Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 17 Jun 2026 16:51:42 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en mouchoirs https://www.csn.qc.ca/actualites/le-depart-du-ministre-boulet-ne-coutera-pas-cher-en-mouchoirs/ Wed, 17 Jun 2026 16:51:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118014 Déclaration de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, à propos de Jean Boulet, le ministre du Travail, qui ne se représentera pas pour la CAQ.

« Je crois que je peux dire sans me tromper que l’annonce du départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en papiers-mouchoirs au sein du mouvement syndical. Rarement a-t-on connu un ministre afficher autant de mépris à l’égard des organisations syndicales et des millions de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. On retiendra de son sinistre passage au conseil des ministres les pires reculs dans le Code du travail depuis son adoption dans les années 1960. Heureusement, son héritage législatif est d’ores et déjà largement contesté devant les Tribunaux et nous faisons le pari que plusieurs des lois antisyndicales qu’il aura contribué à faire adopter en cours de mandat ne passeront pas le test de la constitutionnalité.  »

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Des ententes dans les cinq RPA du groupe Cogir https://www.csn.qc.ca/actualites/des-ententes-dans-les-cinq-rpa-du-groupe-cogir/ Tue, 16 Jun 2026 17:40:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118004 La menace du recours à la grève a permis de faire débloquer les négociations et d’obtenir des ententes pour cinq résidences privées pour aîné-es (RPA) du groupe Cogir. Ces ententes seront présentées aux membres dans les prochains jours.

Le 11 juin dernier, des avis de grève étaient transmis aux gestionnaires de sept RPA prenant part à la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartiennent au groupe Cogir. Depuis l’envoi des avis de grève, les pourparlers se sont accélérés et ont permis de convenir d’ententes de principe respectant les paramètres de la coordonnée. Conséquemment, la grève est suspendue dans ces cinq résidences.

Notons toutefois que les grèves prévues du 19 au 24 juin au Manoir St-Augustin à Gaspé et du 20 au 24 juin à la résidence Le Duplessis de Trois-Rivières sont maintenues, et ce, tant qu’une entente ne sera pas intervenue. Rappelons que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu.

« La pression a permis de faire bouger Cogir. Nous sommes heureux d’obtenir des ententes dans les cinq résidences du groupe. Ce sera maintenant aux travailleuses et aux travailleurs de voter sur leur contenu », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de 20 RPA ont une entente

Pour le moment, 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée ont conclu une entente de principe. Parmi les gains de la coordonnée, mentionnons une augmentation salariale minimale de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales, selon les résidences.

« Avec les ententes chez Cogir, il est temps que les autres propriétaires de RPA comme Chartwell et Corev comprennent le message. S’ils veulent qu’on passe tous et toutes un bel été, qu’ils mettent toute leur énergie pour régler au plus vite », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Une boussole pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement https://www.csn.qc.ca/actualites/une-boussole-pour-sensibiliser-et-documenter-le-cyberharcelement/ Tue, 16 Jun 2026 15:31:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118001 En cette Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), en collaboration avec un groupe de recherche de l’UQAM sous la direction du professeur Stéphane Villeneuve, lance aujourd’hui un nouvel outil pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement envers les journalistes.

Disponible ici → fncc.csn.qc.ca/cyberharcelement

Cet outil s’inscrit dans la foulée de deux recherches menées en 2022 et 2025 auprès des journalistes. « Nous souhaitons approfondir nos connaissances sur cet enjeu et outiller les journalistes et leurs employeurs pour mieux faire face aux dangers qui en découlent. Surtout que le phénomène va en s’accélérant », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

Les solutions ne sont pas simples à trouver. Le cyberharcèlement est parfois minimisé et mal compris, tant par les travailleuses et travailleurs que par les employeurs.

Plusieurs journalistes estiment qu’il fait partie du travail et qu’il suffit de « se forger une carapace ». Résultat : une infime partie des cas de cyberharcèlement est consignée par les entreprises, ce qui retarde l’adoption de politiques cohérentes pour protéger leurs employé-es.

« Nous devons donc poursuivre notre travail de sensibilisation et de documentation pour espérer une prise de conscience de la part des employeurs face aux conséquences dangereuses du cyberharcèlement dans le milieu de l’information », soutient Annick Charette.

La FNCC–CSN met également en place un registre de témoignages. Toute victime de cyberharcèlement pourra désormais accéder à une plateforme dédiée pour y décrire plus longuement le ou les épisodes de cyberharcèlement vécus.

Ces travaux sont possibles grâce à la contribution de Stéphane Villeneuve, Ph. D., professeur et chercheur principal à la Faculté des sciences de l’éducation et de Jérémie Bisaillon, Ph. D., coordonnateur de la recherche et du soutien du Service aux collectivités de l’UQAM. La création de la boussole a été rendue possible grâce au travail d’Alain Stockless, Ph. D., au département de didactique.

16 juin, Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail
Lors de son instance décisionnelle, le 11 juin dernier, les membres de la FNCC ont voté en faveur de la reconnaissance du 16 juin comme la Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail. « Le 16 juin est vu à plusieurs endroits dans le monde comme étant une journée de lutte contre le cyberharcèlement. Nous souhaitons participer à ce mouvement de sensibilisation mondiale et avoir une pensée particulière pour les travailleuses et travailleurs qui en sont victimes », conclut Annick Charette.

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Le ministre Boulet abandonne des lockoutés https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ministre-boulet-abandonne-des-lockoutes/ Tue, 16 Jun 2026 13:05:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117995 Béton Provincial utilise le lockout pour imposer plusieurs demandes de reculs dans les conditions de travail et un gel salarial sans avoir vraiment l’intention de faire
de compromis en négociation.

« On assiste à une utilisation abusive du lockout pour appauvrir les travailleuses et les travailleurs. Le ministre du Travail, Jean Boulet, doit intervenir pour éviter cet usage extrême d’un des outils du Code du travail. Il ne semble pas se préoccuper du sort des travailleuses et travailleurs », affirme
la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Rappelons que les syndiqué-es de Béton Provincial de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin et ceux de Lasalle-Longueuil le sont depuis plus d’un an et demi. Dans les deux cas, on parle de nombreux reculs équivalents à des milliers de dollars annuellement et d’un gel salarial imposé par l’employeur pour les prochaines années. C’est pourtant une industrie qui se porte bien. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % chaque année, de 2015 à 2024 et plusieurs projets d’infrastructures importants sont planifiés pour les années à venir.

