Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le gouvernement fédéral ne doit pas perpétuer la discrimination des femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/gouv-fed-ne-doit-pas-perpetuer-la-discrimination-des-femmes/ Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119083 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), le Conseil national des chômeurs et des chômeuses (CNC) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) pressent le gouvernement fédéral de Mark Carney de ne pas porter en appel la décision de la Cour fédérale en faveur des six mères menant une bataille juridique pour faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi sur l’assurance-emploi.

« Nous sommes soulagés que la Cour d’appel fédérale ait rendu une décision favorable dans ce dossier. Les femmes ne devraient pas perdre leur protection en cas de chômage quand elles choisissent de prendre un congé de maternité, c’est une déficience dans la loi qui pénalise des centaines de mères chaque année. Il faut comprendre que ça va faire plus de dix ans que le gouvernement fait la sourde oreille quand on lui demande d’agir dans ce dossier, on l’exhorte aujourd’hui de ne pas porter en appel cette décision », explique Julie Proulx, porte-parole du MASSE.

Le 3 septembre dernier, la Cour d’appel fédérale a jugé que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi qui privent les mères recevant des prestations de maternité et des prestations parentales de l’accès aux prestations régulières d’assurance-emploi violent l’article 15 de la Charte canadienne sans justification. Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par six mères depuis 2018, accompagnées par le Mouvement Action-Chômage de Montréal et le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen.

La décision rendue reconnait que les mères qui sont privées de prestations d’assurance-chômage à la suite d’un congé de maternité ou de parentalité subissent une discrimination en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit d’une immense victoire pour l’égalité des genres et la reconnaissance du travail invisible lié à la parentalité. Le gouvernement dispose toutefois d’un délai de 60 jours pour porter cette décision en appel. C’est dans ce contexte que les groupes de défense des chômeurs et des chômeuses et les grandes centrales syndicales s’unissent pour demander au gouvernement d’accepter cette décision et de mettre fin à la discrimination que vivent les mères dans l’application de la Loi sur l’assurance-emploi.

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La direction bafoue la volonté de 265 membres de la Coop et refuse de tenir une assemblée spéciale https://www.csn.qc.ca/actualites/la-direction-bafoue-la-volonte-de-265-membres-de-la-coop-et-refuse-de-tenir-une-assemblee-speciale/ Thu, 08 Oct 2026 17:39:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119074 Le conseil d’administration du IGA Coop l’Unité refuse « pour l’instant » de convoquer l’assemblée générale spéciale réclamée par 265 membres. Pourtant, l’article 4.7 du Règlement de régie interne prévoit que, sur requête de 100 membres, le conseil d’administration doit décréter la tenue d’une assemblée spéciale. Pour le syndicat, ce refus bafoue la volonté des membres et les règles démocratiques de la coopérative.

Le conseil d’administration refuse de rendre des comptes

Hier, les trois membres initiateurs de la demande ont reçu, par courriel, le refus de leur requête par le conseil d’administration. Le 29 septembre, cette demande transmise au conseil d’administration était accompagnée des signatures de 265 membres. Ils réclament un espace d’échange sur le conflit qui perdure et veulent connaître les orientations de leurs représentants.

« Le conseil d’administration évite d’écouter ses membres et d’expliquer pourquoi les salarié-es sont en grève générale illimitée depuis le 25 juillet 2026, pourquoi la coopérative a perdu des millions de dollars et pourquoi elle continue d’en perdre, semaine après semaine. Alors que 265 personnes réclament une assemblée, le conseil d’administration contrevient à ses propres statuts. La coopérative appartient-elle encore à ses membres ? C’est une douche froide pour celles et ceux qui ont son avenir à cœur », explique Nolan Boudreau, vice-président régional des Îles au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Le Syndicat tend la main à l’employeur

Afin de faire débloquer la négociation, le syndicat a soumis aujourd’hui une nouvelle proposition à l’employeur. « Ça fait près de trois mois que nous sommes en grève générale illimitée. Cela a des impacts sur tout le monde aux Îles ; nos membres, la coopérative et la population, indique la présidente Patricia Prince. La négociation se poursuit avec un conciliateur, mais piétine. Pourtant, tous les enjeux sont réglés, il reste seulement la question du salaire à finaliser. On ne demande pas la lune : on veut 2 $ de l’heure de plus pour faire face au coût de la vie aux Îles. »

« Faire durer un conflit n’est jamais bon pour une entreprise. On peut alors se questionner sur les motivations du conseil d’administration. De plus, une coopérative qui refuse de parler à ses membres, c’est inadmissible. En fait, ça va à l’encontre de la démocratie coopérative », affirme le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Cinq ans après la réforme, un vrai bilan s’impose https://www.csn.qc.ca/actualites/cinq-ans-apres-la-reforme-un-vrai-bilan-simpose/ Tue, 06 Oct 2026 18:48:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119029 Cinq ans après l’entrée en vigueur de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, des membres d’organisations syndicales et de groupes de défense des droits des travailleuses et des travailleurs se rassembleront à midi aujourd’hui devant les bureaux de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à Montréal. Leur message est clair : « Le bilan de cette réforme ne peut pas se résumer à un exercice de reddition de comptes. Il doit être l’occasion de réparer les reculs et de renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs », déclarent les représentantes et représentants de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM).

La réforme adoptée en 2021 a profondément modifié le régime québécois de santé et de sécurité du travail. Cinq ans plus tard, les organisations syndicales et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs constatent que plusieurs des changements apportés ont affaibli la capacité des salarié-es d’exercer leurs droits, notamment en matière de prévention, de réparation des lésions professionnelles et de reconnaissance des atteintes à la santé liées au travail.

Alors que le prochain ministre ou la prochaine ministre du Travail devra présenter cet automne un bilan de la réforme à l’Assemblée nationale, ces organisations comptent bien faire entendre leur voix.

