Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sat, 20 Jun 2026 13:56:26 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Déclenchement d’une grève de cinq jours à la résidence Le Duplessis https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-a-la-residence-le-duplessis/ Sat, 20 Jun 2026 13:56:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118050 La quarantaine de salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Duplessis a débuté une grève qui se terminera le 24 juin. Ils augmentent la pression sur le groupe Chartwell pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Ces travailleuses et ces travailleurs déclenchent ainsi une huitième séquence de grève. Rappelons que les services essentiels seront maintenus tout au long de la grève. De nombreuses ententes sont intervenues dans la négociation coordonnée de la CSN au cours des dernières semaines. C’est d’ailleurs maintenant 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont conclu une entente de principe.

« C’est au tour de Chartwell de régler la négociation. Il est urgent de bonifier nos salaires et nos conditions de travail. Ça n’a pas de sens d’avoir des salaires sous les 20 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Les salarié-es de la résidence Le Duplessis démontrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à améliorer leur sort », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Récemment, le groupe Chartwell disait dans les médias être prêt à trouver une entente. C’est le temps de passer de la parole aux actes. Ce qui est sûr, c’est que les salarié-es peuvent compter sur notre appui tout au long de leur lutte », poursuit le président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN), Pascal Bastarache.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Déclenchement d’une grève de cinq jours au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-au-manoir-st-augustin/ Fri, 19 Jun 2026 21:19:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118046 La cinquantaine de salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) du Manoir St-Augustin ont débuté une grève qui se terminera le 24 juin. Ils augmentent la pression sur le groupe Corev pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Ces travailleuses et ces travailleurs déclenchent ainsi une première séquence de grève. Rappelons que les services essentiels seront maintenus tout au long de la grève. Au cours des derniers jours, la CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la RPA, à la suite de l’envoi de l’avis de grève.

« La balle est dans le camp de Corev. Il est urgent de bonifier nos salaires et nos conditions de travail. Ça n’a pas de sens d’avoir des salaires sous les 20 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Les salarié-es du Manoir St-Augustin démontrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à améliorer leur sort », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Le groupe Corev doit rapidement faire ce qu’il faut pour maintenir de bonnes relations autant avec les salarié-es qu’avec les résidentes et les résidents. La meilleure manière de rétablir les ponts, c’est de conclure la négociation. Ce qui est sûr, c’est que les salarié-es peuvent compter sur notre appui tout au long de leur lutte », poursuit le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

Plus de 20 RPA ont une entente

De nombreuses ententes sont intervenues dans la négociation coordonnée de la CSN au cours des dernières semaines. C’est d’ailleurs maintenant 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont conclu une entente de principe.

Le tribunal ordonne l’arrêt des représailles pour activités syndicales

Dans une décision rendue ce matin, le Tribunal administratif du travail ordonne à Corev et ses représentants de se conformer à une série de mesures pour que cessent les entraves aux activités du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin – CSN et toute référence aux noms des salarié-es s’étant prononcés pour ou contre la grève.

L’ordonnance provisoire est valide jusqu’à la décision de fond. Elle est tombée le premier jour de grève du syndicat.

« L’employeur cherche clairement à intimider les travailleuses et les travailleurs. Il a monté un dossier où il a noté le nom des salarié-es qui seraient pour ou contre la grève afin d’intimider certains d’entre eux. Au lieu de chercher à régler la négociation, il a mis en place un climat de peur », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN), Pierre-Luc Boulay.

La juge Lyne Thériault ordonne notamment la destruction de tout document où sont inscrits les noms des salarié-es s’étant prononcés en faveur ou en défaveur de la grève lors du vote tenu le 9 juin dernier. Elle demande également aux dirigeants de cesser d’utiliser ces informations.

« Voter pour ou contre la grève est un droit. Si les salarié-es se sont prononcés majoritairement en faveur, c’est parce qu’ils souhaitent voir améliorer leurs conditions de travail. En 2026, ce n’est pas normal de ne pas gagner 20$ de l’heure pour prendre soin de nos aînés. L’employeur doit négocier et offrir de bonnes conditions à ses salari-és au lieu de leur faire peur », poursuit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

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Procès d’Amazon : les tentatives de syndicalisation étaient surveillées https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-les-tentatives-de-syndicalisation-etaient-surveillees/ Fri, 19 Jun 2026 14:37:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118044 Après avoir nié pendant de longues minutes qu’Amazon surveillait les activités syndicales dans ses entrepôts, Valérie Levesque, gestionnaire des «relations avec les employés», a fini par admettre du bout des lèvres que son équipe suit le niveau de satisfaction des salarié-es à l’aide d’une échelle allant de 1 à 5. Des événements comme la signature de cartes syndicales pourraient ainsi faire grimper l’indice de risque en passant de 5, «risque perçu», à 1, «risque imminent», explique-t-elle pendant son interrogatoire. 

Au sortir d’une séquence d’audiences de six jours au Tribunal administratif du travail (TAT), la CSN a continué de brosser le portrait du fonctionnement des entrepôts Amazon ainsi que des mécanismes de surveillance de la «satisfaction des employés». 

«Les contradictions s’accumulent et il devient de plus en plus difficile pour Amazon de prétendre que la fermeture de leurs entrepôts n’est pas une réponse directe à la syndicalisation», explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

Dans les derniers jours, le tribunal a également entendu le gestionnaire du Projet Maple, Rajkumar Chatterjee. Ce dernier a expliqué à la cour qu’Amazon, afin de faire face à la période achalandée de fin d’année, préfère sous-traiter ses activités plutôt que de payer pour l’ouverture de quarts supplémentaires. La CSN a aussi plaidé à l’encontre de l’ordonnance de non-divulgation, non-diffusion et non-publication visant plusieurs documents déposés au dossier et qui contiennent des renseignements pertinents à la résolution du litige. Les audiences ne reprendront qu’en décembre prochain. 

