Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 20 Oct 2026 15:43:47 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Plus de 150 personnes réclament la fin du conflit et exigent que le conseil d’administration écoute les membres https://www.csn.qc.ca/actualites/plus-de-150-personnes-reclament-la-fin-du-conflit-et-exigent-que-le-conseil-dadministration-ecoute-les-membres/ Tue, 20 Oct 2026 15:43:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119400 Plus de 150 Madelinots et Madeliniennes, accompagnés de la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, ainsi que du président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Pierre‑Luc Boulay, se sont réunis aujourd’hui devant le IGA Coop l’Unité, afin de dénoncer l’inaction du conseil d’administration de la coopérative et réclamer qu’il entende enfin la voix de ses membres.

Réunis dans le cadre d’un grand rassemblement citoyen, les participantes et participants ont répondu à l’appel des salarié-es en grève depuis le 25 juillet dernier. Leur message est clair : il est temps de mettre fin à un conflit qui s’éternise et de rouvrir la Coop.

Au cours des dernières semaines, des membres de la coopérative ont entrepris des démarches en vue d’obtenir la tenue d’une assemblée générale spéciale. Pour les personnes présentes au rassemblement, le conseil d’administration doit répondre à cet appel et permettre aux membres de se prononcer sur la gestion du conflit.

« Nous sommes membres de cette coopérative et nous croyons qu’il est normal d’être entendus lorsqu’une situation aussi importante met en péril les services de notre Coop et son avenir. Ce sont 265 membres qui ont exprimé leur volonté de voir une assemblée se tenir rapidement. Le conseil d’administration doit les écouter et leur donner la parole », Robert Mercier, l’un des initiateurs de la démarche citoyenne.

Un règlement à portée de main

Alors que la négociation se poursuit en conciliation, les parties ont réglé l’ensemble des enjeux à l’exception de la question salariale. Les travailleuses et les travailleurs demandent des augmentations leur permettant de mieux faire face au coût de la vie particulièrement élevé aux Îles-de-la-Madeleine.

« Depuis presque trois mois, nos membres démontrent une détermination remarquable. Nous voulons revenir au travail et servir la population. La solution est pourtant à portée de main. Ce conflit doit prendre fin et le conseil d’administration doit faire ce qu’il faut pour conclure une entente juste qui permettra la réouverture de notre Coop », souligne la présidente du Syndicat des employé-es du IGA Coop l’Unité, Patricia Prince.

Pour la présidente de la CSN, le rassemblement citoyen témoigne de l’appui exceptionnel dont bénéficient les salarié-es depuis le début du conflit. « La mobilisation d’aujourd’hui envoie un message puissant. Les travailleuses et les travailleurs ne sont pas seuls. Les membres de la coopérative, les Madelinots et les Madeliniennes demandent au conseil d’administration de faire preuve d’écoute et de leadership. Une coopérative appartient à ses membres. Quand ceux-ci demandent à être entendus, le conseil d’administration a la responsabilité de leur ouvrir la porte », affirme Caroline Senneville.

De son côté, le président de la Fédération du commerce, Serge Monette, estime qu’il est temps de mesurer l’impact du conflit sur l’avenir de l’entreprise. « Une grève qui s’étire pendant des mois entraîne des pertes importantes pour une compagnie, mais aussi des répercussions sur son image, sa clientèle et sa capacité à retenir sa main-d’œuvre. Dans ce dossier, parvenir à un règlement n’est pas seulement une question de relations de travail, c’est aussi une décision de gestion responsable pour assurer l’avenir de la Coop. »

« Le conflit dure depuis trop longtemps et ses conséquences se font sentir dans toute la communauté. Aujourd’hui, plus de 150 personnes se sont déplacées pour demander une chose toute simple : que les membres puissent exercer leur droit démocratique et que tout soit mis en œuvre pour parvenir à un règlement. Le conseil d’administration doit entendre ce message et agir rapidement », ajoute quant à lui Pierre‑Luc Boulay, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Les organisateurs du rassemblement rappellent que la Coop occupe une place importante dans la communauté madelinienne et qu’il est dans l’intérêt de la population qu’une solution soit trouvée rapidement.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Alstom refuse toujours de négocier avec ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/alstom-refuse-toujours-de-negocier-avec-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Mon, 19 Oct 2026 16:10:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119319 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN dénonce l’absence totale de l’employeur à la table de négociation. Plus d’un mois après le dépôt de l’avis de négociation, et malgré plusieurs relances de la partie syndicale, l’employeur refuse toujours de proposer des dates de rencontre. Une attitude qui témoigne d’un manque flagrant de considération envers les travailleuses et les travailleurs qui contribuent directement à la réalisation de ses contrats.

Un employeur présent pour les annonces, absent pour négocier

« L’employeur s’est montré très réactif lorsqu’il était question de célébrer la commande de VIA Rail pour la construction de 313 nouvelles voitures. Mais lorsqu’il s’agit d’écouter les demandes des travailleuses et des travailleurs qui mèneront ce projet à terme, il est soudainement absent à l’appel. On ne peut pas se réjouir des contrats qui entrent sans être prêt à s’asseoir à la table pour négocier avec celles et ceux qui vont les réaliser », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, l’attitude de l’employeur est inacceptable. « Cette situation frise la mauvaise foi. L’employeur doit revoir ses priorités et comprendre que ses contrats ne se réaliseront pas tout seuls. Derrière chaque commande, il y a des travailleuses et des travailleurs qui mettent leur savoir-faire et leurs efforts à contribution. S’il veut pouvoir compter sur eux pour livrer ses projets, il doit faire preuve de respect et s’engager sérieusement dans la négociation d’un nouveau contrat de travail. Les travailleuses et les travailleurs méritent mieux que le silence », poursuit Mme Ross.

Le STT d’Alstom La Pocatière–CSN demande à l’employeur de mettre fin à son silence, de répondre aux demandes syndicales et de convenir sans délai de dates de négociation. « Depuis le mois d’août que l’employeur nous dit qu’il est prêt à négocier. Il est plus que temps qu’il le prouve, car ça fait déjà près d’un mois que les membres attendent! », explique Claude Michaud, le président du syndicat. Les travailleuses et les travailleurs sont prêts à négocier de bonne foi afin de conclure une entente et de contribuer à la réalisation de ce projet majeur, qui représente des retombées économiques importantes pour la région. Encore faut-il que l’employeur fasse preuve de la même volonté et accepte enfin de s’asseoir à la table de négociation.

