Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 20 Aug 2026 19:55:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les paramédics rejettent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-rejettent-lentente-de-principe/ Thu, 20 Aug 2026 13:59:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118388 Au terme d’une série d’assemblées tenues du 4 au 19 août 2026, les membres des syndicats de paramédics affiliés à la CSN ont rejeté à 71,6 % l’entente de principe intervenue le 25 juillet dernier avec le gouvernement du Québec. 

«Nos membres nous envoient un signal clair. On en prend acte et on demeure déterminés à parvenir à une entente satisfaisante avec le gouvernement. Cependant, la première étape pour y parvenir sera de faire le point avec nos instances», explique le responsable du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. 

Rappelons que les quelque 3500 paramédics et répondants du secteur préhospitalier sont sans convention collective depuis le 1er avril 2023. 

À propos 

Les paramédics membres de syndicats affiliés à la CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui rassemble 244 syndicats et plus de 165000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé.  

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

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Quand les actions contredisent la mission https://www.csn.qc.ca/actualites/quand-les-actions-contredisent-la-mission/ Wed, 19 Aug 2026 11:26:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118373 Mission contredite
Plusieurs enjeux demeurent sans règlement malgré les échanges. Les travailleuses soutiennent que certaines positions de l’employeur sont difficiles à concilier avec la mission d’un organisme voué à l’accueil et à l’intégration des femmes immigrantes.

« Nous avons nous-mêmes déjà eu à surmonter les défis que rencontrent les femmes que nous accompagnons au quotidien », explique la représentante syndicale Michelle Makoko. « Nous les informons de leurs droits et les encourageons à les faire respecter. Nous demandons simplement que les valeurs que porte l’organisme s’appliquent aussi à celles qui remplissent la mission », poursuit-elle. « Le climat de travail s’est nettement détérioré depuis l’accréditation », dénonce par ailleurs la déléguée syndicale Aïcha Koné. « Les employées sentent qu’elles doivent se taire pour ne pas être mises à l’écart. Ce n’est plus seulement un enjeu de négociation, c’est un enjeu de santé et de sécurité au travail », ajoute-t-elle.

Des pratiques contestées
Depuis l’accréditation syndicale, deux postes de cadre ont été créés, portant à quatre le nombre de cadres pour une équipe de seize personnes. La direction dit vouloir ainsi accompagner les employées « de manière sereine et pacifique ». Le syndicat a déposé plusieurs plaintes en vertu de l’article 59 du Code du travail, qui interdit à un employeur de modifier les conditions de travail en cours de négociation sans le consentement du syndicat.

« On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour améliorer les conditions de travail, mais visiblement il y en a pour ajouter des postes de gestion », affirme le vice-président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN, Mickaël Lavoie.

Des problèmes non résolus
Aucune avancée n’a été possible sur plusieurs enjeux centraux. L’employeur refuse notamment :

  • de consentir à des augmentations salariales;
  • de reconnaître tout principe de rétroactivité;
  • d’encadrer le télétravail, une pratique pourtant déjà en vigueur dans l’organisation;
  • de reconnaître l’expérience de certaines employées;
  • d’appliquer à l’ensemble des employées la nouvelle structure salariale qu’il a lui-même déposée à la suite d’un audit des ressources humaines.

La conciliation, seule avenue

« Nous aurions préféré régler ce dossier à la table, mais après neuf séances et un refus obstiné de bouger sur les questions monétaires, la conciliation devient la seule avenue responsable pour faire progresser ce dossier », affirme le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

À propos
Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe plus de 70 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 12 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) rassemble 53 syndicats et plus de 12 000 membres, qui œuvrent dans les secteurs public et privé et qui occupent un large éventail de disciplines et de professions dans les milieux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’économie sociale et de l’action communautaire. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs au Québec et au Canada.

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Les profs du Cégep John Abbott se mobilisent pour dénoncer un climat de travail toxique https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-du-cegep-john-abbott-se-mobilisent-pour-denoncer-un-climat-de-travail-toxique/ Tue, 18 Aug 2026 15:50:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118368 Aux prises avec un climat de travail toxique depuis des mois, les enseignantes et les enseignants du Cégep John Abott, situé dans l’Ouest de l’île de Montréal, manifestent devant l’établissement mardi matin, alors que s’amorce officiellement la rentrée. Ils profitent aussi de la solidarité des délégations d’autres cégeps, venues physiquement les appuyer. Ensemble, ils espèrent mettre de la pression sur la partie patronale pour régler les nombreux litiges et assainir les relations de travail.

« Un nuage plombe la rentrée 2026, alors qu’on s’enlise dans un climat de travail exécrable. Aucune personne n’est dédiée à temps complet à la Direction des ressources humaine depuis janvier dernier. Et les attaques injustifiées à l’endroit de nos membres qui siègent aux instances de gouvernance (Commission des études et conseil d’administration) se multiplient, plombant la liberté académique et la collégialité dans l’établissement. Ce sont l’engagement et le dévouement du corps professoral qui commencent à être minés par les conflits, au détriment de la population étudiante », déplore Maria Mastorakos, présidente de la John Abbott College Faculty Association (JACFA–CSN).

En effet, dans un document récent obtenu par le syndicat par la Loi sur l’accès à l’information, quand la direction du Collège a demandé aux travailleuses et travailleurs de décrire la culture à John Abbott, les mots utilisés par les personnels ont souvent été accablants : toxique, tendue, problématique, oppressante, irrespectueuse, dysfonctionnelle, décourageante, démotivante, etc.

Le ministère doit intervenir

« Après des mois de tension qui pourrissent le climat, après les appels syndicaux au dialogue, il est temps que la ministre de l’Enseignement supérieur donne les moyens au Collège de pacifier ses relations de travail et sensibilise la direction », estime Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Les revendications du syndicat tombent pourtant sous le sens : il souhaite que le Collège cesse les représailles auprès des enseignant·es siégeant aux instances de gouvernance, respecte ses obligations prévues à la convention en matière de ressources enseignantes à embaucher, négocie de bonne foi pour régler les nombreux griefs actifs, se dote d’un Service de ressources humaines fonctionnel avec une DRH qui choisit la discussion au lieu de forcer la judiciarisation de l’ensemble des enjeux de relations de travail.

