on surnomme « école à trois vitesses » notre système d’éducation qui divise les jeunes en trois groupes : le régulier (37 %), les projets pédagogiques particuliers (PPP, 43 %) et l’école privée (20 %). Pour Christophe Allaire Sévigny, sociologue – et lauréat du prix Pierre-Vadeboncoeur remis par la CSN pour son essai Séparés mais égaux –, il s’agit plutôt de ségrégation, d’une « séparation imposée, de droit ou de fait, d’un groupe social d’avec les autres ». Le problème est bien documenté : le système scolaire québécois a, dès sa création à la suite du rapport Parent, permis aux écoles privées de coexister avec celles qui sont publiques. Les familles plus aisées peuvent soustraire leur enfant du système public en achetant une place dans une école où il fréquentera d’autres enfants issus de la même classe sociale. En réponse, les écoles publiques ont commencé, au tournant des années 1990, à offrir des projets particuliers – sports, arts, etc. Des programmes souvent contingentés, plus coûteux et où l’admission est sélective, amplifiant le problème de ségrégation sociale et économique.

Le problème est systémique, ce qui signifie que tous les acteurs de ce système doivent prendre part à sa transformation, incluant les syndicats.

Le courage de ses ambitions

Au fil d’un échange avec M. Allaire Sévigny, ce dernier soulève qu’une partie des syndiqué-es bénéficient de la structure en place ; soit parce que les syndicats ont négocié des salaires qui leur permettent de se payer le privé ou un PPP, soit parce que leurs membres dans le système scolaire utilisent les conventions collectives à leur avantage pour obtenir des postes où les groupes sont « moins difficiles ». Pour l’auteur, même si les syndicats doivent « avoir le courage de reconnaître cette tension, elle ne doit pas être un obstacle aux transformations ». Il donne l’exemple de la Commission Parent, qui était majoritairement constituée d’hommes blancs, religieux et intellectuels, formés à l’école classique, qui ont eu le courage d’aller contre leur intérêt apparent immédiat, dans un dessein de transformation et d’émancipation individuelle et collective, en créant une école publique, dissociée de l’Église. Il souligne que « les syndicats ont joué ce rôle dans l’histoire et qu’ils doivent être partie prenante des transformations du système d’éducation. Ils font assurément partie de la solution, même si ça peut paraître inconfortable. »

Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec, répond que : « C’est précisément parce que les syndicats connaissent les rouages du système d’éducation qu’ils peuvent agir pour le transformer. Ils peuvent remettre en cause les mécanismes de sélection, de concurrence et de sous-financement qui entretiennent la ségrégation scolaire. »

Pour Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publics : « C’est grâce à la force du nombre qu’on y arrivera. Nos membres le disent, ils n’en peuvent plus du système. Ensemble, ils peuvent convaincre assez de parents que ça suffit. Puis eux convaincront assez de député-es. En parallèle, nous persuaderons les directions et les sous-ministres. Quand tout le monde en aura assez, les choses pourront changer. »

« Nous sommes des acteurs de changement, enchaîne la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre. Et du changement, c’est ce dont le système scolaire a grandement besoin. Et il doit se faire avec les salarié-es. C’est une lutte qui nous appartient. »

Pour M. Allaire Sévigny, « les grandes transformations sociales se sont passées lorsque le malaise est devenu suffisant pour les justifier ». Faisons en sorte que ce malaise devienne assez fort pour changer tout un système.

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Qui paie le prix de la guerre tarifaire ? https://www.csn.qc.ca/actualites/qui-paie-le-prix-de-la-guerre-tarifaire/ Thu, 05 Nov 2026 14:35:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119615 Ce modèle, enraciné dans les accords de libre-échange, s’inscrit dans la dynamique de la mondialisation néolibérale.

Depuis des décennies, la CSN et le mouvement syndical réclament une véritable stratégie industrielle au pays, afin de favoriser l’essor d’emplois de qualité dans la transformation de ses propres ressources.

Le manque d’ambition du gouvernement en la matière rend l’économie canadienne particulièrement vulnérable depuis le retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis. Cette fragilité s’est accrue, avec l’imposition unilatérale de tarifs sur une foule de biens et services, au mépris de décennies d’échanges transfrontaliers profitables aux deux pays.

« Dépendre pratiquement d’un seul partenaire crée forcément, à la longue, un lien malsain, souligne le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe. Cette crise oblige tout le monde à réfléchir à moyen et à long termes. Si nous avions déjà une politique industrielle solide, ou une stratégie nationale pour la transformation du bois, par exemple, nous aurions une économie bien plus résiliente face aux soubresauts du voisin. »

« Les immenses richesses naturelles de notre territoire ont constitué une façon “facile” de générer du développement économique. On a négligé les avenues de développement plus structurantes. »

« La Finlande et la Norvège ont pris, depuis longtemps, le virage de la transformation du bois. Aujourd’hui, ils dominent le marché du plancher flottant dans le monde entier. Pourquoi ne pourrait-on pas adopter une telle politique industrielle au Canada et au Québec ? »

Yvan Duceppe observe toutefois que ce virage est en train de s’opérer. À preuve, des contrats publics majeurs ont été annoncés au chantier naval de Lévis ou chez Bombardier, à La Pocatière. Mais il y a encore fort à faire. Pour une politique industrielle véritablement structurante, il faut non seulement prendre en compte l’ensemble des besoins de main-d’œuvre et de formation, mais dresser un portrait complet de la disponibilité des matières premières, en plus de cerner les enjeux d’approvisionnement et d’infrastructures. Ce travail est fondamental pour aller chercher les investissements nécessaires.

Les syndicats à la rescousse

Les syndicats ont un rôle à jouer. Dans les milieux de travail, les transformations, menées à bien, effectuées pour atteindre de nouveaux marchés, se sont en général réalisées de concert avec les travailleuses et les travailleurs, qui ont tout avantage à sécuriser des emplois de qualité.

« Les gouvernements gagneraient à intégrer davantage les organisations syndicales aux grandes décisions socio-économiques, affirme Yvan Duceppe. Les fonds de travailleurs, comme Fondaction, sont également des outils financiers importants qui peuvent être mis à contribution. »

Contrer la pression américaine

Dans l’immédiat, la guerre tarifaire déclarée par les États-Unis, à laquelle le Canada a répondu par des contre-mesures, met à mal plusieurs industries d’importance. Le bois, l’aluminium et le secteur culturel sont quelques-unes des filières qui sont frappées de plein fouet. En forêt, les fermetures et les mises à pied se multiplient partout au pays.

« Pour l’instant, on n’a pas le choix d’essayer de limiter les dommages. On n’a pas vraiment de rapport de force. On a notamment fait une fleur aux géants du numérique en abandonnant des mesures pourtant nécessaires à l’avenir de notre culture. On a reculé devant les géants du numérique, qui ont ensuite accentué la pression ! »

« La réalité, c’est que nous sommes coincés avec les mauvaises décisions prises par les gouvernements, qui ont tout misé sur l’exploitation des ressources. Peu importe les tarifs appliqués, ou ceux que nous imposons dorénavant aux importations américaines, on sait que ça va faire mal. En même temps, cette situation crée des occasions d’agir sur le modèle de développement économique afin de renforcer la participation des travailleuses et des travailleurs à la transformation des entreprises engagées dans la transition vers une économie plus juste et plus durable. »

Pour traverser le conflit commercial avec les États-Unis et en venir à une entente, la CSN préconise la protection des industries critiques du Québec, la défense de la gestion de l’offre ainsi que celle de la souveraineté culturelle. Le plan d’aide des gouvernements doit également être bonifié en ce qui a trait à l’assurance-emploi, à la formation de la main-d’œuvre et au rehaussement des investissements publics en infrastructure.

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Le personnel du laboratoire vote pour la grève générale illimitée https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-du-laboratoire-vote-pour-la-greve-generale-illimitee/ Wed, 04 Nov 2026 19:59:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119604 Réunis en assemblée générale mercredi matin, le 4 novembre 2026, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Keurig, section laboratoire, ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève générale illimitée en vigueur dès son adoption. Les 16 salarié-es, qui travaillent en assurance et en contrôle de la qualité à l’usine de café du quartier Saint-Michel, à Montréal, réclament des augmentations salariales équivalentes à celles obtenues par leurs collègues de la production.

Cette usine transforme plus de 60 millions de livres de café par an, dont la moitié sert à la production de 1,5 milliard de dosettes pour les différentes machines à café de marque Keurig.

Le salaire demeure le principal point de blocage à la table de négociation. Les quelque 400 salarié-es de la production ont obtenu des augmentations de 21 % sur quatre ans dans leur convention collective signée en 2025. L’offre de l’employeur au personnel du laboratoire prévoit des hausses de 11 % sur quatre ans.

« Nous demandons le même traitement que nos collègues de la production. Notre travail est essentiel à la qualité des produits qui sortent de cette usine. Pourquoi devrions-nous accepter des augmentations nettement inférieures ? Avec ce mandat, nos membres envoient un message clair : nous voulons une entente équitable et nous sommes prêts à nous mobiliser pour l’obtenir », affirme le président du syndicat, Abdeslam Ait Brahim.

Le syndicat rappelle que l’employeur a supprimé environ la moitié des postes de l’unité en 2024. Le groupe, qui comptait auparavant plus de 30 personnes, n’en compte aujourd’hui que 16. Les salarié-es ont depuis hérité de tâches supplémentaires, sans augmentation salariale en contrepartie.

