Mouvement CSN – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 22 Sep 2026 14:03:54 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Mouvement CSN – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le respect du droit de grève à géométrie variable https://www.csn.qc.ca/actualites/le-respect-du-droit-de-greve-a-geometrie-variable/ Tue, 22 Sep 2026 13:06:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118824 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec froideur le projet de loi C-39 de la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, visant à réformer le Code canadien du travail.

« Le droit de grève est un droit fondamental, qui permet un rapport de force plus équilibré entre les travailleuses, les travailleurs et les employeurs lors de négociations. Ottawa a déjà commencé à l’affaiblir avec le recours à l’article 107 du Code canadien du travail ces dernières années. Pour protéger véritablement ce droit, la ministre aurait dû abolir l’article 107, ce que nous demandions. Avec son projet de loi, Ottawa dit vouloir encadrer son utilisation, mais laisse un grand flou autour de la notion d’intérêt national et de la discrétion ministérielle à ce sujet. Les gouvernements ne peuvent pas appuyer sur le bouton « Suppression du droit de grève » quand un conflit devient inconfortable. Après avoir vu le droit de grève être sérieusement mis à mal , les travailleuses et les travailleurs étaient en droit d’attendre des changements qui auraient de véritables effets sur le terrain, pas l’inverse », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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L’entêtement patronal a déjà coûté 4,3 millions de dollars https://www.csn.qc.ca/actualites/lentetement-patronal-a-deja-coute-43-millions-de-dollars/ Mon, 31 Aug 2026 16:25:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118422 En période estivale, chaque caissière sait que les ventes d’une journée cumulent souvent plus de 125 000 $. Le 21 août, après 35 journées de grève, les pertes dépassent largement les 4 millions.

Pour sa part, la masse salariale mensuelle du personnel syndiqué s’élève à environ 225 000 $. La Coop a perdu jusqu’à maintenant des centaines de milliers de dollars de profits au cours du conflit de travail. Pourtant, ce qui sépare les demandes syndicales des offres patronales est loin de représenter les pertes déjà engendrées par la fermeture du magasin. Dans ce cas, pourquoi le conseil d’administration de la Coop l’Unité s’entête-t-il à perdre de l’argent ?

Qui tire les ficelles ?

Une partie de la réponse se trouve dans la composition du comité patronal de négociation.  En effet, le porte-parole de la Coop l’Unité, Me Jean-Sébastien Hébert, est un fidèle compagnon de la bannière IGA qui appartient à Sobey’s. Son objectif : faire diminuer les conditions de travail aux îles pour qu’elles atteignent les « standards du marché », sans tenir compte des profits faramineux générés par la Coop et encore moins de la réalité du coût de la vie aux îles. Selon ses propres mots : « un travail dans une épicerie a une valeur », peu importe où on se trouve au Québec. Autant dire aux grévistes qu’ils ne valent pas grand-chose.

De plus, l’employeur refuse catégoriquement de donner suite aux appels de la conciliation, mais ses représentants mentionnent publiquement être disponibles pour négocier.

Il apparaît clairement que la bannière IGA et Sobey’s donne des consignes à la table de négociation pour la partie patronale. Pourtant, la Coop l’Unité et son conseil d’administration ont entièrement la capacité légale et financière de mettre fin au conflit de travail, en répondant positivement aux demandes syndicales. Les dirigeants de la Coop n’ont qu’à mettre leurs culottes devant IGA et Sobey’s en faisant valoir leur autonomie comme coopérative.

Appel aux membres de la Coop l’Unité

En agissant sous la pression de la bannière IGA et de Sobey’s, notre coopérative et son fonctionnement prétendument démocratique sont remis en question. Les Madeliniennes et les Madelinots sont habitués à se serrer les coudes. Les conditions de travail de notre épicerie ne seront certainement pas dictées par le siège social d’une compagnie millionnaire. C’est aux membres de la Coop l’Unité de reprendre le contrôle de leur institution en donnant le mandat au conseil d’administration d’accorder aux employés les demandes portées par le syndicat.

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Une énergie à propager https://www.csn.qc.ca/actualites/une-energie-a-propager/ Fri, 29 May 2026 18:10:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117023 Il revenait à Caroline Senneville de prononcer le discours de clôture du 68e Congrès de la CSN. Au sortir de ce rassemblement mémorable, les congressistes retournent dans leurs milieux pour faire vivre les propositions adoptées pour le mandat qui s’amorce.

Une des choses qu’on retiendra, ce sera l’assistance record. Plus de 2 000 membres ont convergé vers Québec toute la semaine pour prendre acte du bilan de nos actions des dernières années et pour nous projeter dans le futur en débattant des priorités des prochaines années. Le congrès est allé rondement et de nombreuses propositions ont été adoptées tout au long de la semaine.

Toujours combatif

Si l’on devait résumer le dernier mandat, la combativité serait le mot à retenir. Les luttes de centaines de syndicats nous ont rappelé à quel point c’est lorsqu’on se mobilise qu’on peut améliorer notre sort. Face à une inflation record, la détermination des travailleuses et des travailleurs a fait la différence. Un nombre majeur de grèves et plusieurs ententes assorties des gains significatifs ont marqué des trois dernières années.

Mais la réplique patronale n’a pas tardé. Les projets de loi antisyndicaux se sont accumulés et trop d’employeurs ont choisi l’arme du lockout pour mettre des salarié-es au pas. Nous devrons continuer de nous lever et de nous faire entendre pour réclamer plus de justice sociale.

Aller voir notre monde

Dans le mandat qui s’amorce, nous devrons tout faire pour défendre nos droits syndicaux. Les congressistes ont d’ailleurs adopté une proposition à ce sujet. Que cela soit dit : la CSN affirmera son identité syndicale plus que jamais. Avec les élections qui approchent, les partis politiques qui se voient gouverner le Québec doivent s’engager à retirer les lois liberticides adoptées par le gouvernement caquiste.