Faire face à l’inflation

« On prévoit des hausses salariales moyennes de 3 % en 2026 et de 3,3 % en 2025. Dans ce contexte, un recul est complètement inacceptable et crée un exemple dangereux. En plus, ça envoie un mauvais signal pour l’attractivité de ce secteur, alors que les chantiers du Québec en ont besoin », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La vie de nombreuses familles est bouleversée par une décision d’affaires aucunement justifiée. Est-ce vraiment ce qu’on veut pour les travailleuses et les travailleurs du Québec, une dégradation de leurs conditions », s’interroge la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 320 syndicats et plus de 25 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

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Grève des cols bleus le 26 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-des-cols-bleus-le-26-juin/ Mon, 15 Jun 2026 18:00:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117937 Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion exerceront une première journée de grève le 26 juin, à moins qu’une entente n’intervienne d’ici là. Le débrayage vise à convaincre la ville de bonifier son offre salariale. L’offre actuelle ne permet pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

Sans convention collective depuis le 1er janvier 2025, les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion souhaitent que cette intensification de la mobilisation mène à une entente sur la question salariale. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD–CSN) demande 22 % sur 5 ans. Le syndicat a déposé ce matin un avis de grève pour un débrayage prévu le 26 juin prochain. Rappelons qu’il détient déjà un mandat pour une banque de cinq jours de grève.

« Ce matin, nous n’avons pas eu d’autre choix que de déposer un avis de grève. Nous devons utiliser ce moyen de pression ultime pour que la ville comprenne enfin qu’elle doit en mettre plus sur la table. Nous voulons éviter les impacts sur la population, mais nous voulons aussi améliorer nos conditions pour pouvoir résider dans la ville qu’on dessert et continuer d’y donner de bons services », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« La Ville de Vaudreuil-Dorion peut encore éviter la grève. Elle doit retourner à la table et bonifier ses offres pour mieux reconnaitre le travail de celles et ceux qui fournissent des services à la population au quotidien. Les salarié-es ont rejeté à l’unanimité l’offre salariale de l’employeur. Il ne peut donc pas rester les bras croisés : il est temps de régler ! », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Faire la grève, ce n’est jamais une décision qu’on prend à la légère. Mais quand rien ne bouge, il faut accentuer la pression. Les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion sont prêts à se faire respecter et ils peuvent compter sur notre soutien », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN dénonce le climat de peur au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-le-climat-de-peur-au-manoir-st-augustin-2/ Mon, 15 Jun 2026 16:59:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117941 En pleine négociation, la CSN dénonce le climat de peur envers les salarié-es et les résidentes et résidents au Manoir St-Augustin, à Gaspé. La CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la résidence privée pour aîné-es (RPA).

Les négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente jusqu’à maintenant. C’est pour faire progresser les échanges que le syndicat a déposé un avis de grève pour un débrayage qui aurait lieu du 19 au 24 juin prochains si aucune entente n’intervient d’ici là. En réaction au dépôt de cet avis de grève, le directeur général de la RPA a entravé les activités syndicales en dénonçant le recours à la grève auprès des travailleuses et des travailleurs. Plusieurs salarié-es se sont sentis intimidés et déplorent le climat de peur qui règne à la résidence. La CSN se réserve le droit de prendre tous les autres moyens juridiques à sa disposition pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Manoir St-Augustin.

« Le temps est venu de dénoncer publiquement les agissements de l’employeur au Manoir St-Augustin. On ne peut pas accepter qu’un tel climat de peur s’installe aussi bien pour les salarié-es que pour les résidentes et résidents. La meilleure manière d’établir de bonnes relations de travail, c’est de régler la négociation au plus vite. On appelle Corev, le groupe propriétaire de la RPA, à mettre les efforts pour régler d’ici l’été », lance le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

« La dernière chose dont cette négociation a besoin, c’est d’un directeur général au comportement inquiétant dont les interventions répétées ne font qu’allumer le feu. Nous tenons cependant à rassurer les résidentes et résidents : les services essentiels seront assurés pendant les jours de grève. La santé et la sécurité des usagères et des usagers ne seront jamais mises en danger », poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gaétan Leblanc.

« Notre objectif n’a pas changé : nous souhaitons améliorer nos conditions de travail. Ce n’est pas normal qu’on gagne en moyenne 18,70 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Nous menons actuellement des négociations importantes avec la haute direction de Corev de Montréal. Il est temps qu’elle intervienne pour maintenir de bonnes relations dans la résidence et pour régler la négociation », de conclure la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine adoptent un mandat de cinq jours de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-des-iles-de-la-madeleine-adoptent-un-mandat-de-cinq-jours-de-greve/ Mon, 15 Jun 2026 15:42:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117961 Réunis en grand nombre lors d’une assemblée générale dimanche matin, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine–CSN ont adopté à 97% un mandat de cinq jours de grève afin de faire débloquer la négociation de leur convention collective. Si aucune avancée n’a lieu à la table de négociation, les deux premières journées de grève se tiendront les 29 et 30 juin prochains.
Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations salariales et une prime d’éloignement qui leur permettront de faire face au coût de la vie particulièrement élevé aux Îles-de-la-Madeleine. Malgré les surplus engrangés de plusieurs millions de dollars par l’administration municipale, les salarié-es se heurtent à la position inflexible de leur employeur à la table de négociation.
« On nous parle sans cesse de saine gestion des finances publiques, mais on continue de donner en sous-traitance des travaux que nous pourrions très bien réaliser à l’interne, avec notre main-d’œuvre et nos équipements. Ainsi, la municipalité devient de plus en plus dépendante de l’entreprise privée qui peut sans cesse augmenter ses tarifs comme bon lui semble. Ces choix politiques et administratifs coûtent de plus en plus cher aux contribuables », a déclaré le président du syndicat, Gilles Turbide.
« Le coût de la vie aux Îles-de-la-Madeleine est beaucoup plus élevé que sur le continent. Une étude démontrait récemment que le panier d’épicerie revient 20 % plus cher que dans les grands centres. L’essence coûte toujours vingt sous de plus et les prix des biens de consommation sont de 15 % à 20 % plus élevés. L’employeur doit prendre en considération cette réalité économique dans le cadre de la négociation », a ajouté le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.
« Comment les dirigeantes et dirigeants de la municipalité peuvent-ils justifier leur refus d’accorder des hausses salariales décentes à celles et ceux qui sont en première ligne afin d’assurer les services municipaux et d’un autre côté, d’ajouter 25 postes de cadres au cours des 5 dernières années ? », conclut le président du syndicat, Gilles Turbide.
Le syndicat réitère sa volonté de conclure une entente, mais prévient que la mobilisation se poursuivra en l’absence d’une réponse satisfaisante lors des journées de négociation prévues les 15 et 17 juin prochains.
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CPE jardin de Robi – Les travailleuses suspendent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-jardin-de-robi-les-travailleuses-suspendent-la-greve/ Fri, 12 Jun 2026 15:27:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117928 Ce matin, le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi a informé la directrice générale du CPE, Pascale Lavertu, qu’il suspendra la grève à compter du lundi 15 juin, et ce, pour une durée de deux semaines.