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Amazon subit un nouveau revers en Cour supérieure https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-subit-un-nouveau-revers-en-cour-superieure/ Mon, 19 Oct 2026 15:52:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119316 Malgré ses prétentions, Amazon n’est pas habilitée à contester la constitutionnalité du mécanisme d’accréditation syndicale qui prévaut au Québec ni à demander la révocation de l’accréditation du syndicat qui représente les employé-es de l’entrepôt DXT4, aujourd’hui fermé, à Laval. Dans un jugement rendu vendredi dernier, la Cour supérieure rejette en ce sens la demande de contrôle judiciaire d’Amazon et reconfirme la décision rendue par le Tribunal administratif du travail (TAT) le 22 octobre 2024.

La multinationale américaine conteste depuis le tout début la syndicalisation, en mai 2024, de ses 230 employé-es de l’entrepôt DXT4. À ses yeux, l’absence d’un vote obligatoire au scrutin secret porterait atteinte à la liberté d’association des salarié-es. Amazon demandait également la révocation de l’accréditation, alléguant que l’agente du TAT n’aurait pas effectué les vérifications nécessaires concernant la représentativité du syndicat.

C’est sans ménagement que le tribunal rejette ces deux demandes.

Dans sa décision, la juge Catherine Piché revalide les principes mis de l’avant par le TAT : Amazon, en tant qu’employeur, ne peut pas invoquer la liberté d’association… des salarié-es. Le Code du travail permet certes à l’employeur d’intervenir sur la définition de l’unité d’accréditation et sur les personnes qu’elle comprend, mais son exclusion du débat portant sur le « caractère représentatif » du syndicat et sur la méthode utilisée pour le vérifier vise à protéger la confidentialité des adhésions syndicales et à prévenir toute forme d’ingérence ou de représailles de l’employeur.

La Cour rejette également la demande de révocation de l’accréditation syndicale, confirmant la conclusion du TAT selon laquelle les allégations d’Amazon reposaient sur des soupçons, des suppositions et du ouï-dire.

« Bien avant de fermer l’ensemble de ses entrepôts au Québec, Amazon se plaçait déjà au-dessus de la loi, contestant la constitutionnalité même du Code du travail et la capacité de nos organismes judiciaires à le faire respecter », fait remarquer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« La guérilla judiciaire lancée par Amazon vient de frapper un mur, encore une fois. Il est toutefois hautement regrettable que ces mesures dilatoires, omniprésentes au cours de l’autre procès visant les fermetures, retardent l’obtention de justice et de réparations pour les centaines de travailleuses et de travailleurs qui ont perdu leur emploi en janvier 2025. »


À propos

Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La santé et la sécurité du travail, ce n’est pas un jeu https://www.csn.qc.ca/actualites/la-sante-et-la-securite-du-travail-ce-nest-pas-un-jeu/ Sun, 18 Oct 2026 10:00:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119274 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance aujourd’hui sa Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail, qui se déroule du 18 au 24 octobre sous le thème « La santé et la sécurité du travail, ce n’est pas un jeu ». Des activités de sensibilisation et de mobilisation auront lieu partout au Québec afin de rappeler l’importance de la prévention dans les milieux de travail.

Cette édition se tient alors que le bilan de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail doit être déposé cet automne à l’Assemblée nationale. Pour la CSN, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait fausse route en excluant les secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation de certains mécanismes permanents de prévention.

Une exclusion toujours dénoncée

« La santé et la sécurité du travail ne doivent jamais être considérées comme un coût ou une formalité administrative. Chaque travailleuse et chaque travailleur a le droit de rentrer chez soi en santé, et en vie. Il est incompréhensible qu’on ait retiré des outils essentiels de prévention à des secteurs aussi névralgiques avant même d’en avoir évalué les effets », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La centrale continue de dénoncer cette exclusion, qui touche majoritairement des secteurs à prédominance féminine, et poursuit sa contestation judiciaire afin d’obtenir les mêmes protections pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

Une judiciarisation qui inquiète

La CSN s’inquiète également de la judiciarisation croissante du régime. Alors que la réforme devait améliorer le sort des victimes de lésions professionnelles, le nombre de dossiers ouverts en matière de santé et de sécurité du travail auprès du Tribunal administratif du travail et de son ancêtre, la Commission des lésions professionnelles, est passé d’un peu moins de 23 000 à près de 45 000 en 25 ans.

« Lorsqu’une personne blessée ou malade doit multiplier les démarches pour faire reconnaître ses droits, c’est tout le régime qui est remis en question. Trop souvent, les mécanismes de contestation sont utilisés à l’encontre des victimes plutôt que pour les accompagner », soutient Mme Senneville.

Des ressources insuffisantes à la CNESST

La CSN dénonce également le gel d’embauche imposé par le gouvernement sortant. Ce gel affecte directement la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), notamment par des réductions de services. Rappelons que le financement de la CNESST ne repose pas sur l’État, mais sur des cotisations versées par les employeurs.

« Comment s’assurer que les activités d’inspection, l’accompagnement des travailleurs accidentés et la prévention soient optimaux si on retire la capacité d’agir à la CNESST ? Tout cela dans un contexte où les besoins sont grandissants, où les risques se complexifient et où plusieurs catégories de travailleuses et de travailleurs demeurent particulièrement vulnérables, notamment les travailleurs étrangers temporaires. Il faut donner à la CNESST les moyens de remplir pleinement sa mission », observe la présidente.

Les changements climatiques, un enjeu de santé et de sécurité

La CSN rappelle également que les changements climatiques représentent un défi croissant pour la santé et la sécurité du travail. Les épisodes de chaleur extrême et les événements météorologiques extraordinaires plus fréquents exposent un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs à des risques accrus.

« Les changements climatiques ont déjà des conséquences directes sur la santé et la sécurité du travail. Le Québec doit s’orienter vers une transition écologique qui va de pair avec la protection des emplois, le développement des compétences et l’intégration de véritables mesures de prévention dans les milieux de travail », conclut Caroline Senneville.

À travers les activités organisées cette semaine, la CSN réaffirme son engagement en faveur d’un régime de santé et de sécurité du travail fondé sur la prévention, la participation des travailleuses et des travailleurs et le respect des droits des victimes.

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Rétablir les droits syndicaux maintenant https://www.csn.qc.ca/actualites/retablir-les-droits-syndicaux-maintenant/ Thu, 15 Oct 2026 15:36:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119284 La campagne électorale qui s’est terminée par l’élection d’un nouveau gouvernement a été longue, mais le résultat a été très clair. Les électeurs ont mis à la porte l’ancien gouvernement et aucun caquiste n’a résisté à cette volonté de changement au Québec.

