Environnement et développement durable – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 19 Jan 2026 13:28:14 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Environnement et développement durable – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Fonderie Horne : le premier ministre Legault doit terminer le travail avant son départ https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-le-premier-ministre-legault-doit-terminer-le-travail-avant-son-depart/ Mon, 19 Jan 2026 13:28:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111003 La CSN et les Métallos (FTQ) estiment qu’il est minuit moins une pour conclure une entente entre le gouvernement du Québec et la Fonderie Horne (Glencore), afin d’assurer la pérennité de la filière du cuivre. Rappelons que le début de la procédure de fermeture est prévu pour le 31 janvier prochain.

« Le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, doit finaliser une entente acceptable avec Glencore avant de quitter son poste. Sinon, le possible changement de gouvernement en octobre va faire perdre beaucoup de temps. On jouerait alors avec le feu pour l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Incertitude interminable

Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN ainsi que la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est tiennent à rappeler que la période d’incertitude sur l’avenir des emplois pèse lourdement sur la santé psychologique des travailleuses et travailleurs des deux usines ainsi que de l’ensemble de la communauté.

« Nos membres vivent avec une pression constante depuis 2018, et même depuis plus longtemps encore. Lorsque surviennent des événements hors de notre contrôle, comme l’annonce du premier ministre cette semaine, cela peut amplifier le stress, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité face à l’avenir », soulignent le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith, ainsi que celui de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est, Stéphane Côté.

Soulignons qu’à l’heure actuelle, la Fonderie Horne compte un peu plus de 50 travailleuses et travailleurs de moins qu’à pareille date l’an dernier. La polarisation médiatique et politique entourant le dossier n’est pas sans conséquences : presque aucun nouveau curriculum vitae n’est reçu, alors que l’usine doit continuer de produire au même rythme. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les équipes en place. « C’est intenable à moyen terme », précise Shawn Smith.

L’importance du cuivre

 Si la Fonderie Horne disparaît, l’usine CCR de Montréal fermerait aussi ses portes, puisqu’elle s’approvisionne principalement à l’usine de Rouyn-Noranda. « La norme de 15 nanogrammes d’arsenic permet d’assurer un équilibre entre la santé de la population et la pérennité des emplois et des communautés. Le Québec et le Canada au complet ont besoin de cuivre et ces deux usines sont essentielles au recyclage des batteries. Le suspense a assez duré, le gouvernement doit faire son lit », plaide le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

« Le cuivre est essentiel pour la transition énergétique, puisqu’il est une composante de tout appareil électrique ou électronique, de même que des lignes de transport d’électricité. Et c’est possible de produire du cuivre selon des normes environnementales comparables à celles du reste du Canada ou de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner une passe gratuite à Glencore, simplement d’être réaliste sur les objectifs », soutient Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Ce dernier ajoute que l’immense chantier prévu par Hydro-Québec dans les prochaines années nécessitera plusieurs tonnes de cuivre et qu’il serait hasardeux de dépendre complètement des importations en ces temps incertains.

Les discussions sur le rachat de Glencore par Rio Tinto ajoutent à l’incertitude. Si cette fusion de deux grandes multinationales advient, le géant qui en résulterait pourrait prendre de nouvelles décisions en fonction de l’ensemble de ses nombreuses usines partout dans le monde, surtout si l’incertitude persiste sur le droit de produire à la Fonderie Horne. « Il est donc urgent de régler si l’on veut que l’intérêt du Québec et du Canada compte dans la décision finale sur l’avenir de la Fonderie Horne », font valoir le président de la FIM-CSN, Kevin Gagnon, ainsi que le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

Instabilité politique pour la région

Depuis la fin du premier mandat de la CAQ en 2022, aucun député régional n’a occupé le poste de ministre responsable de la région. Pendant cette période, Mathieu Lacombe, Jean Boulet et François Legault se sont succédé dans ce rôle. Ce dernier va quitter à son tour et il n’a pas encore terminé ce mandat. « Cette instabilité n’envoie pas un signal positif, tant pour l’attractivité de Rouyn-Noranda que pour celle de l’ensemble de la région. », souligne Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central d’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

À propos

 Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

 

 

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Fonderie Horne : mobilisation syndicale à l’hôtel de ville https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-mobilisation-syndicale-a-lhotel-de-ville/ Tue, 09 Dec 2025 13:16:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110000 Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN accompagné d’autres syndicats régionaux ainsi que de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda seront présents ce soir à l’hôtel de ville pour défendre l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada. L’objectif : éviter l’imposition d’une norme irréaliste qui entraînerait la fermeture de l’usine.

« Il nous faut une norme environnementale réaliste qui va atteindre des standards plus élevés que par le passé, tout en garantissant les emplois dans l’usine et ceux de plusieurs fournisseurs dans la région. Il est temps que cesse la menace de fermeture et que le gouvernement du Québec s’entende avec Glencore sur une solution durable », affirme le président du Syndicat de la mine Noranda–CSN, Shawn Smith.

Enjeu québécois

« Nous avons récemment interpellé le premier ministre Legault, responsable de la région d’Abitibi-Témiscamingue, pour qu’il établisse une cible d’émission d’arsenic atteignable, conciliant santé publique et maintien des emplois. Nous souhaitons le rencontrer rapidement afin de conclure ce dossier à l’avantage des travailleuses, des travailleurs et de la population de Rouyn-Noranda. Nous devons mettre fin à l’incertitude », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Notons d’ailleurs que le premier ministre Legault est attendu à Rouyn-Noranda mardi le 9 décembre.

Enjeu canadien

Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN rappelle : « Il est essentiel de préserver la production de cuivre au Canada, dans un marché mondial instable. C’est d’autant plus important que notre économie québécoise et canadienne doive procéder à l’électrification du transport et à la transition énergétique. »

Enjeu régional

« Les syndicats CSN de la région ont voté une résolution d’appui au syndicat de la fonderie et des représentants de certains autres syndicats sont venus à l’hôtel de ville ce soir. Il faut que ce dossier avance enfin », conclut le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

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Le syndicat de la Fonderie Horne est surpris de la nouvelle sur la fermeture https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-de-la-fonderie-horne-est-surpris-de-la-nouvelle-sur-la-fermeture/ Mon, 03 Nov 2025 19:01:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108849 Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda-CSN a été surpris de la nouvelle de Reuters ce matin sur la fermeture de la fonderie Horne.

« Ce n’est pas l’écho que nous avons de la direction locale qui nous affirme, au contraire, qu’aucune fermeture n’est prévue. On a même été informés que des travaux sérieux sont en cours avec le gouvernement du Québec. Nous espérons que cela va permettre d’assurer l’avenir de l’usine en donnant des balises claires à Glencore », commente Shawn Smith, président du Syndicat.

« Nous souhaitons vivement que nous puissions bientôt mettre fin à l’incertitude qui plane constamment sur la fonderie Horne et qui crée un stress inutile pour les travailleuses et les travailleurs. Il faut une prévisibilité », ajoute Jérémy Temes-Dubé, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN.

À propos
Le STMN-CSN compte environ 400 membres et est affilié à la FIM-CSN, qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

]]> Ras-le-bol du mépris de l’environnement et de la démocratie https://www.csn.qc.ca/actualites/ras-le-bol-du-mepris-de-lenvironnement-et-de-la-democratie/ Sat, 27 Sep 2025 19:31:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107719 Aujourd’hui, près de trois mille personnes ont répondu à l’invitation du mouvement Pour la suite du monde (PLSDM), qui compte quelque 50 organisations membres. Elles ont manifesté leur ras-le-bol du mépris de l’environnement et de la démocratie par le gouvernement Legault en arborant une cravate afin de souligner le manque d’écoute de la classe dirigeante, composée d’hommes en cravate souvent sous l’influence de lobbyistes intéressés par le profit à tout prix plutôt que le bien-être collectif. Ces manifestations avaient lieu aux abords du congrès de la CAQ à Gatineau ainsi qu’à Montréal, à Québec, à Rimouski, à Saint-Jérôme et à Baie-Saint-Paul.

Ces rassemblements ont pour but d’exprimer le ras-le-bol généralisé de la population envers la gestion erratique et court-termiste du gouvernement Legault dans plusieurs dossiers ayant un impact environnemental significatif. Les groupes dénoncent notamment les projets de déréglementation environnementale au profit d’entreprises telles que Northvolt ou Stablex, la loi 69 qui ouvre la porte à la privatisation de l’énergie renouvelable et à la politisation des tarifs d’énergie, la réforme du régime forestier qui offrait nos forêts aux industries, le sous-financement répété du transport en commun, la surreprésentation des lobbyistes aux intérêts privés, le projet pharaonique du 3e lien, l’atteinte à la capacité des travailleurs et travailleuses de pouvoir négocier d’égal à égal afin d’améliorer leurs conditions, l’effritement général du filet social, etc.

La revendication du mouvement est simple : il faut mettre en œuvre une transition énergétique, écologique et sociale au bénéfice de l’ensemble des Québécois et Québécoises et inclure la population dans les décisions pour un véritable dialogue social !

Encore cette année, le Québec a subi les conséquences des changements climatiques de plein fouet avec des pluies diluviennes, des morts prématurées dues aux canicules et aux fumées venant de l’Ouest, des phénomènes climatiques extrêmes. Il est plus que temps de mettre en place les véritables solutions pour inverser la vapeur.

Les partenaires du mouvement exigent que le nouveau cabinet des ministres de la CAQ aille à la rencontre des groupes de la société civile pour comprendre leur réalité et leurs besoins. Les élu-es pourraient ainsi entendre les préoccupations de la majorité de la population au lieu de s’enfermer derrière des portes closes pour prendre des décisions entre eux.

Un récent sondage commandé par Équiterre* dans la foulée de l’adoption du projet de loi C-5 a révélé que 60 % des répondants et répondantes étaient en désaccord avec le fait qu’un grand projet puisse contourner des règles environnementales existantes. La guerre commerciale avec le président Trump demande de faire certains choix, mais on ne doit pas sacrifier l’environnement et reléguer l’urgence de sa protection aux générations futures en approuvant trop rapidement des projets sans tenir compte des impacts environnementaux et sociaux.