« En choisissant la confrontation avec ses employé·es plutôt que de travailler à la recherche de solutions, la direction du Collège John Abott ruine la réputation de cet établissement cher à la communauté anglophone de l’Ouest de l’île de Montréal. Elle compromet ses possibilités de recruter du personnel », conclut Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des profs de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 47 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités, incluant des étudiant·es salarié·es. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

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La CSN ne lâchera pas le dossier de Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-ne-lachera-pas-le-dossier-de-beton-provincial/ Tue, 18 Aug 2026 14:26:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118361 Sur place, les travailleuses et travailleurs ne mâchent pas leurs mots.

«Ça fait plus de dix semaines qu’on tient le coup. Le jugement du Tribunal vient nous donner raison : on ne s’est pas battus pour rien, et on ne lâchera pas tant que l’employeur ne reviendra pas négocier sérieusement. Nous, on est prêts depuis le jour 1 du lockout!», lance d’emblée Sylvain Péloquin, travailleur membre du syndicat de Demix au site de Saint-Eustache.  

Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN incarne concrètement ce soutien depuis le début du conflit, comme le rappelle son secrétaire-trésorier, Eric Céré : « Le Conseil est aux côtés de ses membres depuis le tout début de ce conflit, et on va rester là aussi longtemps qu’il le faudra. On s’assure que nos travailleuses et travailleurs aient les ressources nécessaires pour tenir le coup, peu importe la durée du lockout.»

Le vice-président du Conseil central de Lanaudière–CSN, Martin Hachey, voit par ailleurs un symbole fort dans la tenue de ce rassemblement intersyndical dans sa région : «On envoie un message clair : la solidarité syndicale ne connaît pas de frontières. Ce que vivent les travailleuses et travailleurs de Saint-Eustache, ça nous concerne tous.» 

Pour plusieurs, cette accumulation d’événements dépasse la coïncidence. Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon, est catégorique : «Ce n’est plus une impression : c’est un mode opératoire. Saint-Eustache, LaSalle–Longueuil, Saint-Jacques-le-Mineur : trois établissements, trois syndicats répartis dans deux centrales syndicales, la même histoire de briseurs de grève. Béton Provincial peut bien prétendre que l’impasse des négociations est limitée aux syndicats CSN, mais les faits parlent d’eux-mêmes.»  

Ce constat résonne au-delà des syndicats directement touchés. «Ce qui touche un syndicat aujourd’hui peut toucher n’importe lequel d’entre nous demain. On est ici pour dire à Béton Provincial que les travailleurs ne sont pas seuls», assure le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bridgestone Joliette–CSN, Jean-François Bergeron.  

Des contrats publics, des attentes légitimes 

L’industrie québécoise de la construction connaît une croissance historique, portée notamment par des grands chantiers d’infrastructures publiques. Béton Provincial profite pleinement de cet essor : l’entreprise participe elle-même à des projets d’envergure comme le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et le complexe de la Romaine. Un dossier de La Presse paru le 13 août rapporte par ailleurs que Béton Provincial est l’entreprise ayant reçu le plus de sanctions environnementales au Québec depuis le début de l’année. 

En clôture, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que l’organisation entend rester engagée jusqu’au bout : «La CSN ne lâchera pas ce dossier : peu importe combien de temps ça prendra, on sera là, aux côtés des travailleuses et des travailleurs. Et comme Béton Provincial profite de contrats financés par l’ensemble de la population, la CSN sera aussi là pour rappeler au gouvernement du Québec qu’il ne peut pas fermer les yeux devant une entreprise qui bafoue à répétition les droits de ses travailleuses et travailleurs. Quand on s’enrichit avec des fonds publics, on a des comptes à rendre!» 

LaSalle–Longueuil, en lockout depuis bientôt deux ans

Un constat s’impose : depuis le rachat de Demix par Béton Provincial le 1er avril 2024, l’employeur déploie tous les moyens à sa disposition pour aligner les conditions de travail des anciennes usines Demix sur celles de ses autres installations, au prix d’importants reculs pour des travailleuses et travailleurs comptant parfois plus de 30 ans d’ancienneté, avec les obligations économiques que cela suppose. C’est dans cette perspective que nous suivrons de très près le renouvellement de la convention collective, prévu en 2027, de l’ancienne usine Demix de Laval, elle aussi propriété de Béton Provincial. 

Pour rappel

Les 25 salarié-es de l’usine de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin 2026, au lendemain du rejet unanime d’une offre patronale prévoyant notamment un gel salarial, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le 28 juillet 2026, le Tribunal administratif du travail a conclu que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement à 18 des 25 salarié-es afin de leur proposer individuellement une offre qui omettait plusieurs reculs importants. Le Tribunal a ordonné à l’employeur de cesser cette pratique et de négocier avec diligence et bonne foi. 

Une enquête ministérielle menée en vertu de l’article 109.4 du Code du travail a aussi confirmé qu’un individu a exécuté des tâches normalement accomplies par les salarié-es en lockout à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, en contravention de l’article 109.1 g). À LaSalle–Longueuil, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN sont en lockout depuis le 5 décembre 2024. L’employeur exige d’importants reculs, notamment un gel salarial depuis le début du lockout, l’inclusion du samedi dans la semaine normale de travail, ainsi qu’une réduction des avantages liés aux heures supplémentaires. 

Enfin, une enquête du ministère du Travail menée à l’établissement de LaSalle–Longueuil a révélé des contraventions aux paragraphes e) et g) de l’article 109.1 du Code du travail, ce qui a mené au dépôt d’une plainte amendée devant le Tribunal administratif du travail le 3 mars 2026, toujours pendante. Une ordonnance provisoire rendue par le Tribunal administratif du travail le 7 novembre 2025 a également confirmé un recours à un briseur de grève dans un troisième établissement appartenant autrefois à Demix, celui de Saint-Jacques-le-Mineur, à la suite d’une plainte déposée par un autre syndicat. 

