Économie et finances publiques – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 02 Apr 2026 19:01:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Économie et finances publiques – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Adoption du projet de loi no 3 – Un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/adoption-du-projet-de-loi-no-3-un-recul-historique-pour-les-droits-des-travailleuses-et-travailleurs/ Thu, 02 Apr 2026 19:01:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113336 L’adoption aujourd’hui du projet de loi no 3 par l’Assemblée nationale – qui constitue un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs et un legs honteux du gouvernement Legault en toute fin de législature – est dénoncée d’une même voix par l’APTS, la CSD, la CSN, la CSQ, la FAE, la FTQ, le SFPQ et le SPGQ.

« Il faut énormément de culot pour s’entêter comme le fait ce gouvernement, alors qu’il n’a plus de premier ministre ni d’appui de la population. Sans compter l’absence de consensus social et toutes les mises en garde émises par les organisations syndicales, les organisations de la société civile et les expert•e•s universitaires, qui ont démontré les nombreuses failles de ce projet de loi. L’application du texte adopté créera en effet un carcan administratif aussi inutile qu’insensé pour nos organisations et nos milieux de travail, et la CAQ devra en porter l’entière responsabilité », dénoncent conjointement les porte-paroles Robert Comeau (APTS), Luc Vachon (CSD), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Magali Picard (FTQ), Christian Daigle (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ).

Cette nouvelle attaque du gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs s’ajoute à une longue série de reculs : l’atteinte au droit de grève avec la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (Loi 14), qui affaiblit le pouvoir de négociation et la capacité d’améliorer les conditions de travail; l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et modifiant diverses dispositions législatives (Loi 28), les compressions draconiennes dans les services publics ainsi que des réorganisations mal planifiées. Les atteintes aux droits fondamentaux se multiplient. Au bout du compte, c’est le pouvoir collectif des travailleuses et des travailleurs qui est attaqué directement.

« Le gouvernement ne cache même plus son mépris pour les droits des travailleuses et des travailleurs, des personnes les plus vulnérables de notre société et de la classe moyenne. Ce n’est pas en s’attaquant aux associations qui les défendent qu’on va améliorer la qualité de vie de ceux et celles qui en ont besoin. Le projet de loi est adopté, mais nous ne baisserons pas les bras et comptons utiliser tous les moyens à notre disposition pour protéger leurs droits et contrer les politiques antidémocratiques d’un gouvernement en fin de régime. Nous sensibiliserons la population et talonnerons les partis de l’opposition. Ce doit être un enjeu important durant les prochaines élections », ajoutent les porte-paroles.

Le texte de loi adopté sera maintenant analysé en détail par les organisations syndicales, qui évalueront les recours possibles afin d’assurer la protection des droits des travailleuses et travailleurs du Québec.

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La FEESP–CSN se réjouit de la création d’une semaine de reconnaissance des conductrices et conducteurs d’autobus scolaires et de berlines https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-se-rejouit-de-la-creation-dune-semaine-de-reconnaissance-des-conductrices-et-conducteurs-dautobus-scolaires-et-de-berlines/ Thu, 02 Apr 2026 16:00:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113322 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) se réjouit de la motion déposée par le député de Québec solidaire, M. Alexandre Leduc, pour la création d’une semaine de reconnaissance des conductrices et conducteurs d’autobus scolaires et de berlines. La première édition se déroulera du 1er au 5 juin 2026.

Nous remercions M. Leduc pour tout le travail accompli qui permettra de souligner le travail essentiel, dans le système d’éducation, des conductrices et conducteurs de véhicules scolaires, qui assurent chaque jour, en toute sécurité, le transport des élèves du Québec. Leur engagement et leur professionnalisme contribuent directement au bien-être de milliers de jeunes.

« C’est quelque chose que trop de gens tiennent pour acquis; le bus jaune, le mini-bus ou la berline scolaire qui passe chaque matin prendre les enfants, qui les dépose chaque soir. C’est dans notre réalité quotidienne, c’est une pièce majeure du bon fonctionnement de notre système d’éducation, mais on n’y porte pas attention. Voilà pourquoi on est très heureux aujourd’hui que l’Assemblée nationale ait créé cette semaine nationale », se réjouit Josée Dubé, vice-présidente de la FEESP–CSN.

« M. Leduc et la fédération ont joué un rôle indéniable dans la création de cette semaine de reconnaissance, explique Marc Bouchard, président du Secteur transport scolaire de la FEESP–CSN. Mais ça n’aurait jamais vu le jour sans l’appui et l’effort constants des militantes et des militants, comme Carole Laplante, qui n’a jamais cessé de donner de son temps et de son énergie durant les 20 dernières années pour défendre les conductrices et les conducteurs d’autobus scolaires et de berlines. On les remercie du fond du cœur. »

 

Une ombre au tableau

« Cette reconnaissance par l’Assemblée nationale est, pour nous et nos membres, un moment de réjouissances. Mais certains employeurs de ce secteur ont encore une longue route à parcourir pour que la reconnaissance se transforme en gestes concrets. Entre les conditions salariales toujours à la traine, les conditions de travail pénibles, les outils désuets et les bris de services, les conductrices et les conducteurs sont encore loin d’avoir les conditions gagnantes pour effectuer leur travail à la hauteur de ce qu’ils souhaiteraient pouvoir le faire », souligne Josée Dubé.

« Encore cette semaine, poursuit Josée Dubé, environ 160 de nos membres travaillant pour le Groupe Renaud à Saint-Eustache, qui ne sont même pas en négociation, se font menacer par leur employeur d’un licenciement collectif s’ils n’acceptent pas des conditions de travail qu’il voulait imposer, des reculs et des salaires tout à fait inacceptables. Ce genre de comportement, où l’employeur menace des femmes et des hommes de les priver définitivement de leur gagne-pain juste pour asseoir son autorité et faire plus de profit, c’est de la violence économique. Et ça doit cesser! »  

 

À propos

Le Secteur transport scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) regroupe avec fierté 63 syndicats représentant plus de 3 000 conductrices et conducteurs de véhicules scolaires à travers une dizaine de régions administratives du Québec. Ces travailleuses et travailleurs jouent un rôle crucial dans le quotidien de milliers de familles, assurant un transport sûr et fiable pour les élèves de toutes les communautés.    

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Mort programmée du métier de sylviculteur au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/mort-programmee-du-metier-de-sylviculteur-au-quebec/ Thu, 26 Mar 2026 12:07:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113095 Le secteur sylvicole est laissé pour compte. Le maintien des sommes allouées aux travaux sylvicoles dans le dernier budget du Québec et la récente baisse des droits de coupe – lesquels profitent aux industriels – n’y changent rien. Pire encore, les taux offerts par le gouvernement pour les différents travaux sylvicoles sont en baisse cette année – entre 2 et 5 %, selon le type d’intervention.

L’argent octroyé aux entreprises et aux groupements forestiers qui effectuent le travail de sylviculture stagne depuis des années, et ce, malgré l’inflation liée au prix du carburant et à celui de l’équipement. Sans surprise, cette situation a des répercussions négatives sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs.

« Tout le monde s’en va. Il n’y a plus de relève », affirme Serge Desrosiers, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN). De fait, le nombre de membres de ce syndicat a diminué d’environ 80 % en dix ans et ils ne sont désormais qu’un peu plus de 200.

Des budgets qui ne se rendent pas jusqu’aux salarié-es

La CSN estime qu’avec le budget actuel alloué à la sylviculture, il faudrait 33 ans pour que l’ensemble du territoire compris dans les zones prioritaires soit entretenu.

« Une hausse significative du budget consacré à la sylviculture est essentielle si on veut conserver ce maillon indispensable de notre foresterie au Québec.  Il faut aussi absolument que l’argent ne reste pas dans les poches des entrepreneurs, mais qu’il se rende jusqu’à celles et ceux qui effectuent le travail sylvicole sur le terrain », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Pour ce faire, la FIM–CSN rappelle qu’un projet pilote de rémunération horaire des sylvicultrices et sylviculteurs avait démontré un potentiel certain par rapport aux conditions archaïques qui ont cours actuellement. Pour le moment, les travailleuses et les travailleurs reçoivent un forfait par parcelle et doivent payer leurs déplacements, leur équipement et le carburant pour les débrousailleuses.

Québec de nouveau interpellé

« Les élu-es à Québec ont une responsabilité historique d’agir pour sauver le métier de sylviculteur et l’échec de la réforme du régime forestier ne doit pas en dissuader le prochain gouvernement. Il faut arrêter de reporter ce problème à plus tard », ajoute Kevin Gagnon.