Aller à la rencontre des membres sera un incontournable. Les propositions discutées sur les droits syndicaux, sur les services publics et sur l’intelligence artificielle devront se matérialiser dans nos milieux de travail. Les plans d’action à venir passeront par l’éducation populaire des travailleuses et des travailleurs. Ce sera notamment le cas avec la tenue prochaine d’une consultation visant à actualiser la position de la centrale sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec.

Les défis qui nous attendent sont nombreux et le vent de face que nous affrontons a de quoi nous préoccuper. Mais ce sera toujours en nous appuyant sur notre solidarité que nous parviendrons à gagner. Clairement, les 2 000 congressistes repartent avec une énergie contagieuse qui va faire la différence pour défendre les droits des travailleuses et des travailleurs.

Merci

Un congrès de cette ampleur ne s’organise pas seul. Depuis des mois, nombreux sont les salarié-es, élu-es et militantes et militants qui préparent ce moment démocratique essentiel. Caroline a profité de ce mot de clôture pour saluer les équipes qui ont travaillé fort tout au long de cet événement triennal. Chapeau bas à toutes les personnes qui ont rendu possible la tenue du 68e Congrès de la CSN.

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Comité exécutif 2026-2029 https://www.csn.qc.ca/actualites/comite-executif-2026-2026-de-la-csn/ Fri, 29 May 2026 17:01:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117026 À l’issue du 68e Congrès, voici la composition du nouveau comité exécutif de la CSN  pour le mandat 2026-2029!

Caroline Senneville à la présidence,
François Enault à la première vice-présidence,
David Bergeron-Cyr à la deuxième vice-présidence,
Katia Lelièvre à la troisième vice-présidence,
Yvan Duceppe à la trésorerie.

La nouvelle secrétaire générale, Jessica Goldschleger, jusqu’ici présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, succède à Nathalie Arguin, qui avait annoncé son départ à la retraite en début d’année.

 

 

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Caroline Senneville réélue et une consultation à venir concernant l’avenir politique du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/caroline-senneville-reelue-et-une-consultation-a-venir-concernant-lavenir-politique-du-quebec/ Fri, 29 May 2026 15:53:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117019 À l’occasion du 68e Congrès de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), les quelque 2000 délégué-es réunis pour l’occasion ont réélu par acclamation Caroline Senneville à la présidence pour un troisième mandat à la tête de la centrale. Les congressistes ont également adopté des propositions concernant les droits syndicaux, les services publics et ont amorcé des discussions concernant l’encadrement législatif du développement et de l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle. Ils ont finalement voté en faveur d’une proposition visant à entamer des consultations afin d’actualiser la position de la CSN concernant l’avenir politique et constitutionnel du Québec.

Face aux nombreuses attaques antisyndicales subies dans les dernières années, la CSN continuera d’exiger le retrait des lois liberticides imposées par le gouvernement caquiste et élaborera une stratégie de mise en valeur du syndicalisme dans l’espace public. La confédération priorisera également la lutte pour le renforcement des services publics ainsi que la mise en place d’une réelle transition juste.

« Avec une participation record de plus de 2000 délégué-es à la plus haute instance démocratique de notre organisation, je crois d’emblée qu’on peut dire : mission accomplie ! Les délégué-es ressortent du congrès en étant plus que jamais persuadés de la pertinence de poursuivre la lutte syndicale, surtout à l’aube de la prochaine élection au Québec. Dans le mandat qui s’amorce, nous irons à la rencontre de nos 350 000 membres pour mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et continuer de lutter pour un Québec digne de leurs besoins et aspirations. Ce qui est clair, c’est que la CSN va rester au cœur du débat public », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Les autres membres du comité exécutif sont François Enault à la première vice-présidence, David Bergeron-Cyr à la deuxième vice-présidence, Katia Lelièvre à la troisième vice-présidence ainsi qu’Yvan Duceppe à la trésorerie. Au secrétariat général, Jessica Goldschleger, jusqu’ici présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, succède à Nathalie Arguin, qui avait annoncé son départ à la retraite en début d’année.

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Une soirée sous le thème de la solidarité https://www.csn.qc.ca/actualites/une-soiree-sous-le-theme-de-la-solidarite/ Fri, 29 May 2026 13:50:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117006 La soirée de solidarité reste un moment attendu à chaque congrès. Les quelque 2000 délégué-es du 68e Congrès de la CSN avaient bien hâte de se dégourdir les jambes après une semaine marquée par les débats et les échanges en assemblée.

La Machine de cirque a enthousiasmé les militantes et les militants réunis au Centre des congrès de Québec. Être syndicalistes, c’est souvent devoir jongler au quotidien pour bien représenter les membres. Mais ce que nous réservait la troupe nous amenait à un autre niveau. Ce spectacle, présenté par une compagnie de cirque de Québec fondée en 2013, en a mis plein la vue. La représentation taillée sur mesure pour notre congrès a laissé place à des prouesses hautes en couleur.

Drapés de leurs plus beaux atours, les délégué-es avaient hâte de bouger. La solidarité s’exprime dans le débat, mais elle se vit aussi en fraternisant autour d’un verre. Ce qui est clair, c’est que les barmaids ont travaillé sans relâche. C’est sous l’impulsion de la DJ Mely Dupuis que les congressistes ont dansé toute la soirée. Animatrice d’une téléréalité queer, elle a animé la piste de danse pour permettre aux délégué-es de lâcher leur fou. Quoi de mieux qu’un karaoké pour clore une soirée mémorable? Chanter à tue-tête de nombreux classiques, plus ou moins sur la note selon les cas, est une autre manière de vivre notre solidarité.

Chose certaine, cette soirée de solidarité a été un succès et un bon moyen de célébrer collectivement. Après avoir tout donné sur la piste de danse, nous sommes fin prêts à retourner dans nos milieux de travail et continuer de défendre les droits des travailleuses et des travailleurs.

