Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 04 Jun 2026 21:25:24 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La souveraineté culturelle : un irritant ? https://www.csn.qc.ca/actualites/la-souverainete-culturelle-un-irritant/ Thu, 04 Jun 2026 21:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117608 La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) s’inquiète grandement de la facilité avec laquelle l’actuel gouvernement fédéral brade les lois soutenant les secteurs de la production audiovisuelle, des médias et de la culture au moindre soupir soufflé à l’oreille de Donald Trump par les géants du web.

La FNCC–CSN soutient la position du ministre de la Culture du Québec, Mathieu Lacombe, sur l’obligation de légiférer rapidement et de structurer le secteur de l’audiovisuel afin d’en assurer la pérennité, dans un contexte où les intérêts économiques de ces multinationales ne semblent pas pouvoir être cadrés par la souveraineté des pays où elles se déploient.

« Des milliers d’emplois ont été perdus dans ces secteurs et des milliers d’autres en voie de se perdre », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.
« Le pansement constitué d’un investissement de 600 millions de dollars annoncé par le ministre de l’Identité de la Culture canadiennes, Marc Miller, et payable par les contribuables ne saurait compenser l’érosion du milieu à long terme. Seules des politiques structurantes, pérennes avec une vision périphérique pourraient faire la différence et nous en sommes loin », s’inquiète-t-elle.

Le secteur attendait beaucoup de la Loi sur la diffusion continue en ligne pour baliser sa nouvelle réalité et permettre au Canada et au Québec de garder sa vitalité à se représenter créativement dans leurs valeurs, ses couleurs, sa spécificité en valorisant le travail de ses artistes et artisans.

« Déjà l’année dernière, sous les pressions états-uniennes, le gouvernement Carney avait abandonné la taxe sur les services numériques qui aurait généré un apport de près de 3 milliards et qui aurait pu être réinvestie dans nos milieux qui en ont grandement besoin. Et là, il renvoie le CRTC dans les câbles avec sa proposition d’une participation de 15 % de leurs revenus générés par les plateformes en ligne au Canada, participation modeste, mais combien légitime et nécessaire à la création de contenu canadien original. Au prétexte que ça irrite de l’autre côté de la frontière. On parle même de laisser tomber l’exigence actuelle de 5 %, d’ailleurs contestée devant les tribunaux », affirme Annick Charette.

Une règlementation déjà trop faible
Selon la fédération syndicale, la vision du CRTC de l’application de la Loi sur la diffusion continue est questionnable à bien des égards. Dans les faits, cette taxe de 15 % pour les diffuseurs en ligne en était la pièce de résistance. « La proposition du CRTC était par ailleurs si édentée qu’elle ne créait aucune contrainte de découvrabilité ni de reddition de comptes à ces mêmes diffuseurs », dénonce la présidente de la FNCC. « Prenons donc exemple sur l’Union européenne et affirmons notre droit et notre souveraineté ! »

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Encore une fois, le gouvernement abaisse la barre https://www.csn.qc.ca/actualites/encore-une-fois-le-gouvernement-abaisse-la-barre/ Thu, 04 Jun 2026 16:46:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117605 Pour la CSN, le gouvernement de la CAQ rate une autre belle occasion d’intervenir afin d’assurer à tous les aîné-es du Québec les soins et services dont ils ont besoin, sans égard à l’épaisseur de leur portefeuilles.

Au lieu de renforcer la qualité des soins et services qui y sont offerts, le projet de règlement sur l’exploitation des résidences privées pour aîné-es, vient consacrer la privatisation des services et des soins aux aîné-es. La priorité du gouvernement semble être la protection des profits des entreprises, au détriment de la qualité des soins et services et de la sécurité publique.

Dans ses commentaires écrits à la ministre de la Santé, la CSN formule six recommandations. Elle déplore que le gouvernement choisisse de baisser les normes déjà insuffisantes qui encadrent actuellement les entreprises à but lucratif dans ce secteur, pour satisfaire des propriétaires de résidences pour ainé-es qui refusent de s’y conformer.

La CSN dénonce le parti-pris du gouvernement à l’égard de l’entreprise privée en santé et services sociaux. « Les aîné-es qui vivent en résidences sont des citoyennes et des citoyens comme les autres qui ont contribué toute leur vie au développement de notre société. Il est inacceptable que l’État se désengage de sa responsabilité à leur égard, explique sa présidente, Caroline Senneville.

Quant à nous, tous les soins aux aîné-es devraient être administrés et fournis par les spécialistes en cette matière, soit le personnel en soutien à domicile des CLSC. Les travailleuses en RPA devraient faire partie du secteur public. De même, l’évaluation des besoins de chaque personne devrait être réalisée également par le réseau public. Ça n’a pas de bon sens de demander à des entreprises à but lucratif d’évaluer ces besoins de services, de les offrir et de les inscrire dans leurs baux, c’est un conflit d’intérêts. »

 

CLSC
Pour la CSN, les CLSC doivent jouer un rôle central dans l’évaluation des besoins autant que dans la dispensation des services. En ce sens, le projet de règlement va à l’encontre des orientations officielles du ministère de la Santé à l’effet de revaloriser le rôle des CLSC, en particulier en ce qui a trait aux soins et services aux aîné-es. Des informations obtenues par la CSN laissent d’ailleurs voir que ce désengagement des CLSC auprès de la population en résidences privées pour aîné-es est déjà en marche. Le projet de règlement va l’accélérer.

