Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 21 Sep 2026 13:31:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les travailleuses de l’AFIO déposent plainte https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-de-lafio-deposent-plainte/ Mon, 21 Sep 2026 13:31:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118809 Au nom des travailleuses syndiquées de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO), la CSN a déposé deux plaintes au Tribunal administratif du travail et une plainte à la CNESST pour que cesse le harcèlement qu’elles subissent.

« Nous sommes épuisées par ce climat de travail malsain. Nous voulons voir la fin de tout ça. Deux de mes collègues sont tombées en congé maladie cette année pour cause de harcèlement au travail. Ça ne peut pas continuer ainsi. Il faut que ça cesse », affirme, la déléguée syndicale à la négociation, Michelle Makoko.

« Ces 20 travailleuses négocient leur première convention collective. Elles ont fait le choix de se syndiquer pour aller chercher de meilleures conditions de travail, ce qui inclut un milieu de travail sain. Nous sommes donc réunis ici ce matin pour dénoncer la situation et demander publiquement à l’employeur que cessent toutes les représailles envers les travailleuses. Tout ce qu’elles souhaitent, c’est offrir des services à une population vulnérable dans un environnement agréable », lance d’entrée de jeu le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN), Alfonso Ibarra Ramirez.

Depuis plusieurs mois, les travailleuses rapportent des situations de dénigrement, un manque de réponses claires de la part de la direction ainsi que des difficultés persistantes dans le traitement de certaines de leurs préoccupations liées aux conditions de travail. La situation est suffisamment sérieuse pour que des recours formels aient été entrepris. Des plaintes concernant des allégations de harcèlement psychologique ont notamment été déposées auprès de la CNESST et auprès du Tribunal administratif du travail.

Le 20 août dernier, la firme Exact RH, nommée par l’employeur, a déposé un rapport dans lequel elle affirme que le climat de travail s’est dégradé depuis la syndicalisation en décembre 2025. Les travailleuses ont eu le droit d’entendre les conclusions, mais le plan d’action proposé pour remédier à la situation est resté caché dans les bureaux de la direction. Une solution est sur la table et l’employeur refuse d’y faire suite.

« Nous emploierons tous les moyens à notre disposition pour aider ces travailleuses à faire leur travail sans que leur bien-être psychologique ne soit mis en péril », clame la présidente par intérim de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Kathrin Peter. « L’employeur a la responsabilité et l’obligation légale de protéger la santé physique et psychologique de son personnel et d’offrir un milieu de travail sain et sécuritaire. Nous allons soutenir ces travailleuses afin que leurs droits soient respectés et que l’employeur prenne ses responsabilités. »

Une première convention collective à négocier
Cette situation survient alors que le syndicat tente de conclure une première convention collective avec l’AFIO. Un conciliateur a été nommé au dossier. Une première séance de négociation avec lui a eu lieu le 3 septembre et la prochaine séance est prévue le 2 octobre.

À propos

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe plus de 70 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 12 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) rassemble 53 syndicats et plus de 12 000 membres, qui œuvrent dans les secteurs public et privé et qui occupent un large éventail de disciplines et de professions dans les milieux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’économie sociale et de l’action communautaire. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs au Québec et au Canada.

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Abandonnons le mirage de la privatisation de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/abandonnons-le-mirage-de-la-privatisation-de-la-saq/ Sat, 19 Sep 2026 13:08:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118808 La vente d’alcool fait partie des discussions de la présente campagne électorale provinciale, que ce soit parce qu’il s’agit de tarifs douaniers ou d’ouverture du marché. Jusqu’à maintenant, il a été possible d’entendre et de lire plusieurs opinions et promesses sur le sujet. Le SEMB SAQ (CSN) représente près de 5 000 travailleuses et travailleurs de la Société des Alcools du Québec provenant de partout à travers le Québec. À ce titre, nous souhaitons porter à votre connaissance notre idée en lien avec les changements proposés pour la Société des Alcools du Québec.

Nous comprenons que l’objectif de ces promesses est d’alléger le fardeau administratif et bureaucratique des distillateurs et les vignerons québécois. Nous croyons cependant qu’envisager l’évolution de l’offre des produits en succursales est une vision plus avantageuse pour tous.