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Le retour de l’austérité au menu jusqu’au prochain budget du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/le-retour-de-lausterite-au-menu-jusquau-prochain-budget-du-quebec/ Wed, 18 Mar 2026 21:03:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112784 Le dernier budget de l’ère Legault-Girard ne fera pas exception, il n’y a pas de réelle vision d’avenir pour améliorer les services publics ou pour s’attaquer au problème du coût de la vie, notamment en améliorant l’accès au logement.

En éducation, pour les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, c’est une hausse des dépenses de seulement 0,9 % de 2025-2026 à 2026-2027. C’est en deçà de l’inflation et sous la prévision des coûts du système évalué à 3,8 % par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

En santé et services sociaux, le gel d’embauche du personnel administratif est maintenu. Par conséquent, ce sont majoritairement des femmes qui assumeront la charge de travail nécessaire pour permettre à ce secteur de couvrir ses coûts de système. Notons aussi la baisse constante des sommes consacrées aux infrastructures de la santé et des services sociaux de 2026, jusqu’en 2036, alors que les besoins sont pourtant criants. Par ailleurs, un montant
de 22 M$ seulement est prévu cette année pour convertir des places de service de garde non subventionnées en places subventionnées.

En enseignement supérieur, la CSN salue la couverture des coûts de système qui est prévue, après des années de stagnation dans le secteur. Notons cependant que l’évaluation de l’état des bâtiments sera connue seulement l’an prochain et que ces résultats seront décisifs pour freiner la dégradation des bâtiments vétustes.

Relevons aussi que le budget prévoit la construction de seulement 1000 nouveaux logements soi-disant « abordables ». Il n’y a toujours pas de plan d’envergure pour contrer la crise du logement.

« Toutes les annonces budgétaires qui ne couvrent pas les coûts de système signifient une chose : le retour de l’austérité. Ce sera particulièrement le cas en éducation », soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La présidente de la CSN fait un appel à celles et ceux qui vont succéder au gouvernement Legault : « Il faut que celles et ceux qui dirigeront le Québec plus tard cette année recentrent leur attention sur ce qui préoccupe vraiment les travailleuses et les travailleurs, soit la santé, l’éducation et surtout le coût de la vie. Au cours des huit dernières années, le recours constant au privé n’a rien réglé de ce point de vue. »

On remarque aussi une baisse des dépenses en culture et communication ; Télé-Québec subit à cet effet une diminution de 8 % de ses dépenses. Malgré tout, le gouvernement crée un nouveau crédit d’impôt pour les médias de 40,2 M$ sur cinq ans. Le gouvernement annonce l’élargissement de l’accès à ce crédit aux différents médias, mais cela risque d’être insuffisant, considérant la crise actuelle du secteur.

Le gouvernement ajoute plus de 228 M$ en 2026-2027 pour les entreprises et les communautés du secteur forestier, dont 60 M$ pour la transformation de l’industrie. Le reste de cette enveloppe est cependant consacrée à la baisse des redevances payées par les entreprises et aux travaux sylvicoles.

Se donner les moyens de répondre aux besoins

Il est utile de rappeler qu’une autre vision des finances publiques est possible. Celle où l’État se donne les moyens de remplir toutes ses missions sans devoir compresser les dépenses de façon régulière ou sans négliger l’entretien des bâtiments, sans restreindre le rythme de développement de services publics cruciaux, comme les places de services de garde subventionnées ou les logements sociaux.

Le PIB réel du Québec a augmenté de façon quasiment constante depuis plus de 25 ans. « On ne devrait pas avoir à se casser la tête pour bonifier l’offre de transport en commun ou pour faire tenir nos écoles debout. C’est un choix idéologique que font le ministre Girard et ce gouvernement, pour limiter l’imposition de ceux qui ont accaparé la majorité de la croissance du PIB ces dernières années », ajoute Caroline Senneville.

La CSN regrette notamment que le gouvernement ait laissé tomber l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital à la suite de la décision du gouvernement fédéral. 

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN dénonce des suppressions de postes affectant les services au CISSS de Laval https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-des-suppressions-de-postes-affectant-les-services-au-cisss-de-laval/ Wed, 18 Feb 2026 21:39:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112118 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux du Québec traverse une crise majeure, les directives budgétaires imposées par Santé Québec ne font que dégrader la situation. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ainsi que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) unissent leurs voix afin de dénoncer les suppressions de postes au CISSS de Laval découlant de ces demandes de compressions budgétaires, ainsi que de la privatisation des services publics. Ces décisions affecteront négativement la qualité des services aux usagères et usagers.

En plus des quelque 500 postes supprimés depuis octobre 2024, le CISSS de Laval débute 2026 en poursuivant les abolitions. Les suppressions toucheront plus de 338 postes, essentiellement de préposé aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD à temps complet, qui seront en partie convertis en temps partiel. De plus, c’est 120 postes d’auxiliaire aux services de santé et sociaux (ASSS) du soutien à domicile qui ne seront pas renouvelés à mesure qu’il y aura des départs, et qui seront remplacés par de la sous-traitance.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, Nathalie Bourque, s’inquiète des répercussions de ces décisions sur les personnes usagères : « La direction justifie les coupes de PAB et la réduction du ratio PAB/résidents de 1 sur 5 à 1 sur 6, voire 1 sur 8, en invoquant l’obligation d’avoir une saine gestion financière et le fait que ces ratios demeurent sécuritaires. Ce qu’elle omet de dire, c’est que ce seuil est minimal et vise uniquement à assurer une sécurité et des soins de base sans assurer la dignité des patients. Ce n’est pas réaliste de penser qu’autant de suppressions de postes terrain n’affecteront pas directement la qualité des services. »

« Il faut apprendre des erreurs de la pandémie. Actuellement, ce qu’on nous propose, ce sont des services minimaux, une sécurité minimale et une incapacité de bien accompagner les personnes résidentes au quotidien. Si une épidémie de gastro ou encore d’influenza survenait, il serait très difficile d’y faire face. Ces suppressions de postes auront pour effet d’augmenter la charge de travail, d’appauvrir les travailleuses et les travailleurs, de précariser les soins aux usagères et usagers, ainsi que de favoriser la sous-traitance. C’est un recul social majeur pour récupérer un peu d’argent », dit le président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc.

Cette logique comptable ne tient pas la route, explique la 1re vice-présidente du CCMM–CSN, Chantal Morin : « D’un côté, le gouvernement dit qu’il veut économiser. Mais, de l’autre, il investit des sommes colossales dans des salaires et bonus aux nouveaux cadres implantés dernièrement. Il vise à sous-traiter une partie des services au secteur privé, alors que de nombreuses études démontrent que le recours au privé coûte plus cher pour une qualité de service moindre. Il est plus difficile d’avoir une continuité des soins, sans parler de la précarisation des conditions de travail. On ne peut pas accepter ça, ni pour nos ainé-es ni pour nos membres. Ce sont les droits et la dignité des personnes qui sont en jeu. »

La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents partis politiques dans les prochains mois. « La recette des compressions et de l’austérité budgétaire en santé et services sociaux, on nous l’a déjà servie durant les années Couillard-Barrette et on en paie encore le prix aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’on passe maintenant par une agence-paravent comme Santé Québec pour procéder aux mêmes compressions budgétaires qu’on va obtenir des résultats différents. À l’aube de la prochaine campagne électorale, on espère que les partis politiques qui aspirent à prendre le pouvoir ne répéteront pas les mêmes erreurs que la CAQ et comprendront qu’un financement soutenu de notre réseau public de santé est la seule façon de redresser la situation lamentable dans laquelle on est plongés depuis trop longtemps déjà », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

Une pétition a été lancée à ce sujet par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval-CSN : https://www.change.org/p/contre-les-coupures-de-237-postes-%C3%A0-temps-complet-au-cisss-de-laval?

 

À propos du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN
Ce syndicat représente les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux du CISSS de Laval, des catégories 2, 3 et DRILLL, soit un peu moins de 5 000 membres. Sa mission est de défendre et de préserver les droits, les conditions de travail, la santé et la sécurité de ses membres qui donnent des services essentiels à la population.

À propos du CCMM–CSN
Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l’industrie manufacturière, les services publics et parapublics, l’éducation, le commerce, etc.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec. 