« L’abaissement des exigences de formation du personnel comme prévu au projet de règlement, est inacceptable et c’est loin d’être le seul élément problématique, enchaîne la vice-présidente responsable des secteurs parapublics et privés à la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. Le gouvernement rate toute une occasion d’exiger de ces entreprises privées qu’elles offrent davantage de formation et de meilleures conditions de travail à leur personnel. Le gouvernement est prêt à toutes les courbettes pour protéger les profits de ces millionnaires pendant que leurs propres salarié-es doivent faire la grève pour obtenir un salaire décent. Décidément, la CAQ n’a pas les bonnes priorités ! »

Normes
La CSN estime par ailleurs que l’installation de gicleurs devrait être dorénavant exigée partout sans plus de délais. De plus, pour la CSN, le gouvernement fait fausse route en retirant l’obligation pour les exploitants de RPA, d’installer un système d’alerte ou de serrures lorsqu’ils accueillent des aîné-es qui présentent des risques d’errance. « Combien de drames il faudra pour convaincre la CAQ qu’il faut édicter des normes, demande Caroline Senneville ! On ne peut pas compter que sur la bonne volonté des acteurs à but lucratif pour faire passer l’intérêt public avant les profits. »

Enfin, la CSN appelle à de larges consultations publiques portant sur la place accordée aux aînés dans la société québécoise et sur les meilleurs moyens à déployer pour répondre à leurs besoins par une offre de services qui est publique, universelle, de qualité et équitable.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les employé-es municipaux rejettent l’offre salariale de la ville https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-rejettent-loffre-salariale-de-la-ville/ Thu, 04 Jun 2026 14:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117602 Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion ont voté à l’unanimité contre l’offre de l’employeur. Alors que la négociation arrive à ses derniers milles, l’offre salariale de la ville ne permettrait pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

L’assemblée générale du 3 juin a permis de faire le point sur la négociation. Si les échanges sur les conditions de travail ont bien cheminé, la question salariale reste à trancher. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD–CSN) demande 22 % sur 5 ans. Les quelque 120 cols bleus ont d’ailleurs un mandat de grève de cinq jours en poche. Si les négociations ne permettent pas d’obtenir une entente dans les prochaines semaines, la mobilisation est appelée à s’accentuer.

« Notre négociation se déroule rondement jusqu’à maintenant. Mais ce qui est sur la table pour nos salaires n’est pas suffisant. Comme tout le monde, nous faisons face à l’inflation. Nous souhaitons obtenir des augmentations salariales qui nous permettent de maintenir notre pouvoir d’achat. Il nous faut un salaire afin de pouvoir vivre dans la ville qu’on dessert chaque jour », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« Un peu partout au Québec, les employé-es municipaux font un travail essentiel pour desservir la population. Comme tout le monde, ils ont besoin de maintenir leur pouvoir d’achat. La Ville de Vaudreuil-Dorion doit trouver le moyen d’en faire plus pour mettre la négociation derrière elle », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les cols bleus de Vaudreuil-Dorion envoient un signal clair à leur employeur : ça en prend plus pour régler. Ils n’hésiteront pas à se faire voir et entendre si la négociation traine. Chose certaine, ils peuvent compter sur l’appui du conseil central et de toute la CSN jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente qui leur convienne », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN veut recentrer le débat sur les vrais leviers du français https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-veut-recentrer-le-debat-sur-les-vrais-leviers-du-francais/ Wed, 03 Jun 2026 21:29:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117537 Dans son rapport annuel, publié ce matin, le Commissaire à la langue française, Benoit Dubreuil, met l’accent sur une francisation plus soutenue et sur une intégration des personnes migrantes, des objectifs que la CSN appuie. La centrale déplore toutefois l’importance démesurée accordée à l’immigration, alors que d’autres facteurs mériteraient une attention accrue.

La CSN soutient que la francisation des personnes en milieu de travail est un levier important pour favoriser l’intégration et permettre de pratiquer et de socialiser en français. « Nous notons avec satisfaction que le tout récent rapport sur la francisation en entreprise conclut que les mécanismes actuels ne permettent pas d’atteindre les objectifs de francisation dans le secteur privé, faute d’engagement de la majorité des employeurs et vu les lacunes dans l’accompagnement offert par l’Office québécois de la langue française, dont les exigences n’ont guère évolué depuis 1977 », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour cela, le gouvernement devra réinvestir dans les programmes qu’il a fermés, dont celui du Cégep de Saint-Laurent. C’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs ainsi que des professionnel-les dédiés à la francisation dans cet établissement seulement.

La CSN souligne le silence du commissaire concernant la francisation des personnes dans les milieux de travail du secteur public, dont le devoir d’exemplarité a aussi été examiné dans un récent rapport. Pourtant, le droit de travailler en français reste le même et le gouvernement, comme employeur, se doit de faire meilleure figure que le secteur privé, face à la situation constatée par les syndicats CSN dans la santé et les services municipaux, par exemple, où nombre de personnes n’auraient pas le français requis pour accomplir leurs tâches.

L’importance du Programme de l’expérience québécoise pour notre langue
« Tous les jours, nous voyons des nouvelles qui relatent l’histoire de travailleurs étrangers, intégrés à leur milieu de vie, obligés de quitter le Québec parce que leur permis de travail est arrivé à échéance. Le commissaire le recommande, il faut prioriser les candidats qui vivent déjà ici et qui parlent français. Le gouvernement avait promis de rouvrir le PEQ pour les sélectionner, mais il tarde à le faire », soutient la présidente de la CSN.

Notre langue, notre culture
La CSN déplore le grand nombre de recommandations concernant l’immigration au détriment d’autres enjeux qui fragilisent le français au Québec. La centrale syndicale ne partage pas plusieurs de ces analyses et positions en matière d’immigration et de droit international à l’asile, estimant qu’elles débordent parfois du champ linguistique.

« D’autres problématiques auraient pu faire l’objet de plus de recommandations. On n’a qu’à penser aux géants du web qui diffusent du contenu en anglais », dénonce Caroline Senneville. Le commissaire le souligne, mais pas assez, selon la centrale. Il faut s’assurer que notre culture rayonne davantage, et ce, grâce au soutien financier et législatif des gouvernements.

Participation syndicale, participation sociale
En terminant, la CSN, dont le nombre de membres a grimpé à 350 000 au cours des trois dernières années, joint sa voix à celle du commissaire pour que le déploiement de Francisation Québec soit complété rapidement.
Cela implique, entre autres, l’introduction d’un nouveau volet à son offre, soit l’apprentissage informel par la participation sociale, comme le recommande le commissaire. « Ceci correspond bien à l’expérience et à la volonté syndicale d’accroître la participation et la représentation des personnes immigrantes dans notre mouvement », conclut la présidente de la CSN.

