Industrie et développement régional – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 03 Sep 2026 20:07:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Industrie et développement régional – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

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Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

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La CSN ne lâchera pas le dossier de Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-ne-lachera-pas-le-dossier-de-beton-provincial/ Tue, 18 Aug 2026 14:26:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118361 Sur place, les travailleuses et travailleurs ne mâchent pas leurs mots.

«Ça fait plus de dix semaines qu’on tient le coup. Le jugement du Tribunal vient nous donner raison : on ne s’est pas battus pour rien, et on ne lâchera pas tant que l’employeur ne reviendra pas négocier sérieusement. Nous, on est prêts depuis le jour 1 du lockout!», lance d’emblée Sylvain Péloquin, travailleur membre du syndicat de Demix au site de Saint-Eustache.  

Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN incarne concrètement ce soutien depuis le début du conflit, comme le rappelle son secrétaire-trésorier, Eric Céré : « Le Conseil est aux côtés de ses membres depuis le tout début de ce conflit, et on va rester là aussi longtemps qu’il le faudra. On s’assure que nos travailleuses et travailleurs aient les ressources nécessaires pour tenir le coup, peu importe la durée du lockout.»

Le vice-président du Conseil central de Lanaudière–CSN, Martin Hachey, voit par ailleurs un symbole fort dans la tenue de ce rassemblement intersyndical dans sa région : «On envoie un message clair : la solidarité syndicale ne connaît pas de frontières. Ce que vivent les travailleuses et travailleurs de Saint-Eustache, ça nous concerne tous.» 

Pour plusieurs, cette accumulation d’événements dépasse la coïncidence. Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon, est catégorique : «Ce n’est plus une impression : c’est un mode opératoire. Saint-Eustache, LaSalle–Longueuil, Saint-Jacques-le-Mineur : trois établissements, trois syndicats répartis dans deux centrales syndicales, la même histoire de briseurs de grève. Béton Provincial peut bien prétendre que l’impasse des négociations est limitée aux syndicats CSN, mais les faits parlent d’eux-mêmes.»  

Ce constat résonne au-delà des syndicats directement touchés. «Ce qui touche un syndicat aujourd’hui peut toucher n’importe lequel d’entre nous demain. On est ici pour dire à Béton Provincial que les travailleurs ne sont pas seuls», assure le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bridgestone Joliette–CSN, Jean-François Bergeron.  

Des contrats publics, des attentes légitimes 

L’industrie québécoise de la construction connaît une croissance historique, portée notamment par des grands chantiers d’infrastructures publiques. Béton Provincial profite pleinement de cet essor : l’entreprise participe elle-même à des projets d’envergure comme le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et le complexe de la Romaine. Un dossier de La Presse paru le 13 août rapporte par ailleurs que Béton Provincial est l’entreprise ayant reçu le plus de sanctions environnementales au Québec depuis le début de l’année. 

En clôture, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que l’organisation entend rester engagée jusqu’au bout : «La CSN ne lâchera pas ce dossier : peu importe combien de temps ça prendra, on sera là, aux côtés des travailleuses et des travailleurs. Et comme Béton Provincial profite de contrats financés par l’ensemble de la population, la CSN sera aussi là pour rappeler au gouvernement du Québec qu’il ne peut pas fermer les yeux devant une entreprise qui bafoue à répétition les droits de ses travailleuses et travailleurs. Quand on s’enrichit avec des fonds publics, on a des comptes à rendre!» 

LaSalle–Longueuil, en lockout depuis bientôt deux ans

Un constat s’impose : depuis le rachat de Demix par Béton Provincial le 1er avril 2024, l’employeur déploie tous les moyens à sa disposition pour aligner les conditions de travail des anciennes usines Demix sur celles de ses autres installations, au prix d’importants reculs pour des travailleuses et travailleurs comptant parfois plus de 30 ans d’ancienneté, avec les obligations économiques que cela suppose. C’est dans cette perspective que nous suivrons de très près le renouvellement de la convention collective, prévu en 2027, de l’ancienne usine Demix de Laval, elle aussi propriété de Béton Provincial. 

Pour rappel

Les 25 salarié-es de l’usine de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin 2026, au lendemain du rejet unanime d’une offre patronale prévoyant notamment un gel salarial, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le 28 juillet 2026, le Tribunal administratif du travail a conclu que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement à 18 des 25 salarié-es afin de leur proposer individuellement une offre qui omettait plusieurs reculs importants. Le Tribunal a ordonné à l’employeur de cesser cette pratique et de négocier avec diligence et bonne foi. 

Une enquête ministérielle menée en vertu de l’article 109.4 du Code du travail a aussi confirmé qu’un individu a exécuté des tâches normalement accomplies par les salarié-es en lockout à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, en contravention de l’article 109.1 g). À LaSalle–Longueuil, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN sont en lockout depuis le 5 décembre 2024. L’employeur exige d’importants reculs, notamment un gel salarial depuis le début du lockout, l’inclusion du samedi dans la semaine normale de travail, ainsi qu’une réduction des avantages liés aux heures supplémentaires. 

Enfin, une enquête du ministère du Travail menée à l’établissement de LaSalle–Longueuil a révélé des contraventions aux paragraphes e) et g) de l’article 109.1 du Code du travail, ce qui a mené au dépôt d’une plainte amendée devant le Tribunal administratif du travail le 3 mars 2026, toujours pendante. Une ordonnance provisoire rendue par le Tribunal administratif du travail le 7 novembre 2025 a également confirmé un recours à un briseur de grève dans un troisième établissement appartenant autrefois à Demix, celui de Saint-Jacques-le-Mineur, à la suite d’une plainte déposée par un autre syndicat. 

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), assemble quelque 320syndicats et plus de 25000travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), qui regroupe quelque 70syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés. Leur lockout fait écho à celui du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (LaSalle–Longueuil) qui en sera sous peu à deux ans de lockout. Ce dernier est aussi affilié à la FIM–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) et au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN). 