 

Manque généralisé de démocratie

Le manque de démocratie du gouvernement Legault se manifeste également dans d’autres dossiers : grande centralisation des décisions en santé et en éducation, nouvelles entraves au droit de grève, etc. Tout cela contribue au ras-le-bol des membres de Pour la suite du monde qui s’étaient d’abord coalisés sur des dossiers environnementaux.

En conclusion, les groupes exigent que les décisions cessent de se prendre derrière des portes closes et que les solutions qui émergent de la société civile soient enfin entendues et mises en œuvre.

 

Citations 

Secteur environnement

« Si ce gouvernement est impopulaire, ce n’est pas parce que les lois environnementales sont dans le chemin de l’industrie minière, militaire ou de l’intelligence artificielle, c’est parce qu’il ne met pas ses priorités à la bonne place. La solution est simple : améliorer les services publics et l’offre de logement abordable et aider le monde et les municipalités à traverser les épisodes climatiques extrêmes en mettant à niveau les infrastructures. Prendre encore plus de mauvaises décisions pour l’environnement, comme ils l’ont fait avec le contournement du BAPE pour Northvolt, ça ne les rendra pas plus populaires », tranche le directeur des relations gouvernementales chez Équiterre, Marc-André Viau.

 

Secteur syndical

« Les attaques du gouvernement Legault contre les travailleurs et les travailleuses nuisent au maintien d’un rapport de force équilibré. Cette stratégie politique déconnectée des réels besoins de la population limite leur capacité à négocier de meilleures conditions de travail. C’est encore plus vrai à une époque où le logement et la vie en général coûtent de plus en plus cher et que les travailleuses et travailleurs sont affectés par les conséquences des changements climatiques. Il est important aussi de rappeler que les luttes syndicales ont profité et profitent encore à l’ensemble de la population du Québec, et ce, depuis des décennies. « S’en prendre aux syndicats, c’est s’attaquer à celles et ceux qui luttent quotidiennement pour protéger et pour améliorer leur qualité de vie. Le gouvernement Legault semble l’oublier, et ce n’est sûrement pas étranger à son faible taux de popularité actuel dans les sondages », affirme le vice-président de la FAE et porte-parole syndical de PLSDM, Patrick Bydal.

 

Secteur jeunesse

« Les politiques d’austérité de la CAQ n’ont pas leur place dans notre société. La jeunesse, la transition socioécologique, l’éducation et l’enseignement supérieur ne sont pas des questions que le premier ministre peut se permettre d’ignorer. Il est temps d’investir là où ça compte : dans les écoles, les cégeps, les universités, dans la transition socioécologique », martèlent Flora Dommanget de l’Union étudiante du Québec (UEQ) et Christopher Zéphyr de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

 

Secteur de la santé

« Comme médecins, l’une de nos hantises est de manquer un diagnostic vital. C’est pourtant ce que font les gouvernements à l’heure actuelle. En minimisant la crise climatique, en allégeant les réglementations environnementales et en misant sur des gains illusoires à court terme, ils choisissent d’ignorer des menaces bien réelles pour la santé des gens. La bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas trop tard pour rectifier le tir, poser le bon diagnostic et offrir le traitement adéquat. Les données scientifiques sont claires : la transition sociale, écologique et énergétique est non seulement bénéfique pour la santé de tous, mais aussi économiquement intelligente », explique la présidente de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), Dre Claudel Pétrin-Desrosiers.

 

Secteur citoyen

« Les mouvements de citoyennes et de citoyens sont importants dans notre société, car ce sont des personnes qui s’organisent et montent au front au nom du bien commun, en défendant le vivant. Malheureusement, les décisions prises entre le gouvernement et les entreprises privées, à huis clos ou par le biais de projets de loi, mettent à mal la démocratie (et ses institutions), ainsi que l’avenir de nos enfants. C’est pourquoi la population est amenée à décrier, à résister et à combattre les mauvais choix gouvernementaux qui détruisent l’environnement (milieux humides, forêts, faune, santé humaine) ! », s’indigne Francis Waddell de Demain Verdun.

 

Secteur municipal

« Les élus municipaux ont le pouvoir d’assurer une participation active de la population en l’informant et en la mobilisant sur les enjeux pouvant avoir un impact réel sur sa qualité de vie. Les beaux gros projets ne sont pas toujours aussi séduisants qu’on tente de nous le faire croire. Avant de les accepter ou de les rejeter, la population a besoin qu’on lui fasse confiance dans sa capacité à se prononcer. Vent d’élus se positionne sur certains enjeux environnementaux et sociaux, non pas pour imposer ses choix, mais dans le but d’offrir l’information la plus objective possible pour que chacun puisse faire un choix éclairé », précise le vice-président de Vent d’élus, Sylvain Pillenière.

 

Secteur de l’économie

« La logique économique dominante est insoutenable. En cherchant à maximiser le profit aux actionnaires, elle accélère la dégradation environnementale et aggrave les inégalités sociales. Il est grand temps de transformer le système économique. Partout au Québec, des initiatives en économie sociale portées par les communautés démontrent qu’il est possible de bâtir une économie qui travaille pour nous », souligne la directrice du Chantier de l’économie sociale, Béatrice Alain.

 

Secteur communautaire

« La nomination de Bernard Drainville au ministère de l’Environnement est un exemple parmi tant d’autres du désengagement complet de la CAQ envers les enjeux socioclimatiques », s’exclame Florence Nappert, des AmiEs de la Terre de Québec. « Le milieu communautaire ne baissera pas les bras : nous continuerons de dénoncer la vision extractiviste du gouvernement et de mener des actions en faveur de la justice climatique et sociale », conclut-elle.

 

*Sondage, septembre 2025. Équiterre.

https://cms.equiterre.org/uploads/Rapport-de-sondage-Le%CC%81gerE%CC%81quiterre-C5.pdf

 

À propos du Collectif pour la suite du monde 

Nous sommes un mouvement réunissant des organisations syndicales, environnementales, de santé, communautaires, jeunesses, économiques ainsi que des collectifs citoyens et d’élus autour d’une vision démocratique de la transition environnementale et sociale.

À travers diverses actions, nous nous mobilisons afin de forcer nos gouvernements à mettre en place des solutions démocratiques porteuses de justice sociale et environnementale.

Notre mouvement rassemble une cinquantaine d’organisations, représentant plus de deux millions de personnes. https://pourlasuitedumonde.ca/

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PL-69 sur l’énergie : un déni de démocratie du début à la fin https://www.csn.qc.ca/actualites/pl-69-sur-lenergie-un-deni-de-democratie-du-debut-a-la-fin/ Mon, 09 Jun 2025 15:17:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105543 Alors que le gouvernement du Québec adoptera le projet de loi 69 (PL-69) sous bâillon, les 19 groupes signataires, dont la CSN, dénoncent vigoureusement la transformation majeure du paysage énergétique québécois qu’il entraîne. Ils dénoncent cette adoption marquée par l’improvisation et le contournement des processus démocratiques qui auraient pu assurer la légitimité et la pertinence des orientations portées par cette loi. 

Pour les groupes, toutes les étapes ayant mené à l’adoption de ce projet de loi sur l’énergie ont été marquées par le refus systématique du gouvernement de tenir un véritable dialogue social tel que demandé par de multiples acteurs de la société civile. 

Dans cette loi, le gouvernement ouvre notamment la voie à la privatisation d’Hydro-Québec, sans que ses intentions n’aient initialement été présentées à la population québécoise lors des dernières élections, insistent les groupes. 

Les groupes rappellent aussi qu’un des éléments centraux de la planification énergétique aurait dû être le Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE) – un outil structurant permettant de planifier l’approvisionnement, la production et la consommation d’énergie de manière coordonnée, prévisible et durable : « Un Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques, élaboré en concertation avec la société civile, aurait dû précéder l’adoption du projet de loi pour permettre une véritable et nécessaire planification. Le gouvernement a préféré procéder à l’envers et adopter sous bâillon une loi problématique, plutôt que d’engager un vrai dialogue sur l’avenir énergétique du Québec », martèlent-ils. 

Jusqu’à la fin, le gouvernement n’a pas permis de débat sain : à quelques jours de la fin de l’examen du projet de loi, 52 amendements, provenant directement d’Hydro-Québec, ont été déposés, sans avoir été accessibles au public ni discutés lors de la consultation particulière à laquelle certains groupes ont été invités à participer. Alors qu’une large portion des 157 articles n’a pas été étudiée en commission parlementaire, le recours au bâillon vient clore cette séquence antidémocratique. 

Pour les groupes, cette adoption forcée est inacceptable, surtout que cette loi aura des impacts délétères sur le long terme, notamment en reportant sur les tarifs les coûts d’un développement industriel énergivore qui ne garantit pas la transition énergétique. 

« La production, le transport et la distribution d’électricité renouvelable au Québec doivent être publics. Les choix énergétiques sont des choix de société dont nous devons pouvoir débattre pour qu’ils soient justes, durables et légitimes. Le Québec mérite mieux qu’une réforme bâclée, opaque et déconnectée des enjeux environnementaux, sociaux et économiques », concluent les organisations. 

 

Organisations signataires :

Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
Collectif Scientifique sur les enjeux énergétiques au Québec
Nature Québec
ACEF du Nord de Montréal
Imagine Lachine-Est
Mouvement écocitoyen UNEplanète
Regroupement vigilance énergie Québec (RVÉQ)
Greenpeace Canada
Fédération des travailleuses et travailleurs du Québec
Fondation David Suzuki
Équiterre
Collectif Entropie
Syndicat des spécialistes et professionnels d’Hydro-Québec
Pour Nos Enfants – Montréal
L’Assomption en transition
Union des consommateurs
Fondation Rivières
Centrale des syndicats du Québec
Confédération des syndicats nationaux (CSN)

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Blocus forestier : le manque d’écoute de la CAQ provoque une crise https://www.csn.qc.ca/actualites/blocus-forestier-le-manque-decoute-de-la-caq-provoque-une-crise/ Thu, 29 May 2025 12:58:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105404 Alors que la crise dans le secteur forestier prend une ampleur inquiétante, avec notamment des blocus autochtones actifs en Mauricie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le gouvernement de la CAQ doit être tenu pleinement responsable de la situation actuelle. Loin de favoriser la concertation, l’approche unilatérale adoptée par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts a mené à une impasse politique et sociale, qui menace directement des centaines d’emplois dans le secteur forestier.

