Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 23 Jul 2026 19:37:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Représailles antisyndicales à l’usine Cascades Cabano https://www.csn.qc.ca/actualites/represailles-antisyndicales-a-lusine-cascades-cabano/ Thu, 23 Jul 2026 19:27:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118229 Visiblement, la direction de l’usine Cascades de Cabano n’a toujours pas digéré la syndicalisation de ses quelque 82 employé-es. Après avoir usé de tous les stratagèmes possibles pour étirer les négociations d’une première convention collective, voilà que l’entreprise renoue avec des représailles envers les principaux dirigeants du syndicat.

En effet, trois officiers du syndicat – le président, le vice-président et le secrétaire-trésorier – ont été suspendus sans salaire au cours des derniers jours. La direction leur reproche d’avoir tenu un barbecue de solidarité à l’extérieur de l’usine, le 30 juin dernier. Pour le syndicat, cette activité, qui n’a affecté en rien les opérations de l’usine, visait à informer les membres du syndicat des derniers développements à la table de négociation.

Le syndicat compte bien entendu contester ces suspensions.

Ce ne serait pas la première fois que le Tribunal condamnerait la direction de l’usine Cascades de Cabano. En août 2025, le Tribunal administratif du travail avait statué que l’employeur avait fait preuve de représailles antisyndicales en refusant le retour au travail de Carl Belzile, privant ce dernier de revenus à la suite d’une absence reliée à son état de santé. Secrétaire-trésorier du syndicat, Carl Belzile avait activement participé à la campagne de syndicalisation de l’usine. Il est l’un des trois dirigeants syndicaux suspendus récemment.

Pour le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier, ces agissements doivent cesser.

« Ça fait deux ans que nous sommes syndiqués et Cascades a tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues et pour reporter l’application d’une convention collective, déclare le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier. Alors que le Code du travail prévoit que l’employeur doit maintenir nos conditions de travail, Cascades ne s’est pas gêné pour changer nos conditions sans préavis. Nous avons dû déposer une douzaine de plaintes au Tribunal à ce sujet. »

Devant le refus de la direction de l’usine de Cabano de s’entendre sur les salaires, le syndicat a dû faire valoir son droit à l’arbitrage de première convention collective. Le 10 juin dernier, alors que les audiences de l’arbitre devaient prendre fin, l’employeur a encore une fois demandé un délai, jusqu’à septembre cette fois, évoquant… la demande salariale revue à la baisse par la partie syndicale.

« Le groupe Cascades doit se faire à l’idée que les employé-es de Cabano ne veulent pas être payés au rabais par rapport aux autres usines. Les travailleuses et travailleurs se sont syndiqués pour améliorer leur sort. La compagnie doit respecter ses employé-es et cesser de retarder l’application d’une convention collective », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

La présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross, croit, elle aussi, que de telles pratiques antisyndicales n’ont pas leur place dans la région. « La majorité des employé-es des usines de Cascades sont syndiqués et ont des conditions de travail négociées. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas à Cabano, où les employé-es ont décidé de s’unir pour négocier de bonnes conditions. Assez, c’est assez ! »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Cascades Cabano–CSN compte 82 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN et au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Fermeture de la Halte-répit du Partage Notre-Dame : une décision incompréhensible en pleine crise de l’itinérance https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-de-la-halte-repit-du-partage-notre-dame-une-decision-incomprehensible-en-pleine-crise-de-litinerance/ Thu, 23 Jul 2026 17:39:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118242 C’est avec stupéfaction que les travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame ont appris, le 16 juillet dernier, la fermeture de la Halte-répit, un service essentiel offrant soutien et accompagnement aux personnes vulnérables de Granby et de la région. Cette décision découle du choix de Santé Québec de ne pas reconduire l’entente de financement qui permettait le maintien de ce service.

Chaque jour, les intervenantes et intervenants du Partage Notre-Dame offrent un accompagnement humain, du soutien psychosocial, de l’écoute, de l’orientation vers les ressources appropriées ainsi qu’une présence constante auprès des personnes les plus vulnérables. Leur travail contribue à prévenir des situations de crise, à favoriser la réinsertion sociale et à préserver la dignité de nombreuses personnes.

« C’est constamment plein à la Halte. Nous accueillons des personnes qui, selon leur état, ne peuvent pas aller ailleurs, parfois même pas à l’hôpital. Où iront-elles maintenant ? », s’inquiète la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Partage Notre-Dame–CSN, Andrée-Anne Houle.

Cette fermeture survient alors que le débat sur l’itinérance occupe une place importante dans l’actualité québécoise. Au cours des dernières semaines, les démarches menées par l’ancienne première ministre Pauline Marois en faveur d’un Sommet national sur l’itinérance ont suscité l’appui de l’ensemble des principaux partis politiques. Dans ce contexte, la décision de mettre fin au financement d’un organisme qui accompagne quotidiennement des personnes en situation de grande vulnérabilité soulève de sérieuses questions.