À propos
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. 

La négociation en vue d’établir une première convention collective a commencé en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit actuellement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Les employé-es de Merinov se dotent d’un mandat de moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-merinov-se-dotent-dun-mandat-de-moyens-de-pression/ Fri, 19 Jun 2026 11:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118039 Sans contrat de travail depuis près d’un an, les syndiqué-es de Merinov réunis en assemblée générale, hier soir, ont voté à 100 % en faveur d’un mandat de moyens de pression, excluant la grève. Excédés par la lenteur des négociations et du manque de sérieux de la partie patronale, les travailleuses et travailleurs revendiquent, entre autres, un rattrapage salarial.

« En un an, il n’y a eu aucune avancée majeure. Pourtant, le comité de négociation avait déposé ses demandes trois mois avant l’échéance de la convention en juillet 2025. Nous étions prêts et de bonne foi. On est rendus là, à démontrer notre solidarité », souligne le président du syndicat, Mathieu Molina.

« Merinov possède un bilan financier positif qui lui permet d’offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es. Le syndicat est disposé à négocier depuis plus de 15 mois afin de préserver l’excellence, l’innovation et la réputation dont jouit ce centre de recherche », ajoute le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec–CSN, Léandre Lapointe.

« L’employeur, qui se targue d’avoir des experts multidisciplinaires et des infrastructures de calibre international, doit démontrer sa volonté de conserver cette précieuse main-d’œuvre et son expertise de pointe en négociant et en reconnaissant l’apport de ses salarié-es situés dans trois points de service sur le territoire. Avec son Hub d’innovation, inauguré en 2025 à Grande-Rivière au coût de 31 millions de dollars, Merinov doit avoir le moyen de ses ambitions en rémunérant son personnel à la hauteur de ses prétentions internationales », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et des bioressources marines au Canada, regroupe 49 membres. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui regroupe plus de 40 000 membres, et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patronat-ne-peut-pas-se-deresponsabiliser/ Thu, 18 Jun 2026 18:41:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118034 La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l’annonce d’une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d’administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ. « Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu’ils s’adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu’ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l’égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. « Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d’assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

« Les organisations patronales dénoncent aujourd’hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n’est pas le problème ; c’est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d’économiser jusqu’à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement », continuent les porte-parole.

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C’est cette réalité que le régime vise d’abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l’accompagnement des milieux de travail et l’application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu’un régime moderne et efficace doit d’abord être évalué à l’aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

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Les membres rejettent massivement la dernière offre de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-rejettent-massivement-la-derniere-offre-de-lemployeur/ Thu, 18 Jun 2026 16:27:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118027 Lors d’une assemblée générale tenue ce 18 juin au matin, les membres du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN ont rejeté à 95 % la dernière offre déposée par l’employeur.

« Après douze semaines de grève, les travailleurs et les travailleuses ne veulent pas accepter un règlement au rabais. Même si nous n’avions pas d’obligation légale en ce sens, nous avons présenté la dernière offre de l’employeur et les membres l’ont fortement rejetée. Donc, pour nous, la partie patronale devra revoir ses propositions et les bonifier en conséquence », souligne le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, rappelle quant à lui que le Groupe Metro a amplement les moyens de répondre aux demandes du syndicat, en lien avec le pouvoir d’achat des salarié-es. « La croissance du chiffre d’affaires de Metro a atteint 28 % depuis 2019, leurs profits ont bondi de 39 %, l’argent est là et les employé-es veulent leur juste part. Nous serons à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur dû ».

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, « Metro, dont les profits ont dépassé le milliard de dollars en 2025, doit partager ces gains majeurs avec les employé-es qui sont à la base de cette incroyable croissance de l’entreprise. Le résultat du vote d’aujourd’hui devra les inciter à agir en ce sens ».

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

 

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CPE Le Jardin de Robi – L’imposition de services minimaux est-elle constitutionnelle ? https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-le-jardin-de-robi-limposition-de-services-minimaux-est-elle-constitutionnelle/ Thu, 18 Jun 2026 16:26:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118031 La cause des travailleuses du Jardin de Robi de Roberval se poursuit devant les tribunaux. Le Tribunal administratif du travail (TAT) doit décider prochainement si le mécanisme de la loi qui a limité la grève au CPE est contraire à la liberté d’association, donc aux droits fondamentaux du syndicat et des travailleuses. Si le TAT est convaincu que cette liberté a substantiellement été entravée au Jardin de Robi, il devra analyser si une telle entrave peut se justifier dans une société libre et démocratique.

Rappelons que le 13 mars, le TAT a assujetti le CPE Le Jardin de Robi au maintien de services minimaux. Suivant cette décision, le Syndicat des travailleuses des CPE et des BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, représentant une vingtaine de travailleuses, a convenu d’une entente avec l’employeur pour les services à maintenir – la loi l’obligeant à négocier ceux-ci. Le 26 mars, le TAT entérinait cette entente et imposait donc les services à maintenir pendant la grève des salariées robervaloises.

Ces dernières doivent ainsi garder le CPE ouvert trois jours sur cinq. Il s’agissait du premier cas de mise en application de la loi 14 (aussi connu comme étant le projet de loi 89), entrée en vigueur le 30 novembre 2025. Cette loi a pour effet de limiter le droit de grève dans des secteurs où il ne l’était pas, en plus de, potentiellement, se superposer aux services essentiels. Cela constituera un vrai casse-tête pour les organisations syndicales.