Les 5 000 travailleuses et travailleurs spécialisés dans le domaine de la vente de produits alcoolisés que nous représentons sont passionnés, assoiffés de connaissance et ils seraient très heureux d’obtenir davantage de formation afin de mieux conseiller et vendre ces produits découlant de l’expertise québécoise. Ces travailleuses et travailleurs des quatre coins du Québec, travaillant dans l’une des 400 succursales de la société d’État, sont les mieux placés pour promouvoir et faire découvrir les produits d’ici, de manière responsable, à travers un espace dédié à ces produits à même les succursales de la SAQ.

De cette manière, les entrepreneurs du secteur de l’alcool au Québec pourraient gagner à faire connaître leurs produits à l’ensemble de la population québécoise, qu’elle soit en ville ou en région, tout en s’assurant que la SAQ demeure un fleuron du Québec qui offre des emplois et des produits de qualité partout à travers la province.

Rappelons qu’en 2022, l’IRIS avait publié une étude concernant les commerces spécialisés en vente d’alcool et en produits d’importation privée (cavistes). La conclusion de cette étude était sans équivoque : l’ouverture de telles boutiques aurait peu de bénéfices pour la majorité des régions de la province au profit de métropoles comme Québec et Montréal, en plus d’être peu rentable pour la plupart des petites et moyennes entreprises.

Comme travailleuses et travailleurs de la SAQ, nous suivons de près les propositions des partis politiques durant cette campagne. Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement abandonne le mirage de la privatisation et œuvre avec nous à préserver et développer ce fleuron québécois.

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Régime forestier : un an de mobilisation, une demande claire aux partis https://www.csn.qc.ca/actualites/regime-forestier-un-an-de-mobilisation-une-demande-claire-aux-partis/ Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118774 L’avenir des forêts du Québec doit se décider à plusieurs voix. La forêt est à la fois un territoire de droits, un écosystème vivant, un milieu de vie, un moteur économique et un lieu d’usages multiples : sa modernisation est un vrai projet de société, non un simple dossier sectoriel.

Depuis un an, une démarche collective inédite, réunissant Premières Nations, syndicats de travailleuses et travailleurs, groupes environnementaux, gestionnaires de territoires fauniques, acteurs récréotouristiques et, plus récemment, entrepreneurs forestiers, travaille de façon structurée à élaborer des pistes d’actions pour une modernisation du régime forestier.

Au terme du Dialogue national sur la forêt, auquel nous avons pris part cette semaine à l’Université Laval, nous entendons la volonté partagée du milieu forestier de se parler et d’agir. La main tendue, nous souhaitons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs.

Notre demande est simple. Nous invitons chaque parti politique à s’engager formellement à  poser deux gestes concrets pour que s’ouvre une véritable concertation nationale. Nous proposons que le prochain gouvernement mette sur pied dans les 100 premiers jours :

  • Un Conseil national de «gouvernements à gouvernement», entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargé de co-construire le prochain régime forestier.
  • Une Table nationale des partenaires, menée par une présidence indépendante, réunissant l’ensemble des acteurs de la forêt et du milieu forestier et ayant pour mandat de conseiller le gouvernement dans la préparation d’un nouveau régime forestier.

Ces deux instances composeront les assises d’un chantier structuré pour mener, dans un délai raisonnable, une modernisation juste, durable et rassembleuse du régime forestier.  Une réelle concertation menée en amont permettra à tous les acteurs de la forêt et du milieu forestier d’exprimer leurs attentes et leurs craintes afin de trouver ensemble les solutions les plus convergentes possibles.

Dans un contexte d’incertitude économique et de tensions commerciales persistantes, la recherche de solutions durables et consensuelles devient plus essentielle que jamais. Avec une telle approche, il est selon nous possible de réactualiser le régime forestier et de  l’arrimer de manière efficace à une nouvelle politique industrielle du bois, sans avoir à perpétuellement recommencer le travail faute d’adhésion. C’est seulement ainsi que pourront se rétablir un climat social sain et un environnement d’affaires prévisible dans les forêts du Québec.