« On a peine à comprendre la logique derrière cette décision. D’un côté, tout le monde reconnaît l’augmentation de l’itinérance et l’urgence d’agir. De l’autre, on coupe le financement d’un service qui fait justement partie des solutions. Réduire les ressources en santé et services sociaux ne peut qu’accentuer les difficultés vécues par la population », affirme le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, François Perron.

Cette situation apparaît d’autant plus paradoxale que le syndicat et l’employeur venaient tout juste de conclure une entente de principe dans le cadre de la négociation de leur première convention collective. Rappelons qu’en mars dernier, le Tribunal administratif du travail a reconnu le Partage Notre-Dame comme un service public et a déterminé que, dans l’éventualité d’une grève, des services essentiels devaient être maintenus afin de protéger la santé et la sécurité de la population.

« Si un service est jugé suffisamment essentiel pour justifier une limitation à l’exercice d’un droit constitutionnel comme le droit de grève, c’est qu’il répond à un besoin fondamental dans la communauté. Il est donc profondément inquiétant qu’un organisme aussi essentiel soit forcé de fermer ses portes faute de financement gouvernemental. Cette décision est désolante pour les personnes vulnérables qui perdront un point de repère important, préoccupante pour l’ensemble de la communauté et consternante pour les travailleuses et travailleurs qui perdent leur emploi. Nous les accompagnerons dans les prochaines étapes et nous espérons obtenir rapidement des explications claires sur les motifs de cette fermeture », conclut la vice-présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Fanie Lefebvre.

 

 

 

 

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Le syndicat porte le conflit devant l’Association Béton Québec pour relancer les négociations https://www.csn.qc.ca/actualites/syndicat-porte-le-conflit-devant-abq/ Wed, 22 Jul 2026 17:14:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118215 Après plus de six semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) franchit une nouvelle étape en portant directement le dossier devant l’Association Béton Québec (ABQ), l’association patronale et technique de l’industrie du béton prêt à l’emploi au Québec. Reçue par le directeur, la délégation syndicale y voit un signe d’écoute et souhaite que cette démarche contribue à favoriser un retour rapide à la table de négociation.

Une démarche inhabituelle auprès de l’industrie

Jeudi dernier en matinée, une délégation du syndicat s’est rendue aux bureaux de l’ABQ, à Boucherville. Elle était composée de représentants du syndicat local et du Conseil central des Laurentides–CSN. Au cours d’une rencontre d’une quinzaine de minutes, les syndiqué-es ont exposé les impacts du conflit sur leurs membres, de même que sur leur famille et sur la main-d’œuvre du secteur du béton. Le directeur de l’ABQ, Luc Bédard, a pris connaissance de la lettre transmise par le syndicat et l’a lue devant la délégation. Il a indiqué ne pas avoir été informé au préalable du conflit à Saint-Eustache.

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« Nous avons senti une réelle écoute. Nous espérons maintenant que cette démarche contribuera à faire avancer le dossier. Depuis plus de six semaines, ce sont nos membres qui subissent les conséquences de ce lockout. Nous sommes prêts à retourner à la table dès demain matin, mais il faut une offre sérieuse », explique le président du syndicat, Jimmy Caron.

Le syndicat demeure disponible
Le syndicat réitère qu’il demeure disponible en tout temps pour reprendre les négociations. Les discussions tenues jusqu’à maintenant n’ont toutefois permis aucune avancée significative qui pourrait mener à un règlement de la convention collective. « Les travailleuses et les travailleurs souhaitent régler ce conflit, mais cela exige une volonté réelle de la part de l’employeur », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé. Une rencontre de travail tenue le 6 juillet avec la conciliatrice n’a pas permis de régler la négociation. Aucune nouvelle rencontre n’est programmée à ce jour.

Pour rappel

Les négociations sont amorcées depuis le printemps. L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial de deux ans, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le lendemain du rejet, les 25 syndiqués de l’usine de Saint-Eustache ont été mis en lockout.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Quatrième séquence de grève au IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/quatrieme-sequence-de-greve-au-iga-coop-lunite/ Wed, 22 Jul 2026 13:53:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118210 Les salarié-es de l’épicerie ont débrayé ce matin pour une nouvelle séquence de trois jours de grève, qui prendra fin le vendredi 24 juillet. Ils auront alors épuisé leurs huit jours de grève et solliciteront un nouveau mandat auprès de leurs membres ce vendredi si aucune entente n’est intervenue d’ici là.