À propos
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Les salarié-es des Jardins Logidor sont en grève pendant 5 jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-des-jardins-logidor-sont-en-greve-pendant-5-jours/ Wed, 03 Jun 2026 14:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117398 Les quelque 50 travailleuses et travailleurs des Jardins Logidor sont en grève du 3 au 7 juin pour faire avancer leur négociation. La direction de la résidence privée pour aîné-es (RPA) appartenant au groupe Cogir tarde à reconnaitre la valeur du travail de ses salarié-es.

Le groupe Cogir doit se mettre en mode règlement

Alors que plus de la moitié des RPA prenant part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente, il en va autrement pour les cinq résidences du groupe Cogir. C’est pour forcer l’employeur à déposer des offres sérieuses que les travailleuses et les travailleurs ont décidé de déclencher une première séquence de grève. Le salaire moyen de 20 $ l’heure est nettement insuffisant pour ces travailleuses et ces travailleurs qui prennent soin des aîné-es au quotidien. À noter que les services essentiels sont maintenus durant la grève.

« Si les résidentes et les résidents des Jardins Logidor reçoivent des services de qualité, c’est grâce aux efforts des travailleuses et travailleurs. Un peu partout au Québec, nous parvenons à nous entendre avec les employeurs. Il n’y a aucune raison pour qu’un groupe aussi profitable que Cogir n’accorde pas les gains de la négociation coordonnée à ses salarié-es », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Cinq résidences du groupe Cogir font partie de la négociation coordonnée et tous leurs salarié-es doivent se résoudre à exercer la grève pour que ça bouge à la table de négociation. Il est temps que cette entreprise en ait pour autre chose que ses profits. Si on veut continuer de donner les meilleurs services aux résidentes et aux résidents, il faut bonifier les conditions de travail des salarié-es », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

« Les salarié-es de la résidence Jardins Logidor font face à la hausse du coût de la vie. Pendant qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts, les coffres du groupe Cogir débordent. Si l’employeur pense qu’il va réussir à nous épuiser, il se trompe royalement. Nous serons aux côtés des salarié-es jusqu’à l’obtention d’une bonne entente », de conclure la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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La CSN salue l’investissement en transport collectif, avec des bémols https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-linvestissement-en-transport-collectif-avec-des-bemols/ Tue, 02 Jun 2026 20:53:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117418 L’entente Ottawa-Québec sur le financement du transport collectif et sur les infrastructures était attendue et c’est une bonne nouvelle, mais plusieurs points d’incertitude demeurent.

« Il était temps que le fédéral et le gouvernement du Québec s’entendent pour mieux financer le transport collectif. Il est urgent d’investir davantage tant pour développer de nouveaux projets que pour entretenir les infrastructures existantes », a commenté la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Au programme de son congrès tenu la semaine dernière, la CSN a présenté aux délégué-es une proposition pour que le transport collectif soit un enjeu syndical stratégique.

Plusieurs zones d’ombre

« Il faudra bien entendu voir comment se concrétisent ces annonces sur le terrain et s’assurer de maximiser les retombées de fabrication au Québec tout en conservant notre expertise au sein des sociétés de transport concernées », ajoute la présidente de la CSN.

Plusieurs investissements, certains urgents, ne font toutefois pas partie de l’annonce d’aujourd’hui. On ne sait toujours pas, par exemple, si des sommes seront consacrées au renouvellement des trains AZUR de Montréal ou au développement de plusieurs autres projets de transport collectif au Québec. Seuls le tramway de Québec, la ligne bleue du métro de Montréal et le tramway de Gatineau ont été nommés explicitement dans l’annonce.

On n’a pas parlé du déficit d’entretien dans le métro de Montréal qui tient à peine debout et où l’accessibilité universelle tarde à venir. Il n’est pas clair par ailleurs si l’expertise interne des sociétés de transport sera sollicitée ou si on misera plutôt sur des partenariats public-privé, lesquels nous privent de notre expertise collective et augmentent les risques de dépassement de coûts.

Encore insuffisant

L’annonce d’aujourd’hui ne portait pas que sur le transport collectif, mais aussi sur le financement de plusieurs autres infrastructures par le truchement du Fonds pour bâtir des collectivités fortes. Pour la partie des infrastructures municipales, les fonds demeurent insuffisants face aux immenses besoins. Le fonds fédéral qui est consacré aux infrastructures municipales est de 51 G$ pour l’ensemble du pays. Or, le déficit d’entretien des infrastructures municipales, au Québec seulement, est évalué à 50 G$. Soulignons par ailleurs que le Fonds pour bâtir des collectivités fortes pourrait financer des projets qui ne sont pas spécifiquement municipaux, comme des hôpitaux.

« Les sommes promises aujourd’hui pour le transport et les infrastructures marquent un pas dans la bonne direction, mais les besoins sont évidemment beaucoup plus grands », conclut Caroline Senneville.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

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Graphite Nordique : le syndicat dénonce la sous-traitance et craint pour les emplois https://www.csn.qc.ca/actualites/graphite-nordique-le-syndicat-denonce-la-sous-traitance-et-craint-pour-les-emplois/ Tue, 02 Jun 2026 18:53:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117402 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Graphite Nordique Inc. (CSN) exprime de vives inquiétudes à la suite de l’annonce de l’employeur concernant le recours à la sous-traitance dans le cadre du développement de la nouvelle fosse à la mine située à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.

L’employeur a confirmé ses intentions lors d’une rencontre de négociation, alors qu’il s’apprête également à vendre ses équipements roulants, ce qui mettrait fin à la possibilité de poursuivre les opérations à l’interne.

Pour le syndicat, cette orientation soulève des questions importantes quant à la protection des emplois actuels et futurs, aux conditions de travail ainsi qu’à l’avenir de l’expertise développée par les travailleuses et travailleurs de la mine.

« Nos membres possèdent les compétences, l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour réaliser ce travail. Nous le faisons depuis l’ouverture de la mine en 1985. En choisissant la sous-traitance plutôt que de miser sur sa propre main-d’oeuvre, l’employeur envoie un très mauvais signal », affirme Éric Lefebvre, président du STT de Graphite Nordique inc. (CSN). Le syndicat remet également en question la logique économique derrière cette décision, compte tenu de la situation financière précaire de l’entreprise.