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le Conseil central de Lanaudière–CSN représente plus de 15000 membres répartis en 84 syndicats sur son territoire. 

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L’employeur enfreint l’interdiction d’utiliser des briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-enfreint-linterdiction-dutiliser-des-briseurs-de-greve/ Mon, 10 Aug 2026 09:59:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118293 Ce que l’enquête a révélé
Les enquêteurs ont mené une visite inopinée de l’usine dans la nuit du 15 juillet. Leur rapport conclut qu’un salarié de Béton Provincial rattaché à un autre établissement a effectué, à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, des tâches normalement réservées aux salarié-es en lock-out. Cette utilisation contrevient à l’article 109.1du Code du travail, qui interdit à un employeur de faire appel à un de ses employés pour remplir les fonctions de salarié-es en grève ou en lock-out.

« Ce que nos membres soupçonnaient depuis des semaines vient d’être confirmé : Béton Provincial a fait travailler un briseur de grève dans notre usine, la nuit, pendant que nos membres sont maintenus à l’extérieur », déclare Yves Beaupré, secrétaire du syndicat.

Deux mois sans convention, et un dossier qui s’alourdit
Ce constat s’ajoute à la plainte déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) pour une contravention à l’article 109.1 C.t., à la décision rendue le 28 juillet 2026 par le TAT, qui concluait déjà que Béton Provincial avait tenté de contourner le syndicat en s’adressant directement aux salarié-es avec une offre incomplète et trompeuse.

« Deux constats et une plainte en l’espace de deux semaines, deux entorses à la loi : l’employeur multiplie les gestes déloyaux ! », affirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

Un appel clair à reprendre les négociations
La reprise immédiate des négociations est souhaitée.

« Nous tendons la main à Béton Provincial pour reprendre les discussions dès maintenant. Chaque jour additionnel de lock-out prolonge inutilement les difficultés pour ces 25 travailleuses et travailleurs et leurs familles », déclare Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Béton Provincial reconnue coupable d’entrave syndicale et de négociation de mauvaise foi https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-coupable-dentrave-syndicale-et-de-negociation-de-mauvaise-foi/ Mon, 03 Aug 2026 15:11:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118262 Après huit semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) se réjouit d’une décision rendue le 28 juillet 2026 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui conclut que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement aux salarié-es pour contourner le processus de négociation collective.

Ce que le TAT a constaté
Le 10 février 2026, avant même la tenue de la première séance de négociation prévue pour le renouvellement de la convention collective, deux dirigeants de l’employeur se sont présentés à l’usine de Saint-Eustache et ont rencontré individuellement 18 salarié-es, sur les 25 que compte l’établissement, pour leur remettre un document intitulé « Offre monétaire – St-Eustache ». Ce document proposait notamment une prime forfaitaire pour chaque employé si une entente était conclue avant le 31 mars 2026.

« Cette décision confirme ce que nous savions depuis le 10 février : l’employeur a tenté de nous court-circuiter et de négocier par-dessus la tête du syndicat. Le Tribunal vient rappeler clairement que ce genre de pratique est illégal et ne sera pas toléré », rapporte le secrétaire du syndicat, Yves Beaupré.

Le Tribunal a jugé que cette démarche visait à court-circuiter le comité syndical de négociation et à faire pression sur les salariés pour qu’ils adhèrent individuellement aux propositions patronales, en écartant l’acteur syndical. Le Tribunal a également relevé que le document présenté aux salariés était incomplet, voire trompeur, en omettant plusieurs reculs importants demandés par l’employeur, notamment en matière de primes de soir et de nuit, d’assurances collectives, d’heures supplémentaires, de régime de retraite et de mobilité de la main-d’œuvre entre les usines.

« Un employeur ne peut pas s’adresser directement à nos membres pour tenter d’obtenir leur adhésion individuelle à une offre, surtout avant même le début des négociations. C’est notre rôle de représenter nos membres à la table de négociation. Le Tribunal vient de le réaffirmer sans équivoque », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé.

Les ordonnances rendues

Le Tribunal a :

  • accueilli la plainte et déclaré que Béton Provincial Ltée a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en diffusant le document « Offre monétaire – St-Eustache »;
  • ordonné à l’employeur de cesser de s’adresser directement ou indirectement aux salarié-es au sujet de la négociation en cours;
  • ordonné à l’employeur de négocier avec diligence et bonne foi avec le syndicat;
  • ordonné à l’employeur de transmettre lui-même, par courriel et dans les 72 heures, une copie de la décision à l’ensemble des salarié-es de l’unité de négociation;
  • réservé sa décision quant à la demande de dommages punitifs du syndicat, laquelle sera tranchée ultérieurement.

« Nos membres ont vu clair dans cette tentative de division, et le Tribunal leur donne aujourd’hui raison. Nous nous attendons maintenant à ce que Béton Provincial négocie de bonne foi, avec diligence, et nous serons au rendez-vous pour défendre les intérêts de nos membres jusqu’à l’obtention d’une convention collective juste », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour rappel
L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial pour les deux premières années de la convention, suivi d’augmentations totalisant 3,8 % pour les trois années suivantes, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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L’IA pour tous: le gouvernement Carney a oublié les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/lia-pour-tous-le-gouvernement-carney-a-oublie-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 10 Jun 2026 14:48:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117906 La nouvelle stratégie canadienne en intelligence artificielle (IA) se veut ambitieuse. Elle se saisit des enjeux de souveraineté numérique, d’autonomie technologique et de compétitivité internationale liés au développement, à l’implantation et à l’usage de l’IA.

Sur ces plans, elle marque des avancées réelles et mérite d’être saluée. Néanmoins, une politique nationale d’une telle portée devrait être élaborée avec les acteurs du milieu du travail. Ce qui n’a pas été fait adéquatement.