Cette annonce fait suite au retour à la table de négociation de l’employeur, en réponse à une proposition formulée par le syndicat auprès de la conciliatrice. Dans l’avis de suspension de la grève transmis à l’employeur, le syndicat ajoute : « Nous espérons que cette trêve permettra de dénouer l’impasse. Votre participation active à la recherche de solutions sera donc nécessaire. Sous peu, vous recevrez, par l’intermédiaire de la conciliatrice, notre réponse à votre contre-proposition. Par ailleurs, nous tenons à vous aviser qu’à la fin de cette période où nous mettrons tout en œuvre pour en arriver à un règlement, si aucune entente n’est intervenue, nous reprendrons des actions de mobilisation et de grève. »

Le syndicat ne fera aucun autre commentaire sur la situation.

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.
Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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50 fermetures dans l’industrie forestière: il faut une cellule de crise https://www.csn.qc.ca/actualites/50-fermetures-dans-lindustrie-forestiere-il-faut-une-cellule-de-crise/ Thu, 11 Jun 2026 19:49:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117926 La CSN insiste aujourd’hui pour que les différents partis politiques du Québec s’engagent à endiguer l’hémorragie dans l’industrie forestière et à mettre sur pied un plan d’ensemble pour une transition de l’industrie forestière, lequel serait déployé rapidement et de façon concertée avec l’ensemble du milieu concerné. Ottawa doit aussi faire sa part puisque la crise est pancanadienne.

Une vision syndicale dans le secteur de la forêt a d’ailleurs été adoptée unanimement aujourd’hui par les délégué-es de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) réunis en instance à Sherbrooke.

Plus de 50 fermetures au Québec

Au Québec seulement, entre 2017 et 2025, un total de 30 usines ont fermé définitivement – affectant ainsi 1838 emplois directs – et 22 autres usines ont subi une fermeture temporaire. Encore récemment, on apprenait que la survie de la scierie de Saint-Michel-des-Saints ne tient qu’à un fil et qu’une partie des installations est déjà fermée.

« Ça fait beaucoup trop d’années que nous sonnons l’alarme et que nous demandons des mesures vigoureuses et un plan d’ensemble pour la transition de l’industrie. Il est grand temps de nous écouter et d’agir si on veut empêcher l’industrie forestière d’être folklorisée. Nous demandons aux partis politiques du Québec de prendre des engagements clairs et chiffrés sur cet enjeu », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Le récent rapport de Groupe de travail canadien sur la transformation du secteur forestier propose plusieurs mesures et demande 10 G$ d’investissement fédéral. Cela s’ajoute à plusieurs autres analyses au fil des années, dont celle du Sommet sur la forêt de 2025, qui recommandent plusieurs changements et une vision d’ensemble. Une transformation est nécessaire, de même qu’un accompagnement suffisant des travailleuses et des travailleurs qui subissent les contrecoups de la guerre tarifaire.

« Dès que possible, nous demandons une rencontre avec la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Kateri Champagne Jourdain, afin de voir ce qui peut être fait dans les prochains mois, avant les élections », affirme le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon.

La vision syndicale adoptée aujourd’hui

Voici les principaux éléments de la stratégie mise de l’avant par la FIM–CSN :

  • La nécessité d’un chantier national de la sylviculture considérant la baisse d’approvisionnement provoquée notamment par la hausse des feux de forêt. Il faut aussi assurer des conditions de travail qui favorisent l’attraction et la rétention des jardiniers de la forêt, notamment par le changement du mode de rémunération.
  • Une réforme du régime forestier qui doit prévoir une gestion régionale de l’aménagement forestier.
  • Une nouvelle politique industrielle forestière qui mise sur une plus grande valeur ajoutée pour le bois.
  • Une meilleure promotion des métiers du bois
  • De la formation continue en amont des fermetures;
  • Un régime d’assurance-emploi adapté à la réalité des régions;
  • Une stratégie de repreneuriat;
  • La mise en place de comités de reclassement proactifs, une priorité d’emploi et une voie de passage vers une retraite digne pour celles et ceux qui perdront leur gagne-pain.

Tout ceci demande la concertation des deux paliers de gouvernement et de tous les acteurs du milieu, dont les Premières Nations.

À propos

La FIM–CSN regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans les secteurs industriels québécois, dont celui de la forêt.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis dans 8 fédérations et 13 conseils centraux régionaux.

 

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Gains records pour les employé-es de Sucre Lantic https://www.csn.qc.ca/actualites/gains-records-pour-les-employe-es-de-sucre-lantic/ Thu, 11 Jun 2026 16:01:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117923 Après une période de mobilisation intensive, les 250 travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic ont réussi à arracher des augmentations salariales de 30,4 % sur les cinq prochaines années, dont 12 % la première année. Le salaire médian atteindra ainsi 48,76 $ en 2030 et les salariés les mieux rémunérés toucheront 58,49 $.