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Regards sur le syndicalisme: différentes régions, mêmes enjeux, mêmes valeurs https://www.csn.qc.ca/actualites/regards-sur-le-syndicalisme-differentes-regions-memes-enjeux-memes-valeurs/ Thu, 28 May 2026 19:15:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116948 « Je me sens presque comme à la maison », exprime Unai Oñederra Egaña, responsable de la formation et de la stratégie souverainiste à la confédération syndicale du Pays basque Sud, Euskal Langileen Alkartasuna (ELA), pour décrire son expérience au 68e Congrès de la CSN.

« La CSN, comme le nôtre, est un syndicat combatif avec au centre de sa stratégie la grève et la résistance », ajoute-t-il.

Annick de Ruyver, du service international à la Confédération des syndicats chrétiens (CSC) en Belgique, note une ambiance particulière à la CSN. « Je trouve que la manière dont vous parlez de vos membres et dont vous êtes fiers de vos travailleurs, c’est vraiment particulier, décrit-elle. La façon dont vous mettez en avant leurs actions. C’est vraiment eux qu’on voit ! »

Malgré les différences structurelles entre les syndicalismes français et québécois, Maher Tekaya, secrétaire confédéral responsable du dossier Europe à la Confédération française démocratique du travail (CFDT), se reconnaît dans les valeurs de la CSN. En particulier l’importance de la démocratie et de la lutte contre les dérives affectant directement les travailleuses et les travailleurs.

Une distinction sur le concept d’autonomie syndicale a aussi été remarquée par Daniel Cornesse, secrétaire national responsable des affaires wallonnes à la CSC. « On a tendance, à la CSC, à organiser les éléments de manière homogène. Et ça se voit dans les détails. Vous avez une multitude de couleurs sur vos drapeaux. Chez nous, il y a une couleur et tout le monde l’utilise, avec le même drapeau et le même logo. Ç’a sans doute des avantages, mais on perd un peu de diversité d’actions. »

On le constate en discutant avec les invités internationaux au congrès, les enjeux décrits par la CSN sont aussi vécus par ces derniers. La mondialisation a standardisé plusieurs choses. Face à cela, Annick de Ruyver propose une meilleure collaboration intersyndicale. « Je dis souvent que chaque milieu syndiqué ayant un équivalent dans une même entreprise, ici au Québec, devrait établir des liens. Dans le contexte d’aujourd’hui, il faut trouver des moyens pour que nos délégué-es engagent des discussions, collaborent et partagent leurs réalités de travail et de vie. »

Pleins feux sur le syndicalisme américain

Les attaques contre les droits syndicaux que vit le Québec sont des scénarios bien connus pour Mark Meinster, directeur des programmes stratégiques chez United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UE). « C’est important de se souvenir que ces attaques ont déjà eu lieu aux États-Unis », exprime-t-il. Aux États-Unis, les syndicats sont régis par des règles encadrant leurs dépenses et l’usage qu’ils en font.

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Mark Meinster, directeur des programmes stratégiques chez United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UE), en discussion avec la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Quoi faire, pour éviter que se concrétise au Québec ce qui s’est passé de l’autre côté de la frontière ? Mark Meinster y va d’un conseil : « Aux États-Unis, les syndicats n’ont pas fait un bon travail pour combattre le discours antisyndical. Il aurait fallu rendre ses enjeux plus évidents et montrer concrètement comment le fait de contrôler les finances des syndicats affecte la vie des travailleuses et travailleurs directement. Il fallait générer ces discussions dans les milieux de travail. »

L’UE est une organisation de gauche qui se distingue des autres syndicats américains. Ils ont une idéologie beaucoup plus proche de celle de la CSN. « Une de nos ressemblances est le respect de l’autonomie des différents niveaux d’organisation », précise Mark Meinster.

Comme à la CSN, ils considèrent que l’avis des membres est primordial et doit orienter l’action syndicale. « Un syndicat est plus fort lorsqu’il est guidé par ses membres », conclut le militant.

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Faire face à la violence psychologique au travail https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-face-a-la-violence-psychologique-au-travail/ Thu, 28 May 2026 13:23:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116913 Colette Verret, psychologue organisationnelle et consultante, spécialiste des comportements difficiles, nous a présenté une conférence bien imagée sur la violence psychologique au travail.

Elle a bien exposé que travailler avec des êtres humains implique d’intervenir dans des situations parfois délicates et même difficiles. De nombreux milieux sous tension connaissent cette réalité de stress et de débordements, qui font partie du quotidien des travailleuses et des travailleurs.

En identifiant plusieurs aspects propres aux relations humaines, l’objectif de sa présentation est de nous faire prendre conscience qu’en ajustant nos interventions, nous pouvons développer des techniques et des postures qui favorisent la compréhension mutuelle et le règlement de conflits.

Des principes et des guides

Elle nous invite à aborder un facteur simple, selon lequel les conflits les plus importants prennent généralement racine dans des divergences de valeurs ou de positions de principe.

Quatre étapes guident le processus : il s’agit de comprendre les types de comportements, garder le contrôle de notre être, se placer en mode de règlement, le tout afin de préserver les liens entre les parties impliquées.

Qu’ils soient conformistes, déviants ou défiants, les formes de comportements joueront un rôle majeur dans l’approche utilisée pour leur faire face.

Deux types de réactions sont donc prévisibles : celle du cerveau émotif (ou instinctif) ou celle du cerveau diplomate, plus orienté sur la raison. Des éléments perturbateurs, comme le bruit, l’espace et surtout, l’ego, interviennent également dans les interactions.

Les réactions émotives les plus prévisibles sont celles de fuir, foncer ou figer. Dans cette dynamique, la compréhension des enjeux peut être intoxiquée par la paranoïa, la généralisation, la scénarisation catastrophique, ce qui induit des gestes impulsifs et agressifs.