Effectivement, le processus de consultation spécifique au monde du travail a été pour le moins expéditif : une seule rencontre de deux heures, organisée fin avril, alors que la stratégie était pour ainsi dire déjà ficelée.

Cette absence de dialogue avec les acteurs du monde du travail n’est sans doute pas étrangère à certaines lacunes importantes de la stratégie. En restreignant ses actions à la technologie, la politique oblitère un volet fondamental : les travailleurs qui seront grandement touchés par ces transformations.

Silence

Pourtant, les effets de l’intelligence artificielle dans les milieux de travail sont déjà bien réels. Transformation des tâches, intensification du travail, modification des rapports hiérarchiques, disparition de certains postes — les conséquences sont profondes, s’accélèrent et seront d’autant plus importantes sur la jeune génération qui peine à trouver ses repères dans un marché de l’emploi en mutation rapide.

Et pourtant, rien, ou presque, n’est prévu pour encadrer ces changements. Aucun mécanisme clair pour protéger les travailleuses et travailleurs. Aucun réel levier pour leur permettre de participer aux décisions. Aucun plan structuré pour anticiper les chocs.

Partout ailleurs, les débats sur l’IA reconnaissent une évidence : ce sont les politiques publiques, les institutions et le dialogue social qui détermineront si l’IA est un progrès partagé… ou un facteur d’inégalités accrues. Le Canada ne peut pas prétendre être à l’avant-garde en laissant de côté ces enjeux.

Pendant qu’on parle d’emplois créés, on évite soigneusement de parler de ceux qui disparaîtront ou seront profondément transformés. Or, ces transformations doivent être anticipées, pas subies.

Avant de parler de requalification, encore faut-il protéger les emplois existants et adapter les milieux de travail de manière équitable. Ce qui est proposé actuellement — des parcours de formation généraux, déconnectés des réalités du terrain — est largement insuffisant. Former, oui. Mais former qui, comment, et à quel moment ?

Risques

La stratégie reste silencieuse sur des enjeux pourtant centraux : surveillance électronique intrusive, gestion algorithmique du personnel, décisions automatisées biaisées. Ces pratiques existent déjà.

Sans règles claires — transparence des algorithmes, supervision humaine, protection stricte des données — ces outils risquent de fragiliser les droits fondamentaux au travail.

On reconnaît que la consommation énergétique liée à l’IA explosera, mais rien n’est dit sur les façons de concilier cette réalité avec les engagements climatiques. Alors que les gouvernements du Québec et du Canada se lancent dans une réindustrialisation et que la décarbonation industrielle devrait demeurer une priorité, on évite de parler de la pénurie énergétique qui nous guette.

Si le Canada veut réellement développer une intelligence artificielle au service de la société, il doit cesser d’ignorer celles et ceux qui la feront vivre — et qui en subiront les effets. Sinon, cette transition deviendra un puissant moteur d’inégalités.

Les prochaines étapes de mise en œuvre de cette stratégie offrent une occasion de combler les lacunes de ce premier jalon. Les organisations syndicales sont disponibles et prêtes à s’engager pleinement dans cette démarche pour contribuer à bâtir une stratégie qui est réellement à la hauteur des défis qui nous attendent, pour les travailleurs et les travailleuses, et pour l’ensemble de la société canadienne.


Cosignataires :

Luc Vachon, président de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

Caroline Senneville, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Éric Gingras, président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Magali Picard, présidente de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

 

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Graphite Nordique : le syndicat dénonce la sous-traitance et craint pour les emplois https://www.csn.qc.ca/actualites/graphite-nordique-le-syndicat-denonce-la-sous-traitance-et-craint-pour-les-emplois/ Tue, 02 Jun 2026 18:53:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117402 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Graphite Nordique Inc. (CSN) exprime de vives inquiétudes à la suite de l’annonce de l’employeur concernant le recours à la sous-traitance dans le cadre du développement de la nouvelle fosse à la mine située à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.

L’employeur a confirmé ses intentions lors d’une rencontre de négociation, alors qu’il s’apprête également à vendre ses équipements roulants, ce qui mettrait fin à la possibilité de poursuivre les opérations à l’interne.

Pour le syndicat, cette orientation soulève des questions importantes quant à la protection des emplois actuels et futurs, aux conditions de travail ainsi qu’à l’avenir de l’expertise développée par les travailleuses et travailleurs de la mine.

« Nos membres possèdent les compétences, l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour réaliser ce travail. Nous le faisons depuis l’ouverture de la mine en 1985. En choisissant la sous-traitance plutôt que de miser sur sa propre main-d’oeuvre, l’employeur envoie un très mauvais signal », affirme Éric Lefebvre, président du STT de Graphite Nordique inc. (CSN). Le syndicat remet également en question la logique économique derrière cette décision, compte tenu de la situation financière précaire de l’entreprise.

« Nous ne voyons pas où seront les économies dans le recours à un sous-traitant, tout en obligeant désormais Graphite Nordique à acheter un minerai qui, jusqu’à maintenant, ne lui coûtait pratiquement rien à extraire », ajoute M. Lefebvre.

« Ce sont des emplois de qualité dans la région, et les travailleuses et travailleurs locaux contribuent depuis des années au succès et à la sécurité des opérations », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

La présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé, rappelle également que le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 6,4 millions de dollars à l’automne 2025 afin de soutenir la relance des opérations et le développement de la nouvelle fosse.

« Nous avons demandé à l’employeur de faire preuve de transparence quant à la situation économique de l’entreprise afin de protéger les emplois actuels et futurs. Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer le prix des décisions corporatives », conclut Éric Lefebvre.

Le syndicat entend suivre le dossier de près et interpellera la députée fédérale ainsi que les partenaires locaux et régionaux afin d’obtenir des garanties concrètes quant à l’utilisation des fonds publics, au maintien des emplois syndiqués et au respect des engagements envers les travailleurs et la communauté.