« Nous ne voyons pas où seront les économies dans le recours à un sous-traitant, tout en obligeant désormais Graphite Nordique à acheter un minerai qui, jusqu’à maintenant, ne lui coûtait pratiquement rien à extraire », ajoute M. Lefebvre.

« Ce sont des emplois de qualité dans la région, et les travailleuses et travailleurs locaux contribuent depuis des années au succès et à la sécurité des opérations », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

La présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé, rappelle également que le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 6,4 millions de dollars à l’automne 2025 afin de soutenir la relance des opérations et le développement de la nouvelle fosse.

« Nous avons demandé à l’employeur de faire preuve de transparence quant à la situation économique de l’entreprise afin de protéger les emplois actuels et futurs. Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer le prix des décisions corporatives », conclut Éric Lefebvre.

Le syndicat entend suivre le dossier de près et interpellera la députée fédérale ainsi que les partenaires locaux et régionaux afin d’obtenir des garanties concrètes quant à l’utilisation des fonds publics, au maintien des emplois syndiqués et au respect des engagements envers les travailleurs et la communauté.

À propos

Le Syndicat de Graphite Nordique inc. (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Il est également affilié au Conseil central des Laurentides–CSN qui regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

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Une première convention CSN au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-csn-au-club-med-de-charlevoix/ Tue, 02 Jun 2026 15:03:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117386 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med Québec Charlevoix–CSN ont adopté à 90%, l’entente de principe qui leur a été présentée.

Il s’agit d’une première convention collective négociée sous l’affiliation à la CSN. Cette entente marque une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs, qui ont choisi de se mobiliser afin d’améliorer leurs conditions de travail et de faire reconnaître leur contribution essentielle au succès de l’établissement.

La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit des augmentations salariales pouvant atteindre près de 19 % dès la première année et près de 30 % sur l’ensemble de sa durée. Les membres ont également obtenu des améliorations substantielles concernant la reconnaissance de l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité au travail, la prévention du harcèlement psychologique ainsi que les clauses syndicales, notamment par une bonification des libérations syndicales.

L’entente comprend aussi des avancées considérables pour les travailleuses et travailleurs étrangers. Une clause de statu quo a notamment été intégrée afin de mieux protéger les salarié-es détenteurs d’un permis de travail fermé en cas de congédiement. L’employeur s’engage également à faciliter les démarches des salarié-es qui souhaitent présenter une demande de certificat de sélection du Québec.

« Dès le début des négociations, nous voulions une convention collective qui reconnaisse réellement notre contribution au succès du Club Med. Les membres peuvent être fiers du résultat. En plus d’obtenir des augmentations salariales importantes, nous avons fait des gains sur l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité ainsi que sur les protections offertes à plusieurs de nos collègues, notamment les travailleuses et travailleurs étrangers. Cette première convention nous donne des bases solides pour l’avenir, » affirme Jenny Anamaria Granados Mendiola, vice-présidente du syndicat.

Pour le conseil central, cette première convention collective représente une avancée importante pour l’ensemble des membres.

« Une convention collective, c’est toujours plus qu’une simple entente sur les salaires. Les travailleuses et les travailleurs du Club Med ont réussi à améliorer plusieurs aspects de leur quotidien tout en renforçant leurs protections et leurs droits. Les gains obtenus auront des effets durables bien au-delà de la durée de cette convention. C’est le résultat d’un travail rigoureux et d’une mobilisation soutenue des membres. Le syndicat a aussi pu compter sur la force de notre mouvement tout au long de la négociation, » souligne François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), les résultats obtenus à Charlevoix pourraient également inspirer d’autres travailleuses et travailleurs du réseau.

« Cette entente établit un précédent important. Les gains obtenus démontrent qu’il est possible d’améliorer de façon significative les salaires, les conditions de travail et les protections des salarié-es dans les établissements du réseau. Les membres du Club Med Québec Charlevoix viennent de tracer une voie qui pourra servir de référence dans l’avenir. Cette convention envoie un message clair : lorsque les travailleuses et les travailleurs se mobilisent, ils peuvent obtenir des avancées concrètes et durables, » ajoute Alexandre Filiatrault, vice-président de la FC–CSN.

Le syndicat tient à remercier l’ensemble des membres pour leur confiance, leur implication et leur solidarité tout au long des négociations.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix (CSN) représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Inégales dans la tourmente – L’impact des crises sur les femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/inegales-dans-la-tourmente-limpact-des-crises-sur-les-femmes/ Mon, 01 Jun 2026 17:29:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117193 Le 9 juin de 12h à 13h, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front avec Eve-Lyne Couturier de l’IRIS pour discuter de l’impact des crises sur les femmes.

À la suite de la période austéritaire de 2012-2016, nous avons constaté que les femmes étaient plus touchées par les compressions et moins visées par les investissements publics. En 2026, c’est plutôt l’inflation, la guerre tarifaire avec les États-Unis et le contexte international volatile qui déstabilisent l’économie. Comment la situation économique des femmes a-t-elle évoluée ? Quels sont les indicateurs pertinents et comment les interpréter ? Comment la montée des discours conservateurs, masculinistes ou natalistes peut-elle avoir des impacts sur le marché du travail ? La conférence sera l’occasion de présenter des données à jour sur le marché de l’emploi, la ségrégation professionnelle et l’équité salariale en prenant en considération, dans la mesure du possible, une perspective intersectionnelle.

Eve-Lyne Couturier est diplômée en science politique à l’Université du Québec à Montréal. Elle a été analyste à la Régie de l’énergie pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie et travaille maintenant à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) sur les enjeux d’inégalités de revenu, l’évolution du système de retraite québécois et l’impact des politiques publiques sur les femmes.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur l’impact des crises sur les femmes, veuillez remplir ce formulaire.