« L’inflation des dernières années s’est accompagnée de profits substantiels pour Lantic. Notre objectif était de nous assurer que les travailleuses et les travailleurs touchent leur part du profit », explique Benoît Desrosiers, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic–CSN.

Sucre Lantic est responsable de 50 % de la production de sucre canadien et son usine montréalaise est la plus importante au pays. Dans les cinq dernières années, le chiffre d’affaires de la compagnie a augmenté de 437 millions de dollars. L’entente inclut également une mise à niveau du régime de retraite à prestations déterminées ainsi que l’ajout d’une septième journée de congé de maladie.

« Depuis cinq ans, la haute direction s’était octroyé des augmentations faramineuses. Le syndicat leur a rappelé que ce sont les travailleuses et les travailleurs de la raffinerie qui permettent à Lantic de faire autant d’argent. Cette augmentation historique, elle est pleinement méritée », se réjouit la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce sont les augmentations de salaire les plus importantes du secteur agroalimentaire des dernières années. Grâce à cette négociation, les employé-es de Lantic seront les mieux rémunérés du secteur », ajoute Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Pour la première fois, l’unité générale, mais aussi celles qui s’occupent du raffinage du sucre et des laboratoires ont fait front commun et se sont dotées d’un mandat de grève en même temps. C’est cette solidarité, combinée à la combativité historique du STTSL, qui a permis d’obtenir ce règlement. », termine Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Le 18 avril dernier, les trois syndicats représentant les travailleuses et les travailleurs de Lantic s’étaient munis d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

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Plusieurs RPA seront en grève entre le 19 et le 25 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-rpa-seront-en-greve-entre-le-19-et-le-25-juin/ Thu, 11 Jun 2026 14:01:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117921 Sept résidences privées pour aîné-es (RPA) prenant part à la négociation coordonnée de la CSN seront en grève entre le 19 et le 25 juin. Ce sont plus de 400 travailleuses et travailleurs qui débrayeront pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Faire grève pour mieux prendre soin des aîné-es

Si les salarié-es doivent se résoudre à exercer leur droit de grève, c’est que la négociation piétine. C’est pour que les échanges progressent que des avis de grève ont été transmis aux gestionnaires des sept RPA. À noter que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu. Les avis de grève ont été envoyés à ces résidences :

  • Manoir St-Augustin, à Gaspé, 19 au 24 juin
  • Le Duplessis, à Trois-Rivières, 20 au 24 juin
  • Manoir Les Générations, à Rimouski, 20 au 25 juin
  • La Roseraie, à Québec, 20 au 24 juin
  • Murray Manrèse, à Québec, 20 au 24 juin
  • Jardins Logidor, à Québec, 21 juin
  • Les Marronniers, à Lévis, 21 juin

« Si les employeurs veulent éviter une nouvelle séquence de grève, il y a une solution simple : régler les négociations. On ne demande pas la lune. Les travailleuses et les travailleurs des RPA veulent juste avoir des conditions de travail décentes pour prendre soin des aîné-es. Il faut que les grands propriétaires de RPA comprennent : ils doivent piger dans leurs profits pour payer leurs salarié-es comme du monde », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de la moitié des RPA ont réglé

Plus de la moitié des RPA qui prennent part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente. Parmi les gains, mentionnons une augmentation salariale au minimum de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales selon les résidences. Toutefois, certains employeurs tardent à accorder les gains de la négociation coordonnée, notamment pour ce qui est des cinq résidences du groupe Cogir.

« Dans trop de RPA, les travailleuses et les travailleurs doivent prendre soin des aîné-es au quotidien avec un salaire sous la barre des 20 $ l’heure. Comment voulez-vous attirer et retenir le personnel avec des conditions aussi difficiles? Les employeurs sont bien bons pour déplorer la grève, mais pas mal moins proactifs pour donner de bonnes conditions à leurs employé-es. Il est temps que ça change! », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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L’IA pour tous: le gouvernement Carney a oublié les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/lia-pour-tous-le-gouvernement-carney-a-oublie-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 10 Jun 2026 14:48:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117906 La nouvelle stratégie canadienne en intelligence artificielle (IA) se veut ambitieuse. Elle se saisit des enjeux de souveraineté numérique, d’autonomie technologique et de compétitivité internationale liés au développement, à l’implantation et à l’usage de l’IA.

Sur ces plans, elle marque des avancées réelles et mérite d’être saluée. Néanmoins, une politique nationale d’une telle portée devrait être élaborée avec les acteurs du milieu du travail. Ce qui n’a pas été fait adéquatement.

Effectivement, le processus de consultation spécifique au monde du travail a été pour le moins expéditif : une seule rencontre de deux heures, organisée fin avril, alors que la stratégie était pour ainsi dire déjà ficelée.

Cette absence de dialogue avec les acteurs du monde du travail n’est sans doute pas étrangère à certaines lacunes importantes de la stratégie. En restreignant ses actions à la technologie, la politique oblitère un volet fondamental : les travailleurs qui seront grandement touchés par ces transformations.

Silence

Pourtant, les effets de l’intelligence artificielle dans les milieux de travail sont déjà bien réels. Transformation des tâches, intensification du travail, modification des rapports hiérarchiques, disparition de certains postes — les conséquences sont profondes, s’accélèrent et seront d’autant plus importantes sur la jeune génération qui peine à trouver ses repères dans un marché de l’emploi en mutation rapide.

Et pourtant, rien, ou presque, n’est prévu pour encadrer ces changements. Aucun mécanisme clair pour protéger les travailleuses et travailleurs. Aucun réel levier pour leur permettre de participer aux décisions. Aucun plan structuré pour anticiper les chocs.

Partout ailleurs, les débats sur l’IA reconnaissent une évidence : ce sont les politiques publiques, les institutions et le dialogue social qui détermineront si l’IA est un progrès partagé… ou un facteur d’inégalités accrues. Le Canada ne peut pas prétendre être à l’avant-garde en laissant de côté ces enjeux.