À propos

Le Syndicat de Graphite Nordique inc. (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Il est également affilié au Conseil central des Laurentides–CSN qui regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

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Une première convention CSN au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-csn-au-club-med-de-charlevoix/ Tue, 02 Jun 2026 15:03:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117386 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med Québec Charlevoix–CSN ont adopté à 90%, l’entente de principe qui leur a été présentée.

Il s’agit d’une première convention collective négociée sous l’affiliation à la CSN. Cette entente marque une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs, qui ont choisi de se mobiliser afin d’améliorer leurs conditions de travail et de faire reconnaître leur contribution essentielle au succès de l’établissement.

La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit des augmentations salariales pouvant atteindre près de 19 % dès la première année et près de 30 % sur l’ensemble de sa durée. Les membres ont également obtenu des améliorations substantielles concernant la reconnaissance de l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité au travail, la prévention du harcèlement psychologique ainsi que les clauses syndicales, notamment par une bonification des libérations syndicales.

L’entente comprend aussi des avancées considérables pour les travailleuses et travailleurs étrangers. Une clause de statu quo a notamment été intégrée afin de mieux protéger les salarié-es détenteurs d’un permis de travail fermé en cas de congédiement. L’employeur s’engage également à faciliter les démarches des salarié-es qui souhaitent présenter une demande de certificat de sélection du Québec.

« Dès le début des négociations, nous voulions une convention collective qui reconnaisse réellement notre contribution au succès du Club Med. Les membres peuvent être fiers du résultat. En plus d’obtenir des augmentations salariales importantes, nous avons fait des gains sur l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité ainsi que sur les protections offertes à plusieurs de nos collègues, notamment les travailleuses et travailleurs étrangers. Cette première convention nous donne des bases solides pour l’avenir, » affirme Jenny Anamaria Granados Mendiola, vice-présidente du syndicat.

Pour le conseil central, cette première convention collective représente une avancée importante pour l’ensemble des membres.

« Une convention collective, c’est toujours plus qu’une simple entente sur les salaires. Les travailleuses et les travailleurs du Club Med ont réussi à améliorer plusieurs aspects de leur quotidien tout en renforçant leurs protections et leurs droits. Les gains obtenus auront des effets durables bien au-delà de la durée de cette convention. C’est le résultat d’un travail rigoureux et d’une mobilisation soutenue des membres. Le syndicat a aussi pu compter sur la force de notre mouvement tout au long de la négociation, » souligne François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), les résultats obtenus à Charlevoix pourraient également inspirer d’autres travailleuses et travailleurs du réseau.

« Cette entente établit un précédent important. Les gains obtenus démontrent qu’il est possible d’améliorer de façon significative les salaires, les conditions de travail et les protections des salarié-es dans les établissements du réseau. Les membres du Club Med Québec Charlevoix viennent de tracer une voie qui pourra servir de référence dans l’avenir. Cette convention envoie un message clair : lorsque les travailleuses et les travailleurs se mobilisent, ils peuvent obtenir des avancées concrètes et durables, » ajoute Alexandre Filiatrault, vice-président de la FC–CSN.

Le syndicat tient à remercier l’ensemble des membres pour leur confiance, leur implication et leur solidarité tout au long des négociations.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix (CSN) représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Entente de principe au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-au-club-med-de-charlevoix/ Fri, 08 May 2026 17:50:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115073 Une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix – CSN et le Club Med. Les membres seront appelés à se prononcer sur cette entente dans les prochains jours.

D’ici à la présentation en assemblée générale, aucun commentaire public ne sera formulé par respect pour les membres. 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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L’incertitude des approvisionnements entraine la fin d’une autre scierie au Québec – à Saint-Joseph-de-Kamouraska https://www.csn.qc.ca/actualites/lincertitude-des-approvisionnements-entraine-la-fin-dune-autre-scierie-au-quebec-a-saint-joseph-de-kamouraska/ Wed, 25 Mar 2026 15:46:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113017 La très grande incertitude qui plane au sujet de l’approvisionnement en bois force la fermeture d’une nouvelle scierie au Québec : celle du Groupe Lebel, à Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ pèse lourd dans la balance. À cela s’ajoutent les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.

Face à cette tempête, une seule réponse provient tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs, qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage.

« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonnés », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé. C’est une dizaine de travailleuses et de travailleurs qui perdent définitivement leur emploi maintenant, même si l’usine était à l’arrêt depuis février 2025.

L’employeur rappelle que ce moulin était capable de scier 170 000 mètres cubes, mais qu’il n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture, par manque d’approvisionnement. Évidemment, cette faible production empêchait la scierie de Saint-Joseph de faire ses frais. L’employeur a donc fait le choix de la fermer.

L’hémorragie continue

En plus de la scierie du Groupe Lebel, c’est aussi l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités, puisqu’elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint-Joseph-de-Kamouraska. On se rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn. Sans compter les autres, où les employé-es ne sont pas représentés par la CSN et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années.

Qui va s’occuper des communautés forestières ?

« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.

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Domtar augmente la pression, Québec doit résister https://www.csn.qc.ca/actualites/domtar-augmente-la-pression-quebec-doit-resister/ Thu, 26 Feb 2026 20:42:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112291 C’est maintenant clair, Domtar menace de fermer au moins une usine, probablement celle de Kénogami, même si la multinationale ne donne aucun échéancier précis. Aujourd’hui même, Domtar en remet une couche en annonçant à tous ses employé-es au Canada, par visioconférence, un plan pour aller chercher pas moins de 600 M$ de flux de trésorerie supplémentaire par rapport à 2025 au Canada et aux États-Unis.

