Campagnes – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 02 Jun 2026 17:36:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Campagnes – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Inégales dans la tourmente – L’impact des crises sur les femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/inegales-dans-la-tourmente-limpact-des-crises-sur-les-femmes/ Mon, 01 Jun 2026 17:29:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117193 Le 9 juin de 12h à 13h, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front avec Eve-Lyne Couturier de l’IRIS pour discuter de l’impact des crises sur les femmes.

À la suite de la période austéritaire de 2012-2016, nous avons constaté que les femmes étaient plus touchées par les compressions et moins visées par les investissements publics. En 2026, c’est plutôt l’inflation, la guerre tarifaire avec les États-Unis et le contexte international volatile qui déstabilisent l’économie. Comment la situation économique des femmes a-t-elle évoluée ? Quels sont les indicateurs pertinents et comment les interpréter ? Comment la montée des discours conservateurs, masculinistes ou natalistes peut-elle avoir des impacts sur le marché du travail ? La conférence sera l’occasion de présenter des données à jour sur le marché de l’emploi, la ségrégation professionnelle et l’équité salariale en prenant en considération, dans la mesure du possible, une perspective intersectionnelle.

Eve-Lyne Couturier est diplômée en science politique à l’Université du Québec à Montréal. Elle a été analyste à la Régie de l’énergie pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie et travaille maintenant à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) sur les enjeux d’inégalités de revenu, l’évolution du système de retraite québécois et l’impact des politiques publiques sur les femmes.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur l’impact des crises sur les femmes, veuillez remplir ce formulaire.

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Fréchette ou Legault, même discours, mêmes échecs en éducation et en enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/frechette-ou-legault-meme-discours-memes-echecs-en-education-et-en-enseignement-superieur/ Wed, 13 May 2026 18:54:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115332 Réuni-es en conseil fédéral en Mauricie, quelque 200 délégué-es des syndicats de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) manifestent devant les bureaux du ministre Jean Boulet à Trois-Rivières contre les politiques d’austérité de la CAQ et le sous-investissement dans les infrastructures de nos écoles, de nos cégeps et de nos universités.

Il ne suffit pas de changer de premier ministre pour faire disparaître d’un coup de baguette magique le manque de vision du gouvernement au pouvoir en matière d’éducation et d’enseignement supérieur. « Dans son discours inaugural, la nouvelle première ministre n’a pas dit un mot sur l’enseignement supérieur, victime de sous-financement chronique. Elle s’est contentée de répéter, telle une vieille cassette, la promesse de François Legault de ne pas toucher aux services aux élèves du primaire et du secondaire. On connait la conclusion de ce mauvais film : les populations étudiantes en pâtissent », analyse Benoît Lacoursière, président de la FNEEQ-CSN.

En effet, alors que 65 % des bâtiments des cégeps sont vétustes selon la Vérificatrice générale, qu’on observe une pénurie de locaux, que le gel d’embauche se poursuit avec comme conséquence la réduction du bouquet de services, que les universités peinent à boucler leur budget et que les écoles tombent en lambeaux, il n’y a pas un sou d’investi pour nos jeunes. Rebelote, Christine Fréchette préfère réduire les impôts, privant l’État de l’argent dont il a besoin pour financer les services publics. Il faut mettre un terme à ce cycle d’austérité.

« C’est un gouvernement usé qui tente de maquiller son bilan des huit dernières années en offrant de nouvelles baisses d’impôt ou de taxes, selon une stratégie purement électoraliste. Dans notre région, comme partout ailleurs dans la province, nous voyons clair et nous avons de la mémoire. Nous continuons de faire front contre la CAQ », rappelle Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ-CSN).

Des lois liberticides et antisociales à la pelle

La même CAQ a proposé ou récemment fait adopter des lois inquiétantes en matière d’atteintes aux droits fondamentaux. À l’évidence, Christine Fréchette est loin de s’inscrire en rupture avec le legs de son ancien patron. Sous sa gouverne sont maintenus le PL9 sur la laïcité de l’État (devenu la Loi 6), le PL13 (devenu la Loi 7), qui vient restreindre le droit de manifester, et le PL3 (devenu la Loi 4), qui s’attaque à l’autonomie et à la gouvernance des organisations syndicales.

Ces attaques Legault-Fréchette contre les droits syndicaux ne visent qu’à affaiblir celles et ceux qui s’opposent au rouleau compresseur caquiste, particulièrement les travailleuses et les travailleurs qui bâtissent le Québec, alors que les voix progressistes se trouvent au cœur de la lutte pour une amélioration des conditions de vie de la population.

« Vivement la tenue d’élections générales, qu’on en finisse avec ce gouvernement mort-vivant qui n’a plus la légitimité pour adopter des réformes à quelques mois du scrutin d’octobre. Nous ne relâcherons pas la pression d’ici là », conclut Benoît Lacoursière.

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) parle au nom de 85 % des profs de cégep et de 80 % du personnel chargé de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 47 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités, incluant des étudiant•es salarié•es. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

Le Conseil central du Cœur du Québec-CSN regroupe près de 20 000 membres réunis au sein de plus de 150 syndicats de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central est composé des deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

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La population est prête à prendre les moyens pour bâtir un État social fort https://www.csn.qc.ca/actualites/la-population-est-prete-a-prendre-les-moyens-pour-batir-un-etat-social-fort/ Tue, 05 May 2026 10:37:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114703 Les résultats d’un sondage Léger montrent que les Québécoises et les Québécois sont en faveur d’une meilleure redistribution de la richesse pour améliorer nos services publics. Le sondage commandé par la CSN montre que la population appuie les revendications portées par la centrale dans le cadre de la campagne Faire front pour le Québec. Alors que les élections approchent, les partis politiques doivent s’engager à écouter les préoccupations de la population.

Le Québec est prêt à changer de cap

Le sondage web réalisé par Léger du 13 au 19 avril auprès de 1005 répondantes et répondants portait sur des thèmes comme les finances publiques et la redistribution de la richesse, la santé et les services sociaux, l’éducation et la petite enfance, la transition juste et la démocratie. On y apprend que 74 % des répondantes et des répondants attendent du prochain gouvernement qu’il rehausse le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées afin de mieux financer les services publics. La population québécoise appuie ainsi l’idée de mieux redistribuer la richesse, aussi bien pour freiner les inégalités sociales que pour régler les problèmes auxquels font face nos services publics.

À quelques mois des élections au Québec, la CSN met de l’avant des demandes qui reçoivent un large appui de la population. Le sondage montre que la vaste majorité des Québécoises et des Québécois (75 %) juge inéquitable la redistribution de la richesse au Québec entre les personnes les plus fortunées et le reste de la population. Ils appuient aussi largement les propositions de la CSN pour freiner la place du privé en santé, en éducation et en petite enfance. La CSN dévoilait la semaine dernière que le transfert des chirurgies du public vers le privé entraînerait des coûts supplémentaires importants pour le système de santé.