Keurig Dr Pepper a publié hier ses résultats du troisième trimestre de 2026. L’entreprise y annonce un bénéfice net de 810 millions de dollars américains, en hausse de 22,4 % sur un an.

« Keurig Dr Pepper annonce des ventes et des profits en hausse à ses investisseurs, mais réserve des augmentations au rabais au personnel du laboratoire. Pour les actionnaires, on fait valoir les résultats ; pour les salarié-es, on serre les cordons de la bourse. Ces travailleuses et travailleurs n’en sont pas de seconde zone. L’équité ne devrait pas s’arrêter à la porte du laboratoire », soutient le président de la Fédération du commerce, Serge Monette.

La convention collective est échue depuis le 31 mars 2025. Après environ six mois de négociation, les parties demeurent très éloignées sur la question salariale. Une première rencontre de conciliation n’a pas permis de dénouer l’impasse.

« Si Keurig pense que 16 salarié-es, c’est un petit groupe qu’on peut écraser sans faire de vagues, l’entreprise se trompe lourdement. Derrière ces membres, il y a un mouvement syndical qui ne laissera pas l’employeur les isoler. La taille de leur unité ne détermine ni leur dignité ni leur droit à un traitement équitable. Keurig veut leur faire accepter moins ? Elle nous trouvera sur son chemin », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.

 

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe près de 350 syndicats et près de 27 000 membres œuvrant dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) regroupe plus de 350 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 110 000 membres dans tous les secteurs d’activité à Montréal, à Laval et dans le Grand Nord québécois.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Un appui aux travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/un-appui-aux-travailleurs/ Tue, 03 Nov 2026 15:47:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119598 Selon un nouveau sondage, 79 % des Québécois et Québécoises souhaitent que le gouvernement entretienne le dialogue plutôt que la confrontation avec les syndicats. « Ce sondage démontre que les deux lois antitravailleurs adoptées par la CAQ n’ont pas leur place et que le nouveau gouvernement doit les abroger. C’est maintenant le temps de démontrer qu’il entend collaborer avec les syndicats », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Le sondage a été réalisé par Léger auprès de 1 019 répondantes et répondants entre le 23 et le 26 octobre 2026 et portait sur l’attitude que devrait prendre le nouveau gouvernement face aux syndicats.

Le sondage révèle également que la population ne souhaite pas que le gouvernement en appelle de la décision rendue par le Tribunal administratif du travail le 9 octobre dernier, dans le cadre de la contestation de la loi 14 appliquée pour la première fois à la demande du CPE Le Jardin de Robi dans le conflit l’opposant à son syndicat affilié à la CSN. Le tribunal a déclaré inopérantes les nouvelles limitations du droit de grève adoptées sous la CAQ en 2025.

Rappelons que le gouvernement précédent a adopté la loi 4 qui porte atteinte au droit des travailleuses et travailleurs de s’organiser et la loi 14 qui limite le droit de grève.

« Après cette décision du Tribunal administratif du travail et ce sondage, qui exprime l’opinion de la population, le gouvernement doit maintenant retirer les deux lois antisyndicales caquistes adoptées l’an passé, et ce, le plus vite possible. Il n’a pas de raison de les maintenir en place. Ces droits syndicaux sont constitutionnellement garantis par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne et la Charte canadienne des droits et libertés », soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Augmenter la contribution des plus riches avant de couper dans les services
La CSN a également sondé la population face aux volontés du gouvernement de couper drastiquement dans les dépenses publiques. Soixante-dix pour cent des Québécoises et Québécois souhaitent que le gouvernement trouve de nouvelles sources de revenus auprès des plus riches et de grandes compagnies avant d’envisager de nouvelles compressions.

« Lors de la dernière campagne électorale, le peu d’imagination des partis politiques dans la recherche de nouveaux revenus nous a déçus. Ils se sont plutôt empressés de plaider pour toujours plus d’austérité. Or, nous savons tous que sabrer les dépenses de l’État, c’est réduire les services à la population. Les services tiennent déjà avec de la broche, et la population n’est pas aveugle », croit Caroline Senneville.

Faits saillants du sondage Léger

  • 79 % des personnes interrogées croient que le gouvernement devrait privilégier le dialogue et la collaboration plutôt que la confrontation dans ses relations avec les syndicats.
  • 62 % des personnes interrogées soutiennent que le gouvernement devrait respecter les décisions prises démocratiquement par les membres des syndicats et des associations plutôt que de leur imposer un fonctionnement différent.
  • 60 % des personnes interrogées considèrent que le gouvernement devrait accepter le jugement lorsqu’un tribunal spécialisé en droit du travail invalide une loi qui limite le droit de grève des syndicats.
  • 70 % des personnes interrogées appuient l’idée que le gouvernement, avant d’envisager de nouvelles compressions dans les dépenses publiques, devrait examiner la possibilité de trouver de nouvelles sources de revenus auprès des plus riches et de grandes entreprises.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Daubigny : les travailleuses et travailleurs dénoncent l’impasse des négociations et réclament des gestes concrets https://www.csn.qc.ca/actualites/daubigny-les-travailleuses-et-travailleurs-denoncent-limpasse-des-negociations-et-reclament-des-gestes-concrets/ Sun, 01 Nov 2026 21:17:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119583 Des travailleuses et travailleurs des cliniques vétérinaires Daubigny se sont rassemblés, ce dimanche devant le Centre vétérinaire Daubigny, pour dénoncer le peu de progrès réalisé dans leurs négociations. Certaines cliniques sont syndiquées depuis plus d’un an. Les membres demandent à la direction de la multinationale de proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’impasse.

Au Québec, Daubigny compte plus de 100 cliniques, moins de services, des prix plus élevés et des salarié-es toujours en attente à la table de négociation.

Avec son réseau de plus d’une centaine d’établissements, Daubigny constitue l’un des plus grands regroupements de cliniques vétérinaires au Québec.

« Durant son expansion, le Groupe Daubigny n’a montré aucun signe de manque de liquidités. L’entreprise a acheté, en un temps record, des dizaines et des dizaines de cliniques partout au Québec. Maintenant, lorsqu’il est question de négocier des conventions collectives pour ses salarié-es, nos vis-à-vis nous disent qu’ils n’ont pas les mandats nécessaires pour faire avancer les choses », dénonce la présidente par intérim de la Fédération des professionnèles, Kathrin Peter.

Les négociations traînent depuis plusieurs mois et, pour certaines unités syndicales, l’attente dure depuis plus d’un an. Pour la présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs en santé animale de la Montérégie, Josée Labelle, l’attitude de la partie patronale témoigne d’un profond manque de considération envers les revendications du personnel. « Ça fait des mois que les choses traînent à la table de négociation. Notre employeur essaie clairement de nous décourager en faisant du surplace. Mais nous sommes toujours là, et nous ne lâcherons pas. Nos membres méritent des conditions de travail à la hauteur de leur expertise et de leur engagement. Il est temps que Daubigny prenne ses responsabilités et négocie sérieusement », affirme-t-elle.

La présidente du syndicat des travailleuses et travailleurs en santé animale de Montréal, Claire Dupuis, souligne pour sa part l’importance du rassemblement devant le siège social de l’entreprise. « Nous sommes rassemblés aujourd’hui devant la principale clinique de Daubigny, pour leur faire comprendre une chose : nous ne nous laisserons pas décourager. Derrière leur image de marque et leur expansion se trouvent des travailleuses et des travailleurs qui font vivre leurs cliniques au quotidien. Nous exigeons du respect, des négociations qui avancent et des résultats concrets. »

La balle est dans le camp de Daubigny.

Les travailleuses et travailleurs ont fait leur part en se mobilisant et en portant leurs revendications à la table de négociation. Il appartient maintenant à la direction de Daubigny de démontrer qu’elle prend ses salarié-es au sérieux. Le développement rapide de l’entreprise ne peut se faire au détriment de celles et ceux qui contribuent chaque jour à son succès.

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Les syndicats CSN de la Montérégie font front commun : « Non à l’intimidation ! » https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-csn-de-la-monteregie-font-front-commun-non-a-lintimidation/ Thu, 29 Oct 2026 19:22:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119573 À l’initiative du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique, des militantes et militants de syndicats CSN de toute la région se sont rassemblés aujourd’hui, à 10 h, dans le parc voisin de l’hôtel MOCO, où se tenait une séance de négociation.

En lockout depuis le 2 octobre, les travailleuses et travailleurs de l’usine ont un message clair pour la direction : l’intimidation, ça suffit. Pour la présidente du syndicat, Régine Sergerie, une convention collective, ça se règle à la table :

« Depuis le début, notre boss mise sur la peur : des agents de sécurité, des sanctions, des avocats. Ça ne marche pas ! On ne craquera pas ! On veut une convention collective qui respecte notre travail, notre ancienneté et nos droits, on est prêts à la négocier dès maintenant ».