Pendant qu’on parle d’emplois créés, on évite soigneusement de parler de ceux qui disparaîtront ou seront profondément transformés. Or, ces transformations doivent être anticipées, pas subies.

Avant de parler de requalification, encore faut-il protéger les emplois existants et adapter les milieux de travail de manière équitable. Ce qui est proposé actuellement — des parcours de formation généraux, déconnectés des réalités du terrain — est largement insuffisant. Former, oui. Mais former qui, comment, et à quel moment ?

Risques

La stratégie reste silencieuse sur des enjeux pourtant centraux : surveillance électronique intrusive, gestion algorithmique du personnel, décisions automatisées biaisées. Ces pratiques existent déjà.

Sans règles claires — transparence des algorithmes, supervision humaine, protection stricte des données — ces outils risquent de fragiliser les droits fondamentaux au travail.

On reconnaît que la consommation énergétique liée à l’IA explosera, mais rien n’est dit sur les façons de concilier cette réalité avec les engagements climatiques. Alors que les gouvernements du Québec et du Canada se lancent dans une réindustrialisation et que la décarbonation industrielle devrait demeurer une priorité, on évite de parler de la pénurie énergétique qui nous guette.

Si le Canada veut réellement développer une intelligence artificielle au service de la société, il doit cesser d’ignorer celles et ceux qui la feront vivre — et qui en subiront les effets. Sinon, cette transition deviendra un puissant moteur d’inégalités.

Les prochaines étapes de mise en œuvre de cette stratégie offrent une occasion de combler les lacunes de ce premier jalon. Les organisations syndicales sont disponibles et prêtes à s’engager pleinement dans cette démarche pour contribuer à bâtir une stratégie qui est réellement à la hauteur des défis qui nous attendent, pour les travailleurs et les travailleuses, et pour l’ensemble de la société canadienne.


Cosignataires :

Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

 

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Des femmes qui changent les règles du jeu récompensées par la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/des-femmes-qui-changent-les-regles-du-jeu-recompensees-par-la-csn/ Mon, 08 Jun 2026 17:18:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117858 Cette année marque le 30e anniversaire du concours Chapeau, les filles ! Engagée depuis les tout débuts de l’initiative, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne ainsi l’importance d’appuyer et d’honorer des étudiantes qui optent pour un métier ou une profession à prédominance masculine, particulièrement les étudiantes racisées ou autochtones.

« Les secteurs traditionnellement masculins sont souvent synonymes de meilleures conditions de travail et de salaires plus élevés. Comme société, on se doit d’œuvrer à assurer une réelle intégration des femmes dans ces secteurs. Le concours Chapeau, les filles ! y contribue et pour nous, comme centrale féministe, il est primordial de s’y investir », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En collaboration avec la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN et la Fédération des professionnèles-CSN, la centrale a remis trois bourses de 2500 $.

La lauréate dans la catégorie formation professionnelle est une étudiante en soutien informatique, Naima Dhimi. Elle a appris très jeune par elle-même à résoudre plusieurs problèmes informatiques. Et elle a aussi remarqué qu’une bonne partie des postes dans ce domaine étaient occupés par des hommes, ce qui l’a incitée à s’y intéresser pour ses études.

Dans la catégorie formation technique, la lauréate, Camilia Lainey-Touat, étudie en technique de pilotage d’aéronef. Sa passion pour le métier de pilote lui vient sans aucun doute de sa famille : son grand-père a œuvré pendant des années dans le domaine de l’aviation. Elle a choisi de parfaire ses connaissances en pilotage d’hydravion afin de devenir pilote de brousse.

Finalement, la lauréate dans la catégorie formation universitaire est Luz Karine Barranco, étudiante au baccalauréat en génie robotique. Luz Karine est attirée par l’ingénierie depuis l’enfance. Sa passion débute dès l’âge de quatre ans, alors qu’elle découvre l’émission de télévision Art Attack. Dès lors, son intérêt pour les sciences n’a fait que croître, jusqu’à orienter son domaine d’études.

« En faisant le choix de pratiquer des professions et des métiers traditionnellement masculins, ces étudiantes contribuent à faire tomber certains des obstacles pour les femmes au travail. C’est une lutte constante. Leur force de caractère et leur ténacité méritent d’être saluées », termine la présidente.

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Deuxième lockout chez Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/deuxieme-lockout-chez-beton-provincial/ Sun, 07 Jun 2026 17:17:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117848 Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton–CSN (division Saint-Eustache) a été mis en lockout pour une durée indéterminée, à partir d’hier, par Béton Provincial. Il s’agit du deuxième lockout et du quatrième conflit de travail dans les derniers temps qu’a connus cet employeur.

« C’est brutal, comme geste. Une entente était encore possible, mais le représentant de l’employeur à la table revenait sans cesse sur ses engagements et les textes étaient incomplets, ce qui a grandement nui à la négociation », affirme le président du syndicat, Jimmy Caron, qui se dit prêt à discuter en tout temps.

Une grève de 24 h était prévue le 9 juin, justement pour ramener du sérieux à la table de négociation. Béton Provincial a été informé de cette grève, juste après un vote unanime contre ses dernières offres, tenu le 6 juin au soir. « Le lockout était visiblement prêt à être décrété, parce que tout s’est mis en place très vite », précise le président.

Reculs importants et gel de salaire

Du chemin avait été fait depuis le début de cette négociation, amorcée en mars, mais l’employeur persiste avec des demandes de reculs importants ; le syndicat trouve cela inacceptable. Il est notamment question de la perte des dîners payés et de deux années de gel salarial, soit 2026 et 2027. L’employeur insiste également pour introduire un régime de retraite avec disparité de traitement, ce qui est illégal. Par ailleurs, le salaire offert n’est toujours pas équivalent à celui d’une usine sœur du même groupe.

