Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 23 Oct 2026 16:46:03 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Actualité – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Violence à l’urgence psychiatrique du CHUL : le personnel laissé sans protection adéquate https://www.csn.qc.ca/actualites/violence-a-lurgence-psychiatrique-du-chul-le-personnel-laisse-sans-protection-adequate/ Fri, 23 Oct 2026 16:46:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119474 Les syndicats dénoncent les lacunes en matière de sécurité à l’urgence psychiatrique du CHUL, où les travailleuses et travailleurs doivent composer avec des situations de violence et des interventions à risque sans disposer des ressources spécialisées nécessaires. Depuis l’abolition, en novembre 2024, du poste d’intervenant spécialisé en pacification et en sécurité dédié à ce secteur, le personnel se retrouve trop souvent à devoir gérer lui-même des situations dangereuses, sans la formation ni le soutien requis pour y faire face.

L’agression survenue le 17 août 2026, au cours de laquelle un préposé aux bénéficiaires a été blessé, illustre les conséquences bien réelles de cette situation. La personne salariée subit toujours d’importantes séquelles physiques et psychologiques et ne se sent pas en mesure de témoigner publiquement aujourd’hui. Pour les syndicats, cet événement constitue un signal d’alarme qui ne peut être ignoré.

« Aucun travailleur ne devrait avoir peur de se présenter au travail. Depuis l’abolition du poste d’agent de sécurité dédié à ce secteur, il n’y a plus de véritable filet de sécurité en continu à l’urgence psychiatrique. Les personnes qui y sont accueillies vivent parfois des crises importantes et peuvent représenter un danger pour elles-mêmes ou pour autrui. Ce n’est pas aux travailleuses et aux travailleurs, qui ne sont pas formés pour ces interventions spécialisées, de mettre leur santé et leur sécurité en péril pour compenser l’absence de ressources. Nous demandons des mesures concrètes, notamment la présence d’un agent d’intervention en tout temps », affirme la vice-présidente en santé-sécurité du travail et représentante du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (STT du CIUSSS-CN–CSN), Julie Tremblay.

Des risques pour le personnel, mais aussi pour les usagers

Les enjeux de sécurité dépassent les seules interventions auprès des personnes en crise. L’organisation des services à cet endroit soulève également des préoccupations quant à la cohabitation de clientèles aux besoins très différents, notamment des personnes en situation de crise en santé mentale et des enfants vulnérables qui fréquentent les lieux.

« Nos membres doivent pouvoir compter sur des ressources suffisantes pour intervenir lorsque les situations dégénèrent. Or, on constate des lacunes autant du côté des agents de sécurité que des agents d’intervention. La présence d’enfants et de familles dans un environnement où des personnes peuvent traverser des crises importantes exige une organisation adaptée et des mesures de prévention à la hauteur des risques. Le fait que les services relèvent de deux établissements distincts ne peut pas servir de prétexte pour se renvoyer la responsabilité. Santé Québec doit assurer une coordination réelle et garantir la sécurité du personnel comme celle des usagers », déclare la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du CHU de Québec (CSN), Caroline Verret.

La sécurité ne peut pas être une variable d’ajustement

Pour les syndicats, la situation révèle un problème d’organisation du travail et un manque de ressources qui doivent être corrigés sans délai. Le personnel du réseau de la santé et des services sociaux doit pouvoir exercer ses fonctions dans un environnement sécuritaire, avec le soutien de personnes qualifiées pour intervenir dans les situations à risque.

« Quand les décisions sont prises d’abord en fonction des économies à réaliser, ce sont les travailleuses et les travailleurs qui en paient le prix. À l’urgence psychiatrique, des personnes arrivent parfois escortées par des policiers, en pleine désorganisation, puis sont confiées aux équipes soignantes sans qu’un agent d’intervention soit disponible pour assurer la sécurité des lieux. Nos membres vont effectuer leur travail et prendre soin de la population, mais pas au prix de leur intégrité physique et psychologique. Le poste d’agent d’intervention existait avant d’être aboli en novembre 2024. Nous demandons son rétablissement immédiat. Le personnel a la responsabilité de soigner ; l’employeur a celle de lui fournir un milieu de travail sécuritaire », affirme le président du Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Xavier Isabelle.

Les syndicats demandent à Santé Québec et aux établissements concernés de rétablir une présence continue d’intervenant spécialisé en pacification et sécurité (ISPS) à l’urgence psychiatrique du CHUL, de renforcer la prévention de la violence et d’assurer une meilleure coordination des responsabilités en matière de sécurité. Ils réclament également que les incidents soient mieux documentés afin de permettre d’adapter les mesures de prévention aux risques réels. Le personnel ne peut continuer d’être exposé à des dangers évitables alors que des ressources spécialisées peuvent contribuer à prévenir les agressions et à soutenir les équipes.

De plus, ils demandent au gouvernement de rapatrier à l’interne les activités de sécurité actuellement confiées à des agences privées. En intégrant pleinement les agentes et agents de sécurité aux équipes des établissements, le réseau pourrait mieux coordonner les interventions, adapter ses pratiques aux réalités du terrain et renforcer la prévention. Des projets réalisés dans certaines régions ont déjà démontré les avantages de cette approche. Pour les syndicats, la sécurité doit être considérée comme une composante essentielle de la qualité des soins, et non comme une dépense accessoire. Santé Québec et le gouvernement doivent donc donner aux établissements les moyens de bâtir des équipes stables, bien formées et capables d’assurer la sécurité du personnel, comme celle des usagers. La sécurité du personnel et des usagers n’est pas une dépense accessoire : elle est une condition essentielle à la qualité des soins.

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3 000 membres de la catégorie 2 répartis dans cinq établissements de la région de Québec. De son côté, le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale (STT du CIUSSS-CN–CSN) représente plus de 7 150 membres dans la région de la Capitale-Nationale. Ces deux syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui représente quelque 140 000 membres partout au Québec.

Le Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN) représente plus de 5 500 membres de la catégorie 4 du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Répartis dans plus de 60 titres d’emploi, ces membres travaillent dans plus de 200 installations. Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN), qui regroupe plus de 8 000 membres issus d’un large éventail de professions, principalement dans les secteurs de la santé et des services sociaux, mais aussi dans l’éducation, les organismes publics et communautaires, ainsi que dans plusieurs autres secteurs.

Ces trois syndicats sont également affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), qui regroupe 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches, ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui rassemble 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Sauvons le canari dans la mine https://www.csn.qc.ca/actualites/sauvons-le-canari-dans-la-mine/ Thu, 22 Oct 2026 20:37:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119453 Sous le slogan « Dans le réseau, on est tous St-Lô!  Faire front pour les cégeps », plus d’une centaine de salarié-es du réseau collégial de la CSN sont venus démontrer leur solidarité au personnel, et étudiants et étudiantes du cégep de Saint-Laurent plus tôt aujourd’hui. Les membres de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) unissent leurs voix afin d’interpeller le nouveau gouvernement sur l’importance de poser des gestes forts pour recréer des liens avec le milieu syndical.

« Le nouveau gouvernement devra changer d’orientation pour faire sa marque et devra collaborer afin de gouverner. Cela inclut d’écouter les messages envoyés par les syndiqués. Avant toute chose, les droits syndicaux, bafoués par l’adoption de lois sous la CAQ, doivent être rétablis rapidement » d’affirmer Jessica Goldschleger, secrétaire générale de la CSN.