Le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, a rappellé qu’un employeur qui mise sur l’intimidation et les tribunaux plutôt que sur la négociation se trompe de stratégie. Il a souligné que :

« La CSN sera là aussi longtemps qu’il le faudra, même si Burnbrae Farms fait durer son lockout en envoyant classer ses œufs en Ontario et en s’approvisionnant aux États-Unis ! »

En 2017, Burnbrae, propriétaire de la Ferme St-Zotique, a investi 8 millions de dollars pour que les œufs du Québec soient classés au Québec, a souligné Serge Monette, président de la Fédération du commerce. Il ajoute :

« Le plus grand producteur d’œufs au Canada est loin d’être en difficulté : il refuse de partager. Ce sont des employé-es qu’il prive d’un salaire. La Fédération du commerce restera à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent une convention collective juste. »

Historique de tensions
Les salarié-es de l’usine de classement d’œufs sont sans convention collective depuis le 7 novembre 2025. L’employeur exige des reculs importants, notamment sur le respect de l’ancienneté. Il a aussi annulé huit dates de négociation. Depuis le début des pourparlers, plusieurs membres, dont des délégué-es syndicaux, ont été suspendus, congédiés ou visés par des mises en demeure. La direction multiplie aussi les recours devant les tribunaux : une dizaine de dates d’audience sont prévues d’ici avril. La veille de la séance de conciliation du 16 octobre, l’employeur a annoncé qu’il ne s’y présenterait pas en plus de reporter sa réponse aux demandes syndicales au 11 novembre.

« Quand un employeur s’attaque à un syndicat, il s’attaque à tout le mouvement. Le 2 octobre, on avait dit qu’on ne laisserait pas tomber les travailleuses et travailleurs de la Ferme St-Zotique. Aujourd’hui, on est là. Ils ne sont pas seuls, et la direction doit le comprendre », a lancé la présidente du Conseil central de la Montérégie, Audrey Benoit.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique–CSN représente près d’une centaine de salarié-es de l’usine de classement d’œufs de Saint-Zotique. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui regroupe plus de 67 000 membres, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie–CSN. La CSN rassemble plus de 350 000 travailleuses et travailleurs dans l’ensemble des secteurs d’activité.

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Le gouvernement doit agir pour les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-doit-agir-pour-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Thu, 29 Oct 2026 16:01:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119536 Quel bilan faire de cette campagne électorale ? L’élection minoritaire du Parti québécois (PQ) après huit ans de règne caquiste n’est pas une grande surprise. Ce qu’il reste à voir, c’est avec qui le PQ décidera de s’allier pour gouverner. Une chose est sûre, le rôle de la CSN sera de s’assurer qu’il entend la voix des travailleuses et des travailleurs.

Aucun parti n’est parvenu à rallier une majorité de la population derrière lui. Cette élection montre plus que jamais les revers du mode de scrutin et rappelle l’urgence d’implanter un système électoral plus proportionnel, qui prend réellement compte du vote de chacun.

L’épuisement du gouvernement caquiste aura permis au PQ de reprendre le pouvoir après plus de dix ans. Le fait que le vote s’est réparti entre cinq principaux partis politiques illustre la pluralité des voix qui s’expriment au sein de la population. L’arrivée prochaine à l’Assemblée nationale de 19 député-es du Parti conservateur du Québec (PCQ), malgré les frasques de certains candidats et la vision bien campée à droite du chef, Éric Duhaime, a de quoi inquiéter. L’élection de quelques député-es progressistes peut en revanche rassurer les syndicats.

Chose certaine, la CSN doit se préparer à réagir aux premiers projets de loi du gouvernement péquiste. Tous ceux qui iront dans le sens du bien commun recevront l’appui de la centrale. Il en ira autrement si le nouveau gouvernement décide de s’en prendre aux salarié-es et d’affaiblir les services publics.

Une campagne marquée par l’austérité

Cette campagne électorale a laissé place à une surenchère de propositions visant à réduire la taille de l’État. Quatre des cinq partis ont garanti des abolitions de postes dans la fonction publique, le tout en promettant, le plus sérieusement du monde, que ça se ferait sans le moindre effet sur les services. Si la CAQ s’engageait à supprimer 2 900 postes de fonctionnaires d’ici 2029, le PQ et le PCQ allaient beaucoup plus loin, et proposaient d’en supprimer de 16 000 à 20 000 en cinq ans.

Après des années à subir des vagues périodiques d’austérité, ces promesses ont de quoi faire sourciller. Les travailleuses et les travailleurs du réseau de la santé et des services sociaux, du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur sont les premiers à subir les compressions budgétaires implantées dans leurs établissements. Ils peuvent témoigner des impacts désastreux de chaque coupe, autant dans les services à la population que dans leurs conditions d’emploi. Les citoyennes et les citoyens voient bien, eux aussi, le résultat d’années de restrictions dans les réseaux publics. Leur accès en est restreint, pendant que les infrastructures en arrachent.

« Les partis politiques ont fait un choix lourd de conséquences dans cette campagne. Ils ont décidé de fermer les yeux sur la colonne des revenus. Laissant la richesse dans les poches des ultrariches, ils ont décidé de rejouer un vieux film usé : celui de l’attaque envers nos services publics. La campagne étant derrière nous, il faut maintenant souhaiter que le nouveau gouvernement se concentre sur l’amélioration des services à la population », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Laissés dans l’ombre

Plusieurs sujets ont été oubliés dans cette campagne électorale. Bien peu de temps a été consacré à l’environnement, alors que la crise climatique est plus préoccupante que jamais. Une image vaut mille mots : le troisième lien a pris plus de place que l’avenir de la planète. Il faut dire que le contexte économique incertain fait reculer cette préoccupation dans l’esprit de bien des gens.

L’éducation, l’enseignement supérieur, la culture, l’avenir des médias et les relations avec les Premières Nations comptent aussi parmi les sujets laissés dans l’ombre de cette campagne.

Éviter la lune de miel

De nombreuses idées économiques présentées durant la campagne penchent plus que jamais vers la droite. En pleine guerre commerciale, la CSN souhaitait plutôt que les partis s’engagent à défendre les travailleuses et les travailleurs et proposent des mesures économiques qui permettent d’enclencher la transition juste, partout au Québec.

Le cadre financier du Parti québécois présente des mesures d’austérité, servies dans un échéancier très rapide. Reste à voir comment les péquistes se comporteront, mais tout porte à croire que la réduction de l’État est dans le viseur.

Après chaque élection, il est de coutume d’accorder une période de grâce au nouveau gouvernement. Pourtant, c’est souvent dans les premiers mois que le ton de la gouvernance est donné. Il s’agit donc d’un moment important pour s’inscrire dans le débat public et réclamer des politiques pour le bien commun et pour les travailleuses et travailleurs.

C’est pourquoi la CSN suivra de près les 100 premiers jours du PQ. Parmi ses priorités, la centrale souhaite que le gouvernement retire les lois liberticides adoptées par la CAQ. La loi 14, qui freine le droit de grève, la loi 28, qui impose un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail, ou encore la loi 4, qui permet l’ingérence du pouvoir dans les affaires syndicales. Le gouvernement se doit de rééquilibrer les relations de travail.

« La CAQ était devenue obsédée par les syndicats. On souhaite que le nouveau gouvernement respecte son engagement en mettant à la poubelle les lois autoritaires qui réduisent notre capacité à défendre les droits des travailleuses et des travailleurs. On va assurément se faire entendre sur cette question dans les 100 premiers jours », indique le premier vice-président de la CSN, François Enault.

Dans les derniers mois, la CSN a misé sur la campagne Faire front pour proposer sa vision du Québec de demain. Elle a interpellé les principaux partis pour obtenir leur avis à l’égard des solutions en faveur d’un meilleur partage de la richesse, le renforcement des services publics et la construction d’une économie d’avenir fondée sur une transition juste. C’est à la lumière de ces mêmes revendications que la centrale jugera les premières actions du gouvernement.

L’angle mort : la taxation de la richesse

Si la réduction de la taille de l’État et les annonces de coupes de postes dans la fonction publique ont pris tant de place, serait-ce parce que trop de partis refusent de s’engager à taxer davantage la richesse ? Il s’agit pourtant d’une préoccupation importante pour la population, comme le démontrait le sondage commandé par la CSN au printemps 2026 : les trois quarts des Québécoises et des Québécois sont en faveur d’une taxation accrue de la richesse, afin d’obtenir un meilleur financement des services publics.

Dans les mois à venir, la CSN continuera d’intervenir sur tous les fronts pour que la taxation de la richesse prenne plus de place dans le débat social. Une donnée montre à quel point il est pressant d’agir. Au Québec, de 2020 à 2024, 20 % des mieux nantis ont vu leur revenu annuel augmenter de 51,4 %, alors que 20 % des plus pauvres ont vu le leur baisser de près de 2 %. Rien de tout cela n’est une fatalité, mais encore faut-il que le nouveau gouvernement fasse de la réduction des inégalités sociales sa priorité.

L’Observatoire québécois des inégalités et Oxfam-Québec tenaient, en septembre dernier, un webinaire pour éclairer la population. Taxer les ultrariches serait un moyen d’investir dans le logement abordable, les services publics et les infrastructures. Pour bonifier les services à la population, il faudra nécessairement aller chercher l’argent là où il est.

« Si nous voulons que le gouvernement entende nos revendications, nous devons aller à sa rencontre et nous faire voir partout au Québec. Il doit comprendre que s’il n’avance pas sur les priorités du mouvement syndical pour bâtir le Québec qu’on veut, il va nous trouver sur son chemin », conclut la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

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Maintien de l’équité salariale : la Cour supérieure confirme qu’on ne peut corriger la discrimination au rabais https://www.csn.qc.ca/actualites/maintien-de-lequite-salariale-la-cour-superieure-confirme-quon-ne-peut-corriger-la-discrimination-au-rabais/ Wed, 28 Oct 2026 19:11:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119566 La CSN se réjouit du récent jugement rendu par la Cour supérieure du Québec dans le dossier du maintien de l’équité salariale chez Héma-Québec, qui date de 2010. Cette décision très attendue pourrait permettre à des travailleuses et travailleurs d’Héma-Québec d’obtenir d’importants ajustements salariaux, après plus de 15 ans d’attente pour corriger des discriminations fondées sur le sexe.