Ce résultat prévisible est la conséquence directe de l’incapacité de la CAQ à entreprendre un dialogue social avec tous les partenaires clés du milieu forestier. Le projet de loi 97, censé renforcer la prévisibilité et protéger les emplois, est aujourd’hui en flagrant décalage avec la réalité : celle d’un climat de tension croissante, d’un dialogue brisé et de risques imminents de mises à pied.

« Cela fait des mois que nous voyons venir cette crise et que nous exigeons la mise sur pied d’une véritable concertation. En l’absence de leadership de la part de nos élus, nous avons organisé un Sommet sur la forêt à Chicoutimi pas plus tard que la semaine dernière et tendu la main aux Premières Nations. L’avenir de nos jobs en dépend. Il faut se parler et trouver des voies de passage. En laissant perdurer les conflits, le gouvernement aura fort à faire pour expliquer à nos membres pourquoi ils se ramassent sur le chômage », tonnent les leaders des syndicats représentant la totalité des travailleurs et travailleuses de la foresterie du Québec, Denis Bolduc de la FTQ, Daniel Cloutier d’Unifor, Nicolas Lapierre du Syndicat des Métallos, Kevin Gagnon de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) et Luc Vachon de la CSD.

Un modèle à sens unique dépassé

Alors que Québec s’isole dans ses processus décisionnels, d’autres provinces aux prises avec des défis similaires font le choix de la collaboration. Le gouvernement britanno-colombien a récemment annoncé la création d’un Conseil consultatif provincial sur la foresterie (Provincial Forestry Advisory Council), un espace permanent de dialogue multipartite chargé de formuler des recommandations en matière de gestion forestière durable, en appui aux communautés et aux travailleurs et travailleuses.

« Le contraste est frappant. Plutôt que de décrier ceux qui “ne comprennent pas”, il est temps pour le Québec de suivre l’exemple : ouvrir le dialogue, reconnaître la légitimité des voix autochtones, écologistes, syndicales et industrielles, et construire des compromis solides », exposent les dirigeants syndicaux.

 

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Sommet « Pour vivre de la forêt » : propositions d’avenir pour notre régime forestier https://www.csn.qc.ca/actualites/sommet-pour-vivre-de-la-foret-propositions-davenir-pour-notre-regime-forestier/ Tue, 20 May 2025 13:07:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105155 Le mouvement syndical du monde forestier convie aujourd’hui des travailleurs et travailleuses, des parties prenantes telles que des groupes environnementaux et représentants autochtones, ainsi que plusieurs experts à un Sommet sur le thème « Pour vivre de la forêt » à Chicoutimi. À l’aube de la commission parlementaire sur le projet de loi no 97, les différents acteurs du monde de la forêt estiment que le gouvernement a échoué à assurer l’avenir durable de la filière et mettent de l’avant les éléments essentiels d’une réforme du régime forestier susceptible de réussir.

« L’avenir de l’industrie et des emplois qui en découlent dépend de la capacité à réformer le régime forestier dans une perspective durable, dans le respect de l’environnement et des réalités autochtones, en mettant en œuvre une stratégie industrielle axée sur la transformation et la diversification, en misant sur un meilleur aménagement forestier et sur une gouvernance régionale efficace. Québec a échoué à la tâche en ne portant réellement l’oreille qu’à un cercle restreint de voix », déplorent les porte-parole de l’événement, Daniel Cloutier d’Unifor, Nicolas Lapierre du Syndicat des Métallos, Kevin Gagnon de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), Luc Vachon de la CSD et Denis Bolduc de la FTQ.

« Nous mettons aujourd’hui au jeu une vision large, inclusive et mobilisatrice d’une réforme de notre régime forestier », ajoutent les syndicalistes, précisant que les 9 propositions mises au jeu sont le fruit d’un dialogue avec plusieurs experts et parties prenantes.

Des propositions d’avenir se dégagent autour de quatre piliers pour une réforme du régime forestier réellement porteuse d’avenir et rassembleuse :

 

  • Une stratégie industrielle apte à soutenir des emplois de qualité et durables;
  • Un aménagement forestier qui assure la pérennité des écosystèmes;
  • Un dialogue social constructif avec les partenaires du milieu forestier;
  • Une gouvernance efficace, responsable et régionale.

 

« Il faut aujourd’hui résoudre une question fondamentale : comment assurer un avenir durable à l’industrie forestière et aux emplois qui y sont associés ? Le modèle d’exploitation et d’aménagement de la forêt doit changer pour être plus pérenne, viser l’acceptabilité sociale et reposer sur un réel dialogue social. Au terme d’un simulacre de consultation, Québec semble donner les clés de la forêt à l’industrie et privilégier des gains à court terme. Il y a urgence d’agir, mais nous refusons de suivre le gouvernement dans un tel cul-de-sac. C’est la soutenabilité de nos emplois, de nos communautés et de la forêt qui est en jeu », ajoutent les porte-parole du Sommet.

Les propositions émanant du Sommet seront transmises à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts. Plusieurs des personnes intervenantes participeront également aux commissions parlementaires sur le projet de loi n° 97, Loi visant principalement à moderniser le régime forestier.

La plateforme mise de l’avant lors du Sommet peut être consultée en cliquant sur le lien suivant : lien à venir.

« Pour vivre de la forêt, dignement et encore longtemps, un coup de barre s’impose dès maintenant. Nous tendons la main au gouvernement pour travailler enfin de façon constructive à une réelle réforme du régime forestier porteuse d’avenir. Il doit retourner à la planche à dessin », concluent les organisateurs du Sommet.

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Le Conseil central Lanaudière en congrès: se renouveler… pour gagner https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-lanaudiere-en-congres-se-renouveler-pour-gagner/ Tue, 13 May 2025 18:30:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105051 La justice climatique, la crise des médias et son impact sur notre démocratie ainsi que la lutte nécessaire contre les attaques antisyndicales lancées par le gouvernement caquiste seront au cœur des discussions du 67e congrès du Conseil central de Lanaudière–CSN, qui se tient du 13 au 16 mai, à Joliette. Les délégué-es représentant 84 syndicats CSN et plus de 14 000 membres de toute la région se pencheront également sur les orientations qui guideront les interventions du conseil central au cours des trois prochaines années.

« Le congrès, c’est un moment unique que nous avons pour réfléchir collectivement aux défis qui nous attendent, et ils sont nombreux, souligne la présidente du Conseil central, Patricia Rivest. C’est aussi l’occasion de nous requestionner, de nous repositionner et de nous relancer pour mieux s’engager dans l’action. »

« Le mouvement syndical est plus pertinent que jamais, poursuit-elle. Nous faisons face à un gouvernement composé en bonne partie de patrons issus du secteur privé. Cela transparaît dans ses politiques qui favorisent les plus riches tout en appauvrissant les travailleuses, les travailleurs et les moins nantis. Nous, les syndicats, sommes parmi les seules organisations de la société à avoir les moyens et le savoir-faire pour soutenir la mobilisation afin de protéger et préserver nos services publics et de défendre notre filet social, ainsi que les droits des travailleuses et des travailleurs, lesquels ont généralement été gagnés grâce aux luttes menées par le passé. Quand on dit que la CSN, c’est le maillon fort dans Lanaudière, ce ne sont pas que des mots : nous avons démontré que nous étions là pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs de tous les horizons. Et nous entendons bien continuer ! »

C’est dans cet esprit de relance du mouvement syndical que le conseil central s’engage dans les États généraux du syndicalisme, une vaste démarche de réflexion sur l’avenir du syndicalisme lancée plus tôt cette année par les organisations syndicales nationales, dont la CSN.

Le Conseil central est présentement engagé dans la lutte contre le projet de loi 89, qui restreint le droit de grève des salarié-es, et il continue de se battre en faveur d’un réseau de santé et de services sociaux public, décentralisé, démocratisé et accessible à toutes et à tous. La santé et la sécurité au travail, les droits des femmes, les milieux de travail inclusifs et la protection de l’environnement sont au nombre des grandes causes que le conseil central continuera de porter au cours du prochain mandat.

« L’un de nos plus grands défis sera de rejoindre et de convaincre un nombre croissant de nos concitoyennes et concitoyens de joindre notre mouvement pour éliminer les injustices et la discrimination dans les milieux de travail et défendre les droits des travailleuses et des travailleurs. Le congrès doit nous permettre de prendre un pas de recul et de nous poser des questions importantes quant à notre message, à nos pratiques et à leur portée. Comment faire plus, comment faire mieux ? On va retourner toutes les pierres. »

Effervescence

Le dernier mandat de trois ans a été marqué par de nombreuses négociations de convention collective. Plus de 80 % des syndicats CSN de la région ont mené des négociations depuis 2022 et 17 syndicats ont vécu des conflits de travail. Au total, plus de 375 journées de grève ont été exercées par les syndicats CSN dans Lanaudière depuis trois ans.

Invités

Au nombre des personnes invitées à l’occasion du congrès, notons Mykaell Blais, directeur général de Trans Mauricie Centre-du-Québec, qui s’exprimera sur les moyens de mieux accueillir la diversité de genre et la diversité sexuelle dans les milieux de travail, ainsi que Jérôme Dupras, bassiste des Cowboys Fringants, écologiste et professeur à l’UQO, qui parlera de protection de l’environnement et de transitions économique et écologique. La présidente de la CSN, Caroline Senneville, prendra la parole dès l’ouverture du congrès.

Portes ouvertes

Les représentantes et représentants des médias qui le souhaitent peuvent assister au congrès. Des entrevues sont également possibles. Pour plus d’information sur le déroulement du congrès, veuillez contacter la personne-ressource indiquée ci-dessous.