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Des milliards que le gouvernement doit aller récupérer https://www.csn.qc.ca/actualites/des-milliards-que-le-gouvernement-doit-aller-recuperer/ Mon, 16 Feb 2026 15:23:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112009 Au moment où l’économie québécoise est secouée par la guerre tarifaire américaine et où les services publics sont en crise, le gouvernement Legault doit récupérer les sommes astronomiques dont il se prive afin de redresser les finances publiques et répondre aux besoins de la population.

C’est le message envoyé aujourd’hui par la CSN, qui rencontrera, avec les autres centrales syndicales cet après-midi, le ministre des Finances, Éric Girard, dans le cadre des consultations prébudgétaires menées par celui-ci.

« Au cours des sept dernières années, le gouvernement de François Legault a fait des choix budgétaires qui ont gravement nui à la société québécoise », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Des baisses d’impôts, qui ont profité surtout aux mieux nantis, une ouverture toujours plus grande au secteur privé qui englouti des sommes colossales, des millions perdus dans la filière batterie sans même qu’un seul emploi ne soit créé, sans parler de cet entêtement à rembourser la dette du Québec coûte que coûte, malgré les indicateurs révélant que celle-ci est sous contrôle… Ces choix ont un coût, et ce sont les travailleuses et les travailleurs qui en font les frais. »

« Alors qu’il termine son dernier tour de piste, le premier ministre Legault a l’occasion de réparer certaines erreurs de son gouvernement. Qu’il la saisisse », ajoute la leader syndicale.

Dans le mémoire qu’elle présentera au ministre Girard, la CSN rappelle que la baisse d’impôt octroyée dans le budget de 2023, qui a surtout favorisé les contribuables gagnant plus de 100 000 $, représente aujourd’hui un manque à gagner annuel de 1,8 G$. En vue du prochain budget du Québec, la CSN met de l’avant plusieurs recommandations : un renforcement de la progressivité de l’impôt sur les revenus des particuliers, une amélioration de la fiscalité sur le patrimoine et l’interruption des versements au Fonds des générations.

Ces sommes doivent être dévolues à la consolidation de nos réseaux publics, notamment en matière de santé et d’éducation. Rappelant que l’interruption du recours aux agences de placement a permis d’économiser près de 700 millions en un peu plus d’un an, la CSN invite le gouvernement à freiner l’ouverture toujours plus grande au secteur privé mise de l’avant par Santé Québec.

Alors que les établissements de santé et d’enseignement font couramment les manchettes en raison de leur vétusté, le gouvernement doit accroître ses investissements dans les infrastructures publiques. Cependant, l’aventure électoraliste du 3e lien, qui a déjà mené à la perte de millions en deniers publics et qui pourrait engloutir jusqu’à 11 milliards de dollars, ne reflète aucunement les besoins réels du Québec et doit être rayée du prochain budget, estime la CSN.

D’autres mesures figurent dans le mémoire présenté par la centrale syndicale : le retour à 2030, plutôt qu’à 2035 pour l’atteinte des cibles de réduction des émissions de gaz à effet de serre, jumelé à une augmentation des budgets alloués au transport collectif, permettront au Québec de faire face aux défis posés par la crise climatique.

Enfin, la CSN urge le gouvernement du Québec à mettre en place une politique structurante pour sauver l’industrie des médias et de la culture, ainsi qu’une seconde pour le secteur forestier, qui a déjà coûté des milliers d’emplois en région. La mise en branle d’un plan ambitieux de chantier en habitation, priorisant le logement social, lui permettrait de faire d’une pierre deux coups, estime la centrale syndicale.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Mobilisation historique: une trentaine d’organisations unies pour exiger des mesures urgentes en immigration https://www.csn.qc.ca/actualites/mobilisation-historique-une-trentaine-dorganisations-unies-pour-exiger-des-mesures-urgentes-en-immigration/ Fri, 13 Feb 2026 17:48:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111970 À l’invitation du président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Mascouche, monsieur Guillaume Tremblay, plus d’une trentaine d’organisations se sont réunies pour réaffirmer un message sans équivoque aux gouvernements du Québec et du Canada : le Québec ne peut pas se priver des personnes immigrantes déjà bien établies sur son territoire.

Ces organisations, qui portent la voix des municipalités, du monde économique, des travailleuses et travailleurs, du milieu de l’enseignement supérieur ainsi que de plusieurs secteurs clés de notre économie, dénoncent les conséquences importantes des récentes décisions des gouvernements du Québec et du Canada en immigration.

Des mesures urgentes réclamées

  • Gouvernement du Québec : mettre en place dès maintenant une clause de droits acquis pour les orphelins du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).
  • Gouvernement du Canada : réduire la pression en renouvelant les permis temporaires des personnes déjà au Québec, notamment ceux du Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) tout en permettant de recruter des personnes dans les secteurs où les besoins sont critiques.

« Le mouvement des cœurs bleus rassemble des voix de partout au Québec pour dire que les personnes immigrantes font partie de nos communautés et qu’elles sont indispensables. Cette mobilisation est un moment historique. On ne peut pas les laisser dans l’incertitude actuelle et sans solution. Les impacts se font déjà sentir dans nos milieux de vie. Les deux gouvernements doivent collaborer et agir avec responsabilité, car le temps est compté pour des milliers de personnes. On demande des solutions maintenant pour donner de l’oxygène à tout le monde »
– Guillaume Tremblay, président de l’UMQ et maire de Mascouche.

« Nos régions ne peuvent se permettre de perdre celles et ceux qui contribuent déjà à leur vitalité; dans un contexte de déclin démographique, le devoir du gouvernement est de leur offrir des perspectives claires, de respecter la parole donnée en mettant fin à l’incertitude quant à leur avenir dans nos communautés. »
– Jacques Demers, président de la FQM, maire de Sainte-Catherine-de-Hatley et préfet de la MRC de Memphrémagog.

« Les restrictions au PTET imposées par Ottawa ainsi que la baisse des seuils d’immigration et l’abolition du PEQ par Québec ont plongé les entreprises qui emploient des travailleurs étrangers dans l’incertitude. Restreindre l’accès à ces travailleurs qualifiés alors que 1,4 millions de postes deviendront vacants d’ici 2033 au Québec est un non-sens économique. Cela force déjà des entreprises à annuler des contrats, suspendre des investissements et réduire leur production, faute de main-d’œuvre disponible. Les deux gouvernements doivent agir rapidement pour éviter de plomber l’économie du Québec et de ses régions. »
– Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ.

« Ce sont des travailleuses et des travailleurs déjà parmi nous depuis des mois, parfois des années. Ils s’intègrent, parlent ou apprennent le français, paient des impôts, s’impliquent dans leur communauté et contribuent activement à la vitalité de nos régions. Les forcer à partir serait non seulement injuste, mais profondément contre-productif. »
– Robert Comeau, président de l’APTS, Martin Trudel, troisième vice-président du SPGQ, Luc Vachon, président de la CSD, Michel Girard, vice-président du SFPQ, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Daniel Cloutier, vice-président de la FTQ et directeur québécois du syndicat Unifor, Mélanie Hubert, présidente de la FAE et Isabelle Trépanier, secrétaire générale de la FIQ.

« Selon un sondage récent de la FCEI, 56 % des PME s’inquiètent des effets d’une baisse de l’immigration sur leur région. Elles sont quasi unanimes à demander que Québec et Ottawa adoptent une meilleure collaboration. C’en est assez de voir les deux gouvernements adopter des restrictions, se renvoyer la balle et repousser les décisions pouvant mettre à risque des emplois. C’est le moment de mettre en place un véritable pont vers la résidence permanente pour les travailleurs qui sont déjà ici et qui contribuent à notre société ».
– François Vincent, vice‑président pour le Québec à la FCEI.

« Jean‑François Roberge a réussi un tour de force : rassembler maires, milieu de l’entrepreneuriat, syndicats et personnes étudiantes pour dénoncer sa réforme en immigration mal ficelée. Même les candidats à la chefferie de son parti l’ont désavouée. Ces personnes, déjà intégrées, qui étudient, travaillent, parlent français et renforcent le Québec, méritent mieux. Il doit réparer les torts causés, agir maintenant et offrir une immigration plus humaine avec le PEQ et une clause de droit acquis. » – Flora Dommanget, présidente de l’Union étudiante du Québec.