« Nous savons que la population est de notre côté et ça fait toute la différence. Chaque message d’appui nous donne la force de poursuivre notre lutte pour obtenir notre juste part. Après tout, c’est grâce à notre travail que l’épicerie génère des profits faramineux », explique la présidente du syndicat, Patricia Prince. Elle invite d’ailleurs la population à un barbecue organisé par le syndicat ce jeudi midi dans le stationnement de la Coop l’Unité.

Malgré deux journées de conciliation en présence de l’employeur et d’un médiateur du ministère du Travail, les avancées demeurent minces, déplore le syndicat.

« Les propositions salariales de l’employeur sont encore largement insuffisantes. Et ce n’est pas seulement mon opinion : nos membres les ont rejetées une fois de plus. Ils ne peuvent tout simplement pas se permettre de conclure une convention au rabais », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Selon la CSN, le principal blocage se situe désormais du côté du conseil d’administration.

« Il faut croire qu’on n’a pas besoin d’habiter dans un gratte-ciel pour être déconnecté de la réalité des gens ordinaires des Îles. Les membres du conseil d’administration savent pourtant très bien que le coût de la vie est particulièrement élevé dans l’archipel. Malgré cela, ils font la sourde oreille aux demandes légitimes des travailleuses et des travailleurs », affirme le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau

« On tente de normaliser le fait que des personnes qui travaillent dans une épicerie vivent sous le seuil de la pauvreté. Je veux être très clair : le conseil d’administration fait le choix de maintenir ses salarié-es sous la barre des 21 ,10$ l’heure, même au sommet de l’échelle salariale », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Rappelons qu’au cours des dernières années, l’IGA Coop l’Unité a enregistré des surplus annuels variant entre 1,2 et 1,5 million de dollars. Entre 2020 et 2025 seulement, ces surplus ont totalisé 8 426 405 $.

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Les employé-es des Îles-de-la-Madeleine s’entendent avec la municipalité https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-des-iles-de-la-madeleine-sentendent-avec-la-municipalite/ Mon, 20 Jul 2026 12:34:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118207 Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN ont adopté leur nouvelle convention collective.

Survenue lundi soir, à quelques heures du déclenchement d’une deuxième séquence de grève, l’entente de principe prévoit des augmentations salariales de 18,5 % sur cinq ans, dont 4,5 % sont rétroactives au 1er janvier 2025 et 4 % au 1er janvier 2026. Plusieurs salarié-es verront également leur rémunération progresser en raison de l’augmentation de la semaine de travail, de 32 à 35 heures par semaine, pour certains titres d’emploi.

Les syndiqué-es auront accès plus rapidement à un plus grand nombre de semaines de vacances. Alors que les primes de soir et de nuit ont été augmentées de façon importante, les employé-es obtiennent également une uniformisation à la hausse des différents congés prévus à la convention.

« Après plusieurs mois de négociation, nous sommes très heureux de cette entente avec la municipalité », déclare le président du syndicat, Gilles Turbide. « Nous sommes parvenus à préserver nos emplois et à mettre un frein à la sous-traitance de nos services publics, tout en nous entendant sur une structure salariale plus attrayante. C’est gagnant pour tout le monde. »

La vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé, se réjouit de ce dénouement.

« Personne ne voulait une deuxième séquence de grève. Mais il fallait s’entendre sur des augmentations salariales qui permettront aux employé-es des Îles de faire face à l’augmentation du coût de la vie », affirme la dirigeante syndicale.

« Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine peuvent être fiers de leur négociation. Ils ont réussi à obtenir un bon règlement, à la hauteur de ceux des autres villes en Gaspésie. Et ça, c’est grâce à la mobilisation des derniers mois! »

Le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN représente 175 salarié-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN et à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Une troisième séquence de grève au IGA Coop l’Unité https://www.csn.qc.ca/actualites/une-troisieme-sequence-de-greve-au-iga-coop-lunite/ Wed, 15 Jul 2026 13:30:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118193 La centaine de salarié-es de l’épicerie IGA de Lavernière débrayent pour la troisième fois en autant de semaines. Cette fois-ci, ils entament une séquence de trois jours qui se terminera le 17 juillet en soirée.
« Je pense qu’on est dû pour parler de respect. L’argent est là. C’est le CA de l’épicerie qui a décidé que les travailleuses et les travailleurs ne méritaient pas de gagner plus. Pourtant, tout le monde a droit à la dignité », s’exclame David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.
Dans les dernières années, l’IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $, uniquement pour la période de 2020 à 2025.
« C’est simple, si j’étais seule je ne pourrais pas faire vivre ma famille avec ce salaire. Comment est-ce qu’on peut justifier de maintenir des gens qui travaillent à temps plein sous le seuil de la pauvreté ? », demande Patricia Prince, présidente du syndicat.
« Après deux jours de conciliation, on avance à pas de tortue. Le CA a le pouvoir de mettre fin à la grève si seulement il décide de donner des mandats de négociation sérieux », explique Steeve Bouchard, trésorier de la Fédération du commerce–CSN.
« Cette troisième séquence de grève est tout à l’honneur des salarié-es qui se sont tenus debout de façon exemplaire jusqu’ici. Ils sont déterminés sur les lignes de piquetage et on sent que la population est massivement derrière les grévistes », ajoute Nolan Boudreau, vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.
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Déclenchement d’une grève de cinq jours à la résidence Le Duplessis https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-a-la-residence-le-duplessis-2/ Mon, 13 Jul 2026 13:55:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118183 Les quelque 40 salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Duplessis ont amorcé aujourd’hui une grève qui se poursuivra jusqu’au 17 juillet.Le syndicat veut envoyer un message clair : les travailleuses et les travailleurs sont déterminés à obtenir les gains revendiqués dans le cadre de la négociation coordonnée et prêts à intensifier la mobilisation pour obtenir des salaires décents et des conditions de travail équitables. La balle est maintenant dans le camp du groupe Chartwell. L’employeur doit poser des gestes concrets et significatifs à la table de négociation.