Ces deux décisions, des 13 et 26 mars dernier, sont des ordonnances interlocutoires parce que le TAT doit maintenant statuer si le mécanisme de la loi est constitutionnel.

C’est cette cause que le syndicat a défendue devant trois juges du TAT au cours des dernières semaines. Notons que cette affaire ne porte que sur la situation du Jardin de Robi. Si le syndicat avait gain de cause, les travailleuses du CPE seraient les seules touchées. À l’inverse, si le TAT ne retient pas les prétentions du syndicat, la décision n’aura pas d’impact sur le recours, plus général, entrepris en Cour supérieure contre la loi 14 dans son ensemble par les organisations syndicales.

Les plaidoiries ont été complétées au début du mois de juin. On attend maintenant la décision du TAT. La CSN n’a pas ménagé ses efforts dans ce dossier, en mobilisant quatre avocates et avocats du Service juridique de la CSN ainsi que des personnes conseillères de bien d’autres services. L’implication directe et de tout instant des travailleuses grévistes est également à souligner.

Droits fondamentaux

Selon la CSN, les tribunaux administratifs ont un rôle à jouer dans la défense des droits fondamentaux des citoyennes et des citoyens. Le TAT doit avoir à cœur la liberté syndicale, et s’assurer que les mécanismes visant à rééquilibrer les rapports de force ne sont pas compromis. En adoptant la loi 14, le gouvernement de la CAQ a instauré un mécanisme qui vise à casser la grève ; moyen ultime pour les salarié-es, qui tentent d’équilibrer le rapport de force pour négocier avec un employeur. Avec l’instauration de services minimaux, la grève perd de sa puissance. Finalement, cela favorise l’employeur qui ne ressent plus la même urgence d’en arriver à un règlement.

Dans son argumentaire en faveur de sa loi 14, le gouvernement prétend s’attaquer à la longueur des conflits de travail. Devant le TAT, le syndicat a notamment fait valoir que la loi provoque plutôt l’effet inverse. Il rompt la mécanique de négociation collective prévue au Code du travail – processus qui a globalement bien servi le Québec jusqu’à maintenant.

Les avocates et avocats syndicaux ont démontré qu’avant la loi 14, les mécanismes de relations de travail ont permis de négocier des conventions collectives, la plupart du temps sans conflits de travail, notamment dans le secteur des services de garde. En dernier recours, la grève demeure un outil qui peut être déployé, lors d’importantes impasses, afin d’arriver à un règlement. C’est aussi le moyen d’obliger l’employeur à négocier de bonne foi.

C’est précisément grâce à la grève ou à son recours potentiel que les éducatrices ont su améliorer leurs conditions de travail. Au fil des négociations, elles ont professionnalisé le secteur, ce dont elles tirent parti, tout comme l’ensemble de la société, qui peut compter sur des services de qualité et accessibles partout en province.

La CSN relève que pour les services de garde, tout mécanisme augmentant le déséquilibre est destructeur pour le mouvement syndical, car les intérêts des employeurs et ceux de l’État, qui finance les services, ont tendance à converger. L’État est donc, en quelque sorte, juge et partie.

Pour la CSN, l’imposition de services minimaux constitue de toute évidence une entrave au libre exercice des droits fondamentaux des travailleuses et du syndicat. Il s’agit d’une atteinte démesurée à leurs droits, car, dans les faits, elle mine leur accès à la grève et, par conséquent, leur droit de négocier leurs conditions de travail.

Du mouvement à la table
Pendant qu’elles attendent la décision du tribunal, les travailleuses poursuivent leur mobilisation. Le 12 juin, elles ont informé l’employeur qu’elles suspendaient l’exercice de la grève pour une durée de deux semaines. Cette décision fait suite à la dernière réponse patronale, quant à une proposition syndicale transmise à la conciliatrice au dossier. Les travailleuses ont prévenu qu’elles reprendraient leur mobilisation si aucune entente n’intervient durant cette trêve.

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Le système préhospitalier au bord du naufrage https://www.csn.qc.ca/actualites/le-systeme-prehospitalier-au-bord-du-naufrage/ Thu, 18 Jun 2026 15:29:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118023 Face au constat d’échec du dernier blitz de négociation pour renouveler les conventions collectives échues depuis plus de trois ans, les paramédics membres de syndicats CSN ont tenu un coup d’éclat, aujourd’hui, à Québec. Ils ont forcé la fermeture du Conseil du trésor en bloquant les entrées, notamment à l’aide d’une épave de 30 pieds symbolisant un système au bord du naufrage.

Présente sur place, la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp, explique que les paramédics comptent tout mettre en œuvre pour que le gouvernement règle cette négociation avant les prochaines élections. Les conventions collectives sont échues depuis plus de trois ans. « Il y a urgence de trouver un règlement avec les paramédics et de concentrer tous nos efforts sur la mission première de ce réseau : soigner les personnes et sauver des vies. »

Nouveaux moyens de pression
Les paramédics ont par ailleurs annoncé de nouveaux moyens de pression. À compter du mardi 23 juin, les paramédics membres de syndicats CSN du Sud des Laurentides et de Lanaudière, du Grand Trois-Rivières, des régions de Portneuf, de la Capitale nationale, de Charlevoix ainsi que de la Moyenne et Basse-Côte-Nord refuseront de combler des quarts de travail en heures supplémentaires volontaires. De plus, les paramédics de tout le Québec cesseront le travail pour des agences privées de placement de personnel dans ces régions ciblées. D’autres régions joindront le mouvement, si nécessaire. Cela sera annoncé au moment opportun.