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), assemble quelque 320syndicats et plus de 25000travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), qui regroupe quelque 70syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés. Leur lockout fait écho à celui du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (LaSalle–Longueuil) qui en sera sous peu à deux ans de lockout. Ce dernier est aussi affilié à la FIM–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) et au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN). 

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le Conseil central de Lanaudière–CSN représente plus de 15000 membres répartis en 84 syndicats sur son territoire. 

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Les syndiqué-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-cooperative-funeraire-des-deux-rives-adoptent-une-entente-de-principe/ Fri, 14 Aug 2026 18:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118348 Réunis en assemblée générale le jeudi 13 août en soirée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

 

Des gains majeurs

La convention collective négociée prévoit des augmentations salariales de 21 % sur quatre ans ainsi qu’une diminution importante du nombre d’échelons de la grille salariale. Mais ce n’est pas tout : elle prévoit également une augmentation des primes et la création d’une prime de formation, l’augmentation du nombre de semaines de vacances et la réduction du nombre d’années nécessaires pour y avoir droit, l’augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite, d’importants gains en matière de droits syndicaux, notamment sur le plan de la santé et sécurité au travail, et finalement une limitation du droit de gérance en matière de sous-traitance.

 

Objectif atteint sans conflit de travail

« Nous sommes très satisfaits du résultat de la négociation », commente la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN, Catherine Caron. « Notre objectif était de conclure une entente reconnaissant l’importance et l’excellence du travail de nos membres et nous pouvons dire : mission accomplie. »

« La très bonne entente négociée à la Coopérative funéraire des Deux Rives prouve qu’avec de la bonne volonté, il est possible d’en arriver à des solutions gagnantes pour toutes les parties », ajoute le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Il ne faut pas croire qu’un règlement comme celui-ci est tombé du ciel », précise la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Les membres étaient mobilisés et déterminés, conscients de la valeur de leur travail. Ce sont des gens de cœur, qui font une profonde différence dans l’accompagnement. » Rappelons que le syndicat avait en poche un mandat pour une banque de cinq jours de grève et avait mené des actions de mobilisation. « Quand on approche la négociation avec sérieux, c’est possible de s’entendre sans conflit de travail », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN représente 100 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 250 syndicats et 50 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération du commerce (FC–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs.

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Grève à la Coop l’Unité: les employé-es rejettent l’arbitrage https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-a-la-coop-lunite-les-employe-es-rejettent-larbitrage/ Fri, 14 Aug 2026 16:26:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118339 Réunis en assemblée générale cet après-midi, les membres du syndicat du IGA Coop l’Unité ont refusé à 96 % de remettre la négociation entre les mains d’un arbitre de différend.

La proposition avait été faite mardi dernier par l’employeur, qui suggérait de mettre fin au processus de négociation pour demander à un arbitre de trancher les questions en litige.

« Pour nous, c’était inconcevable de perdre le contrôle de notre convention collective et de remettre ce pouvoir entre les mains de quelqu’un en dehors des Îles, qui se baserait sur les comparables désolants du reste du secteur pour nous imposer des conditions de travail insuffisantes. La seule façon de mettre fin au conflit de travail, ce sera par une entente négociée », explique la présidente du syndicat, Patricia Prince.

Le syndicat sera entendu lundi
Cette proposition patronale survient alors que le Tribunal administratif du travail entendra le 17 août prochain le témoignage du syndicat concernant une plainte d’ingérence et de représailles pour activité syndicale.

En juin dernier, l’employeur avait distribué des documents visant à discréditer certains propos syndicaux. Cette action pourrait très bien, selon le syndicat, s’apparenter à de l’ingérence patronale, une activité illégale.

« Plutôt que de nuire au travail syndical, l’employeur devrait consacrer son temps à trouver des voies de passage. Les salarié-es se battent pour des hausses de 2 $ l’heure, pendant ce temps, à combien s’élèvent les pertes de l’épicerie? », demande le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

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Résultats trimestriels de Metro: le syndicat rappelle que l’entreprise a les moyens de régler le conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/resultats-trimestriels-de-metro-le-syndicat-rappelle-que-lentreprise-a-les-moyens-de-regler-le-conflit/ Wed, 12 Aug 2026 14:44:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118305 Alors que Metro inc. dévoile aujourd’hui ses résultats financiers du troisième trimestre de l’exercice 2026, le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, qui représente les 550 salarié-es en grève, rappelle que l’entreprise dispose des moyens nécessaires pour mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis mars.

Les résultats financiers font notamment état d’un manque à gagner de 66 millions de dollars après impôts, soit 0,32 $ par action, attribuable directement au conflit. Pour le syndicat, cette situation démontre une chose : plus la situation s’aggrave, plus les travailleuses et les travailleurs, mais aussi l’entreprise et ses actionnaires, en paient le prix.

 

Artisan de son propre malheur

Alors que le titre de Metro a également connu un recul au cours des dernières semaines et que le chiffre d’affaires est miné par le conflit, le syndicat estime que la direction doit assumer sa part de responsabilité dans l’impasse actuelle.

« Metro est l’artisan de son propre malheur. Nos demandes sont raisonnables et elles le sont depuis le début. Nous demandons des conditions de travail équitables, un rattrapage salarial qui nous permette de récupérer le pouvoir d’achat perdu en raison de l’inflation et une véritable reconnaissance de la contribution des employé-es au succès de l’entreprise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

 

Des décisions lourdes de conséquences

Le syndicat martèle que les travailleuses et les travailleurs ont largement contribué à la croissance et à la rentabilité de Metro au cours des dernières années. Ils ont été au cœur des activités de l’entreprise pendant la pandémie, alors que le secteur de l’alimentation connaissait une forte croissance et enregistrait des bénéfices importants.