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Québec est une ville pro-choix et va le rester https://www.csn.qc.ca/actualites/quebec-est-une-ville-pro-choix-et-va-le-rester/ Sat, 30 May 2026 17:47:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117090 Un rassemblement « Riposte pro-choix » se tient aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale du Québec. Initié par la CSN, et soutenu par de nombreuses organisations féministes, le rassemblement se voulait une réponse à la « marche pour la vie », une manifestation contre le droit à l’avortement organisée pour la troisième année consécutive par un groupe intégriste chrétien.

« Il y a quelques semaines, « Campagne Québec Vie » a annoncé qu’elle renonçait à organiser sa manifestation anti-avortement. C’est une grande une victoire pro-choix ! Nous avons quand même décidé de maintenir le rassemblement « Riposte pro-choix » pour célébrer nos victoires et rappeler haut et fort que Québec est une ville pro-choix et va le rester. Si on pouvait leur enlever à jamais l’envie de revenir, ce serait parfait ! » a déclaré Mélanie Pelletier, vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

« N’en déplaise à certains, la question du droit à l’avortement est une question syndicale. Le droit à l’avortement est indissociable du droit au travail des femmes, car pour elles, contrôler sa force reproductrice est une condition cruciale pour atteindre une autonomie réelle et une égalité dans les études, l’emploi ou la carrière ! » rappelle Jessica Goldschleger, la nouvelle secrétaire générale de la CSN tout juste élue mercredi dernier par le congrès de la centrale qui se tenait à Québec. Pour la secrétaire générale, il est essentiel que la CSN, qui représente une majorité de femmes rappelons-le, continue de Faire front pour les droits des travailleuses.

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Une énergie à propager https://www.csn.qc.ca/actualites/une-energie-a-propager/ Fri, 29 May 2026 18:10:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117023 Il revenait à Caroline Senneville de prononcer le discours de clôture du 68e Congrès de la CSN. Au sortir de ce rassemblement mémorable, les congressistes retournent dans leurs milieux pour faire vivre les propositions adoptées pour le mandat qui s’amorce.

Une des choses qu’on retiendra, ce sera l’assistance record. Plus de 2 000 membres ont convergé vers Québec toute la semaine pour prendre acte du bilan de nos actions des dernières années et pour nous projeter dans le futur en débattant des priorités des prochaines années. Le congrès est allé rondement et de nombreuses propositions ont été adoptées tout au long de la semaine.

Toujours combatif

Si l’on devait résumer le dernier mandat, la combativité serait le mot à retenir. Les luttes de centaines de syndicats nous ont rappelé à quel point c’est lorsqu’on se mobilise qu’on peut améliorer notre sort. Face à une inflation record, la détermination des travailleuses et des travailleurs a fait la différence. Un nombre majeur de grèves et plusieurs ententes assorties des gains significatifs ont marqué des trois dernières années.

Mais la réplique patronale n’a pas tardé. Les projets de loi antisyndicaux se sont accumulés et trop d’employeurs ont choisi l’arme du lockout pour mettre des salarié-es au pas. Nous devrons continuer de nous lever et de nous faire entendre pour réclamer plus de justice sociale.

Aller voir notre monde

Dans le mandat qui s’amorce, nous devrons tout faire pour défendre nos droits syndicaux. Les congressistes ont d’ailleurs adopté une proposition à ce sujet. Que cela soit dit : la CSN affirmera son identité syndicale plus que jamais. Avec les élections qui approchent, les partis politiques qui se voient gouverner le Québec doivent s’engager à retirer les lois liberticides adoptées par le gouvernement caquiste.

Aller à la rencontre des membres sera un incontournable. Les propositions discutées sur les droits syndicaux, sur les services publics et sur l’intelligence artificielle devront se matérialiser dans nos milieux de travail. Les plans d’action à venir passeront par l’éducation populaire des travailleuses et des travailleurs. Ce sera notamment le cas avec la tenue prochaine d’une consultation visant à actualiser la position de la centrale sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.

Les défis qui nous attendent sont nombreux et le vent de face que nous affrontons a de quoi nous préoccuper. Mais ce sera toujours en nous appuyant sur notre solidarité que nous parviendrons à gagner. Clairement, les 2 000 congressistes repartent avec une énergie contagieuse qui va faire la différence pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs.

Merci

Un congrès de cette ampleur ne s’organise pas seul. Depuis des mois, nombreux sont les salarié-es, élu-es et militantes et militants qui préparent ce moment démocratique essentiel. Caroline a profité de ce mot de clôture pour saluer les équipes qui ont travaillé fort tout au long de cet événement triennal. Chapeau bas à toutes les personnes qui ont rendu possible la tenue du 68e Congrès de la CSN.

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Entente de principe acceptée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-lavo/ Fri, 29 May 2026 18:05:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117035 Réunis en assemblée générale ce 29 mai au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 87 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue dans la nuit du 28 mai 2026.

« Notre nouvelle convention collective contient des augmentations salariales de 6 % en 2025, 3,75 % en 2026, 3 % en 2027 et en 2028, puis 3,5 % en 2029, pour un total de 19,25 % sur 5 ans, applicable rétroactivement au 1er janvier 2025. Elle contient aussi une clause de protection annuelle contre l’indice des prix à la consommation (IPC) de 0,75 %. En plus de freiner tous les projets de reculs que l’employeur voulait nous imposer, nous avons également obtenu des ajustements salariaux de base pour plusieurs employé-es, afin d’arrimer leur rémunération au marché. Finalement, les parties s’engagent dans un processus de médiation préarbitrale visant à assainir les relations de travail et à régler les litiges encore en cours », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Quand on se bat pour améliorer nos conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette conviction de la juste cause. Tout au long de leur négociation, les membres du syndicat ont porté fièrement leurs convictions tout en luttant contre les reculs majeurs que l’employeur voulait imposer. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leur contribution à ce combat pour de meilleures conditions de travail constitue une avancée pour toutes et tous dans leur secteur », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« Au nom de la FIM, à l’issue d’une longue et ardue négociation, je salue le travail acharné du syndicat qui vient tout juste d’accepter leur nouvelle convention collective dont les membres peuvent être fiers. Leur lutte pour maintenir leurs acquis et obtenir une bonification de leurs conditions d’emploi a porté ses fruits et nous sommes également heureux et satisfaits pour les travailleurs et les travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fière d’avoir soutenu la lutte des travailleurs et des travailleuses de chez Lavo. Après avoir tenu tête et manifesté leur détermination envers leur employeur, nous partageons la satisfaction des membres », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). Celle-ci regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Comité exécutif 2026-2029 https://www.csn.qc.ca/actualites/comite-executif-2026-2026-de-la-csn/ Fri, 29 May 2026 17:01:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117026 À l’issue du 68e Congrès, voici la composition du nouveau comité exécutif de la CSN  pour le mandat 2026-2029!