Avec ce débrayage, une neuvième séquence de grève s’amorce dans un conflit qui perdure. Les services essentiels seront toutefois maintenus pendant toute la durée du conflit. Rappelons que la négociation coordonnée de la CSN a connu de nombreuses avancées au cours des dernières semaines alors que 25 des 30 RPA participantes ont conclu une entente de principe.

 

La détermination du personnel demeure intacte

« Les travailleuses et les travailleurs de la RPA Le Duplessis prennent soin de nos aîné-es avec un immense dévouement, souvent dans l’ombre et sans reconnaissance à la hauteur de leur travail. Ces personnes méritent des salaires et des conditions de travail dignes. Depuis le début de ce conflit, leur détermination ne faiblit pas : malgré la fatigue et les défis, la mobilisation demeure forte pour défendre leur dignité et la qualité des soins offerts aux résidentes et résidents », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Marlène Ross.

 

Chartwell doit démontrer une réelle volonté de négocier

« Les travailleuses et travailleurs du groupe Chartwell mènent un véritable combat de David contre Goliath. Pourtant, l’employeur tarde à répondre aux revendications légitimes portées à la table de négociation. Nous exprimons notre entière solidarité envers le personnel, qui fait preuve d’une détermination remarquable, et demandons au groupe Chartwell de s’engager pleinement dans les négociations afin de conclure une entente satisfaisante pour les deux parties », poursuit le président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN, Pascal Bastarache.

 

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

 

 

 

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Une entente de principe adoptée dans deux résidences de la région de Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-de-principe-adoptee-dans-deux-residences-de-la-region-de-quebec/ Fri, 10 Jul 2026 12:49:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118177 À l’issue d’une assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs des résidences privées pour aîné-es (RPA) La Roseraie et Le Manoir Manrèse et Pavillon Murray, appartenant toutes deux au groupe Cogir, ont adopté leur entente de principe. Plus de 120 salarié-es réalisent ainsi d’importantes avancées dans leurs conditions de travail, notamment grâce aux gains obtenus dans le cadre de la négociation coordonnée.

Parmi les principaux gains, notons une hausse salariale de 16,5 % sur quatre ans, une amélioration du régime de retraite ainsi que diverses bonifications à la convention collective.

Rappelons que, le 11 juin dernier, des avis de grève avaient été déposés auprès de sept résidences privées pour aîné-es (RPA) visées par la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartenant au groupe Cogir.

La négociation coordonnée de la CSN a par ailleurs enregistré d’importantes avancées au cours des dernières semaines, alors que 25 des 30 RPA participantes ont désormais conclu une entente de principe.

« Cette entente démontre qu’en se mobilisant et en négociant ensemble, les travailleuses et les travailleurs peuvent améliorer concrètement leurs conditions de travail. Ces gains constituent une reconnaissance du travail essentiel réalisé chaque jour auprès des personnes aînées », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Marlène Ross.

« Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers du chemin parcouru. Cette entente reflète leur détermination et leur engagement à obtenir des conditions de travail à la hauteur de l’importance de leur rôle. Elle représente une avancée significative, tant pour le personnel que pour l’avenir de ces résidences », de conclure la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

 

 À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Grève des employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine : le syndicat demande la conciliation https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-demande-la-conciliation/ Wed, 08 Jul 2026 18:40:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118172 La rencontre de négociation vendredi dernier n’ayant pas permis d’arriver à une entente, le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN a fait parvenir une demande de conciliation au ministère du Travail.