« L’entreprise a choisi de délocaliser une partie de ses activités hors du Québec. Les coûts et les délais de transport ont ainsi explosé, laissant des tablettes vides dans plusieurs épiceries. Ce sont non seulement nos membres qui font les frais des décisions désastreuses de Metro, mais aussi le grand public », souligne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« La grève a clairement un impact important sur les profits de Metro. Pourtant, les travailleuses et les travailleurs de Metro ne demandent rien d’extravagant. Simplement de retrouver une partie du pouvoir d’achat perdu depuis 2020. Nous invitons donc la direction de Metro à revenir à la table de négociation avec une réelle volonté de parvenir à une entente et de mettre fin à ce conflit », conclut le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

 

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

 

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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L’éducation et l’enseignement supérieur doivent être de vraies priorités https://www.csn.qc.ca/actualites/leducation-et-lenseignement-superieur-doivent-etre-de-vraies-priorites/ Wed, 12 Aug 2026 14:15:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118298 Des bâtiments qui tombent en ruine, des classes bondées, des gels d’embauche, des services faméliques aux personnes étudiantes, des actes de violence qui se multiplient, l’école québécoise est malade et le sous-financement chronique en est le principal virus. La campagne électorale qui se déroulera simultanément à la rentrée 2026 doit impérativement aborder ces enjeux qui minent l’avenir du Québec.

« On est en pleine austérité. Ce n’est pas avec des crédits budgétaires incertains et insuffisants que nous pourrons protéger tous les services aux élèves, pourtant promis par la première ministre sortante, Christine Fréchette », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Trois demandes de la CSN aux partis politiques

  1. Augmenter substantiellement le financement public et prévisible des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur afin, notamment, de soutenir la réussite des élèves et des étudiantes et étudiants. Cela implique d’embaucher le personnel requis, d’assurer sa santé et sa sécurité et de voir à l’entretien et à la rénovation des infrastructures.
  2. Intégrer les écoles privées – et l’ensemble de leur personnel – au sein d’un système d’éducation public, inclusif, accessible, non sélectif et gratuit, mettant ainsi un terme à l’école à trois vitesses.
  3. Tenir des états généraux sur l’éducation, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

La CSN demande par ailleurs à tous les partis qui aspirent à diriger le Québec en octobre prochain de faire connaître leurs engagements concrets et chiffrés en éducation et en enseignement supérieur. « L’éducation doit être la vraie priorité du prochain gouvernement, pas juste un slogan de campagne », rappelle la présidente de la CSN.

Ce que les fédérations de la CSN en disent

« Le gouvernement sortant a beau tenter de balayer sous le tapis l’austérité qu’il impose aux réseaux, nos membres constatent au quotidien les effets négatifs bien concrets du sous-financement des dernières années. Un important virage s’impose afin de fournir aux personnes étudiantes les infrastructures et les services auxquels elles ont droit », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Pour le personnel de soutien au primaire et au secondaire, le sous-financement et la violence subie par les travailleuses et travailleurs sont les enjeux prioritaires. Au collégial, le gouvernement manque de vision à long terme, incapable d’offrir des services adéquats et des espaces convenables à une population étudiante en pleine croissance », affirme le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.

« Les derniers gouvernements ont pressé le citron de tous les côtés pendant des années. Le prochain gouvernement n’aura d’autre choix que de réinvestir massivement dans les réseaux collégial et universitaire afin de rattraper le retard de financement, alors même que la population étudiante est appelée à continuer à croître. Le Québec a besoin d’élu-es qui comprennent que c’est dans nos établissements d’enseignement que l’on bâtit l’avenir », avance le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

Répercussions multiples sur les cégeps et les universités

Près des deux tiers des cégeps appréhendent un déficit de fonctionnement totalisant quelque 25 millions de dollars et une proportion semblable d’établissements présente des infrastructures vétustes, selon la vérificatrice générale du Québec. Devant ce constat, bonifier leur financement n’est plus une option : c’est une urgence.

Cette situation budgétaire précaire est exacerbée par une surpopulation étudiante qui devrait s’amplifier. Comme les embauches ne suivent pas, la prestation de services aux étudiantes et étudiants est affectée. La surcharge de travail qui découle de cette situation entraîne des absences du personnel, ce qui aggrave le problème. Il n’y a par ailleurs pas assez de personnel ouvrier, ce qui ne fait que repousser et gonfler la facture d’entretien des cégeps.

Dans le réseau universitaire, le resserrement de l’admission des étudiantes et étudiants internationaux prive les établissements d’un financement essentiel. Plusieurs universités écrivent désormais leurs budgets à l’encre rouge.

Manque de personnel et sous-financement en éducation

Évidemment, le dernier budget de la CAQ a pavé la voie à une autre rentrée très difficile en éducation, alors que le ministère de l’Éducation aura droit à une maigre hausse de 0,9 % de ses crédits pour 2026-2027. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cette hausse devrait être de 3,8 % pour couvrir les coûts de système.

Les conséquences de ce sous-financement est d’autant plus grave que le réseau accuse déjà un manque important de personnel de soutien pour fournir des services adaptés aux élèves. Cette situation augmente la pression sur le terrain et met à risque le personnel qui, selon une vaste enquête, est de plus en plus victime de violence au quotidien. Le ministère doit trouver rapidement des solutions pour contrer la violence à l’école en recrutant davantage de personnel qualifié et en levant le régime d’exception qui empêche les salarié-es de l’éducation de bénéficier des mêmes mécanismes de prévention que ceux prévus par le régime permanent de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST).

La question du financement du transport scolaire est aussi préoccupante dans certaines régions où les centres de services scolaires ont coupé les budgets, bloquant du même coup l’accès au service à des centaines d’élèves. 

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. En tout, la CSN représente 350 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

Représentant 36 000 travailleuses et travailleurs au primaire et au secondaire répartis au sein de 37 syndicats, 6 300 membres dans les collèges répartis dans 34 syndicats, ainsi que quelques centaines de membres au niveau universitaire, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) est le plus grand représentant du personnel de soutien dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 12 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1 500 professeur-es d’université.