Plus largement, le nouveau gouvernement devra se pencher sur la vétusté générale du réseau collégial québécois. Pour le vice-président regroupement cégep de la FNEEQ–CSN, Yves de Repentigny, la présidente du Secteur soutien cégep à la FEESP–CSN, Marie-Noël Bouffard, le vice-président à la FP–CSN, Ryan William Moon, « Le cégep de Saint-Laurent est le canari dans la mine qui nous alerte sur le niveau de danger que représente le sous-financement chronique et les déficits d’entretien dans nos infrastructures collégiales. De trop nombreux cégeps sont aux prises avec des problèmes majeurs de vétusté et de pénurie de locaux, menant à une surpopulation étudiante, voire à des fermetures de programme, comme ce fut le cas ici avec le programme de francisation. »

« Les professeurs, mais aussi les professionnel-les et les employé-es de soutien des cégeps, doivent avoir les conditions pour bien faire leur travail. Nos étudiants et étudiantes, c’est l’avenir. Nous sommes là pour les accompagner, mais encore faut-il avoir les moyens de le faire correctement. Nos jeunes méritent des lieux d’apprentissage adéquats favorisant la persévérance et la réussite scolaire. Le nouveau gouvernement doit investir dans les rénovations nécessaires afin de maintenir nos infrastructures collégiales », poursuivent-ils.

Le retour à l’équilibre budgétaire est secondaire face à l’urgence de réinvestir massivement dans nos services publics et dans leurs infrastructures. « Il y a toujours deux colonnes dans un budget. Il n’y a pas qu’en réduisant les dépenses qu’on peut assainir les finances publiques. Il faut plutôt augmenter les revenus en mettant en place un système d’imposition progressif taxant davantage les plus riches et les corporations, dont les taux d’imposition n’ont jamais été aussi bas. Les inégalités, de leur côté, n’ont jamais été aussi criantes; il est temps de redistribuer la richesse. Il faut nous donner les moyens d’avoir des réseaux d’éducation, de santé, de services sociaux, de transport collectif accessibles, à la hauteur des besoins de la population », a terminé le président du CCMM–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur, qui sont répartis dans trois fédérations.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 47 cégeps, 50 établissements privés et 12 universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 38 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

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Des partenaires incontournables de la forêt offrent au nouveau gouvernement québécois des solutions pour bâtir des consensus https://www.csn.qc.ca/actualites/des-partenaires-incontournables-de-la-foret-offrent-au-nouveau-gouvernement-quebecois-des-solutions-pour-batir-des-consensus/ Thu, 22 Oct 2026 16:12:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119435 Un regroupement inédit de Premières Nations et d’organisations – qui depuis plus d’un an collaborent au-delà de leurs divergences d’opinion pour définir les conditions d’une modernisation juste et durable du régime forestier – félicite le nouveau gouvernement de son assermentation et Mme Natalie Bisaillon de sa nomination à titre de ministre des Ressources naturelles et des Forêts.

Réunissant des Premières Nations, des syndicats de travailleuses et travailleurs, des groupes environnementaux, des gestionnaires de territoires fauniques, des acteurs du récréotourisme et des entrepreneurs forestiers, le regroupement rappelle l’engagement du Parti Québécois à lancer sans tarder la réforme du régime forestier. Il lui propose une démarche claire, structurée et rassembleuse pour éviter les écueils du passé.

« Nous saluons la volonté du nouveau gouvernement de consulter les acteurs du régime forestier et les Premières Nations afin de déposer avant la fin de 2027 cette réforme tant attendue. Nous lui tendons la main pour l’aider à accomplir cette promesse, forts de notre succès depuis un an à construire un espace de concertation pour sortir de l’impasse sur la question forestière. La précédente tentative de réforme (le projet de loi 97), élaborée sans véritable dialogue en amont, a fait perdre près de deux ans et a ébranlé la confiance du public. Reprendre la même voie coûterait cher en temps, en argent et nuirait au climat social. Nous proposons donc à la ministre Bisaillon une démarche en trois volets pour bâtir une réforme transformatrice, légitime et pérenne », expliquent les Premières Nations et les organisations membres du regroupement.

Trois gestes essentiels à poser

Afin d’établir le dialogue, de restaurer la confiance et de lancer rapidement un processus de concertation rigoureux, le regroupement propose à la ministre trois gestes prioritaires :

  • Mandater un groupe de travail pour élaborer un énoncé de politique forestière. Composé de personnes en mesure de représenter la diversité des acteurs concernés par la gestion forestière, ce groupe aurait pour mandat de proposer rapidement une vision rassembleuse de la forêt québécoise. Cet énoncé jetterait les bases d’une modernisation durable du régime forestier et d’une politique industrielle capable de transformer le secteur et de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux.
  • Mettre sur pied une Table nationale des partenaires. Indépendante du ministère des Ressources naturelles et des Forêts et dotée d’une présidence reconnue par l’ensemble des parties, cette table établirait un diagnostic de la situation, dégagerait des solutions consensuelles et cernerait clairement les désaccords qui subsistent. Elle offrirait un espace de dialogue comme socle à l’élaboration du nouveau régime forestier.
  • Créer un Conseil national de « gouvernements à gouvernement ». Cette instance établirait un lieu de dialogue et de négociation entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargés de co-construire le prochain régime forestier.

« Nos propositions n’ajoutent aucune structure coûteuse. Elles s’appuient sur ce qui existe déjà : les recommandations de nombreux mémoires déposés ces dernières années et le travail de rapprochement que notre regroupement mène pour dégager des consensus. Le véritable coût n’est pas de prendre le temps de se concerter; c’est de voir une réforme échouer, de prolonger un statu quo intenable et de perdre encore des années faute d’écouter les voies de passage qui se dessinent parmi la majorité des acteurs de la gestion forestière et de la forêt », estiment les membres du regroupement.

Les Premières Nations et les organisations membres du regroupement réaffirment leur entière collaboration avec la ministre Natalie Bisaillon pour faire de la réforme promise une réussite. Elles l’invitent à les rencontrer rapidement pour entendre le détail de leurs propositions et contribuer, dès les premières semaines de son mandat, à la mise en place d’une démarche crédible et rassembleuse.

Signataires:

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Dominic Dugré, Président-directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

 

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Vente responsable d’alcool : l’étude met en lumière des failles dans les Zones SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/vente-responsable-dalcool-letude-met-en-lumiere-des-failles-dans-les-zones-saq/ Thu, 22 Oct 2026 09:59:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119413 Quand l’alcool de la SAQ est vendu ailleurs qu’en succursale, le contrôle ne suit pas. C’est ce que révèle une étude menée à l’été 2026 par la firme ENIPSO pour le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ). Lors de 191 visites de clients mystères dans des commerces comprenant une Zone SAQ – soit des établissements privés qui vendent des produits de la SAQ sans être opérés par l’agence gouvernementale, les règles de vente responsable d’alcool ont été appliquées de façon très inégale.

Ce que l’étude a observé

  • Un parent qui achète pour son ado. Un jeune de 16 ou 17 ans choisissait lui-même une bouteille et l’apportait à la caisse, puis son parent payait. La vente a été autorisée dans 74 % des cas. Deux fois sur trois, personne n’a demandé l’âge du jeune.
  • Des jeunes adultes qui ne sont pas cartés. Sept fois sur dix, un jeune de 18 à 25 ans est reparti avec de l’alcool sans montrer de pièce d’identité. Pourtant, la consigne est de demander une preuve d’âge à toute personne qui semble avoir moins de 25 ans.
  • Personne pour surveiller. Dans 93 % des visites, aucun employé n’était présent dans la Zone SAQ. Dans 76 % des cas, l’alcool, y compris les spiritueux, était en libre accès, pas sous clé.
  • Les caisses libre-service, encore moins de contrôle. La vente a été refusée dans 10,5 % des transactions en libre-service, contre 26,2 % avec un employé à la caisse.

« Vendre de l’alcool de façon responsable, c’est un métier. Ça prend du monde formé, du temps et de l’encadrement, explique Martin Lachance, président du SEMB-SAQ. On ne blâme pas les commis d’épicerie ou de dépanneur, mais nous avons la meilleure expertise au monde pour vendre de l’alcool. »

Caroline Senneville, présidente de la CSN, aborde les impacts sociaux du virage de la SAQ :

« la vente responsable ne devrait pas reposer uniquement sur la vigilance et le jugement individuel d’un commis, mais aussi sur un ensemble de bonnes pratiques, de processus et de mécanismes qui encadrent la vente d’alcool, il en va de la santé publique! ».