Sur le fond, nos priorités sont déjà connues : nous avons détaillé en juin, dans une lettre ouverte, nos cinq grands chantiers pour une modernisation juste et durable, que nous porterons à ces instances dès leur création.

La forêt est un patrimoine collectif; son avenir aussi. Des voies de passage existent, et c’est ensemble que nous les trouverons.

Signataires

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador,

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

Dominic Dugré, Président-Directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

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Entente de principe à l’entrepôt et au siège social de Metro https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-a-lentrepot-et-au-siege-social-de-metro/ Thu, 17 Sep 2026 18:09:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118715 Une entente de principe est intervenue cette nuit entre Metro et ses 550 employé-es de l’entrepôt de Laval, du transport et du siège social de l’entreprise, en grève depuis le 30 mars dernier.

Les détails de cette entente seront présentés aux membres du syndicat lors d’une assemblée générale qui aura lieu le 24 septembre prochain. Si elle est adoptée, les travailleuses et les travailleurs toucheront des augmentations salariales de 22 % sur cinq ans et demi, dont 6 % rétroactif au 19 septembre 2025 et 4 % applicable dès leur retour au travail. Des gains ont également été obtenus pour protéger les emplois contre leur délocalisation ainsi qu’en matière de santé et sécurité au travail.

Le retour au travail ne s’effectuera qu’après l’adoption de cette entente.

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Une forte mobilisation au campus de Saint-Jérôme de l’UQO https://www.csn.qc.ca/actualites/une-forte-mobilisation-au-campus-de-saint-jerome-de-luqo/ Thu, 17 Sep 2026 16:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118713 Des personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis plus d’un an et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO–CSN) intensifie ses moyens de pression.

Pour la présidente du SCCC-UQO–CSN, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO–CSN peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

La présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), Chantal Maillé, a pour sa part insisté sur l’importance de valoriser le campus de Saint-Jérôme : « L’UQO est une institution fondamentale pour notre région. Les chargé-es de cours doivent avoir de bonnes conditions de travail afin de s’assurer du bon développement des programmes dans les Laurentides. »

Le SCCC-UQO–CSN prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres). Le syndicat est aussi affilié Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN (CCSNL–CSN) qui regroupe quelque 70 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés.

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les agents correctionnels tirent la sonnette d’alarme face aux compressions touchant la sécurité de première ligne https://www.csn.qc.ca/actualites/les-agents-correctionnels-tirent-la-sonnette-dalarme-face-aux-compressions-touchant-la-securite-de-premiere-ligne/ Tue, 15 Sep 2026 21:27:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118666 Des dizaines d’agentes et agents correctionnels fédéraux se sont rassemblés aujourd’hui devant le siège national du Service correctionnel du Canada (SCC) pour lancer un message clair : les suppressions visant les postes de première ligne mettent en péril la sécurité des établissements.

Le SCC doit réduire son budget de fonctionnement d’environ 132,2 millions de dollars d’ici 2028-2029. L’employeur a déjà confirmé l’élimination ou la réduction de plusieurs postes de première ligne. Ceux-ci comprennent notamment ceux d’agents de patrouille mobile, certains postes CX-03, les maîtres-chiens, des postes équivalents à temps plein dans les unités d’intervention structurée (IUS), des postes liés au Programme d’intégrité (colis volants), ainsi que des effectifs dans certains établissements à sécurité maximale.

Il ne s’agit pas simplement de décisions budgétaires. Ces postes jouent un rôle essentiel dans la prévention du trafic de contrebande, la détection et l’intervention en présence de drones, la gestion de crise et le maintien de la sécurité au sein des pénitenciers fédéraux.

« Ce ne sont pas des compressions administratives, ce sont des compressions qui touchent directement la sécurité de première ligne dans nos établissements », a déclaré le président national d’UCCO-SACC-CSN, Frédérick Lebeau. « À un moment où la violence, le crime organisé et les activités liées aux drones sont en hausse dans nos établissements, le SCC choisit de réduire les ressources sur lesquelles les agentes et agents correctionnels comptent pour assurer la sécurité. On ne peut pas améliorer la sécurité du système correctionnel en faisant des compressions. »

Les agents correctionnels haussent le ton

Les agentes et agents correctionnels se sont mobilisés aujourd’hui à Ottawa afin de sensibiliser la population aux conséquences de ces compressions et de dénoncer la réduction des ressources consacrées à la sécurité de première ligne.