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L’employeur enfreint l’interdiction d’utiliser des briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-enfreint-linterdiction-dutiliser-des-briseurs-de-greve/ Mon, 10 Aug 2026 09:59:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118293 Ce que l’enquête a révélé
Les enquêteurs ont mené une visite inopinée de l’usine dans la nuit du 15 juillet. Leur rapport conclut qu’un salarié de Béton Provincial rattaché à un autre établissement a effectué, à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, des tâches normalement réservées aux salarié-es en lock-out. Cette utilisation contrevient à l’article 109.1du Code du travail, qui interdit à un employeur de faire appel à un de ses employés pour remplir les fonctions de salarié-es en grève ou en lock-out.

« Ce que nos membres soupçonnaient depuis des semaines vient d’être confirmé : Béton Provincial a fait travailler un briseur de grève dans notre usine, la nuit, pendant que nos membres sont maintenus à l’extérieur », déclare Yves Beaupré, secrétaire du syndicat.

Deux mois sans convention, et un dossier qui s’alourdit
Ce constat s’ajoute à la plainte déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) pour une contravention à l’article 109.1 C.t., à la décision rendue le 28 juillet 2026 par le TAT, qui concluait déjà que Béton Provincial avait tenté de contourner le syndicat en s’adressant directement aux salarié-es avec une offre incomplète et trompeuse.

« Deux constats et une plainte en l’espace de deux semaines, deux entorses à la loi : l’employeur multiplie les gestes déloyaux ! », affirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

Un appel clair à reprendre les négociations
La reprise immédiate des négociations est souhaitée.

« Nous tendons la main à Béton Provincial pour reprendre les discussions dès maintenant. Chaque jour additionnel de lock-out prolonge inutilement les difficultés pour ces 25 travailleuses et travailleurs et leurs familles », déclare Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Une entente de principe adoptée chez Distribution Multi-Marques Laval https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-multi-marques-laval/ Mon, 03 Aug 2026 15:26:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118267 À l’issue d’une assemblée générale tenue dimanche, les travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval ont adopté à 67% l’entente de principe. Cette entente marque une étape importante pour les quelque 120 salarié-es de l’entreprise, qui obtiennent ainsi des gains substantiels à leur convention collective.

Parmi les principaux éléments figurent notamment une meilleure protection des acquis et de la sécurité d’emploi, ainsi que des augmentations salariales significatives. L’entente permet également de moderniser plusieurs dispositions et d’apporter des améliorations durables aux conditions de travail à court et à long terme.

« Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers du chemin parcouru. Cette entente intègre des gains salariaux appréciables et débloque des dossiers en suspens depuis longtemps. Elle témoigne aussi de la force de notre solidarité et de notre détermination », a déclaré le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval–CSN, Daniel Rioux.

« L’adoption de cette entente représente une belle victoire collective. Je tiens à souligner le professionnalisme et l’engagement du comité de négociation, qui a mené ce dossier avec détermination. Les membres ont toutes les raisons d’être fiers des avancées obtenues », a ajouté le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Derrière cette entente se trouvent des mois d’efforts et de solidarité. Le comité de négociation n’a jamais perdu de vue les priorités des membres et a su obtenir des résultats qui répondent aux réalités de leur milieu de travail. C’est une réussite dont toute l’équipe syndicale peut être fière », a conclu la première vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Chantal Morin.

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe quelque 285 syndicats et près de 30 000 membres œuvrant dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Béton Provincial reconnue coupable d’entrave syndicale et de négociation de mauvaise foi https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-coupable-dentrave-syndicale-et-de-negociation-de-mauvaise-foi/ Mon, 03 Aug 2026 15:11:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118262 Après huit semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) se réjouit d’une décision rendue le 28 juillet 2026 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui conclut que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement aux salarié-es pour contourner le processus de négociation collective.

Ce que le TAT a constaté
Le 10 février 2026, avant même la tenue de la première séance de négociation prévue pour le renouvellement de la convention collective, deux dirigeants de l’employeur se sont présentés à l’usine de Saint-Eustache et ont rencontré individuellement 18 salarié-es, sur les 25 que compte l’établissement, pour leur remettre un document intitulé « Offre monétaire – St-Eustache ». Ce document proposait notamment une prime forfaitaire pour chaque employé si une entente était conclue avant le 31 mars 2026.

« Cette décision confirme ce que nous savions depuis le 10 février : l’employeur a tenté de nous court-circuiter et de négocier par-dessus la tête du syndicat. Le Tribunal vient rappeler clairement que ce genre de pratique est illégal et ne sera pas toléré », rapporte le secrétaire du syndicat, Yves Beaupré.

Le Tribunal a jugé que cette démarche visait à court-circuiter le comité syndical de négociation et à faire pression sur les salariés pour qu’ils adhèrent individuellement aux propositions patronales, en écartant l’acteur syndical. Le Tribunal a également relevé que le document présenté aux salariés était incomplet, voire trompeur, en omettant plusieurs reculs importants demandés par l’employeur, notamment en matière de primes de soir et de nuit, d’assurances collectives, d’heures supplémentaires, de régime de retraite et de mobilité de la main-d’œuvre entre les usines.

« Un employeur ne peut pas s’adresser directement à nos membres pour tenter d’obtenir leur adhésion individuelle à une offre, surtout avant même le début des négociations. C’est notre rôle de représenter nos membres à la table de négociation. Le Tribunal vient de le réaffirmer sans équivoque », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé.

Les ordonnances rendues

Le Tribunal a :

  • accueilli la plainte et déclaré que Béton Provincial Ltée a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en diffusant le document « Offre monétaire – St-Eustache »;
  • ordonné à l’employeur de cesser de s’adresser directement ou indirectement aux salarié-es au sujet de la négociation en cours;
  • ordonné à l’employeur de négocier avec diligence et bonne foi avec le syndicat;
  • ordonné à l’employeur de transmettre lui-même, par courriel et dans les 72 heures, une copie de la décision à l’ensemble des salarié-es de l’unité de négociation;
  • réservé sa décision quant à la demande de dommages punitifs du syndicat, laquelle sera tranchée ultérieurement.