À voir trop grand, la SAQ perd de vue sa mission

« L’expansion à tous vents de la SAQ, sans égard à la santé publique et aux règles en place, nuit aux Québécoises et aux Québécois, explique Simon-Mathieu Malenfant, vice-président-trésorier de la FEESP-CSN. Non seulement nous laissons aller une partie du profit entre les mains du privé, mais en plus, la SAQ se lave les mains de sa responsabilité envers le public en appliquant un laisser-aller dans les zones SAQ. En cherchant à faire toujours plus de profit, la SAQ s’éloigne de sa mission. »

Ce que le SEMB-SAQ demande
Le SEMB-SAQ demande à la SAQ de mettre en pause ses nouveaux projets d’expansion tant qu’un examen rigoureux de leurs impacts sur la santé publique et sur les pratiques de vente responsable n’aura pas été réalisé. Convaincu que l’expertise de la SAQ et de son personnel demeure le meilleur modèle pour encadrer la vente d’alcool au Québec, le syndicat réclame également une vaste consultation sur l’avenir de la distribution et de la vente d’alcool au Québec, à laquelle l’ensemble des acteurs concernés devra être invité et entendu. Dans cet esprit, le SEMB-SAQ demande au nouveau gouvernement et à la SAQ de faire le point sur l’expansion des Zones SAQ avant d’en ouvrir d’autres, et que l’expertise du personnel des succursales soit pleinement reconnue comme un outil essentiel de santé publique.

À propos de l’étude
ENIPSO, cabinet-conseil québécois, a réalisé 191 visites en juillet et août 2026 selon quatre scénarios : jeune de 18 à 25 ans seul, groupe de jeunes, parent avec un mineur et client en état d’ébriété. Les commerces n’étaient pas informés de la démarche. Les mineurs n’ont jamais acheté d’alcool eux-mêmes; le protocole était encadré par la firme.

À propos du SEMB-SAQ
Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 350 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Réaction de la CSN à la nomination du Conseil des ministres https://www.csn.qc.ca/actualites/reaction-de-la-csn-a-la-nomination-du-conseil-des-ministres/ Wed, 21 Oct 2026 20:56:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119426 La CSN salue l’entrée en fonction du Conseil des ministres de Paul St-Pierre Plamondon et invite les nouveaux ministres à faire de la concertation une pratique quotidienne. Pour la centrale syndicale, la réussite de ce gouvernement minoritaire passera par sa capacité à travailler avec celles et ceux qui font fonctionner le Québec.

« Nous félicitons les femmes et les hommes qui prennent aujourd’hui la responsabilité de gouverner. Le premier ministre a promis un gouvernement à l’écoute. Nous lui offrons notre collaboration, et nous serons à la table dès les premières semaines », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Un Conseil des ministres réduit, c’est un choix qui appartient au premier ministre. Mais un cabinet plus petit ne doit pas devenir le prélude à un État plus faible. Face aux crises, la population a besoin de services publics solides et de travailleuses et de travailleurs respectés », ajoute-t-elle.

Santé : décentraliser sans déstabiliser

La CSN prend acte de la nomination de Marie-Karlynn Laflamme à la Santé, à la Prévention et aux Aînés, et de celle de Camille Pellerin-Forget à titre de ministre déléguée à la Santé mentale et aux Services sociaux. Face aux nombreux défis en matière de santé et de services sociaux, la CSN continuera d’appuyer une décentralisation qui redonne leur place aux CLSC, à la prévention et au soutien à domicile et rappelle qu’elle continuera de s’opposer à toute ouverture supplémentaire au privé.

Éducation et Enseignement supérieur : un financement à la hauteur

La CSN souhaite participer pleinement aux États généraux sur l’éducation annoncés par le nouveau détenteur du portefeuille de cet important ministère, Joël Arseneau. De la petite enfance à l’université, les réseaux souffrent d’un sous-financement chronique. Ils ne pourront pas absorber de nouvelles compressions. Ce sera un défi de taille également pour la nouvelle ministre de l’Enseignement supérieur, Elsie Lefebvre, avec laquelle la CSN est prête à collaborer.

Finances et Trésor : non à l’austérité

Le retour de Nicolas Marceau aux Finances et l’arrivée d’Alain Therrien au Conseil du trésor s’accompagnent d’un objectif de retour rapide à l’équilibre budgétaire. La CSN met en garde contre toute coupe dans les services publics. À l’aube de la négociation du secteur public, la CSN tient à rappeler que le coût de la vie demeure extrêmement élevé pour tout le monde. Bien que la crise inflationniste soit en partie derrière nous, ses impacts se font sentir à tous les jours. Le mécanisme de protection du pouvoir d’achat, obtenu lors de la dernière négociation, démontre toute son importance dans les circonstances.

« Imposer une austérité aux services publics, c’est faire mal à celles et à ceux qui les dispensent, mais aussi aux Québécoises et aux Québécois qui en bénéficient, prévient la présidente. Avant de foncer tête baissée, le Parti Québécois devrait réfléchir aux répercussions que cela entraînerait. »

Travail : abroger les lois antisyndicales

La CSN réitère son appel au retrait des lois 4 et 14 imposées par la CAQ, d’autant que la loi 14 de l’ex-ministre du Travail, Jean Boulet, vient de connaître un premier revers juridique d’importance au Tribunal administratif du travail. Le nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Mathieu Lebrun, aura l’occasion de poser un geste fort dès les 100 premiers jours. Après des années de confrontation sous le gouvernement de la CAQ, il est plus important que jamais de rétablir un dialogue fécond et respectueux avec les acteurs de la société civile, ainsi que l’équilibre dans les relations de travail.

Économie et Énergie : miser sur les travailleuses et les travailleurs

La CSN invite le nouveau ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie, Stéphane Paquet, à faire des travailleuses et des travailleurs les piliers du redressement économique du Québec. Elle l’appelle à doter le Québec d’une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre. C’est ainsi que le Québec bâtira une économie résiliente, capable de créer des emplois de qualité dans toutes les régions.

Immigration : les droits avant tout

La CSN rappelle à la nouvelle ministre de l’Immigration et de l’Intégration, Catherine Gentilcore, que des milliers de travailleuses et de travailleurs issus de l’immigration soutiennent des pans entiers de notre économie. Toute réforme devra protéger leurs droits et renforcer l’accès à la francisation en milieu de travail. La CSN souligne en outre le rôle crucial de leader parlementaire du gouvernement qu’occupera désormais Mme Gentilcore. Elle devra bâtir des ponts avec les oppositions. La CSN l’invite à faire de cette collaboration la norme, notamment pour abroger les lois antisyndicales.

Culture, Communications et Langue française : protéger l’information

La CSN compte sur Pascal Bérubé, nouveau ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française, pour soutenir les médias d’information, essentiels à notre vie démocratique. La CSN l’invite aussi à faire de la promotion de la langue française, notamment au travail, une priorité concrète.

Démocratie : le courage de réformer le mode de scrutin

La CSN invite le gouvernement à aller de l’avant avec la réforme du mode de scrutin à laquelle il s’est engagé. Quant à la souveraineté, la CSN doit entamer une démarche de consultation de ses membres au cours des prochains mois afin d’actualiser sa position, conformément à une résolution de son 68e Congrès.

Mme Senneville conclut : « Il y aura des désaccords, c’est certain. Mais c’est dans le dialogue que se trouvent les meilleures solutions. Notre porte est ouverte, et nous comptons sur la collaboration des membres du nouveau conseil des ministres pour bâtir la suite ».