Caroline Senneville à la présidence,
François Enault à la première vice-présidence,
David Bergeron-Cyr à la deuxième vice-présidence,
Katia Lelièvre à la troisième vice-présidence,
Yvan Duceppe à la trésorerie.

La nouvelle secrétaire générale, Jessica Goldschleger, jusqu’ici présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, succède à Nathalie Arguin, qui avait annoncé son départ à la retraite en début d’année.

 

 

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Caroline Senneville réélue et une consultation à venir concernant l’avenir politique du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/caroline-senneville-reelue-et-une-consultation-a-venir-concernant-lavenir-politique-du-quebec/ Fri, 29 May 2026 15:53:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117019 À l’occasion du 68e Congrès de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), les quelque 2000 délégué-es réunis pour l’occasion ont réélu par acclamation Caroline Senneville à la présidence pour un troisième mandat à la tête de la centrale. Les congressistes ont également adopté des propositions concernant les droits syndicaux, les services publics et ont amorcé des discussions concernant l’encadrement législatif du développement et de l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle. Ils ont finalement voté en faveur d’une proposition visant à entamer des consultations afin d’actualiser la position de la CSN concernant l’avenir politique et constitutionnel du Québec.

Face aux nombreuses attaques antisyndicales subies dans les dernières années, la CSN continuera d’exiger le retrait des lois liberticides imposées par le gouvernement caquiste et élaborera une stratégie de mise en valeur du syndicalisme dans l’espace public. La confédération priorisera également la lutte pour le renforcement des services publics ainsi que la mise en place d’une réelle transition juste.

« Avec une participation record de plus de 2000 délégué-es à la plus haute instance démocratique de notre organisation, je crois d’emblée qu’on peut dire : mission accomplie ! Les délégué-es ressortent du congrès en étant plus que jamais persuadés de la pertinence de poursuivre la lutte syndicale, surtout à l’aube de la prochaine élection au Québec. Dans le mandat qui s’amorce, nous irons à la rencontre de nos 350 000 membres pour mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et continuer de lutter pour un Québec digne de leurs besoins et aspirations. Ce qui est clair, c’est que la CSN va rester au cœur du débat public », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Les autres membres du comité exécutif sont François Enault à la première vice-présidence, David Bergeron-Cyr à la deuxième vice-présidence, Katia Lelièvre à la troisième vice-présidence ainsi qu’Yvan Duceppe à la trésorerie. Au secrétariat général, Jessica Goldschleger, jusqu’ici présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, succède à Nathalie Arguin, qui avait annoncé son départ à la retraite en début d’année.

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Merci Nathalie : une militante de cœur et de conviction https://www.csn.qc.ca/actualites/merci-nathalie-une-militante-de-coeur-et-de-conviction/ Fri, 29 May 2026 13:53:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117009 En ce 68e Congrès de la CSN, nous avons salué le départ à la retraite de notre chère Nathalie Arguin, secrétaire générale de la CSN depuis 2021.

Au cours de son mandat, Nathalie a exercé ses fonctions avec rigueur, intelligence et un profond dévouement. Dans une période marquée par les bouleversements historiques causés par la pandémie de la COVID-19, elle a assuré la continuité et la stabilité de notre mouvement tout en s’appropriant avec brio les nombreux dossiers qui relèvent du secrétariat général, notamment l’organisation des instances confédérales de la CSN, comme le présent congrès !

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Son parcours militant débute dès l’ouverture du Casino de Montréal, en 1993. Très rapidement, elle s’implique dans la fondation de son syndicat, accrédité en 1995. Son implication ne cessera ensuite de grandir : active au sein de son syndicat local, participante assidue aux assemblées du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM_CSN), elle poursuivra son implication syndicale en militant activement pour la condition féminine, puis en occupant les fonctions de secrétaire générale et présidente à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

Tout au long de son parcours, Nathalie a incarné les valeurs fondamentales de la CSN : la solidarité, la combativité et l’engagement envers les travailleuses et les travailleurs, avec un souci et une attention si caractéristique de Nathalie à l’égard des employées de bureau et du personnel de soutien.

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Le militantisme syndical exige un investissement considérable. Pour défendre et améliorer les conditions de travail et de vie de nos membres, cela requiert un dévouement profond, un grand sens stratégique et, surtout, du cœur. Toutes des qualités que Nathalie Arguin a toujours portées et incarnées profondément.

Merci pour tout, chère Nathalie. La CSN est plus forte grâce à ton engagement!

Bonne retraite bien méritée!

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Une soirée sous le thème de la solidarité https://www.csn.qc.ca/actualites/une-soiree-sous-le-theme-de-la-solidarite/ Fri, 29 May 2026 13:50:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117006 La soirée de solidarité reste un moment attendu à chaque congrès. Les quelque 2000 délégué-es du 68e Congrès de la CSN avaient bien hâte de se dégourdir les jambes après une semaine marquée par les débats et les échanges en assemblée.

La Machine de cirque a enthousiasmé les militantes et les militants réunis au Centre des congrès de Québec. Être syndicalistes, c’est souvent devoir jongler au quotidien pour bien représenter les membres. Mais ce que nous réservait la troupe nous amenait à un autre niveau. Ce spectacle, présenté par une compagnie de cirque de Québec fondée en 2013, en a mis plein la vue. La représentation taillée sur mesure pour notre congrès a laissé place à des prouesses hautes en couleur.