« Mettre fin au PEQ – volet Diplômés, a affaibli un levier qui fonctionnait. Chaque année, des étudiantes et des étudiants choisissaient le Québec, apprenaient le français, s’intégraient dans nos cégeps et s’enracinaient dans nos régions notamment grâce à l’accès au PEQ – volet Diplômés. Ils répondaient à des besoins bien réels de main-d’œuvre et contribuaient à la vitalité économique, sociale et culturelle de nos milieux. Leur retirer, en cours de route, une voie claire pour poursuivre leur parcours professionnel ici a créé de l’instabilité et brisé la confiance. Nous demandons le rétablissement du PEQ – volet Diplômés et la mise en place de mesures transitoires justes, pour celles et ceux qui ont fait le choix du Québec. »
– Marie Montpetit, présidente-directrice générale, Fédération des cégeps.

« Les restrictions récentes au Programme des travailleurs étrangers temporaires fragilisent directement la productivité, la compétitivité et la croissance des PME québécoises. En privant les entreprises de travailleurs spécialisés essentiels, on ralentit la production, on met en péril des contrats et on affaiblit l’économie régionale, tout en plongeant inutilement des travailleurs déjà établis dans l’incertitude. Sans clause de droits acquis ni mesures transitoires, le Québec s’expose à des pertes économiques majeures. Il est urgent d’offrir un cadre prévisible et adapté à la réalité des entreprises ».
– Jennifer Poiré, présidente-directrice générale du Groupe Castech/Plessitech et porte-parole de l’Alliance main-d’œuvre étrangère.

« L’économie sociale repose sur des principes d’inclusion, de solidarité et de prise en charge par les communautés. La réforme du PEQ proposée va à l’encontre de ces valeurs fondamentales, et des efforts par une diversité d’acteurs de la société civile qu’ils soient ceux qui développent du logement abordable, assurent des soins aux personnes vulnérables, offrent des lieux d’animation de la communauté ou contribuent autrement à la pleine intégration de nouveaux arrivants au Québec. »
– Béatrice Alain, Directrice générale, Chantier de l’économie sociale.

« Aujourd’hui, Éducation internationale se joint à cette mobilisation parce que la cohérence des politiques d’immigration est essentielle à la réussite de la mission du réseau scolaire et des centres de formation professionnelle : former des travailleurs qualifiés dont ont besoin les employeurs dans toutes les régions du Québec. »
– Lysiane van der Knaap, directrice générale d’Éducation internationale.

« L’hôtellerie québécoise fait face à une crise à la fois opérationnelle et humaine. Ces personnes immigrantes intégrées dans nos établissements sont au cœur de nos équipes, de notre capacité d’accueil et de la qualité des services offerts dans toutes les régions du Québec. Les maintenir dans l’incertitude fragilise nos opérations, freine notre développement et accentue la pression sur des équipes déjà fortement sollicitées. Il faut leur offrir des perspectives claires, humaines et durables pour la stabilité de notre industrie et la force de l’économie touristique québécoise. Il est urgent d’agir pour protéger ces talents qui contribuent déjà pleinement au Québec. »
– Véronyque Tremblay, présidente-directrice générale de l’Association Hôtellerie du Québec.

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Fonderie Horne : la CSN estime qu’une entente est à portée de main https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-la-csn-estime-quune-entente-est-a-portee-de-main/ Thu, 05 Feb 2026 19:20:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111657 La CSN estime qu’une entente entre le gouvernement du Québec et Glencore pour assurer la production de cuivre au Canada est possible et qu’elle est à portée de main.

La CSN a appris que des discussions ont eu lieu avec le cabinet de premier ministre Legault. Ce dernier a d’ailleurs récemment fait savoir cette semaine qu’il était prêt à devancer d’un an le processus d’autorisation environnementale. Cela permettrait donc de déterminer quels seront les critères exigés à long terme afin d’amortir les investissements de 1 G$ – dont 300 M$ pour des raisons environnementales –, qui étaient prévus par Glencore avant l’annonce, cette semaine, d’arrêt des investissements.

« Il doit y avoir moyen de fixer un seuil pour l’arsenic avec des échéanciers réalistes en fonction des travaux nécessaires et de prévoir un nombre d’années suffisant pour qu’on ne revive pas la saga actuelle dans un avenir rapproché et qu’on lève enfin l’incertitude actuelle », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière demande une rencontre d’urgence avec le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région, pour aider à sécuriser les emplois en jeu et rassurer la population de l’Abitibi-Témiscamingue.

« On demande au gouvernement du Québec et à Glencore de se parler à nouveau et de faire un compromis acceptable pour le bien des travailleuses et des travailleurs et pour le bien de notre région. Il faut trouver une norme qui ne soit ni idéaliste ni laxiste. Il y a des gars qui ne dorment plus, il y a des arrêts de travail, ça devient dangereux. Ça ne peut plus durer ! », indique le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith.

 

Un enjeu interministériel

« On sait qu’un comité interministériel est en place pour le dossier de la Horne – comité dont fait notamment partie le ministre Jean Boulet. On souhaite que notre région et notre premier ministre puissent bénéficier de tout l’appui interne nécessaire pour aboutir enfin et rassurer la population locale quant aux emplois et à la modernisation de l’usine », répète le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

 

Achat canadien en jeu

Cette saga survient au moment où le gouvernement Carney tente de mettre en place un programme d’achat canadien. Or, la Fonderie Horne est la seule productrice de cuivre au Canada. « On se demande si le gouvernement canadien a les moyens et l’intérêt d’aider à régler le dossier de la Fonderie Horne pour qu’on puisse continuer d’acheter du cuivre canadien. C’est toujours le silence du côté d’Ottawa, malgré nos appels précédents », réitère Kevin Gagnon, président de la FIM–CSN. Ce dernier rappelle qu’il serait important que les deux gouvernements se concertent rapidement et utilisent tous les moyens nécessaires pour régler ce dossier et sécuriser les emplois et l’approvisionnement en cuivre au Canada.

 

À propos

 Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

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Des mesures qui fragiliseront encore plus le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/des-mesures-qui-fragiliseront-encore-plus-le-reseau-public/ Thu, 29 Jan 2026 16:40:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111486 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations affiliées œuvrant en santé et services sociaux dénoncent le parti pris de la CAQ en faveur du privé dans les services de soutien à domicile, sans aucun égard à l’expertise des équipes du réseau public, notamment celle des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS).

La politique qui vient d’être dévoilée par la ministre de la Santé et ministre responsable des aîné-es, Sonia Bélanger, ouvre toute grande la porte à la privatisation du soutien à domicile (SAD). Cette politique va ainsi à l’encontre des recommandations de nombreux experts. Dans une récente étude, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) démontre que la privatisation des services et l’imposition de méthodes de gestion propres au secteur privé (gestion centralisée, hiérarchique et autoritaire des services, production d’indicateurs quantitatifs de performance) dans le SAD sont des erreurs et qu’elles sont responsables de la dégradation de l’accès et de la qualité des services, des conditions de travail et de l’équité dans tous les pays où elles ont sévi au cours des dernières décennies.

« Le gouvernement choisit volontairement d’accélérer la déqualification de la profession d’auxiliaires aux services de santé et sociaux du réseau public, déplore le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. L’absence de mention des ASSS lors du dévoilement de la politique et dans le document lui-même confirme le mépris de ce gouvernement envers les 7 000 ASSS formées qui sont le cœur du soutien à domicile au Québec. « Le gouvernement préfère sous-traiter des services aux entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile (EÉSAD) et aux entreprises privées de soutien à domicile, dont le personnel ne possède pas la formation requise », ajoute M. Leclerc.

Le gouvernement sous-traite déjà des actes cliniques octroyés par la Loi aux ASSS du réseau, détentrices d’un diplôme d’études professionnelles, à du personnel non qualifié provenant du privé et formé de façon accélérée en moins de 140 heures. Le Commissaire à la santé et au bien-être a d’ailleurs recommandé que les interventions des EÉSAD soient renforcées par des formations et par un accroissement du contrôle de la qualité. Pour l’instant, rien dans la nouvelle politique ne semble prévu pour remédier à ces problèmes.