Pour le syndicat, cette mobilisation ne constitue que le début. Les agentes et agents correctionnels continueront de faire entendre leur voix et de réclamer les ressources nécessaires pour assurer leur sécurité et celle de l’ensemble de la population.

« Le SCC a pris ces décisions sans véritable consultation », a ajouté M. Lebeau. « Nos membres sont unis et leur message est clair : la sécurité des agents correctionnels et de la population canadienne doit passer avant les compressions budgétaires. Nous continuerons à nous mobiliser jusqu’à ce que ces réductions dangereuses soient reconsidérées. »

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-declenchent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:48:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118512 C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter d’aujourd’hui.

Ce conflit aurait pourtant pu être évité. La semaine dernière, les membres ont lancé un ultimatum clair à l’employeur : une entente devait intervenir avant le 9 septembre, à défaut de quoi une grève de deux jours serait déclenchée.  Mais, l’employeur n’a toujours pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit : un manque de prévisibilité dans l’organisation du travail qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation s’est détériorée à tel point qu’à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnel-les de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir effectuer leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme le vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Pierre Emond. L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants sont disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, le jeudi 10 septembre en fin de journée.

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Les juristes de la CDPDJ envisagent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-juristes-de-la-cdpdj-envisagent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:10:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118514 Après avoir adopté un mandat de grève générale illimitée vendredi dernier, les avocates et les avocats de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) interpelleront les porte-paroles des différents partis politiques en matière de justice, qui prendront part cet après-midi à un débat organisé dans le cadre du Sommet québécois pour l’état de droit, à Montréal.

À quelques jours d’une intégration forcée au sein de la fonction publique entraînée par l’adoption du projet de loi 7, les avocates et les avocats de la CDPDJ n’ont toujours pas réglé leur convention collective pour la période allant du 1er avril 2023 à aujourd’hui.

Pour la vingtaine d’avocates et d’avocats de l’organisme, les répercussions de cette négociation sont majeures, signale la présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ, Marie-Iris Légaré : « Non seulement elle doit fixer leur rémunération des trois dernières années, mais elle doit également déterminer comment se fera leur intégration dans la structure salariale de la fonction publique – et donc leur rémunération pour le reste de leur carrière. Dans le contexte de l’intégration forcée des avocates et avocats à la fonction publique, l’absence d’entente sur une convention collective échue depuis le 31 mars 2023 risque en outre de les priver de tout droit de négociation. »

Les positions patronales n’ont pas changé depuis plus de 18 mois malgré tous les efforts consentis par la partie syndicale à la table de négociation. Une prochaine rencontre de conciliation doit avoir lieu le 16 septembre. Si aucune avancée réelle vers une entente n’est enregistrée d’ici là, une grève générale illimitée pourrait être déclenchée dès le 18 septembre, prévient le syndicat.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le gouvernement en place doit conclure cette négociation sans plus de délai. « Malgré nombre de critiques et de contestations légitimes, le gouvernement de la CAQ a décidé d’aller de l’avant en portant atteinte à l’indépendance d’une institution pourtant chargée de veiller à l’application de la Charte québécoise des droits et libertés. La moindre des choses serait de conclure la négociation entreprise avec ses salarié-es, qui attendent un nouveau contrat de travail depuis plus de trois ans. »

À propos

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont 19 conseillères et conseillers juridiques. La convention collective de ces derniers est échue depuis le 31 mars 2023. Les avocates et avocats de la CDPDJ sont engagés, au quotidien, dans la promotion et la défense des droits et libertés de la personne. Ces juristes luttent contre la discrimination et pour l’égalité, travaillent contre l’exploitation des personnes âgées ou handicapées, défendent les droits fondamentaux — tels que la liberté d’expression ou le droit au respect de sa vie privée ― le droit à l’instruction publique gratuite, le droit au logement, etc. et veillent en outre au respect des droits des enfants, particulièrement des enfants parmi les plus vulnérables de la société en besoin de protection.

Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Guerre commerciale: Il faut renforcer l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/guerre-commerciale-il-faut-renforcer-lassurance-emploi/ Mon, 07 Sep 2026 19:43:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118502 À la veille de la mise en place des contre-tarifs de la part du gouvernement canadien, les groupes de défense des sans-emploi, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) font valoir leurs revendications par rapport à l’aide aux travailleuses et travailleurs dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Le 25 août dernier, le gouvernement a annoncé la prolongation des mesures temporaires de l’assurance-emploi et la mise en place d’une nouvelle mesure, limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé, ce qui était une revendication des groupes et des centrales syndicales. Ensemble, ils ont accueilli positivement cette annonce, mais invitent tout de même le gouvernement à complémenter ces mesures de trois manières:

  1. En adoptant une norme universelle d’admissibilité de 420 heures, plus simple et permettant la couverture de plus de travailleuses et de travailleurs;
  2. En élargissant la mesure des 20 semaines supplémentaires de prestations d’assurance-emploi à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs pour la durée du conflit commercial avec les États-Unis. De cette manière, et contrairement à la mesure actuelle, on ne laisse pas tomber ceux et celles avec des emplois précaires et vulnérables, comme les travailleurs saisonniers, les employés contractuels et à temps partiels, les jeunes et les nouveaux arrivants, de même que certains secteurs importants de l’économie;
  3. En rendant permanentes les mesures suspendant le délai de carence et les règles entourant le traitement des indemnités de cessation d’emploi, ainsi que de celle limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé.

Nous croyons que le gouvernement devrait également considérer l’adoption de manière pérenne de nos suggestions sur la norme universelle d’admissibilité et les semaines supplémentaires de prestations.

« Les mesures temporaires annoncées la semaine dernière par le gouvernement Carney en matière d’assurance-emploi sont bienvenues, mais elles ne répondent pas à la hausse préoccupante du chômage de longue durée. Pourquoi le gouvernement allonge-t-il la durée des prestations seulement aux travailleurs dits de longue durée, alors qu’il serait nécessaire, dans les circonstances actuelles, d’inclure l’ensemble des travailleurs et travailleuses, notamment les jeunes, ainsi que les personnes qui ont déjà subi des périodes de chômage au cours des dernières années? » questionnent à l’unisson Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Pascal Côté, 3e vice-président de la CSQ, et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

«Depuis 2020, les travailleuses et travailleurs ont dû affronter une succession de périodes économiques troubles, avec la crise sanitaire, de nombreux feux de forêt dévastant des communautés entières et une guerre commerciale avec les États-Unis qui ne cesse de se prolonger, résultant en une grave instabilité économique », ont déclaré Milan Bernard et Selma Lavoie, du Conseil national des chômeurs et chômeuses. « Le programme d’assurance-emploi doit s’adapter pour être en mesure de répondre efficacement à ces crises : le gouvernement fédéral doit donc agir, dès maintenant, pour renforcer cet élément crucial du filet social canadien ».

« L’insécurité économique et politique que nous traversons nécessite qu’on se dote d’une assurance-chômage solide et fiable, il est grand temps d’apporter des modifications permanentes au régime qui ne répond plus à la réalité du travail actuel. Que ce soit les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière ou à la demande, des jeunes ou des nouveaux parents, ils et elles sont trop nombreux à tomber entre les mailles du filet », a conclu Roxane Bélisle, co-coordinatrice du MASSE.

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Le comité de négociation prêt à retourner négocier https://www.csn.qc.ca/actualites/le-comite-de-negociation-syndical-pret-a-retourner-negocier/ Thu, 03 Sep 2026 19:28:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118434 Les différents syndicats de paramédics affiliés à la CSN se sont réunis en instance aujourd’hui à Drummondville. L’objectif de la rencontre était de débattre des principaux enjeux qui ont mené au rejet de l’entente de principe de juillet dernier et de consolider les mandats des syndicats avant de retourner à la table de négociation.

« Le premier point qui a été soulevé par l’ensemble des représentants syndicaux – qui ont tenu les assemblées de vote sur l’entente de principe – est la nécessité pour les paramédics de rebâtir des liens de confiance avec le gouvernement et les employeurs », affirme le responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon.