Parmi ces électeurs, il y a des travailleuses et des travailleurs syndiqués qui ont voté pour que leurs droits bafoués par l’adoption de lois antisyndicales soient rétablis. Ils n’acceptent pas que le dernier gouvernement, propatronal, soit venu jouer dans l’équilibre du rapport de force en s’ingérant dans l’organisation interne des syndicats. Cette intrusion risque de limiter leur pouvoir d’action et de modifier le processus des négociations collectives, favorisant dès lors la partie patronale.

En tant que représentants de ces travailleuses et travailleurs, nous souhaitons le rétablissement de leurs droits syndicaux rapidement.
La semaine dernière, le Tribunal administratif du travail (TAT) a par ailleurs donné raison à la CSN dans la cause des salariées du Jardin de Robi, CPE du Lac-Saint-Jean, en déclarant un grand pan du projet législatif de la CAQ, inconstitutionnel.

Dans cette perspective, il est essentiel de corriger sans délai cette situation. Ce déséquilibre profite aux employeurs et désavantage largement les travailleuses et les travailleurs dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. C’est une attaque à leurs droits fondamentaux.
Dans un contexte où l’inflation exerce une pression constante sur les ménages, les travailleuses et les travailleurs doivent, plus que jamais, pouvoir compter sur tous les outils et les droits permis par l’encadrement législatif dont le Québec s’est doté. Cela comprend inévitablement la grève. Par-dessus tout, ils ont le droit de vouloir protéger leur pouvoir d’achat.

Nous nous attendons donc à des prises de position immédiates de la part des nouveaux élu-es de l’Assemblée nationale. Les lois anti-travailleurs adoptées par le gouvernement précédent doivent être abrogées au cours des 100 premiers jours du mandat. Nous demandons un retrait complet des mesures attaquant notre fonctionnement et notre droit de grève et un rétablissement complet de notre liberté à nous gouverner de manière autonome afin que nous puissions nous mobiliser à notre guise. À cet effet, nous avons sollicité des rencontres à court terme avec toutes et tous les député-es du Parti québécois.

Nous resterons visibles pour rappeler nos enjeux et nos revendications. Ce que nous demandons n’est pas compliqué. Ça ne coûte rien. Il suffit d’une volonté politique de la part du nouveau gouvernement. Agir en ce sens, c’est un pas nécessaire vers le rétablissement du dialogue avec les organisations syndicales et la société civile dont le Québec a besoin.

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Les salarié-es de Québec Linge déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-quebec-linge-declenchent-la-greve/ Thu, 15 Oct 2026 13:12:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119277 Après des mois de négociation qui n’ont pas permis d’en arriver à une entente, la vingtaine de salarié-es de l’entreprise Québec Linge, à Saguenay, ont déclenché une grève ce matin.

Alors que la convention collective est échue depuis février dernier, plusieurs points demeurent en litige à la table de négociation. C’est le cas des salaires, de l’assurance collective, des heures de travail, des congés et du régime de retraite.

« Nous avons eu plusieurs rencontres de négociation depuis le mois de mars. Malheureusement, la partie patronale ne semble pas prendre au sérieux les revendications de ses employé-es et laisse traîner les discussions. Il y a encore beaucoup trop d’enjeux qui ne sont pas encore réglés et pour lesquels on ne sent pas d’écoute de la part de l’employeur. On esère que la grève les aidera à entendre raison », explique le président de la Fédération du commerce, Serge Monette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le contexte économique des dernières années n’est pas étranger aux demandes portées par les travailleuses et les travailleurs. « L’inflation des dernières années a eu un impact considérable sur le pouvoir d’achat des salarié-es. Il est tout à fait normal que ceux-ci désirent améliorer leurs conditions de travail. Surtout avec les salaires octroyés jusqu’à maintenant par la compagnie », soutient-elle.

En effet, les salaires des employé-es de Québec Linge sont loin d’être mirobolants : alors que le salaire d’entrée avoisine le salaire minimum, le salaire au maximum de l’échelle plafonne à 20,02 $ l’heure pour un préposé au lavage et au triage.

« Ce n’est pas normal que des employé-es qui travaillent à temps peinent à arriver financièrement », déplore pour sa part la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay. « Les travailleurs et les travailleuses de Québec Linge sont déterminés à améliorer leur sort et nous les soutiendrons dans leur lutte jusqu’à l’obtention d’une entente satisfaisante. »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Québec Linge Saguenay compte une vingtaine de membres. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Forte de 350 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le TAT déclare inopérantes les nouvelles limitations au droit de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tat-declare-inoperantes-les-nouvelles-limitations-au-droit-de-greve/ Fri, 09 Oct 2026 20:04:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119127 Le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare inopérantes les nouvelles dispositions limitant le droit de grève adoptées sous le gouvernement de la CAQ en 2025. Dans un jugement rendu public aujourd’hui, le Tribunal accueille la requête déposée par le syndicat représentant les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi, affilié à la CSN, qui visait à faire déclarer les dispositions inopérantes.

Dans leur jugement, les trois juges du TAT concluent que les dispositions du Code du travail qui encadrent le régime des services assurant le bien-être de la population ont porté atteinte de manière injustifiée à la liberté d’association et au droit de grève des travailleuses.

Le litige portait sur le nouveau régime des services assurant le bien-être de la population, introduit au Code du travail par la loi 14. Sous ce régime, le gouvernement peut désigner, par décret, un employeur et un syndicat afin que le TAT détermine si des services minimaux doivent être maintenus pendant une grève ou un lockout et, le cas échéant, les impose.

Le CPE Le Jardin de Robi a été le premier employeur québécois à demander l’application de ce nouveau mécanisme. Le 13 mars 2026, le TAT avait ordonné aux parties de maintenir des services minimaux. Dans une seconde décision, rendue le 26 mars, le TAT avait imposé le maintien du service de garde trois jours par semaine. La première décision précisait toutefois que ses ordonnances étaient interlocutoires et que leur validité dépendrait de l’issue de la contestation constitutionnelle entreprise par le Syndicat.

Dans sa contestation, le Syndicat a soutenu que ce régime avait, dans les faits, cassé la grève, réduit à néant la mobilisation et déplacé le rapport de force en faveur de l’employeur.

Le TAT estime que les nouvelles dispositions de la loi ont substantiellement entravé le droit d’association du Syndicat, notamment son droit de grève et son accès à un processus véritable de négociation collective, et que cette atteinte ne peut être justifiée au regard de l’article premier de la Charte canadienne et de l’article 9.1 de la Charte québécoise. Le TAT conclut, en somme, que le régime va au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger la population et qu’il porte une atteinte excessive au droit d’association.