Le sondage révèle aussi que la population souhaite que le prochain gouvernement prenne les mesures qui s’imposent pour appuyer les travailleuses et les travailleurs afin d’engager la transition juste vers une économie plus verte. Tout cela dans un contexte où le peu d’écoute envers la population et les groupes de la société civile de la part du gouvernement est déploré.

« Les Québécoises et les Québécois sont mûrs pour qu’on prenne enfin les moyens de mieux redistribuer la richesse. Comme nous, ils sont inquiets de voir les inégalités sociales grimper sans cesse, tout cela alors que nos services publics subissent des crises constantes. Les résultats de ce sondage montrent que, loin des discours mis de l’avant par de nombreux commentateurs et élu-es, la population reste attachée à un État social fort et déplore ne pas être écoutée par les décideurs. Cela va sûrement en surprendre certains, mais les gens sont d’accord avec nous et ils demandent aux partis de s’engager pour que le Québec prenne une autre direction », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faits saillants du sondage Léger

Finances publiques et redistribution de la richesse

  • 74 % des personnes interrogées attendent du prochain gouvernement qu’il rehausse le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées afin de mieux financer les services publics, alors que 73 % souhaitent voir le prochain gouvernement mettre fin aux coupes budgétaires dans les services publics.
  • 75 % des personnes interrogées jugent que la redistribution de la richesse au Québec entre les personnes les plus fortunées et le reste de la population est actuellement inéquitable.
  • Le coût de l’épicerie et des biens essentiels (39 %) et le coût du logement (19 %) sont ce qui pèsent le plus sur la situation financière personnelle de la population, montrant l’ampleur de la crise du coût de la vie.
  • 55 % des personnes interrogées considèrent que le niveau d’imposition des personnes les plus fortunées au Québec est trop faible, contre seulement 13 % qui le jugent trop élevé.

Santé et services sociaux

  • En vue des prochaines élections, les personnes interrogées souhaitent à 83 % que le prochain gouvernement empêche les cliniques privées de facturer davantage que ce qui est prévu dans le réseau public pour un même service et à 82 % qu’il mette en place des mesures pour freiner le départ du personnel du réseau public vers le secteur privé à but lucratif.
  • Les personnes interrogées sont préoccupées par l’état du réseau, que ce soit en raison de l’accès difficile au réseau public (90 %), de l’exode du personnel du réseau public vers le secteur privé (88 %) ou encore des frais au privé (80 %).
  • 42 % des personnes interrogées disent s’être privées de soins de santé dans la dernière année, soit en raison de l’accès difficile au réseau ou pour des raisons financières.

Éducation et petite enfance

  • Les quatre enjeux prioritaires en éducation sont la pénurie de personnel (66 %), l’état des infrastructures scolaires (58 %), le manque de ressources pour soutenir les élèves ayant des besoins particuliers (56 %) et le niveau de financement du réseau public d’éducation (45 %).
  • 52 % des personnes interrogées pensent qu’il faut augmenter le nombre de places en CPE et en services de garde en milieu familial (régi et subventionné) contre seulement 4 % qui pensent qu’il faut les diminuer.
  • Dans les prochaines années, le gouvernement devrait prioriser l’amélioration du réseau public d’éducation et des services de garde selon 61 % des personnes interrogées contre seulement 5 % qui souhaitent voir davantage de place au secteur privé.

Transition juste

  • L’amélioration des infrastructures routières (93 %), l’amélioration de l’offre de transport collectif entre les régions et les grands centres (72 %) et le développement du transport collectif dans les grandes villes (72 %) sont identifiés comme des priorités en termes de transport par les personnes interrogées.
  • 71 % des personnes interrogées sont inquiètes face aux changements climatiques.
  • Afin d’enclencher la transition juste, les personnes interrogées jugent que le prochain gouvernement devrait offrir davantage de formation et de requalification aux travailleurs touchés par les transformations économiques (84 %), mettre en place des mesures pour soutenir les travailleurs dont l’emploi est affecté par la transition climatique (79 %), accroître les investissements publics pour développer des emplois liés à l’économie verte (76 %) et investir davantage dans le transport collectif partout au Québec (75 %).

Démocratie

  • La majorité des personnes interrogées jugent que les citoyennes et citoyens (79 %) et les groupes de la société civile, comme les syndicats (56 %) ne sont pas assez écoutés et pris en compte dans les décisions du gouvernement du Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Deux webinaires Faire front https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-webinaires-faire-front/ Tue, 21 Apr 2026 11:11:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113956 Dans les prochaines semaines, la CSN tiendra deux webinaires pour apprendre et échanger sur des grands enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs.

Chirurgies sous‑traitées au privé : profits et impacts révélés par l’accès à l’information 

Le 30 avril de 12h à 13h, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front sur les chirurgies sous-traitées au privé. Depuis des décennies, les gouvernements répètent toujours la même recette en santé et services sociaux : toujours plus de privé! Du premier rendez‑vous aux soins à domicile, jusqu’aux prises de sang et à l’imagerie médicale, la privatisation gagne du terrain. 

En chirurgie, elle s’est imposée sans grand débat. Propulsées par l’arrêt Chaoulli et encouragées par les réformes Couillard, Barrette et Dubé, les cliniques privées se multiplient. Sous prétexte de réduire les listes d’attente, on sous‑traite au privé… sans transparence. 

Les coûts réels, les profits et les impacts sur le réseau public sont soigneusement passés sous silence. Pourtant, les documents du ministère de la Santé et des Services sociaux ainsi que des établissements montrent clairement qui en bénéficie. 

Ce webinaire de Faire front montrera pour qui et pour quoi le gouvernement travaille en santé. Il est temps de Faire front contre les inégalités en santé. Il est temps de Faire front pour nos services publics. 

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur le privé en santé, veuillez remplir ce formulaire . 

 

Inégales dans la tourmente – L’impact des crises sur les femmes  

Le 12 mai de 12h à 13h, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front avec Eve-Lyne Couturier de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) pour discuter de l’impact des crises sur les femmes.  

À la suite de la période austéritaire de 2012-2016, nous avons constaté que les femmes étaient plus touchées par les compressions et moins visées par les investissements publics. En 2026, c’est plutôt l’inflation, la guerre tarifaire avec les États-Unis et le contexte international volatile qui déstabilisent l’économie. Comment la situation économique des femmes a-t-elle évoluée ? Quels sont les indicateurs pertinents et comment les interpréter ? Comment la montée des discours conservateurs, masculinistes ou natalistes peut-elle avoir des impacts sur le marché du travail ? La conférence sera l’occasion de présenter des données à jour sur le marché de l’emploi, la ségrégation professionnelle et l’équité salariale en prenant en considération, dans la mesure du possible, une perspective intersectionnelle.  