« Le bilan doit servir à corriger les effets néfastes de la réforme, et non à les cautionner. Le constat est clair : quand on affaiblit leurs droits, les travailleuses et les travailleurs en paient le prix. Une réforme de la santé et de la sécurité du travail devrait d’abord protéger les personnes qui se blessent, qui tombent malades ou qui risquent leur santé au travail », affirme le directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ, Pierrick Choinière-Lapointe.

« Nous ne laisserons pas le prochain gouvernement transformer ce bilan en exercice de relations publiques. Nous voulons des correctifs, des avancées et des droits renforcés. Et surtout, nous n’accepterons aucun recul, comme ceux que le gouvernement de la CAQ  a tenté d’imposer au secteur de la construction à la fin de la dernière session parlementaire », poursuit le président de la CSD, Luc Vachon.

« Ce bilan doit être l’occasion de corriger des injustices que le dernier gouvernement a introduites dans les lois sur la santé et la sécurité du travail, comme la discrimination que subissent les travailleuses et les travailleurs des secteurs de la santé et de l’éducation. Les mécanismes de prévention au rabais qui s’appliquent à ces secteurs à prédominance féminine, où l’État est employeur, n’offrent que des protections réduites. C’est complètement inacceptable et il est urgent que ça change ! », renchérit la vice-présidente de la CSQ, Nadine Bédard St-Pierre.

Ce rassemblement se tient le lendemain de l’élection provinciale, alors qu’un nouveau gouvernement s’apprête à prendre les commandes. Pour les organisations, le message doit être sans équivoque : les travailleuses et les travailleurs ne laisseront pas leurs droits être sacrifiés au nom de la modernisation du régime.

« Les droits des victimes d’accidents et de maladies du travail ont subi plusieurs reculs avec la dernière réforme. Et rien n’a été fait pour s’attaquer à la judiciarisation du régime de réparation. Les contestations abusives des employeurs continuent de croître chaque année et atteignent un niveau insoutenable. Ça ne peut plus durer, il faut que ça change, et vite ! », ajoute le secrétaire général de l’UTTAM, Félix Lapan.

« La prévention, ce n’est pas négociable. La réparation, ce n’est pas un privilège. Et le droit à un travail sain et sécuritaire ne doit jamais être traité comme une dépense qu’il faudrait réduire. Le nouveau gouvernement devra choisir : protéger les travailleuses et les travailleurs ou maintenir les reculs de la dernière réforme. Nous sommes dans la rue pour lui rappeler que nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

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Élection d’un gouvernement du Parti québécois – Le devoir de rassembler https://www.csn.qc.ca/actualites/election-dun-gouvernement-du-parti-quebecois-le-devoir-de-rassembler/ Tue, 06 Oct 2026 02:02:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119020 Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l’élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.

« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu’il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d’être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C’est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c’est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l’ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».

Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l’État dans l’économie affaibliraient les protections dont dépend l’immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l’économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d’un État fort.

Faire front pour le Québec qu’on veut

Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu’on veut.

Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.

En matière de redistribution de la richesse, la CSN s’inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d’austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d’imposition plus progressif.

En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d’action prometteuses.

Afin de favoriser l’égalité des chances, de la petite enfance à l’université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l’appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l’éducation et de l’enseignement supérieur souffrent déjà d’un sous-financement chronique.

Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu’à une stratégie de formation continue.

Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d’encre durant la campagne. C’est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu’une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d’instaurer une passe unique pour l’ensemble du Québec.

Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s’est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l’invite à faire preuve de courage politique et à aller de l’avant.

Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.

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Équité salariale : sept organisations syndicales devant la Cour supérieure dès le 6 octobre https://www.csn.qc.ca/actualites/equite-salariale-sept-organisations-syndicales-devant-la-cour-superieure-des-le-6-octobre/ Mon, 05 Oct 2026 13:37:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119023 La CSN, l’APTS, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ et le SFPQ seront devant la Cour supérieure à compter de demain pour contester des dispositions de la Loi sur l’équité salariale adoptée en 2019.

Pour les organisations syndicales, le principe au cœur de cette bataille demeure fondamental : les travailleuses ont droit à un salaire exempt de discrimination et, lorsqu’une discrimination est constatée, elles doivent obtenir tout ce qui leur est dû.

Ce principe était pourtant au cœur d’une décision de la Cour suprême du Canada, qui invalidait en 2018 certaines dispositions du régime québécois de maintien de l’équité salariale. Le gouvernement du Québec se voyait forcé de réécrire la loi, car les dispositions empêchant la rétroactivité des corrections salariales constituent une discrimination à l’égard des femmes, statuait le plus haut tribunal du pays.

Or, la nouvelle loi adoptée en 2019 par le gouvernement maintient ces dispositions discriminatoires, plaideront les organisations syndicales devant la Cour supérieure à compter de mardi.

De plus, d’autres objets de la loi sont contestés par certaines organisations syndicales, notamment en ce qui a trait à la liberté d’association.

« Près de trente ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, nous devons encore nous battre pour que les travailleuses obtiennent ce qui leur revient. Ce n’est pas un détail technique : c’est de l’argent qu’elles n’ont jamais reçu », déclarent les leaders syndicaux.

L’équité salariale ne se résume pas à un principe abstrait, rappellent les organisations. Elle vise à corriger la discrimination salariale systémique à l’égard des emplois à prédominance féminine. Lorsqu’une travailleuse est privée du salaire auquel elle a droit, les conséquences peuvent se faire sentir bien au-delà de sa paie, notamment sur ses protections sociales et sa sécurité économique.

« Derrière cette bataille juridique, il y a des travailleuses sous-payées depuis des années. Ce n’est pas une histoire de chiffres entre juristes. Ce qu’elles réclament n’est pas un cadeau, c’est ce qui leur est dû. C’est pour elles que nous sommes devant la Cour », complètent les leaders syndicaux.