Elles et il ont déclaré :

« Nous l’avons dit à plusieurs reprises depuis son adoption : cette loi ne respecte ni les droits des syndicats ni ceux des syndiqué-es. Le tribunal nous donne maintenant raison et c’est pourquoi nous demandons au nouveau gouvernement de ne pas porter cette décision en révision judiciaire et de retirer les dispositions limitant le droit de grève et la liberté d’association des salarié-es. D’ici là, nous continuerons de contester les nouvelles dispositions de la loi 14 devant les tribunaux. » Caroline Senneville, présidente de la CSN

« Malgré les obstacles, nous n’avons jamais renoncé à défendre les conditions de travail pour lesquelles nous nous étions battues par le passé. Notre grève était légitime et nécessaire. Nous sommes heureuses de cette décision, même si nous estimons qu’elle arrive trop tard, alors que le conflit est réglé depuis plusieurs mois déjà. » Nathalie Duperré, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN

« Les salariées du Jardin de Robi se sont tenues debout jusqu’au bout pour défendre le droit de grève, un droit qui appartient à toutes les travailleuses et tous les travailleurs du Québec. Elles méritent toute notre estime. » Manon Tremblay, présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN

« Nous le disons depuis le début : les lois antisyndicales adoptées dans les derniers mois du gouvernement de la CAQ vont à l’encontre des droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs. Nous continuerons à les contester. » Réjean Leclerc, président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN

La vingtaine de salarié-es du CPE Le Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux et au Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le gouvernement fédéral ne doit pas perpétuer la discrimination des femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/gouv-fed-ne-doit-pas-perpetuer-la-discrimination-des-femmes/ Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119083 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), le Conseil national des chômeurs et des chômeuses (CNC) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) pressent le gouvernement fédéral de Mark Carney de ne pas porter en appel la décision de la Cour fédérale en faveur des six mères menant une bataille juridique pour faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi sur l’assurance-emploi.

« Nous sommes soulagés que la Cour d’appel fédérale ait rendu une décision favorable dans ce dossier. Les femmes ne devraient pas perdre leur protection en cas de chômage quand elles choisissent de prendre un congé de maternité, c’est une déficience dans la loi qui pénalise des centaines de mères chaque année. Il faut comprendre que ça va faire plus de dix ans que le gouvernement fait la sourde oreille quand on lui demande d’agir dans ce dossier, on l’exhorte aujourd’hui de ne pas porter en appel cette décision », explique Julie Proulx, porte-parole du MASSE.

Le 3 septembre dernier, la Cour d’appel fédérale a jugé que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi qui privent les mères recevant des prestations de maternité et des prestations parentales de l’accès aux prestations régulières d’assurance-emploi violent l’article 15 de la Charte canadienne sans justification. Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par six mères depuis 2018, accompagnées par le Mouvement Action-Chômage de Montréal et le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen.

La décision rendue reconnait que les mères qui sont privées de prestations d’assurance-chômage à la suite d’un congé de maternité ou de parentalité subissent une discrimination en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit d’une immense victoire pour l’égalité des genres et la reconnaissance du travail invisible lié à la parentalité. Le gouvernement dispose toutefois d’un délai de 60 jours pour porter cette décision en appel. C’est dans ce contexte que les groupes de défense des chômeurs et des chômeuses et les grandes centrales syndicales s’unissent pour demander au gouvernement d’accepter cette décision et de mettre fin à la discrimination que vivent les mères dans l’application de la Loi sur l’assurance-emploi.

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La direction bafoue la volonté de 265 membres de la Coop et refuse de tenir une assemblée spéciale https://www.csn.qc.ca/actualites/la-direction-bafoue-la-volonte-de-265-membres-de-la-coop-et-refuse-de-tenir-une-assemblee-speciale/ Thu, 08 Oct 2026 17:39:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119074 Le conseil d’administration du IGA Coop l’Unité refuse « pour l’instant » de convoquer l’assemblée générale spéciale réclamée par 265 membres. Pourtant, l’article 4.7 du Règlement de régie interne prévoit que, sur requête de 100 membres, le conseil d’administration doit décréter la tenue d’une assemblée spéciale. Pour le syndicat, ce refus bafoue la volonté des membres et les règles démocratiques de la coopérative.

Le conseil d’administration refuse de rendre des comptes

Hier, les trois membres initiateurs de la demande ont reçu, par courriel, le refus de leur requête par le conseil d’administration. Le 29 septembre, cette demande transmise au conseil d’administration était accompagnée des signatures de 265 membres. Ils réclament un espace d’échange sur le conflit qui perdure et veulent connaître les orientations de leurs représentants.

« Le conseil d’administration évite d’écouter ses membres et d’expliquer pourquoi les salarié-es sont en grève générale illimitée depuis le 25 juillet 2026, pourquoi la coopérative a perdu des millions de dollars et pourquoi elle continue d’en perdre, semaine après semaine. Alors que 265 personnes réclament une assemblée, le conseil d’administration contrevient à ses propres statuts. La coopérative appartient-elle encore à ses membres ? C’est une douche froide pour celles et ceux qui ont son avenir à cœur », explique Nolan Boudreau, vice-président régional des Îles au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Le Syndicat tend la main à l’employeur

Afin de faire débloquer la négociation, le syndicat a soumis aujourd’hui une nouvelle proposition à l’employeur. « Ça fait près de trois mois que nous sommes en grève générale illimitée. Cela a des impacts sur tout le monde aux Îles ; nos membres, la coopérative et la population, indique la présidente Patricia Prince. La négociation se poursuit avec un conciliateur, mais piétine. Pourtant, tous les enjeux sont réglés, il reste seulement la question du salaire à finaliser. On ne demande pas la lune : on veut 2 $ de l’heure de plus pour faire face au coût de la vie aux Îles. »

« Faire durer un conflit n’est jamais bon pour une entreprise. On peut alors se questionner sur les motivations du conseil d’administration. De plus, une coopérative qui refuse de parler à ses membres, c’est inadmissible. En fait, ça va à l’encontre de la démocratie coopérative », affirme le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Cinq ans après la réforme, un vrai bilan s’impose https://www.csn.qc.ca/actualites/cinq-ans-apres-la-reforme-un-vrai-bilan-simpose/ Tue, 06 Oct 2026 18:48:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119029 Cinq ans après l’entrée en vigueur de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, des membres d’organisations syndicales et de groupes de défense des droits des travailleuses et des travailleurs se rassembleront à midi aujourd’hui devant les bureaux de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à Montréal. Leur message est clair : « Le bilan de cette réforme ne peut pas se résumer à un exercice de reddition de comptes. Il doit être l’occasion de réparer les reculs et de renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs », déclarent les représentantes et représentants de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM).