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Les lockouté-es de la Ferme Saint-Zotique portent leur message jusqu’au siège social de Burnbrae https://www.csn.qc.ca/actualites/les-lockoute-es-de-la-ferme-st-zotique-portent-leur-message-jusquau-siege-social-de-burnbrae/ Wed, 21 Oct 2026 16:18:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119415 Le 6 octobre, le syndicat déposait ses demandes financières dans le cadre de la conciliation. L’employeur devait y répondre le 16 octobre, mais a annulé la rencontre prévue et reporté sa réponse au 11 novembre, invoquant une réévaluation de ses opérations par ses hautes instances. La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ferme Saint-Zotique (STTFSZ–CSN), Régine Sergerie, explique pourquoi les lockouté-es ont choisi de se rendre jusqu’à Lyn :

« On nous a expliqué que les décisions se prennent au plus haut niveau de l’entreprise. C’est pour ça qu’on est venus porter notre message ici ! On veut retourner au travail, mais pour y arriver, il faut que Burnbrae revienne à la table avec la volonté de conclure. »

Le recours à des œufs états-uniens soulève des inquiétudes
La Ferme Saint-Zotique joue un rôle important dans l’approvisionnement du marché québécois en produisant 30 % des œufs vendus en épicerie. Les travailleuses et  travailleurs s’inquiètent des répercussions des décisions de l’entreprise sur l’avenir des emplois et des activités de production au Québec.

À ce sujet, la présidente de la CSN, Caroline Senneville :

« Pendant que les salarié-es sont maintenus en lockout, l’entreprise a indiqué à ses clients qu’elle pourrait s’approvisionner en œufs provenant des États-Unis pour alimenter le marché québécois ! Les travailleuses et les travailleurs de Saint-Zotique sont pourtant disponibles et prêts à effectuer leur travail. La meilleure solution demeure de reprendre les négociations. »

Le syndicat souhaite un retour au travail
Soucieux que les consommatrices et les consommateurs connaissent la réalité derrière ce conflit, le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, ajoute que :

« Ce n’est pas une grève : ce sont des salarié-es qui ont été mis en lockout par leur employeur. On demeurera à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent une convention collective juste et le retour au travail qu’ils réclament depuis le début. »

Le président de la Fédération du commerce était en direct sur les ondes de LCN hier soir à 18 h 35, afin de discuter de ce sujet.

Une mobilisation qui dépasse les portes de l’usine
L’action à Lyn a également rassemblé des représentantes et représentants de la CSN venus appuyer les travailleuses et travailleurs de Saint-Zotique.

« Quand un employeur s’attaque à un syndicat, il s’attaque à tout le mouvement. Le 2 octobre, on avait dit qu’on ne laisserait pas tomber les travailleuses et travailleurs de la Ferme Saint-Zotique. Aujourd’hui, on est là. Ils ne sont pas seuls, et la direction doit le comprendre », lance la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit.

À propos
Le STTFSZ–CSN représente près d’une centaine de salarié-es de l’usine de classement d’œufs de Saint-Zotique. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN, qui regroupe plus de 67 000 membres, ainsi qu’au Conseil central de la Montérégie–CSN. La CSN rassemble plus de 350 000 travailleuses et travailleurs dans l’ensemble des secteurs d’activité.

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Plus de 150 personnes réclament la fin du conflit et exigent que le conseil d’administration écoute les membres https://www.csn.qc.ca/actualites/plus-de-150-personnes-reclament-la-fin-du-conflit-et-exigent-que-le-conseil-dadministration-ecoute-les-membres/ Tue, 20 Oct 2026 15:43:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119400 Plus de 150 Madelinots et Madeliniennes, accompagnés de la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, ainsi que du président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, Pierre‑Luc Boulay, se sont réunis aujourd’hui devant le IGA Coop l’Unité, afin de dénoncer l’inaction du conseil d’administration de la coopérative et réclamer qu’il entende enfin la voix de ses membres.

Réunis dans le cadre d’un grand rassemblement citoyen, les participantes et participants ont répondu à l’appel des salarié-es en grève depuis le 25 juillet dernier. Leur message est clair : il est temps de mettre fin à un conflit qui s’éternise et de rouvrir la Coop.

Au cours des dernières semaines, des membres de la coopérative ont entrepris des démarches en vue d’obtenir la tenue d’une assemblée générale spéciale. Pour les personnes présentes au rassemblement, le conseil d’administration doit répondre à cet appel et permettre aux membres de se prononcer sur la gestion du conflit.

« Nous sommes membres de cette coopérative et nous croyons qu’il est normal d’être entendus lorsqu’une situation aussi importante met en péril les services de notre Coop et son avenir. Ce sont 265 membres qui ont exprimé leur volonté de voir une assemblée se tenir rapidement. Le conseil d’administration doit les écouter et leur donner la parole », Robert Mercier, l’un des initiateurs de la démarche citoyenne.

Un règlement à portée de main

Alors que la négociation se poursuit en conciliation, les parties ont réglé l’ensemble des enjeux à l’exception de la question salariale. Les travailleuses et les travailleurs demandent des augmentations leur permettant de mieux faire face au coût de la vie particulièrement élevé aux Îles-de-la-Madeleine.

« Depuis presque trois mois, nos membres démontrent une détermination remarquable. Nous voulons revenir au travail et servir la population. La solution est pourtant à portée de main. Ce conflit doit prendre fin et le conseil d’administration doit faire ce qu’il faut pour conclure une entente juste qui permettra la réouverture de notre Coop », souligne la présidente du Syndicat des employé-es du IGA Coop l’Unité, Patricia Prince.

Pour la présidente de la CSN, le rassemblement citoyen témoigne de l’appui exceptionnel dont bénéficient les salarié-es depuis le début du conflit. « La mobilisation d’aujourd’hui envoie un message puissant. Les travailleuses et les travailleurs ne sont pas seuls. Les membres de la coopérative, les Madelinots et les Madeliniennes demandent au conseil d’administration de faire preuve d’écoute et de leadership. Une coopérative appartient à ses membres. Quand ceux-ci demandent à être entendus, le conseil d’administration a la responsabilité de leur ouvrir la porte », affirme Caroline Senneville.

De son côté, le président de la Fédération du commerce, Serge Monette, estime qu’il est temps de mesurer l’impact du conflit sur l’avenir de l’entreprise. « Une grève qui s’étire pendant des mois entraîne des pertes importantes pour une compagnie, mais aussi des répercussions sur son image, sa clientèle et sa capacité à retenir sa main-d’œuvre. Dans ce dossier, parvenir à un règlement n’est pas seulement une question de relations de travail, c’est aussi une décision de gestion responsable pour assurer l’avenir de la Coop. »

« Le conflit dure depuis trop longtemps et ses conséquences se font sentir dans toute la communauté. Aujourd’hui, plus de 150 personnes se sont déplacées pour demander une chose toute simple : que les membres puissent exercer leur droit démocratique et que tout soit mis en œuvre pour parvenir à un règlement. Le conseil d’administration doit entendre ce message et agir rapidement », ajoute quant à lui Pierre‑Luc Boulay, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.

Les organisateurs du rassemblement rappellent que la Coop occupe une place importante dans la communauté madelinienne et qu’il est dans l’intérêt de la population qu’une solution soit trouvée rapidement.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.


 

Revue de presse
TVA : Un conflit qui « dure depuis trop longtemps » à Cap-aux-Meules

TVA : Plus de 150 Madelinots en appui aux salariés de la Coop L’Unité

CFIM : Coop l’Unité: plus d’une centaine de personnes en appui aux syndiqués

Radio-Canada : Rassemblement citoyen devant la Coop L’Unité aux Îles

]]> Alstom refuse toujours de négocier avec ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/alstom-refuse-toujours-de-negocier-avec-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Mon, 19 Oct 2026 16:10:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119319 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN dénonce l’absence totale de l’employeur à la table de négociation. Plus d’un mois après le dépôt de l’avis de négociation, et malgré plusieurs relances de la partie syndicale, l’employeur refuse toujours de proposer des dates de rencontre. Une attitude qui témoigne d’un manque flagrant de considération envers les travailleuses et les travailleurs qui contribuent directement à la réalisation de ses contrats.