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100 % en faveur de moyens de pression chez Orica https://www.csn.qc.ca/actualites/100-en-faveur-de-moyens-de-pression-chez-orica/ Mon, 05 Oct 2026 10:03:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119015 Ils sont plus de 200 travailleuses et travailleurs chez le fabricant d’explosifs Orica, dans les Laurentides. Réunis en assemblée générale vendredi dernier, ils se sont prononcés à 100 % en faveur de l’exercice de moyens de pression excluant la grève, afin d’accélérer la négociation pour le renouvellement de la convention collective.

Les travaux sur les clauses normatives ont beaucoup progressé au cours des dernières semaines. Toutefois, en ce qui a trait aux matières à incidence financière, l’employeur demande de nombreux reculs et il n’a toujours pas présenté ses offres salariales. De son côté, le syndicat porte également quelques demandes d’amélioration à la convention collective.

Quatre rencontres de négociation sont prévues à la fin du mois d’octobre. L’employeur devra notamment procéder au dépôt complet de ses offres salariales. Après ces rencontres, les travailleuses et les travailleurs se retrouveront de nouveau en assemblée générale pour faire le point sur l’avancement de la négociation et décider de la suite des choses.

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Les travailleuses et les travailleurs ne craqueront pas https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-ne-craqueront-pas/ Fri, 02 Oct 2026 13:54:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118961 Sans convention collective depuis novembre 2025, les employé-es de la Ferme St-Zotique, une usine de classement d’œufs faisant affaire avec des dizaines de producteurs avicoles au Québec, ont déclenché une grève surprise de quelques heures hier soir pour dénouer l’impasse à la table de négociation. Ce matin, l’employeur a mis en lockout la centaine de travailleuses et de travailleurs.

« Nous sommes sortis en grève hier soir pour envoyer un message clair à notre patron : il doit nous prendre au sérieux ! », affirme la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique–CSN, Régine Sergerie. « Et plutôt que de le faire, il s’entête dans son attitude méprisante en décrétant un lockout. Depuis le début de la négociation, nous avons fait des concessions pour tenter de trouver une voie de passage. Lui, il maintient plusieurs de ses demandes de recul, il engage des agents de sécurité pour faire peur aux salarié-es et il suspend même des représentants syndicaux. Et maintenant, le lockout », se désole la présidente.

Le respect de l’ancienneté, la santé et la sécurité du travail ainsi que le salaire occupent une place centrale parmi les enjeux sur lesquels la négociation achoppe.

« Le lockout n’est pas une solution à une négociation qui piétine. Quand des travailleuses et des travailleurs se lèvent pour défendre leur ancienneté, leur santé, leur sécurité et des salaires décents, la réponse d’un employeur ne peut pas être l’intimidation et le rapport de force unilatéral. La CSN est derrière les salarié-es de la Ferme St-Zotique et nous appelons l’employeur à lever immédiatement le lockout et à retourner à la table avec une réelle volonté de parvenir à une entente », poursuit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Malgré l’impasse actuelle, les travailleuses et les travailleurs demeurent déterminés à obtenir une entente négociée. « Les salarié-es ne craqueront pas. Ils méritent une convention collective qui respecte leur travail, leur ancienneté et leurs droits. Ils sont déterminés à continuer la lutte pour y arriver », enchaîne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit, rappelle pour sa part les problèmes de gestion à la Ferme St-Zotique. « Les travailleuses et les travailleurs de l’usine ont exercé la grève en 2021 et en 2022. Les chauffeurs de camion de la ferme, qui font partie d’un autre syndicat affilié à la CSN, ont aussi dû faire la grève en 2023 et l’employeur avait même fermé l’usine à l’époque. Et maintenant, un lockout après un coup de semonce de quelques heures. Nous ne les laisserons pas tomber ; les syndicats CSN de la Montérégie sont derrière eux », termine Mme Benoit.

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Le syndicat de la CDPDJ déplore son arrêt de mort https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-de-la-cdpdj-deplore-son-arret-de-mort/ Wed, 30 Sep 2026 13:59:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118940 Après 50 ans d’existence, le syndicat représentant les 160 employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse devra s’éteindre. Le personnel de la CDPDJ sera intégré de force au sein de la fonction publique à compter de demain, sans jamais avoir été consulté à cet effet.

Au détour d’une modalité incluse à la dernière minute avant l’adoption, au printemps dernier, du projet de loi 7 portant sur l’efficacité de l’État, le gouvernement de la CAQ a signé l’arrêt de mort de ce syndicat, forçant l’éparpillement des 160 travailleuses et travailleurs au sein de trois syndicats distincts.

Une intégration qui se fera d’ailleurs au rabais : pour pas moins de 17 corps d’emploi, les postes appariés dans la fonction publique sont moins bien rémunérés. Un déclassement qui aura des incidences majeures pour le reste de leur carrière, dénoncent les salarié-es touchés.

« Nous maintenons ce que nous affirmons depuis le printemps dernier : non seulement notre intégration forcée au sein de la fonction publique va à l’encontre de la liberté d’association protégée par la Charte, mais elle affaiblit aussi l’indépendance de la Commission, qui a pour mission de défendre les droits et libertés de la Charte », soutient la présidente du syndicat, Marie-Iris Légaré.

« En réalisant cette intégration forcée et au rabais du personnel de la Commission à la fonction publique, ce gouvernement n’améliore pas l’efficacité de l’État : il piétine plutôt les droits des syndiqué-es concernés et traite avec désinvolture une institution vénérable garante des droits et libertés de toute personne au Québec. C’est une atteinte de plus à la santé démocratique du Québec », poursuit-elle.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, déplore que les gestes antidémocratiques d’un gouvernement caquiste en fin de vie emportent un syndicat qui était à l’avant-plan de la défense des droits des enfants et des populations vulnérables. « En plus de défendre les droits de ses membres ainsi que la mission première de la Commission, le syndicat de la CDPDJ était très actif au sein même de nos instances pour faire primer la question des droits fondamentaux et de l’importance de les préserver. En forçant la dissolution de ce syndicat autonome, le gouvernement s’attaque aux fondements mêmes du droit d’association », affirme-t-elle.