La réforme adoptée en 2021 a profondément modifié le régime québécois de santé et de sécurité du travail. Cinq ans plus tard, les organisations syndicales et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs constatent que plusieurs des changements apportés ont affaibli la capacité des salarié-es d’exercer leurs droits, notamment en matière de prévention, de réparation des lésions professionnelles et de reconnaissance des atteintes à la santé liées au travail.

Alors que le prochain ministre ou la prochaine ministre du Travail devra présenter cet automne un bilan de la réforme à l’Assemblée nationale, ces organisations comptent bien faire entendre leur voix.

« Le bilan doit servir à corriger les effets néfastes de la réforme, et non à les cautionner. Le constat est clair : quand on affaiblit leurs droits, les travailleuses et les travailleurs en paient le prix. Une réforme de la santé et de la sécurité du travail devrait d’abord protéger les personnes qui se blessent, qui tombent malades ou qui risquent leur santé au travail », affirme le directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ, Pierrick Choinière-Lapointe.

« Nous ne laisserons pas le prochain gouvernement transformer ce bilan en exercice de relations publiques. Nous voulons des correctifs, des avancées et des droits renforcés. Et surtout, nous n’accepterons aucun recul, comme ceux que le gouvernement de la CAQ  a tenté d’imposer au secteur de la construction à la fin de la dernière session parlementaire », poursuit le président de la CSD, Luc Vachon.

« Ce bilan doit être l’occasion de corriger des injustices que le dernier gouvernement a introduites dans les lois sur la santé et la sécurité du travail, comme la discrimination que subissent les travailleuses et les travailleurs des secteurs de la santé et de l’éducation. Les mécanismes de prévention au rabais qui s’appliquent à ces secteurs à prédominance féminine, où l’État est employeur, n’offrent que des protections réduites. C’est complètement inacceptable et il est urgent que ça change ! », renchérit la vice-présidente de la CSQ, Nadine Bédard St-Pierre.

Ce rassemblement se tient le lendemain de l’élection provinciale, alors qu’un nouveau gouvernement s’apprête à prendre les commandes. Pour les organisations, le message doit être sans équivoque : les travailleuses et les travailleurs ne laisseront pas leurs droits être sacrifiés au nom de la modernisation du régime.

« Les droits des victimes d’accidents et de maladies du travail ont subi plusieurs reculs avec la dernière réforme. Et rien n’a été fait pour s’attaquer à la judiciarisation du régime de réparation. Les contestations abusives des employeurs continuent de croître chaque année et atteignent un niveau insoutenable. Ça ne peut plus durer, il faut que ça change, et vite ! », ajoute le secrétaire général de l’UTTAM, Félix Lapan.

« La prévention, ce n’est pas négociable. La réparation, ce n’est pas un privilège. Et le droit à un travail sain et sécuritaire ne doit jamais être traité comme une dépense qu’il faudrait réduire. Le nouveau gouvernement devra choisir : protéger les travailleuses et les travailleurs ou maintenir les reculs de la dernière réforme. Nous sommes dans la rue pour lui rappeler que nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

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Élection d’un gouvernement du Parti québécois – Le devoir de rassembler https://www.csn.qc.ca/actualites/election-dun-gouvernement-du-parti-quebecois-le-devoir-de-rassembler/ Tue, 06 Oct 2026 02:02:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119020 Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l’élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.

« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu’il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d’être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C’est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c’est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l’ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».

Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l’État dans l’économie affaibliraient les protections dont dépend l’immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l’économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d’un État fort.

Faire front pour le Québec qu’on veut

Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu’on veut.

Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.

En matière de redistribution de la richesse, la CSN s’inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d’austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d’imposition plus progressif.

En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d’action prometteuses.

Afin de favoriser l’égalité des chances, de la petite enfance à l’université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l’appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l’éducation et de l’enseignement supérieur souffrent déjà d’un sous-financement chronique.

Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu’à une stratégie de formation continue.

Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d’encre durant la campagne. C’est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu’une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d’instaurer une passe unique pour l’ensemble du Québec.

Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s’est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l’invite à faire preuve de courage politique et à aller de l’avant.

Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.

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Équité salariale : sept organisations syndicales devant la Cour supérieure dès le 6 octobre https://www.csn.qc.ca/actualites/equite-salariale-sept-organisations-syndicales-devant-la-cour-superieure-des-le-6-octobre/ Mon, 05 Oct 2026 13:37:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119023 La CSN, l’APTS, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ et le SFPQ seront devant la Cour supérieure à compter de demain pour contester des dispositions de la Loi sur l’équité salariale adoptée en 2019.

Pour les organisations syndicales, le principe au cœur de cette bataille demeure fondamental : les travailleuses ont droit à un salaire exempt de discrimination et, lorsqu’une discrimination est constatée, elles doivent obtenir tout ce qui leur est dû.

Ce principe était pourtant au cœur d’une décision de la Cour suprême du Canada, qui invalidait en 2018 certaines dispositions du régime québécois de maintien de l’équité salariale. Le gouvernement du Québec se voyait forcé de réécrire la loi, car les dispositions empêchant la rétroactivité des corrections salariales constituent une discrimination à l’égard des femmes, statuait le plus haut tribunal du pays.

Or, la nouvelle loi adoptée en 2019 par le gouvernement maintient ces dispositions discriminatoires, plaideront les organisations syndicales devant la Cour supérieure à compter de mardi.

De plus, d’autres objets de la loi sont contestés par certaines organisations syndicales, notamment en ce qui a trait à la liberté d’association.

« Près de trente ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, nous devons encore nous battre pour que les travailleuses obtiennent ce qui leur revient. Ce n’est pas un détail technique : c’est de l’argent qu’elles n’ont jamais reçu », déclarent les leaders syndicaux.

L’équité salariale ne se résume pas à un principe abstrait, rappellent les organisations. Elle vise à corriger la discrimination salariale systémique à l’égard des emplois à prédominance féminine. Lorsqu’une travailleuse est privée du salaire auquel elle a droit, les conséquences peuvent se faire sentir bien au-delà de sa paie, notamment sur ses protections sociales et sa sécurité économique.

« Derrière cette bataille juridique, il y a des travailleuses sous-payées depuis des années. Ce n’est pas une histoire de chiffres entre juristes. Ce qu’elles réclament n’est pas un cadeau, c’est ce qui leur est dû. C’est pour elles que nous sommes devant la Cour », complètent les leaders syndicaux.