« Le gouvernement nous envoie clairement le message que les paramédics, nous ne sommes pas importants pour lui, que nous ne sommes pas une priorité. Que notre dossier prenne la poussière sur une tablette, ça ne les dérange pas, explique Mathieu Lacombe, paramédic de la Montérégie, élu au comité de mobilisation provincial. Bien, si nous ne sommes pas une priorité pour nos employeurs et pour le gouvernement, il faut croire qu’ils n’ont pas besoin non plus qu’on se démène chaque jour pour tenir ce réseau à bout de bras, au risque d’y laisser notre propre santé. »

« Ces moyens de pression vont-ils causer des casse-têtes aux employeurs ? Ce n’est pas notre problème, enchaîne Sébastien Lavoie, paramédic de Montmagny, également du comité de mobilisation. Après quatre ans sans aucune augmentation de salaire, nous avons été assez patients. Par ailleurs, les employeurs et le gouvernement ont encore du temps devant eux pour éviter qu’on mette les moyens prévus en application. Qu’ils reviennent s’asseoir immédiatement à la table. Il ne reste pas une tonne de matières à négocier : un peu de bonne volonté et une once de respect et ce sera réglé. »

« Si on en est là aujourd’hui, c’est parce que les employeurs et le gouvernement ne nous ont pas pris au sérieux, poursuit David Bouchard, paramédic chez Urgences-santé, troisième membre du comité provincial de mobilisation. Tout ce qu’on demande, ce sont des conditions de travail en phase avec celles offertes à des emplois comparables du réseau public de la santé et des services sociaux. De son côté, le gouvernement continue de remettre en cause la valeur de notre travail et prétend que c’est trop demandé. On est bien tanné de faire rire de nous comme ça. »

Enjeux
Pour le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon, il demeure possible de trouver un règlement des négociations à court terme. « Parmi les enjeux de négociation qui demeurent actuellement sur la table, notons la reconnaissance de la surcharge de travail des paramédics et l’établissement d’une rémunération juste et équitable pour la profession de paramédic. Nous avons présenté différentes pistes de règlement au gouvernement et nous travaillons sans relâche pour trouver un moyen de rejoindre les objectifs du gouvernement tout en améliorant les conditions de travail et de pratique. »

À propos
Les quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. Elle est la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Le départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en mouchoirs https://www.csn.qc.ca/actualites/le-depart-du-ministre-boulet-ne-coutera-pas-cher-en-mouchoirs/ Wed, 17 Jun 2026 16:51:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118014 Déclaration de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, à propos de Jean Boulet, le ministre du Travail, qui ne se représentera pas pour la CAQ.

« Je crois que je peux dire sans me tromper que l’annonce du départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en papiers-mouchoirs au sein du mouvement syndical. Rarement a-t-on connu un ministre afficher autant de mépris à l’égard des organisations syndicales et des millions de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. On retiendra de son sinistre passage au conseil des ministres les pires reculs dans le Code du travail depuis son adoption dans les années 1960. Heureusement, son héritage législatif est d’ores et déjà largement contesté devant les Tribunaux et nous faisons le pari que plusieurs des lois antisyndicales qu’il aura contribué à faire adopter en cours de mandat ne passeront pas le test de la constitutionnalité.  »

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Des ententes dans les cinq RPA du groupe Cogir https://www.csn.qc.ca/actualites/des-ententes-dans-les-cinq-rpa-du-groupe-cogir/ Tue, 16 Jun 2026 17:40:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118004 La menace du recours à la grève a permis de faire débloquer les négociations et d’obtenir des ententes pour cinq résidences privées pour aîné-es (RPA) du groupe Cogir. Ces ententes seront présentées aux membres dans les prochains jours.

Le 11 juin dernier, des avis de grève étaient transmis aux gestionnaires de sept RPA prenant part à la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartiennent au groupe Cogir. Depuis l’envoi des avis de grève, les pourparlers se sont accélérés et ont permis de convenir d’ententes de principe respectant les paramètres de la coordonnée. Conséquemment, la grève est suspendue dans ces cinq résidences.

Notons toutefois que les grèves prévues du 19 au 24 juin au Manoir St-Augustin à Gaspé et du 20 au 24 juin à la résidence Le Duplessis de Trois-Rivières sont maintenues, et ce, tant qu’une entente ne sera pas intervenue. Rappelons que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu.

« La pression a permis de faire bouger Cogir. Nous sommes heureux d’obtenir des ententes dans les cinq résidences du groupe. Ce sera maintenant aux travailleuses et aux travailleurs de voter sur leur contenu », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de 20 RPA ont une entente

Pour le moment, 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée ont conclu une entente de principe. Parmi les gains de la coordonnée, mentionnons une augmentation salariale minimale de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales, selon les résidences.

« Avec les ententes chez Cogir, il est temps que les autres propriétaires de RPA comme Chartwell et Corev comprennent le message. S’ils veulent qu’on passe tous et toutes un bel été, qu’ils mettent toute leur énergie pour régler au plus vite », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Une boussole pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement https://www.csn.qc.ca/actualites/une-boussole-pour-sensibiliser-et-documenter-le-cyberharcelement/ Tue, 16 Jun 2026 15:31:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118001 En cette Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), en collaboration avec un groupe de recherche de l’UQAM sous la direction du professeur Stéphane Villeneuve, lance aujourd’hui un nouvel outil pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement envers les journalistes.

Disponible ici → fncc.csn.qc.ca/cyberharcelement

Cet outil s’inscrit dans la foulée de deux recherches menées en 2022 et 2025 auprès des journalistes. « Nous souhaitons approfondir nos connaissances sur cet enjeu et outiller les journalistes et leurs employeurs pour mieux faire face aux dangers qui en découlent. Surtout que le phénomène va en s’accélérant », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

Les solutions ne sont pas simples à trouver. Le cyberharcèlement est parfois minimisé et mal compris, tant par les travailleuses et travailleurs que par les employeurs.