« Cette réforme n’a fait l’objet d’aucune consultation », rappelle pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Katrin Peter. « Le gouvernement de la CAQ n’a offert aucun espace de discussion où nous aurions pu débattre, en toute transparence, des conséquences d’une telle décision sur l’application d’une loi aussi fondamentale que la Charte des droits et libertés – de même que sur le personnel chargé de la faire respecter. »

À propos

Le projet de loi 7, « visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires », a été adopté le 1er avril 2026. Lors de la dernière journée de son étude par la Commission des finances publiques, un amendement prévoyant l’inclusion forcée des employé-es de la CDPDJ au sein de la fonction publique a été adopté, sans consultation aucune.
Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics. Dans l’exercice de ce mandat, il lui arrive couramment de traiter des plaintes et d’intenter des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont les 19 conseillères et conseillers juridiques. Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employées de bureau de Papier Clermont ratifient une nouvelle convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-ratifient-une-nouvelle-convention-collective/ Tue, 29 Sep 2026 20:24:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118934 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine de Papier Clermont ont adopté à l’unanimité, le 28 septembre, une entente de principe avec leur employeur. La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit une augmentation salariale moyenne de 16 %, ainsi que la pleine rétroactivité depuis le 1er mai 2023.

Les travailleuses obtiennent également une troisième semaine de vacances après deux ans de service ainsi que des améliorations à leur régime d’assurance collective.

« Nous avons travaillé fort pour en arriver là. La négociation a été longue et nous avons dû tenir notre bout, particulièrement sur la question de la rétroactivité. Nous sommes fières d’avoir maintenu notre position et d’avoir finalement obtenu une entente qui reconnaît notre travail et les années pendant lesquelles nous avons attendu un règlement », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont – secteur bureau (CSN), Karenne Tremblay.

La rétroactivité constituait l’un des principaux enjeux de la négociation. En juillet dernier, les travailleuses avaient dénoncé publiquement le refus de l’employeur de reconnaître pleinement la période de négociation, alors que cette reconnaissance avait été accordée à d’autres unités syndicales de l’entreprise.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne également l’importance de cette entente pour un groupe de travailleuses évoluant dans un milieu industriel traditionnellement masculin.

« Les travailleuses de Clermont ont démontré qu’il est possible de faire respecter ses droits même lorsqu’on représente un petit groupe. Elles ont tenu bon et elles ont obtenu une entente qui améliore concrètement leurs conditions de travail, tout en reconnaissant la période pendant laquelle elles ont été privées d’augmentation. C’est le résultat d’une négociation menée avec détermination et solidarité », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les travailleuses ont refusé d’accepter un traitement différent simplement parce qu’elles sont un petit groupe. Elles ont fait preuve de solidarité et de détermination jusqu’à la conclusion de cette entente. La pleine rétroactivité est importante, mais le fait qu’elles aient obtenu le respect et la reconnaissance qu’elles réclamaient l’est tout autant », souligne la vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), le règlement obtenu démontre l’importance de rester mobilisés tout au long d’une négociation.

« Après plus de deux ans à la table, les travailleuses peuvent être fières du résultat. Elles ont maintenu leurs revendications, elles sont restées unies et elles ont pu compter sur la solidarité de leurs collègues. Les gains obtenus montrent qu’il est possible de faire avancer les conditions de travail lorsqu’on ne baisse pas les bras », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

« Nous pouvons maintenant tourner la page sur cette négociation et regarder vers l’avenir. Nous avons été cinq à mener cette bataille et nous avons toutes voté pour l’entente. C’est une belle façon de conclure cette longue négociation », conclut Karenne Tremblay.

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Des membres de la coopérative demandent la tenue d’une assemblée spéciale https://www.csn.qc.ca/actualites/des-membres-de-la-cooperative-demandent-la-tenue-dune-assemblee-speciale/ Tue, 29 Sep 2026 17:57:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118913 Préoccupés par la gestion du conflit à l’IGA Coop l’Unité, des membres de la coopérative demandent la tenue d’une assemblée spéciale. Les salarié-es en grève depuis plus de deux mois espèrent que cet appel permettra de mettre fin au conflit de travail et de convenir rapidement d’une entente satisfaisante.

Les membres de la coop doivent être entendus

Le syndicat a appris qu’une lettre a été transmise par certains membres de la coopérative pour demander au conseil d’administration d’organiser une assemblée générale spéciale dans les sept prochains jours. Dans les dernières semaines, les grévistes ont invité les membres de la coopérative à signer une pétition pour qu’une telle assemblée se tienne rapidement. Pour le syndicat, il est important que les membres de la coopérative aient leur mot à dire sur la gestion du conflit.

La négociation se poursuit en conciliation et tous les enjeux sont maintenant réglés, notamment ceux qui concernent la retraite ; seule la question salariale reste en suspens. Rappelons que les travailleuses et les travailleurs demandent des augmentations de 2 $ l’heure pour les aider à faire face au coût de la vie aux Îles, qui est environ 20 % supérieur à celui du continent.