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100 % en faveur de moyens de pression chez Orica https://www.csn.qc.ca/actualites/100-en-faveur-de-moyens-de-pression-chez-orica/ Mon, 05 Oct 2026 10:03:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119015 Ils sont plus de 200 travailleuses et travailleurs chez le fabricant d’explosifs Orica, dans les Laurentides. Réunis en assemblée générale vendredi dernier, ils se sont prononcés à 100 % en faveur de l’exercice de moyens de pression excluant la grève, afin d’accélérer la négociation pour le renouvellement de la convention collective.

Les travaux sur les clauses normatives ont beaucoup progressé au cours des dernières semaines. Toutefois, en ce qui a trait aux matières à incidence financière, l’employeur demande de nombreux reculs et il n’a toujours pas présenté ses offres salariales. De son côté, le syndicat porte également quelques demandes d’amélioration à la convention collective.

Quatre rencontres de négociation sont prévues à la fin du mois d’octobre. L’employeur devra notamment procéder au dépôt complet de ses offres salariales. Après ces rencontres, les travailleuses et les travailleurs se retrouveront de nouveau en assemblée générale pour faire le point sur l’avancement de la négociation et décider de la suite des choses.

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Les travailleuses et les travailleurs ne craqueront pas https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-ne-craqueront-pas/ Fri, 02 Oct 2026 13:54:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118961 Sans convention collective depuis novembre 2025, les employé-es de la Ferme St-Zotique, une usine de classement d’œufs faisant affaire avec des dizaines de producteurs avicoles au Québec, ont déclenché une grève surprise de quelques heures hier soir pour dénouer l’impasse à la table de négociation. Ce matin, l’employeur a mis en lockout la centaine de travailleuses et de travailleurs.

« Nous sommes sortis en grève hier soir pour envoyer un message clair à notre patron : il doit nous prendre au sérieux ! », affirme la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique–CSN, Régine Sergerie. « Et plutôt que de le faire, il s’entête dans son attitude méprisante en décrétant un lockout. Depuis le début de la négociation, nous avons fait des concessions pour tenter de trouver une voie de passage. Lui, il maintient plusieurs de ses demandes de recul, il engage des agents de sécurité pour faire peur aux salarié-es et il suspend même des représentants syndicaux. Et maintenant, le lockout », se désole la présidente.

Le respect de l’ancienneté, la santé et la sécurité du travail ainsi que le salaire occupent une place centrale parmi les enjeux sur lesquels la négociation achoppe.

« Le lockout n’est pas une solution à une négociation qui piétine. Quand des travailleuses et des travailleurs se lèvent pour défendre leur ancienneté, leur santé, leur sécurité et des salaires décents, la réponse d’un employeur ne peut pas être l’intimidation et le rapport de force unilatéral. La CSN est derrière les salarié-es de la Ferme St-Zotique et nous appelons l’employeur à lever immédiatement le lockout et à retourner à la table avec une réelle volonté de parvenir à une entente », poursuit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Malgré l’impasse actuelle, les travailleuses et les travailleurs demeurent déterminés à obtenir une entente négociée. « Les salarié-es ne craqueront pas. Ils méritent une convention collective qui respecte leur travail, leur ancienneté et leurs droits. Ils sont déterminés à continuer la lutte pour y arriver », enchaîne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit, rappelle pour sa part les problèmes de gestion à la Ferme St-Zotique. « Les travailleuses et les travailleurs de l’usine ont exercé la grève en 2021 et en 2022. Les chauffeurs de camion de la ferme, qui font partie d’un autre syndicat affilié à la CSN, ont aussi dû faire la grève en 2023 et l’employeur avait même fermé l’usine à l’époque. Et maintenant, un lockout après un coup de semonce de quelques heures. Nous ne les laisserons pas tomber ; les syndicats CSN de la Montérégie sont derrière eux », termine Mme Benoit.

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Le syndicat de la CDPDJ déplore son arrêt de mort https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-de-la-cdpdj-deplore-son-arret-de-mort/ Wed, 30 Sep 2026 13:59:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118940 Après 50 ans d’existence, le syndicat représentant les 160 employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse devra s’éteindre. Le personnel de la CDPDJ sera intégré de force au sein de la fonction publique à compter de demain, sans jamais avoir été consulté à cet effet.

Au détour d’une modalité incluse à la dernière minute avant l’adoption, au printemps dernier, du projet de loi 7 portant sur l’efficacité de l’État, le gouvernement de la CAQ a signé l’arrêt de mort de ce syndicat, forçant l’éparpillement des 160 travailleuses et travailleurs au sein de trois syndicats distincts.

Une intégration qui se fera d’ailleurs au rabais : pour pas moins de 17 corps d’emploi, les postes appariés dans la fonction publique sont moins bien rémunérés. Un déclassement qui aura des incidences majeures pour le reste de leur carrière, dénoncent les salarié-es touchés.

« Nous maintenons ce que nous affirmons depuis le printemps dernier : non seulement notre intégration forcée au sein de la fonction publique va à l’encontre de la liberté d’association protégée par la Charte, mais elle affaiblit aussi l’indépendance de la Commission, qui a pour mission de défendre les droits et libertés de la Charte », soutient la présidente du syndicat, Marie-Iris Légaré.

« En réalisant cette intégration forcée et au rabais du personnel de la Commission à la fonction publique, ce gouvernement n’améliore pas l’efficacité de l’État : il piétine plutôt les droits des syndiqué-es concernés et traite avec désinvolture une institution vénérable garante des droits et libertés de toute personne au Québec. C’est une atteinte de plus à la santé démocratique du Québec », poursuit-elle.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, déplore que les gestes antidémocratiques d’un gouvernement caquiste en fin de vie emportent un syndicat qui était à l’avant-plan de la défense des droits des enfants et des populations vulnérables. « En plus de défendre les droits de ses membres ainsi que la mission première de la Commission, le syndicat de la CDPDJ était très actif au sein même de nos instances pour faire primer la question des droits fondamentaux et de l’importance de les préserver. En forçant la dissolution de ce syndicat autonome, le gouvernement s’attaque aux fondements mêmes du droit d’association », affirme-t-elle.