Ce jugement confirme la décision de principe rendue en 2024 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui avait conclu que l’utilisation de la méthode de calcul dite « courbe à courbe » n’est pas permise par la Loi sur l’équité salariale. Cette méthode est dénoncée par la CSN, puisqu’elle a pour effet de réduire drastiquement les ajustements salariaux auxquels peuvent avoir droit des travailleuses et des travailleurs en vertu de la loi. Elle est utilisée par de nombreux employeurs au Québec, qui devront se conformer et employer d’autres outils de calcul prévus à la loi, et ce, grâce à la bataille juridique menée par les syndicats d’Héma-Québec, appuyés par la CSN.

« Dans plusieurs autres milieux de travail, les employeurs continuaient d’utiliser la méthode courbe à courbe malgré la décision du TAT de 2024. À la suite de cette éclatante victoire juridique, nous sommes heureux de savoir que les travailleuses et travailleurs du Québec pourront enfin faire valoir leur droit fondamental à un salaire équitable, et ce, peu importe leur sexe », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

L’interminable bataille juridique se poursuit toutefois pour les travailleuses et travailleurs d’Héma-Québec, qui attendent toujours la décision du TAT sur d’autres aspects de leur exercice de maintien de l’équité salariale de 2010.

« La détermination des travailleuses d’Héma-Québec pour faire valoir leurs droits fondamentaux face à un employeur qui multiplie les recours juridiques est remarquable », ajoute le président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Réjean Leclerc. « Cet employeur est un organisme gouvernemental. Nous déplorons qu’il dépense autant de temps et d’argent pour se soustraire aux effets de la Loi sur l’équité salariale et nous espérons qu’il entendra clairement le message sans équivoque envoyé par le juge Luc Morin et que cette saga prenne fin ».

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Elle défend près de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

 

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Les personnes chargées de cours de l’UQAR entérinent leur entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-personnes-chargees-de-cours-de-luqar-enterinent-leur-entente-de-principe/ Wed, 28 Oct 2026 10:08:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119532 Réunis mardi soir, 27 octobre 2026, en assemblée générale virtuelle, les membres du Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Rimouski (SCCCUQAR–CSN) ont adopté, à 97 %, l’entente de principe conclue avec l’employeur. La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, consolide trois acquis majeurs :

  • Une protection explicite de leur liberté académique et de leur autonomie professionnelle
  • Une reconnaissance des activités de recherche et de création des personnes chargées de cours
  • La bonification des paliers supérieurs des échelles salariales afin de mieux reconnaître l’expérience

« Nous sommes satisfaits de ce nouveau contrat de travail, mais aussi du climat cordial qui a régné à la table de négociation tout au long du processus. Ce dialogue constructif a grandement facilité les avancées et les discussions. Nous sommes particulièrement fiers d’avoir conclu cette ronde de négociation sans recourir à un conflit de travail », affirme la présidente du SCCCUQAR–CSN, Michèle Tessier-Baillargeon.

« La négociation coordonnée est un puissant outil de solidarité syndicale. Cette force collective nous donne des leviers considérables pour améliorer les conditions de travail des personnes chargées de cours partout au Québec. La protection de la liberté académique ainsi que la reconnaissance des activités de recherche et de création faisaient partie des demandes communes portées par les syndicats de cette négociation. Les avancées obtenues à l’UQAR témoignent de la pertinence de cette démarche », déclare Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec, responsable du regroupement université.

« L’Université du Québec à Rimouski est une institution phare du Bas-Saint-Laurent, dont le rayonnement s’étend aussi à la région de Lévis. Cette nouvelle convention reconnaît mieux l’apport essentiel des personnes chargées de cours à la vitalité de l’université et de ses milieux », mentionnent Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, et Nicolas Lefebvre Legault, président par intérim du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches.

À propos

Le regroupement université de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) est composé de dix syndicats de chargées et chargés de cours, du Syndicat des tutrices et tuteurs de la Télé-Université ainsi que de l’Association des maîtres d’enseignement de l’École de technologie supérieure.

Fondé en 1982, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’Université du Québec à Rimouski (SCCCUQAR–CSN) représente environ 725 membres répartis dans plusieurs régions au Québec, mais principalement sur les deux campus de Lévis et Rimouski.

Fondée en 1969, la FNEEQ–CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres).

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) regroupe plus de 75 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 9 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés.

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) a été fondé en 1918. Il regroupe près de 200 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Où sont passés nos œufs? https://www.csn.qc.ca/actualites/ou-sont-passes-nos-oeufs/ Wed, 28 Oct 2026 09:55:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119523 Qu’est-ce qui est venu en premier, l’œuf ou la poule? Nous ne pourrons certainement pas trancher définitivement cette vieille et fameuse polémique. Par contre, savoir ce qui vient avant que l’œuf se retrouve dans votre assiette, ça, c’est possible et c’est fascinant. Toute une infrastructure existe entre le moment où l’œuf est pondu et celui où vous le cuisinez et cette infrastructure repose sur des centaines de salariés qui effectuent un travail difficile jour après jour et méconnu du grand public.

Pour trente pour cent des œufs du Québec, ces femmes et ces hommes travaillent à la Ferme Saint-Zotique dans un climat, considéré par une majorité d’entre eux comme étant toxique, basé sur l’intimidation, la peur et les représailles. Le géant canadien de l’œuf, Burnbrae Farms, y exploite un important poste de classification. Ce poste met en marché des œufs produits directement dans les poulaillers adjacents à l’usine, mais aussi par tout un réseau de producteurs québécois d’œufs. Les salariés y prennent soin des poules pondeuses. Ils lavent, mirent et classent les œufs, confectionnent les emballages, préparent les commandes et livrent partout au Québec.

Or, depuis le 2 octobre, Burnbrae Farms a décidé de mettre la majorité de ces salariés en lock-out pour leur imposer des reculs importants.

Où sont les œufs?

Vous l’avez sans doute remarqué, les sections d’œufs dans plusieurs épiceries manquent cruellement de produits. La Ferme Saint-Zotique, c’est 30 % de la production d’œufs au Québec. L’employeur accepte donc de fragiliser la distribution de près d’un œuf sur trois au Québec. Pour combler les failles de son plan de contingence, il fait classer en Ontario des œufs produits ici. Pire encore, il les remplace par des œufs importés des États-Unis.

Prenons un instant pour mesurer ce que ça veut dire. Notre système de gestion de l’offre existe précisément pour garantir un approvisionnement stable, local et de qualité. Les quotas sont établis en fonction des besoins de chaque province. Les producteurs d’ici ont bâti leurs fermes sur cette promesse. Et un seul employeur pourrait, par son libre choix, faire classer nos œufs en Ontario, les remplacer par des œufs américains et fragiliser tout un écosystème, sans avoir à rendre des comptes à qui que ce soit?

C’est ici qu’Ottawa a un rôle à jouer. Le gouvernement fédéral est le gardien de la gestion de l’offre et de l’encadrement des importations. Il a défendu bec et ongles ce système face aux pressions de Washington. Il ne peut pas rester les bras croisés pendant qu’une entreprise s’en sert comme d’un filet de sécurité pour casser un conflit de travail. Nous demandons au gouvernement fédéral de faire la lumière sur ces importations et de s’assurer qu’elles ne servent pas à prolonger un lock-out.

Depuis des mois, les Canadiennes et les Canadiens se tiennent les coudes levés face aux menaces venues du sud. On achète local. On boude les produits américains. On défend nos fermes et nos emplois. Les familles québécoises font leur part à l’épicerie. Comment accepter qu’une grande entreprise canadienne fasse exactement l’inverse : tasser ses propres travailleurs et remplir nos paniers d’œufs américains?

À l’heure où nos relations avec nos voisins du sud sont plus que précaires, l’autonomie alimentaire n’est pas un slogan. C’est une nécessité. Les travailleuses et les travailleurs de Saint-Zotique en sont un maillon essentiel. Ils ne demandent pas la lune : une négociation de bonne foi, dans le respect, pour un retour rapide au travail.

Burnbrae doit revenir à la table. Ottawa doit cesser de regarder ailleurs. Et nous tous, gardons les coudes levés : pour nos œufs, pour nos producteurs et pour celles et ceux qui les font arriver jusqu’à nous.

Caroline Senneville
Présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Serge Monette
Président de la Fédération du commerce (FC–CSN)

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Rassemblement devant les bureaux de François-Philippe Champagne dans le cadre de la semaine nationale des chômeurs et des chômeuses https://www.csn.qc.ca/actualites/rassemblement-devant-les-bureaux-de-francois-philippe-champagne-dans-le-cadre-de-la-semaine-nationale-des-chomeurs-et-des-chomeuses/ Tue, 27 Oct 2026 23:42:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119526 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emplois (MASSE) et le Conseil national des chômeuses et chômeurs (CNC), avec l’appui de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et de leurs allié.es syndicaux et communautaires se sont rassemblés aujourd’hui devant le bureau de circonscription de François-Philippe Champagne à Shawinigan. Les manifestant-es demandent au ministre fédéral des Finances et du revenu national de « déboucher le 420 heures » c’est-à-dire d’assurer un critère d’admissibilité universel à l’assurance-chômage pour l’ensemble des travailleur.ses du Canada.