Eve-Lyne Couturier est diplômée en science politique à l’Université du Québec à Montréal. Elle a été analyste à la Régie de l’énergie pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie pendant trois ans et travaille maintenant à l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) sur les enjeux d’inégalités de revenu, l’évolution du système de retraite québécois et l’impact des politiques publiques sur les femmes. 

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur l’impact des crises sur les femmes, veuillez remplir ce formulaire. 

 

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Faire front pour l’égalité des chances https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-pour-legalite-des-chances/ Thu, 16 Apr 2026 18:52:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113701 À quelques mois des élections, la CSN réclame un réseau de l’enseignement supérieur qui favorise l’égalité des chances. Des militantes et des militants de la CSN prennent part à une manifestation au Complexe G ce midi pour dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste en enseignement supérieur et pour exiger un rehaussement du financement public.

Les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les étudiantes et les étudiants. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos cégeps laisse à désirer, tout cela alors que les compressions budgétaires s’accumulent et qu’elles affectent directement les services. La CSN tenait cette action dans la région pour exiger, de la part du gouvernement caquiste et des principaux partis politiques, des engagements qui favorisent l’égalité des chances en enseignement supérieur.

« Les compressions budgétaires font mal dans le réseau collégial : leur impact se fait sentir aussi bien chez le personnel que chez les étudiantes et les étudiants. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps qui sont en mauvais état. Il est grand temps de procéder à un réinvestissement significatif pour prendre soin autant des infrastructures que des services donnés chaque jour dans nos établissements », explique le vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Yves de Repentigny.

« Nos réseaux d’éducation et d’enseignement supérieur sont une richesse et un investissement à long terme. Notre gouvernement s’acharne à gérer le tout comme une entreprise à profit. C’est à se demander si son but n’est pas de cultiver l’ignorance pour mieux faire adopter ses lois qui nous enlèvent du pouvoir. Le Québec mérite mieux », lance la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Mélanie Pelletier.

« Le gouvernement caquiste nous laisse l’austérité comme héritage en éducation et en enseignement supérieur. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements dans ces domaines. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système public, inclusif, accessible et gratuit. L’éducation, c’est l’avenir de notre société. Il faut en faire plus pour assurer l’égalité des chances pour tout le monde », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Un couronnement qui sent la fin de règne https://www.csn.qc.ca/actualites/un-couronnement-qui-sent-la-fin-de-regne/ Sun, 12 Apr 2026 18:57:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113466 Des centaines de personnes issues de la CSN, du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), du mouvement le Communautaire à boutte et du collectif Le Québec, c’est nous aussi étaient présentes aujourd’hui, en marge du congrès de la CAQ, pour le couronnement du nouveau premier ministre ou de la nouvelle première ministre. Ils sont d’avis que les chances de voir les priorités de la population être prises en compte par le gouvernement à l’issue de la course à la chefferie sont minces.

À quelques mois des élections, le gouvernement caquiste a fait le choix de multiplier les projets de loi qui affaiblissent l’État de droit, en s’en prenant aux contre-pouvoirs et en ciblant des boucs émissaires comme les syndicats, les immigrantes et les immigrants. Pendant ce temps, le gouvernement laisse dans l’ombre les priorités de la population, comme le coût de la vie, l’accès aux services publics et la préservation du filet social.

« Ce gouvernement vit sur du temps emprunté. Il a décidé d’utiliser ses derniers mois au pouvoir pour affaiblir le filet social en tirant dans toutes les directions. Pendant ce temps-là, bien des Québécoises et des Québécois doivent choisir entre manger ou se loger. Le Québec qu’on veut, il est bien différent. Il s’occupe des travailleuses et des travailleurs et il remet les services publics sur pied pour aider toute la population. Dans les prochaines semaines, nous allons continuer de faire valoir nos revendications aux partis politiques pour que les choses changent », lance le premier vice-président de la CSN, François Enault.

« Devant un filet social en ruines et des droits trop souvent piétinés, nous nous tenons aujourd’hui en solidarité avec les forces syndicales et citoyennes pour exiger que la dignité humaine et la justice sociale redeviennent la boussole de l’État québécois. Nous demandons au prochain ou à la prochaine chef-fe du gouvernement d’enfin oser s’attaquer au sous-financement chronique du milieu communautaire. Le temps du mépris doit cesser pour faire place à une reconnaissance réelle de notre rôle essentiel au filet social et à la prospérité du Québec », expriment d’une même voix Caroline Toupin, du RQ-ACA, et Mathieu Gélinas, du mouvement Le communautaire à boutte.

« Des milliers d’immigrants francophones, intégrés et à l’emploi vivent avec la peur au ventre, car le gouvernement organise leur départ forcé depuis l’abolition sans préavis et sans clause de droits acquis du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Les Québécoises et les Québécois l’ont prouvé à maintes reprises : il faut de toute urgence rouvrir le PEQ et permettre à toutes les personnes qui en remplissaient les conditions d’obtenir la résidence permanente. Les solutions sont là, il faut juste les mettre en place », rappelle la vice-présidente du collectif Le Québec, c’est nous aussi, Sabrina Kouider Philippon.

 

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Contrat à Amazon Web Services : Québec doit faire marche arrière https://www.csn.qc.ca/actualites/contrat-a-amazon-web-services-quebec-doit-faire-marche-arriere/ Mon, 30 Mar 2026 13:51:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113183 C’est avec stupéfaction que la CSN a appris ce matin que le ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec a accordé un contrat nuagique à la multinationale Amazon Web Services au cours des dernières semaines. Pour la centrale syndicale, cette décision contrevient directement à la directive lancée par le Conseil du trésor il y a à peine un an, dans la foulée de la fermeture des sept entrepôts d’Amazon situés au Québec et la perte de plus de 4500 emplois.

« Le gouvernement de la CAQ nous avait donné l’assurance qu’une compagnie qui ne respectait pas le cadre légal du Québec ne devrait pas pouvoir faire des affaires au Québec », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Le Conseil du trésor avait également mis en place une procédure d’exception pour empêcher l’administration québécoise de s’approvisionner auprès d’Amazon. La décision du ministère des Ressources naturelles et des Forêts contrevient directement à cette politique et doit être annulée. »

Dans la foulée de la fermeture sans préavis des sept entrepôts d’Amazon, le 21 janvier 2024, la CSN avait lancé une campagne de boycottage de la multinationale américaine en invitant la population et les différents paliers de gouvernement à cesser tout achat et à rompre tout contrat avec Amazon. Québec, Ottawa et de nombreuses municipalités avaient joint le mouvement.

« La décision du gouvernement est une claque au visage des 4500 personnes qui ont perdu leur emploi à la suite d’une décision profondément antisyndicale et contraire à nos chartes des droits et libertés. Nous demandons au gouvernement de faire marche arrière et de privilégier des entreprises québécoises ou, à défaut, des compagnies qui respectent le droit à la syndicalisation au Québec », de poursuivre la présidente de la CSN.