« Cette réforme n’a fait l’objet d’aucune consultation », rappelle pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Katrin Peter. « Le gouvernement de la CAQ n’a offert aucun espace de discussion où nous aurions pu débattre, en toute transparence, des conséquences d’une telle décision sur l’application d’une loi aussi fondamentale que la Charte des droits et libertés – de même que sur le personnel chargé de la faire respecter. »

À propos

Le projet de loi 7, « visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires », a été adopté le 1er avril 2026. Lors de la dernière journée de son étude par la Commission des finances publiques, un amendement prévoyant l’inclusion forcée des employé-es de la CDPDJ au sein de la fonction publique a été adopté, sans consultation aucune.
Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics. Dans l’exercice de ce mandat, il lui arrive couramment de traiter des plaintes et d’intenter des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont les 19 conseillères et conseillers juridiques. Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employées de bureau de Papier Clermont ratifient une nouvelle convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-ratifient-une-nouvelle-convention-collective/ Tue, 29 Sep 2026 20:24:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118934 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine de Papier Clermont ont adopté à l’unanimité, le 28 septembre, une entente de principe avec leur employeur. La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit une augmentation salariale moyenne de 16 %, ainsi que la pleine rétroactivité depuis le 1er mai 2023.

Les travailleuses obtiennent également une troisième semaine de vacances après deux ans de service ainsi que des améliorations à leur régime d’assurance collective.

« Nous avons travaillé fort pour en arriver là. La négociation a été longue et nous avons dû tenir notre bout, particulièrement sur la question de la rétroactivité. Nous sommes fières d’avoir maintenu notre position et d’avoir finalement obtenu une entente qui reconnaît notre travail et les années pendant lesquelles nous avons attendu un règlement », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont – secteur bureau (CSN), Karenne Tremblay.

La rétroactivité constituait l’un des principaux enjeux de la négociation. En juillet dernier, les travailleuses avaient dénoncé publiquement le refus de l’employeur de reconnaître pleinement la période de négociation, alors que cette reconnaissance avait été accordée à d’autres unités syndicales de l’entreprise.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne également l’importance de cette entente pour un groupe de travailleuses évoluant dans un milieu industriel traditionnellement masculin.

« Les travailleuses de Clermont ont démontré qu’il est possible de faire respecter ses droits même lorsqu’on représente un petit groupe. Elles ont tenu bon et elles ont obtenu une entente qui améliore concrètement leurs conditions de travail, tout en reconnaissant la période pendant laquelle elles ont été privées d’augmentation. C’est le résultat d’une négociation menée avec détermination et solidarité », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les travailleuses ont refusé d’accepter un traitement différent simplement parce qu’elles sont un petit groupe. Elles ont fait preuve de solidarité et de détermination jusqu’à la conclusion de cette entente. La pleine rétroactivité est importante, mais le fait qu’elles aient obtenu le respect et la reconnaissance qu’elles réclamaient l’est tout autant », souligne la vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), le règlement obtenu démontre l’importance de rester mobilisés tout au long d’une négociation.

« Après plus de deux ans à la table, les travailleuses peuvent être fières du résultat. Elles ont maintenu leurs revendications, elles sont restées unies et elles ont pu compter sur la solidarité de leurs collègues. Les gains obtenus montrent qu’il est possible de faire avancer les conditions de travail lorsqu’on ne baisse pas les bras », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

« Nous pouvons maintenant tourner la page sur cette négociation et regarder vers l’avenir. Nous avons été cinq à mener cette bataille et nous avons toutes voté pour l’entente. C’est une belle façon de conclure cette longue négociation », conclut Karenne Tremblay.

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Des membres de la coopérative demandent la tenue d’une assemblée spéciale https://www.csn.qc.ca/actualites/des-membres-de-la-cooperative-demandent-la-tenue-dune-assemblee-speciale/ Tue, 29 Sep 2026 17:57:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118913 Préoccupés par la gestion du conflit à l’IGA Coop l’Unité, des membres de la coopérative demandent la tenue d’une assemblée spéciale. Les salarié-es en grève depuis plus de deux mois espèrent que cet appel permettra de mettre fin au conflit de travail et de convenir rapidement d’une entente satisfaisante.

Les membres de la coop doivent être entendus

Le syndicat a appris qu’une lettre a été transmise par certains membres de la coopérative pour demander au conseil d’administration d’organiser une assemblée générale spéciale dans les sept prochains jours. Dans les dernières semaines, les grévistes ont invité les membres de la coopérative à signer une pétition pour qu’une telle assemblée se tienne rapidement. Pour le syndicat, il est important que les membres de la coopérative aient leur mot à dire sur la gestion du conflit.

La négociation se poursuit en conciliation et tous les enjeux sont maintenant réglés, notamment ceux qui concernent la retraite ; seule la question salariale reste en suspens. Rappelons que les travailleuses et les travailleurs demandent des augmentations de 2 $ l’heure pour les aider à faire face au coût de la vie aux Îles, qui est environ 20 % supérieur à celui du continent.

« Les pertes s’accumulent pour la coopérative parce que le conseil d’administration laisse le conflit perdurer. Pourtant, nos demandes sont légitimes et la coopérative a les moyens de bonifier nos salaires. Il va falloir que la coopérative perde encore combien de centaines de milliers de dollars avant que le conseil d’administration accepte de mieux reconnaitre notre travail ? », demande la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« L’employeur a les moyens d’en mettre plus sur la table. Les surplus étaient au rendez-vous avant le déclenchement de la grève. Ces salarié-es méritent d’avoir des augmentations salariales qui leur permettent de faire face à l’inflation », souligne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« Depuis le début de la grève, on sent que les Madelinots et les Madeliniennes sont derrière les salarié-es. La population vient nous appuyer sur la ligne de piquetage. En demandant la tenue d’une assemblée spéciale, on espère que le conseil d’administration va entendre l’appel des membres et faire ce qu’il faut pour régler le conflit », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Un an sans convention collective à la résidence Chénier https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-sans-convention-collective-a-la-residence-chenier/ Tue, 29 Sep 2026 15:03:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118905 Les quelque 30 salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Chénier Saint-Eustache soulignent un bien triste anniversaire : voilà maintenant un an qu’ils sont sans convention collective. Les salarié-es poursuivent leur mobilisation pour obtenir les gains de la négociation coordonnée des RPA de la CSN.

Dès d’aujourd’hui, ils installeront une immense pancarte devant l’établissement pour dénoncer la lenteur des négociations. Alors que la négociation coordonnée de la CSN a mené à des ententes de principe dans 25 des 30 RPA participantes, les pourparlers sont au ralenti à la RPA Chénier. Le salaire et la retraite sont les deux grands enjeux de cette négociation qui se poursuit actuellement en conciliation.