«Les solutions pour régler les problèmes d’admissibilité existent et on les répète depuis assez longtemps. On ne veut plus de mesures à la pièce, ce qu’on veut c’est un engagement clair pour des changements concrets et permanents. On demande au gouvernement fédéral d’établir dès maintenant un critère d’admissibilité universel d’un maximum de 420 heures », a déclaré Roxane Bélisle du Mouvement autonome et solidaire des sans-emplois.

Alors que l’économie canadienne est mise à mal par une guerre commerciale, une période d’insécurité politique et des basculements climatiques qui se succèdent, le régime d’assurance-chômage n’arrive plus à jouer son rôle de filet social correctement. Les mesures temporaires proposées par le gouvernement ne sont et ne seront pas suffisantes, surtout qu’elles ne s’appliquent pas à l’ensemble des les travailleur.ses. Or, aujourd’hui un.e travailleur.euse sur quatre n’a pas accès aux prestations malgré le fait qu’il ou elle ait cotisé au régime. Une assurance qui n’assure pas celles et ceux qui la financent ne remplit pas sa mission. Rappelons aussi que le gouvernement ne participe plus au financement de l’assurance-emploi depuis 1990.

« L’accès au chômage, c’est pas un luxe! Mettre un critère d’admissibilité universel, ça permettrait un soutien plus large, et aiderait notamment les travailleur.euses  de l’industrie saisonnière, les femmes, les personnes immigrantes, les jeunes et les travailleur.euses précaires », affirme Milan Bernard du Conseil national des chômeurs et chômeuses.

Il est temps que le gouvernement mette en place un réel filet social pour toutes les personnes travailleuses du Canada.

À propos du MASSE
Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) regroupe 17 organisations défendant les droits des chômeurs et des chômeuses. Ses membres militent pour le rétablissement d’un régime d’assurance-chômage accessible, juste, universel et non discriminatoire.

À propos du CNC
Le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) est l’expression et la force organisées du rassemblement de groupes œuvrant à la défense et à la promotion des droits des chômeurs et chômeuses, et plus largement des travailleurs et travailleuses avec ou sans emploi. Le fondement de son activité et de son action vise la mise en place d’un régime d’assurance-chômage juste et d’accès universel, assurant à chacun et à chacune respect et dignité par l’obtention d’un revenu de remplacement lors d’une période de chômage.

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L’intérêt national au détriment des droits fondamentaux https://www.csn.qc.ca/actualites/linteret-national-au-detriment-des-droits-fondamentaux/ Tue, 27 Oct 2026 15:46:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119503 « Le gouvernement ne peut pas mettre fin à une grève au nom de l’intérêt national. C’est un droit fondamental protégé par la Charte canadienne des droits et libertés. Ce nouveau critère n’est qu’une façon de prioriser les intérêts économiques des entreprises au détriment de la liberté d’association des travailleuses et des travailleurs », dénonce la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La présidente de la CSN était présente aujourd’hui à la colline parlementaire pour témoigner devant le comité législatif chargé du projet de loi C-39 de la Chambre des communes. Dans son mémoire, la CSN dénonce, entre autres, les modifications au Code canadien du travail, l’accélération des études environnementales au détriment de la population et des écosystèmes et la priorisation à tout prix de l’économie du pays sous prétexte de la pression étatsunienne.

Retrait de l’article 107
« À la CSN, nous croyons que la meilleure convention collective est celle conclue dans le cadre d’une négociation, sans intervention discrétionnaire et imprévisible de l’État. La grève permet souvent d’en arriver à une entente négociée quand l’employeur reste fermé sur ses positions. La possibilité d’une intervention d’une ou d’un ministre dans un conflit favorise l’attentisme patronal. Lors d’une grève, les employeurs n’auront plus d’incitatifs à régler rapidement », ajoute Caroline Senneville.

La CSN demande donc le retrait de l’article 107 du Code canadien du travail. La centrale syndicale ne comprend pas pourquoi le gouvernement a ajouté des critères à l’article au lieu de simplement l’abroger, comme le demandait l’ensemble des partenaires syndicaux consultés lors de l’étude du Programme du travail au printemps 2026. Un ministre ne devrait pas avoir le droit de suspendre une grève et de décréter l’arbitrage exécutoire.

Vouloir aller trop vite
Avec C-39, le gouvernement choisit les intérêts des promoteurs plutôt que de protéger la population et les écosystèmes. Le principe un projet, une décision, un an impose un échéancier incompatible avec l’évaluation sérieuse et scientifique de projets complexes et de grande envergure.

La CSN est très inquiète des effets de ce projet de loi sur les droits des travailleuses et des travailleurs, des peuples autochtones ainsi que sur la santé, la sécurité et sur les conditions de vie de toute la population.

« Le gouvernement Carney n’a qu’une vision économique à court terme en misant sur des projets polluants. En outrepassant les règles qu’on a établies sur des décennies, c’est l’avenir de nos jeunes qu’on met en péril », conclut la présidente de la CSN.

À propos
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1 600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Un don de 24 650 $ pour soutenir les grévistes https://www.csn.qc.ca/actualites/un-don-de-24-650-pour-soutenir-les-grevistes/ Tue, 27 Oct 2026 11:44:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119485 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la CSN (STTCSN) a remis lundi matin, 26 octobre 2026, un don de 24 650 $ aux 80 salarié-es en grève du IGA Coop l’Unité. Le trésorier du STTCSN, Sébastien Poulin Fortin, s’est déplacé aux Îles-de-la-Madeleine pour leur remettre le chèque et leur témoigner, de vive voix, la solidarité des 700 salarié-es de la CSN.

« Ça fait chaud au cœur de savoir que nous ne sommes pas seuls dans cette lutte. Après trois mois sans salaire, les sacrifices sont de plus en plus lourds pour les grévistes et leur famille. Ces dons nous aident à traverser cette épreuve et à poursuivre la mobilisation, même si le conflit s’étire et que les conditions sur les lignes de piquetage deviennent plus difficiles avec l’arrivée du froid. Nous remercions sincèrement toutes les personnes et les organisations qui nous appuient, que ce soit par leur présence ou par leur soutien financier », souligne la présidente du syndicat du IGA Coop l’Unité, Patricia Prince.

« Les membres du STTCSN tenaient à poser un geste concret pour soutenir les grévistes du IGA Coop l’Unité. Leur détermination force le respect. En leur remettant ce don, nous voulons leur rappeler qu’ils ne sont pas seuls et que les 700 salarié-es de la CSN sont derrière eux », affirme le trésorier du STTCSN, Sébastien Poulin Fortin.

Une campagne de dons à l’échelle du Québec

Cette semaine, la CSN a également lancé une campagne de dons auprès de ses 1 600 syndicats partout au Québec. Informés de la situation au IGA Coop l’Unité, ceux-ci sont invités à soutenir directement les grévistes par la poste ou en ligne.

Pour faire un don en ligne : https://tinyurl.com/bd6mcu99

Le conflit demeure dans l’impasse

Le conseil d’administration refuse toujours de convoquer une assemblée des membres, même si 265 d’entre eux ont signé une pétition en ce sens. Or, les règlements de la coopérative prévoient qu’une telle assemblée doit être tenue à la demande de 100 membres. À la table de négociation, seule la question salariale reste à régler. Les employé-es revendiquent une augmentation de 2 $ l’heure afin de pouvoir vivre décemment aux Îles-de-la-Madeleine, où le coût de la vie est 20 % plus élevé que sur le continent.

 

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Violence à l’urgence psychiatrique du CHUL : le personnel laissé sans protection adéquate https://www.csn.qc.ca/actualites/violence-a-lurgence-psychiatrique-du-chul-le-personnel-laisse-sans-protection-adequate/ Fri, 23 Oct 2026 16:46:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119474 Les syndicats dénoncent les lacunes en matière de sécurité à l’urgence psychiatrique du CHUL, où les travailleuses et travailleurs doivent composer avec des situations de violence et des interventions à risque sans disposer des ressources spécialisées nécessaires. Depuis l’abolition, en novembre 2024, du poste d’intervenant spécialisé en pacification et en sécurité dédié à ce secteur, le personnel se retrouve trop souvent à devoir gérer lui-même des situations dangereuses, sans la formation ni le soutien requis pour y faire face.

L’agression survenue le 17 août 2026, au cours de laquelle un préposé aux bénéficiaires a été blessé, illustre les conséquences bien réelles de cette situation. La personne salariée subit toujours d’importantes séquelles physiques et psychologiques et ne se sent pas en mesure de témoigner publiquement aujourd’hui. Pour les syndicats, cet événement constitue un signal d’alarme qui ne peut être ignoré.

« Aucun travailleur ne devrait avoir peur de se présenter au travail. Depuis l’abolition du poste d’agent de sécurité dédié à ce secteur, il n’y a plus de véritable filet de sécurité en continu à l’urgence psychiatrique. Les personnes qui y sont accueillies vivent parfois des crises importantes et peuvent représenter un danger pour elles-mêmes ou pour autrui. Ce n’est pas aux travailleuses et aux travailleurs, qui ne sont pas formés pour ces interventions spécialisées, de mettre leur santé et leur sécurité en péril pour compenser l’absence de ressources. Nous demandons des mesures concrètes, notamment la présence d’un agent d’intervention en tout temps », affirme la vice-présidente en santé-sécurité du travail et représentante du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (STT du CIUSSS-CN–CSN), Julie Tremblay.

Des risques pour le personnel, mais aussi pour les usagers

Les enjeux de sécurité dépassent les seules interventions auprès des personnes en crise. L’organisation des services à cet endroit soulève également des préoccupations quant à la cohabitation de clientèles aux besoins très différents, notamment des personnes en situation de crise en santé mentale et des enfants vulnérables qui fréquentent les lieux.