Drapés de leurs plus beaux atours, les délégué-es avaient hâte de bouger. La solidarité s’exprime dans le débat, mais elle se vit aussi en fraternisant autour d’un verre. Ce qui est clair, c’est que les barmaids ont travaillé sans relâche. C’est sous l’impulsion de la DJ Mely Dupuis que les congressistes ont dansé toute la soirée. Animatrice d’une téléréalité queer, elle a animé la piste de danse pour permettre aux délégué-es de lâcher leur fou. Quoi de mieux qu’un karaoké pour clore une soirée mémorable? Chanter à tue-tête de nombreux classiques, plus ou moins sur la note selon les cas, est une autre manière de vivre notre solidarité.

Chose certaine, cette soirée de solidarité a été un succès et un bon moyen de célébrer collectivement. Après avoir tout donné sur la piste de danse, nous sommes fin prêts à retourner dans nos milieux de travail et continuer de défendre les droits des travailleuses et des travailleurs.

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Katia Lelièvre réélue à la troisième vice-présidence de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/katia-lelievre-reelue-a-la-troisieme-vice-presidence-de-la-csn/ Thu, 28 May 2026 20:40:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116991 Après un débat très intéressant tenu hier, Katia Lelièvre a été réélue aujourd’hui à la 3e vice-présidence de la CSN par le 68e Congrès. Pas moins de 92 % des délégué-es ont exercé leur droit de vote.

« Je remercie les membres pour leur confiance, ce sera un honneur et un privilège de vous représenter au cours du prochain mandat. Soyez assurés que je mettrai toute mon énergie à appuyer toutes vos luttes et que je vais demeurer à l’écoute des préoccupations des régions. Et on ne laissera personne derrière », a déclaré Katia Lelièvre, après l’annonce du résultat du vote jeudi après-midi, alors que plusieurs personnes la félicitaient chaleureusement.

Rappelons que Katia Lelièvre siégeait déjà à la 3e vice-présidence de la CSN depuis 2021. À ce titre, elle a été responsable politique des régions et du Service d’appui aux mobilisations et à la vie régionale. Elle a également piloté les dossiers, notamment ceux liés aux enjeux de l’éducation, des services de garde, de l’immigration, des communautés LGBTQ+, des jeunes et des peuples autochtones. Auparavant, Katia a été vice-présidente et présidente du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, de 2006 à 2021. Elle a entre autres, joué un rôle clé dans l’affiliation de son syndicat à la CSN.

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Regards sur le syndicalisme: différentes régions, mêmes enjeux, mêmes valeurs https://www.csn.qc.ca/actualites/regards-sur-le-syndicalisme-differentes-regions-memes-enjeux-memes-valeurs/ Thu, 28 May 2026 19:15:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116948 « Je me sens presque comme à la maison », exprime Unai Oñederra Egaña, responsable de la formation et de la stratégie souverainiste à la confédération syndicale du Pays basque Sud, Euskal Langileen Alkartasuna (ELA), pour décrire son expérience au 68e Congrès de la CSN.

« La CSN, comme le nôtre, est un syndicat combatif avec au centre de sa stratégie la grève et la résistance », ajoute-t-il.

Annick de Ruyver, du service international à la Confédération des syndicats chrétiens (CSC) en Belgique, note une ambiance particulière à la CSN. « Je trouve que la manière dont vous parlez de vos membres et dont vous êtes fiers de vos travailleurs, c’est vraiment particulier, décrit-elle. La façon dont vous mettez en avant leurs actions. C’est vraiment eux qu’on voit ! »

Malgré les différences structurelles entre les syndicalismes français et québécois, Maher Tekaya, secrétaire confédéral responsable du dossier Europe à la Confédération française démocratique du travail (CFDT), se reconnaît dans les valeurs de la CSN. En particulier l’importance de la démocratie et de la lutte contre les dérives affectant directement les travailleuses et les travailleurs.

Une distinction sur le concept d’autonomie syndicale a aussi été remarquée par Daniel Cornesse, secrétaire national responsable des affaires wallonnes à la CSC. « On a tendance, à la CSC, à organiser les éléments de manière homogène. Et ça se voit dans les détails. Vous avez une multitude de couleurs sur vos drapeaux. Chez nous, il y a une couleur et tout le monde l’utilise, avec le même drapeau et le même logo. Ç’a sans doute des avantages, mais on perd un peu de diversité d’actions. »

On le constate en discutant avec les invités internationaux au congrès, les enjeux décrits par la CSN sont aussi vécus par ces derniers. La mondialisation a standardisé plusieurs choses. Face à cela, Annick de Ruyver propose une meilleure collaboration intersyndicale. « Je dis souvent que chaque milieu syndiqué ayant un équivalent dans une même entreprise, ici au Québec, devrait établir des liens. Dans le contexte d’aujourd’hui, il faut trouver des moyens pour que nos délégué-es engagent des discussions, collaborent et partagent leurs réalités de travail et de vie. »

Pleins feux sur le syndicalisme américain

Les attaques contre les droits syndicaux que vit le Québec sont des scénarios bien connus pour Mark Meinster, directeur des programmes stratégiques chez United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UE). « C’est important de se souvenir que ces attaques ont déjà eu lieu aux États-Unis », exprime-t-il. Aux États-Unis, les syndicats sont régis par des règles encadrant leurs dépenses et l’usage qu’ils en font.

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Mark Meinster, directeur des programmes stratégiques chez United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UE), en discussion avec la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Quoi faire, pour éviter que se concrétise au Québec ce qui s’est passé de l’autre côté de la frontière ? Mark Meinster y va d’un conseil : « Aux États-Unis, les syndicats n’ont pas fait un bon travail pour combattre le discours antisyndical. Il aurait fallu rendre ses enjeux plus évidents et montrer concrètement comment le fait de contrôler les finances des syndicats affecte la vie des travailleuses et travailleurs directement. Il fallait générer ces discussions dans les milieux de travail. »

L’UE est une organisation de gauche qui se distingue des autres syndicats américains. Ils ont une idéologie beaucoup plus proche de celle de la CSN. « Une de nos ressemblances est le respect de l’autonomie des différents niveaux d’organisation », précise Mark Meinster.