« Malgré toute cette pression exercée par Domtar, Québec doit résister. Nous avons des leviers entre les mains pour forcer ce géant industriel à s’assoir et à trouver la meilleure solution d’avenir pour le Québec et pour nos travailleuses et nos travailleurs », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Elle rappelle par ailleurs que, si Domtar ne respecte pas les conditions prévues à la loi 50, à savoir les investissements et l’ouverture des usines, le gouvernement pourrait résilier les baux des barrages et des centrales et prendre possession des installations. Rappelons aussi que Domtar compte non seulement sur l’eau de nos rivières, mais aussi sur le bois de nos forêts publiques pour faire rouler ses usines. « On peut et on doit se faire respecter. Un homme d’affaires étranger comme Jackson Wijaya doit tenir compte du territoire où il souhaite mener des affaires et pas seulement presser le citron à distance », ajoute la présidente.

Rencontre d’urgence

La CSN demande donc une rencontre avec le premier ministre actuel du Québec et Jackson Wijaya, le propriétaire indonésien de Domtar. Notons que ce dernier a récemment été convoqué au parlement fédéral, mais qu’il a préféré y envoyer un haut dirigeant de son entreprise.

Des obligations qui remontent à la nationalisation de l’électricité

Rappelons que Domtar dispose d’une autorisation à opérer des centrales électriques privées au Saguenay, malgré la nationalisation de l’électricité en 1963. Ce privilège venait et vient toujours avec des obligations, notamment celle de continuer à utiliser cette énergie pour faire rouler les usines régionales. Le renouvellement des baux hydrauliques, chaque 25 ans, venait aussi avec des obligations d’investissements.

Le transfert des titres des centrales par Domtar à une société qui appartient à son propriétaire ne change pas la donne sur le fond. L’entreprise a changé de mains et de nom plusieurs fois depuis 1963 et l’obligation a été maintenue pendant tout ce temps. La réforme de la gouvernance énergétique de l’ancien ministre Fitzgibbon, laquelle permet maintenant la vente d’électricité par des centrales privées de 100 MW ou moins, ne devrait pas servir de prétexte pour contourner ces engagements historiques.

« Nous demandons aux candidats au poste de premier ministre, Mme Fréchette et M. Drainville, de prendre position rapidement et d’exiger de Domtar qu’elle respecte ses obligations. Nous demandons également aux partis qui aspirent à diriger le Québec de prendre position dans le même sens, avant que le mal ne soit fait et que l’énergie ne soit vendue à une autre entreprise », lance le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt. Ce dernier estime que Domtar doit sécuriser les emplois et s’engager dans un plan d’avenir prometteur soutenu par des investissements.

Politique industrielle manquante

 « Le cas des usines d’Alma et de Kénogami illustre le laisser-aller de nos gouvernements du Québec et du Canada quant à la nécessaire transformation de l’industrie forestière. On laisse notre forêt publique et nos rivières à des industriels lointains qui se fichent trop souvent des emplois, de la forêt et de l’avenir de cette industrie importante dans plusieurs régions. Les tarifs de Trump sur le bois d’œuvre mettent plus que jamais en lumière l’absence de plan de diversification et de modernisation. On ne devrait pas continuer à donner libre accès à nos ressources naturelles sans une meilleure contrepartie exigée à l’industrie, et à Domtar en particulier », explique le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon.

Nombreux appuis au Saguenay–Lac-Saint-Jean

« Nous sommes fiers de constater que le Saguenay–Lac-Saint-Jean en entier ne se laisse pas faire par une multinationale étrangère. De plus en plus d’acteurs régionaux comprennent que les centrales privées de la région ne peuvent pas devenir de simples vaches à lait pour l’entreprise qui les opèrent aujourd’hui », affirme la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay.

Notons que des représentants du PQ, du PLQ et de députés caquistes de la région ont donné leur appui à la démarche de la CSN afin de sauvegarder des emplois en région. Le maire de Saguenay, Luc Boivin, et le préfet Yanick Baillargeon, qui préside aussi Alliance forêt boréale, ont également donné un appui moral aux travailleuses et aux travailleurs de Domtar en danger. Ajoutons à cette liste l’association des retraité-es de Résolu (maintenant Domtar), qui compte plus de 4 000 membres et qui se préoccupe du maintien de ses obligations par le propriétaire actuel de la plus grande entreprise forestière du Saguenay–Lac-Saint-Jean.

À propos
La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment les usines de Kénogami et d’Alma.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

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Nordia/NQX met 77 salarié-es à pied  https://www.csn.qc.ca/actualites/nordia-nqx-met-77-salarie-es-a-pied/ Wed, 04 Feb 2026 20:51:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111564 Nordia/NQX, compagnie en télécommunication, a mis à pied 77 téléphonistes de son centre d’appels de Sherbrooke hier matin. Cette annonce fait suite à la décision de Bell Canada de mettre fin à son entente.  

«C’est une triste nouvelle pour les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nordia–CSN. Plus de 70 % d’entre eux se retrouvent sans emploi! Plusieurs œuvraient depuis longtemps pour l’entreprise et ils se trouvent à un âge où le reclassement s’avère parfois difficile», affirme le président du syndicat, Jean-Michel Brière.  

«L’annonce de Nordia/NQX de mettre à pied 77 employé-es affectés au compte de Bell est une catastrophe pour la région de Sherbrooke. Le métier de téléphoniste en 2026 est délocalisable partout dans le monde. Où seront les prochaines personnes qui répondront aux clients de Bell? Seront-elles remplacées par l’intelligence artificielle?», se questionne la présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Julie Bolduc.  

La surveillance par l’IA contestée 

La décision de Bell a été prise peu de temps après que le syndicat a eu déposé un grief contre la surveillance par l’intelligence artificielle. Le nouveau logiciel mis en place par l’employeur signale la moindre dérogation au script parfait de conversation exigé par Bell. Les travailleuses et travailleurs ont dénoncé ce logiciel insensible au contexte ou à la nature de la conversation que pouvait tenir l’agent avec le client. Une pétition circulait afin de demander à Bell de faire cesser cette pratique cavalière.  