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Une vaste coalition dénonce l’échec annoncé de la réforme du‬ ‭régime forestier‬ ‭ https://www.csn.qc.ca/actualites/une-vaste-coalition-denonce-lechec-annonce-de-la-reforme-du-regime-forestier/ Fri, 25 Apr 2025 16:02:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104522 Une vaste coalition rassemblant‬‭ un large éventail d’acteurs‬‭ de la‬ forêt – groupes environnementaux, organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs de‬ la filière forestière québécoise, dont la FIM–CSN, gestionnaires de zecs et de pourvoiries – condamne le‬ projet de loi no 97 déposé par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina. Les‬ organisations parlent d’une même voix pour dénoncer l’échec annoncé de la réforme du‬ régime forestier si ce projet de loi, longuement attendu, n’est pas revu en profondeur,‬ puisqu’il ne répond ni aux enjeux actuels ni aux défis à venir.‬

Des reculs environnementaux et sociaux‬

‭Les organisations dénoncent d’importants reculs environnementaux et sociaux,‬‭ notamment‬ la concentration du pouvoir décisionnel vers le forestier en chef et les aménagistes‬ forestiers régionaux,‬‭ un zonage qui cède minimalement‬‭ 30 % du territoire forestier public à‬ l’industrie‬, l’abolition des Tables de gestion intégrée‬‭ des ressources et du territoire,‬ l’affaiblissement de la‬‭ définition de l’aménagement‬‭ écosystémique et un flou dans le‬ mécanisme de con‬‭sultation du public et des acteurs‬‭ du milieu.‬La coalition demande à la ministre une réelle modernisation du régime forestier qui assure‬ une foresterie véritablement durable et inclusive au Québec‬‭. Cette réforme doit être‬ impérativement‬‭ couplée à une nouvelle stratégie de‬‭ développement industriel et de transition‬ juste, qui permettront ensemble de diminuer les pressions sur les écosystèmes et les‬ espèces, d’apaiser les conflits avec les autres usagères et usagers de la forêt, de répondre aux menaces‬ tarifaires, d’assurer la pérennité des emplois et d’adapter les forêts à la crise climatique.‬

Absence de véritable dialogue social‬

Les organisations dénoncent aussi un processus opaque ayant mené à la rédaction de ce‬ projet de loi et l’absence d’un véritable dialogue social sur cette importante réforme. Les‬ propositions qui s’y retrouvent n’ont pas fait l’objet d’une consultation de la société civile en‬ bonne et due forme, outre durant des rencontres à huis-clos, liées à des ententes de‬ confidentialité.‬

Sommet sur la forêt le 20 mai prochain : mobilisation pour une vision commune du‬ régime forestier‬

Les organisations estiment que le secteur de la forêt n’a pas besoin d’une réforme‬ polarisante, mais d’un dialogue inclusif pour trouver des solutions durables. C’est pourquoi‬ les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs de la filière forestière québécoise‬ organisent le Sommet sur la forêt, qui se tiendra le 20 mai prochain à Saguenay. Cet‬ événement rassemblera une diversité d’acteurs du milieu forestier désireux de contribuer à‬ l’avancement d’une foresterie durable et équitable, en explorant des alternatives aux enjeux‬‭ actuels et en abordant de manière concrète la question de la transition juste du secteur‬ forestier. Les organisations demandent à la ministre de modifier son projet de loi à la suite‬ des discussions et des propositions qui émaneront de ce sommet.‬

CITATIONS‬

« La réforme proposée ne permettra pas de résoudre la crise économique, sociale et‬ environnementale en forêt. Si le projet de loi 97 n’est pas modifié, cette réforme va attiser la‬ contestation et les tensions sociales, fragiliser davantage les écosystèmes forestiers, rendre‬ nos forêts plus vulnérables aux changements climatiques, nuire à la prévisibilité et précariser‬ les travailleurs, les travailleuses et les communautés qui dépendent d’une forêt en bonne‬ santé »,‬‭ Alice-Anne Simard, directrice générale de‬‭ Nature Québec‬‭.‬

« Dans sa forme actuelle, le projet de loi visant à moderniser le régime forestier est un‬ rendez-vous raté avec la protection du territoire, des écosystèmes et des espèces. C’est le‬ fruit d’un ministère état dans l’état qui impose sa vision industrielle étroite sans véritable‬ égard aux autres missions gouvernementales et autres usagers. Ce nouveau régime‬ contient tous les ingrédients pour nuire à l’acceptabilité sociale, à la pérennité des emplois et‬ à la protection d’une ressource collective chère aux Québécoises et aux Québécois, notre forêt publique »,‬‭ Alain‬ Branchaud, directeur général à la SNAP Québec‬‭.‬

« Face à la crise économique que traverse l’industrie forestière et à la nécessité de‬ préserver les écosystèmes, les travailleurs et travailleuses sont à la recherche de solutions‬ pérennes. Malgré les prétentions de la ministre, ce projet de loi échouera à protéger les‬ emplois tout en attisant les tensions déjà palpables avec de nombreux partenaires du milieu‬ forestier. Les conflits créeront une plus grande imprévisibilité et un environnement d’affaires‬ qui éloignera les investisseurs dont nous avons cruellement besoin. Pour rendre nos emplois‬ durables, nous avons besoin d’un approvisionnement en bois fiable et d’une nouvelle‬ stratégie industrielle pour la filière. Sur ces deux fronts, le projet de loi rate sa cible »,‬‭ Daniel‬ Cloutier, directeur québécois d’Unifor‬‭.‬

« Nous avons participé activement tout au long du processus qui nous laisse profondément‬ déçus du projet de loi visant la réforme du régime forestier. Il doit impérativement faire l’objet‬ de travaux supplémentaires, car il ne répond ni aux attentes ni aux besoins de protection du‬ territoire, de la biodiversité et du développement des activités à plus faible impact‬ environnemental, comme les activités fauniques, récréotouristiques et de villégiature. De‬ surcroît, la vision proposée accentuera les iniquités dans le dialogue social au bénéfice de la‬ productivité ligneuse, tout en mettant en péril la protection de la forêt publique et le‬ développement économique régional durable et moderne »,‬‭ Myriam Bergeron, directrice‬ générale de la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs et de la Fédération‬ québécoise pour le saumon atlantique‬‭.‬

« Ça fait des années que le secteur forestier passe d’une insécurité à l’autre, dans l’attente d’une véritable évolution. Les personnes et les communautés qui en vivent ont attendu‬ longtemps, et ce qui est sur la table aujourd’hui reste flou et grandement incomplet.‬ Certaines pistes sont intéressantes, mais leur mise en œuvre soulève encore trop‬ d’inconnus. Ce qu’on a devant nous, ce sont des bases de travaux qui laissent en suspens‬ une foule de questions et d’incertitudes. Ce qu’on souhaite, c’est un régime forestier inclusif,‬‭ capable d’assurer la pérennité des emplois et la vitalité des communautés. Pour y arriver, il‬ faudra sécuriser et impliquer l’ensemble des intervenantes et intervenants, et espérer une écoute réelle lors‬  des études du projet de loi »,‬‭ Luc Vachon, président‬‭ de la Centrale des syndicats‬ démocratiques (CSD)‬‭.‬

‭«Qu’on assure un approvisionnement stable aux entreprises, c’est légitime. Mais le faire‬ sans dialogue réel, sans diversification, sans créer davantage de transformation ici même au‬ Québec, c’est rater une occasion historique. La ministre prétend parler en notre nom, il‬ faudrait qu’elle commence par nous écouter. On ne bâtira pas une foresterie durable en‭ sacrifiant la voix de ceux et celles qui en vivent »,‬‭ Nicolas Lapierre, directeur adjoint,‬ Syndicat des Métallos‬‭.‬

‭« Le gouvernement parle d’aménagement durable, mais oublie des acteurs de première‬ ligne qui aménagent, entretiennent et protègent activement nos forêts publiques depuis des‬ décennies. Nous sommes des passionnés de la forêt, engagés dans nos communautés et‬ avons une vision de développement durable pour nos territoires visités par plus d’un‬ demi-million de Québécoises et de Québécois chaque année. Ce projet de loi nous inquiète par son absence de‬ vision intégrée et de cohérence économique »,‬‭ Dominic‬‭ Dugré, président – directeur‬ général de la Fédération des pourvoiries du Québec.‬

« Pour les travailleuses et les travailleurs, on déplore que le projet‬‭ de loi ne contienne pas de conditions claires‬ pour que les compagnies puissent avoir droit aux volumes de bois de notre forêt publique.‬ Ce bois devrait soutenir le développement des régions, ça devrait être clair, dans la loi, et ne‬ pas dépendre du bon vouloir du ou de la ministre qui sera en place quand un industriel voudra‬ déménager nos jobs. Le projet de loi de la ministre Blanchette Vézina laisse‬ malheureusement 100 % de la planification dans les mains de l’industrie forestière. Dès le‬ rapport Coulombe, qui a suivi le film L’erreur boréale, on savait déjà que c’était une erreur.‬ Ça l’est encore. On s’inquiète aussi de l’aménagement intensif qui est prévu dans le tiers de‬ nos forêts. Ça risque de nous faire perdre la certification environnementale FSC qui est‬ importante pour vendre notre bois, notamment en Europe. Cet aménagement intensif devrait‬ être discuté et planifié, notamment avec celles et ceux qui effectuent le travail et avec les Premières‬ Nations‬»,‬‭ Dominic Tourigny, vice-président de la‬‭ FIM–CSN.‬

À propos‬

Les organisations signataires de ce communiqué comprennent : Nature Québec, Unifor‬ Québec, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), le Syndicat des Métallos, la‬ Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), la Société pour la nature et les parcs‭ (SNAP Québec), la Fédération québécoise des gestionnaires de zecs, la Fédération des‬ pourvoiries du Québec et la Fédération québécoise pour le saumon atlantique. Ces‬ organisations se rassemblent pour défendre un avenir durable et équitable pour les forêts du‬ Québec, dans le respect des communautés et des écosystèmes.‬

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L’environnement, un enjeu à intégrer dans nos conventions collectives https://www.csn.qc.ca/actualites/lenvironnement-un-enjeu-a-integrer-dans-nos-conventions-collectives/ Wed, 12 Mar 2025 21:24:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103154 La question de la lutte aux changements climatiques est plus que jamais d’actualité. Alors que les scientifiques sonnent l’alarme depuis longtemps, les populations se mobilisent et des changements commencent à s’opérer. Pourtant, l’enjeu de l’environnement demeure pratiquement inexistant dans nos conventions collectives. Regard sur une lutte qui ne fait que commencer.