« Les pertes s’accumulent pour la coopérative parce que le conseil d’administration laisse le conflit perdurer. Pourtant, nos demandes sont légitimes et la coopérative a les moyens de bonifier nos salaires. Il va falloir que la coopérative perde encore combien de centaines de milliers de dollars avant que le conseil d’administration accepte de mieux reconnaitre notre travail ? », demande la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« L’employeur a les moyens d’en mettre plus sur la table. Les surplus étaient au rendez-vous avant le déclenchement de la grève. Ces salarié-es méritent d’avoir des augmentations salariales qui leur permettent de faire face à l’inflation », souligne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« Depuis le début de la grève, on sent que les Madelinots et les Madeliniennes sont derrière les salarié-es. La population vient nous appuyer sur la ligne de piquetage. En demandant la tenue d’une assemblée spéciale, on espère que le conseil d’administration va entendre l’appel des membres et faire ce qu’il faut pour régler le conflit », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Un an sans convention collective à la résidence Chénier https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-sans-convention-collective-a-la-residence-chenier/ Tue, 29 Sep 2026 15:03:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118905 Les quelque 30 salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Chénier Saint-Eustache soulignent un bien triste anniversaire : voilà maintenant un an qu’ils sont sans convention collective. Les salarié-es poursuivent leur mobilisation pour obtenir les gains de la négociation coordonnée des RPA de la CSN.

Dès d’aujourd’hui, ils installeront une immense pancarte devant l’établissement pour dénoncer la lenteur des négociations. Alors que la négociation coordonnée de la CSN a mené à des ententes de principe dans 25 des 30 RPA participantes, les pourparlers sont au ralenti à la RPA Chénier. Le salaire et la retraite sont les deux grands enjeux de cette négociation qui se poursuit actuellement en conciliation.

« Un an sans convention, c’est long ! Pourtant, la hauteur du règlement est connue et nous avons des ententes dans des RPA un peu partout au Québec. La direction de la RPA Chénier doit maintenant se présenter à la table avec le mandat de régler pour enfin reconnaitre le travail du personnel », explique la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

« Les salarié-es de la RPA Chénier sont au rendez-vous chaque jour pour prendre soin des résidentes et des résidents. La moindre des choses serait que l’employeur reconnaisse nos efforts », poursuit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs des centres d’hébergement de la région des Laurentides – CSN, Myriam Lindor.

« Les aîné-es de la région veulent avoir de bons services dans les RPA et ça passe par une bonification des conditions de travail et des salaires. Le message est clair aujourd’hui pour la direction de la RPA : c’est le temps de régler! », a renchéri la présidente du Conseil central des Laurentides – CSN, Chantal Maillé.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux au Québec. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Les employé-es de Radio-Canada adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-radio-canada-adoptent-lentente-de-principe/ Sun, 27 Sep 2026 20:36:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118900 Les 2 800 travailleuses et travailleurs de Radio-Canada ont une nouvelle convention collective. Réunis en assemblée générale, les employé-es des stations du Québec et de Moncton ont adopté à 94 % l’entente de principe intervenue le 4 septembre dernier entre leur comité de négociation et la direction du diffuseur public.

Les syndiqué-es toucheront des augmentations de 14,5 % sur quatre ans : 6 % la première année, rétroactifs au 23 mars 2026, 3 % en 2027, 3 % en 2028 et 2,5 % en 2029.

Des gains importants, qui feront reculer la précarité d’emploi présente à Radio-Canada, ont été réalisés. Les employé-es pourront notamment bénéficier d’un accès plus rapide à la stabilité d’emploi. Des horaires plus stables et prévisibles seront dorénavant accessibles pour les salarié-es temporaires. Les ratios de titulaires de postes précaires ont aussi été plafonnés à la baisse.

La nouvelle convention collective prévoit également la protection des emplois contre l’intelligence artificielle, celle-ci ne pouvant se substituer au jugement humain.

« Nous avons fait la démonstration que les conditions de travail à Radio-Canada se sont dégradées au fil des ans : nous avions du rattrapage à faire par rapport aux autres médias québécois, sans compter l’inflation des dernières années. Cette entente est un pas dans la bonne direction pour le personnel technique, administratif et journalistique », affirme la présidente par intérim du syndicat, Lise Millette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « le retard des conditions de travail par rapport aux autres médias devenait un frein à l’attraction et la rétention du personnel. La direction de Radio-Canada devait prendre les engagements nécessaires afin de maintenir le rôle de premier plan du diffuseur public ».

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), Annick Charette, se réjouit des gains obtenus, au terme d’une négociation qui aura duré six mois. « Les objectifs étaient grands et le syndicat n’a pas hésité à utiliser tous les moyens à sa disposition pour décrocher la meilleure entente possible. Celle-ci est le résultat d’une grande mobilisation qui s’est déployée dans l’ensemble des stations. Les membres peuvent être fiers du travail accompli. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada (STTRC–CSN) représente les 2 800 travailleuses et travailleurs de l’information, techniciennes et techniciens et membres du personnel administratif des services français du diffuseur public, soit l’ensemble des stations du Québec et celle de Moncton. La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Transport adapté : la FEESP–CSN réclame la préservation des emplois et le maintien de la qualité des services  https://www.csn.qc.ca/actualites/transport-adapte-la-feesp-csn-reclame-la-preservation-des-emplois-et-le-maintien-de-la-qualite-des-services/ Thu, 24 Sep 2026 20:56:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118875 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) suit avec attention la décision de l’Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM) de confier à la Société de transport de Montréal (STM) l’administration du transport adapté à l’échelle du Grand Montréal. Si nous constatons que, pour le moment, les activités d’administration demeureront entre les mains d’un organisme public (la STM), nous demeurons préoccupés par les conséquences que cette réorganisation pourrait avoir sur les travailleuses et travailleurs des autres sociétés de transport ainsi que sur la qualité des services offerts à une population particulièrement vulnérable. Selon les informations disponibles, des pertes d’emplois auraient déjà été annoncées à la Société de transport de Laval et les impacts dans les autres organisations concernées demeurent inconnus.  

Pour la FEESP–CSN, cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de choix irréfléchis de transformations du transport adapté qui découlent directement du sous-financement chronique du transport collectif. Par ailleurs, nous avons de nombreuses fois décrié, dans les dernières années, la mise en place d’orientations, tant au gouvernement que dans les sociétés de transport, qui ont favorisé une place grandissante du secteur privé dans la prestation de certains services comme le transport adapté.  