Le secteur du béton va pourtant bien au Québec. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % par an, de 2015 à 2024. « . Le contexte est favorable, porté par les chantiers d’infrastructures, le développement du logement et les futurs barrages d’Hydro-Québec. Les perspectives sont bonnes. Les reculs demandés par l’entreprise d’André Bélanger ne sont aucunement justifiés », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Rappelons que Béton Provincial maintient ses usines de LaSalle et de Longueuil en lockout depuis maintenant un an et demi. « L’entreprise peut et doit éviter de multiplier les conflits de travail dans ses nombreuses usines. Béton Provincial est un joueur majeur dans le marché du béton au Québec, il doit régler en respectant tous ses employés », ajoute Kevin Gagnon.

« Nous sommes solidaires de nos membres de Béton Provincial à Saint-Eustache. Il est grand temps pour eux de conclure une entente satisfaisante au moment où le coût de la vie ne cesse d’augmenter », ajoute Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour à l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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La maison brûle en culture https://www.csn.qc.ca/actualites/la-maison-brule-en-culture/ Sat, 06 Jun 2026 11:00:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117651 Ce n’est pas une exagération. C’est un constat lucide. Une guerre culturelle se joue sous nos yeux, sans bombes, sans fracas, mais avec des conséquences irréversibles.

Pendant que les géants du Web, intimement liés au pouvoir américain, consolident leur emprise sur nos marchés, ils siphonnent notre écosystème culturel. Ils captent la richesse d’ici, contrôlent l’accès aux œuvres, dictent la visibilité et ne redonnent presque rien.

Et nous? Nous payons.

Pour éviter l’affrontement et surtout pour ne pas les froisser, le gouvernement canadien annonce 600 millions de dollars issus des impôts des contribuables. Ce « soutien à la culture » est une compensation essentielle, certes, mais aussi une indemnité versée par son incapacité à imposer des règles. Devant des choix difficiles, on sacrifie (encore) la culture.

C’est bien là le cœur du problème : la culture n’est pas une monnaie d’échange! Toute nation est en droit d’établir ses propres lois pour protéger sa culture et sa langue.

On nous assure, qu’à terme, le CRTC va réussir à établir ses règles et à exiger des redevances. Nous voulons le croire, mais les signaux sont contradictoires. Et le doute s’installe. Quelles garanties avons-nous?

Comme si cela ne suffisait pas, une autre vague avance à grande vitesse : l’intelligence artificielle. Rapide. Brutale.

Le gouvernement veut accélérer son adoption, développer des outils d’ici, positionner le Canada comme un leader. Très bien, mais à quel prix?

Dans cette stratégie, la culture est absente. Les artistes, les interprètes, les créateurs et les créatrices, pourtant parmi les premières victimes des dérives actuelles de l’IA, sont à peine nommés. On aborde la transparence, mais il reste que leurs œuvres sont utilisées sans autorisation et que leur travail est exploité sans rémunération.

Où sont les mécanismes de protection?

Où sont les règles pour encadrer le tout?

On parle de comités, de chantiers, de réflexion, mais sans engagements fermes. Comme si la culture pouvait attendre. Comme si elle pouvait encaisser. Elle ne le pourra pas. Elle ne le peut plus.

Arrêtons de dire que les grandes plateformes sont trop puissantes.

Arrêtons de prétendre que l’IA est incontrôlable.

Arrêtons le fatalisme.

D’autres pays imposent des règles. D’autres états se tiennent debout. Pourquoi pas nous?

Ce qui est en jeu dépasse notre secteur. C’est notre capacité commune à exister, à raconter nos histoires, à faire vivre la langue française dans un monde qui tend à tout uniformiser.

Une nation qui abandonne sa culture ne s’adapte pas : elle disparaît.

Nous appelons le gouvernement fédéral à faire preuve de courage.

À défendre pleinement la culture dans les faits, pas seulement dans les discours.

À faire respecter ses lois, sans compromis.

À intégrer la culture au cœur de toute stratégie sur l’intelligence artificielle.

À écouter le milieu, réellement, et à lui donner une place décisionnelle.

Il ne s’agit pas de résister au progrès. Il s’agit de refuser de disparaître.

Sinon, la suite est déjà écrite.

Et cette fois, il ne s’agira plus d’une image. Mais bien de la chronique d’une disparition annoncée.

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La souveraineté culturelle : un irritant ? https://www.csn.qc.ca/actualites/la-souverainete-culturelle-un-irritant/ Thu, 04 Jun 2026 21:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117608 La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) s’inquiète grandement de la facilité avec laquelle l’actuel gouvernement fédéral brade les lois soutenant les secteurs de la production audiovisuelle, des médias et de la culture au moindre soupir soufflé à l’oreille de Donald Trump par les géants du web.

La FNCC–CSN soutient la position du ministre de la Culture du Québec, Mathieu Lacombe, sur l’obligation de légiférer rapidement et de structurer le secteur de l’audiovisuel afin d’en assurer la pérennité, dans un contexte où les intérêts économiques de ces multinationales ne semblent pas pouvoir être cadrés par la souveraineté des pays où elles se déploient.

« Des milliers d’emplois ont été perdus dans ces secteurs et des milliers d’autres en voie de se perdre », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.
« Le pansement constitué d’un investissement de 600 millions de dollars annoncé par le ministre de l’Identité de la Culture canadiennes, Marc Miller, et payable par les contribuables ne saurait compenser l’érosion du milieu à long terme. Seules des politiques structurantes, pérennes avec une vision périphérique pourraient faire la différence et nous en sommes loin », s’inquiète-t-elle.

Le secteur attendait beaucoup de la Loi sur la diffusion continue en ligne pour baliser sa nouvelle réalité et permettre au Canada et au Québec de garder sa vitalité à se représenter créativement dans leurs valeurs, ses couleurs, sa spécificité en valorisant le travail de ses artistes et artisans.

« Déjà l’année dernière, sous les pressions états-uniennes, le gouvernement Carney avait abandonné la taxe sur les services numériques qui aurait généré un apport de près de 3 milliards et qui aurait pu être réinvestie dans nos milieux qui en ont grandement besoin. Et là, il renvoie le CRTC dans les câbles avec sa proposition d’une participation de 15 % de leurs revenus générés par les plateformes en ligne au Canada, participation modeste, mais combien légitime et nécessaire à la création de contenu canadien original. Au prétexte que ça irrite de l’autre côté de la frontière. On parle même de laisser tomber l’exigence actuelle de 5 %, d’ailleurs contestée devant les tribunaux », affirme Annick Charette.