« Nos membres ont vu clair dans cette tentative de division, et le Tribunal leur donne aujourd’hui raison. Nous nous attendons maintenant à ce que Béton Provincial négocie de bonne foi, avec diligence, et nous serons au rendez-vous pour défendre les intérêts de nos membres jusqu’à l’obtention d’une convention collective juste », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour rappel
L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial pour les deux premières années de la convention, suivi d’augmentations totalisant 3,8 % pour les trois années suivantes, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Conflit de travail à la Coop l’Unité : le syndicat réplique https://www.csn.qc.ca/actualites/conflit-de-travail-a-la-coop-lunite-le-syndicat-replique/ Mon, 03 Aug 2026 14:45:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118260 Alors que la centaine de salarié-es de l’IGA Coop l’Unité entame sa deuxième semaine de grève générale illimitée, le syndicat a voulu rétablir les faits à la suite d’allégations de l’employeur dans divers médias récemment.

« Le président du conseil d’administration, Francis Boudreau, nous dit que la COOP offre une augmentation de 4,75 % la première année, soit 1 $ l’heure. Ce qu’il oublie de dire, c’est que cette hausse dérisoire d’un dollar l’heure s’appliquerait uniquement de manière rétroactive à une quinzaine de salarié-es qui ont plus de 8 ans d’ancienneté. Par ailleurs, l’employeur peut bien invoquer l’ajustement salarial de rétention de la main-d’œuvre de 10 % survenu il y a cinq ans, mais la réalité est que les commis gagnent toujours un maximum de 21,10 $ l’heure. », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Cette hausse salariale est survenue en pleine pandémie, alors que la prime COVID de IGA avait été retirée, explique le syndicat. « Il y a cinq ans, nous avions un très grave retard salarial. Aujourd’hui, ce retard subsiste étant donné l’inflation qui touche les Îles de façon disproportionnée », ajoute la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« Soyons clairs sur ce qu’il se passe présentement : une entreprise millionnaire laisse ses employé-es dans la rue parce qu’elle croit fermement que des travailleuses et travailleurs d’épicerie sont du cheap labour et qu’ils devraient vivre dans la pauvreté. Je peux vous affirmer que la CSN les appuiera tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas eu gain de cause », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

Le syndicat a tout d’abord épuisé une banque de huit jours de grève et a déclenché la grève générale illimitée le 25 juillet dernier.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Entente de principe intervenue au terme d’un blitz de négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-intervenue-au-terme-dun-blitz-de-negociation/ Sun, 26 Jul 2026 12:06:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118249 À la suite d’un blitz de négociation mené du 20 au 25 juillet, les syndicats de paramédics affiliés à la CSN et le gouvernement du Québec sont parvenus à une entente de principe.

« Après six jours de négociations, nous sommes fiers d’en arriver à une entente que le comité de négociations recommandera aux membres. Ce sont eux qui auront le dernier mot sur son adoption », explique Jean Gagnon, responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

L’entente sera présentée aux membres le plus rapidement possible. D’ici là, aucun détail sur son contenu ne sera communiqué.

Les paramédics affiliés à la CSN sont sans convention collective depuis avril 2023.

À propos
Les 3 500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Grève générale illimitée à l’IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-generale-illimitee-a-liga-coop-lunite/ Sat, 25 Jul 2026 11:49:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118246 Les salarié-es de l’épicerie ont déclenché ce matin une grève générale illimitée. Votée hier en assemblée générale, celle-ci est une réaction directe au manque de sérieux des dernières propositions de l’employeur, explique le syndicat.

« On ne retournera pas travailler tant et aussi longtemps que notre patron ne répondra pas positivement à nos demandes. Il peut être assuré qu’on est préparés à rester en grève aussi longtemps que nécessaire. Lui s’obstine par principe; nous, on se bat pour nos familles et pour le respect », illustre la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« C’est aberrant que l’employeur force ses salarié-es à prouver leur sérieux en déclenchant la grève générale illimitée. D’un côté, on a une entreprise millionnaire et, de l’autre, des travailleuses et des travailleurs qui se battent pour leur dignité. Nos membres peuvent être certains qu’on les appuiera jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

« Nous avons fait une offre globale à l’employeur lors de notre dernière séance de négociation afin d’éviter la grève générale illimitée, mais elle est restée lettre morte. Nous avons été très clairs quant au fait que cette offre ne tiendrait plus après le déclenchement de la grève. Plus nos membres sont forcés de faire la grève pour être entendus, plus leurs attentes sont élevées », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« On sait que la grève survient pendant la période de fort achalandage qui accompagne les vacances de la construction. On espère que la forte demande touristique accélérera le rythme des réflexions du conseil d’administration », ajoute Nolan Boudreau, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Rappelons qu’au cours des dernières années, l’IGA Coop l’Unité a enregistré des surplus annuels variant entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Entre 2020 et 2025 seulement, ces surplus ont totalisé 8 426 405 $.

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Représailles antisyndicales à l’usine Cascades Cabano https://www.csn.qc.ca/actualites/represailles-antisyndicales-a-lusine-cascades-cabano/ Thu, 23 Jul 2026 19:27:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118229 Visiblement, la direction de l’usine Cascades de Cabano n’a toujours pas digéré la syndicalisation de ses quelque 82 employé-es. Après avoir usé de tous les stratagèmes possibles pour étirer les négociations d’une première convention collective, voilà que l’entreprise renoue avec des représailles envers les principaux dirigeants du syndicat.

En effet, trois officiers du syndicat – le président, le vice-président et le secrétaire-trésorier – ont été suspendus sans salaire au cours des derniers jours. La direction leur reproche d’avoir tenu un barbecue de solidarité à l’extérieur de l’usine, le 30 juin dernier. Pour le syndicat, cette activité, qui n’a affecté en rien les opérations de l’usine, visait à informer les membres du syndicat des derniers développements à la table de négociation.