Un employeur présent pour les annonces, absent pour négocier

« L’employeur s’est montré très réactif lorsqu’il était question de célébrer la commande de VIA Rail pour la construction de 313 nouvelles voitures. Mais lorsqu’il s’agit d’écouter les demandes des travailleuses et des travailleurs qui mèneront ce projet à terme, il est soudainement absent à l’appel. On ne peut pas se réjouir des contrats qui entrent sans être prêt à s’asseoir à la table pour négocier avec celles et ceux qui vont les réaliser », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, l’attitude de l’employeur est inacceptable. « Cette situation frise la mauvaise foi. L’employeur doit revoir ses priorités et comprendre que ses contrats ne se réaliseront pas tout seuls. Derrière chaque commande, il y a des travailleuses et des travailleurs qui mettent leur savoir-faire et leurs efforts à contribution. S’il veut pouvoir compter sur eux pour livrer ses projets, il doit faire preuve de respect et s’engager sérieusement dans la négociation d’un nouveau contrat de travail. Les travailleuses et les travailleurs méritent mieux que le silence », poursuit Mme Ross.

Le STT d’Alstom La Pocatière–CSN demande à l’employeur de mettre fin à son silence, de répondre aux demandes syndicales et de convenir sans délai de dates de négociation. « Depuis le mois d’août que l’employeur nous dit qu’il est prêt à négocier. Il est plus que temps qu’il le prouve, car ça fait déjà près d’un mois que les membres attendent! », explique Claude Michaud, le président du syndicat. Les travailleuses et les travailleurs sont prêts à négocier de bonne foi afin de conclure une entente et de contribuer à la réalisation de ce projet majeur, qui représente des retombées économiques importantes pour la région. Encore faut-il que l’employeur fasse preuve de la même volonté et accepte enfin de s’asseoir à la table de négociation.

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Amazon subit un nouveau revers en Cour supérieure https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-subit-un-nouveau-revers-en-cour-superieure/ Mon, 19 Oct 2026 15:52:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119316 Malgré ses prétentions, Amazon n’est pas habilitée à contester la constitutionnalité du mécanisme d’accréditation syndicale qui prévaut au Québec ni à demander la révocation de l’accréditation du syndicat qui représente les employé-es de l’entrepôt DXT4, aujourd’hui fermé, à Laval. Dans un jugement rendu vendredi dernier, la Cour supérieure rejette en ce sens la demande de contrôle judiciaire d’Amazon et reconfirme la décision rendue par le Tribunal administratif du travail (TAT) le 22 octobre 2024.

La multinationale américaine conteste depuis le tout début la syndicalisation, en mai 2024, de ses 230 employé-es de l’entrepôt DXT4. À ses yeux, l’absence d’un vote obligatoire au scrutin secret porterait atteinte à la liberté d’association des salarié-es. Amazon demandait également la révocation de l’accréditation, alléguant que l’agente du TAT n’aurait pas effectué les vérifications nécessaires concernant la représentativité du syndicat.

C’est sans ménagement que le tribunal rejette ces deux demandes.

Dans sa décision, la juge Catherine Piché revalide les principes mis de l’avant par le TAT : Amazon, en tant qu’employeur, ne peut pas invoquer la liberté d’association… des salarié-es. Le Code du travail permet certes à l’employeur d’intervenir sur la définition de l’unité d’accréditation et sur les personnes qu’elle comprend, mais son exclusion du débat portant sur le « caractère représentatif » du syndicat et sur la méthode utilisée pour le vérifier vise à protéger la confidentialité des adhésions syndicales et à prévenir toute forme d’ingérence ou de représailles de l’employeur.

La Cour rejette également la demande de révocation de l’accréditation syndicale, confirmant la conclusion du TAT selon laquelle les allégations d’Amazon reposaient sur des soupçons, des suppositions et du ouï-dire.

« Bien avant de fermer l’ensemble de ses entrepôts au Québec, Amazon se plaçait déjà au-dessus de la loi, contestant la constitutionnalité même du Code du travail et la capacité de nos organismes judiciaires à le faire respecter », fait remarquer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« La guérilla judiciaire lancée par Amazon vient de frapper un mur, encore une fois. Il est toutefois hautement regrettable que ces mesures dilatoires, omniprésentes au cours de l’autre procès visant les fermetures, retardent l’obtention de justice et de réparations pour les centaines de travailleuses et de travailleurs qui ont perdu leur emploi en janvier 2025. »


À propos

Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La santé et la sécurité du travail, ce n’est pas un jeu https://www.csn.qc.ca/actualites/la-sante-et-la-securite-du-travail-ce-nest-pas-un-jeu/ Sun, 18 Oct 2026 10:00:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119274 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance aujourd’hui sa Semaine nationale de la santé et de la sécurité du travail, qui se déroule du 18 au 24 octobre sous le thème « La santé et la sécurité du travail, ce n’est pas un jeu ». Des activités de sensibilisation et de mobilisation auront lieu partout au Québec afin de rappeler l’importance de la prévention dans les milieux de travail.

Cette édition se tient alors que le bilan de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail doit être déposé cet automne à l’Assemblée nationale. Pour la CSN, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fait fausse route en excluant les secteurs de la santé, des services sociaux et de l’éducation de certains mécanismes permanents de prévention.

Une exclusion toujours dénoncée

« La santé et la sécurité du travail ne doivent jamais être considérées comme un coût ou une formalité administrative. Chaque travailleuse et chaque travailleur a le droit de rentrer chez soi en santé, et en vie. Il est incompréhensible qu’on ait retiré des outils essentiels de prévention à des secteurs aussi névralgiques avant même d’en avoir évalué les effets », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La centrale continue de dénoncer cette exclusion, qui touche majoritairement des secteurs à prédominance féminine, et poursuit sa contestation judiciaire afin d’obtenir les mêmes protections pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs.

Une judiciarisation qui inquiète

La CSN s’inquiète également de la judiciarisation croissante du régime. Alors que la réforme devait améliorer le sort des victimes de lésions professionnelles, le nombre de dossiers ouverts en matière de santé et de sécurité du travail auprès du Tribunal administratif du travail et de son ancêtre, la Commission des lésions professionnelles, est passé d’un peu moins de 23 000 à près de 45 000 en 25 ans.

« Lorsqu’une personne blessée ou malade doit multiplier les démarches pour faire reconnaître ses droits, c’est tout le régime qui est remis en question. Trop souvent, les mécanismes de contestation sont utilisés à l’encontre des victimes plutôt que pour les accompagner », soutient Mme Senneville.

Des ressources insuffisantes à la CNESST

La CSN dénonce également le gel d’embauche imposé par le gouvernement sortant. Ce gel affecte directement la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), notamment par des réductions de services. Rappelons que le financement de la CNESST ne repose pas sur l’État, mais sur des cotisations versées par les employeurs.

« Comment s’assurer que les activités d’inspection, l’accompagnement des travailleurs accidentés et la prévention soient optimaux si on retire la capacité d’agir à la CNESST ? Tout cela dans un contexte où les besoins sont grandissants, où les risques se complexifient et où plusieurs catégories de travailleuses et de travailleurs demeurent particulièrement vulnérables, notamment les travailleurs étrangers temporaires. Il faut donner à la CNESST les moyens de remplir pleinement sa mission », observe la présidente.

Les changements climatiques, un enjeu de santé et de sécurité

La CSN rappelle également que les changements climatiques représentent un défi croissant pour la santé et la sécurité du travail. Les épisodes de chaleur extrême et les événements météorologiques extraordinaires plus fréquents exposent un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs à des risques accrus.

« Les changements climatiques ont déjà des conséquences directes sur la santé et la sécurité du travail. Le Québec doit s’orienter vers une transition écologique qui va de pair avec la protection des emplois, le développement des compétences et l’intégration de véritables mesures de prévention dans les milieux de travail », conclut Caroline Senneville.

À travers les activités organisées cette semaine, la CSN réaffirme son engagement en faveur d’un régime de santé et de sécurité du travail fondé sur la prévention, la participation des travailleuses et des travailleurs et le respect des droits des victimes.