Plusieurs journalistes estiment qu’il fait partie du travail et qu’il suffit de « se forger une carapace ». Résultat : une infime partie des cas de cyberharcèlement est consignée par les entreprises, ce qui retarde l’adoption de politiques cohérentes pour protéger leurs employé-es.

« Nous devons donc poursuivre notre travail de sensibilisation et de documentation pour espérer une prise de conscience de la part des employeurs face aux conséquences dangereuses du cyberharcèlement dans le milieu de l’information », soutient Annick Charette.

La FNCC–CSN met également en place un registre de témoignages. Toute victime de cyberharcèlement pourra désormais accéder à une plateforme dédiée pour y décrire plus longuement le ou les épisodes de cyberharcèlement vécus.

Ces travaux sont possibles grâce à la contribution de Stéphane Villeneuve, Ph. D., professeur et chercheur principal à la Faculté des sciences de l’éducation et de Jérémie Bisaillon, Ph. D., coordonnateur de la recherche et du soutien du Service aux collectivités de l’UQAM. La création de la boussole a été rendue possible grâce au travail d’Alain Stockless, Ph. D., au département de didactique.

16 juin, Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail
Lors de son instance décisionnelle, le 11 juin dernier, les membres de la FNCC ont voté en faveur de la reconnaissance du 16 juin comme la Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail. « Le 16 juin est vu à plusieurs endroits dans le monde comme étant une journée de lutte contre le cyberharcèlement. Nous souhaitons participer à ce mouvement de sensibilisation mondiale et avoir une pensée particulière pour les travailleuses et travailleurs qui en sont victimes », conclut Annick Charette.

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Le ministre Boulet abandonne des lockoutés https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ministre-boulet-abandonne-des-lockoutes/ Tue, 16 Jun 2026 13:05:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117995 Béton Provincial utilise le lockout pour imposer plusieurs demandes de reculs dans les conditions de travail et un gel salarial sans avoir vraiment l’intention de faire
de compromis en négociation.

« On assiste à une utilisation abusive du lockout pour appauvrir les travailleuses et les travailleurs. Le ministre du Travail, Jean Boulet, doit intervenir pour éviter cet usage extrême d’un des outils du Code du travail. Il ne semble pas se préoccuper du sort des travailleuses et travailleurs », affirme
la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Rappelons que les syndiqué-es de Béton Provincial de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin et ceux de Lasalle-Longueuil le sont depuis plus d’un an et demi. Dans les deux cas, on parle de nombreux reculs équivalents à des milliers de dollars annuellement et d’un gel salarial imposé par l’employeur pour les prochaines années. C’est pourtant une industrie qui se porte bien. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % chaque année, de 2015 à 2024 et plusieurs projets d’infrastructures importants sont planifiés pour les années à venir.

Faire face à l’inflation

« On prévoit des hausses salariales moyennes de 3 % en 2026 et de 3,3 % en 2025. Dans ce contexte, un recul est complètement inacceptable et crée un exemple dangereux. En plus, ça envoie un mauvais signal pour l’attractivité de ce secteur, alors que les chantiers du Québec en ont besoin », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La vie de nombreuses familles est bouleversée par une décision d’affaires aucunement justifiée. Est-ce vraiment ce qu’on veut pour les travailleuses et les travailleurs du Québec, une dégradation de leurs conditions », s’interroge la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 320 syndicats et plus de 25 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

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Grève des cols bleus le 26 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-des-cols-bleus-le-26-juin/ Mon, 15 Jun 2026 18:00:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117937 Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion exerceront une première journée de grève le 26 juin, à moins qu’une entente n’intervienne d’ici là. Le débrayage vise à convaincre la ville de bonifier son offre salariale. L’offre actuelle ne permet pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

Sans convention collective depuis le 1er janvier 2025, les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion souhaitent que cette intensification de la mobilisation mène à une entente sur la question salariale. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD–CSN) demande 22 % sur 5 ans. Le syndicat a déposé ce matin un avis de grève pour un débrayage prévu le 26 juin prochain. Rappelons qu’il détient déjà un mandat pour une banque de cinq jours de grève.

« Ce matin, nous n’avons pas eu d’autre choix que de déposer un avis de grève. Nous devons utiliser ce moyen de pression ultime pour que la ville comprenne enfin qu’elle doit en mettre plus sur la table. Nous voulons éviter les impacts sur la population, mais nous voulons aussi améliorer nos conditions pour pouvoir résider dans la ville qu’on dessert et continuer d’y donner de bons services », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« La Ville de Vaudreuil-Dorion peut encore éviter la grève. Elle doit retourner à la table et bonifier ses offres pour mieux reconnaitre le travail de celles et ceux qui fournissent des services à la population au quotidien. Les salarié-es ont rejeté à l’unanimité l’offre salariale de l’employeur. Il ne peut donc pas rester les bras croisés : il est temps de régler ! », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Faire la grève, ce n’est jamais une décision qu’on prend à la légère. Mais quand rien ne bouge, il faut accentuer la pression. Les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion sont prêts à se faire respecter et ils peuvent compter sur notre soutien », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN dénonce le climat de peur au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-le-climat-de-peur-au-manoir-st-augustin-2/ Mon, 15 Jun 2026 16:59:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117941 En pleine négociation, la CSN dénonce le climat de peur envers les salarié-es et les résidentes et résidents au Manoir St-Augustin, à Gaspé. La CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la résidence privée pour aîné-es (RPA).