Le procès intenté par la CSN au lendemain de ces fermetures se poursuit au Tribunal administratif du travail (TAT). La décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code. « Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête au TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai suivant, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Deux prochains webinaires Faire front https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-prochains-webinaires-faire-front/ Fri, 20 Mar 2026 13:21:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112883 Dans les prochaines semaines, la CSN tiendra des webinaires pour apprendre et échanger sur des grands enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs.

Budget du Québec : réaction de la CSN

Le 24 mars de 12 à 13 heures, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front pour réagir au dernier budget du gouvernement caquiste. Ce sera l’occasion à la fois de faire une analyse budgétaire et de voir de quelle manière le gouvernement répond aux demandes des travailleuses et des travailleurs.

Le budget Girard 2026 sera le dernier avant les élections à venir. L’état de nos services publics nécessite un rehaussement du financement, tout cela alors que les baisses d’impôt imposées par le gouvernement créent un trou béant dans nos finances publiques. Le Québec qu’on veut doit prendre les moyens de n’échapper personne et d’aider les travailleuses et les travailleurs à faire face à l’incertitude économique.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur le budget du Québec, veuillez remplir ce formulaire.

 

Ceux d’en haut : richesse extrême et domination de classe

Le 21 avril de 12 à 13 heures, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front sur la hausse des inégalités sociales avec Dahlia Namian, professeure titulaire à l’École de travail social de l’Université d’Ottawa et autrice.

Les plus fortunés n’ont jamais été aussi riches, ni aussi influents. Ils forment une véritable classe dominante, organisée, mobile et dotée d’un pouvoir sans précédent. Leur influence déborde largement la sphère économique : elle façonne les politiques publiques, oriente les médias et redessine les règles du jeu démocratique. Pendant ce temps, une part croissante de la population compose avec l’inflation, la précarité et le recul des services publics. En s’appuyant sur son essai La Société de provocation: essai sur l’obscénité des riches, gagnant d’un prix Pierre Vadeboncoeur, ce webinaire mettra en lumière les liens étroits entre accumulation de richesse, rapports de classe et avenir collectif.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur la richesse extrême, veuillez remplir ce formulaire.

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Rendez-vous Faire front le 11 mars https://www.csn.qc.ca/actualites/rendez-vous-faire-front-le-11-mars/ Thu, 05 Mar 2026 16:28:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112485 Dans les prochaines semaines, la CSN tiendra des webinaires pour apprendre et échanger sur des grands enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs. Ces moments seront aussi l’occasion de réfléchir à nos pratiques militantes.

Alors que les gouvernements et les grands patrons nous attaquent plus que jamais, nous devons faire le point pour continuer de faire front. La formation militante des travailleuses et des travailleurs est cruciale pour accentuer notre mobilisation et remporter des gains.

Lutte politique et escalade des moyens de mobilisation

Le 11 mars de 12 à 13 heures, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front pour réfléchir ensemble sur l’escalade des moyens de mobilisation nécessaire pour revendiquer une société plus juste et plus équitable.

Après des années à subir des attaques des gouvernements et des patrons, nous devons répliquer. Les réformes et l’austérité font mal à nos services publics, alors que les droits des travailleuses et des travailleurs continuent d’être bafoués. En novembre dernier, nous étions plus de 50 000 dans les rues de Montréal pour exiger que le gouvernement change de cap. Comment poursuivre la bataille ensemble? Ce webinaire vise à vous entendre sur les moyens de mobilisation à mettre en place pour faire front et obtenir des changements qui profitent à l’ensemble de la population.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur l’escalade des moyens de pression, veuillez remplir ce formulaire.

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Le gouvernement s’apprête à adopter une des pires lois de l’histoire du Code du travail https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-sapprete-a-adopter-une-des-pires-lois-de-lhistoire-du-code-du-travail/ Thu, 26 Feb 2026 12:00:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112260 La CSN, la CSQ et la FTQ déplorent l’adoption prochaine du projet de loi 3 par le gouvernement caquiste, alors que se terminait hier l’étude détaillée. À quelques mois des élections, le gouvernement préfère déséquilibrer davantage les relations de travail pour des motifs essentiellement idéologiques plutôt que de répondre aux priorités de la population, comme la crise du coût de la vie et l’accès aux services publics.

Si l’adoption de certains amendements vient clarifier sa portée, la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail demeure une nouvelle attaque de ce gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Ironiquement, l’ajout de nombreuses contraintes administratives qu’engendrerait le projet de loi 3 coûterait cher aux syndiqué-es. Cette bureaucratisation inutile de l’organisation syndicale nuira nécessairement à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. Pour les trois grandes centrales, c’est au rôle d’acteur social des organisations syndicales que s’en prend le gouvernement qui souhaite les empêcher de lutter pour des gains profitant à la population.

Rappelons que le projet de loi 3 du ministre Jean Boulet s’ajoute à la loi 14, qui freine le droit de grève des salarié-es. En plus de ces atteintes aux droits des travailleuses et des travailleurs, le gouvernement met de l’avant plusieurs projets de loi préoccupants, comme le projet de loi 1 et le projet de loi 9, au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’un effritement de l’État de droit.

« Ce gouvernement laissera deux choses derrière lui : les pires lois contre les travailleuses et les travailleurs adoptées depuis des décennies et une inaction incompréhensible face aux enjeux qui préoccupent la population. Avec la démission de François Legault, nous aurions souhaité que ce gouvernement change de cap et se concentre sur les priorités des citoyennes et des citoyens. Il a plutôt préféré faire plaisir aux patrons en allant de l’avant avec ce projet de loi que nous jugeons inconstitutionnel », déclarent Caroline Senneville, présidente de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, et Magali Picard, présidente de la FTQ.

« Les organisations syndicales ont toujours été au rendez-vous pour améliorer la vie des Québécoises et des Québécois. Est-il besoin de rappeler que les luttes syndicales ont permis le développement des CPE, la mise en place de l’équité salariale et le déploiement de nos services publics, notamment en éducation et en santé ? Avec ces projets de loi qui attaquent les travailleuses et les travailleurs, la CAQ tente de museler les contre-pouvoirs. Nos organisations demandent aux candidats à la succession de François Legault de s’engager à ne pas adopter ce projet de loi. Dans les derniers jours, ils se sont distancés de certaines mauvaises décisions du gouvernement, notamment quant à l’abolition du PEQ. Il n’est pas trop tard pour en faire autant avec le projet de loi 3. Les autres partis politiques doivent aussi s’engager à retirer cette loi », de conclure les présidences des trois grandes centrales syndicales.

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Faire front pour l’égalité des chances en éducation https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-education-laurentides/ Fri, 13 Feb 2026 17:00:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111996 À quelques mois des élections, le Conseil central des Laurentides réclame un réseau de l’éducation qui favorise l’égalité des chances. Réunis en assemblée générale aujourd’hui, des militantes et des militants de la CSN des Laurentides ont tenu à dénoncer le bilan lamentable du gouvernement de la CAQ en éducation et exiger des changements.