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Rétablir les droits syndicaux maintenant https://www.csn.qc.ca/actualites/retablir-les-droits-syndicaux-maintenant/ Thu, 15 Oct 2026 15:36:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119284 La campagne électorale qui s’est terminée par l’élection d’un nouveau gouvernement a été longue, mais le résultat a été très clair. Les électeurs ont mis à la porte l’ancien gouvernement et aucun caquiste n’a résisté à cette volonté de changement au Québec.

Parmi ces électeurs, il y a des travailleuses et des travailleurs syndiqués qui ont voté pour que leurs droits bafoués par l’adoption de lois antisyndicales soient rétablis. Ils n’acceptent pas que le dernier gouvernement, propatronal, soit venu jouer dans l’équilibre du rapport de force en s’ingérant dans l’organisation interne des syndicats. Cette intrusion risque de limiter leur pouvoir d’action et de modifier le processus des négociations collectives, favorisant dès lors la partie patronale.

En tant que représentants de ces travailleuses et travailleurs, nous souhaitons le rétablissement de leurs droits syndicaux rapidement.
La semaine dernière, le Tribunal administratif du travail (TAT) a par ailleurs donné raison à la CSN dans la cause des salariées du Jardin de Robi, CPE du Lac-Saint-Jean, en déclarant un grand pan du projet législatif de la CAQ, inconstitutionnel.

Dans cette perspective, il est essentiel de corriger sans délai cette situation. Ce déséquilibre profite aux employeurs et désavantage largement les travailleuses et les travailleurs dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. C’est une attaque à leurs droits fondamentaux.
Dans un contexte où l’inflation exerce une pression constante sur les ménages, les travailleuses et les travailleurs doivent, plus que jamais, pouvoir compter sur tous les outils et les droits permis par l’encadrement législatif dont le Québec s’est doté. Cela comprend inévitablement la grève. Par-dessus tout, ils ont le droit de vouloir protéger leur pouvoir d’achat.

Nous nous attendons donc à des prises de position immédiates de la part des nouveaux élu-es de l’Assemblée nationale. Les lois anti-travailleurs adoptées par le gouvernement précédent doivent être abrogées au cours des 100 premiers jours du mandat. Nous demandons un retrait complet des mesures attaquant notre fonctionnement et notre droit de grève et un rétablissement complet de notre liberté à nous gouverner de manière autonome afin que nous puissions nous mobiliser à notre guise. À cet effet, nous avons sollicité des rencontres à court terme avec toutes et tous les député-es du Parti québécois.

Nous resterons visibles pour rappeler nos enjeux et nos revendications. Ce que nous demandons n’est pas compliqué. Ça ne coûte rien. Il suffit d’une volonté politique de la part du nouveau gouvernement. Agir en ce sens, c’est un pas nécessaire vers le rétablissement du dialogue avec les organisations syndicales et la société civile dont le Québec a besoin.

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Les salarié-es de Québec Linge déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-quebec-linge-declenchent-la-greve/ Thu, 15 Oct 2026 13:12:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119277 Après des mois de négociation qui n’ont pas permis d’en arriver à une entente, la vingtaine de salarié-es de l’entreprise Québec Linge, à Saguenay, ont déclenché une grève ce matin.

Alors que la convention collective est échue depuis février dernier, plusieurs points demeurent en litige à la table de négociation. C’est le cas des salaires, de l’assurance collective, des heures de travail, des congés et du régime de retraite.

« Nous avons eu plusieurs rencontres de négociation depuis le mois de mars. Malheureusement, la partie patronale ne semble pas prendre au sérieux les revendications de ses employé-es et laisse traîner les discussions. Il y a encore beaucoup trop d’enjeux qui ne sont pas encore réglés et pour lesquels on ne sent pas d’écoute de la part de l’employeur. On esère que la grève les aidera à entendre raison », explique le président de la Fédération du commerce, Serge Monette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le contexte économique des dernières années n’est pas étranger aux demandes portées par les travailleuses et les travailleurs. « L’inflation des dernières années a eu un impact considérable sur le pouvoir d’achat des salarié-es. Il est tout à fait normal que ceux-ci désirent améliorer leurs conditions de travail. Surtout avec les salaires octroyés jusqu’à maintenant par la compagnie », soutient-elle.

En effet, les salaires des employé-es de Québec Linge sont loin d’être mirobolants : alors que le salaire d’entrée avoisine le salaire minimum, le salaire au maximum de l’échelle plafonne à 20,02 $ l’heure pour un préposé au lavage et au triage.

« Ce n’est pas normal que des employé-es qui travaillent à temps peinent à arriver financièrement », déplore pour sa part la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay. « Les travailleurs et les travailleuses de Québec Linge sont déterminés à améliorer leur sort et nous les soutiendrons dans leur lutte jusqu’à l’obtention d’une entente satisfaisante. »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Québec Linge Saguenay compte une vingtaine de membres. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Forte de 350 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le TAT déclare inopérantes les nouvelles limitations au droit de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tat-declare-inoperantes-les-nouvelles-limitations-au-droit-de-greve/ Fri, 09 Oct 2026 20:04:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119127 Le Tribunal administratif du travail (TAT) déclare inopérantes les nouvelles dispositions limitant le droit de grève adoptées sous le gouvernement de la CAQ en 2025. Dans un jugement rendu public aujourd’hui, le Tribunal accueille la requête déposée par le syndicat représentant les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi, affilié à la CSN, qui visait à faire déclarer les dispositions inopérantes.

Dans leur jugement, les trois juges du TAT concluent que les dispositions du Code du travail qui encadrent le régime des services assurant le bien-être de la population ont porté atteinte de manière injustifiée à la liberté d’association et au droit de grève des travailleuses.

Le litige portait sur le nouveau régime des services assurant le bien-être de la population, introduit au Code du travail par la loi 14. Sous ce régime, le gouvernement peut désigner, par décret, un employeur et un syndicat afin que le TAT détermine si des services minimaux doivent être maintenus pendant une grève ou un lockout et, le cas échéant, les impose.

Le CPE Le Jardin de Robi a été le premier employeur québécois à demander l’application de ce nouveau mécanisme. Le 13 mars 2026, le TAT avait ordonné aux parties de maintenir des services minimaux. Dans une seconde décision, rendue le 26 mars, le TAT avait imposé le maintien du service de garde trois jours par semaine. La première décision précisait toutefois que ses ordonnances étaient interlocutoires et que leur validité dépendrait de l’issue de la contestation constitutionnelle entreprise par le Syndicat.

Dans sa contestation, le Syndicat a soutenu que ce régime avait, dans les faits, cassé la grève, réduit à néant la mobilisation et déplacé le rapport de force en faveur de l’employeur.

Le TAT estime que les nouvelles dispositions de la loi ont substantiellement entravé le droit d’association du Syndicat, notamment son droit de grève et son accès à un processus véritable de négociation collective, et que cette atteinte ne peut être justifiée au regard de l’article premier de la Charte canadienne et de l’article 9.1 de la Charte québécoise. Le TAT conclut, en somme, que le régime va au-delà de ce qui est nécessaire pour protéger la population et qu’il porte une atteinte excessive au droit d’association.

Elles et il ont déclaré :

« Nous l’avons dit à plusieurs reprises depuis son adoption : cette loi ne respecte ni les droits des syndicats ni ceux des syndiqué-es. Le tribunal nous donne maintenant raison et c’est pourquoi nous demandons au nouveau gouvernement de ne pas porter cette décision en révision judiciaire et de retirer les dispositions limitant le droit de grève et la liberté d’association des salarié-es. D’ici là, nous continuerons de contester les nouvelles dispositions de la loi 14 devant les tribunaux. » Caroline Senneville, présidente de la CSN

« Malgré les obstacles, nous n’avons jamais renoncé à défendre les conditions de travail pour lesquelles nous nous étions battues par le passé. Notre grève était légitime et nécessaire. Nous sommes heureuses de cette décision, même si nous estimons qu’elle arrive trop tard, alors que le conflit est réglé depuis plusieurs mois déjà. » Nathalie Duperré, présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN

« Les salariées du Jardin de Robi se sont tenues debout jusqu’au bout pour défendre le droit de grève, un droit qui appartient à toutes les travailleuses et tous les travailleurs du Québec. Elles méritent toute notre estime. » Manon Tremblay, présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN

« Nous le disons depuis le début : les lois antisyndicales adoptées dans les derniers mois du gouvernement de la CAQ vont à l’encontre des droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs. Nous continuerons à les contester. » Réjean Leclerc, président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN

La vingtaine de salarié-es du CPE Le Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux et au Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le gouvernement fédéral ne doit pas perpétuer la discrimination des femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/gouv-fed-ne-doit-pas-perpetuer-la-discrimination-des-femmes/ Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119083 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), le Conseil national des chômeurs et des chômeuses (CNC) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) pressent le gouvernement fédéral de Mark Carney de ne pas porter en appel la décision de la Cour fédérale en faveur des six mères menant une bataille juridique pour faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi sur l’assurance-emploi.