« Les principaux enjeux au cœur de ce refus sont le salaire, la nouvelle prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, la retraite et la durée de la convention collective. Le comité de négociation est maintenant prêt à retourner à la table », soutient la vice-présidente responsable des secteurs privés de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.
« Nous entendons donc relancer les négociations. Nous demandons au gouvernement de dégager les mandats nécessaires à la conclusion d’une entente de principe qui répondra aux attentes et aux besoins de nos membres, et ainsi rétablir le lien de confiance avec les paramédics », ajoute Jean Gagnon.

Quelque 3 500 paramédics sont membres de syndicats CSN, partout au Québec. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.

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Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy se donnent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-se-donnent-un-mandat-de-greve/ Thu, 03 Sep 2026 15:24:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118427 Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.

Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.

« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les retards. »

« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les retards et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville.

Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.

À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

« Les enseignantes et les enseignants demandent simplement une prévisibilité dans leur horaire. Une meilleure organisation du travail a un effet concret sur la qualité de la préparation des cours et donc sur la qualité de l’enseignement, au bénéfice des personnes étudiantes », souligne la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Pour le syndicat, cette situation illustre un problème plus large, l’employeur doit prendre les négociations au sérieux et mettre sur la table des solutions concrètes.

« Nous sommes en négociation depuis plus d’un an et nous sommes sans convention collective depuis trois ans. Nous avons fait notre bout de chemin. Maintenant, c’est à l’employeur de démontrer qu’il veut réellement régler », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. « Nos membres veulent travailler, enseigner et former des pompières et des pompiers. Mais ils veulent aussi être respectés et avoir des conditions de travail à la hauteur de leur contribution. Le message envoyé aujourd’hui est clair, si l’employeur ne règle pas, nous serons en grève jeudi prochain. »

Le syndicat demeure disponible pour négocier et souhaite éviter la grève. Mais le temps des délais et des tergiversations est terminé. Les membres ont donné un mandat clair et sans règlement, ils exerceront leur droit de grève pendant deux jours à compter de jeudi prochain.

 

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN représente environ 20 travailleuses et travailleurs. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés ainsi qu’à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui compte plus d’une centaine de syndicats et représente plus de 40 000 membres.

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La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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L’entêtement patronal a déjà coûté 4,3 millions de dollars https://www.csn.qc.ca/actualites/lentetement-patronal-a-deja-coute-43-millions-de-dollars/ Mon, 31 Aug 2026 16:25:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118422 En période estivale, chaque caissière sait que les ventes d’une journée cumulent souvent plus de 125 000 $. Le 21 août, après 35 journées de grève, les pertes dépassent largement les 4 millions.

Pour sa part, la masse salariale mensuelle du personnel syndiqué s’élève à environ 225 000 $. La Coop a perdu jusqu’à maintenant des centaines de milliers de dollars de profits au cours du conflit de travail. Pourtant, ce qui sépare les demandes syndicales des offres patronales est loin de représenter les pertes déjà engendrées par la fermeture du magasin. Dans ce cas, pourquoi le conseil d’administration de la Coop l’Unité s’entête-t-il à perdre de l’argent ?

Qui tire les ficelles?

Une partie de la réponse se trouve dans la composition du comité patronal de négociation.  En effet, le porte-parole de la Coop l’Unité, Me Jean-Sébastien Hébert, est un fidèle compagnon de la bannière IGA qui appartient à Sobey’s. Son objectif : faire diminuer les conditions de travail aux îles pour qu’elles atteignent les « standards du marché », sans tenir compte des profits faramineux générés par la Coop et encore moins de la réalité du coût de la vie aux îles. Selon ses propres mots : « un travail dans une épicerie a une valeur », peu importe où on se trouve au Québec. Autant dire aux grévistes qu’ils ne valent pas grand-chose.

De plus, l’employeur refuse catégoriquement de donner suite aux appels de la conciliation, mais ses représentants mentionnent publiquement être disponibles pour négocier.