Comme à la CSN, ils considèrent que l’avis des membres est primordial et doit orienter l’action syndicale. « Un syndicat est plus fort lorsqu’il est guidé par ses membres », conclut le militant.

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Regards du Sud sur le syndicalisme https://www.csn.qc.ca/actualites/regards-du-sud-sur-le-syndicalisme/ Thu, 28 May 2026 15:00:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116693 C’est d’abord la similarité des préoccupations syndicales qui sautent aux yeux des trois invités latino-américains. Fernando Vivaldo, délégué de la Central Única dos Trabalhadores du Brésil, explique que les enjeux relatifs aux services publics, à l’intelligence artificielle et aux droits syndicaux se trouvent également au cœur de leurs préoccupations.

Mais c’est la question de l’impérialisme états-unien qui prend une place prépondérante dans la discussion. « Comme Mexicains, le sujet de la souveraineté nationale est au centre de nos inquiétudes », explique le délégué du Frente Auténtico del Trabajo, Benedicto Martinez Orozco.

Les trois invités internationaux proviennent de pays indépendants depuis plusieurs siècles, mais leur inquiétude concerne la capacité effective de leurs nations à se gouverner sans ingérence étrangère. Comme le « point Godwin » de la politique contemporaine, la question de Trump arrive très rapidement dans la discussion.

Fréquemment perçue comme la cour arrière des États-Unis et appartenant à la zone d’influence naturelle du pays, l’Amérique latine a trop souvent été le théâtre de coups d’État dont les ficelles étaient tirées depuis Washington.

Ivan Gonzalez Alvarado, vénézuélien d’origine et délégué de la Confederación sindical de trabajadores y trabajadoras de las Américas, est concerné au premier chef par cet impérialisme, mais, comme militant, c’est la navigation politique des syndicats qui l’habite.

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Pour les trois invités, le climat politique actuel est tel qu’il pourrait être facile de perdre de vue la raison d’être des syndicats : défendre les travailleuses et les travailleurs, sur tous les fronts. S’ils prennent part à la joute politique à un niveau plus important que le font les centrales québécoises – les appuis à des candidats ou à des partis politiques ne sont pas rares –, ils insistent sur l’importance de rester indépendants et de ne pas devenir l’appareil d’un parti politique, par exemple.

Les trois invités peuvent compter sur des gouvernements de gauche dans leurs pays de résidence respectifs – la Confédération des travailleuses et des travailleurs d’Amérique est établie en Uruguay. Ils insistent sur l’importance que la société civile soit présente pour appuyer et justifier les réformes critiquées par la droite. Du même souffle, ils ajoutent qu’ils doivent aussi être en mesure de faire des critiques constructives de certains projets de loi, sans aller jusqu’à demander le remplacement des différents gouvernements progressistes qui demeurent leurs alliés naturels.

Les centrales syndicales ont l’avantage de pouvoir se tenir au-dessus de la mêlée partisane et d’examiner les enjeux politiques sur le long terme. Pour les trois invités venus tisser des solidarités, c’est le meilleur moyen de défendre les travailleuses et les travailleurs contre les attaques de l’extrême droite, dont la progression ne semble pas connaître de frontières.

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Faire face à la violence psychologique au travail https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-face-a-la-violence-psychologique-au-travail/ Thu, 28 May 2026 13:23:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116913 Colette Verret, psychologue organisationnelle et consultante, spécialiste des comportements difficiles, nous a présenté une conférence bien imagée sur la violence psychologique au travail.

Elle a bien exposé que travailler avec des êtres humains implique d’intervenir dans des situations parfois délicates et même difficiles. De nombreux milieux sous tension connaissent cette réalité de stress et de débordements, qui font partie du quotidien des travailleuses et des travailleurs.

En identifiant plusieurs aspects propres aux relations humaines, l’objectif de sa présentation est de nous faire prendre conscience qu’en ajustant nos interventions, nous pouvons développer des techniques et des postures qui favorisent la compréhension mutuelle et le règlement de conflits.

Des principes et des guides

Elle nous invite à aborder un facteur simple, selon lequel les conflits les plus importants prennent généralement racine dans des divergences de valeurs ou de positions de principe.

Quatre étapes guident le processus : il s’agit de comprendre les types de comportements, garder le contrôle de notre être, se placer en mode de règlement, le tout afin de préserver les liens entre les parties impliquées.

Qu’ils soient conformistes, déviants ou défiants, les formes de comportements joueront un rôle majeur dans l’approche utilisée pour leur faire face.

Deux types de réactions sont donc prévisibles : celle du cerveau émotif (ou instinctif) ou celle du cerveau diplomate, plus orienté sur la raison. Des éléments perturbateurs, comme le bruit, l’espace et surtout, l’ego, interviennent également dans les interactions.

Les réactions émotives les plus prévisibles sont celles de fuir, foncer ou figer. Dans cette dynamique, la compréhension des enjeux peut être intoxiquée par la paranoïa, la généralisation, la scénarisation catastrophique, ce qui induit des gestes impulsifs et agressifs.

Le cerveau diplomate ou rationnel rend l’intervenant plus observateur et analytique, conduit à la prise de décision, à la résolution de problèmes et à l’inhibition. Le recours à un langage neutre contribue à désamorcer les tensions.

La communication à privilégier sera donc neutre, de formulation positive, pouvant également miser sur la reformulation, les paraphrases et le recadrage.

On évitera ainsi les mots polarisants comme « non, toujours, jamais, mais, pourquoi, malheureusement » et surtout, la déresponsabilisation : « Ce n’est pas mon rôle, ce n’est pas ma job. »

L’identification de la situation, qui risque de s’envenimer, sera également un atout : est-ce simplement un questionnement, un refus, une incivilité, une intimidation ou une menace ?

Finalement, à la base de l’intervention, trois étapes essentielles guideront une bonne réaction : tout d’abord, bien respirer, prendre le temps de s’examiner dans l’action et de choisir les bons mots.

C’est en suivant certaines règles essentielles, et surtout en les pratiquant, qu’on réussit à bien faire face aux comportements difficiles ou violents.

 

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