Les négociations n’ont pas permis d’obtenir une entente jusqu’à maintenant. C’est pour faire progresser les échanges que le syndicat a déposé un avis de grève pour un débrayage qui aurait lieu du 19 au 24 juin prochains si aucune entente n’intervient d’ici là. En réaction au dépôt de cet avis de grève, le directeur général de la RPA a entravé les activités syndicales en dénonçant le recours à la grève auprès des travailleuses et des travailleurs. Plusieurs salarié-es se sont sentis intimidés et déplorent le climat de peur qui règne à la résidence. La CSN se réserve le droit de prendre tous les autres moyens juridiques à sa disposition pour protéger les droits des travailleuses et des travailleurs du Manoir St-Augustin.

« Le temps est venu de dénoncer publiquement les agissements de l’employeur au Manoir St-Augustin. On ne peut pas accepter qu’un tel climat de peur s’installe aussi bien pour les salarié-es que pour les résidentes et résidents. La meilleure manière d’établir de bonnes relations de travail, c’est de régler la négociation au plus vite. On appelle Corev, le groupe propriétaire de la RPA, à mettre les efforts pour régler d’ici l’été », lance le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

« La dernière chose dont cette négociation a besoin, c’est d’un directeur général au comportement inquiétant dont les interventions répétées ne font qu’allumer le feu. Nous tenons cependant à rassurer les résidentes et résidents : les services essentiels seront assurés pendant les jours de grève. La santé et la sécurité des usagères et des usagers ne seront jamais mises en danger », poursuit le vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Gaétan Leblanc.

« Notre objectif n’a pas changé : nous souhaitons améliorer nos conditions de travail. Ce n’est pas normal qu’on gagne en moyenne 18,70 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Nous menons actuellement des négociations importantes avec la haute direction de Corev de Montréal. Il est temps qu’elle intervienne pour maintenir de bonnes relations dans la résidence et pour régler la négociation », de conclure la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es oeuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine adoptent un mandat de cinq jours de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-des-iles-de-la-madeleine-adoptent-un-mandat-de-cinq-jours-de-greve/ Mon, 15 Jun 2026 15:42:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117961 Réunis en grand nombre lors d’une assemblée générale dimanche matin, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine–CSN ont adopté à 97% un mandat de cinq jours de grève afin de faire débloquer la négociation de leur convention collective. Si aucune avancée n’a lieu à la table de négociation, les deux premières journées de grève se tiendront les 29 et 30 juin prochains.

Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations salariales et une prime d’éloignement qui leur permettront de faire face au coût de la vie particulièrement élevé aux Îles-de-la-Madeleine. Malgré les surplus engrangés de plusieurs millions de dollars par l’administration municipale, les salarié-es se heurtent à la position inflexible de leur employeur à la table de négociation.

« On nous parle sans cesse de saine gestion des finances publiques, mais on continue de donner en sous-traitance des travaux que nous pourrions très bien réaliser à l’interne, avec notre main-d’œuvre et nos équipements. Ainsi, la municipalité devient de plus en plus dépendante de l’entreprise privée qui peut sans cesse augmenter ses tarifs comme bon lui semble. Ces choix politiques et administratifs coûtent de plus en plus cher aux contribuables », a déclaré le président du syndicat, Gilles Turbide.

« Le coût de la vie aux Îles-de-la-Madeleine est beaucoup plus élevé que sur le continent. Une étude démontrait récemment que le panier d’épicerie revient 20 % plus cher que dans les grands centres. L’essence coûte toujours vingt sous de plus et les prix des biens de consommation sont de 15 % à 20 % plus élevés. L’employeur doit prendre en considération cette réalité économique dans le cadre de la négociation », a ajouté le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.

« Comment les dirigeantes et dirigeants de la municipalité peuvent-ils justifier leur refus d’accorder des hausses salariales décentes à celles et ceux qui sont en première ligne afin d’assurer les services municipaux et d’un autre côté, d’ajouter 25 postes de cadres au cours des 5 dernières années ? », conclut le président du syndicat, Gilles Turbide.

Le syndicat réitère sa volonté de conclure une entente, mais prévient que la mobilisation se poursuivra en l’absence d’une réponse satisfaisante lors des journées de négociation prévues les 15 et 17 juin prochains.

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CPE jardin de Robi – Les travailleuses suspendent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-jardin-de-robi-les-travailleuses-suspendent-la-greve/ Fri, 12 Jun 2026 15:27:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117928 Ce matin, le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi a informé la directrice générale du CPE, Pascale Lavertu, qu’il suspendra la grève à compter du lundi 15 juin, et ce, pour une durée de deux semaines.

Cette annonce fait suite au retour à la table de négociation de l’employeur, en réponse à une proposition formulée par le syndicat auprès de la conciliatrice. Dans l’avis de suspension de la grève transmis à l’employeur, le syndicat ajoute : « Nous espérons que cette trêve permettra de dénouer l’impasse. Votre participation active à la recherche de solutions sera donc nécessaire. Sous peu, vous recevrez, par l’intermédiaire de la conciliatrice, notre réponse à votre contre-proposition. Par ailleurs, nous tenons à vous aviser qu’à la fin de cette période où nous mettrons tout en œuvre pour en arriver à un règlement, si aucune entente n’est intervenue, nous reprendrons des actions de mobilisation et de grève. »

Le syndicat ne fera aucun autre commentaire sur la situation.

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.
Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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50 fermetures dans l’industrie forestière: il faut une cellule de crise https://www.csn.qc.ca/actualites/50-fermetures-dans-lindustrie-forestiere-il-faut-une-cellule-de-crise/ Thu, 11 Jun 2026 19:49:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117926 La CSN insiste aujourd’hui pour que les différents partis politiques du Québec s’engagent à endiguer l’hémorragie dans l’industrie forestière et à mettre sur pied un plan d’ensemble pour une transition de l’industrie forestière, lequel serait déployé rapidement et de façon concertée avec l’ensemble du milieu concerné. Ottawa doit aussi faire sa part puisque la crise est pancanadienne.