« Nous sommes soulagés que la Cour d’appel fédérale ait rendu une décision favorable dans ce dossier. Les femmes ne devraient pas perdre leur protection en cas de chômage quand elles choisissent de prendre un congé de maternité, c’est une déficience dans la loi qui pénalise des centaines de mères chaque année. Il faut comprendre que ça va faire plus de dix ans que le gouvernement fait la sourde oreille quand on lui demande d’agir dans ce dossier, on l’exhorte aujourd’hui de ne pas porter en appel cette décision », explique Julie Proulx, porte-parole du MASSE.

Le 3 septembre dernier, la Cour d’appel fédérale a jugé que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi qui privent les mères recevant des prestations de maternité et des prestations parentales de l’accès aux prestations régulières d’assurance-emploi violent l’article 15 de la Charte canadienne sans justification. Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par six mères depuis 2018, accompagnées par le Mouvement Action-Chômage de Montréal et le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen.

La décision rendue reconnait que les mères qui sont privées de prestations d’assurance-chômage à la suite d’un congé de maternité ou de parentalité subissent une discrimination en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit d’une immense victoire pour l’égalité des genres et la reconnaissance du travail invisible lié à la parentalité. Le gouvernement dispose toutefois d’un délai de 60 jours pour porter cette décision en appel. C’est dans ce contexte que les groupes de défense des chômeurs et des chômeuses et les grandes centrales syndicales s’unissent pour demander au gouvernement d’accepter cette décision et de mettre fin à la discrimination que vivent les mères dans l’application de la Loi sur l’assurance-emploi.

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La direction bafoue la volonté de 265 membres de la Coop et refuse de tenir une assemblée spéciale https://www.csn.qc.ca/actualites/la-direction-bafoue-la-volonte-de-265-membres-de-la-coop-et-refuse-de-tenir-une-assemblee-speciale/ Thu, 08 Oct 2026 17:39:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119074 Le conseil d’administration du IGA Coop l’Unité refuse « pour l’instant » de convoquer l’assemblée générale spéciale réclamée par 265 membres. Pourtant, l’article 4.7 du Règlement de régie interne prévoit que, sur requête de 100 membres, le conseil d’administration doit décréter la tenue d’une assemblée spéciale. Pour le syndicat, ce refus bafoue la volonté des membres et les règles démocratiques de la coopérative.

Le conseil d’administration refuse de rendre des comptes

Hier, les trois membres initiateurs de la demande ont reçu, par courriel, le refus de leur requête par le conseil d’administration. Le 29 septembre, cette demande transmise au conseil d’administration était accompagnée des signatures de 265 membres. Ils réclament un espace d’échange sur le conflit qui perdure et veulent connaître les orientations de leurs représentants.

« Le conseil d’administration évite d’écouter ses membres et d’expliquer pourquoi les salarié-es sont en grève générale illimitée depuis le 25 juillet 2026, pourquoi la coopérative a perdu des millions de dollars et pourquoi elle continue d’en perdre, semaine après semaine. Alors que 265 personnes réclament une assemblée, le conseil d’administration contrevient à ses propres statuts. La coopérative appartient-elle encore à ses membres ? C’est une douche froide pour celles et ceux qui ont son avenir à cœur », explique Nolan Boudreau, vice-président régional des Îles au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Le Syndicat tend la main à l’employeur

Afin de faire débloquer la négociation, le syndicat a soumis aujourd’hui une nouvelle proposition à l’employeur. « Ça fait près de trois mois que nous sommes en grève générale illimitée. Cela a des impacts sur tout le monde aux Îles ; nos membres, la coopérative et la population, indique la présidente Patricia Prince. La négociation se poursuit avec un conciliateur, mais piétine. Pourtant, tous les enjeux sont réglés, il reste seulement la question du salaire à finaliser. On ne demande pas la lune : on veut 2 $ de l’heure de plus pour faire face au coût de la vie aux Îles. »

« Faire durer un conflit n’est jamais bon pour une entreprise. On peut alors se questionner sur les motivations du conseil d’administration. De plus, une coopérative qui refuse de parler à ses membres, c’est inadmissible. En fait, ça va à l’encontre de la démocratie coopérative », affirme le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

À propos

Le syndicat de l’IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres syndicats d’épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Cinq ans après la réforme, un vrai bilan s’impose https://www.csn.qc.ca/actualites/cinq-ans-apres-la-reforme-un-vrai-bilan-simpose/ Tue, 06 Oct 2026 18:48:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119029 Cinq ans après l’entrée en vigueur de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, des membres d’organisations syndicales et de groupes de défense des droits des travailleuses et des travailleurs se rassembleront à midi aujourd’hui devant les bureaux de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à Montréal. Leur message est clair : « Le bilan de cette réforme ne peut pas se résumer à un exercice de reddition de comptes. Il doit être l’occasion de réparer les reculs et de renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs », déclarent les représentantes et représentants de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM).

La réforme adoptée en 2021 a profondément modifié le régime québécois de santé et de sécurité du travail. Cinq ans plus tard, les organisations syndicales et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs constatent que plusieurs des changements apportés ont affaibli la capacité des salarié-es d’exercer leurs droits, notamment en matière de prévention, de réparation des lésions professionnelles et de reconnaissance des atteintes à la santé liées au travail.

Alors que le prochain ministre ou la prochaine ministre du Travail devra présenter cet automne un bilan de la réforme à l’Assemblée nationale, ces organisations comptent bien faire entendre leur voix.

« Le bilan doit servir à corriger les effets néfastes de la réforme, et non à les cautionner. Le constat est clair : quand on affaiblit leurs droits, les travailleuses et les travailleurs en paient le prix. Une réforme de la santé et de la sécurité du travail devrait d’abord protéger les personnes qui se blessent, qui tombent malades ou qui risquent leur santé au travail », affirme le directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ, Pierrick Choinière-Lapointe.

« Nous ne laisserons pas le prochain gouvernement transformer ce bilan en exercice de relations publiques. Nous voulons des correctifs, des avancées et des droits renforcés. Et surtout, nous n’accepterons aucun recul, comme ceux que le gouvernement de la CAQ  a tenté d’imposer au secteur de la construction à la fin de la dernière session parlementaire », poursuit le président de la CSD, Luc Vachon.

« Ce bilan doit être l’occasion de corriger des injustices que le dernier gouvernement a introduites dans les lois sur la santé et la sécurité du travail, comme la discrimination que subissent les travailleuses et les travailleurs des secteurs de la santé et de l’éducation. Les mécanismes de prévention au rabais qui s’appliquent à ces secteurs à prédominance féminine, où l’État est employeur, n’offrent que des protections réduites. C’est complètement inacceptable et il est urgent que ça change ! », renchérit la vice-présidente de la CSQ, Nadine Bédard St-Pierre.

Ce rassemblement se tient le lendemain de l’élection provinciale, alors qu’un nouveau gouvernement s’apprête à prendre les commandes. Pour les organisations, le message doit être sans équivoque : les travailleuses et les travailleurs ne laisseront pas leurs droits être sacrifiés au nom de la modernisation du régime.