« Nos membres doivent pouvoir compter sur des ressources suffisantes pour intervenir lorsque les situations dégénèrent. Or, on constate des lacunes autant du côté des agents de sécurité que des agents d’intervention. La présence d’enfants et de familles dans un environnement où des personnes peuvent traverser des crises importantes exige une organisation adaptée et des mesures de prévention à la hauteur des risques. Le fait que les services relèvent de deux établissements distincts ne peut pas servir de prétexte pour se renvoyer la responsabilité. Santé Québec doit assurer une coordination réelle et garantir la sécurité du personnel comme celle des usagers », déclare la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du CHU de Québec (CSN), Caroline Verret.

La sécurité ne peut pas être une variable d’ajustement

Pour les syndicats, la situation révèle un problème d’organisation du travail et un manque de ressources qui doivent être corrigés sans délai. Le personnel du réseau de la santé et des services sociaux doit pouvoir exercer ses fonctions dans un environnement sécuritaire, avec le soutien de personnes qualifiées pour intervenir dans les situations à risque.

« Quand les décisions sont prises d’abord en fonction des économies à réaliser, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui en paient le prix. À l’urgence psychiatrique, des personnes arrivent parfois escortées par des policiers, en pleine désorganisation, puis sont confiées aux équipes soignantes sans qu’un agent d’intervention soit disponible pour assurer la sécurité des lieux. Nos membres vont effectuer leur travail et prendre soin de la population, mais pas au prix de leur intégrité physique et psychologique. Le poste d’agent d’intervention existait avant d’être aboli en novembre 2024. Nous demandons son rétablissement immédiat. Le personnel a la responsabilité de soigner ; l’employeur a celle de lui fournir un milieu de travail sécuritaire », affirme le président du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Xavier Isabelle.

Les syndicats demandent à Santé Québec et aux établissements concernés de rétablir une présence continue d’intervenant spécialisé en pacification et sécurité (ISPS) à l’urgence psychiatrique du CHUL, de renforcer la prévention de la violence et d’assurer une meilleure coordination des responsabilités en matière de sécurité. Ils réclament également que les incidents soient mieux documentés afin de permettre d’adapter les mesures de prévention aux risques réels. Le personnel ne peut continuer d’être exposé à des dangers évitables alors que des ressources spécialisées peuvent contribuer à prévenir les agressions et à soutenir les équipes.

De plus, ils demandent au gouvernement de rapatrier à l’interne les activités de sécurité actuellement confiées à des agences privées. En intégrant pleinement les agentes et agents de sécurité aux équipes des établissements, le réseau pourrait mieux coordonner les interventions, adapter ses pratiques aux réalités du terrain et renforcer la prévention. Des projets réalisés dans certaines régions ont déjà démontré les avantages de cette approche. Pour les syndicats, la sécurité doit être considérée comme une composante essentielle de la qualité des soins, et non comme une dépense accessoire. Santé Québec et le gouvernement doivent donc donner aux établissements les moyens de bâtir des équipes stables, bien formées et capables d’assurer la sécurité du personnel, comme celle des usagers. La sécurité du personnel et des usagers n’est pas une dépense accessoire : elle est une condition essentielle à la qualité des soins.

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3 000 membres de la catégorie 2 répartis dans cinq établissements de la région de Québec. De son côté, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (STT du CIUSSS-CN–CSN) représente plus de 7 150 membres dans la région de la Capitale-Nationale. Ces deux syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui représente quelque 140 000 membres partout au Québec.

Le Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN) représente plus de 5 500 membres de la catégorie 4 du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Répartis dans plus de 60 titres d’emploi, ces membres travaillent dans plus de 200 installations. Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), qui regroupe plus de 8 000 membres issus d’un large éventail de professions, principalement dans les secteurs de la santé et des services sociaux, mais aussi dans l’éducation, les organismes publics et communautaires, ainsi que dans plusieurs autres secteurs.

Ces trois syndicats sont également affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), qui regroupe 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui rassemble 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Sauvons le canari dans la mine https://www.csn.qc.ca/actualites/sauvons-le-canari-dans-la-mine/ Thu, 22 Oct 2026 20:37:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119453 Sous le slogan « Dans le réseau, on est tous St-Lô!  Faire front pour les cégeps », plus d’une centaine de salarié-es du réseau collégial de la CSN sont venus démontrer leur solidarité au personnel, et étudiants et étudiantes du cégep de Saint-Laurent plus tôt aujourd’hui. Les membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) unissent leurs voix afin d’interpeller le nouveau gouvernement sur l’importance de poser des gestes forts pour recréer des liens avec le milieu syndical.

« Le nouveau gouvernement devra changer d’orientation pour faire sa marque et devra collaborer afin de gouverner. Cela inclut d’écouter les messages envoyés par les syndiqués. Avant toute chose, les droits syndicaux, bafoués par l’adoption de lois sous la CAQ, doivent être rétablis rapidement » d’affirmer Jessica Goldschleger, secrétaire générale de la CSN.

Plus largement, le nouveau gouvernement devra se pencher sur la vétusté générale du réseau collégial québécois. Pour le vice-président regroupement cégep de la FNEEQ–CSN, Yves de Repentigny, la présidente du Secteur soutien cégep à la FEESP–CSN, Marie-Noël Bouffard, le vice-président à la FP–CSN, Ryan William Moon, « Le cégep de Saint-Laurent est le canari dans la mine qui nous alerte sur le niveau de danger que représente le sous-financement chronique et les déficits d’entretien dans nos infrastructures collégiales. De trop nombreux cégeps sont aux prises avec des problèmes majeurs de vétusté et de pénurie de locaux, menant à une surpopulation étudiante, voire à des fermetures de programme, comme ce fut le cas ici avec le programme de francisation. »

« Les professeurs, mais aussi les professionnel-les et les employé-es de soutien des cégeps, doivent avoir les conditions pour bien faire leur travail. Nos étudiants et étudiantes, c’est l’avenir. Nous sommes là pour les accompagner, mais encore faut-il avoir les moyens de le faire correctement. Nos jeunes méritent des lieux d’apprentissage adéquats favorisant la persévérance et la réussite scolaire. Le nouveau gouvernement doit investir dans les rénovations nécessaires afin de maintenir nos infrastructures collégiales », poursuivent-ils.

Le retour à l’équilibre budgétaire est secondaire face à l’urgence de réinvestir massivement dans nos services publics et dans leurs infrastructures. « Il y a toujours deux colonnes dans un budget. Il n’y a pas qu’en réduisant les dépenses qu’on peut assainir les finances publiques. Il faut plutôt augmenter les revenus en mettant en place un système d’imposition progressif taxant davantage les plus riches et les corporations, dont les taux d’imposition n’ont jamais été aussi bas. Les inégalités, de leur côté, n’ont jamais été aussi criantes; il est temps de redistribuer la richesse. Il faut nous donner les moyens d’avoir des réseaux d’éducation, de santé, de services sociaux, de transport collectif accessibles, à la hauteur des besoins de la population », a terminé le président du CCMM–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur, qui sont répartis dans trois fédérations.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 47 cégeps, 50 établissements privés et 12 universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 38 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

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Des partenaires incontournables de la forêt offrent au nouveau gouvernement québécois des solutions pour bâtir des consensus https://www.csn.qc.ca/actualites/des-partenaires-incontournables-de-la-foret-offrent-au-nouveau-gouvernement-quebecois-des-solutions-pour-batir-des-consensus/ Thu, 22 Oct 2026 16:12:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119435 Un regroupement inédit de Premières Nations et d’organisations – qui depuis plus d’un an collaborent au-delà de leurs divergences d’opinion pour définir les conditions d’une modernisation juste et durable du régime forestier – félicite le nouveau gouvernement de son assermentation et Mme Natalie Bisaillon de sa nomination à titre de ministre des Ressources naturelles et des Forêts.

Réunissant des Premières Nations, des syndicats de travailleuses et travailleurs, des groupes environnementaux, des gestionnaires de territoires fauniques, des acteurs du récréotourisme et des entrepreneurs forestiers, le regroupement rappelle l’engagement du Parti Québécois à lancer sans tarder la réforme du régime forestier. Il lui propose une démarche claire, structurée et rassembleuse pour éviter les écueils du passé.

« Nous saluons la volonté du nouveau gouvernement de consulter les acteurs du régime forestier et les Premières Nations afin de déposer avant la fin de 2027 cette réforme tant attendue. Nous lui tendons la main pour l’aider à accomplir cette promesse, forts de notre succès depuis un an à construire un espace de concertation pour sortir de l’impasse sur la question forestière. La précédente tentative de réforme (le projet de loi 97), élaborée sans véritable dialogue en amont, a fait perdre près de deux ans et a ébranlé la confiance du public. Reprendre la même voie coûterait cher en temps, en argent et nuirait au climat social. Nous proposons donc à la ministre Bisaillon une démarche en trois volets pour bâtir une réforme transformatrice, légitime et pérenne », expliquent les Premières Nations et les organisations membres du regroupement.