Retournons 40 ans en arrière. Les conventions de l’époque traitaient principalement de salaire et d’autres clauses normatives dites « classiques ». La question de la santé et de la sécurité au travail était pour ainsi dire absente de nos contrats de travail. En 2025, la quasi-totalité des quelque 8000 conventions collectives négociées au Québec incluent des clauses qui encadrent les enjeux de santé et de sécurité au travail. « Le même chemin doit se tracer pour l’environnement, lance Yvan Duceppe, trésorier de la CSN et responsable de l’environnement au comité exécutif. Dès la fin de la décennie, ces sujets devront être enchâssés dans nos conventions », précise-t-il.

En ce moment, on dénombre moins de 40 conventions – sur l’ensemble des contrats collectifs québécois – dans lesquelles des clauses environnementales sont consignées. Heureusement, les écoles de relations industrielles, dont celles de l’Université Laval et de l’Université de Montréal, se penchent sur la question. Cette dernière organise d’ailleurs depuis 2022 une école d’été sur le thème de la crise climatique et de l’avenir du travail.

La CSN adoptait aussi, lors de son congrès de 2023, une proposition allant en ce sens. « L’objectif est d’offrir aux syndicats des outils pour intégrer la protection de l’environnement dans leurs conventions. Ça prend des leviers pour obtenir les informations essentielles de la part des employeurs et pour discuter de manière paritaire de ces questions. Il s’agit d’un immense chantier auquel nous devrons impérativement nous attaquer », conclut M. Duceppe.

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La CSN tient sa première Journée de la transition juste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-tient-sa-premiere-journee-de-la-transition-juste/ Thu, 05 Dec 2024 16:55:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101268 Le 22 novembre se tenait à Drummondville la première Journée de la transition juste de la CSN sous le thème Vert la transition.

Des conférencières et conférenciers, dont Jérôme Dupras, chercheur en économie écologique et membre du groupe Les Cowboys Fringants, sont venus expliquer la façon dont la transition écologique se présente dans les milieux de travail et comment les syndicats peuvent jouer un rôle positif pour faire avancer les choses sur ce plan.

La transition écologique ne se présente pas toujours en douceur, qu’on en parle au Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN. La crise de l’arsenic a secoué la municipalité de Rouyn-Noranda, notamment pendant la dernière élection provinciale.

Des représentantes et représentants du secteur du transport scolaire ainsi que des syndiqué-es municipaux et du secteur de la santé étaient aussi sur place pour prendre part aux échanges : le récit de leur expérience et des moyens mis en place pour assurer cette transition a été fort enrichissant pour cette première édition de l’événement, qui fut une réussite.

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La transition quand la crise éclate https://www.csn.qc.ca/actualites/la-transition-quand-la-crise-eclate/ Thu, 05 Dec 2024 16:54:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101236 Les membres du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) ne l’ont pas eu facile ces dernières années, la question environnementale s’étant invitée à leur fonderie à vitesse grand V avec la crise de l’arsenic.

« Ça nous est tombé dessus dans les médias, comme tout le monde », explique Jérémie Dickey, vice-président du syndicat. L’histoire a commencé avec le groupe Mères au front, vers 2019. « Le fameux test de détection de l’arsenic par les ongles a fait capoter tout le monde », se souvient le vice-président. Un taux d’arsenic anormal est trouvé chez les personnes, dont des enfants, qui habitent près de la fonderie de Rouyn-Noranda.

Une mobilisation citoyenne s’organise. « C’est parti en vrille », raconte Jérémie en se souvenant que certains employé-es se faisaient même traiter de tueurs d’enfants à l’épicerie ! Des gens ont d’ailleurs quitté leur emploi en pensant que l’entreprise allait fermer. D’autres restaient, non sans stress.

« Au début, la distinction ne se faisait pas entre les travailleurs et les investisseurs sur la responsabilité de chacun », soutient-il. On a fait connaître le combat du syndicat, notamment devant le Tribunal administratif du travail, pour faire diminuer les poussières et le risque », rappelle-t-il en précisant que la présence d’arsenic dans l’air est passée de 1000 nanogrammes vers l’an 2000 à 48 nanogrammes en 2023.

Notons qu’au moment de publier, Radio-Canada rapportait que le projet Aeris de Glencore pour réduire l’arsenic risquait d’être abandonné. Des mesures de réduction des émissions seraient proposées pour économiser, en raison de la concurrence des fonderies chinoises à bas prix.

Malgré tout, la crise a permis de faire avancer le dossier environnemental. « L’amélioration des mesures de santé et de sécurité à la fonderie, ça règle des problèmes en ville », résume Jérémie. Des progrès ont aussi été réalisés en « se servant des médias pour se faire entendre auprès de la population et pour inciter l’employeur à passer plus vite à l’action ».

« On voit qu’on peut faire du judo avec une crise en se servant de la force du débat public en environnement pour faire progresser nos usines et assurer leur avenir », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

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Tramway de Québec : la lenteur de la CAQ risque de torpiller le projet https://www.csn.qc.ca/actualites/tramway-de-quebec-la-lenteur-de-la-caq-risque-de-torpiller-le-projet/ Mon, 21 Oct 2024 20:19:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100415 Malgré l’annonce de Geneviève Guilbault, ministre du Transport, le projet de tramway de Québec est encore plongé dans l’incertitude et le troisième lien ne semble plus certain d’aboutir un jour.

Lors de sa récente visite en France, le premier ministre Legault a évoqué la possibilité de procéder à un nouvel appel d’offres pour le tramway de Québec. Encore un autre retard en perspective. Pourtant, ce projet est une occasion inespérée pour redorer son image tant sur le plan environnemental que sur le plan économique. Voilà pourquoi la CSN lance aujourd’hui un appel au gouvernement : ce projet doit être mis en branle dans les plus brefs délais. Il doit être conçu, fabriqué, géré et entretenu au Québec, par de la main-d’œuvre québécoise et qualifiée.

« Le tramway de Québec est une occasion en or de faire diminuer nos émissions de GES et de maintenir et créer des emplois de qualité au Québec. Repousser encore le projet équivaut à le compromettre voire carrément à le torpiller, soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN. La ministre du Transport doit appuyer sur l’accélérateur avec CDPQ-Infra pour qu’on lance enfin un appel d’offres clair en exigeant le maximum de contenu canadien et québécois », ajoute la présidente de l’organisation syndicale en précisant qu’on doit rendre le projet irréversible dès que possible.

« Le tramway doit être fabriqué au Québec, comme c’était prévu dans le premier appel d’offres. On dirait que le premier ministre cherche des moyens de gagner du temps ! », souligne pour sa part Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN. Ce dernier rappelle que la main-d’œuvre québécoise connait des contraintes climatiques qui nous sont propres. Construire au Québec est la meilleure option d’un point de vue économique pour garder l’argent investi au Québec et pour favoriser la création de retombées positives ici. C’est aussi le meilleur choix du point de vue de la qualité. On pense ici aux problèmes des voitures du REM à Montréal ou du traversier à Matane, qui auraient pu être évités en choisissant des fabricants du Québec.

Kevin Gagnon rappelle que le récent contrat du pont de l’île d’Orléans a échappé aux constructeurs québécois au profit d’un architecte français qui travaille pour un consortium espagnol. Les devis de l’architecte favorisaient une technique européenne de soudage au détriment de la technique nord-américaine de boulonnage. « Geneviève Guilbeault doit prendre conscience de ces enjeux techniques qui se jouent dans son ministère pour pouvoir corriger le tir et ne pas nuire à notre industrie nationale », ajoute M. Gagnon.

 

Exploitation et entretien du tramway à Québec

« Avec leur connaissance exceptionnelle du réseau de transport dans la région et des différentes composantes qui le forment, les employé-es du Réseau de transport de la capitale (RTC) sont sans aucun doute les mieux placés pour entretenir et gérer le futur tramway. L’intégration du tramway au réseau en place sera une excellente occasion pour développer notre expertise dans l’entretien et le déploiement du transport en commun au Québec. La ministre Guilbault semble souhaiter aller dans le sens du RTC et vouloir lui confier l’exploitation du tramway, mais nous n’avons aucun engagement ferme à ce jour », se méfie Simon Mathieu Malenfant, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Souvent, les solutions les plus simples sont celles qui s’offrent déjà à nous : la population de Québec sait qu’elle peut compter sur les travailleuses et les travailleurs du RTC pour offrir un service sécuritaire et de qualité. »

« Le RTC a à sa disposition une main-d’œuvre qualifiée qui possède une très grande expertise, un avantage important que viendrait miner un recours à la sous-traitance, plaide de son côté Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Pourquoi risquer à terme une perte d’expertise ? » se questionne cette dernière en faisant aussi valoir que les emplois des sous-traitants ne se trouveraient pas nécessairement sur le territoire de Québec, ce qui retarderait les réparations et créerait du transport inutile. « Le tramway doit cesser d’être un mirage pour la population de Québec et permettre de faciliter le transport tout en diminuant la congestion », conclut Barbara Poirier pour qui un transport en commun structurant profiterait aux travailleuses, aux travailleurs et aux entreprises de la Capitale-Nationale.

 

Le transport, ça doit être collectif

La CSN estime que le transport en commun est un projet collectif. Il s’agit d’un outil dont se dote la société pour favoriser le transport des citoyennes et des citoyens d’une façon à la fois écologique et économique. C’est un investissement dans notre avenir comme société durable. C’est un choix que nous devons faire ensemble. Les gouvernements du Québec et du Canada doivent être à l’écoute des Québécoises et des Québécois qui réclament des solutions efficaces et durables à la crise environnementale et aux enjeux de transport dans nos villes. La ministre Guilbault et la CAQ ne peuvent pas appliquer bêtement une « vision des années 70 ».