Les salarié-es du réseau de l’éducation et de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater les effets des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les élèves. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos écoles laisse à désirer et le manque de services aux élèves est préoccupant. À cela s’ajoute une hausse marquée de la violence dans les milieux scolaires, une réalité qui fragilise le personnel et nuit directement au climat d’apprentissage.

« Notre réseau d’éducation devient de plus en plus inégalitaire et ne parvient plus à remplir les grandes promesses de la Révolution tranquille. Les coupes budgétaires et l’école à trois vitesses atteignent directement la qualité des services dans les écoles publiques. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements en éducation. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système d’éducation public, inclusif, accessible et gratuit », lance la présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé.

« Beaucoup quittent le réseau parce qu’ils n’en peuvent plus. Si rien ne change, il n’y aura bientôt plus personne pour assurer ces fonctions essentielles. Investir en éducation, c’est investir dans l’avenir du Québec. Le prochain gouvernement devra faire de l’accès à une éducation publique de qualité une véritable priorité, avec un financement à la hauteur des besoins », ajoute Karen Belzil, présidente par intérim du Syndicat du personnel de soutien Pierre-Neveu (CSN).

« Les compressions budgétaires et le sous-financement de nos écoles ne nuisent pas seulement aux élèves : ils mettent aussi en péril la santé psychologique du personnel. Au Centre de services scolaire des Laurentides, 48 % du personnel de soutien est en détresse psychologique élevée et 22% envisage de quitter son emploi. Un système d’éducation qui épuise celles et ceux qui le portent ne peut assurer l’égalité des chances. Il est urgent d’agir », mentionne la présidente du Syndicat des employé-e-s de soutien de la Commission scolaire des Laurentides CSN, Geneviève Bastien.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos
Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui oeuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les Rendez-vous Faire front https://www.csn.qc.ca/actualites/les-rendez-vous-faire-front/ Tue, 03 Feb 2026 15:58:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111524 Dans les prochaines semaines, la CSN tiendra des webinaires pour apprendre et échanger sur des grands enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs. Ces moments seront aussi l’occasion de réfléchir à nos pratiques militantes.

Alors que les gouvernements et les grands patrons nous attaquent plus que jamais, nous devons faire le point pour continuer de faire front. La formation militante des travailleuses et des travailleurs est cruciale pour accentuer notre mobilisation et remporter des gains.

Un réseau d’éducation qui favorise l’égalité des chances

Le 10 février de 12 à 13 heures, l’éducation sera à l’ordre du jour. Lors de cet échange, nous discuterons de l’école à trois vitesses, de la violence qui augmente dans nos écoles et de l’impact des coupes budgétaires sur nos écoles.

Le sociologue Christophe Allaire Sévigny, auteur de l’essai Séparés mais égaux, une enquête sur la ségrégation scolaire au Québec et récipiendaire du prix Pierre-Vadeboncoeur 2025, fera partie de la discussion.

Les salarié-es du réseau de l’éducation sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les élèves. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos écoles laisse à désirer, le manque de services aux élèves est préoccupant, tout cela alors que la violence envers le personnel augmente. En éducation, nous avons de nombreuses raisons de Faire front.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur l’éducation, veuillez remplir ce formulaire.

La CAQ contre nos droits: bien comprendre les projets de loi

Le 17 février de 12 à 13 heures, nous discuterons des lois liberticides mises de l’avant par le gouvernement caquiste. Dans les derniers mois, plusieurs projets de loi déposés par le gouvernement viendraient affaiblir l’État de droit, assez pour que le Barreau du Québec s’inquiète d’une dérive autoritaire.

Parmi ces projets de loi, mentionnons le projet de loi 89 (maintenant loi 14) qui attaque le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, le projet de constitution qui brime la démocratie et le droit de contester des lois ou encore le projet de loi 3 qui affaiblirait grandement les organisations syndicales. Pour mieux comprendre l’offensive gouvernementale contre les contre-pouvoirs, participons en grand nombre à ce webinaire de la CSN.faire

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur les lois liberticides, veuillez remplir ce formulaire.

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Plusieurs organisations demandent au gouvernement d’abandonner ses projets de loi autoritaires https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-organisations-demandent-au-gouvernement-dabandonner-ses-projets-de-loi-autoritaires/ Tue, 03 Feb 2026 14:07:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111522 Alors que s’amorce la reprise des travaux parlementaires, dans la foulée de la démission de François Legault et de la course à la chefferie de la CAQ, plusieurs organisations demandent au gouvernement caquiste de mettre au rancard ses projets de loi affaiblissant l’État de droit. Malgré l’instabilité politique, le gouvernement demeure responsable de poser des gestes concrets pour améliorer la vie des travailleuses et des travailleurs et de faire une réelle différence pour la population. À quelques mois des élections, le gouvernement caquiste n’a plus la légitimité d’aller de l’avant avec ces projets de loi qui divisent la société québécoise. Il doit mettre fin à cette préoccupante dérive autoritaire qui s’en prend sans cesse aux contre-pouvoirs. C’est le message que lancent d’une même voix la CSN, la CSQ, la FTQ, la CSD, l’APTS, la FAE, la FIQ, le SFPQ et le SPGQ.

En annonçant sa démission le 14 janvier dernier, le premier ministre François Legault a finalement fait le constat de son échec, quelques mois seulement après avoir annoncé un remaniement ministériel qui devait pourtant relancer son gouvernement. Or, ce remaniement a surtout été le point de départ pour la multiplication des initiatives législatives qui ont suscité de sérieuses inquiétudes au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’une atteinte à l’État de droit.

C’est pourquoi les organisations syndicales demandent au gouvernement de retirer les projets de loi qui fragilisent les droits, notamment les projets de loi 1 et 9. Quant au projet de loi 3 du ministre du Travail sur le fonctionnement des organisations syndicales, le gouvernement doit particulièrement abandonner la portion sur les cotisations facultatives. Il reste quelques mois à ce gouvernement pour changer de cap et livrer des résultats là où les besoins sont criants. Il doit recentrer ses priorités sur celles des Québécoises et des Québécois : répondre à la crise de l’itinérance et du logement, freiner l’explosion du coût de la vie et améliorer l’accès aux services publics.

« Les attaques aux contre-pouvoirs sont malheureusement devenues la marque de commerce du gouvernement caquiste dans les derniers mois. Avec le départ de François Legault, ce gouvernement a une dernière occasion de changer de cap. La prise à partie des contre-pouvoirs était visiblement la dernière carte utilisée par monsieur Legault pour tenter de relancer son gouvernement en perte de vitesse. Nous savons maintenant qu’il s’agit d’un cul-de-sac stérile. Le gouvernement doit en prendre acte, cesser d’effriter l’État de droit et se concentrer sur des mesures capables d’avoir un impact réel et durable dans la vie des gens », déclarent les porte-paroles des organisations.