Le cerveau diplomate ou rationnel rend l’intervenant plus observateur et analytique, conduit à la prise de décision, à la résolution de problèmes et à l’inhibition. Le recours à un langage neutre contribue à désamorcer les tensions.

La communication à privilégier sera donc neutre, de formulation positive, pouvant également miser sur la reformulation, les paraphrases et le recadrage.

On évitera ainsi les mots polarisants comme « non, toujours, jamais, mais, pourquoi, malheureusement » et surtout, la déresponsabilisation : « Ce n’est pas mon rôle, ce n’est pas ma job. »

L’identification de la situation, qui risque de s’envenimer, sera également un atout : est-ce simplement un questionnement, un refus, une incivilité, une intimidation ou une menace ?

Finalement, à la base de l’intervention, trois étapes essentielles guideront une bonne réaction : tout d’abord, bien respirer, prendre le temps de s’examiner dans l’action et de choisir les bons mots.

C’est en suivant certaines règles essentielles, et surtout en les pratiquant, qu’on réussit à bien faire face aux comportements difficiles ou violents.

 

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30 ans au coude-à-coude avec Leucan https://www.csn.qc.ca/actualites/30-ans-au-coude-a-coude-avec-leucan/ Thu, 28 May 2026 13:03:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116908 Le 68e Congrès de la CSN était le moment de souligner une collaboration non négligeable qui s’inscrit dans le temps. Cela fait maintenant 30 ans que la CSN appuie Leucan dans sa mission de soutenir les enfants atteints de cancer et leur famille.

La confédération s’investit particulièrement pour financer la tenue du Camp Vol d’été Leucan–CSN, qui se tient chaque année pendant deux semaines pour offrir du répit aux familles. Les efforts de la CSN, des organisations affiliées et des militantes et militants ont permis d’amasser plus de cinq millions de dollars jusqu’à maintenant.

Tout part de l’expérience vécue par Céline Charbonneau, conseillère syndicale retraitée de la confédération, et de son fils Vincent, atteint d’une tumeur cérébrale. Sa visite du camp l’amène à proposer à la centrale de s’investir auprès de Leucan. Trente ans plus tard, cet engagement demeure.

Une soirée pour la cause

Le 27 mai se tenait une soirée pour mettre en évidence l’importance de la CSN dans cette mission à travers les années. La soirée visait à marquer le coup de ce partenariat majeur, tout en soulignant la contribution des nombreuses personnes qui s’impliquent au sein de la fondation du camp. Des témoignages ont permis de se remémorer toutes les activités tenues dans le mouvement avec les années. Des défis têtes rasées, en passant par les tournois de golf et de baseball, ou plus récemment, la tenue du Marche-don, Cours-don. Autant d’événements qui ont permis d’amasser des fonds et de rassembler les gens autour de cette cause.

Au cours de la soirée, une vidéo a été diffusée, donnant la parole à des personnes qui ont joué un rôle clé dans le développement de cette collaboration. Céline Charbonneau et Roger Valois, vice-président de la CSN de 1984 à 2011, ont présenté les balbutiements du projet, alors que David Bergeron-Cyr, vice-président actuel, et Juli Meilleur, directrice générale de Leucan, ont misé sur la portée contemporaine de nos échanges.

Quand on pense à cette association avec Leucan, on prend la pleine mesure de ce que la CSN est capable d’accomplir. Quand la confédération s’investit, elle le fait pleinement. Ici comme ailleurs, la CSN se bat pour un monde meilleur.

Défi têtes rasées

Autre moment fort du congrès : le défi têtes rasées. Près d’une dizaine de militants et de militantes se sont prêtés au jeu pour financer Leucan. Lors de chaque congrès, ce défi est une activité suivie de près par les congressistes. Une autre manière pour la CSN de montrer sa solidarité.

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Choisir l’espoir pour bâtir nos services publics de demain https://www.csn.qc.ca/actualites/choisir-lespoir-pour-batir-nos-services-publics-de-demain/ Thu, 28 May 2026 12:20:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116904 L’état des services publics est grandement préoccupant. Dans le collimateur des gouvernements depuis des décennies, ils se dégradent au rythme des réformes centralisatrices et de l’austérité constante.

C’est à partir de ce constat que la politologue, autrice et chroniqueuse politique Josée Legault, a posé une rude question : les services publics au Québec ont-ils encore un avenir ?

Comme nous, elle répond par l’affirmative, bien qu’elle constate que des forces cherchent à les miner plus que jamais.

Avec les élections qui approchent, nous devons faire entendre nos voix pour que ces services occupent une place dans le débat collectif.

Revenir aux sources

Lors de sa conférence, Josée Legault nous a donné l’occasion de prendre du recul, pour rappeler l’objectif poursuivi par le Québec en développant les services publics.

Au sortir de la Grande Noirceur, le Québec avait accumulé un retard majeur. Le déploiement des réseaux de l’éducation et de la santé avait pour objectif de changer les choses. Au chapitre des bonnes nouvelles, nous constatons que les services publics ont permis à des milliers de Québécoises et de Québécois de profiter d’une ascension sociale qui a changé leur vie, tout en freinant le décalage que nous avions accumulé vis-à-vis du Canada anglais.

Mais dès que notre État social a porté ses fruits, les premières attaques ont surgi. Ces services publics, pourtant encore tout nouveaux et fragiles, sont alors la cible de la poursuite du déficit zéro.

Le privé voit une opportunité d’affaires

En parallèle à la dégradation des services publics, un marché privé croît progressivement.

Le Québec, qui se distinguait pour son filet social généreux misant sur l’égalité des chances, prend depuis un chemin différent. En santé et services sociaux, le privé prend de plus en plus de place et trop de citoyennes et de citoyens doivent sortir la carte de crédit pour accéder à des services au privé.