Une règlementation déjà trop faible
Selon la fédération syndicale, la vision du CRTC de l’application de la Loi sur la diffusion continue est questionnable à bien des égards. Dans les faits, cette taxe de 15 % pour les diffuseurs en ligne en était la pièce de résistance. « La proposition du CRTC était par ailleurs si édentée qu’elle ne créait aucune contrainte de découvrabilité ni de reddition de comptes à ces mêmes diffuseurs », dénonce la présidente de la FNCC. « Prenons donc exemple sur l’Union européenne et affirmons notre droit et notre souveraineté ! »

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Encore une fois, le gouvernement abaisse la barre https://www.csn.qc.ca/actualites/encore-une-fois-le-gouvernement-abaisse-la-barre/ Thu, 04 Jun 2026 16:46:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117605 Pour la CSN, le gouvernement de la CAQ rate une autre belle occasion d’intervenir afin d’assurer à tous les aîné-es du Québec les soins et services dont ils ont besoin, sans égard à l’épaisseur de leur portefeuilles.

Au lieu de renforcer la qualité des soins et services qui y sont offerts, le projet de règlement sur l’exploitation des résidences privées pour aîné-es, vient consacrer la privatisation des services et des soins aux aîné-es. La priorité du gouvernement semble être la protection des profits des entreprises, au détriment de la qualité des soins et services et de la sécurité publique.

Dans ses commentaires écrits à la ministre de la Santé, la CSN formule six recommandations. Elle déplore que le gouvernement choisisse de baisser les normes déjà insuffisantes qui encadrent actuellement les entreprises à but lucratif dans ce secteur, pour satisfaire des propriétaires de résidences pour ainé-es qui refusent de s’y conformer.

La CSN dénonce le parti-pris du gouvernement à l’égard de l’entreprise privée en santé et services sociaux. « Les aîné-es qui vivent en résidences sont des citoyennes et des citoyens comme les autres qui ont contribué toute leur vie au développement de notre société. Il est inacceptable que l’État se désengage de sa responsabilité à leur égard, explique sa présidente, Caroline Senneville.

Quant à nous, tous les soins aux aîné-es devraient être administrés et fournis par les spécialistes en cette matière, soit le personnel en soutien à domicile des CLSC. Les travailleuses en RPA devraient faire partie du secteur public. De même, l’évaluation des besoins de chaque personne devrait être réalisée également par le réseau public. Ça n’a pas de bon sens de demander à des entreprises à but lucratif d’évaluer ces besoins de services, de les offrir et de les inscrire dans leurs baux, c’est un conflit d’intérêts. »

 

CLSC
Pour la CSN, les CLSC doivent jouer un rôle central dans l’évaluation des besoins autant que dans la dispensation des services. En ce sens, le projet de règlement va à l’encontre des orientations officielles du ministère de la Santé à l’effet de revaloriser le rôle des CLSC, en particulier en ce qui a trait aux soins et services aux aîné-es. Des informations obtenues par la CSN laissent d’ailleurs voir que ce désengagement des CLSC auprès de la population en résidences privées pour aîné-es est déjà en marche. Le projet de règlement va l’accélérer.

« L’abaissement des exigences de formation du personnel comme prévu au projet de règlement, est inacceptable et c’est loin d’être le seul élément problématique, enchaîne la vice-présidente responsable des secteurs parapublics et privés à la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. Le gouvernement rate toute une occasion d’exiger de ces entreprises privées qu’elles offrent davantage de formation et de meilleures conditions de travail à leur personnel. Le gouvernement est prêt à toutes les courbettes pour protéger les profits de ces millionnaires pendant que leurs propres salarié-es doivent faire la grève pour obtenir un salaire décent. Décidément, la CAQ n’a pas les bonnes priorités ! »

Normes
La CSN estime par ailleurs que l’installation de gicleurs devrait être dorénavant exigée partout sans plus de délais. De plus, pour la CSN, le gouvernement fait fausse route en retirant l’obligation pour les exploitants de RPA, d’installer un système d’alerte ou de serrures lorsqu’ils accueillent des aîné-es qui présentent des risques d’errance. « Combien de drames il faudra pour convaincre la CAQ qu’il faut édicter des normes, demande Caroline Senneville ! On ne peut pas compter que sur la bonne volonté des acteurs à but lucratif pour faire passer l’intérêt public avant les profits. »

Enfin, la CSN appelle à de larges consultations publiques portant sur la place accordée aux aînés dans la société québécoise et sur les meilleurs moyens à déployer pour répondre à leurs besoins par une offre de services qui est publique, universelle, de qualité et équitable.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les employé-es municipaux rejettent l’offre salariale de la ville https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-rejettent-loffre-salariale-de-la-ville/ Thu, 04 Jun 2026 14:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117602 Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion ont voté à l’unanimité contre l’offre de l’employeur. Alors que la négociation arrive à ses derniers milles, l’offre salariale de la ville ne permettrait pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

L’assemblée générale du 3 juin a permis de faire le point sur la négociation. Si les échanges sur les conditions de travail ont bien cheminé, la question salariale reste à trancher. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD–CSN) demande 22 % sur 5 ans. Les quelque 120 cols bleus ont d’ailleurs un mandat de grève de cinq jours en poche. Si les négociations ne permettent pas d’obtenir une entente dans les prochaines semaines, la mobilisation est appelée à s’accentuer.