Compte tenu des offres salariales déposées par la municipalité vendredi – supérieures d’à peine 1,5 %, pour la durée entière de la convention, à ce que les membres avaient massivement rejeté en assemblée générale – , les journées de grève prévues les 14, 15 et 16 juillet prochains sont donc maintenues, à moins d’en arriver à une entente d’ici là.

Ayant obtenu toutes les données pertinentes au sujet de la masse salariale des cadres et des employé-es non syndiqués de la municipalité à la suite d’une demande d’accès à l’information, le président du syndicat, Gilles Turbide, tient à corriger certaines affirmations erronées transmises par la municipalité la semaine dernière.

« Entre 2020 et 2025, la masse salariale des cadres a doublé, accaparant maintenant près de 6 millions de dollars, soutient le dirigeant syndical. Le nombre de cadres a considérablement augmenté, comme nous l’observons depuis plusieurs années. Toujours selon les informations fournies par la municipalité, on compte un cadre pour deux employé-es syndiqués à temps complet. »

Plusieurs municipalités comparables de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont également consenti des augmentations salariales bien plus généreuses que ce que la municipalité des Îles-de-la-Madeleine offre à ses employé-es.

« Les employé-es municipaux de Percé ont obtenu 18,5 % sur cinq ans. À Chandler, c’est 20,5 % pour la même période. Carleton-sur-Mer a signé une convention qui inclut des augmentations de 19,8 %. Règlement similaire à Gaspé, 19,6 % sur cinq ans, même si les salaires sont déjà de 5 à 38 % supérieurs à ceux des Îles pour des postes comparables », énumère le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Nolan Boudreau.

Le syndicat et la CSN soulignent qu’ils demeurent entièrement disposés à négocier. « La municipalité doit entendre le message de ses salarié-es, insiste cependant la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé. En juin, ils ont rejeté à 97 % des offres patronales fort similaires à celles que la municipalité a redéposées vendredi. Les deux journées de grève de la semaine dernière ne semblent pas avoir changé l’attitude de la direction. Si on veut éviter la grève la semaine prochaine, la municipalité doit faire son bout de chemin! »

Le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN représente 175 salarié-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et à la Fédération des employées et employés de services publics. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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IGA Coop l’Unité en grève aujourd’hui https://www.csn.qc.ca/actualites/iga-coop-lunite-en-greve-aujourdhui/ Wed, 08 Jul 2026 11:35:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118156 Après une journée de grève le 26 juin dernier, les salarié-es du IGA COOP L’Unité de Cap-aux-Meules seront à nouveau en grève aujourd’hui. Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations de 2.00$ l’heure.

Le syndicat et l’employeur se rencontreront les 9 et 10 juillet pour des séances de conciliation avec un médiateur du ministère du Travail.

« En ce moment, on a besoin que le conseil d’administration du IGA donne des mandats à son comité de négociation qui permettent aux employés syndiqués de faire face au coût de la vie élevée aux Îles-de-la-madeleine », explique Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« On sait que l’épicerie est en bonne santé financière, comment est-ce que le président, Francis Boudreau et la vice-présidente, Marie-Josée Vigneau, peuvent justifier le piétinement des négociations ? », demande David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

Dans les dernières années, le IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $, uniquement pour la période de 2020 à 2025.

« On ne demande pas la lune, simplement de travailler dans des conditions dignes. Je n’arrive pas à croire qu’on doive faire la grève pour obtenir 2 $ de plus l’heure alors que nous sommes payés 21,10$ au maximum de l’échelle après 15, 20 ou 25 ans d’ancienneté. L’employeur doit commencer à nous prendre au sérieux », ajoute la présidente du syndicat, Patricia Prince.

« Le syndicat n’aura pas peur d’utiliser l’ensemble de sa banque de huit jours de grève et, s’il le faut, de prévoir très prochainement plusieurs journées de grève consécutives, mais notre priorité sera toujours un règlement rapide dans l’intérêt des syndiqué-es et de la clientèle », ajoute le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force face à leurs employeurs.

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Adoption de l’hypothèse de règlement par les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/adoption-de-lhypothese-de-reglement-par-les-agentes-et-agents-de-la-paix-en-services-correctionnels-du-quebec/ Tue, 07 Jul 2026 23:16:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118153 L’hypothèse de règlement conclue entre le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) et le gouvernement a été adoptée par les agentes et agents en services correctionnels du Québec.

Après plusieurs présentations dans tous les établissements de détention du Québec, c’est dans une proportion de 78 % que les membres ont adopté cette hypothèse de règlement émise par un conciliateur. Rappelons que les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec étaient sans contrat de travail depuis le 1er avril 2023 et qu’une entente de principe avait été rejetée en juin 2025 par les membres.

Du 15 juin au 6 juillet 2026, les représentants syndicaux du SAPSCQ–CSN se sont déplacés dans chacun des 18 établissements de détention du territoire québécois pour présenter à leurs membres le contenu de cette hypothèse de règlement et permettent à ceux-ci de se prononcer par vote sur l’issue de cette entente.