En éducation, la situation n’est pas plus rose. Nos écoles tombent en ruine et la ségrégation scolaire accentue les inégalités sociales. Longtemps fer de lance de l’égalité des chances, notre réseau de l’éducation remplit de moins en moins sa mission pendant que l’école à trois vitesses vit ses belles heures.

La polarisation ambiante se matérialise en deux camps : d’un côté, une vision décomplexée qui défend le privé face aux échecs de nos services publics. De l’autre, un projet de consolidation de notre filet social.

Renforcer les services publics pour le bien commun et l’économie québécoise

Ce n’est pas nouveau, à la CSN, nous avons choisi notre camp. Nous avons toujours été au cœur de la lutte pour bâtir un État social où les services sont octroyés sur la base des besoins et non de l’épaisseur du portefeuille.

Ce qui alimente notre espoir, c’est que nous ne sommes pas seuls. Non seulement de nombreuses organisations de la société civile se battent avec nous pour le bien commun, mais la vaste majorité de la population est d’accord avec nous. C’est ce que révèle un récent sondage Léger commandé par la CSN qui démontre que les Québécoises et les Québécois se méfient du privé à but lucratif en santé et en éducation. Plus fort encore : il révèle que trois personnes sur quatre sont en faveur d’une meilleure redistribution de la richesse afin d’améliorer nos services publics.

Le tableau est sombre. Le camp adverse a déjà gagné du terrain en profitant de la détérioration des services publics. Mais nous ne pouvons pas tomber dans le désespoir. Comme le dit madame Legault, quand on mesure l’ampleur du recul, on mesure aussi l’ampleur du terrain à reconquérir.

Le Québec doit se reconstruire et nous devons faire entendre notre voix. À celles et ceux qui voudraient nous faire taire, nous devons répondre plus fort encore que nous lutterons chaque jour pour un autre Québec. C’est pourquoi la CSN va continuer le combat pour un renforcement des services publics universels, accessibles et de qualité, sur l’ensemble du territoire québécois.

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Des gains majeurs, de nouveaux défis à l’horizon https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-majeurs-de-nouveaux-defis-a-lhorizon/ Wed, 27 May 2026 21:37:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116805 Le moins qu’on puisse dire, c’est que le dernier mandat aura été foisonnant en matière de négociation. Et le prochain risque de l’être tout autant, dans le contexte des lois antisyndicales dorénavant en vigueur. Il nous faudra être stratégiques et pugnaces pour arriver à nos fins.

C’est l’essentiel du message qu’a livré le premier vice-président de la CSN, François Enault, lors de son rapport sur la négociation, mercredi en fin de journée.

 

2023-2026

Au cours des trois dernières années, plus d’un millier de conventions ont été renouvelées.

Au cœur de ces travaux, le comité de coordination générale des négociations, le CCGN, où siègent les huit fédérations de la CSN, a élaboré un plan de match de négociation pour lequel trois axes ont été identifiés : la santé-sécurité du travail, la déjudiciarisation des relations de travail et le minimum 20 $ l’heure.

La stratégie a porté ses fruits, plusieurs clauses en ces matières ont été adoptées.

Concernant la campagne Minimum 20 $, on peut parler de succès retentissants : « quand on regarde les 600 conventions collectives signées en 2025, 97 % atteignent le minimum de 20 $ l’heure », a relaté le premier vice-président.

Impossible de parler du dernier mandat sans évoquer la négociation du secteur public. Un des plus gros fronts communs de l’Histoire. Le plus grand à avoir tenu jusqu’au bout.

« 420 000 travailleuses et travailleurs des services publics, dont
170 000 issus de la CSN, qui exercent une grève de 11 jours, c’est impressionnant. Plus de 100 000 travailleuses et travailleurs dans les rues de Montréal », a fait valoir François Enault.

En matière de gains salariaux, le contexte inflationniste aura constitué un défi important. « On peut toutefois dire qu’on a très bien tiré notre épingle du jeu ».

Du côté des fédérations du privé, on a obtenu 21 % d’augmentation sur 4 ans dans l’hôtellerie, plus de 25,5 % sur 5 ans dans le domaine de l’aérospatiale, pour ne donner que quelques exemples.

À la CSN–Construction, c’est 22 % sur 4 ans que les travailleuses et les travailleurs sont allés chercher. On peut penser aussi aux luttes menées chez General Dynamics, au Mont-Sainte-Anne, dans plusieurs collèges privés et à Télé-Québec, notamment.

Du côté des fédérations du public, des luttes notables ont aussi été menées : dans les CPE, dans le transport collectif – au Réseau de transport de la Capitale et à la Société de transport de Montréal –, dans le transport scolaire, où l’on a vu du 35 %, du 45 % et même du 52 % sur 6 ans. On peut également penser aux centres d’hébergement privés, au milieu communautaire, et à plusieurs autres.

« Sans surprise, ces résultats majeurs ont fait réagir les patrons et le gouvernement. C’est pourquoi le prochain mandat ne sera pas simple », a toutefois averti François Enault.

 

2026-2029

La CSN, on le sait, est particulièrement bien outillée pour servir ses syndicats en matière de négociation. En plus des spécialistes en la matière, il existe bien peu d’endroits où l’on donne accès à une boîte à outils comme celle de la CSN pour appuyer les équipes de négociation.

« Mais au-delà de notre structure, il y a aussi notre approche. Et il faut parler d’analyse du rapport de force, a lancé François Enault. Parce que s’il y a un défi qui nous attend pour le prochain mandat, c’est celui de bien analyser notre capacité à mener les batailles, dans le but de faire des gains. »

Pour le premier vice-président, afin de comprendre nos leviers face à une négo, il faut pouvoir prendre le temps d’observer la conjoncture, d’évaluer la compétition, de réfléchir aux alliances possibles, regarder le cahier de commandes, observer l’image de l’employeur et, oui, évaluer notre capacité à se mobiliser.