Il apparaît clairement que la bannière IGA et Sobey’s donne des consignes à la table de négociation pour la partie patronale. Pourtant, la Coop l’Unité et son conseil d’administration ont entièrement la capacité légale et financière de mettre fin au conflit de travail, en répondant positivement aux demandes syndicales. Les dirigeants de la Coop n’ont qu’à mettre leurs culottes devant IGA et Sobey’s en faisant valoir leur autonomie comme coopérative.

Appel aux membres de la Coop l’Unité

En agissant sous la pression de la bannière IGA et de Sobey’s, notre coopérative et son fonctionnement prétendument démocratique sont remis en question. Les Madeliniennes et les Madelinots sont habitués à se serrer les coudes. Les conditions de travail de notre épicerie ne seront certainement pas dictées par le siège social d’une compagnie millionnaire. C’est aux membres de la Coop l’Unité de reprendre le contrôle de leur institution en donnant le mandat au conseil d’administration d’accorder aux employés les demandes portées par le syndicat.

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Une nouvelle grève à la résidence Le Duplessis pour faire bouger l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/une-nouvelle-greve-a-la-residence-le-duplessis-pour-faire-bouger-lemployeur/ Thu, 27 Aug 2026 15:19:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118417 Les quelque 40 salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Duplessis entament une grève qui se poursuivra jusqu’au 31 août. Les salarié-es continuent de se mobiliser pour obtenir les gains de la négociation coordonnée des RPA de la CSN.

Cette 11e séquence de grève vise à augmenter la pression sur le groupe Chartwell, propriétaire de la résidence, alors que peu d’éléments restent à négocier. Soulignons que la négociation coordonnée de la CSN a mené à des ententes de principe dans 25 des 30 RPA participantes. À noter que les services essentiels sont maintenus tout au long de la grève.

« Nous avons obtenu des ententes un peu partout au Québec. Chartwell a les moyens de mettre fin au conflit. Pour ça, les dirigeants n’ont qu’à enfin reconnaître le travail de leurs employé-es et à accorder les gains de la négociation coordonnée », a rappelé la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp.

« Chose certaine, les salarié-es de la RPA Le Duplessis se tiennent debout. À chaque séquence de grève, ils et elles montrent à l’employeur leur détermination à améliorer leurs conditions de travail. Nous allons continuer de les épauler jusqu’à la fin du conflit », a renchéri le président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN, Pascal Bastarache.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux au Québec. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

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Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

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Collège LaSalle : sauver les emplois et les milliers de parcours scolaires https://www.csn.qc.ca/actualites/college-lasalle-sauver-les-emplois-et-les-milliers-de-parcours-scolaires/ Tue, 25 Aug 2026 14:26:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118402 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) se désolent de voir la direction du Collège LaSalle et le gouvernement du Québec s’enliser dans le litige qui les oppose concernant l’avenir de l’établissement d’enseignement. Le Collège a d’ailleurs mis sa menace à exécution en se plaçant à l’abri de ses créanciers, hier. Il prétend être incapable de payer l’amende qui lui a été imposée par Québec.

« À l’aube de la rentrée, nous sommes sensibles à la détresse vécue par des milliers d’étudiantes et d’étudiants dont le parcours scolaire pourrait se terminer brutalement, sans oublier les plus de 400 personnes enseignantes membres de la CSN qui vivent désormais une grande incertitude, ne sachant pas ce que demain leur réserve, s’indigne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Or, en mettant chacune de l’eau dans son vin, les deux parties pourraient s’entendre. »

 

Redoubler d’efforts pour débloquer l’imbroglio

En effet, l’établissement d’enseignement privé et le gouvernement du Québec devraient redoubler d’efforts afin de préserver les emplois et la mission du Collège, tout en respectant la réforme de la Charte de la langue française de 2022.

« Adopter la ligne dure, dans les circonstances, ne ferait que des victimes. L’amende ne serait pas payée, les travailleuses et les travailleurs seraient poussés au chômage, les personnes étudiantes se retrouveraient le bec à l’eau. Ce serait le scénario du pire. Heureusement, des compromis demeurent toujours possibles si tout le monde y met de la bonne volonté », analyse le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Benoît Lacoursière.