« Les droits des victimes d’accidents et de maladies du travail ont subi plusieurs reculs avec la dernière réforme. Et rien n’a été fait pour s’attaquer à la judiciarisation du régime de réparation. Les contestations abusives des employeurs continuent de croître chaque année et atteignent un niveau insoutenable. Ça ne peut plus durer, il faut que ça change, et vite ! », ajoute le secrétaire général de l’UTTAM, Félix Lapan.

« La prévention, ce n’est pas négociable. La réparation, ce n’est pas un privilège. Et le droit à un travail sain et sécuritaire ne doit jamais être traité comme une dépense qu’il faudrait réduire. Le nouveau gouvernement devra choisir : protéger les travailleuses et les travailleurs ou maintenir les reculs de la dernière réforme. Nous sommes dans la rue pour lui rappeler que nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

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Élection d’un gouvernement du Parti québécois – Le devoir de rassembler https://www.csn.qc.ca/actualites/election-dun-gouvernement-du-parti-quebecois-le-devoir-de-rassembler/ Tue, 06 Oct 2026 02:02:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119020 Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l’élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.

« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu’il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d’être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C’est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c’est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l’ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».

Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l’État dans l’économie affaibliraient les protections dont dépend l’immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l’économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d’un État fort.

Faire front pour le Québec qu’on veut

Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu’on veut.

Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.

En matière de redistribution de la richesse, la CSN s’inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d’austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d’imposition plus progressif.

En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d’action prometteuses.

Afin de favoriser l’égalité des chances, de la petite enfance à l’université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l’appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l’éducation et de l’enseignement supérieur souffrent déjà d’un sous-financement chronique.

Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu’à une stratégie de formation continue.

Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d’encre durant la campagne. C’est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu’une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d’instaurer une passe unique pour l’ensemble du Québec.

Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s’est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l’invite à faire preuve de courage politique et à aller de l’avant.

Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.

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Équité salariale : sept organisations syndicales devant la Cour supérieure dès le 6 octobre https://www.csn.qc.ca/actualites/equite-salariale-sept-organisations-syndicales-devant-la-cour-superieure-des-le-6-octobre/ Mon, 05 Oct 2026 13:37:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119023 La CSN, l’APTS, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ et le SFPQ seront devant la Cour supérieure à compter de demain pour contester des dispositions de la Loi sur l’équité salariale adoptée en 2019.

Pour les organisations syndicales, le principe au cœur de cette bataille demeure fondamental : les travailleuses ont droit à un salaire exempt de discrimination et, lorsqu’une discrimination est constatée, elles doivent obtenir tout ce qui leur est dû.

Ce principe était pourtant au cœur d’une décision de la Cour suprême du Canada, qui invalidait en 2018 certaines dispositions du régime québécois de maintien de l’équité salariale. Le gouvernement du Québec se voyait forcé de réécrire la loi, car les dispositions empêchant la rétroactivité des corrections salariales constituent une discrimination à l’égard des femmes, statuait le plus haut tribunal du pays.

Or, la nouvelle loi adoptée en 2019 par le gouvernement maintient ces dispositions discriminatoires, plaideront les organisations syndicales devant la Cour supérieure à compter de mardi.

De plus, d’autres objets de la loi sont contestés par certaines organisations syndicales, notamment en ce qui a trait à la liberté d’association.

« Près de trente ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, nous devons encore nous battre pour que les travailleuses obtiennent ce qui leur revient. Ce n’est pas un détail technique : c’est de l’argent qu’elles n’ont jamais reçu », déclarent les leaders syndicaux.

L’équité salariale ne se résume pas à un principe abstrait, rappellent les organisations. Elle vise à corriger la discrimination salariale systémique à l’égard des emplois à prédominance féminine. Lorsqu’une travailleuse est privée du salaire auquel elle a droit, les conséquences peuvent se faire sentir bien au-delà de sa paie, notamment sur ses protections sociales et sa sécurité économique.

« Derrière cette bataille juridique, il y a des travailleuses sous-payées depuis des années. Ce n’est pas une histoire de chiffres entre juristes. Ce qu’elles réclament n’est pas un cadeau, c’est ce qui leur est dû. C’est pour elles que nous sommes devant la Cour », complètent les leaders syndicaux.

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100 % en faveur de moyens de pression chez Orica https://www.csn.qc.ca/actualites/100-en-faveur-de-moyens-de-pression-chez-orica/ Mon, 05 Oct 2026 10:03:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119015 Ils sont plus de 200 travailleuses et travailleurs chez le fabricant d’explosifs Orica, dans les Laurentides. Réunis en assemblée générale vendredi dernier, ils se sont prononcés à 100 % en faveur de l’exercice de moyens de pression excluant la grève, afin d’accélérer la négociation pour le renouvellement de la convention collective.

Les travaux sur les clauses normatives ont beaucoup progressé au cours des dernières semaines. Toutefois, en ce qui a trait aux matières à incidence financière, l’employeur demande de nombreux reculs et il n’a toujours pas présenté ses offres salariales. De son côté, le syndicat porte également quelques demandes d’amélioration à la convention collective.

Quatre rencontres de négociation sont prévues à la fin du mois d’octobre. L’employeur devra notamment procéder au dépôt complet de ses offres salariales. Après ces rencontres, les travailleuses et les travailleurs se retrouveront de nouveau en assemblée générale pour faire le point sur l’avancement de la négociation et décider de la suite des choses.

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Les travailleuses et les travailleurs ne craqueront pas https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-ne-craqueront-pas/ Fri, 02 Oct 2026 13:54:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118961 Sans convention collective depuis novembre 2025, les employé-es de la Ferme St-Zotique, une usine de classement d’œufs faisant affaire avec des dizaines de producteurs avicoles au Québec, ont déclenché une grève surprise de quelques heures hier soir pour dénouer l’impasse à la table de négociation. Ce matin, l’employeur a mis en lockout la centaine de travailleuses et de travailleurs.

« Nous sommes sortis en grève hier soir pour envoyer un message clair à notre patron : il doit nous prendre au sérieux ! », affirme la présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique–CSN, Régine Sergerie. « Et plutôt que de le faire, il s’entête dans son attitude méprisante en décrétant un lockout. Depuis le début de la négociation, nous avons fait des concessions pour tenter de trouver une voie de passage. Lui, il maintient plusieurs de ses demandes de recul, il engage des agents de sécurité pour faire peur aux salarié-es et il suspend même des représentants syndicaux. Et maintenant, le lockout », se désole la présidente.

Le respect de l’ancienneté, la santé et la sécurité du travail ainsi que le salaire occupent une place centrale parmi les enjeux sur lesquels la négociation achoppe.

« Le lockout n’est pas une solution à une négociation qui piétine. Quand des travailleuses et des travailleurs se lèvent pour défendre leur ancienneté, leur santé, leur sécurité et des salaires décents, la réponse d’un employeur ne peut pas être l’intimidation et le rapport de force unilatéral. La CSN est derrière les salarié-es de la Ferme St-Zotique et nous appelons l’employeur à lever immédiatement le lockout et à retourner à la table avec une réelle volonté de parvenir à une entente », poursuit Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Malgré l’impasse actuelle, les travailleuses et les travailleurs demeurent déterminés à obtenir une entente négociée. « Les salarié-es ne craqueront pas. Ils méritent une convention collective qui respecte leur travail, leur ancienneté et leurs droits. Ils sont déterminés à continuer la lutte pour y arriver », enchaîne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit, rappelle pour sa part les problèmes de gestion à la Ferme St-Zotique. « Les travailleuses et les travailleurs de l’usine ont exercé la grève en 2021 et en 2022. Les chauffeurs de camion de la ferme, qui font partie d’un autre syndicat affilié à la CSN, ont aussi dû faire la grève en 2023 et l’employeur avait même fermé l’usine à l’époque. Et maintenant, un lockout après un coup de semonce de quelques heures. Nous ne les laisserons pas tomber ; les syndicats CSN de la Montérégie sont derrière eux », termine Mme Benoit.

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