« Tout ça, ce sont quelques-uns des éléments à considérer. Une fois cette analyse faite, là, on peut commencer par les étapes habituelles de toute bonne négociation. C’est ça, la manière CSN. »

Mais il ne faudrait pas s’asseoir sur nos lauriers. Nous devons continuer à nous améliorer en la matière, a souligné François Enault. Surtout devant les luttes qui nous attendent, à la lumière des dernières lois antisyndicales dorénavant en vigueur.

Pour le premier vice-président, réussir à tirer son épingle du jeu en négociation constitue le meilleur moyen de se battre pour les droits de toutes et de tous. « Négocier de bonnes conditions de travail, c’est la façon idéale d’améliorer notre sort collectif : comment demander aux travailleuses et aux travailleurs de lutter pour une meilleure société, s’ils en arrachent ? s’interroge-t-il. Si nous voulons un deuxième front fort, nous devons continuer à être parmi les meilleurs en négociation », a conclu François Enault.

 

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La transition juste doit être négociée, ça presse ! https://www.csn.qc.ca/actualites/la-transition-juste-doit-etre-negociee-ca-presse/ Wed, 27 May 2026 20:04:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116770 La crise climatique est déjà bien réelle au Québec et il est grand temps de négocier une transition juste si on ne veut pas en subir les nombreuses conséquences. C’est là la teneur du dîner-causerie sur l’environnement, qui était animé par Annie Chaloux, professeure à l’Université de Sherbrooke et spécialiste de la question climatique.

Quelques faits révélateurs de la crise :

-En 2025, Montréal a atteint la deuxième pire qualité de l’air au monde en raison des feux de forêt.

-En 2025, le Québec a connu 4 canicules totalisant 20 jours au-dessus de 30 degrés Celsius. 2023, 2024 et 2025 ont d’ailleurs été les trois années les plus chaudes de l’histoire, à l’échelle planétaire.

-En 2025, l’Ontario a subi la pire tempête de verglas depuis 1998.

« Ce n’est pas quelque chose qui se passe à l’extérieur de nos frontières », souligne Annie Chaloux. Celle-ci rappelle que le coût annuel des changements climatiques au Canada s’élève actuellement à 25 G$ et que, si rien ne change, il risque d’augmenter à 100 G$ d’ici 2050.

Décarboner l’économie avec justice

Il est donc primordial de décarboner notre économie, d’éliminer autant que possible le recours aux énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz). Pour que ça aille de l’avant sans ressac, il faut cependant que ce soit une transition juste et négociée. Le coût des immenses chantiers requis à cet effet ne doit donc pas exacerber les inégalités existantes. Dans le monde, les 10 % les plus riches émettent 50 % des gaz à effet de serre et les 50 % les plus pauvres n’en produisent que 10 % ! Les plus pauvres contribuent peu au problème, mais ils subissent davantage les conséquences d’une telle réalité. Il ne faut pas accentuer cette injustice.

Le transport, principale source d’émissions au Québec, doit être entièrement repensé, notamment en réorganisant les villes et en rendant le transport collectif plus accessible.

« Subirons-nous cette transformation ou choisirons-nous d’y participer ? », interroge Annie Chaloux.

La conférencière met toutefois en garde contre le fait d’invoquer le président Trump pour justifier l’inaction, alors que la « révolution verte », qui devrait succéder à notre révolution tranquille, devrait déjà être engagée. Le délégué Sébastien Collard s’est dit préoccupé par le fait que l’Amérique du Nord est à la traîne sur cette transition et que cela représente un « risque pour nos emplois », à moyen terme. Lorsque l’ère Trump sera derrière nous et que la Chine et d’autres pays seront très en avance sur la question des nouvelles technologies nécessaires, nous risquons de devenir les cancres de l’économie mondiale.

Les avantages de la transition

Souvent, la transition est présentée comme un simple coût, une épreuve. Annie Chaloux insiste sur tous les aspects positifs qui, pourtant, en découlent.

-Des logements mieux isolés sont plus confortables et moins chers à chauffer.

-Les transports collectifs réellement accessibles représentent une économie importante et une baisse du stress lié au trafic.

-Des villes et des espaces de vie avec plus d’arbres sont plus frais et contribuent à une bonne santé mentale.

-Des emplois de qualités dans des secteurs d’avenir.

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Cinq membres de l’exécutif de la CSN sont élus par acclamation https://www.csn.qc.ca/actualites/cinq-membres-de-lexecutif-de-la-csn-sont-elus-par-acclamation/ Wed, 27 May 2026 18:53:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116734 Les délégué-es du 68e Congrès ont réélu par acclamation certains membres de l’exécutif de la CSN. C’est le cas de Caroline Senneville, qui entamera son troisième mandat à la tête de la centrale. Enseignante au niveau collégial et ancienne présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, elle a obtenu la confiance des délégué-es afin de poursuivre son travail à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs pour les trois prochaines années.

François Enault, négociateur chevronné, est réélu à la première vice-présidence pour un troisième mandat également. Il aura notamment à piloter la prochaine ronde de négociation du secteur public au nom des 170 000 membres que la CSN représente aussi bien dans le réseau de la santé et des services sociaux que dans ceux de l’éducation et de l’enseignement supérieur.

C’est aussi un troisième mandat qui s’amorcera pour Yvan Duceppe. Comptable professionnel agréé, il a appuyé pendant des années les syndicats du mouvement au sein de MCE Conseils, en plus d’avoir occupé la fonction de trésorier à la Fédération des professionnèles–CSN. Le trésorier de la confédération veillera à la bonne santé financière de notre organisation.

De son côté, David Bergeron-Cyr est réélu pour un troisième mandat à la deuxième vice-présidence. Opérateur de chariot élévateur au centre de distribution du Groupe Jean Coutu et ancien président de la Fédération du commerce–CSN, il poursuivra notamment son travail sur des dossiers liés à la syndicalisation et la santé et la sécurité du travail.