« Plus il y a d’intervenantes et d’intervenants, plus cela rend les suivis compliqués, et plus on perd de l’expertise sur le terrain, note pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldschleger. Nos équipes le constatent déjà sur le terrain et cette politique met encore plus à risque le continuum de soins et leur coordination. Ultimement, ce sont les usagères et les usagers qui paieront le prix de cette valse entre les prestataires de services privés et les équipes multidisciplinaires des CLSC. Une difficulté qui n’existe pas lorsqu’on priorise les équipes du réseau public. »

D’ailleurs, l’IRIS calcule que le remplacement du modèle québécois actuel de SAD, largement privatisé, par un modèle basé sur une prestation entièrement publique des services et une gestion de proximité permettrait, à terme, de réaliser des économies de plusieurs milliards de dollars à l’échelle du réseau tout entier. Pour la CSN, c’est dans un tel modèle que le rôle des CLSC se trouverait véritablement revalorisé et non en tant que chef d’orchestre de la privatisation.

Ressources au mauvais endroit
« La solution réside dans le renforcement des équipes du secteur public, sans exclure complètement une certaine collaboration avec le personnel des entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile », rappelle Réjean Leclerc. Ces dernières devraient concentrer leur offre dans les services de soutien pour les activités de la vie domestique (AVD). Ces services comprennent, entre autres, l’entretien ménager, la préparation de repas, la lessive, etc. « Malheureusement, le regroupement des EÉSAD trahit une entente historique en s’offrant comme substitut bon marché au personnel du public pour dispenser des soins. La population fera les frais de cette approche au rabais. Nous intensifierons nos actions pour que le Québec continue de construire sa capacité publique de répondre aux besoins de la population.

« Force est d’admettre que le gouvernement a préféré poursuivre la privatisation du soutien à domicile au détriment de la qualité des soins et du bien-être des usagères et des usagers, soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. La CAQ n’apprend visiblement pas de ses erreurs, elle qui tente de se sevrer du recours aux agences et autres prestataires de services privés dans le reste du réseau, termine Mme Senneville.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

À propos de la FP–CSN
La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des organismes gouvernementaux, de l’économie sociale et de l’action communautaire, ainsi que dans le secteur privé.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Un nouvel ordre du jour proposé par les militantes et militants de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouvel-ordre-du-jour-propose-par-les-militantes-et-militants-de-la-csn/ Mon, 26 Jan 2026 21:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111451 Des militantes et des militants de la CSN sont réunis aujourd’hui devant le Delta de Trois-Rivières où se tiendra le caucus de la Coalition Avenir Québec. Les travailleuses et travailleurs veulent déposer une proposition d’ordre du jour afin que soient débattus les réels enjeux qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.

Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, la population s’est vu imposer de multiples décisions politiques qui, dans la grande majorité, ont été adoptées sans consulter la population et qui ont des impacts extrêmement négatifs sur celle-ci. Les exemples sont nombreux : centralisation et privatisation du système de la santé et des services sociaux, coupures massives dans les services publics, projets de loi limitant les droits des Québécoises et Québécois, dilapidation des fonds publics dans des projets privés, sans oublier l’expulsion forcée de travailleuses et de travailleurs essentiels, pourtant bien intégrés dans leurs milieux, via la Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Avec les sondages actuels, on voit que la grogne se fait de plus en plus sentir sur le terrain.

« Visiblement, les Québécois sont exaspérés de se faire prendre pour des valises et les élu-es de la CAQ voient arriver le mur des prochaines élections ! Pourtant, ce n’est pas compliqué, ce que les gens veulent, c’est un gouvernement qui agit sur les véritables enjeux du Québec et le plus pressant d’entre eux, c’est d’avoir des services publics qui prennent soin de tout le monde. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes venus proposer aux député-es caquistes réunis en caucus un projet d’ordre du jour qui est en phase avec les besoins de la population », mentionne Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

FAIRE FRONT

Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle. La seule chose sensée à faire aujourd’hui est d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

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2026 doit être l’année du retour vers le social espèrent plusieurs groupes sociaux aux côtés du FRAPRU https://www.csn.qc.ca/actualites/2026-doit-etre-lannee-du-retour-vers-le-social-esperent-plusieurs-groupes-sociaux-aux-cotes-du-frapru/ Thu, 15 Jan 2026 16:37:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110950 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tient aujourd’hui à Montréal la première d’une série d’assemblées publiques « Logement : retour vers le social ». Plus d’une cinquantaine d’organisations de divers horizons y sont attendues. Pour le lancement de cette tournée, des représentant•es de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES), du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) et de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) se sont joint au FRAPRU, lors d’une conférence de presse, afin de dénoncer les violations du droit au logement, illustrer les conséquences de la crise dans leur milieu et interpeller le gouvernement pour des investissements massifs dans le logement social. La suite de la tournée du FRAPRU se déploiera au cours de l’hiver, dans plusieurs régions du Québec.

Alors que Québec amorce sa période prébudgétaire dans un contexte où l’inabordabilité du logement prend de l’ampleur, les organisations réunies sont scandalisées du peu d’investissements récents dans le logement social. Les rares fonds publics sont trop souvent dirigés vers des projets qui demeurent hors de prix pour les locataires à faible et modeste revenus. L’absence de programme de logement social risque d’accentuer l’effritement du filet social en matière de logement. 

Si la tournée d’assemblées publiques du FRAPRU s’inscrit sous le thème d’un « retour vers le social » c’est aussi pour rappeler que, malgré le discours dominant sur la nécessité d’en faire plus avec moins, l’ingénierie financière, les approches « portefeuille”, et autres pirouettes exigées pour minimiser la part d’argent public investie, ces économies se font au détriment de la mission sociale des projets. Le « social » dans « logement social » n’est pas une marotte : il réaffirme le pouvoir des locataires sur leurs conditions de logement, une accessibilité financière immédiate, la pérennité des logements dans un patrimoine collectif pour toutes les générations et leur ancrage communautaire. Tout ceci garantit que les investissements publics demeurent un patrimoine collectif avec les retombées économiques et sociales qui font la force du logement social.

L’inabordabilité des logements entraîne des coûts sociaux et économiques majeurs : les impacts sur la santé physique et mentale et la hausse de l’itinérance sont documentés, notamment par l’Observatoire québécois des inégalités. Ces coûts continueront d’augmenter tant que le gouvernement du Québec, du Canada et les municipalités n’adopteront pas la perspective de doubler le parc de logements sociaux. Or, les politiques actuelles misent sur des logements dits « hors marché » dont les loyers s’apparentent à ceux du marché, ou sur des logements qualifiés d’«abordables», sans l’être réellement et qui n’ont pas les mêmes retombées sociales et économiques que le logement social

Le regroupement et ses nombreux alliés dans la société civile insistent sur l’urgence d’agir: la véritable solution structurelle, pour répondre aux besoins urgents et amoindrir les besoins futurs, demeure un retour affirmé vers le logement social, sous toutes ses formes, incluant un programme de logements publics. Ils demandent que le prochain budget québécois prévoie un financement suffisant, assorti de cibles claires de développement.

 

CITATIONS 

Louis-Frédéric Verrault-Giroux, organisateur communautaire au Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ)
 « Construire des logements “abordables” au prix du marché n’aide en rien les personnes précarisées, qui continuent jour après jour d’être poussées vers l’itinérance. Pour renverser la tendance en itinérance, la solution, on la connaît, c’est le logement social. Il faut donner aux organismes communautaires les moyens de bâtir des logements sociaux et d’accompagner durablement les personnes qui sortent de la rue. »

Chloé Dauphinais, responsable des dossiers politiques à la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
«L’inabordabilité du logement frappe de plein fouet les familles monoparentales. Quand plus de la moitié du revenu passe dans le loyer, il ne reste plus assez pour la nourriture, les vêtements, le transport ou les activités des enfants, elles doivent alors faire des choix déchirants. Les familles peinent à joindre les deux bouts! Il faut développer des logements sociaux familiaux véritablement abordables, pour que les familles puissent sortir du cycle de la pauvreté. C’est urgent! »

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN)
« Dans tous les secteurs d’emploi, l’inabordabilité des loyers contribue à l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, même lorsque leurs revenus augmentent un peu. On ne peut pas parler de conditions de travail décentes si les gens doivent choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner.  Il est scandaleux de constater qu’on retourne carrément dans des situations où il faut compter sur la charité pour survivre alors qu’on a fait le choix comme société de miser sur un filet social fort. C’est pourquoi nous réaffirmons l’importance des programmes sociaux, dont des programmes de logements sociaux efficaces et adéquatement financés, comme piliers du filet social québécois. »

Sophie Bouchard, Responsable aux affaires internes à la Coalition de Résistance pour l’Unité Étudiante Syndicale (CRUES)
« La crise du logement amène de plus en plus d’étudiant•e•s à vivre de l’insécurité alimentaire et une précarisation étouffante. Présentement, avec le délaissement actif dont fait preuve le gouvernement à l’égard de l’éducation, il est impossible de considérer que les conditions de vie de la population étudiante sont saines et propices à un apprentissage libre, accessible et de qualité. Il faut donc que le gouvernement comprenne que les logements sociaux étudiants, ce n’est pas une option, c’est une nécessité. »

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
« Non seulement les gouvernements ont-ils réagi à la crise à retardement, mais quand ils s’y sont attelés c’est pour s’en remettre à une politique de l’offre. L’État a tout bonnement profité de la crise pour sous-traiter la solution, au lieu de consolider son expertise et prendre ses responsabilités de mise en œuvre du droit au logement. La solution éprouvée, on la connaît : un grand chantier de logement social centré sur la participation des locataires et des communautés. Plutôt que de céder aux sirènes de l’ingénierie financière ou de tenter de réinventer la roue pour réduire la facture de l’État, il faut simplement financer adéquatement ces logements en tenant compte de la capacité de payer des locataires.»