Le syndicat compte bien entendu contester ces suspensions.

Ce ne serait pas la première fois que le Tribunal condamnerait la direction de l’usine Cascades de Cabano. En août 2025, le Tribunal administratif du travail avait statué que l’employeur avait fait preuve de représailles antisyndicales en refusant le retour au travail de Carl Belzile, privant ce dernier de revenus à la suite d’une absence reliée à son état de santé. Secrétaire-trésorier du syndicat, Carl Belzile avait activement participé à la campagne de syndicalisation de l’usine. Il est l’un des trois dirigeants syndicaux suspendus récemment.

Pour le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier, ces agissements doivent cesser.

« Ça fait deux ans que nous sommes syndiqués et Cascades a tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues et pour reporter l’application d’une convention collective, déclare le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier. Alors que le Code du travail prévoit que l’employeur doit maintenir nos conditions de travail, Cascades ne s’est pas gêné pour changer nos conditions sans préavis. Nous avons dû déposer une douzaine de plaintes au Tribunal à ce sujet. »

Devant le refus de la direction de l’usine de Cabano de s’entendre sur les salaires, le syndicat a dû faire valoir son droit à l’arbitrage de première convention collective. Le 10 juin dernier, alors que les audiences de l’arbitre devaient prendre fin, l’employeur a encore une fois demandé un délai, jusqu’à septembre cette fois, évoquant… la demande salariale revue à la baisse par la partie syndicale.

« Le groupe Cascades doit se faire à l’idée que les employé-es de Cabano ne veulent pas être payés au rabais par rapport aux autres usines. Les travailleuses et travailleurs se sont syndiqués pour améliorer leur sort. La compagnie doit respecter ses employé-es et cesser de retarder l’application d’une convention collective », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

La présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross, croit, elle aussi, que de telles pratiques antisyndicales n’ont pas leur place dans la région. « La majorité des employé-es des usines de Cascades sont syndiqués et ont des conditions de travail négociées. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas à Cabano, où les employé-es ont décidé de s’unir pour négocier de bonnes conditions. Assez, c’est assez ! »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Cascades Cabano–CSN compte 82 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN et au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Fermeture de la Halte-répit du Partage Notre-Dame : une décision incompréhensible en pleine crise de l’itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-la-halte-repit-du-partage-notre-dame-une-decision-incomprehensible-en-pleine-crise-de-litinerance/ Thu, 23 Jul 2026 17:39:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118242 C’est avec stupéfaction que les travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame ont appris, le 16 juillet dernier, la fermeture de la Halte-répit, un service essentiel offrant soutien et accompagnement aux personnes vulnérables de Granby et de la région. Cette décision découle du choix de Santé Québec de ne pas reconduire l’entente de financement qui permettait le maintien de ce service.

Chaque jour, les intervenantes et intervenants du Partage Notre-Dame offrent un accompagnement humain, du soutien psychosocial, de l’écoute, de l’orientation vers les ressources appropriées ainsi qu’une présence constante auprès des personnes les plus vulnérables. Leur travail contribue à prévenir des situations de crise, à favoriser la réinsertion sociale et à préserver la dignité de nombreuses personnes.

« C’est constamment plein à la Halte. Nous accueillons des personnes qui, selon leur état, ne peuvent pas aller ailleurs, parfois même pas à l’hôpital. Où iront-elles maintenant ? », s’inquiète la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame–CSN, Andrée-Anne Houle.

Cette fermeture survient alors que le débat sur l’itinérance occupe une place importante dans l’actualité québécoise. Au cours des dernières semaines, les démarches menées par l’ancienne première ministre Pauline Marois en faveur d’un Sommet national sur l’itinérance ont suscité l’appui de l’ensemble des principaux partis politiques. Dans ce contexte, la décision de mettre fin au financement d’un organisme qui accompagne quotidiennement des personnes en situation de grande vulnérabilité soulève de sérieuses questions.

« On a peine à comprendre la logique derrière cette décision. D’un côté, tout le monde reconnaît l’augmentation de l’itinérance et l’urgence d’agir. De l’autre, on coupe le financement d’un service qui fait justement partie des solutions. Réduire les ressources en santé et services sociaux ne peut qu’accentuer les difficultés vécues par la population », affirme le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le syndicat et l’employeur venaient tout juste de conclure une entente de principe dans le cadre de la négociation de leur première convention collective. Rappelons qu’en mars dernier, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Partage Notre-Dame comme un service public et a déterminé que, dans l’éventualité d’une grève, des services essentiels devaient être maintenus afin de protéger la santé et la sécurité de la population.

« Si un service est jugé suffisamment essentiel pour justifier une limitation à l’exercice d’un droit constitutionnel comme le droit de grève, c’est qu’il répond à un besoin fondamental dans la communauté. Il est donc profondément inquiétant qu’un organisme aussi essentiel soit forcé de fermer ses portes faute de financement gouvernemental. Cette décision est désolante pour les personnes vulnérables qui perdront un point de repère important, préoccupante pour l’ensemble de la communauté et consternante pour les travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi. Nous les accompagnerons dans les prochaines étapes et nous espérons obtenir rapidement des explications claires sur les motifs de cette fermeture », conclut la vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Fanie Lefebvre.

 

 

 

 

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Le syndicat porte le conflit devant l’Association Béton Québec pour relancer les négociations https://www.csn.qc.ca/actualites/syndicat-porte-le-conflit-devant-abq/ Wed, 22 Jul 2026 17:14:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118215 Après plus de six semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) franchit une nouvelle étape en portant directement le dossier devant l’Association Béton Québec (ABQ), l’association patronale et technique de l’industrie du béton prêt à l’emploi au Québec. Reçue par le directeur, la délégation syndicale y voit un signe d’écoute et souhaite que cette démarche contribue à favoriser un retour rapide à la table de négociation.