Un nouveau visage fait son entrée à l’exécutif. Il s’agit de Jessica Goldschleger, anciennement présidente de la Fédération des professionnèles–CSN. Elle est élue pour un premier mandat à titre de secrétaire générale de la confédération.

Il est à noter qu’une élection se tiendra pour le poste de la troisième vice-présidence.

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Intelligence artificielle: quelle réponse syndicale ? https://www.csn.qc.ca/actualites/intelligence-artificielle-quelle-reponse-syndicale/ Wed, 27 May 2026 11:48:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116636 Diverses avancées technologiques survenues au cours des dernières décennies ont déjà bouleversé le monde du travail. Entre Amazon et Uber, un nouveau modèle d’exploitation capitaliste est en marche. Le développement fulgurant de l’intelligence artificielle (IA) aura des conséquences dans pratiquement tous les secteurs d’activité. Pensons notamment à l’utilisation des modèles d’IA générative, déjà généralisée à l’ensemble de la société alors que ces outils sont commercialisés depuis à peine trois ans.

L’avènement de cette révolution entraînera de plus en plus de défis pour les travailleuses et les travailleurs et pour leurs syndicats. C’est l’un des grands sujets à l’ordre du jour du 68e Congrès. Pour lancer la réflexion, la professeure agrégée au Département de relations industrielles de l’Université du Québec en Outaouais, Julie M.E. Garneau, a dressé un état de la situation et proposé quelques pistes de réflexion aux congressistes.

Est-ce la fin du travail ? Difficile de répondre à cette question de manière définitive à ce moment. Pour l’instant, relève Julie Garneau, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies viennent surtout modifier les tâches des travailleuses et des travailleurs. Certes, des emplois disparaissent dans le processus. Certains nouveaux emplois sont aussi créés, mais ce sont en général des emplois à statut précaire, sans aucune protection. En général, pour les travailleuses et les travailleurs, l’implantation de l’intelligence artificielle rime avec une augmentation du contrôle patronal à leur égard, la perte de savoir professionnel, des risques quant à la protection des données, une intensification du travail — car l’IA remplace les salarié-es dans les situations les plus simples — ainsi qu’une augmentation des risques d’erreur et d’enjeux éthiques.

Julie Garneau est également chercheuse au Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT) et co-responsable de l’axe Industrie 4.0, travail et emploi à l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA). Ce dernier a mené récemment une vaste enquête auprès des organisations syndicales, dont la CSN.

Force est de constater que l’IA fait des gagnants et des perdants parmi les travailleuses et les travailleurs. Si plusieurs l’utilisent pour faciliter leur travail et augmenter leur productivité, notamment chez les professionnel-les, plusieurs lui attribuent une certaine dégradation de leurs conditions de travail, un constat généralisé dans certains secteurs comme celui de la logistique.

En fait, l’impact de l’IA sur le travail peut prendre différentes formes en fonction de l’individu, de ses tâches et de son rôle dans l’organisation. Elle peut donc mener :

  • Au remplacement de travailleuses et de travailleurs et à des pertes d’emploi ;
  • À une dégradation de l’environnement de travail (surveillance, perte d’autonomie, perte d’expertise) ;
  • À une augmentation du travail (gain de productivité, amélioration de l’expérience de travail) ;
  • À la migration vers du travail non salarié marqué par davantage de précarité et moins de droits (Uber, Amazon, etc.).

L’enquête de l’OBVIA révèle que, présentement, seulement 20 % des syndicats jouent un rôle dans la prise de décision de leur employeur concernant l’IA. L’OBVIA constate également que, dans les milieux de travail où le syndicat joue un rôle actif, celui-ci est en mesure d’améliorer les décisions ainsi que de participer à établir un climat de confiance à l’égard des nouvelles technologies.

Syndicats : un rôle à jouer

Les syndicats seront appelés à intervenir de plus en plus pour contrer les conséquences négatives de l’IA. Trois terrains devront être investis :

  • Un ensemble de lois et de règlements devra être utilisé afin d’édicter des normes, de protéger les droits des travailleuses et des travailleurs et de contrer les principales conséquences négatives du recours à l’IA et aux nouvelles technologies. Le Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur lequel siègent des représentants de la CSN a récemment émis un avis à cet égard.
  • Les syndicats doivent également intégrer ces enjeux dans les conventions collectives. Les syndicats ont un rôle à jouer pour que ces innovations bénéficient aux travailleuses et aux travailleurs et non seulement aux capitalistes.
  • Enfin, les syndicats doivent informer leurs membres, leur fournir un cadre d’analyse afin que les travailleuses et les travailleurs se saisissent concrètement de ces enjeux. Pour Julie Garneau, les syndicats doivent s’imposer comme des acteurs légitimes dans ce domaine.

Pour plus d’information, consultez cette grande enquête menée par l’OBVIA, publiée en avril 2026, et l’avis du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM) sur l’intelligence artificielle en milieu de travail.

 

 

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Le droit des femmes et la situation sociopolitique au sud de la frontière https://www.csn.qc.ca/actualites/le-droit-des-femmes-et-la-situation-sociopolitique-au-sud-de-la-frontiere/ Tue, 26 May 2026 21:37:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116578 C’est devant une salle comble que s’est déroulé le dîner-causerie du Comité de la condition féminine de la CSN. Pour l’occasion, l’invitée d’honneur était la réputée chercheuse Élisabeth Vallet, de l’Observatoire géopolitique de l’UQAM.

Spécialiste des États-Unis, Mme Vallet, qui est aussi professeure à l’UQAM et au Collège militaire royal de Saint-Jean, a brossé un portrait à la fois lucide et inquiétant – pour ne pas dire effrayant –, de la situation sociopolitique qui sévit au sud de la frontière.