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Des baisses d’impôts qui plombent le premier budget Carney https://www.csn.qc.ca/actualites/des-baisses-dimpots-qui-plombent-le-premier-budget-carney/ Tue, 04 Nov 2025 21:45:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108870 C’est avec beaucoup de réserve que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille le premier budget du gouvernement Carney. La centrale syndicale salue d’une part l’accroissement de l’investissement public en réponse à la guerre commerciale qui ébranle l’économie canadienne. Elle considère néanmoins que certains choix budgétaires, tels que des baisses d’impôts et une augmentation démesurée du budget alloué à la défense, minent la capacité du gouvernement à appuyer des secteurs stratégiques et à améliorer les conditions de vie de la population.

Si certains programmes fédéraux comme Maisons Canada ou l’appui à l’industrie du bois ou de l’acier ont toute leur raison d’être, la CSN déplore que le gouvernement se prive de revenus importants en abaissant d’un point le premier palier d’impôt sur le revenu des particuliers et en faisant une croix sur la hausse d’imposition sur les gains en capital, tout en abandonnant la taxe sur les services numériques. Au total, ces trois mesures auraient renfloué les coffres publics d’environ 10 milliards par année, selon les chiffres publiés par le Directeur parlementaire du budget. Et ce, sans compter les 300 millions en réduction fiscale additionnelle accordée aux entreprises par l’entremise de la superdéduction à la productivité.

Des compressions injustifiées

« À la lumière de l’ampleur de ce manque à gagner, les compressions demandées aux ministères et aux organismes publics – de 15 % sur trois ans – nous apparaissent totalement injustifiées », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La dirigeante syndicale pointe en particulier les compressions apportées au financement de Services correctionnels Canada. « Ces coupes ne peuvent qu’exacerber une situation déjà tendue dans les pénitenciers fédéraux, aux prises avec un problème de surpopulation et de manque d’effectifs », fait-elle remarquer.

La CSN se réjouit toutefois que Radio-Canada ait été épargnée par les mesures d’austérité du gouvernement Carney : son budget sera bonifié de 150 M$ cette année.

Alors que les transferts fédéraux en matière de formation de la main-d’œuvre sont augmentés dans le présent budget, la CSN rappelle qu’ils ne compensent toujours pas les coupes effectuées l’an dernier. « De nombreux travailleurs et travailleurs subissent déjà les effets de cette guerre commerciale. Plusieurs d’entre eux auront besoin d’appui pour se réorienter professionnellement. Le minimum aurait été de compenser entièrement ces compressions budgétaires en matière de formation de la main-d’œuvre », soutient Caroline Senneville.

Dans un tel contexte d’incertitude, la bonification du programme d’assurance-emploi aurait été des plus pertinentes : pourtant, si certaines mesures ont été prolongées, le gouvernement Carney continue d’ignorer la réalité des travailleuses et travailleurs saisonniers, particulièrement dans le secteur forestier.

Enfin, la CSN déplore que, sans objectifs précis, la nouvelle stratégie de compétitivité climatique du Canada ne fasse qu’accroître l’incertitude quant à l’atteinte de cibles de réduction d’émission de gaz à effet de serre. « Les impacts du réchauffement climatique sont déjà ressentis par la population canadienne. La guerre commerciale actuelle ne peut servir de prétexte pour renoncer aux balises environnementales dont le Canada s’est doté », de conclure la présidente de la CSN.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Faire front contre le bilan désastreux du gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-contre-le-bilan-desastreux-du-gouvernement-caquiste/ Fri, 24 Oct 2025 17:44:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108776 Des militantes et des militants de la CSN ont pris part à une action sous le thème de l’Halloween au bureau du ministre Éric Girard dans le but de dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste à l’égard des travailleuses et des travailleurs. La CSN déplore que le gouvernement Legault ait jeté la serviette pour régler les problèmes qui préoccupent la population en se tournant à droite comme jamais.

 Après sept ans au pouvoir, le gouvernement caquiste n’est pas parvenu à mettre fin à la crise du logement ni à permettre aux salarié-es d’augmenter leur pouvoir d’achat. Le bilan de sa gestion de nos services publics restera marqué par l’austérité, par des projets inefficaces de centralisation et par des scandales économiques comme SAAQclic et Northvolt. Plutôt que d’agir sur ces enjeux prioritaires pour la population, la CAQ cherche des boucs émissaires et tente de faire diversion. En s’attaquant aux travailleuses et aux travailleurs, le gouvernement confirme son vieux fond conservateur et continue d’agir en faveur des lobbys patronaux.

 Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée récemment par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle et veut changer de sujet en s’attaquant aux syndicats. La région du Saguenay–Lac-Saint-Jean est touchée de plein fouet par la guerre tarifaire et la réforme de l’industrie forestière, c’est ça qui devrait être une priorité pour notre ministre! On les voit venir à des milles à la ronde et nous allons faire front dans les prochaines semaines pour le Québec qu’on veut », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-St-Jean–CSN, Manon Tremblay.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les coupes budgétaires au CHU Sainte-Justine : une histoire à accoucher dehors ! https://www.csn.qc.ca/actualites/les-coupes-budgetaires-au-chu-sainte-justine-une-histoire-a-accoucher-dehors/ Mon, 15 Sep 2025 21:15:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107528 Les trois syndicats du CHU Sainte-Justine ont mené une action d’éclat en installant d’immenses jambes devant les locaux de l’établissement, illustrant ainsi une femme en train d’accoucher dehors. Par ce geste symbolique et ludique, qui se veut un clin d’œil au film Patch Adams, ils réclament un moratoire sur les demandes de compression et souhaitent mettre de la pression sur leur employeur pour qu’il prenne enfin la parole dans l’espace public afin de dénoncer les coupes budgétaires de 24 millions imposées par Santé Québec.

Durant les derniers mois, le CHU Ste-Justine a déjà procédé à l’abolition de 21 postes avec titulaires et à de nombreuses fins d’affectations, en plus d’abolir les postes vacants. Une prochaine vague de compressions s’en vient à l’automne, puisque l’établissement est à la recherche de 24 millions de dollars pour clôturer son budget.

D’une même voix, les trois présidences des syndicats de l’établissement, Élisabeth Gagnon-Tremblay du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), Stéphane Payette du Syndicat national des employés-es du CHU Sainte-Justine (SNE–CSN) et Alex Trépanier du Syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN), dénoncent la situation.

« Il est impossible de couper 24 millions sans que cela n’affecte les services à la population et la qualité des soins, en plus de créer une surcharge pour le personnel. On ne peut réduire la santé à des chiffres. C’est oublier qu’on soigne des humains, pas des unités de production. Comparer la performance des établissements entre eux pour procéder à des compressions ne fait aucun sens considérant la vocation pédiatrique ultraspécialisée du CHU Sainte-Justine qui en fait un établissement à part des autres. C’est vraiment une histoire à accoucher dehors ! »

Contrairement aux directions d’écoles qui n’ont pas hésité à décrier haut et fort le désinvestissement dans le réseau de l’éducation, et qui ont obtenu certains gains, les directions du réseau de la santé sont restées muettes dans l’espace public. « On s’imagine bien que la direction du CHU Sainte-Justine doit être mécontente de ces annonces de compression budgétaire, mais elle reste muette. Est-ce signe d’une omerta qui fait rage dans le réseau de la santé et des services sociaux ? Le moral du personnel du CHU est au plus bas et le manque de réaction des gestionnaires normalise la détérioration que nous vivons actuellement. »

Les syndicats ont même lancé une pétition pour que la direction du CHU Sainte-Justine réclame un moratoire sur les compressions et dénonce les coupes budgétaires et ses impacts sur les services à la population.