La nouvelle convention collective, qui s’échelonnera sur six ans, soit jusqu’au 31 mars 2029, prévoit notamment l’accès aux heures supplémentaires volontaires rémunérées à taux double durant les fins de semaine, lors de périodes ciblées. Ce gain important pour les syndiqué-es se veut une solution pour diminuer le « temps supplémentaire obligatoire ».

Aucune entrevue ne sera accordée pour le moment.

 

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2 800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les neufs principales organisations syndicales québécoises portent plainte à l’OIT https://www.csn.qc.ca/actualites/les-neuf-principales-organisations-syndicales-quebecoises-portent-plainte-a-loit/ Tue, 07 Jul 2026 16:12:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118143 Les neuf principales organisations syndicales québécoises déposent une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 du gouvernement caquiste. Par le dépôt de ce recours, les organisations syndicales représentant plus de 1,5 million de travailleuses et de travailleurs québécois montrent leur détermination à défendre les droits des salarié-es face aux attaques antisyndicales répétées du gouvernement.

Dans la plainte déposée au comité de la liberté syndicale de l’OIT, les organisations demandent de déclarer la loi 4 contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. S’appuyant sur plusieurs décisions rendues par le comité, la plainte rappelle l’existence du droit des syndicats de déterminer leur gestion interne sans ingérence de l’État.

Les syndicats souhaitent ainsi que le gouvernement abroge cette loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux et qui s’ingère dans les affaires syndicales, notamment en limitant leur rôle social et en ajoutant de nombreuses contraintes administratives qui coûteront cher aux syndiqué-es. À l’aube d’une campagne électorale, les organisations syndicales demandent aux partis politiques de s’engager à retirer les lois antisyndicales.

« Le gouvernement n’a pas de quoi être fier. En s’entêtant à s’ingérer dans les affaires syndicales, il se retrouve maintenant montré du doigt à l’international. Comme organisation syndicale, nous continuons de nous battre chaque jour pour un Québec où les droits des travailleuses et des travailleurs sont respectés. Ce sont elles et eux qui font rouler notre économie au quotidien. Au lieu de les aider, le gouvernement a multiplié les lois pour leur nuire. Son objectif était de museler les travailleuses et les travailleurs, et leurs organisations syndicales. Plutôt que de choisir le dialogue, le gouvernement a privilégié la confrontation », déclarent les présidentes et présidents des organisations syndicales, Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD), Nathalie Levesque (FIQ), Robert Comeau (APTS), Mélanie Hubert (FAE), Patrick Audy (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ). 

Cette plainte s’ajoute à un contexte déjà préoccupant pour les droits syndicaux au Canada. Dans son Indice des droits dans le monde 2026, la Confédération syndicale internationale (CSI) classe le Canada parmi les pays où des violations régulières des droits des travailleuses et des travailleurs sont constatées. 

 

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Les travailleurs de Béton Provincial refusent de se faire acheter https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-beton-provincial-refusent-de-se-faire-acheter/ Tue, 07 Jul 2026 15:40:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118141 Appelés à se prononcer sur des offres de leur employeur pour la première fois après 19 mois de lockout, les travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et Longueuil ont massivement rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur.

L’entreprise d’André Bélanger proposait à chacun de ses employé-es un chèque de 10 000 $. En échange, ceux-ci devaient accepter des augmentations salariales faméliques, en plus de voir leur régime de retraite être démembré et leur assurance collective sérieusement amputée. Cette « proposition » a été rejetée à 95 % par les membres du syndicat au terme d’un vote tenu à scrutin secret.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance le président du syndicat, Jean-François Gagné. « Presque tous les membres étaient présents pour l’assemblée, y compris ceux qui ont fini par devoir se trouver un emploi ailleurs. Plusieurs auraient pu être tentés de prendre l’argent. Mais il en va des conditions de travail de l’ensemble de l’industrie du béton. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser Béton Provincial racheter toutes les usines, multiplier les lockouts et scrapper des conventions collectives au complet ! »

Comme plusieurs usines de béton appartenant auparavant au groupe Demix, celles de LaSalle et Longueuil, qui emploient 47 travailleurs, ont été rachetées par Béton Provincial en avril 2024. Quatre mois plus tard, le nouveau propriétaire exigeait de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout, rappelle le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. Notre fonds de grève et la solidarité du mouvement CSN permettent aux travailleurs de résister aux attaques de leur employeur et nous les soutiendrons jusqu’au bout. »

Rappelons qu’un deuxième lockout a été déclaré par Béton Provincial le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués avec la CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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L’adoption de l’entente de principe vient mettre fin au long conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/ladoption-de-lentente-de-principe-vient-mettre-fin-au-long-conflit/ Tue, 07 Jul 2026 12:35:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118134 Les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi ont adopté l’entente de principe, mettant ainsi fin à un conflit de près de neuf mois. Cette entente vient conclure une négociation particulièrement difficile, touchée directement par les lois antisyndicales du gouvernement caquiste.