Les gouvernements du Québec et du Canada devraient donc augmenter leur contribution financière pour soutenir non seulement ce projet, mais le transport collectif en général, afin d’éviter les coupes de services causés par les déficits actuels et de permettre le développement à moyen et à long terme de ces structures. Il en va de notre avenir collectif et de celui de la prochaine génération.

 

À propos

La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la Capitale-Nationale et de la région de Chaudière–Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

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Pendant que le gouvernement dépense sans compter pour Northvolt, il gratte les fonds de tiroirs pour le transport collectif https://www.csn.qc.ca/actualites/pendant-que-le-gouvernement-depense-sans-compter-pour-northvolt-il-gratte-les-fonds-de-tiroirs-pour-le-transport-collectif/ Thu, 26 Sep 2024 11:17:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99787 Plutôt que de continuer d’investir des fonds publics dans Northvolt, le gouvernement doit se tourner vers le transport collectif. La CSN lui demande d’implanter un plan ambitieux de développement du transport collectif pour atteindre les cibles de réduction de gaz à effet de serre.

Pour la CSN, aussi bien le gouvernement fédéral que le gouvernement du Québec doivent augmenter le financement public du transport en commun. Le réflexe caquiste de créer de nouvelles structures bureaucratiques comme Mobilité Infra Québec nous fait perdre un temps précieux alors qu’un coup de barre s’impose pour le transport collectif. La CSN déplore que le gouvernement Legault favorise davantage le transport individuel privé et qu’il mise sur le développement du transport en commun privé plutôt que sur le rehaussement du financement public.

« Le gouvernement a ouvert les valves sans limite pour Northvolt, pendant qu’il gratte les fonds de tiroirs pour le transport collectif. C’est pourtant clair que financer massivement le développement du transport collectif est la voie à suivre autant pour réduire la congestion, que pour assurer la transition écologique et économique. On assiste actuellement à un débat où tous les paliers se renvoient la balle sur le financement du transport collectif et sur les déficits des sociétés de transport. Nous avons pourtant du retard à rattraper et les gouvernements et les municipalités doivent tous faire partie de la solution. L’heure n’est pas à la réduction des services ni à l’augmentation des tarifs. Elle doit être à l’augmentation du financement public », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Des emplois de qualité dans un secteur d’avenir

Le financement accru du transport collectif est un moyen important d’enclencher la transition juste. En misant davantage sur ce secteur, le Québec peut créer de bons emplois dans les différentes régions tout en maintenant une expertise dans la fabrication et l’entretien de véhicules de transport en commun. Plusieurs travailleuses et travailleurs des sociétés de transport sont d’ailleurs en négociation dans les prochains mois pour améliorer leurs conditions de travail et leurs salaires.

« Le gouvernement Legault rappelle toujours à quel point les emplois bien payés sont une priorité pour lui. C’est dommage de constater qu’il manque autant de volonté quand vient le temps d’augmenter l’offre de transport collectif et de développer ce secteur clé pour notre avenir », conclut Caroline Senneville.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Mettons fin à l’octroi précipité des blocs d’énergie https://www.csn.qc.ca/actualites/mettons-fin-a-loctroi-precipite-des-blocs-denergie/ Thu, 19 Sep 2024 11:00:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99650 Dans le cadre des consultations sur la Loi assurant la gouvernance responsable des ressources énergétiques et modifiant diverses dispositions législatives (PL no 69), la CSN s’inquiète de l’octroi précipité des blocs d’énergie, alors que des débats importants sont menés à la hâte.

« On place la charrue devant les bœufs. Dans le contexte où le Québec ne dispose plus de surplus d’électricité à moyen et long terme, nous devons être prudents. Les nombreux projets industriels viennent ajouter à la demande et il est d’ores et déjà clair que les infrastructures additionnelles qui seront nécessaires se traduiront par des augmentations importantes de tarifs, incluant la clientèle résidentielle », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. L’organisation syndicale s’inquiète aussi de la place réservée aux industries existantes qui auront besoin d’énergie supplémentaire pour maintenir de bons emplois dans nos régions ressources.

 C’est pourquoi la CSN est d’avis que le législateur doit ajuster les dispositions du PL 69 concernant le plan de gestion intégrée des ressources énergétiques, mais l’invite à sursoir à l’adoption des autres dispositions. « L’objectif est d’accélérer le processus de consultation et d’adoption de ce plan dont le Québec a urgemment besoin, alors que l’on doute que plusieurs autres éléments du projet de loi soient véritablement nécessaires ou même souhaitables », précise Mme Senneville.

 

Ne touchez pas à Hydro-Québec

D’autre part, la CSN exige qu’on laisse Hydro-Québec tranquille. « Il ne fait aucun doute que le PL 69 vient réduire le rôle d’Hydro-Québec dans la production, le transport et la distribution d’électricité. Depuis 1963, Hydro-Québec génère des retombées qui sont au cœur du développement économique et social du Québec moderne. Pour la confédération, ce serait une grave erreur de faciliter l’accroissement de la place du privé en permettant, par exemple, la vente de certains de ses actifs. »

Bien qu’on tente de nous rassurer, la privatisation lente et tranquille de nos ressources nous guette. « Hydro-Québec est en mesure de répondre aux besoins énergétiques du Québec dans l’avenir. Il est impératif de préserver ce patrimoine collectif qui est vital. »

Finalement, la CSN déplore que le gouvernement n’ait pas jugé bon l’inviter en commission parlementaire. « La consultation des acteurs politiques et sociaux est primordiale. Ce projet de loi comporte trop d’enjeux cruciaux pour faire l’économie de débats. Le gouvernement doit entendre le plus de gens possible », conclut Caroline Senneville.

Pour consulter le mémoire de la CSN: https://www.csn.qc.ca/memoire-pl-69_gouvernance-ressources-energetiques/

 

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Dialogue difficile avec le gouvernement Legault sur la transition sociale et environnementale : 50 organisations appellent à manifester le 27 septembre https://www.csn.qc.ca/actualites/dialogue-difficile-avec-le-gouvernement-legault-sur-la-transition-sociale-et-environnementale-50-organisations-appellent-a-manifester-le-27-septembre/ Thu, 29 Aug 2024 14:04:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99285 Les représentant-e-s de 50 organisations de la société civile appellent la population à manifester dans les rues le 27 septembre prochain pour dénoncer un dialogue difficile avec le gouvernement Legault et des avancées trop lentes et insuffisantes en matière de transition sociale et environnementale. Selon elles et eux, « les décisions prises en vase clos ne peuvent plus continuer ».

Lors du lancement du mouvement Pour la suite du monde le 22 mai dernier, les partenaires ont sollicité une rencontre avec le gouvernement québécois afin de réclamer la mise en place d’actions concrètes en faveur d’une véritable transition sociale et environnementale. Cet appel à une plus grande participation démocratique dans la prise de décision demeure encore à ce jour sans réponse de la part du gouvernement Legault. 

Une politique menée à tâtons

En plus de ne pas répondre à cette demande de dialogue, le gouvernement du Québec  refuse de prendre acte de l’urgence d’agir dans plusieurs domaines, en plus de poursuivre un agenda législatif et économique parfois incompatible avec ses obligations environnementales. 

La procrastination dans le dossier du caribou, un projet de loi sur l’exploitation minière qui effleure à peine les demandes de la société civile, un projet de loi sur l’énergie au service d’une politique industrielle aux visées imprécises et qui ne répond pas pleinement aux besoins de décarbonation, le manque de financement pour les réseaux de transport collectifs existants sont tous des symptômes du manque de dialogue avec la société civile et d’écoute envers les solutions concrètes promues par celle-ci. 

Des solutions prêtes à mettre en oeuvre  

Les signaux sont tous au rouge: un autre été catastrophique, marqué par des épisodes de pluies diluviennes dévastatrices, des records de température élevée, des feux de forêt incontrôlables et leurs conséquences sur nos activités quotidiennes, notre économie et notre santé. Dans ce contexte, la société civile mobilisée affiche aujourd’hui un front uni afin d’appeler le gouvernement Legault à mettre en place les solutions avancées par nos organisations pour accélérer la transition sociale et environnementale et adapter le Québec aux défis de demain.

Depuis le 22 mai dernier, le mouvement a accueilli en son sein une dizaine de nouvelles organisations, portant le nombre de partenaires représentés à plus de 50. Leur appel à un véritable dialogue avec le gouvernement se fera entendre le 27 septembre prochain lors de la grande journée de mobilisation qui s’organise à travers la province. La population est invitée à descendre dans la rue afin de joindre sa voix à celle des organisations membres.

Des manifestations sont actuellement prévues à Montréal, Québec, Sherbrooke, Joliette, Gaspé, Saint-Jérôme et Nicolet. D’autres villes s’ajouteront à la liste prochainement.

Ce qu’ils et elles en disent

« Si nous voulons réellement diminuer nos émissions de GES de façon significative, on ne peut pas miser seulement sur un projet de la filière batterie : il faut mettre en place plusieurs projets structurels et collectifs qui touchent à l’ensemble des sphères de la société.  Il est grand temps de donner un coup de barre si on veut réduire l’impact négatif des changements climatiques. Les travailleuses et les travailleurs du Québec demandent formellement aux gouvernements du Québec et du Canada d’enfin mettre en place un plan clair et un financement suffisant pour s’assurer d’une vraie transition écologique et sociale qui ne laisse personne derrière. » affirment les organisations du secteur syndical. 