Lien vers la vidéo : https://youtu.be/AMD4ZZdmffc

 

À propos

Le syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), le syndicat national des employés-es du CHU Sainte-Justine (SNE–CSN) et le syndicat des techniciens-nes et professionnels-les de la santé et des services sociaux du Québec (STEPSQ–CSN) représentent le personnel du CHU Sainte-Justine, soit plus de 6000 membres. Ils sont soutenus dans leur revendication par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et par la Fédération des Professionnèles (FP–CSN).

 

 

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« Bonnet blanc, blanc bonnet », estime la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/bonnet-blanc-blanc-bonnet-estime-la-csn/ Wed, 10 Sep 2025 18:33:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107013 La composition du nouveau Conseil des ministres dévoilé par François Legault aujourd’hui confirme que son gouvernement n’est plus en mesure d’apporter les solutions appropriées aux défis qui attendent le Québec, estime la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Pour la centrale syndicale, seules des élections générales permettront à la population d’élire un gouvernement qui saura se mettre en action pour répondre aux besoins réels du Québec.

« Après les fiascos Northvolt et SAAQclic, François Legault semble prêt à plonger le Québec dans un nouveau gouffre financier. En nommant Jonatan Julien aux Transports et Bernard Drainville à l’Environnement, deux députés de la région de Québec qui figurent parmi les plus farouches partisans du 3e lien, le message de la CAQ est clair : au diable les besoins criants en santé et en éducation, misons sur le plus gros des éléphants blancs ! », s’inquiète la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Si le premier ministre Legault entend livrer bataille aux travailleuses et aux travailleurs afin de redorer son blason, il n’aurait pu envoyer un message plus direct en maintenant Jean Boulet au ministère du Travail. « Avec son projet de loi 89, préparé sans aucune forme de consultation, le ministre Boulet a complètement bouleversé l’équilibre des relations de travail, au plus grand plaisir des patrons, qui n’en demandaient pas tant. Si nos attentes à son égard sont des plus basses, nous serons de tous les combats pour rétablir notre droit de grève et notre droit à la négociation collective », prévient Caroline Senneville.

La CSN demeure pour le moins perplexe quant à la nomination de France-Élaine Duranceau à la présidence du Conseil du trésor. « Au sein de ce gouvernement de gens d’affaires déconnectés des besoins de la population, la ministre Duranceau a su se démarquer par son manque de sensibilité envers les victimes de la crise du logement. Avec le retour des politiques d’austérité de la CAQ, sa nomination au Trésor n’est certainement pas de bon augure. »

La CSN prend acte de la confirmation de Christian Dubé comme titulaire de la Santé et des Services sociaux. « Le ministre Dubé aura une dernière occasion de corriger les effets pervers de sa propre réforme du réseau de la santé. Afin de mieux desservir la population, le ministre sait très bien qu’il doit décentraliser les lieux décisionnels et surtout, diminuer l’emprise du secteur privé au sein de notre réseau public », affirme la présidente de la CSN.

La CSN voit d’un bon œil l’arrivée de Sonia LeBel à l’Éducation et le départ de Pascale Déry de l’Enseignement supérieur, cette dernière s’étant largement discréditée en s’immisçant, pour des raisons politiques partisanes, dans la régie interne de certains établissements d’enseignement en bafouant le principe de liberté académique qu’elle aurait dû défendre en tant que ministre.

« En annonçant des coupes budgétaires sans précédent en éducation, puis en rétropédalant en partie en plein milieu de l’été, Bernard Drainville a créé un bourbier monumental pour la rentrée scolaire. Nous espérons fortement que Sonia LeBel, fidèle à son approche basée sur l’écoute et le dialogue, saura rétablir la confiance entre les partenaires du réseau de l’éducation. Quant à Martine Biron, elle doit sans délai réinjecter les 151 millions coupés dans le budget du réseau collégial et rétablir le financement universitaire », déclare Caroline Senneville.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Coupes dans le secteur public: c’est le temps de ranger les boules à mites https://www.csn.qc.ca/actualites/coupes-dans-le-secteur-public-cest-le-temps-de-ranger-les-boules-a-mites/ Thu, 04 Sep 2025 18:30:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106920 Pour certains, le concept de suppression de postes de fonctionnaires ressemble à un sport national, tellement c’est une pratique courante. Cela permet de recycler sans cesse les idées sorties des boules à mites. L’Institut économique de Montréal (IEDM) refait le coup cette semaine en dénonçant que le gouvernement Legault ne supprime pas assez d’emplois dans le secteur public.

Ce sont les mêmes arguments qu’on nous sert sans cesse depuis plus de quarante ans. Les finances publiques seraient hors de contrôle et l’unique solution serait de mettre à la porte des travailleuses et des travailleurs. Pas un mot sur le fait que nos gouvernements continuent de se priver davantage de revenus, année après année. Rien non plus sur les réformes centralisatrices qui désorganisent encore nos services publics tout en entraînant une hausse des postes de cadres.

Le cycle de l’austérité affaiblit encore les services à la population

Si l’IEDM veut nous laisser croire qu’abolir des postes de fonctionnaires se fait comme par magie, sans avoir le moindre impact sur la population, la réalité est tout autre. Le nouveau cycle d’austérité dans lequel le gouvernement caquiste a plongé le Québec suit la même recette que les précédents. Après avoir baissé les impôts, on se retrouve le bec à l’eau avec un déficit à éponger… en coupant dans le secteur public !

Depuis octobre 2024, le gouvernement impose un gel d’embauche du personnel administratif, notamment dans le réseau de la santé et des services sociaux et dans celui de l’éducation. Tout cela a un impact direct sur les services. Quand il y a moins de personnel administratif pour épauler le personnel soignant, c’est ce dernier qui se retrouve à passer plus de temps dans la paperasse plutôt que de traiter la population.

Ce n’est pas de nouvelles coupes dans nos services publics dont nous avons besoin, mais de l’abandon du mauvais scénario qui ramène sans cesse une austérité qui affaiblit nos services publics. Cette austérité mène aussi à une plus grande privatisation qui entraine trop souvent des dépassements de coûts et des dérapages dont nous entendons trop souvent parler. Pensons seulement au dernier exemple en date avec le scandale de SAAQclic.

Pour y arriver, les élu-es doivent cesser de ne répondre qu’aux lobbys patronaux, qui versent des larmes de crocodile dès qu’il est question d’augmenter les revenus de l’État ou d’améliorer les conditions de travail de celles et ceux qui assurent les services à la population.

Un biais antisyndical qui se nourrit de mauvaises données

Comme si ce n’était pas assez, cette énième attaque contre les méchants fonctionnaires et les syndicats nous vient du même chercheur qui diffusait pendant des mois, des données qui se sont avérées erronées sur le nombre « record » de grèves au Québec. Contrairement à ce que l’IEDM prétendait, il n’y a pas eu 759 grèves au Québec en 2024, mais bien 208. Les données étaient erronées. Mais comme elles permettaient de s’en prendre aux syndicats et aidaient le ministre du Travail à faire adopter son projet de loi pour restreindre le droit de grève, il ne fallait pas trop s’en formaliser. Nous aurions pu espérer que ce faux bond de l’institut le pousse à agir autrement, mais nous assistons cette semaine aux mêmes offensives antisyndicales que nous entendons que trop souvent de leur part.

Caroline Senneville
Présidente de la CSN

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Forêt : Québec et Ottawa doivent travailler en synergie https://www.csn.qc.ca/actualites/foret-quebec-et-ottawa-doivent-travailler-en-synergie/ Wed, 06 Aug 2025 17:08:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106612 Les syndicats du secteur forestier au Québec saluent la volonté du gouvernement fédéral de mettre de l’avant des mesures d’aide pour appuyer l’industrie forestière et, surtout, ils pressent le gouvernement du Québec d’emboîter le pas rapidement.

« Québec et Ottawa doivent de toute urgence travailler en synergie pour soutenir l’industrie forestière et, surtout, mettre en œuvre une stratégie industrielle pour une transformation accrue du bois, une diversification des marchés et le recours systématique au bois québécois dans les projets de construction », soulignent les leaders des syndicats représentant la totalité des travailleurs de la foresterie du Québec, Daniel Cloutier d’Unifor, Nicolas Lapierre du Syndicat des Métallos, Kevin Gagnon de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et Luc Vachon de la CSD.