SOURCES : CSN, CSQ, FTQ, CSD, APTS, FAE, FIQ, SFPQ et SPGQ

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La CSN dépose ses vœux pour le gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-ses-voeux-pour-le-gouvernement-caquiste/ Fri, 30 Jan 2026 20:47:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111513 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.

Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs

L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.

« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

Réinvestir dans notre filet social

À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.

« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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En action pour que la Côte-Nord se fasse entendre https://www.csn.qc.ca/actualites/en-action-pour-que-la-cote-nord-se-fasse-entendre/ Fri, 30 Jan 2026 20:16:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111510 Des organisations majeures de la Côte-Nord réclament des engagements du gouvernement pour la région. Au terme d’une semaine d’actions, la CSN et des organismes communautaires exigent que le gouvernement caquiste abandonne ses attaques aux mouvements sociaux pour enfin agir sur les priorités de la population, de la crise du coût de la vie en passant par l’accès aux services publics.

En conférence de presse, la CSN, ainsi que la Table régionale des organismes communautaires et Corporation de développement communautaire (TROC-CDC) de la Côte-Nord, Action-Chômage Côte-Nord et la Table des groupes populaires de la Côte-Nord unissent leurs voix pour déplorer que les préoccupations des citoyennes et des citoyens de la région ne sont pas prises en compte par le gouvernement.

« La crise du logement, l’augmentation du coût de la vie et l’incertitude économique frappent la région de plein fouet. L’accès aux services publics reste un défi un peu partout sur la Côte-Nord. Plutôt que de trouver des solutions, le gouvernement s’attaque à l’État social. Tout au long de la semaine, nous avons mené des actions pour exiger un Québec qui prend en compte la réalité des populations Nord-Côtière, qui redistribue la richesse et qui pose des gestes pour la planète », lancent Daniella Thorn, présidente du Conseil central de la Côte-Nord–CSN, Shawn Bourdages, coordonnateur de la TROC-CDC de la Côte-Nord, Line Sirois, directrice générale d’Action-Chômage Côte-Nord, Michel Savard de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord et Ian Morel, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN.

À quelques mois des prochaines élections, le gouvernement Legault traine un lourd bilan marqué par de nombreuses mauvaises décisions. L’austérité touche de plein fouet les services publics, ce qui a un impact considérable dans la région. L’inflation et la crise du logement continuent de faire mal sans que des actions gouvernementales interviennent. Tout cela alors que le gouvernement continue de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs et aux contre-pouvoirs.

« Le gouvernement doit utiliser le temps qu’il lui reste au pouvoir pour changer de cap et répondre aux priorités de la population québécoise. S’il s’entête à maintenir sa dérive autoritaire, nous allons continuer de nous faire entendre pour exiger un autre Québec. Un Québec qui nous redonne notre dignité », de conclure les porte-paroles.

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Un nouvel ordre du jour proposé par les militantes et militants de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouvel-ordre-du-jour-propose-par-les-militantes-et-militants-de-la-csn/ Mon, 26 Jan 2026 21:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111451 Des militantes et des militants de la CSN sont réunis aujourd’hui devant le Delta de Trois-Rivières où se tiendra le caucus de la Coalition Avenir Québec. Les travailleuses et travailleurs veulent déposer une proposition d’ordre du jour afin que soient débattus les réels enjeux qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.

Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, la population s’est vu imposer de multiples décisions politiques qui, dans la grande majorité, ont été adoptées sans consulter la population et qui ont des impacts extrêmement négatifs sur celle-ci. Les exemples sont nombreux : centralisation et privatisation du système de la santé et des services sociaux, coupures massives dans les services publics, projets de loi limitant les droits des Québécoises et Québécois, dilapidation des fonds publics dans des projets privés, sans oublier l’expulsion forcée de travailleuses et de travailleurs essentiels, pourtant bien intégrés dans leurs milieux, via la Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Avec les sondages actuels, on voit que la grogne se fait de plus en plus sentir sur le terrain.

« Visiblement, les Québécois sont exaspérés de se faire prendre pour des valises et les élu-es de la CAQ voient arriver le mur des prochaines élections ! Pourtant, ce n’est pas compliqué, ce que les gens veulent, c’est un gouvernement qui agit sur les véritables enjeux du Québec et le plus pressant d’entre eux, c’est d’avoir des services publics qui prennent soin de tout le monde. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes venus proposer aux député-es caquistes réunis en caucus un projet d’ordre du jour qui est en phase avec les besoins de la population », mentionne Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

FAIRE FRONT

Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle. La seule chose sensée à faire aujourd’hui est d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

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La loi 14 ne passera pas la rampe des tribunaux – on vous explique pourquoi https://www.csn.qc.ca/actualites/la-loi-14-ne-passera-pas-la-rampe-des-tribunaux-on-vous-explique-pourquoi/ Thu, 11 Dec 2025 20:04:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110517 Au lendemain de son entrée en vigueur, la CSN a déposé une demande de pourvoi en contrôle judiciaire qui vise à faire déclarer inapplicable, invalide et inopérante la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out. Complètement en porte-à-faux du droit québécois, canadien et international, cette loi doit être déclarée inconstitutionnelle par la Cour supérieure, estime la CSN.

Le ministre Boulet l’admet d’emblée : sa nouvelle loi vise à élargir la notion de « services essentiels » afin que le Tribunal administratif du travail (TAT) s’éloigne d’une interprétation trop restrictive des limitations pouvant être apportées au droit de grève. « Il faut penser à de nouveaux critères de détermination de ce qui constitue un service à maintenir [lors d’un conflit de travail] », exprimait-il quelques semaines avant de déposer son projet de loi 89, sanctionné depuis comme loi 14.

Ces nouveaux critères, la loi 14 les définit ainsi : des services devront être « minimalement requis pour éviter que ne soit affectée de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale, notamment celle des personnes en situation de vulnérabilité. »

Il s’agit d’un virage à 180 degrés, y compris pour Jean Boulet lui-même : en 2019, lors du dépôt de son projet de loi 33, rendu nécessaire pour corriger les balises au droit de grève du secteur public à la suite de l’arrêt Saskatchewan de la Cour suprême, le ministre du Travail avait à l’époque déclaré que seule « la protection de la santé ou de la sécurité publique » devait être retenue comme critère général acceptable pouvant entraver le droit de grève, dorénavant hissé au statut de droit fondamental.


Le ministre avait raison… en 2019

Car c’est bien de cela dont il s’agit, souligne à grands traits la contestation juridique de la CSN : non seulement l’arrêt Saskatchewan identifiait clairement les seules limites acceptables au droit de grève (la santé et la sécurité de la population ; une urgence nationale extrême ; ou encore à l’endroit de salariés de la fonction publique qui exercent un pouvoir au nom de l’État), celles-ci sont également reconnues par le droit international comme étant les seules restrictions admissibles.