Les échanges en conciliation entre le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN — représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi — et la direction du CPE se sont multipliés dans les dernières semaines. Les rencontres se sont multipliées dans les dernières semaines, ce qui nous a menés à conclure une entente concernant entre autres la rémunération de la pause repas. Rappelons que les travailleuses avaient déclenché la grève le 22 octobre 2025 pour maintenir leurs acquis.

Ce conflit de travail a été le premier à être affecté par la loi 14 du gouvernement de la CAQ. En freinant le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, cette loi favorise les employeurs et prolonge les conflits. La cause des travailleuses du Jardin de Robi est d’ailleurs devant les tribunaux. Le Tribunal administratif du travail (TAT) doit ainsi décider prochainement si le mécanisme de la loi qui a limité la grève au CPE est contraire à la liberté d’association, donc aux droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs.

« Après de longs mois à lutter sans relâche pour le respect, les employées sont soulagées d’obtenir une entente. Rappelons qu’elles ne voulaient que maintenir leurs conditions de travail. Nous pouvons maintenant rentrer au travail la tête haute », explique la présidente du syndicat, Nathalie Duperré.

« Ça prend du courage pour se tenir debout si longtemps face à un employeur qui veut s’en prendre à nos conditions de travail. Espérons maintenant que le CPE mettra ses énergies à rebâtir des ponts avec les travailleuses plutôt qu’à poursuivre des démarches juridiques coûteuses et stériles », poursuit la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi sont les premières à vivre les contrecoups de la dérive autoritaire du gouvernement caquiste. Nous avons maintenant une démonstration claire des effets de cette loi antisyndicale. La CSN va continuer de porter la voix des travailleuses et des travailleurs sur tous les fronts pour défendre leurs droits fondamentaux », de conclure le 2e vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

 

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les salarié-es du Manoir St-Augustin adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-du-manoir-st-augustin-adoptent-lentente-de-principe/ Mon, 06 Jul 2026 15:50:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118130 Au terme de leur assemblée générale, les travailleuses et travailleurs de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Manoir St-Augustin ont adopté l’entente de principe à 100%. L’adoption de cette entente permet à la cinquantaine de salarié-es d’obtenir plusieurs gains à leurs conditions de travail, notamment ceux de la négociation coordonnée.

Le recours à la grève à la fin du mois dernier aura permis de faire débloquer les négociations pour obtenir une entente de principe. L’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur a permis de faire cheminer les parties pour conclure la négociation. Parmi les gains de la coordonnée, mentionnons une augmentation salariale minimale de 16,5 % sur 4 ans et une bonification de la retraite. À cela s’ajoutent des gains locaux au niveau de certaines primes d’inconvénient, l’ajout d’une sixième semaine de vacances et la reconnaissance de l’expérience antérieure. Rappelons que ce sont maintenant plus de 20 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont une entente.

« Notre négociation n’a pas été de tout repos, mais nous nous sommes tenus debout et on a enfin une nouvelle convention collective. Ces améliorations à nos salaires et à nos conditions de travail viennent rappeler l’importance de notre travail auprès des aîné-es », explique la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

« C’est quand on se mobilise qu’on parvient à faire des gains. C’est que ce nous démontre les travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin. Maintenant que la négociation est réglée, le groupe Corev doit mettre des efforts pour maintenir de bonnes relations de travail dans la résidence », de conclure le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

 

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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La trêve est terminée, la reprise de la grève est envisagée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-treve-est-terminee-la-reprise-de-la-greve-est-envisagee/ Tue, 30 Jun 2026 12:07:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118113 La trêve de la grève des travailleuses du CPE Le Jardin de Robi a pris fin le 29 juin. Comme aucune entente n’est intervenue, la grève pourra être relancée à tout moment.

Le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN, représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi, avait instauré une trêve pour faciliter les échanges à la table de négociation. Malheureusement, les échanges des dernières semaines n’ont pas permis d’en arriver à une entente. Le seul enjeu qui demeure est celui de la rémunération de la pause repas. Dans les derniers jours, le syndicat a mis de l’avant plusieurs propositions pour dénouer l’impasse et mettre fin au conflit. Une proposition patronale a été jugée insuffisante par les travailleuses, qui l’ont rejetée à 100 % en assemblée générale le 28 juin dernier.