Les pressions sur l’industrie forestière sont multiples et perdurent depuis bien plus longtemps que l’arrivée en fonction de l’administration Trump. « Notre secteur demande qu’on déploie une vision d’avenir, une stratégie industrielle spécifique, qu’on ne sent pas pour le moment dans la réforme du régime forestier. L’annonce du fédéral nous semble aller dans la bonne direction et nous demandons au Québec de mettre l’épaule à la roue de toute urgence, pour décupler les efforts de transformation de cette industrie névralgique pour nos régions », ajoutent les représentants syndicaux.

Rappelons que l’industrie du bois d’œuvre risque d’être frappée incessamment par des tarifs de 35 %, soit 20 points de plus que les 14,4 % en moyenne applicables jusqu’à maintenant. Le décret donnant suite à ces tarifs annoncés par le département du Commerce américain pourrait en effet être émis dès le 8 août. Précisons toutefois que les produits du bois transformés ne font pas l’objet de tarifs sur le marché américain à l’heure actuelle.

Le projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale du Québec n’est pour le moment aucunement assorti d’une stratégie industrielle spécifique quant à l’avenir de l’industrie forestière. De plus, il a fait l’objet de critiques nombreuses autant par les représentants des travailleurs que les autres utilisateurs de la forêt, les groupes environnementaux et les communautés autochtones.

« Québec doit déployer une vision d’avenir, en concertation avec tous les intervenants du secteur forestier, qui permettra d’assurer l’avenir de cette industrie, de maximiser les retombées économiques et de rendre des services précieux à notre société. Notre bois ne demande qu’à être utilisé massivement dans un grand chantier de création de logements, dont nous avons cruellement besoin », concluent les représentants des travailleurs et travailleuses.

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Abandon de la taxe sur les services numériques, Carney se fait le valet de Trump https://www.csn.qc.ca/actualites/abandon-de-la-taxe-sur-les-services-numeriques-carney-se-fait-le-valet-de-trump/ Wed, 02 Jul 2025 10:30:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106028 « Vendredi, Donald Trump tape du pied à propos de la taxe sur les services numériques (TSN). Samedi, Ottawa bombe (un peu) le torse, pour mieux plier le genou le lendemain en annonçant l’abandon de cette dernière. À plusieurs égards, c’est très grave ! Au premier chef, il est légitime de craindre pour la souveraineté canadienne face aux visées des milliardaires trumpistes. Mark Carney semble s’en faire le valet », déplore François Enault, premier vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture FNCC–CSN), Annick Charette, est aussi extrêmement préoccupée. « Cette taxe était demandée depuis longtemps par la FNCC et la CSN. Nos médias et notre culture doivent avoir les moyens de survivre dans cet énorme océan numérique dominé par les géants numériques que sont Amazon, Google et Meta. Cette taxe était un moyen, sans être le seul, qui pouvait y contribuer. Il est aberrant de voir que Mark Carney semble accorder bien peu de valeur à nos médias et notre culture, car dès qu’il vente un peu, il cède complètement sur cette question », s’indigne Mme Charette.

Cette dernière rappelle que le nouveau Premier ministre affirmait sur toutes les tribunes il y a peu de temps que le Canada ne deviendrait jamais le 51e État américain. « En agissant comme il le fait présentement, il asservit pourtant nos intérêts et nos politiques aux velléités américaines. Ça augure très, très mal pour la suite de toute négociation avec eux ! », continue Mme Charette.

Enault termine en rappelant les agissements d’Amazon ces derniers mois au Québec, qui a fermé tous ses entrepôts par fiel antisyndical, mettant environ 4500 personnes à pied. « À l’époque, Ottawa était scandalisé et affirmait vouloir punir Amazon. Mais en abandonnant la TSN, on offre un beau cadeau à Amazon Prime et à l’empire de Jeff Bezos ! C’est franchement révoltant », conclut le premier vice-président.

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Une agence de personnel s’installe dans les services préhospitaliers de la région https://www.csn.qc.ca/actualites/une-agence-de-personnel-sinstalle-dans-les-services-prehospitaliers-de-la-region/ Fri, 09 May 2025 15:46:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104986 Pour la première fois, Services préhospitalier Laurentides-Lanaudière a fait appel à une agence de placement de personnel le week-end dernier. Le syndicat, qui représente plus de 250 paramédics de l’entreprise dénonce cette orientation à courte vue de l’employeur, laquelle va à l’encontre de l’objectif du gouvernement de se sevrer des agences privées dans les services de santé. Si on ne s’attaque pas à l’amélioration sérieuse des conditions de travail, la CSN estime qu’il y a un danger réel que le secteur préhospitalier ne se retrouve à son tour complètement dépendant des agences à moyen terme.

« On pourrait améliorer la prévisibilité des besoins de main-d’œuvre et on pourrait aussi offrir des incitatifs aux paramédics déjà sur le terrain. Il y en a qui choisiront de faire des heures supplémentaires si c’est avantageux, si les besoins sont affichés d’avance, explique le président du Syndicat des paramédics Laurentides–Lanaudière–CSN, Danny Leggo-Beaudoin. Les agences, ça devrait être un dernier recours, pour éviter un bris de service quand on a épuisé les autres solutions. Nous sommes très préoccupés de voir que ça devient un outil de gestion comme un autre aux yeux de l’employeur ».

« On ne comprend vraiment pas comment le gouvernement peut se fermer les yeux sur ce qui est en train de se passer dans les services préhospitaliers de la région, poursuit la présidente du Conseil central des Laurentides CSN, Chantal Maillé. On voit assez clairement où cela nous a menés dans les soins de santé et les services sociaux et à quel point c’est difficile de s’en défaire en certains endroits. Ce n’est certainement pas la voie à suivre pour l’avenir ! »

« Pourquoi ne pourrait-on pas prévoir d’avance la prise des congés fériés et les garantir ? Concrètement, on n’en a pas souvent, des fériés. Ça se fait ailleurs au Québec, pourquoi pas chez nous ?, illustre Danny Leggo-Beaudoin. Je suis convaincu que si l’employeur offrait de meilleures conditions de travail, des conditions qui existent dans d’autres régions dont on pourrait s’inspirer, il n’y aurait pas besoin d’agences ! ».

 

À propos

Le Syndicat des paramédics Laurentides–Lanaudière représente plus de 250 paramédics. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) comptant plus de 3300 paramédics au Québec. La Confédération des syndicats nationaux (CSN). Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable.

 

 

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« Dehors la CAQ, ça presse » https://www.csn.qc.ca/actualites/dehors-la-caq-ca-presse/ Mon, 07 Apr 2025 18:12:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103887 Restés sur leur faim à la suite de sa performance comme député, comme ministre responsable des infrastructures et comme ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, des syndiqué-es ont symboliquement remercié Jonathan Julien cet avant-midi et commencé le déménagement de son bureau de comté.

« On ne peut pas attendre 2026 avant de “remercier’’ le gouvernement de la CAQ, il faut les sortir avant qu’ils ne fassent plus de dégâts, ça presse », a déclaré Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches. La syndicaliste souligne qu’il n’y a pas que l’incertitude concernant les nombreux projets d’infrastructure en matière de transport dans la région qui pose problème, mais un ensemble de décisions douteuses qui s’avèrent finalement non seulement coûteuses mais inefficaces.

Barbara Poirier cite pêle-mêle la création de Santé Québec, qui fait exploser la rémunération des cadres sans améliorer en rien la situation sur le terrain (au contraire, on assiste à des suppressions de postes), les dossiers Norvolt et Stablex, l’inaction face à la crise du logement, la désinvolture face à la fermeture sauvage des entrepôts d’Amazon, la valse-hésitation face aux projets de transport en commun, le moratoire sur l’immigration permanente qui ajoute à l’incertitude économique ambiante…

« Comme si ce n’était pas suffisant, le gouvernement en rajoute en s’attaquant au droit de grève des travailleuses et des travailleurs avec le projet de loi 89, n’en jetez plus, la cour est pleine! » poursuit la présidente du conseil central. « Dans la vraie vie, quand une ou un employé n’atteint pas ses objectifs et fait plus de tort que de bien, on le remercie, ça devrait être pareil pour les député-es, » conclut Barbara Poirier, « il serait à peu près temps que l’on dise collectivement ‘’dehors’’ à la CAQ ».

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