« Un an sans convention, c’est long ! Pourtant, la hauteur du règlement est connue et nous avons des ententes dans des RPA un peu partout au Québec. La direction de la RPA Chénier doit maintenant se présenter à la table avec le mandat de régler pour enfin reconnaitre le travail du personnel », explique la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

« Les salarié-es de la RPA Chénier sont au rendez-vous chaque jour pour prendre soin des résidentes et des résidents. La moindre des choses serait que l’employeur reconnaisse nos efforts », poursuit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN, Myriam Lindor.

« Les aîné-es de la région veulent avoir de bons services dans les RPA et ça passe par une bonification des conditions de travail et des salaires. Le message est clair aujourd’hui pour la direction de la RPA : c’est le temps de régler! », a renchéri la présidente du Conseil central des Laurentides – CSN, Chantal Maillé.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux au Québec. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Les employé-es de Radio-Canada adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-radio-canada-adoptent-lentente-de-principe/ Sun, 27 Sep 2026 20:36:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118900 Les 2 800 travailleuses et travailleurs de Radio-Canada ont une nouvelle convention collective. Réunis en assemblée générale, les employé-es des stations du Québec et de Moncton ont adopté à 94 % l’entente de principe intervenue le 4 septembre dernier entre leur comité de négociation et la direction du diffuseur public.

Les syndiqué-es toucheront des augmentations de 14,5 % sur quatre ans : 6 % la première année, rétroactifs au 23 mars 2026, 3 % en 2027, 3 % en 2028 et 2,5 % en 2029.

Des gains importants, qui feront reculer la précarité d’emploi présente à Radio-Canada, ont été réalisés. Les employé-es pourront notamment bénéficier d’un accès plus rapide à la stabilité d’emploi. Des horaires plus stables et prévisibles seront dorénavant accessibles pour les salarié-es temporaires. Les ratios de titulaires de postes précaires ont aussi été plafonnés à la baisse.

La nouvelle convention collective prévoit également la protection des emplois contre l’intelligence artificielle, celle-ci ne pouvant se substituer au jugement humain.

« Nous avons fait la démonstration que les conditions de travail à Radio-Canada se sont dégradées au fil des ans : nous avions du rattrapage à faire par rapport aux autres médias québécois, sans compter l’inflation des dernières années. Cette entente est un pas dans la bonne direction pour le personnel technique, administratif et journalistique », affirme la présidente par intérim du syndicat, Lise Millette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « le retard des conditions de travail par rapport aux autres médias devenait un frein à l’attraction et la rétention du personnel. La direction de Radio-Canada devait prendre les engagements nécessaires afin de maintenir le rôle de premier plan du diffuseur public ».

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), Annick Charette, se réjouit des gains obtenus, au terme d’une négociation qui aura duré six mois. « Les objectifs étaient grands et le syndicat n’a pas hésité à utiliser tous les moyens à sa disposition pour décrocher la meilleure entente possible. Celle-ci est le résultat d’une grande mobilisation qui s’est déployée dans l’ensemble des stations. Les membres peuvent être fiers du travail accompli. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada (STTRC–CSN) représente les 2 800 travailleuses et travailleurs de l’information, techniciennes et techniciens et membres du personnel administratif des services français du diffuseur public, soit l’ensemble des stations du Québec et celle de Moncton. La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Transport adapté : la FEESP–CSN réclame la préservation des emplois et le maintien de la qualité des services  https://www.csn.qc.ca/actualites/transport-adapte-la-feesp-csn-reclame-la-preservation-des-emplois-et-le-maintien-de-la-qualite-des-services/ Thu, 24 Sep 2026 20:56:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118875 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) suit avec attention la décision de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) de confier à la Société de transport de Montréal (STM) l’administration du transport adapté à l’échelle du Grand Montréal. Si nous constatons que, pour le moment, les activités d’administration demeureront entre les mains d’un organisme public (la STM), nous demeurons préoccupés par les conséquences que cette réorganisation pourrait avoir sur les travailleuses et travailleurs des autres sociétés de transport ainsi que sur la qualité des services offerts à une population particulièrement vulnérable. Selon les informations disponibles, des pertes d’emplois auraient déjà été annoncées à la Société de transport de Laval et les impacts dans les autres organisations concernées demeurent inconnus.  

Pour la FEESP–CSN, cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de choix irréfléchis de transformations du transport adapté qui découlent directement du sous-financement chronique du transport collectif. Par ailleurs, nous avons de nombreuses fois décrié, dans les dernières années, la mise en place d’orientations, tant au gouvernement que dans les sociétés de transport, qui ont favorisé une place grandissante du secteur privé dans la prestation de certains services comme le transport adapté.  

« Bien que la situation soit différente de celles qui ont mené au transfert d’une partie du transport adapté vers le secteur privé puisque les emplois touchant nos membres syndiqués resteraient dans le public, nous surveillons cette réorganisation de près puisqu’elle semble se traduire par des pertes d’emplois et par de nouvelles incertitudes quant à l’organisation des services », affirme  le président du Secteur transport de la FEESP–CSN, Kevin McLean.

La fédération rappelle que, déjà en 2025, nous dénoncions la perte graduelle d’une grande expertise liée aux changements apportés au transport adapté et que, dès le début septembre de cette année, nous avions sonné l’alarme concernant les conséquences du sous-financement de ce service dans l’ensemble de la région métropolitaine. L’annonce de l’ARTM aujourd’hui n’est qu’une nouvelle couche qui s’ajoute à ces préoccupations qui demeurent toujours d’actualité.   

« Depuis plusieurs années, on nous présente diverses réorganisations comme des solutions aux problèmes du transport adapté. Ou encore, on nous vante les mérites de la privatisation. Pourtant, le véritable enjeu demeure le même : l’insuffisance du financement accordé au transport collectif. Les travailleuses, les travailleurs et le public ne doivent pas devenir les victimes collatérales de décisions qui visent essentiellement à composer avec un manque de ressources financières », explique la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton, 

La fédération portera une attention particulière aux conséquences de cette décision pour les membres du Syndicat des employés de bureau de la Société de transport de Laval (CSN), pour ceux du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’EXO – Transport adapté–CSN ainsi qu’aux effets qu’elle pourrait avoir sur l’accessibilité et la qualité du transport adapté pour les usagères et les usagers. 

« À la fin de la journée, c’est simple : les personnes qui utilisent le transport adapté ont besoin d’un service fiable, accessible et adapté à leur réalité. Les travailleuses et les travailleurs qui contribuent à ce service ont quant à eux droit à de la transparence et à des garanties quant à leur avenir », conclut Kevin McLean. 

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