La CSN et la FNEEQ–CSN promettent d’aller au front et de se mobiliser pour assurer la protection des emplois en raison de ce conflit administratif.

 

À propos

La CSN
Fondée en 1921, la CSN regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs, réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La FNEEQ–CSN
Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) regroupe quelque 40 000 membres œuvrant à tous les niveaux en éducation, de la maternelle à l’université, dans 50 établissements privés, 47 cégeps et 11 universités. Elle constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

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Les paramédics rejettent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-rejettent-lentente-de-principe/ Thu, 20 Aug 2026 13:59:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118388 Au terme d’une série d’assemblées tenues du 4 au 19 août 2026, les membres des syndicats de paramédics affiliés à la CSN ont rejeté à 71,6 % l’entente de principe intervenue le 25 juillet dernier avec le gouvernement du Québec. 

«Nos membres nous envoient un signal clair. On en prend acte et on demeure déterminés à parvenir à une entente satisfaisante avec le gouvernement. Cependant, la première étape pour y parvenir sera de faire le point avec nos instances», explique le responsable du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. 

Rappelons que les quelque 3500 paramédics et répondants du secteur préhospitalier sont sans convention collective depuis le 1er avril 2023. 

À propos 

Les paramédics membres de syndicats affiliés à la CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui rassemble 244 syndicats et plus de 165000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé.  

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

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Quand les actions contredisent la mission https://www.csn.qc.ca/actualites/quand-les-actions-contredisent-la-mission/ Wed, 19 Aug 2026 11:26:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118373 Mission contredite
Plusieurs enjeux demeurent sans règlement malgré les échanges. Les travailleuses soutiennent que certaines positions de l’employeur sont difficiles à concilier avec la mission d’un organisme voué à l’accueil et à l’intégration des femmes immigrantes.

« Nous avons nous-mêmes déjà eu à surmonter les défis que rencontrent les femmes que nous accompagnons au quotidien », explique la représentante syndicale Michelle Makoko. « Nous les informons de leurs droits et les encourageons à les faire respecter. Nous demandons simplement que les valeurs que porte l’organisme s’appliquent aussi à celles qui remplissent la mission », poursuit-elle. « Le climat de travail s’est nettement détérioré depuis l’accréditation », dénonce par ailleurs la déléguée syndicale Aïcha Koné. « Les employées sentent qu’elles doivent se taire pour ne pas être mises à l’écart. Ce n’est plus seulement un enjeu de négociation, c’est un enjeu de santé et de sécurité au travail », ajoute-t-elle.

Des pratiques contestées
Depuis l’accréditation syndicale, deux postes de cadre ont été créés, portant à quatre le nombre de cadres pour une équipe de seize personnes. La direction dit vouloir ainsi accompagner les employées « de manière sereine et pacifique ». Le syndicat a déposé plusieurs plaintes en vertu de l’article 59 du Code du travail, qui interdit à un employeur de modifier les conditions de travail en cours de négociation sans le consentement du syndicat.

« On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour améliorer les conditions de travail, mais visiblement il y en a pour ajouter des postes de gestion », affirme le vice-président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN, Mickaël Lavoie.

Des problèmes non résolus
Aucune avancée n’a été possible sur plusieurs enjeux centraux. L’employeur refuse notamment :

  • de consentir à des augmentations salariales;
  • de reconnaître tout principe de rétroactivité;
  • d’encadrer le télétravail, une pratique pourtant déjà en vigueur dans l’organisation;
  • de reconnaître l’expérience de certaines employées;
  • d’appliquer à l’ensemble des employées la nouvelle structure salariale qu’il a lui-même déposée à la suite d’un audit des ressources humaines.

La conciliation, seule avenue

« Nous aurions préféré régler ce dossier à la table, mais après neuf séances et un refus obstiné de bouger sur les questions monétaires, la conciliation devient la seule avenue responsable pour faire progresser ce dossier », affirme le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

À propos
Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe plus de 70 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 12 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) rassemble 53 syndicats et plus de 12 000 membres, qui œuvrent dans les secteurs public et privé et qui occupent un large éventail de disciplines et de professions dans les milieux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’économie sociale et de l’action communautaire. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs au Québec et au Canada.

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