«La FNCC s’interroge sur les motivations de Bell de mettre fin à son entente de services avec Nordia/NQX sans explication. Cette décision de Bell est-elle liée à leur contestation face à la surveillance étroite induite par l’IA? Est-ce donc cela la nouvelle donne des milieux de travail?», interroge la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN, Annick Charette.  

«Sommes-nous vraiment rendus là en 2026 ? Être surveillés par des robots? Les travailleuses et les travailleurs de Nordia/NQX ont le droit à la dignité. À partir de maintenant, on se relève les manches et la CSN va leur offrir tout son soutien. Des démarches ont été entreprises pour mettre en place un comité de reclassement avec l’employeur. La situation est horrible et nous allons continuer à la dénoncer », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.  

 

À propos 

La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) regroupe 6000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. 

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN) regroupe quelque 90 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 12000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1600 syndicats, elle défend plus de 330000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Elle prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, plus démocratique, plus équitable et plus durable.  

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Domtar-Résolu laisse tomber le Saguenay avec l’appui tacite du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/domtar-resolu-laisser-tomber-le-saguenay-avec-lappui-tacite-du-gouvernement/ Tue, 03 Feb 2026 18:24:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111532 La CSN craint sérieusement que la transaction qui vise les barrages de Résolu au Saguenay entraîne la fermeture de l’usine de Kénogami et que cela n’augure rien de bon pour les autres usines de l’entreprise dans la région. Ces barrages représentaient en effet un actif majeur et ils étaient liés à des baux hydrauliques, imposant ainsi à l’entreprise de continuer à opérer ses usines associées et à y investir de l’argent.

Selon l’information obtenue par la ville de Saguenay, laquelle est en partie confirmée par l’employeur, les barrages de Résolu au Saguenay auraient été cédés à une société en commandite du milliardaire indonésien Jackson Wijaya, qui est également propriétaire de Résolu et de Domtar.

La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN redoute que cette transaction permette à l’entreprise de se soustraire à ses obligations d’investissement et d’emplois puisque la réforme de la gouvernance énergétique du Québec (projet de loi 69) assouplit ces contraintes pour les centrales de 100 MW et moins, comme le sont les centrales de Résolu au Saguenay. Rappelons que cette réforme, adoptée sous bâillon en juin 2025, a été initiée par l’ex-ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec, Pierre Fitzgibbon, et terminée par sa successeure, la ministre Christine Fréchette. La transaction permet aussi des avantages économiques importants puisque l’électricité peut ensuite être vendue, plutôt qu’utilisée à Kénogami ou à Alma.

Selon l’information disponible, l’électricité des barrages qui appartenaient à Résolu serait désormais vendue à une tierce industrie importante dans la région. Il faut que ce soit une entreprise adjacente qui a besoin d’énergie. La réforme Fitzgibbon-Fréchette permet justement ce type de vente en dehors du monopole d’Hydro-Québec. L’argent de la vente d’électricité servirait ensuite à financer un investissement très important de Résolu hors de la région, soit à l’usine de Domtar de Gatineau.

« On demande au gouvernement d’intervenir pour empêcher la transaction visant les barrages de Résolu et s’assurer du respect des conditions qui prévalaient pour Résolu envers ses usines du Saguenay–Lac-Saint-Jean », affirme le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt. Par ailleurs, ce dernier ne digère pas que l’ancien ministre Pierre Fitzgibbon soit maintenant conseiller de Domtar-Résolu, après avoir élaboré le projet de loi 69.

Contrat moral brisé après la nationalisation de l’électricité

Rappelons que les barrages privés du Saguenay avaient été exclus de la nationalisation de la production d’électricité par Hydro-Québec – réalisée par René Lévesque dans les années 1960. L’entreprise forestière, qui a changé de mains depuis, était tenue de contribuer au développement économique de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. « Le contrat moral serait brisé si l’argent de la vente d’électricité sortait de la région. Le gouvernement perdrait ainsi son rapport de force face à Résolu », fait valoir la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Manon Tremblay.

Rencontre demandée avec le gouvernement de la CAQ

 « On demande une rencontre immédiate avec le ministre de l’Énergie, Jean Boulet, pour voir s’il est possible d’agir en faveur du développement régional du Saguenay, malgré les dispositions du projet de loi 69. Le gouvernement a encore le pouvoir d’aider le développement économique du Saguenay », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière interpelle aussi le premier ministre Legault ainsi que les aspirants premiers ministres, Fréchette et Drainville, pour connaître leur vision du développement régional et de la production privée d’électricité. « On veut parler au bon responsable gouvernemental pour régler ce dossier à l’avantage des travailleurs et de la région », précise la présidente.

« Le projet du maire de Saguenay de racheter les barrages pourrait être intéressant pour le développement régional, mais on ne connait pas tous les détails et les intentions de Luc Boivin. L’important aujourd’hui, c’est de sécuriser les emplois », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon, qui souhaite avant tout stopper la vente et maintenir les emplois.

Rappelons qu’en cas de non-respect des conditions liées aux baux hydrauliques, le gouvernement pouvait jusqu’à récemment récupérer les barrages sans indemnité ni compensation. C’est ce même contrat moral qui avait permis à l’entreprise d’échapper à la nationalisation à l’époque. Rio Tinto a d’ailleurs récemment subi des pressions en raison du non-respect des conditions liées à sa production d’électricité au Saguenay.

À propos
La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment des travailleuses et travailleurs de l’industrie forestière.