Sur ce plan, le droit de grève constitue un droit fondamental au sens de la convention no 87 de l’Organisation internationale du travail, un traité ratifié par le Canada, stipule le pourvoi en contrôle judiciaire, qui rappelle que la Cour suprême a reconnu, à plusieurs reprises, l’importance de respecter le consensus international en matière de liberté syndicale.

En fonction du principe de présomption de conformité au droit international, le gouvernement du Québec ne peut se placer en contravention avec ses obligations à l’égard des autres États et des organisations internationales, rappelle la CSN dans son recours.

D’autant plus que la Cour suprême et le droit international reconnaissent que, lorsque des restrictions au droit de grève sont possibles en regard des trois critères mentionnés plus haut, les balises se doivent d’être serrées. Non seulement l’objectif (la santé ou la sécurité de la population, par exemple) doit être suffisamment important pour justifier l’atteinte à un droit fondamental, mais les moyens adoptés doivent être soigneusement conçus pour atteindre l’objectif en question. En ce sens, les mesures ne doivent être ni arbitraires, ni inéquitables, ni fondées sur des considérations irrationnelles. Et, si un tel lien rationnel entre l’objectif et les moyens existe, ces derniers doivent être choisis de façon à porter « le moins possible » atteinte au droit de grève.

À la lecture de cette loi qui vise à éviter que ne soit affectée « de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale, notamment celle des personnes en situation de vulnérabilité », force est de constater que la loi s’appuie sur « une définition très large référant à des concepts encore plus larges et peu juridiques », pourfend le recours juridique de la CSN.

Mais d’ici à ce que cette loi soit invalidée, le TAT devra l’appliquer… et rendre des décisions qui sont contraires à la jurisprudence établie par l’arrêt Saskatchewan, s’inquiète la CSN.


Sur l’arbitrage de différends obligatoire

En plus des services minimalement requis pour assurer le bien-être de la population, un deuxième mécanisme de la loi 14 pourrait difficilement passer le test de la Cour suprême : le pouvoir que s’accorde le ministre de mettre fin à une grève, par simple décret, s’il estime que celle-ci « cause ou menace de causer un préjudice grave ou irréparable à la population ». Dans de telles situations, aux contours des plus flous, le ministre pourrait alors imposer un arbitrage pour se substituer à la négociation.

Qu’elle soit québécoise, canadienne ou internationale, la jurisprudence est claire : lorsqu’un droit fondamental est entravé, le mécanisme de rechange se doit d’être juste, adéquat, indépendant et impartial, précise le recours de la CSN. Ici, l’arbitrage n’est pas imposé par un tiers neutre et impartial, mais bien par un ministre dans l’exercice d’un « pouvoir discrétionnaire fort peu encadré » qui court-circuite les processus habituels et démocratiques d’adoption d’une loi.

Aux yeux de la jurisprudence, l’arbitrage obligatoire ne peut s’avérer un substitut valide puisqu’il « sera toujours à l’avantage de la partie patronale, il aura pour effet de briser tout le rapport de force d’un syndicat, l’empêchant d’obtenir des gains », précise le recours de la CSN en Cour supérieure.


Un effet paralysant sur toutes les négociations

L’impact de cette possibilité d’être visé par un décret créera un effet paralysant sur toutes les négociations : nombre de syndicats seront confrontés à la possibilité toujours latente de voir sa grève être complètement arrêtée. Une véritable épée de Damoclès pour les syndicats qui voudraient envisager la grève dans la construction de leur rapport de force.

Pour la CSN, la loi 14 constitue une politisation sans fin de l’exercice d’un droit fondamental, où les grèves les plus impopulaires seront jetées à la vindicte populaire.

Cette possibilité d’adopter un décret à tout moment introduit une grande part d’arbitraire dans le droit à la négociation collective, souligne le pourvoi en contrôle judiciaire.

Et l’indépendance des tribunaux, dans tout ça ? Qu’arrivera-t-il lorsque le ministre, insatisfait d’une décision du TAT sur les services essentiels, décidera d’assujettir le même syndicat aux services minimalement requis pour assurer le bien-être de la population ?

Pour la CSN, il s’agit clairement d’un « droit d’appel détourné dans les mains du ministre », qui risque de mettre à mal la stabilité des décisions du TAT.

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La CSN dénonce la dérive autoritaire de la CAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-la-derive-autoritaire-de-la-caq/ Wed, 10 Dec 2025 19:39:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110196 Plus de 300 militantes et militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour dénoncer la dérive autoritaire du gouvernement caquiste. Les récentes attaques du gouvernement s’en prennent aux droits des travailleuses et travailleurs et visent à faire taire les contre-pouvoirs. Pour la CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, il est plutôt urgent d’agir sur les priorités de la population, comme l’accès aux services publics, la crise du logement et la redistribution de la richesse.

Mettre des bâtons dans les roues des syndicats pour mieux affaiblir le filet social

Le projet de loi 3 du ministre Boulet mise sur l’ingérence dans les affaires syndicales pour empêcher les organisations syndicales de participer pleinement à la transformation de la société québécoise. Pourtant, sans la contribution du syndicalisme, bien des gains qui marquent la vie des Québécoises et des Québécois n’auraient pas vu le jour, des CPE à l’équité salariale, en passant par le développement des services publics et la hausse du salaire minimum.

« Chaque jour, nous travaillons pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs et de la majorité de la population. On le fait dans les négociations en poussant les employeurs à améliorer les conditions de travail, comme nous le faisons en faisant la promotion d’un large filet social qui protège tout le monde. Le ministre Boulet a beau laisser croire que son projet de loi vise plus de transparence, la réalité c’est que l’objectif de ses attaques est de nous placer devant une course à obstacles interminable pour nous nuire dans la défense des droits des salarié-es », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La mobilisation ne dérougit pas ici comme partout au Québec

Le 29 novembre, plus de 50 000 personnes prenaient la rue à Montréal pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement caquiste et ses attaques répétées aux droits des salarié-es. Dans le Cœur du Québec, les actions se multiplient pour mettre de la pression sur le gouvernement afin qu’il fasse marche arrière et retire son projet de loi 3.

« Le gouvernement de la CAQ ne peut pas toujours pencher du même bord. À chaque projet de loi, c’est la même chose, c’est toujours au bénéfice des grands patrons. Quand est-ce que le gouvernement va nous annoncer un projet de loi pour freiner le lobbyisme des grandes entreprises privées ? Quand est-ce qu’il va agir pour que la rémunération des grands patrons arrête d’exploser pendant que le salaire de la majorité des gens stagne ? Ce qui est clair, c’est que nous allons continuer de nous faire entendre et de faire front pour un autre Québec », de conclure le président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN), Pascal Bastarache.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Succursale Monk : une fermeture qui ne passe pas pour le SEMB-SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/succursale-monk-une-fermeture-qui-ne-passe-pas-pour-le-semb-saq/ Thu, 04 Dec 2025 20:24:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109562 Réunis ce 4 décembre 2025 devant la succursale de la SAQ Monk à Montréal, les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN et ses allié-es ont à nouveau dénoncé la fermeture imminente d’une autre succursale de la SAQ.