Une démarche inhabituelle auprès de l’industrie

Jeudi dernier en matinée, une délégation du syndicat s’est rendue aux bureaux de l’ABQ, à Boucherville. Elle était composée de représentants du syndicat local et du Conseil central des Laurentides–CSN. Au cours d’une rencontre d’une quinzaine de minutes, les syndiqué-es ont exposé les impacts du conflit sur leurs membres, de même que sur leur famille et sur la main-d’œuvre du secteur du béton. Le directeur de l’ABQ, Luc Bédard, a pris connaissance de la lettre transmise par le syndicat et l’a lue devant la délégation. Il a indiqué ne pas avoir été informé au préalable du conflit à Saint-Eustache.

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« Nous avons senti une réelle écoute. Nous espérons maintenant que cette démarche contribuera à faire avancer le dossier. Depuis plus de six semaines, ce sont nos membres qui subissent les conséquences de ce lockout. Nous sommes prêts à retourner à la table dès demain matin, mais il faut une offre sérieuse », explique le président du syndicat, Jimmy Caron.

Le syndicat demeure disponible
Le syndicat réitère qu’il demeure disponible en tout temps pour reprendre les négociations. Les discussions tenues jusqu’à maintenant n’ont toutefois permis aucune avancée significative qui pourrait mener à un règlement de la convention collective. « Les travailleuses et les travailleurs souhaitent régler ce conflit, mais cela exige une volonté réelle de la part de l’employeur », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé. Une rencontre de travail tenue le 6 juillet avec la conciliatrice n’a pas permis de régler la négociation. Aucune nouvelle rencontre n’est programmée à ce jour.

Pour rappel

Les négociations sont amorcées depuis le printemps. L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial de deux ans, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le lendemain du rejet, les 25 syndiqués de l’usine de Saint-Eustache ont été mis en lockout.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Quatrième séquence de grève au IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/quatrieme-sequence-de-greve-au-iga-coop-lunite/ Wed, 22 Jul 2026 13:53:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118210 Les salarié-es de l’épicerie ont débrayé ce matin pour une nouvelle séquence de trois jours de grève, qui prendra fin le vendredi 24 juillet. Ils auront alors épuisé leurs huit jours de grève et solliciteront un nouveau mandat auprès de leurs membres ce vendredi si aucune entente n’est intervenue d’ici là.

« Nous savons que la population est de notre côté et ça fait toute la différence. Chaque message d’appui nous donne la force de poursuivre notre lutte pour obtenir notre juste part. Après tout, c’est grâce à notre travail que l’épicerie génère des profits faramineux », explique la présidente du syndicat, Patricia Prince. Elle invite d’ailleurs la population à un barbecue organisé par le syndicat ce jeudi midi dans le stationnement de la Coop l’Unité.

Malgré deux journées de conciliation en présence de l’employeur et d’un médiateur du ministère du Travail, les avancées demeurent minces, déplore le syndicat.

« Les propositions salariales de l’employeur sont encore largement insuffisantes. Et ce n’est pas seulement mon opinion : nos membres les ont rejetées une fois de plus. Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de conclure une convention au rabais », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Selon la CSN, le principal blocage se situe désormais du côté du conseil d’administration.

« Il faut croire qu’on n’a pas besoin d’habiter dans un gratte-ciel pour être déconnecté de la réalité des gens ordinaires des Îles. Les membres du conseil d’administration savent pourtant très bien que le coût de la vie est particulièrement élevé dans l’archipel. Malgré cela, ils font la sourde oreille aux demandes légitimes des travailleuses et des travailleurs », affirme le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau

« On tente de normaliser le fait que des personnes qui travaillent dans une épicerie vivent sous le seuil de la pauvreté. Je veux être très clair : le conseil d’administration fait le choix de maintenir ses salarié-es sous la barre des 21 ,10$ l’heure, même au sommet de l’échelle salariale », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Rappelons qu’au cours des dernières années, l’IGA Coop l’Unité a enregistré des surplus annuels variant entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Entre 2020 et 2025 seulement, ces surplus ont totalisé 8 426 405 $.

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Les employé-es des Îles-de-la-Madeleine s’entendent avec la municipalité https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-des-iles-de-la-madeleine-sentendent-avec-la-municipalite/ Mon, 20 Jul 2026 12:34:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118207 Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN ont adopté leur nouvelle convention collective.

Survenue lundi soir, à quelques heures du déclenchement d’une deuxième séquence de grève, l’entente de principe prévoit des augmentations salariales de 18,5 % sur cinq ans, dont 4,5 % sont rétroactives au 1er janvier 2025 et 4 % au 1er janvier 2026. Plusieurs salarié-es verront également leur rémunération progresser en raison de l’augmentation de la semaine de travail, de 32 à 35 heures par semaine, pour certains titres d’emploi.

Les syndiqué-es auront accès plus rapidement à un plus grand nombre de semaines de vacances. Alors que les primes de soir et de nuit ont été augmentées de façon importante, les employé-es obtiennent également une uniformisation à la hausse des différents congés prévus à la convention.

« Après plusieurs mois de négociation, nous sommes très heureux de cette entente avec la municipalité », déclare le président du syndicat, Gilles Turbide. « Nous sommes parvenus à préserver nos emplois et à mettre un frein à la sous-traitance de nos services publics, tout en nous entendant sur une structure salariale plus attrayante. C’est gagnant pour tout le monde. »

La vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé, se réjouit de ce dénouement.

« Personne ne voulait une deuxième séquence de grève. Mais il fallait s’entendre sur des augmentations salariales qui permettront aux employé-es des Îles de faire face à l’augmentation du coût de la vie », affirme la dirigeante syndicale.

« Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine peuvent être fiers de leur négociation. Ils ont réussi à obtenir un bon règlement, à la hauteur de ceux des autres villes en Gaspésie. Et ça, c’est grâce à la mobilisation des derniers mois! »

Le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN représente 175 salarié-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN et à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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