« Notre système économique basé sur l’extraction débridée de ressources naturelles, le gaspillage et la destruction du vivant est à transformer. Il est urgent de réapprendre à vivre en harmonie avec la nature, en s’éloignant de cette logique nocive et dangereuse de croissance infinie. Nous devons décider ensemble de notre avenir commun afin de faire face aux enjeux socio-environnementaux auxquels nous sommes confrontés. C’est pourquoi les gouvernements doivent écouter la société civile, mettre en œuvre les solutions qui existent déjà, et agir sans plus tarder pour une transition socioécologique qui nous permettra de vivre collectivement en sécurité et en santé. »

Thibault Rehn, Vigilance OGM, représentant du secteur environnemental

« Cela fait des années que le mouvement communautaire tire la sonnette d’alarme devant un filet social québécois qui s’évapore à vitesse grand V. En y ajoutant les impacts dévastateurs de la crise climatique et celle de la biodiversité sur les populations que nous soutenons au quotidien, l’accroissement des injustices et des inégalités s’accélère et nous fait craindre le pire pour notre futur collectif. Enclencher une transition écologique juste et respectueuse des droits humains, c’est ne laisser personne derrière, surtout pas les plus vulnérables. »

Claudia Fiore-Leduc, Réseau québécois pour l’action communautaire autonome, représentante du secteur communautaire

« L’avenir de notre planète ne doit pas reposer uniquement sur les épaules de la jeunesse. La crise climatique concerne tout le monde. Face à l’inaction des gouvernements, nous avons besoin de l’engagement et de la mobilisation de chaque personne citoyenne pour faire face à ce défi crucial. Les autorités doivent assumer leurs responsabilités et prendre des mesures concrètes pour assurer un avenir durable pour toutes et tous. »

« De plus en plus de gens se rendent compte des liens étroits entre la santé environnementale et la santé humaine, de même qu’avec la justice sociale, et l’acceptabilité sociale des projets y est d’ailleurs aussi de plus en plus associée. Le gouvernement québécois doit enfin entendre et prendre en compte les solutions qui sont discutées dans la société civile, par rapport aux possibilités et aux importants bénéfices qu’elles comportent. Pour la santé de tous et toutes, à travers tout le Québec – citoyen.ne.s, patient.e.s et professionnel.le.s de la santé, et même de notre économie, de concert avec une réduction des coûts de notre système de santé. »

Patricia Clermont de l’Association québécoise des médecins pour l’environnement, représentante du secteur de la santé

« La démocratie et la participation citoyenne devraient être au cœur de la transition énergétique, sociale et écologique. Le refus massif d’un trop grand nombre d’élus de tous les paliers, mais particulièrement du palier municipal, d’impliquer activement la population dans les décisions à prendre témoigne d’un manque de volonté politique et de vision pour notre avenir collectif. »

Rachel Fahlman, porte-parole du regroupement d’élu.e.s municipaux Vent d’élus

Le Québec fait face à des décisions importantes. Il est impératif que les décisions ne soient pas prises derrière des portes closes, mais plutôt en collaboration et en dialogue avec la société civile pour que cette transition sociale et environnementale nécessaire se fasse au bénéfice de tous et toutes. 

« Que le veuille ou non le gouvernement actuel, la transition socio-écologique est inévitable. Les limites planétaires et sociales ont été atteintes et notre système économique actuel ne fonctionne que pour une minorité d’individus. Un changement de logique économique est donc essentiel, mais surtout possible. Au Québec, des modèles économiques qui prennent soin à la fois des personnes et de la planète existent et sont déjà bien ancrés. Le gouvernement doit reconnaître et soutenir les secteurs, les entreprises et la diversité de personnes qui travaillent à absorber les chocs des changements climatiques et à réduire notre empreinte carbone. Parce qu’une transition peut seulement fonctionner si tout le monde fait partie de la solution. »

Julie McClatchie, Oxfam-Québec, représentante du secteur de l’économie

« Nous subissons aujourd’hui la dépossession tranquille de nos meilleurs acquis économiques, sociaux et environnementaux. Le gouvernement du Québec n’a aucune vision structurante de la transition écologique et il continue de se préoccuper davantage des profits des multinationales que de la protection de nos joyaux naturels et du bien commun. Les Québécoises et Québécois n’ont certainement pas voté pour ça. »

Louise Morand, Regroupement Vigilance Énergie Québec, représentante des regroupements citoyens

Le Québec fait face à des décisions importantes. Il est impératif que les décisions ne soient pas prises derrière des portes closes, mais plutôt en collaboration et en dialogue avec la société civile pour que cette transition sociale et environnementale nécessaire se fasse au bénéfice de tous et toutes. 

À propos du Collectif pour la suite du monde

Nous sommes un mouvement réunissant des organisations syndicales, environnementales, de santé, communautaires, étudiantes, économiques ainsi que des collectifs citoyens et d’élus autour d’une vision démocratique de la transition environnementale et sociale.

À travers diverses actions, nous nous mobilisons afin de forcer nos gouvernements à mettre en place des solutions démocratiques porteuses de justice sociale et environnementale.

Notre mouvement rassemble une cinquantaine d’organisations, représentant plus de deux millions de personnes

https://pourlasuitedumonde.ca/

Organisations du mouvement Pour la suite du monde

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), AREQ – Le mouvement des personnes retraitées CSQ, Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), Attac Québec, Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Chantier de l’économie sociale, Coalition Alerte à l’Enfouissement RDN (CAER), Coalition Québec meilleure mine, Coalition Québécoise des lacs incompatibles avec l’activité minière (QLAIM), Coalition Verte / Green Coalition , Confédération des syndicats nationaux (CSN), Cyclo Nord-Sud, Demain Verdun, Eau Secours, ENvironnement JEUnesse, Équiterre, Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Fédération des travailleurs et des travailleuses du Québec (FTQ), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ, Fondation David Suzuki, Fondation Monique-Fitz-Back, Fondation Rivières, Front commun pour la transition énergétique, Greenpeace Canada, La planète s’invite au parlement, L’Assomption en Transition, Les ami.e.s de la Forêt du lac Jérôme, sa rivière, son ruisseau, ses milieux humides et ses sentiers, Les oubliés de l’autobus, Mères au front, Mouvement d’action régional en environnement (MARE), Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ), Mouvement Démocratie Nouvelle, Nature Québec, Oxfam Québec, Réalité climatique Canada, Regroupement écocitoyen de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Regroupement Vigilance Énergie Québec (RVÉQ), Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE), Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec), Solidarité pour l’environnement à Sutton (SES), Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec, Table de pastorale sociale des diocèses catholiques du Québec, Travailleuses et travailleurs pour la justice climatique (TJC), Union étudiante du Québec (UEQ), Vigilance OGM, Vent d’élus

 

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Il faut rester complètement maîtres chez nous https://www.csn.qc.ca/actualites/il-faut-rester-completement-maitres-chez-nous/ Thu, 06 Jun 2024 21:48:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98145 Le projet de loi 69 ouvre la porte à plus de production d’électricité privée, notamment par son article 38, qui permet à une entreprise de produire de l’électricité et de la distribuer à un client situé sur un terrain adjacent.

La hausse à 100 mégawatts (MW) maximum, plutôt que les 50 MW actuels, de la production hydroélectrique privée, est une autre voie par laquelle de nouveaux producteurs privés pourraient apparaître.

« Malgré certains points positifs, comme la planification des besoins à long terme, le projet de loi Fitzgibbon ne ferme pas la porte à des projets privés. Ces derniers risquent de ne pas bénéficier d’acceptabilité sociale et d’empêcher l’atteinte d’une vision d’ensemble quant à ce qui sera produit à long terme », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN. La planification devrait permettre d’éviter les mauvaises surprises et permettre de prendre en compte l’ensemble des besoins sociaux, économiques et environnementaux du Québec.

Ouverture à des modifications importantes de tarifs

Deux éléments de l’encadrement de la tarification disparaîtront après 2026 : la tarification dynamique ne serait plus seulement optionnelle et la tarification domestique pourrait varier en fonction de l’intensité énergétique. Le modèle de tarification pourrait donc changer radicalement à partir de 2026 en fonction de la consommation. Or, certaines personnes moins fortunées n’ont pas les moyens de rénover leur maison. C’est encore plus vrai pour les locataires aux prises avec un logement qui est une passoire thermique.

La CSN estime que le modèle de développement du secteur éolien au Québec est intenable dans sa forme actuelle et souhaite qu’Hydro-Québec soit le seul maître d’œuvre en la matière.

La présidente de la CSN déplore par ailleurs que ce projet de loi ait été élaboré sans transparence et sans débat public au préalable.

La CSN va étudier le projet de loi plus en profondeur pour mieux comprendre tous ses impacts sur les travailleuses et les travailleurs concernés.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN représente des travailleuses et des travailleurs dans la fabrication de pièces d’éoliennes.

 

 

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40 organisations demandent de participer aux discussions sur la transition écologique et sociale https://www.csn.qc.ca/actualites/40-organisations-demandent-de-participer-aux-discussions-sur-la-transition-ecologique-et-sociale/ Wed, 22 May 2024 17:40:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97768 Aujourd’hui se sont rassemblé-e-s devant l’Assemblée nationale des représentant-e-s de 40 organisations de la société civile — elles-mêmes représentant plus de deux millions de membres — pour demander au gouvernement de planifier ensemble une véritable transition énergétique, écologique et sociale au bénéfice des Québécois et Québécoises.

Se présentant sous le nom du Mouvement Pour la suite du monde, les groupes ont lancé un appel à l’action et à la mobilisation, qui culminera avec des manifestations à travers le Québec le 27 septembre prochain afin d’exiger la mise en place d’actions concrètes en faveur de la transition sociale et environnementale.

Changer d’approche

 Depuis plusieurs années, la société civile québécoise étudie, documente, consulte, se concerte et s’entend sur des principes et des actions pour réaliser et mettre en œuvre cette transition.

 « À l’inverse, le gouvernement ne veut rien entendre, navigue sans planification adéquate, ni direction claire. C’est de ce ras-le-bol qu’est né notre mouvement. Un dialogue social s’impose, car c’est ensemble que nous pourrons construire le Québec de demain », proposent les groupes.