« Notre négociation se déroule rondement jusqu’à maintenant. Mais ce qui est sur la table pour nos salaires n’est pas suffisant. Comme tout le monde, nous faisons face à l’inflation. Nous souhaitons obtenir des augmentations salariales qui nous permettent de maintenir notre pouvoir d’achat. Il nous faut un salaire afin de pouvoir vivre dans la ville qu’on dessert chaque jour », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« Un peu partout au Québec, les employé-es municipaux font un travail essentiel pour desservir la population. Comme tout le monde, ils ont besoin de maintenir leur pouvoir d’achat. La Ville de Vaudreuil-Dorion doit trouver le moyen d’en faire plus pour mettre la négociation derrière elle », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les cols bleus de Vaudreuil-Dorion envoient un signal clair à leur employeur : ça en prend plus pour régler. Ils n’hésiteront pas à se faire voir et entendre si la négociation traine. Chose certaine, ils peuvent compter sur l’appui du conseil central et de toute la CSN jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente qui leur convienne », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN veut recentrer le débat sur les vrais leviers du français https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-veut-recentrer-le-debat-sur-les-vrais-leviers-du-francais/ Wed, 03 Jun 2026 21:29:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117537 Dans son rapport annuel, publié ce matin, le Commissaire à la langue française, Benoit Dubreuil, met l’accent sur une francisation plus soutenue et sur une intégration des personnes migrantes, des objectifs que la CSN appuie. La centrale déplore toutefois l’importance démesurée accordée à l’immigration, alors que d’autres facteurs mériteraient une attention accrue.

La CSN soutient que la francisation des personnes en milieu de travail est un levier important pour favoriser l’intégration et permettre de pratiquer et de socialiser en français. « Nous notons avec satisfaction que le tout récent rapport sur la francisation en entreprise conclut que les mécanismes actuels ne permettent pas d’atteindre les objectifs de francisation dans le secteur privé, faute d’engagement de la majorité des employeurs et vu les lacunes dans l’accompagnement offert par l’Office québécois de la langue française, dont les exigences n’ont guère évolué depuis 1977 », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour cela, le gouvernement devra réinvestir dans les programmes qu’il a fermés, dont celui du Cégep de Saint-Laurent. C’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs ainsi que des professionnel-les dédiés à la francisation dans cet établissement seulement.

La CSN souligne le silence du commissaire concernant la francisation des personnes dans les milieux de travail du secteur public, dont le devoir d’exemplarité a aussi été examiné dans un récent rapport. Pourtant, le droit de travailler en français reste le même et le gouvernement, comme employeur, se doit de faire meilleure figure que le secteur privé, face à la situation constatée par les syndicats CSN dans la santé et les services municipaux, par exemple, où nombre de personnes n’auraient pas le français requis pour accomplir leurs tâches.

L’importance du Programme de l’expérience québécoise pour notre langue
« Tous les jours, nous voyons des nouvelles qui relatent l’histoire de travailleurs étrangers, intégrés à leur milieu de vie, obligés de quitter le Québec parce que leur permis de travail est arrivé à échéance. Le commissaire le recommande, il faut prioriser les candidats qui vivent déjà ici et qui parlent français. Le gouvernement avait promis de rouvrir le PEQ pour les sélectionner, mais il tarde à le faire », soutient la présidente de la CSN.

Notre langue, notre culture
La CSN déplore le grand nombre de recommandations concernant l’immigration au détriment d’autres enjeux qui fragilisent le français au Québec. La centrale syndicale ne partage pas plusieurs de ces analyses et positions en matière d’immigration et de droit international à l’asile, estimant qu’elles débordent parfois du champ linguistique.

« D’autres problématiques auraient pu faire l’objet de plus de recommandations. On n’a qu’à penser aux géants du web qui diffusent du contenu en anglais », dénonce Caroline Senneville. Le commissaire le souligne, mais pas assez, selon la centrale. Il faut s’assurer que notre culture rayonne davantage, et ce, grâce au soutien financier et législatif des gouvernements.

Participation syndicale, participation sociale
En terminant, la CSN, dont le nombre de membres a grimpé à 350 000 au cours des trois dernières années, joint sa voix à celle du commissaire pour que le déploiement de Francisation Québec soit complété rapidement.
Cela implique, entre autres, l’introduction d’un nouveau volet à son offre, soit l’apprentissage informel par la participation sociale, comme le recommande le commissaire. « Ceci correspond bien à l’expérience et à la volonté syndicale d’accroître la participation et la représentation des personnes immigrantes dans notre mouvement », conclut la présidente de la CSN.

À propos
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Les salarié-es des Jardins Logidor sont en grève pendant 5 jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-des-jardins-logidor-sont-en-greve-pendant-5-jours/ Wed, 03 Jun 2026 14:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117398 Les quelque 50 travailleuses et travailleurs des Jardins Logidor sont en grève du 3 au 7 juin pour faire avancer leur négociation. La direction de la résidence privée pour aîné-es (RPA) appartenant au groupe Cogir tarde à reconnaitre la valeur du travail de ses salarié-es.

Le groupe Cogir doit se mettre en mode règlement

Alors que plus de la moitié des RPA prenant part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente, il en va autrement pour les cinq résidences du groupe Cogir. C’est pour forcer l’employeur à déposer des offres sérieuses que les travailleuses et les travailleurs ont décidé de déclencher une première séquence de grève. Le salaire moyen de 20 $ l’heure est nettement insuffisant pour ces travailleuses et ces travailleurs qui prennent soin des aîné-es au quotidien. À noter que les services essentiels sont maintenus durant la grève.

« Si les résidentes et les résidents des Jardins Logidor reçoivent des services de qualité, c’est grâce aux efforts des travailleuses et travailleurs. Un peu partout au Québec, nous parvenons à nous entendre avec les employeurs. Il n’y a aucune raison pour qu’un groupe aussi profitable que Cogir n’accorde pas les gains de la négociation coordonnée à ses salarié-es », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Cinq résidences du groupe Cogir font partie de la négociation coordonnée et tous leurs salarié-es doivent se résoudre à exercer la grève pour que ça bouge à la table de négociation. Il est temps que cette entreprise en ait pour autre chose que ses profits. Si on veut continuer de donner les meilleurs services aux résidentes et aux résidents, il faut bonifier les conditions de travail des salarié-es », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

« Les salarié-es de la résidence Jardins Logidor font face à la hausse du coût de la vie. Pendant qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts, les coffres du groupe Cogir débordent. Si l’employeur pense qu’il va réussir à nous épuiser, il se trompe royalement. Nous serons aux côtés des salarié-es jusqu’à l’obtention d’une bonne entente », de conclure la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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