« Dans les dernières semaines, nous avons montré à plusieurs reprises que nous sommes bonnes joueuses. Nous avons fait une trêve de grève de deux semaines pour mettre toutes nos énergies à la table de négociation et obtenir une entente. La trêve est maintenant derrière nous et il n’a toujours pas été possible de nous entendre. La grève n’est jamais notre plan A. Mais on pourrait maintenant devoir la relancer à tout moment pour faire progresser la négociation », explique la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN, Nathalie Duperré.

« Les travailleuses ont fait savoir à l’employeur que l’offre sur la table est insuffisante. Elles se tiennent debout pour maintenir leurs conditions et nous allons continuer de les épauler jusqu’à ce qu’elles obtiennent une entente satisfaisante », poursuit la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Les travailleuses du Jardin de Robi luttent sans relâche depuis des mois pour obtenir le respect. Elles ne demandent ni plus ni moins que les autres travailleuses des CPE. Le CPE prétend ne pas avoir d’argent pour maintenir les conditions de travail des salarié-es, mais il dépense sans compter dans un très lourd processus judiciaire. Le gouvernement doit cesser de laisser aller les choses et ramener le CPE à l’ordre. Avec un peu de bonne foi, on peut régler rapidement », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine en grève pour deux jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-des-iles-de-la-madeleine-en-greve-pour-deux-jours/ Mon, 29 Jun 2026 14:55:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118102 Le syndicat des employé-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine débraie aujourd’hui et demain. Les services à la mairie seront ainsi suspendus pour deux jours, de même que les travaux d’asphalte et d’aqueducs. La collecte des résidus pourrait également être affectée. Si aucune entente n’est conclue d’ici là, le syndicat sera également en grève les 14, 15 et 16 juillet.

« Nous avons tout fait pour éviter la grève, mais force est de constater que nous ne pouvons pas négocier avec nous-mêmes. Notre employeur doit faire des avancées réelles dans notre direction pour qu’on mette fin au conflit de travail », explique le président du syndicat, Gilles Turbide.

« J’invite la population qui appuie les revendications des employé-es à intervenir auprès de ses élu-es et à les inviter à se mettre en mode règlement. La ville n’a pas les moyens de continuer à fragiliser ses services municipaux », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations salariales et une prime d’insularité qui leur permettront de faire face au coût de la vie 20% plus élevé aux Îles-de-la-Madeleine que sur le continent. Malgré les surplus de 5,8 millions de dollars engrangés par l’administration lors du dernier exercice financier, l’employeur a choisi la ligne dure face au syndicat.

« La municipalité fait des économies sur les salaires de celles et ceux qui sont au service de la population madelinienne. Pendant ce temps, les cadres accaparent plus de la moitié de la masse salariale de 15 millions, alors qu’ils ne représentent que 20 % du personnel », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine-CSN, Nolan Boudreau. Depuis 2021, le budget municipal a augmenté de 59 % pourtant, année après année, la proportion attribuée à la masse salariale a diminué.

« Après plus de six mois de négociation, le syndicat a épuisé ses options. On parle de 175 salarié-es et de leurs familles qui doivent composer avec une réalité économique particulièrement exigeante aux Îles-de-la-Madeleine, et qui réclament des augmentations salariales à la hauteur de cette réalité. La municipalité doit désormais se mettre en mode règlement afin d’éviter d’autres journées de grève », explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Josée Dubé.

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Les cols bleus déclenchent la grève le 26 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-declenchent-la-greve-le-26-juin/ Fri, 26 Jun 2026 17:51:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118088 Les 120 cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion sont en grève le 26 juin pour que la ville bonifie son offre salariale. Ils manifesteront sur l’heure du dîner en marge du Festival de cirque de Vaudreuil-Dorion.

En grève pour maintenir leur pouvoir d’achat

Sans convention collective depuis le 1er janvier 2025, les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion demandent une bonification salariale de la part de la ville, qui leur offre actuellement 16 % sur 5 ans. Malgré le fait que le syndicat a déposé un avis de grève le 15 juin dernier, l’employeur n’a pas pris les moyens d’éviter le conflit de travail. Rappelons que le syndicat détient un mandat pour une banque de cinq jours de grève.

« Le déclenchement de la grève des cols bleus montre que nous sommes prêts à nous faire respecter. Comme tout travailleur, nous voulons maintenir notre pouvoir d’achat pour continuer de donner de bons services à la population. Souhaitons que la ville comprenne le message et revienne à la table de négociation au plus vite », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« Si les cols bleus sont en grève aujourd’hui, c’est uniquement en raison de l’entêtement de la ville. Si l’employeur veut éviter de nouvelles séquences de grève, il doit se rasseoir à la table de négociation en acceptant d’en mettre plus sur la table. L’inflation reste forte et il faut protéger le pouvoir d’achat des salarié-es », explique le premier vice-président de la CSN, François Enault.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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