 

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Massif de Charlevoix: les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 22 Jan 2026 19:26:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111334 Après trois semaines de grève générale illimitée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif de Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont accepté à 91 % la recommandation du conciliateur, à la suite d’un scrutin secret tenu en assemblée générale.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfaits de l’entente conclue, mais surtout heureux de pouvoir relancer la saison et de faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La nouvelle convention collective prévoit en effet un mécanisme de protection contre l’inflation permettant de bonifier les augmentations salariales si l’indice des prix dépasse les hausses négociées. Sur une période de cinq ans, les membres bénéficieront d’augmentations totalisant 5 %, 4 %, 3 %, 3 % et 4 %. S’ajoute à ces augmentations accordées une protection contre l’inflation les trois dernières années, qui peut amener l’augmentation jusqu’à 5 % par année.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, l’issue de cette négociation allait de soi : « Les demandes syndicales étaient plus que légitimes, surtout au regard des conventions collectives signées dans les autres montagnes de la région. Les membres se sont tenus debout, solidaires, pour obtenir ce qui leur revenait. Aujourd’hui, c’est la tête haute qu’elles et ils retournent faire vivre la montagne. »

Une implication politique qui ne passe pas inaperçue

Malgré cette issue positive pour la région et pour les membres, le syndicat ne peut passer sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

De son côté, le premier vice-président de la CSN, François Énault, souligne que ce règlement démontre encore une fois l’efficacité des mécanismes existants lorsque toutes les parties jouent leur rôle : « Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs. »

Ce règlement démontre une fois de plus que la solidarité et la détermination des travailleuses et des travailleurs sont les véritables moteurs du progrès. En se tenant debout collectivement, les membres ont non seulement amélioré leurs conditions de travail, mais ont aussi défendu le respect, la dignité et l’avenir de l’emploi dans la région. Cette lutte rappelle une vérité essentielle : la solidarité porte toujours fruit.

 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Une première délégation de travailleurs de la Davie s’envole vendredi pour un transfert de savoirs en Finlande https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-delegation-de-travailleurs-de-la-davie-senvole-vendredi-pour-un-transfert-de-savoirs-en-finlande/ Wed, 21 Jan 2026 14:51:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111154 Une première délégation de travailleurs du chantier Davie s’envolera vendredi pour la Finlande dans le cadre d’un projet pilote rendu possible grâce à une lettre d’entente intervenue entre le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) et leur employeur.

Quatre soudeurs-monteur, accompagnés du président du syndicat, d’un contre-maître et d’une directrice sont du voyage d’un mois. « Notre délégation va travailler pendant un mois avec les équipes du Helsinki Shipyard dans une perspective de transfert de savoirs », explique Jessy Piché, président du syndicat, « entre 60 et 70 travailleurs auront la chance de participer à ce programme d’ici 2027 ».

Rappelons que la Davie a acheté le Helsinki Shipyard Oy (HSO) en novembre 2023 et qu’elle a conclu un contrat de construction d’un brise-glace polaire avec le gouvernement du Canada. « Ce navire sera construit en partie au Canada, au Chantier Davie, et en partie en Finlande, au Chantier Helsinki », explique Jessy Piché, « c’est important dans ce contexte de pouvoir aller voir sur place comment travaillent les équipes finlandaises et échanger avec elles ».

Le programme de transfert de savoirs négocié entre le Syndicat et l’Employeur prévoit que toutes les dépenses des travailleurs sont payées et qu’une prime de 15% s’applique aux salaires. « C’est l’une des ententes, sinon l’entente la plus généreuse de l’industrie », explique Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui négocie plusieurs ententes de ce type, on peut penser par exemple au programme d’échange avec le Brésil de Alstöm, à La Pocatière.

« On va se le dire, c’est une très belle opportunité qui est offerte aux ouvriers syndiqués de la Davie », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « c’est un bon coup du syndicat et de la CSN qui vaut la peine d’être souligné ». La syndicaliste ne cache pas sa fierté de voir l’expertise et le savoir-faire lévisien s’exporter à l’international. « On est déjà le meilleur chantier naval en Amérique du Nord, imaginez après! », conclue la présidente du conseil central.

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Les membres du syndicat augmentent la pression https://www.csn.qc.ca/actualites/employe-es-municipaux-de-murdochville-les-membres-du-syndicat-augmentent-la-pression/ Fri, 16 Jan 2026 19:14:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110970 Réunis en assemblée générale ce jeudi 15 janvier, face à un employeur qui sous-estime leur détermination, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont décidé d’augmenter la pression.

« Après sept rencontres de négociation, notre employeur persiste à ne pas prendre nos revendications au sérieux. Nous avons déposé nos demandes salariales le 26 novembre dernier et la partie patronale nous est revenue avec une proposition le 9 janvier dernier. Une seconde offre de dernière minute, déposée deux heures avant notre assemblée générale de ce soir, et sans surprise, leurs propositions demeurent encore très loin de nos demandes. Il est clair pour le comité de négociation qu’il nous faut donc augmenter la pression. Et ça tombe très bien parce que tous les membres de notre syndicat partagent notre avis », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Rappelons que la municipalité dispose d’un excédent actuel totalisant environ 1,7 million $ et que — nous avons bien fait nos calculs — les demandes du syndicat ne compromettent pas cette excellente situation financière. Alors que l’inflation frappe de plein fouet les finances personnelles de ses salarié-es, l’employeur n’aura pas le choix d’ajuster ses offres en conséquence », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les membres du syndicat s’impatientent parce qu’ils sont prêts à négocier depuis le mois de février 2025 et qu’actuellement, elles et ils ne sentent pas que la nouvelle administration les prend au sérieux. Si le nouveau maire veut assurer des services de qualité aux citoyennes et citoyens de Murdochville, il connaît la voie de passage pour y arriver », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

 

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Aucun arbitrage au Massif : les travailleuses et les travailleurs refusent les raccourcis et exigent une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/aucun-arbitrage-au-massif-les-travailleuses-et-les-travailleurs-refusent-les-raccourcis-et-exigent-une-vraie-negociation/ Thu, 15 Jan 2026 20:04:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110954 Réuni-es en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN n’iront pas en arbitrage tel que l’employeur l’exige. Cette décision s’inscrit dans une volonté ferme : ne pas abandonner leur avenir à une tierce partie et forcer l’employeur à revenir sérieusement à la table de négociation.