Une vision syndicale dans le secteur de la forêt a d’ailleurs été adoptée unanimement aujourd’hui par les délégué-es de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) réunis en instance à Sherbrooke.

Plus de 50 fermetures au Québec

Au Québec seulement, entre 2017 et 2025, un total de 30 usines ont fermé définitivement – affectant ainsi 1838 emplois directs – et 22 autres usines ont subi une fermeture temporaire. Encore récemment, on apprenait que la survie de la scierie de Saint-Michel-des-Saints ne tient qu’à un fil et qu’une partie des installations est déjà fermée.

« Ça fait beaucoup trop d’années que nous sonnons l’alarme et que nous demandons des mesures vigoureuses et un plan d’ensemble pour la transition de l’industrie. Il est grand temps de nous écouter et d’agir si on veut empêcher l’industrie forestière d’être folklorisée. Nous demandons aux partis politiques du Québec de prendre des engagements clairs et chiffrés sur cet enjeu », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Le récent rapport de Groupe de travail canadien sur la transformation du secteur forestier propose plusieurs mesures et demande 10 G$ d’investissement fédéral. Cela s’ajoute à plusieurs autres analyses au fil des années, dont celle du Sommet sur la forêt de 2025, qui recommandent plusieurs changements et une vision d’ensemble. Une transformation est nécessaire, de même qu’un accompagnement suffisant des travailleuses et des travailleurs qui subissent les contrecoups de la guerre tarifaire.

« Dès que possible, nous demandons une rencontre avec la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Kateri Champagne Jourdain, afin de voir ce qui peut être fait dans les prochains mois, avant les élections », affirme le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon.

La vision syndicale adoptée aujourd’hui

Voici les principaux éléments de la stratégie mise de l’avant par la FIM–CSN :

  • La nécessité d’un chantier national de la sylviculture considérant la baisse d’approvisionnement provoquée notamment par la hausse des feux de forêt. Il faut aussi assurer des conditions de travail qui favorisent l’attraction et la rétention des jardiniers de la forêt, notamment par le changement du mode de rémunération.
  • Une réforme du régime forestier qui doit prévoir une gestion régionale de l’aménagement forestier.
  • Une nouvelle politique industrielle forestière qui mise sur une plus grande valeur ajoutée pour le bois.
  • Une meilleure promotion des métiers du bois
  • De la formation continue en amont des fermetures;
  • Un régime d’assurance-emploi adapté à la réalité des régions;
  • Une stratégie de repreneuriat;
  • La mise en place de comités de reclassement proactifs, une priorité d’emploi et une voie de passage vers une retraite digne pour celles et ceux qui perdront leur gagne-pain.

Tout ceci demande la concertation des deux paliers de gouvernement et de tous les acteurs du milieu, dont les Premières Nations.

À propos

La FIM–CSN regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans les secteurs industriels québécois, dont celui de la forêt.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis dans 8 fédérations et 13 conseils centraux régionaux.

 

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Gains records pour les employé-es de Sucre Lantic https://www.csn.qc.ca/actualites/gains-records-pour-les-employe-es-de-sucre-lantic/ Thu, 11 Jun 2026 16:01:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117923 Après une période de mobilisation intensive, les 250 travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic ont réussi à arracher des augmentations salariales de 30,4 % sur les cinq prochaines années, dont 12 % la première année. Le salaire médian atteindra ainsi 48,76 $ en 2030 et les salariés les mieux rémunérés toucheront 58,49 $.

« L’inflation des dernières années s’est accompagnée de profits substantiels pour Lantic. Notre objectif était de nous assurer que les travailleuses et les travailleurs touchent leur part du profit », explique Benoît Desrosiers, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic–CSN.

Sucre Lantic est responsable de 50 % de la production de sucre canadien et son usine montréalaise est la plus importante au pays. Dans les cinq dernières années, le chiffre d’affaires de la compagnie a augmenté de 437 millions de dollars. L’entente inclut également une mise à niveau du régime de retraite à prestations déterminées ainsi que l’ajout d’une septième journée de congé de maladie.

« Depuis cinq ans, la haute direction s’était octroyé des augmentations faramineuses. Le syndicat leur a rappelé que ce sont les travailleuses et les travailleurs de la raffinerie qui permettent à Lantic de faire autant d’argent. Cette augmentation historique, elle est pleinement méritée », se réjouit la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce sont les augmentations de salaire les plus importantes du secteur agroalimentaire des dernières années. Grâce à cette négociation, les employé-es de Lantic seront les mieux rémunérés du secteur », ajoute Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Pour la première fois, l’unité générale, mais aussi celles qui s’occupent du raffinage du sucre et des laboratoires ont fait front commun et se sont dotées d’un mandat de grève en même temps. C’est cette solidarité, combinée à la combativité historique du STTSL, qui a permis d’obtenir ce règlement. », termine Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Le 18 avril dernier, les trois syndicats représentant les travailleuses et les travailleurs de Lantic s’étaient munis d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

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Plusieurs RPA seront en grève entre le 19 et le 25 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-rpa-seront-en-greve-entre-le-19-et-le-25-juin/ Thu, 11 Jun 2026 14:01:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117921 Sept résidences privées pour aîné-es (RPA) prenant part à la négociation coordonnée de la CSN seront en grève entre le 19 et le 25 juin. Ce sont plus de 400 travailleuses et travailleurs qui débrayeront pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Faire grève pour mieux prendre soin des aîné-es