Trois gestes essentiels à poser

Afin d’établir le dialogue, de restaurer la confiance et de lancer rapidement un processus de concertation rigoureux, le regroupement propose à la ministre trois gestes prioritaires :

  • Mandater un groupe de travail pour élaborer un énoncé de politique forestière. Composé de personnes en mesure de représenter la diversité des acteurs concernés par la gestion forestière, ce groupe aurait pour mandat de proposer rapidement une vision rassembleuse de la forêt québécoise. Cet énoncé jetterait les bases d’une modernisation durable du régime forestier et d’une politique industrielle capable de transformer le secteur et de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux.
  • Mettre sur pied une Table nationale des partenaires. Indépendante du ministère des Ressources naturelles et des Forêts et dotée d’une présidence reconnue par l’ensemble des parties, cette table établirait un diagnostic de la situation, dégagerait des solutions consensuelles et cernerait clairement les désaccords qui subsistent. Elle offrirait un espace de dialogue comme socle à l’élaboration du nouveau régime forestier.
  • Créer un Conseil national de « gouvernements à gouvernement ». Cette instance établirait un lieu de dialogue et de négociation entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargés de co-construire le prochain régime forestier.

« Nos propositions n’ajoutent aucune structure coûteuse. Elles s’appuient sur ce qui existe déjà : les recommandations de nombreux mémoires déposés ces dernières années et le travail de rapprochement que notre regroupement mène pour dégager des consensus. Le véritable coût n’est pas de prendre le temps de se concerter; c’est de voir une réforme échouer, de prolonger un statu quo intenable et de perdre encore des années faute d’écouter les voies de passage qui se dessinent parmi la majorité des acteurs de la gestion forestière et de la forêt », estiment les membres du regroupement.

Les Premières Nations et les organisations membres du regroupement réaffirment leur entière collaboration avec la ministre Natalie Bisaillon pour faire de la réforme promise une réussite. Elles l’invitent à les rencontrer rapidement pour entendre le détail de leurs propositions et contribuer, dès les premières semaines de son mandat, à la mise en place d’une démarche crédible et rassembleuse.

Signataires:

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Dominic Dugré, Président-directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

 

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Vente responsable d’alcool : l’étude met en lumière des failles dans les Zones SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/vente-responsable-dalcool-letude-met-en-lumiere-des-failles-dans-les-zones-saq/ Thu, 22 Oct 2026 09:59:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119413 Quand l’alcool de la SAQ est vendu ailleurs qu’en succursale, le contrôle ne suit pas. C’est ce que révèle une étude menée à l’été 2026 par la firme ENIPSO pour le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ). Lors de 191 visites de clients mystères dans des commerces comprenant une Zone SAQ – soit des établissements privés qui vendent des produits de la SAQ sans être opérés par l’agence gouvernementale, les règles de vente responsable d’alcool ont été appliquées de façon très inégale.

Ce que l’étude a observé

  • Un parent qui achète pour son ado. Un jeune de 16 ou 17 ans choisissait lui-même une bouteille et l’apportait à la caisse, puis son parent payait. La vente a été autorisée dans 74 % des cas. Deux fois sur trois, personne n’a demandé l’âge du jeune.
  • Des jeunes adultes qui ne sont pas cartés. Sept fois sur dix, un jeune de 18 à 25 ans est reparti avec de l’alcool sans montrer de pièce d’identité. Pourtant, la consigne est de demander une preuve d’âge à toute personne qui semble avoir moins de 25 ans.
  • Personne pour surveiller. Dans 93 % des visites, aucun employé n’était présent dans la Zone SAQ. Dans 76 % des cas, l’alcool, y compris les spiritueux, était en libre accès, pas sous clé.
  • Les caisses libre-service, encore moins de contrôle. La vente a été refusée dans 10,5 % des transactions en libre-service, contre 26,2 % avec un employé à la caisse.

« Vendre de l’alcool de façon responsable, c’est un métier. Ça prend du monde formé, du temps et de l’encadrement, explique Martin Lachance, président du SEMB-SAQ. On ne blâme pas les commis d’épicerie ou de dépanneur, mais nous avons la meilleure expertise au monde pour vendre de l’alcool. »

Caroline Senneville, présidente de la CSN, aborde les impacts sociaux du virage de la SAQ :

« la vente responsable ne devrait pas reposer uniquement sur la vigilance et le jugement individuel d’un commis, mais aussi sur un ensemble de bonnes pratiques, de processus et de mécanismes qui encadrent la vente d’alcool, il en va de la santé publique! ».

À voir trop grand, la SAQ perd de vue sa mission

« L’expansion à tous vents de la SAQ, sans égard à la santé publique et aux règles en place, nuit aux Québécoises et aux Québécois, explique Simon-Mathieu Malenfant, vice-président-trésorier de la FEESP-CSN. Non seulement nous laissons aller une partie du profit entre les mains du privé, mais en plus, la SAQ se lave les mains de sa responsabilité envers le public en appliquant un laisser-aller dans les zones SAQ. En cherchant à faire toujours plus de profit, la SAQ s’éloigne de sa mission. »

Ce que le SEMB-SAQ demande
Le SEMB-SAQ demande à la SAQ de mettre en pause ses nouveaux projets d’expansion tant qu’un examen rigoureux de leurs impacts sur la santé publique et sur les pratiques de vente responsable n’aura pas été réalisé. Convaincu que l’expertise de la SAQ et de son personnel demeure le meilleur modèle pour encadrer la vente d’alcool au Québec, le syndicat réclame également une vaste consultation sur l’avenir de la distribution et de la vente d’alcool au Québec, à laquelle l’ensemble des acteurs concernés devra être invité et entendu. Dans cet esprit, le SEMB-SAQ demande au nouveau gouvernement et à la SAQ de faire le point sur l’expansion des Zones SAQ avant d’en ouvrir d’autres, et que l’expertise du personnel des succursales soit pleinement reconnue comme un outil essentiel de santé publique.

À propos de l’étude
ENIPSO, cabinet-conseil québécois, a réalisé 191 visites en juillet et août 2026 selon quatre scénarios : jeune de 18 à 25 ans seul, groupe de jeunes, parent avec un mineur et client en état d’ébriété. Les commerces n’étaient pas informés de la démarche. Les mineurs n’ont jamais acheté d’alcool eux-mêmes; le protocole était encadré par la firme.

À propos du SEMB-SAQ
Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 350 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Réaction de la CSN à la nomination du Conseil des ministres https://www.csn.qc.ca/actualites/reaction-de-la-csn-a-la-nomination-du-conseil-des-ministres/ Wed, 21 Oct 2026 20:56:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119426 La CSN salue l’entrée en fonction du Conseil des ministres de Paul St-Pierre Plamondon et invite les nouveaux ministres à faire de la concertation une pratique quotidienne. Pour la centrale syndicale, la réussite de ce gouvernement minoritaire passera par sa capacité à travailler avec celles et ceux qui font fonctionner le Québec.

« Nous félicitons les femmes et les hommes qui prennent aujourd’hui la responsabilité de gouverner. Le premier ministre a promis un gouvernement à l’écoute. Nous lui offrons notre collaboration, et nous serons à la table dès les premières semaines », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Un Conseil des ministres réduit, c’est un choix qui appartient au premier ministre. Mais un cabinet plus petit ne doit pas devenir le prélude à un État plus faible. Face aux crises, la population a besoin de services publics solides et de travailleuses et de travailleurs respectés », ajoute-t-elle.

Santé : décentraliser sans déstabiliser

La CSN prend acte de la nomination de Marie-Karlynn Laflamme à la Santé, à la Prévention et aux Aînés, et de celle de Camille Pellerin-Forget à titre de ministre déléguée à la Santé mentale et aux Services sociaux. Face aux nombreux défis en matière de santé et de services sociaux, la CSN continuera d’appuyer une décentralisation qui redonne leur place aux CLSC, à la prévention et au soutien à domicile et rappelle qu’elle continuera de s’opposer à toute ouverture supplémentaire au privé.

Éducation et Enseignement supérieur : un financement à la hauteur

La CSN souhaite participer pleinement aux États généraux sur l’éducation annoncés par le nouveau détenteur du portefeuille de cet important ministère, Joël Arseneau. De la petite enfance à l’université, les réseaux souffrent d’un sous-financement chronique. Ils ne pourront pas absorber de nouvelles compressions. Ce sera un défi de taille également pour la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Elsie Lefebvre, avec laquelle la CSN est prête à collaborer.

Finances et Trésor : non à l’austérité

Le retour de Nicolas Marceau aux Finances et l’arrivée d’Alain Therrien au Conseil du trésor s’accompagnent d’un objectif de retour rapide à l’équilibre budgétaire. La CSN met en garde contre toute coupe dans les services publics. À l’aube de la négociation du secteur public, la CSN tient à rappeler que le coût de la vie demeure extrêmement élevé pour tout le monde. Bien que la crise inflationniste soit en partie derrière nous, ses impacts se font sentir à tous les jours. Le mécanisme de protection du pouvoir d’achat, obtenu lors de la dernière négociation, démontre toute son importance dans les circonstances.

« Imposer une austérité aux services publics, c’est faire mal à celles et à ceux qui les dispensent, mais aussi aux Québécoises et aux Québécois qui en bénéficient, prévient la présidente. Avant de foncer tête baissée, le Parti Québécois devrait réfléchir aux répercussions que cela entraînerait. »

Travail : abroger les lois antisyndicales

La CSN réitère son appel au retrait des lois 4 et 14 imposées par la CAQ, d’autant que la loi 14 de l’ex-ministre du Travail, Jean Boulet, vient de connaître un premier revers juridique d’importance au Tribunal administratif du travail. Le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Mathieu Lebrun, aura l’occasion de poser un geste fort dès les 100 premiers jours. Après des années de confrontation sous le gouvernement de la CAQ, il est plus important que jamais de rétablir un dialogue fécond et respectueux avec les acteurs de la société civile, ainsi que l’équilibre dans les relations de travail.