 « Il existe déjà une base solide sur laquelle le gouvernement peut s’appuyer pour mettre en œuvre une véritable transition écologique et sociale. La décision d’écouter et d’intégrer les propositions au lieu de sabrer dans la réglementation et les mécanismes de participation publique est donc politique. Les élu-e-s sont en mesure de faire des choix courageux pour mener la société vers un avenir plus sécuritaire, écologique et juste, d’autant plus que notre collectif démontre que, grâce à nos membres, il aurait l’appui de près du quart de la population québécoise », concluent les groupes.

 4 documents « fondateurs »

 De nombreuses organisations de la société civile se sont penchées, et se penchent encore, sur des solutions atteignables pour limiter l’impact social et économique des bouleversements climatiques et jeter les bases d’un avenir sécuritaire et viable. Lors de leur démonstration, ils et elles ont tenu à rappeler au gouvernement l’existence de documents dits fondateurs qui servent de base pour orchestrer la transition écologique et sociale et qui prouvent qu’avec de l’écoute et de la volonté politique, des organisations aux orientations qui s’entrechoquent parfois, peuvent s’entendre et dégager différents consensus constructifs.

 Du nombre on trouve :

  • La Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité élaborée par 190 personnes issues de 85 organisations et une trentaine d’universitaires d’une douzaine d’universités a été rendue publique en 2020;
  • La Feuille de route du G15+ a permis d’énoncer, le 23 septembre, 2023, 45 propositions pour le bien-être du Québec; endossée par 15 organisations provenant de milieux différents;
  • Le Manifeste pour un avenir énergétique juste et viable porte 14 revendications permettant d’ouvrir la porte à un contre-discours sur l’avenir énergétique de la province, auquel plus de 200 organisations, universitaires et personnalités publiques ont adhéré jusqu’à présent;
  • L’Appel de Montréal, lancé lors de la COP15 sur la biodiversité en décembre 2022, a été endossé par les gouvernements du Canada, du Québec, de la Nation crie et la Ville de Montréal ainsi que par plusieurs dizaines d’organisations à travers le monde.

 Le mouvement remettra ces documents en mains propres aux quatre partis de l’Assemblée nationale dans le courant de la journée.

« Il est temps de créer un rapport de force et de reprendre le pouvoir d’agir sur l’avenir du Québec. C’est ce que nous ferons, avec l’aide de la population, d’abord en rappelant les solutions qui existent, puis en faisant entendre raison au gouvernement », concluent les groupes.

À propos du Collectif pour la suite du monde

 Nous sommes un mouvement réunissant des organisations syndicales, environnementales, de santé, communautaires, étudiantes et des collectifs citoyens autour d’une vision démocratique de la transition environnementale et sociale.

 À travers diverses actions, nous nous mobilisons afin de forcer nos gouvernements à mettre en place des solutions démocratiques porteuses de justice sociale et environnementale.

 Notre mouvement rassemble une quarantaine d’organisations, représentant plus de deux millions de personnes.

 Site web : Pourlasuitedumonde.ca

 Organisations du mouvement Pour la suite du monde

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)

AREQ (CSQ) Le mouvement des personnes retraitées CSQ

Association québécoise des médecins en environnement (AQME)

Attac Québec

Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Coalition Alerte à l’Enfouissement Rivière-du-Nord (CAER)

Coalition Biodiversité-Non au Bti

Coalition Québec meilleure mine (QMM)

Coalition Québécoise des lacs incompatibles avec l’activité minière (QLAIM )

Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Demain Verdun

Eau Secours

ENvironnement JEUnesse

Équiterre

Fédération Autonome de l’Enseignement (FAE)

Fédération étudiante collégiale du Québec

Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ

Fondation David Suzuki

Fondation Rivières

Front commun pour la transition énergétique

Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec FTQ

Greenpeace Canada

L’Assomption en transition

La planète s’invite au parlement

Les oubliés de l’autobus

Mères au front

Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)

Nature Québec

Oxfam-Québec

Réalité climatique Canada

Regroupement vigilance énergie Québec

Réseau québécois des groupes écologistes RQGE

Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec)

Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)

Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Table de pastorale sociale des diocèses catholiques du Québec

Travailleuses et Travailleurs pour la Justice Climatique (TJC)

Union étudiante du Québec

Vigilance OGM

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Il est grand temps de stopper la destruction des espaces verts de Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/il-est-grand-temps-de-stopper-la-destruction-des-espaces-verts-de-montreal/ Mon, 29 Apr 2024 13:06:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95972 Le comité environnement du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN (CCMM–CSN) a organisé une tournée, le 27 avril dernier, pour sensibiliser les membres à l’importance de la préservation de trois milieux naturels menacés qui équivalent ensemble à 1,2 fois le parc du Mont-Royal ! Il s’agit du Technoparc Oiseaux, de la forêt Fairview et du boisé Steinberg. Trois groupes citoyens sont déjà impliqués depuis des années dans la lutte pour la préservation de chacun de ces milieux. La CSN tient à les appuyer parce que leur combat est important.

De 2000 à 2022, la verdure urbaine a diminué de 9,3 % à Montréal. C’est à Montréal que Statistique Canada a constaté la pire chute de verdure au pays en 20 ans ! Or, ces trois boisés totalisent 229 hectares et sont visés par divers projets de développement.

« À l’heure où une partie du réchauffement climatique est malheureusement inévitable et où les ilots de chaleur deviennent plus étouffants, se débarrasser de boisés et de milieux humides à Montréal est tout simplement inacceptable et incohérent. Il faut préserver ces trois boisés », affirme Yvan Duceppe, trésorier et porte-parole de la CSN dans les dossiers environnementaux. Ce dernier demande donc à la ville de Montréal, au gouvernement du Québec et à celui du Canada de jouer leur rôle pour protéger ces zones forestières urbaines qui sont également un milieu de vie pour la faune.

Dans la foulée de la COP 15, la Communauté métropolitaine de Montréal s’était justement engagée à atteindre l’objectif de 30 % de milieux naturels protégés dans le Grand Montréal en 2030. « Ce n’est pas en rasant des arbres au cœur de la ville qu’on arrivera à nos objectifs de protection des milieux naturels », ajoute Arianne Carmel-Pelosse, deuxième vice-présidente du CCMM–CSN, rappelant que les travailleuses et les travailleurs sont directement touchés par les changements climatiques.

Trois boisés menacés

 1-Technoparc

200 hectares de milieux humides, boisés et champs qui appartiennent à 85 % à la ville et au fédéral. C’est un vaste excédent qui était réservé pour le parc industriel de Saint-Laurent. Aéroports de Montréal y prévoit la construction d’une usine. Du développement immobilier est aussi en vue. La lutte de préservation est menée par Technoparc Oiseaux : https://www.technoparcoiseaux.org/

2-Boisé Steinberg

Situé dans Hochelaga-Maisonneuve, ce boisé de neuf hectares appartient à la ville de Montréal et au ministère des Transports. Il contient un milieu humide caractérisé par Canards illimités. Il est menacé par le prolongement prévu du boulevard de l’Assomption jusqu’au site de Ray-Mont Logistiques qui y possède un dépôt de conteneurs près du port de Montréal. Lutte menée par Mob 6600 Parc-Nature MHM : https://www.facebook.com/groups/mobilisation6600/?locale=fr_CA

3-Forêt Fairview

Un boisé de 20 hectares qui est menacé par un projet de condos, de restaurants et d’hôtels, rendu plus accessible en raison d’un futur tronçon du REM. Quelque 45 des 50 acres seraient rasés. Or, 20 acres de la forêt contiennent des arbres centenaires !

Lutte menée par Sauvons la forêt Fairview : https://sauvonslaforetfairview.org/fr/accueil-francais/

À propos

Le CCMM–CSN regroupe plus de 100 000 membres des secteurs public et privé répartis au sein de 360 syndicats à Montréal, à Laval, au Nunavik et à Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Consultation sur l’avenir de la forêt: les travailleurs et travailleuses doivent être au centre des préoccupations, insistent les organisations syndicales https://www.csn.qc.ca/actualites/consultation-sur-lavenir-de-la-foret-les-travailleurs-et-travailleuses-doivent-etre-au-centre-des-preoccupations-insistent-les-organisations-syndicales/ Thu, 11 Apr 2024 12:35:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95323 Alors que se tient aujourd’hui la Rencontre nationale des partenaires sur l’avenir de la forêt, les quatre organisations syndicales représentant de la filière forestière québécoise, Unifor, le Syndicat des Métallos, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) et la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), demandent que les travailleurs et travailleuses figurent au cœur des préoccupations pour assurer un avenir durable et équitable pour tous les acteurs impliqués.

« L’avenir de la forêt et de nos emplois passe par une vision commune, une concertation qui implique les travailleurs et travailleuses, un plan d’action concret, davantage d’ambition pour développer une industrie qui aidera à décarboner le Québec et des politiques publiques pour s’en donner les moyens », soulignent les représentants syndicaux du secteur de la forêt, le directeur d’Unifor, Daniel Cloutier, celui des Métallos, Dominic Lemieux, le président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Luc Vachon ainsi que le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN), Louis Bégin.

Les quatre syndicats soulignent l’importance d’un diagnostic précis de la situation, qui tient compte des différentes pressions sur la forêt, dont les effets des feux, le Plan Caribou ainsi que les droits des Premières nations. « À la lumière de ce diagnostic, on souhaite pouvoir établir un cadre solide pour protéger les droits et les emplois des travailleurs tout en garantissant la durabilité de notre environnement forestier. Il faut anticiper les changements pour planifier une transition juste, quant aux emplois et à l’avenir économique des communautés », estiment les quatre syndicats.

Planifier la transition

Les travailleurs et travailleuses du secteur forestier doivent être au cœur des décisions qui les concernent.

« Nos membres ne vivront peut-être plus de la forêt de la même façon. Mais ils sont convaincus qu’il est possible d’en vivre encore longtemps avec de bons emplois dans des industries à forte valeur ajoutée. Ce sera possible seulement si on se dote de mécanismes de concertation plus structurés, prévisibles et transparents, qui impliquent à la fois les représentants des travailleurs, des communautés, du gouvernement et des entreprises. Ensemble, on doit arriver à concilier développement durable, emplois de qualité, développement économique des communautés et décarbonation de l’économie », concluent les syndicalistes.

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