« Bien que la situation soit différente de celles qui ont mené au transfert d’une partie du transport adapté vers le secteur privé puisque les emplois touchant nos membres syndiqués resteraient dans le public, nous surveillons cette réorganisation de près puisqu’elle semble se traduire par des pertes d’emplois et par de nouvelles incertitudes quant à l’organisation des services », affirme  le président du Secteur transport de la FEESP–CSN, Kevin McLean.

La fédération rappelle que, déjà en 2025, nous dénoncions la perte graduelle d’une grande expertise liée aux changements apportés au transport adapté et que, dès le début septembre de cette année, nous avions sonné l’alarme concernant les conséquences du sous-financement de ce service dans l’ensemble de la région métropolitaine. L’annonce de l’ARTM aujourd’hui n’est qu’une nouvelle couche qui s’ajoute à ces préoccupations qui demeurent toujours d’actualité.   

« Depuis plusieurs années, on nous présente diverses réorganisations comme des solutions aux problèmes du transport adapté. Ou encore, on nous vante les mérites de la privatisation. Pourtant, le véritable enjeu demeure le même : l’insuffisance du financement accordé au transport collectif. Les travailleuses, les travailleurs et le public ne doivent pas devenir les victimes collatérales de décisions qui visent essentiellement à composer avec un manque de ressources financières », explique la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton, 

La fédération portera une attention particulière aux conséquences de cette décision pour les membres du Syndicat des employés de bureau de la Société de transport de Laval (CSN), pour ceux du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’EXO – Transport adapté–CSN ainsi qu’aux effets qu’elle pourrait avoir sur l’accessibilité et la qualité du transport adapté pour les usagères et les usagers. 

« À la fin de la journée, c’est simple : les personnes qui utilisent le transport adapté ont besoin d’un service fiable, accessible et adapté à leur réalité. Les travailleuses et les travailleurs qui contribuent à ce service ont quant à eux droit à de la transparence et à des garanties quant à leur avenir », conclut Kevin McLean. 

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Nouvelle convention pour les grévistes de Metro https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-convention-pour-les-grevistes-de-metro/ Thu, 24 Sep 2026 20:10:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118859 Réunis en assemblée générale ce matin, les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt, du transport et du siège social de Metro ont accepté à 77 % les termes de l’entente de principe intervenue jeudi dernier entre leur comité de négociation et l’employeur.

Les salarié-es toucheront des augmentations de 22 % sur une période de cinq ans et demi, dont 6 % rétroactifs au 19 septembre 2025 et 4 % applicables dès leur retour au travail, qui s’effectuera à compter de dimanche. Des gains ont également été obtenus en matière de protection des emplois ainsi qu’en santé et sécurité au travail.

« On a tenu bon jusqu’au bout et on est restés unis du début à la fin. On peut être fiers du chemin parcouru », déclare le président du syndicat, Matthieu Lafontaine. « Les salaires étaient la priorité de nos membres et nous avons défendu cette demande avec détermination. Dans l’ensemble, nous sommes contents du résultat obtenu. »

Aux yeux de la présidente de la CSN, la détermination des travailleuses et des travailleurs aura été décisive tout au long de ce long conflit. « Les chiffres parlaient d’eux-mêmes : après s’être enrichi démesurément ces dernières années, le groupe Metro avait les moyens de répondre aux demandes de ses salarié-es. Sans eux, les rendements de Metro piquaient du nez, comme le démontrent les résultats des deux derniers trimestres », ajoute Caroline Senneville.

Cette nouvelle convention collective rehaussera les standards de l’industrie de la distribution agroalimentaire, croit le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Le syndicat de Metro a toujours été parmi les chefs de file pour tirer vers le haut les conditions de travail du secteur des entrepôts et de la distribution. Cette nouvelle convention est tout à son honneur, surtout après un si long conflit », indique-t-il.

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, ce conflit aura démontré la pertinence du recours à la grève comme moyen ultime pour améliorer ses conditions de travail. « En mars dernier, Metro plafonnait ses offres à 11 % sur six ans. On est en mesure aujourd’hui de constater l’ampleur des gains obtenus par les travailleuses et les travailleurs par l’exercice de la grève », se réjouit-il.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

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Deux accréditations, deux mandats de grève au CNDF https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-accreditations-deux-mandats-de-greve-au-cndf/ Thu, 24 Sep 2026 20:09:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118866 Les enseignantes et enseignants ainsi que les techniciennes et techniciens pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF) ont tous deux voté en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée (GGI). Après des mois de négociation marqués par les délais, les pertes de temps et le manque de volonté de la direction, les deux syndicats dénoncent une situation qui perdure et qui nuit directement aux conditions de travail et à la qualité de la formation offerte aux étudiantes et aux étudiants.

Les deux syndicats négocient avec le même employeur et se butent au même problème : une direction qui ne semble pas avoir l’urgence de régler les problèmes vécus sur le terrain.

« Ça fait maintenant plus d’un an que nous négocions et nous avons déjà vécu trois années sans convention collective. Pendant ce temps, l’employeur multiplie les délais et ne démontre pas la volonté nécessaire pour régler les problèmes qui affectent directement notre travail. Nos demandes sont pourtant simples, nous voulons pouvoir effectuer notre travail dans de bonnes conditions et offrir une formation de qualité. Nous sommes rendus au point où nos membres sont prêts à utiliser les moyens nécessaires pour se faire entendre », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret.

Du côté des techniciennes et techniciens pompiers, la situation est tout aussi préoccupante. Les problèmes d’organisation du travail, les conditions dans lesquelles le personnel doit accomplir ses tâches et le manque de reconnaissance de la réalité vécue sur le terrain font partie des enjeux qui doivent être réglés à la table de négociation.