Économie et Énergie : miser sur les travailleuses et les travailleurs

La CSN invite le nouveau ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie, Stéphane Paquet, à faire des travailleuses et des travailleurs les piliers du redressement économique du Québec. Elle l’appelle à doter le Québec d’une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre. C’est ainsi que le Québec bâtira une économie résiliente, capable de créer des emplois de qualité dans toutes les régions.

Immigration : les droits avant tout

La CSN rappelle à la nouvelle ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Catherine Gentilcore, que des milliers de travailleuses et de travailleurs issus de l’immigration soutiennent des pans entiers de notre économie. Toute réforme devra protéger leurs droits et renforcer l’accès à la francisation en milieu de travail. La CSN souligne en outre le rôle crucial de leader parlementaire du gouvernement qu’occupera désormais Mme Gentilcore. Elle devra bâtir des ponts avec les oppositions. La CSN l’invite à faire de cette collaboration la norme, notamment pour abroger les lois antisyndicales.

Culture, Communications et Langue française : protéger l’information

La CSN compte sur Pascal Bérubé, nouveau ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française, pour soutenir les médias d’information, essentiels à notre vie démocratique. La CSN l’invite aussi à faire de la promotion de la langue française, notamment au travail, une priorité concrète.

Démocratie : le courage de réformer le mode de scrutin

La CSN invite le gouvernement à aller de l’avant avec la réforme du mode de scrutin à laquelle il s’est engagé. Quant à la souveraineté, la CSN doit entamer une démarche de consultation de ses membres au cours des prochains mois afin d’actualiser sa position, conformément à une résolution de son 68e Congrès.

Mme Senneville conclut : « Il y aura des désaccords, c’est certain. Mais c’est dans le dialogue que se trouvent les meilleures solutions. Notre porte est ouverte, et nous comptons sur la collaboration des membres du nouveau conseil des ministres pour bâtir la suite ».

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Les lockouté-es de la Ferme Saint-Zotique portent leur message jusqu’au siège social de Burnbrae https://www.csn.qc.ca/actualites/les-lockoute-es-de-la-ferme-st-zotique-portent-leur-message-jusquau-siege-social-de-burnbrae/ Wed, 21 Oct 2026 16:18:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119415 Le 6 octobre, le syndicat déposait ses demandes financières dans le cadre de la conciliation. L’employeur devait y répondre le 16 octobre, mais a annulé la rencontre prévue et reporté sa réponse au 11 novembre, invoquant une réévaluation de ses opérations par ses hautes instances. La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ferme Saint-Zotique (STTFSZ–CSN), Régine Sergerie, explique pourquoi les lockouté-es ont choisi de se rendre jusqu’à Lyn :

« On nous a expliqué que les décisions se prennent au plus haut niveau de l’entreprise. C’est pour ça qu’on est venus porter notre message ici ! On veut retourner au travail, mais pour y arriver, il faut que Burnbrae revienne à la table avec la volonté de conclure. »

Le recours à des œufs états-uniens soulève des inquiétudes
La Ferme Saint-Zotique joue un rôle important dans l’approvisionnement du marché québécois en produisant 30 % des œufs vendus en épicerie. Les travailleuses et  travailleurs s’inquiètent des répercussions des décisions de l’entreprise sur l’avenir des emplois et des activités de production au Québec.

À ce sujet, la présidente de la CSN, Caroline Senneville :

« Pendant que les salarié-es sont maintenus en lockout, l’entreprise a indiqué à ses clients qu’elle pourrait s’approvisionner en œufs provenant des États-Unis pour alimenter le marché québécois ! Les travailleuses et les travailleurs de Saint-Zotique sont pourtant disponibles et prêts à effectuer leur travail. La meilleure solution demeure de reprendre les négociations. »

Le syndicat souhaite un retour au travail
Soucieux que les consommatrices et les consommateurs connaissent la réalité derrière ce conflit, le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, ajoute que :

« Ce n’est pas une grève : ce sont des salarié-es qui ont été mis en lockout par leur employeur. On demeurera à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent une convention collective juste et le retour au travail qu’ils réclament depuis le début. »

Le président de la Fédération du commerce était en direct sur les ondes de LCN hier soir à 18 h 35, afin de discuter de ce sujet.

Une mobilisation qui dépasse les portes de l’usine
L’action à Lyn a également rassemblé des représentantes et représentants de la CSN venus appuyer les travailleuses et travailleurs de Saint-Zotique.

« Quand un employeur s’attaque à un syndicat, il s’attaque à tout le mouvement. Le 2 octobre, on avait dit qu’on ne laisserait pas tomber les travailleuses et travailleurs de la Ferme Saint-Zotique. Aujourd’hui, on est là. Ils ne sont pas seuls, et la direction doit le comprendre », lance la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit.

À propos
Le STTFSZ–CSN représente près d’une centaine de salarié-es de l’usine de classement d’œufs de Saint-Zotique. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui regroupe plus de 67 000 membres, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie–CSN. La CSN rassemble plus de 350 000 travailleuses et travailleurs dans l’ensemble des secteurs d’activité.

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Plus de 150 personnes réclament la fin du conflit et exigent que le conseil d’administration écoute les membres https://www.csn.qc.ca/actualites/plus-de-150-personnes-reclament-la-fin-du-conflit-et-exigent-que-le-conseil-dadministration-ecoute-les-membres/ Tue, 20 Oct 2026 15:43:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119400 Plus de 150 Madelinots et Madeliniennes, accompagnés de la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, ainsi que du président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Pierre‑Luc Boulay, se sont réunis aujourd’hui devant le IGA Coop l’Unité, afin de dénoncer l’inaction du conseil d’administration de la coopérative et réclamer qu’il entende enfin la voix de ses membres.

Réunis dans le cadre d’un grand rassemblement citoyen, les participantes et participants ont répondu à l’appel des salarié-es en grève depuis le 25 juillet dernier. Leur message est clair : il est temps de mettre fin à un conflit qui s’éternise et de rouvrir la Coop.

Au cours des dernières semaines, des membres de la coopérative ont entrepris des démarches en vue d’obtenir la tenue d’une assemblée générale spéciale. Pour les personnes présentes au rassemblement, le conseil d’administration doit répondre à cet appel et permettre aux membres de se prononcer sur la gestion du conflit.

« Nous sommes membres de cette coopérative et nous croyons qu’il est normal d’être entendus lorsqu’une situation aussi importante met en péril les services de notre Coop et son avenir. Ce sont 265 membres qui ont exprimé leur volonté de voir une assemblée se tenir rapidement. Le conseil d’administration doit les écouter et leur donner la parole », Robert Mercier, l’un des initiateurs de la démarche citoyenne.

Un règlement à portée de main

Alors que la négociation se poursuit en conciliation, les parties ont réglé l’ensemble des enjeux à l’exception de la question salariale. Les travailleuses et les travailleurs demandent des augmentations leur permettant de mieux faire face au coût de la vie particulièrement élevé aux Îles-de-la-Madeleine.

« Depuis presque trois mois, nos membres démontrent une détermination remarquable. Nous voulons revenir au travail et servir la population. La solution est pourtant à portée de main. Ce conflit doit prendre fin et le conseil d’administration doit faire ce qu’il faut pour conclure une entente juste qui permettra la réouverture de notre Coop », souligne la présidente du Syndicat des employé-es du IGA Coop l’Unité, Patricia Prince.

Pour la présidente de la CSN, le rassemblement citoyen témoigne de l’appui exceptionnel dont bénéficient les salarié-es depuis le début du conflit. « La mobilisation d’aujourd’hui envoie un message puissant. Les travailleuses et les travailleurs ne sont pas seuls. Les membres de la coopérative, les Madelinots et les Madeliniennes demandent au conseil d’administration de faire preuve d’écoute et de leadership. Une coopérative appartient à ses membres. Quand ceux-ci demandent à être entendus, le conseil d’administration a la responsabilité de leur ouvrir la porte », affirme Caroline Senneville.

De son côté, le président de la Fédération du commerce, Serge Monette, estime qu’il est temps de mesurer l’impact du conflit sur l’avenir de l’entreprise. « Une grève qui s’étire pendant des mois entraîne des pertes importantes pour une compagnie, mais aussi des répercussions sur son image, sa clientèle et sa capacité à retenir sa main-d’œuvre. Dans ce dossier, parvenir à un règlement n’est pas seulement une question de relations de travail, c’est aussi une décision de gestion responsable pour assurer l’avenir de la Coop. »

« Le conflit dure depuis trop longtemps et ses conséquences se font sentir dans toute la communauté. Aujourd’hui, plus de 150 personnes se sont déplacées pour demander une chose toute simple : que les membres puissent exercer leur droit démocratique et que tout soit mis en œuvre pour parvenir à un règlement. Le conseil d’administration doit entendre ce message et agir rapidement », ajoute quant à lui Pierre‑Luc Boulay, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Les organisateurs du rassemblement rappellent que la Coop occupe une place importante dans la communauté madelinienne et qu’il est dans l’intérêt de la population qu’une solution soit trouvée rapidement.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.


 

Revue de presse
TVA : Un conflit qui « dure depuis trop longtemps » à Cap-aux-Meules

TVA : Plus de 150 Madelinots en appui aux salariés de la Coop L’Unité

CFIM : Coop l’Unité: plus d’une centaine de personnes en appui aux syndiqués

Radio-Canada : Rassemblement citoyen devant la Coop L’Unité aux Îles

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