« Bien que la SAQ ait suspendu en octobre dernier son projet d’ouvrir une centaine d’agences privées en milieu urbain, cette décision ne remettait pas en question la fermeture de la succursale de la rue Monk. Nous poursuivons notre mobilisation car cette mesure va carrément à l’encontre des intérêts de la population, souligne le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance. Alors que le plan initial visait la fermeture de huit succursales de la SAQ, l’ouverture de 34 nouvelles agences et d’une centaine de micro-agences, la Direction de la santé publique, préoccupée par son offre de services sur le territoire, a mis un frein sur ces projets. Nous invitons la SAQ à poursuivre sa prise de conscience en reconnaissant les liens entre l’ouverture de nouveaux points de vente privés et les questions de santé et de sécurité publique. »

Un autre rassemblement tenu le 28 juin dernier dénonçait la fermeture imminente de cette succursale le 31 août 2025. La SAQ avait toutefois revu ses plans, puisqu’à la suite d’une interpellation du syndicat, la direction a constaté que le bail de la succursale se terminait en réalité le 31 janvier 2026.

« Nous avons déjà vécu plusieurs fermetures sauvages de succursales, des points de vente très rentables que la SAQ a fermés afin de pousser la clientèle vers de plus gros magasins. Et chaque fois, le résultat a été désastreux : les rues se dévitalisent, la plupart des commerces ferment et les locaux commerciaux voisins se vident. À titre d’exemple, la fermeture de la succursale de la rue Centre à Pointe-Saint-Charles en 2012, a transformé une rue dynamique en désert commercial », dénonce la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton. Pour nous, la fermeture prévue pour la mi-janvier ne passe pas du tout. »

Le syndicat va suivre de près la stratégie immobilière que la SAQ va présenter le 18 janvier 2026, à l’occasion du dévoilement des plans de gestion de ses succursales sur le territoire.

« Rappelons que la mission principale de la SAQ est la vente de produits de l’alcool de qualité, dans le respect des normes éthiques responsables et des lois encadrant ces activités. Malgré le récent recul, nous voyons d’un mauvais œil l’implantation de micro-agences dans les dépanneurs en milieu densément peuplé, comme Montréal et Laval, avec la commercialisation de petits formats de spiritueux, sans le même engagement législatif pour la vente de ces produits. Avec la multiplicité des micro-agences, dont certaines sont déjà en place, la vérification de l’âge et de la sobriété de la clientèle par des tiers non formés sur ces enjeux nous inquiète », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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L’échec de l’homme qui n’écoutait personne https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-quebec-un-an-plus-tard-lechec-de-lhomme-qui-necoutait-personne/ Mon, 01 Dec 2025 22:15:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109520 Il y a un an, Santé Québec devenait l’employeur unique des quelque 300 000 salarié-es du réseau public de la santé et des services sociaux. En imposant sa réforme, par bâillon, à l’ensemble des Québécoises et des Québécois, le ministre de la Santé Christian Dubé réalisait un tour de force : créer la structure bureaucratique la plus éloignée possible de celles et ceux qui offrent les soins et services au quotidien comme de ceux qui les reçoivent, y compris leur famille.

Du haut de sa tour d’ivoire, un conseil d’administration formé de top guns veille désormais à verrouiller le système contre toute initiative locale qui pourrait améliorer les soins. Jusqu’ici, les nombreuses tentatives des organisations syndicales d’ouvrir un dialogue avec Santé Québec, qui permettrait de faire entendre les idées des travailleuses et des travailleurs, sont demeurées infructueuses. Dorénavant, c’est plus clair que jamais, toutes les décisions se prennent d’en haut. Et sur le terrain, les salarié-es vous diront qu’absolument rien n’a changé en matière de soins et services à la population.

Disparus, les états financiers des établissements régionaux, qui permettaient à la population de considérer les choix des dirigeantes et des dirigeants, voire de les remettre en cause lors de séances publiques des conseils d’administration… elles aussi disparues.

Quant à l’indépendance de Santé Québec par rapport au ministre, on constate déjà qu’elle servira davantage d’écran, qui permettra au gouvernement d’imposer des compressions budgétaires et d’accélérer la privatisation sans assumer complètement le coût politique de ses choix.

Le virage numérique est une autre belle illustration de cette indépendance de façade. Santé Québec reproduit exactement les mêmes erreurs qui ont mené à un fiasco comme celui de SAAQClic… une stratégie reposant sur des cabinets de consultants externe et de la sous-traitance vers des multinationales. Santé Québec est certainement parmi les employeurs québécois comptant le plus de personnel spécialisé en informatique parmi ses équipes. Et pourtant, l’expertise interne est complètement ignorée.

Le privé : la véritable obsession

On en vient à se demander si, au fond, la CAQ ne cherche pas à mettre en place des conditions garantissant que le réseau public ne soit jamais capable de répondre adéquatement aux besoins de la population. Pour que la privatisation apparaisse comme la seule voie possible d’amélioration. Il faut reconnaître que ça marche ! Jamais, les Québécoises et les Québécois n’ont autant critiqué le réseau public que sous la gestion de la CAQ. En même temps, la CAQ pave la voie au développement de la marchandisation des soins, en normalisant le passage des médecins au privé après cinq années d’exercice au public ou en confiant au privé un nombre croissant de chirurgies. Au lieu d’investir dans le réseau public pour réduire les listes d’attente, elle fait le choix de payer une marge bénéficiaire à des acteurs privés pour qui la maladie est source de profits.

Dans la même veine, il faut craindre que la prochaine politique du gouvernement en matière de soutien à domicile fasse la part belle au secteur privé.

On voit bien que les cliniques privées poussent comme des champignons partout au Québec pendant que les établissements publics sont laissés à l’abandon. C’est l’accès essentiel des citoyennes et citoyens aux soins et services dans le secteur public qui en souffre.

Bref, c’est un constat d’échec. La CAQ et Christian Dubé ont assez fait de dommage au réseau public. C’est assez ! Vous avez eu votre chance. La seule manière d’améliorer le réseau c’est d’écouter les travailleuses et les travailleurs ainsi que les usagère et les usagers. C’est eux qui les ont, les solutions. C’est par cette approche que n’importe quel gouvernement souhaitant vraiment améliorer les choses devra commencer.

C’est entre autres pour cette raison que la CSN mène la campagne Faire front en faveur d’un Québec qui s’occupe de son monde et qui mise sur nos services publics en cessant de nourrir la bête de la privatisation.

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