« Nous avons assez perdu de temps. Nos membres sont fiers de leur travail et veulent pouvoir l’accomplir correctement, mais encore faut-il que l’employeur accepte de s’asseoir sérieusement avec nous pour trouver des solutions. Nous avons maintenant deux mandats de grève qui démontrent clairement que le personnel n’acceptera pas que la situation continue comme si de rien n’était », déclare le président par intérim du Syndicat des techniciennes et techniciens pompiers du CNDF, Terry Gilbert.

Pour les deux syndicats, l’enjeu dépasse largement la question salariale. Il est question de l’organisation du travail, des moyens disponibles pour accomplir les tâches et des conditions nécessaires pour assurer une formation professionnelle de qualité.

Un exemple flagrant, le matériel de cours et l’équipement sont désuets. Les techniciens et les enseignants sont obligés d’utiliser leur propre matériel pour donner leurs cours, parce que celui fourni par l’école ne leur permet pas de travailler efficacement et sécuritairement.

Les syndicats tiennent également à dénoncer les mesures disciplinaires prises par la direction envers des étudiantes et étudiants qui ont manifesté leur appui à leurs enseignantes, enseignants, techniciennes et techniciens.

Les syndicats ne leur ont jamais demandé de poser quelque geste que ce soit. Elles et ils ont choisi de soutenir leur personnel enseignant et technique parce qu’elles et ils ont confiance en son travail.

« Les étudiantes et étudiants voient ce qui se passe et observent comment la direction traite leurs profs et les personnes qui les accompagnent dans leur formation. En prenant position aujourd’hui, elles et ils commencent aussi à comprendre qu’il est important de défendre leurs droits et leurs conditions pour l’avenir. Ce n’est pas un problème, c’est la preuve qu’elles et ils prennent déjà en charge leur propre défense », ajoute le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret.

Pour les syndicats, la réponse de la direction est révélatrice. Plutôt que de chercher à rétablir un climat propice au dialogue, elle choisit de s’en prendre à des étudiantes et étudiants qui ont exprimé leur soutien à leur personnel.

Les deux syndicats demandent maintenant à la direction du CNDF de prendre acte des mandats de grève et de démontrer une réelle volonté de négocier.

Après des mois de délais et de négociations qui piétinent, les travailleuses et travailleurs ont maintenant clairement indiqué qu’elles et ils sont prêts à passer à l’action.

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Une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-qui-renforce-le-role-de-premiere-ligne-des-sages-femmes-du-quebec/ Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118862 Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.

Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.

« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »

D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.

La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »

Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.

« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

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Faire de la pénurie de main-d’œuvre en santé et services sociaux une priorité nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-de-la-penurie-de-main-doeuvre-en-sante-et-services-sociaux-une-priorite-nationale/ Wed, 23 Sep 2026 13:57:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118826 Au Québec il y a un thème récurrent à chaque campagne électorale : la Santé. C’est encore le cas pour l’élection de 2026. Tous les partis politiques souhaitent améliorer l’accès aux soins et proposeront des solutions. Au quotidien, les soins et les services sont offerts par le personnel et les professionnels de la santé et ce sont à ces soignants que la population souhaite accéder.

Au cours des dernières années, de nombreux secteurs d’activité ont souffert d’une pénurie de main-d’œuvre et le domaine de santé et des services sociaux n’y échappe pas. Les promesses électorales qui sont formulées sans d’abord tenir compte de cet enjeu ne sont pas crédibles.

Un rapport récent de la Commissaire à la santé et au bien-être du Québec a clairement identifié cette pénurie. Le rapport gouvernemental sur l’État d’équilibre du marché de l’emploi 2026 identifie plusieurs professions de la santé qui connaissent une pénurie dans toutes les régions du Québec. Ces données doivent être au cœur de tout diagnostic visant à évaluer l’accès aux soins et surtout être la base de toute solution pour l’améliorer. Ignorer cette pénurie ne fera que mettre une pression additionnelle sur ces travailleurs et ces équipes déjà très sollicités et en bout de ligne créer de l’insatisfaction dans la population.

Aujourd’hui, nous nous unissons pour demander à tous les partis politiques de reconnaître la pénurie de main-d’œuvre et s’engager à mettre sur pied, dès les premiers mois suivant l’élection, une grande réflexion nationale réunissant les partenaires qui représentent les travailleuses et travailleurs de la santé touchés par la pénurie : médecins de famille, infirmières, infirmières praticiennes spécialisées, pharmaciens, professionnels en soins et personnel du réseau, ordres professionnels, syndicats ainsi que les établissements d’enseignement, les associations étudiantes et représentants des patientes et patients. Cette réflexion devra permettre l’adoption de solutions qui inciteront les gens à choisir les professions du domaine de la santé et des services sociaux et d’y demeurer par la suite, de
telle sorte que le système public de santé et des services sociaux puisse répondre aux besoins de la population.

 

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Le respect du droit de grève à géométrie variable https://www.csn.qc.ca/actualites/le-respect-du-droit-de-greve-a-geometrie-variable/ Tue, 22 Sep 2026 13:06:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118824 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec froideur le projet de loi C-39 de la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, visant à réformer le Code canadien du travail.

« Le droit de grève est un droit fondamental, qui permet un rapport de force plus équilibré entre les travailleuses, les travailleurs et les employeurs lors de négociations. Ottawa a déjà commencé à l’affaiblir avec le recours à l’article 107 du Code canadien du travail ces dernières années. Pour protéger véritablement ce droit, la ministre aurait dû abolir l’article 107, ce que nous demandions. Avec son projet de loi, Ottawa dit vouloir encadrer son utilisation, mais laisse un grand flou autour de la notion d’intérêt national et de la discrétion ministérielle à ce sujet. Les gouvernements ne peuvent pas appuyer sur le bouton « Suppression du droit de grève » quand un conflit devient inconfortable. Après avoir vu le droit de grève être sérieusement mis à mal , les travailleuses et les travailleurs étaient en droit d’attendre des changements qui auraient de véritables effets sur le terrain, pas l’inverse », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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Les travailleuses de l’AFIO déposent plainte https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-de-lafio-deposent-plainte/ Mon, 21 Sep 2026 13:31:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118809 Au nom des travailleuses syndiquées de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO), la CSN a déposé deux plaintes au Tribunal administratif du travail et une plainte à la CNESST pour que cesse le harcèlement qu’elles subissent.