« L’arbitrage n’est pas une solution. C’est un renoncement. C’est accepter que quelqu’un qui ne connaît ni la réalité du travail sur la montagne ni les conditions vécues par les salarié-es, tranche à leur place. Les veulent un règlement négocié, et ce avant la fin de la saison. Le syndicat ne confiera pas la négociation à un tiers avec une issue incertaine. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font vivre le Massif, et ce sont elles et eux qui doivent décider », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

Le syndicat croit encore à la négociation, contrairement à l’employeur

Le syndicat tient à être parfaitement clair : la négociation demeure la voie privilégiée. La conciliation peut encore fonctionner, une entente est possible. Mais pour cela, l’employeur doit choisir de négocier pour vrai, et non multiplier les sorties médiatiques et les manœuvres pour éviter la table. Depuis le déclenchement de la grève, l’employeur tente de faire croire que le syndicat bloque les discussions. Or, les faits et les agissements de la partie patronale révèlent une tout autre histoire.

« L’employeur affirme dans les médias que le syndicat ne fait pas d’offres sérieuses. C’est faux. La dernière offre complète et structurée à la table vient du syndicat. Dire le contraire, c’est tromper volontairement l’opinion publique. On met beaucoup plus d’énergie pour entacher la réputation du syndicat et sauver son image corporative qu’à négocier. Ça n’aurait pris qu’une fraction de toute cette énergie investie par l’employeur pour en arriver à un règlement. Malheureusement, ce n’est pas leur priorité », dénonce le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Un double discours inacceptable

Alors que l’employeur prétend agir pour le bien de la région, ses gestes démontrent exactement l’inverse. Depuis le début du conflit, il a recours à des briseurs de grève pour maintenir la montagne ouverte, ce qui lui permet de retarder la négociation et d’éviter de ressentir une réelle pression. Il priorise les clients du Club Med avant de penser à sa propre région et aux travailleuses et aux travailleurs des villes avoisinantes.

« On ne peut pas prétendre se soucier de la région tout en affaiblissant celles et ceux qui la font vivre. Utiliser des briseurs de grève pour contourner un conflit, notamment en recourant à des autobus afin d’assurer la remontée du bas vers le haut de la montagne, ce n’est pas protéger l’économie régionale : c’est l’abîmer. Prioriser une clientèle de passage qui ne fera même pas vivre les commerces locaux, tout en affirmant agir pour la région, c’est tout simplement effronté », s’indigne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À cet effet, l’employeur devra se défendre devant le Tribunal administratif du travail le 20 janvier prochain en lien avec son utilisation de briseurs de grève. Une plainte formelle a été déposée par le syndicat la semaine dernière, forçant la tenue d’une audience.

Ce choix patronal prolonge inutilement le conflit, fragilise la saison hivernale et nuit à l’ensemble de la communauté. Tout cela aurait pu être évité si l’employeur avait choisi la voie du dialogue plutôt que celle de l’affrontement.

La responsabilité est claire

Les travailleuses et les travailleurs n’ont jamais fermé la porte à la négociation. Elles et ils sont encore disponibles pour négocier à tout moment, mais pas à n’importe quel prix. Le respect, la reconnaissance du travail et des conditions justes ne sont pas négociables.

Le message est limpide : la mobilisation est forte, la détermination est intacte et la solution passe par la table de négociation.

 

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Le syndicat des travailleurs du Mont-Sainte-Anne déplore la gestion de la montagne https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-travailleurs-du-mont-sainte-anne-deplore-la-gestion-de-la-montagne/ Tue, 16 Dec 2025 18:07:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110564 Le syndicat représentant les travailleuses et travailleurs du Mont-Sainte-Anne est inquiet de la gestion de la montagne. La fermeture inhabituelle de la station de ski, malgré les conditions météorologiques favorables, retarde l’entrée en poste de plusieurs centaines de travailleurs saisonniers. La non-conformité de la compagnie gestionnaire, Resorts of Canadian Rockies, à des exigences d’entretien de la Régie du bâtiment, est en cause.  

À pareille date l’année dernière, plus de 270 travailleuses et travailleurs étaient déjà en fonction, mais ce ne sont qu’une cinquantaine de personnes qui travaillent sur la montagne à l’heure actuelle.  

«C’est une des plus belles montagnes du Québec et les salarié-es ne demandent qu’à offrir une belle expérience aux clients, mais ça devient de plus en plus difficile pour eux de compenser les années de sous-investissements du gestionnaire», explique le trésorier de la Fédération du commerce de la CSN, Michel Valiquette.  

Le syndicat a par ailleurs fait valoir le droit de refus de travail en raison de conditions dangereuses au département de l’enneigement. Il souligne notamment le manque de véhicules qui servent aux déplacements quotidiens sur la montagne, de même qu’à l’évacuation d’urgence des employé-es. 

Les problèmes électriques ont également eu des impacts sur les travailleurs en fonction qui, au-delà de la station d’accueil, devaient opérer avec l’aide de génératrices qui ne suffisent pas aux besoins. Le syndicat mentionne notamment le cas des patrouilleurs qui ont dû prendre leurs pauses dans le froid. 

«Les problèmes de gestion sont récurrents avec la compagnie, on se souviendra que l’année dernière, les travailleuses, les travailleurs et les plaisanciers avaient eu droit à une fermeture de la station dès la première journée de la saison, c’est déplorable qu’on joue encore dans le même film», explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.  

La CSN appelle la compagnie gestionnaire à redresser la situation et à investir les sommes nécessaires pour que la montagne fasse à nouveau la fierté de la région. 

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