Si les salarié-es doivent se résoudre à exercer leur droit de grève, c’est que la négociation piétine. C’est pour que les échanges progressent que des avis de grève ont été transmis aux gestionnaires des sept RPA. À noter que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu. Les avis de grève ont été envoyés à ces résidences :

  • Manoir St-Augustin, à Gaspé, 19 au 24 juin
  • Le Duplessis, à Trois-Rivières, 20 au 24 juin
  • Manoir Les Générations, à Rimouski, 20 au 25 juin
  • La Roseraie, à Québec, 20 au 24 juin
  • Murray Manrèse, à Québec, 20 au 24 juin
  • Jardins Logidor, à Québec, 21 juin
  • Les Marronniers, à Lévis, 21 juin

« Si les employeurs veulent éviter une nouvelle séquence de grève, il y a une solution simple : régler les négociations. On ne demande pas la lune. Les travailleuses et les travailleurs des RPA veulent juste avoir des conditions de travail décentes pour prendre soin des aîné-es. Il faut que les grands propriétaires de RPA comprennent : ils doivent piger dans leurs profits pour payer leurs salarié-es comme du monde », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de la moitié des RPA ont réglé

Plus de la moitié des RPA qui prennent part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente. Parmi les gains, mentionnons une augmentation salariale au minimum de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales selon les résidences. Toutefois, certains employeurs tardent à accorder les gains de la négociation coordonnée, notamment pour ce qui est des cinq résidences du groupe Cogir.

« Dans trop de RPA, les travailleuses et les travailleurs doivent prendre soin des aîné-es au quotidien avec un salaire sous la barre des 20 $ l’heure. Comment voulez-vous attirer et retenir le personnel avec des conditions aussi difficiles? Les employeurs sont bien bons pour déplorer la grève, mais pas mal moins proactifs pour donner de bonnes conditions à leurs employé-es. Il est temps que ça change! », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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L’IA pour tous: le gouvernement Carney a oublié les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/lia-pour-tous-le-gouvernement-carney-a-oublie-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 10 Jun 2026 14:48:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117906 La nouvelle stratégie canadienne en intelligence artificielle (IA) se veut ambitieuse. Elle se saisit des enjeux de souveraineté numérique, d’autonomie technologique et de compétitivité internationale liés au développement, à l’implantation et à l’usage de l’IA.

Sur ces plans, elle marque des avancées réelles et mérite d’être saluée. Néanmoins, une politique nationale d’une telle portée devrait être élaborée avec les acteurs du milieu du travail. Ce qui n’a pas été fait adéquatement.

Effectivement, le processus de consultation spécifique au monde du travail a été pour le moins expéditif : une seule rencontre de deux heures, organisée fin avril, alors que la stratégie était pour ainsi dire déjà ficelée.

Cette absence de dialogue avec les acteurs du monde du travail n’est sans doute pas étrangère à certaines lacunes importantes de la stratégie. En restreignant ses actions à la technologie, la politique oblitère un volet fondamental : les travailleurs qui seront grandement touchés par ces transformations.

Silence

Pourtant, les effets de l’intelligence artificielle dans les milieux de travail sont déjà bien réels. Transformation des tâches, intensification du travail, modification des rapports hiérarchiques, disparition de certains postes — les conséquences sont profondes, s’accélèrent et seront d’autant plus importantes sur la jeune génération qui peine à trouver ses repères dans un marché de l’emploi en mutation rapide.

Et pourtant, rien, ou presque, n’est prévu pour encadrer ces changements. Aucun mécanisme clair pour protéger les travailleuses et travailleurs. Aucun réel levier pour leur permettre de participer aux décisions. Aucun plan structuré pour anticiper les chocs.

Partout ailleurs, les débats sur l’IA reconnaissent une évidence : ce sont les politiques publiques, les institutions et le dialogue social qui détermineront si l’IA est un progrès partagé… ou un facteur d’inégalités accrues. Le Canada ne peut pas prétendre être à l’avant-garde en laissant de côté ces enjeux.

Pendant qu’on parle d’emplois créés, on évite soigneusement de parler de ceux qui disparaîtront ou seront profondément transformés. Or, ces transformations doivent être anticipées, pas subies.

Avant de parler de requalification, encore faut-il protéger les emplois existants et adapter les milieux de travail de manière équitable. Ce qui est proposé actuellement — des parcours de formation généraux, déconnectés des réalités du terrain — est largement insuffisant. Former, oui. Mais former qui, comment, et à quel moment ?

Risques

La stratégie reste silencieuse sur des enjeux pourtant centraux : surveillance électronique intrusive, gestion algorithmique du personnel, décisions automatisées biaisées. Ces pratiques existent déjà.

Sans règles claires — transparence des algorithmes, supervision humaine, protection stricte des données — ces outils risquent de fragiliser les droits fondamentaux au travail.

On reconnaît que la consommation énergétique liée à l’IA explosera, mais rien n’est dit sur les façons de concilier cette réalité avec les engagements climatiques. Alors que les gouvernements du Québec et du Canada se lancent dans une réindustrialisation et que la décarbonation industrielle devrait demeurer une priorité, on évite de parler de la pénurie énergétique qui nous guette.

Si le Canada veut réellement développer une intelligence artificielle au service de la société, il doit cesser d’ignorer celles et ceux qui la feront vivre — et qui en subiront les effets. Sinon, cette transition deviendra un puissant moteur d’inégalités.

Les prochaines étapes de mise en œuvre de cette stratégie offrent une occasion de combler les lacunes de ce premier jalon. Les organisations syndicales sont disponibles et prêtes à s’engager pleinement dans cette démarche pour contribuer à bâtir une stratégie qui est réellement à la hauteur des défis qui nous attendent, pour les travailleurs et les travailleuses, et pour l’ensemble de la société canadienne.


Cosignataires :

Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

 

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