« Nous sommes épuisées par ce climat de travail malsain. Nous voulons voir la fin de tout ça. Deux de mes collègues sont tombées en congé maladie cette année pour cause de harcèlement au travail. Ça ne peut pas continuer ainsi. Il faut que ça cesse », affirme, la déléguée syndicale à la négociation, Michelle Makoko.

« Ces 20 travailleuses négocient leur première convention collective. Elles ont fait le choix de se syndiquer pour aller chercher de meilleures conditions de travail, ce qui inclut un milieu de travail sain. Nous sommes donc réunis ici ce matin pour dénoncer la situation et demander publiquement à l’employeur que cessent toutes les représailles envers les travailleuses. Tout ce qu’elles souhaitent, c’est offrir des services à une population vulnérable dans un environnement agréable », lance d’entrée de jeu le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN), Alfonso Ibarra Ramirez.

Depuis plusieurs mois, les travailleuses rapportent des situations de dénigrement, un manque de réponses claires de la part de la direction ainsi que des difficultés persistantes dans le traitement de certaines de leurs préoccupations liées aux conditions de travail. La situation est suffisamment sérieuse pour que des recours formels aient été entrepris. Des plaintes concernant des allégations de harcèlement psychologique ont notamment été déposées auprès de la CNESST et auprès du Tribunal administratif du travail.

Le 20 août dernier, la firme Exact RH, nommée par l’employeur, a déposé un rapport dans lequel elle affirme que le climat de travail s’est dégradé depuis la syndicalisation en décembre 2025. Les travailleuses ont eu le droit d’entendre les conclusions, mais le plan d’action proposé pour remédier à la situation est resté caché dans les bureaux de la direction. Une solution est sur la table et l’employeur refuse d’y faire suite.

« Nous emploierons tous les moyens à notre disposition pour aider ces travailleuses à faire leur travail sans que leur bien-être psychologique ne soit mis en péril », clame la présidente par intérim de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Kathrin Peter. « L’employeur a la responsabilité et l’obligation légale de protéger la santé physique et psychologique de son personnel et d’offrir un milieu de travail sain et sécuritaire. Nous allons soutenir ces travailleuses afin que leurs droits soient respectés et que l’employeur prenne ses responsabilités. »

Une première convention collective à négocier
Cette situation survient alors que le syndicat tente de conclure une première convention collective avec l’AFIO. Un conciliateur a été nommé au dossier. Une première séance de négociation avec lui a eu lieu le 3 septembre et la prochaine séance est prévue le 2 octobre.

À propos

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe plus de 70 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 12 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) rassemble 53 syndicats et plus de 12 000 membres, qui œuvrent dans les secteurs public et privé et qui occupent un large éventail de disciplines et de professions dans les milieux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’économie sociale et de l’action communautaire. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs au Québec et au Canada.

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Abandonnons le mirage de la privatisation de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/abandonnons-le-mirage-de-la-privatisation-de-la-saq/ Sat, 19 Sep 2026 13:08:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118808 La vente d’alcool fait partie des discussions de la présente campagne électorale provinciale, que ce soit parce qu’il s’agit de tarifs douaniers ou d’ouverture du marché. Jusqu’à maintenant, il a été possible d’entendre et de lire plusieurs opinions et promesses sur le sujet. Le SEMB SAQ (CSN) représente près de 5 000 travailleuses et travailleurs de la Société des Alcools du Québec provenant de partout à travers le Québec. À ce titre, nous souhaitons porter à votre connaissance notre idée en lien avec les changements proposés pour la Société des Alcools du Québec.

Nous comprenons que l’objectif de ces promesses est d’alléger le fardeau administratif et bureaucratique des distillateurs et les vignerons québécois. Nous croyons cependant qu’envisager l’évolution de l’offre des produits en succursales est une vision plus avantageuse pour tous.

Les 5 000 travailleuses et travailleurs spécialisés dans le domaine de la vente de produits alcoolisés que nous représentons sont passionnés, assoiffés de connaissance et ils seraient très heureux d’obtenir davantage de formation afin de mieux conseiller et vendre ces produits découlant de l’expertise québécoise. Ces travailleuses et travailleurs des quatre coins du Québec, travaillant dans l’une des 400 succursales de la société d’État, sont les mieux placés pour promouvoir et faire découvrir les produits d’ici, de manière responsable, à travers un espace dédié à ces produits à même les succursales de la SAQ.

De cette manière, les entrepreneurs du secteur de l’alcool au Québec pourraient gagner à faire connaître leurs produits à l’ensemble de la population québécoise, qu’elle soit en ville ou en région, tout en s’assurant que la SAQ demeure un fleuron du Québec qui offre des emplois et des produits de qualité partout à travers la province.

Rappelons qu’en 2022, l’IRIS avait publié une étude concernant les commerces spécialisés en vente d’alcool et en produits d’importation privée (cavistes). La conclusion de cette étude était sans équivoque : l’ouverture de telles boutiques aurait peu de bénéfices pour la majorité des régions de la province au profit de métropoles comme Québec et Montréal, en plus d’être peu rentable pour la plupart des petites et moyennes entreprises.

Comme travailleuses et travailleurs de la SAQ, nous suivons de près les propositions des partis politiques durant cette campagne. Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement abandonne le mirage de la privatisation et œuvre avec nous à préserver et développer ce fleuron québécois.

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