Sa présentation, intitulée Reculs et fractures – De Washington au monde – Les femmes et le pouvoir a fait particulièrement état des reculs des droits des femmes, qui se déroulent sous nos yeux, à une vitesse fulgurante.

Les vents ont tourné

Alors que nous sommes plusieurs à nous inquiéter de la conjoncture sociopolitique tant chez nous qu’à l’échelle mondiale, la chercheuse est venue confirmer que notre sentiment d’inquiétude est fondé : nous sommes à un tournant mondial et Donald Trump est au cœur de cette tempête.

Le sentiment est réel et documenté par des scientifiques à travers le monde. À titre d’exemple, pour la première fois depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, plus de gens vivent dans une autocratie que dans une démocratie à l’échelle planétaire. « Nous sommes minoritaires », lance Mme Vallet. Dans le monde, plusieurs libertés sont menacées, des libertés qu’on croyait acquises : syndicales et académiques, notamment.

Le réputé Bulletin of the Atomic Scientists, qui, depuis 1945, traite de la sécurité planétaire et des questions de politique publique, en particulier celles liées aux dangers posés par les armes nucléaires et autres armes de destruction massive, avance pour sa part que nous sommes à 85 secondes de minuit, soit de l’apocalypse. Rarement depuis la fin de la Seconde Guerre avons-nous été si proches.

Zoom sur les États-Unis

Pourquoi les réalignements politiques auxquels nous assistons aux États-Unis sont-ils déterminants ? C’est que nos voisins du Sud sont la pierre angulaire de l’architecture mondiale de l’après-guerre, notamment avec la création de l’ONU. « Si on enlève cette pierre, tout s’écroule et c’est à quoi nous assistons », explique la chercheuse.

Et ce déclin a été extrêmement rapide. Le retrait des Américains de plusieurs organisations humanitaires à l’échelle mondiale, jumelé à l’abolition de programmes sociaux internes, tous exercés sous Trump, font extrêmement mal. Aujourd’hui, certains affirment que les États-Unis constituent au mieux une démocratie illibérale, au pire, une autocratie light.

Il faut dire que Trump laisse sa marque partout. Plusieurs chercheurs ont d’ailleurs noté le changement esthétique du monde trumpien : le culte de la personnalité, l’image de la femme blonde et botoxée, les manteaux kaki des agents de l’ICE de Gregory Bovino, qui rappellent curieusement la Gestapo, la mise en scène et la banalisation de la violence. On assiste aussi à la masculinisation de la politique internationale : pour être un chef d’État, il faut être homme viril, comme Trump.

Tous des changements documentés scientifiquement.

Et les femmes ?

Quand les droits s’écroulent, ceux des femmes sont parmi les premiers à tomber. On le sait, la droite américaine est composée de plusieurs factions, qui ne s’entendent pas toutes sur les directions à prendre. Il y a toutefois un point unique sur lequel elles s’entendent : la place des femmes. Ces dernières devraient rentrer à la maison et sortir de l’espace politique. Elles sont incapables et dangereuses.

Pour arriver à leurs fins, la droite les traque : l’accès à l’avortement et leur santé reproductive sont minés. Dans certains états, on suggère aux femmes d’éviter d’utiliser des applications de suivi des menstruations sur leur téléphone, afin de ne pas donner d’indices en cas d’avortement. Ailleurs, on leur suggère d’éviter de commander les tampons et serviettes hygiéniques toujours à la même pharmacie, car elles pourraient être dénoncées par leur pharmacien.

On tente aussi de complexifier l’accès au droit de vote pour les femmes. Les attaques sont si nombreuses, que deux femmes sur cinq sont prêtes à quitter des États-Unis.

La bonne nouvelle, c’est que, malgré tout, la riposte s’organise. Des bibliothécaires se regroupent pour sauver les livres interdits, plusieurs manifestations se tiennent dans les villes américaines. Les tribunaux inférieurs repoussent l’agenda de Trump, etc. « Toutes les façons de militer sont bonnes », explique la chercheuse.

Et à la question, devrions-nous craindre que cela se reproduise ici ? Élisabeth Vallet répond sans ambages : soyons extrêmement prudentes. Oui, nos contre-pouvoirs existent, mais ils ne sont pas enchâssés de manière rigoureuse.

« Il faut investir tous les espaces de la cité : pas juste le politique. Il faut prendre la parole et encourager les gens à le faire, pour contrer la désinformation. Les droits des autres sont aussi les nôtres et nous sommes tous les agents de notre cause. Ne laissons pas les autres nous diviser. Sororité ! »

 

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Se syndiquer pour gagner : la CSN en mouvement, plus forte que jamais https://www.csn.qc.ca/actualites/se-syndiquer-pour-gagner-la-csn-en-mouvement-plus-forte-que-jamais/ Tue, 26 May 2026 21:08:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116573 Malgré les attaques antisyndicales, malgré les obstacles, la CSN est au premier rang en ce qui concerne la syndicalisation des travailleuses et des travailleurs québécois. C’est ce constat qu’a partagé le vice-président responsable de la syndicalisation, David Bergeron-Cyr, aux congressistes.

Dans une allocution résolument tournée vers l’avenir, David Bergeron-Cyr a d’abord rendu hommage aux nouveaux syndicats qui ont choisi la CSN au cours du dernier mandat. Leur présence, applaudie par les congressistes, a rappelé une vérité essentielle : se syndiquer demeure un acte de courage, de solidarité et de dignité.

Car derrière chaque nouvelle accréditation, il y a des travailleuses et des travailleurs qui refusent la peur, l’isolement ou l’arbitraire. Des campagnes souvent menées dans la discrétion, parfois même dans la clandestinité, face à des employeurs qui multiplient les tactiques antisyndicales. Le vice-président a salué le rôle déterminant des militantes, des militants et équipes syndicales qui rendent ces victoires possibles, une lutte à la fois.

Mais le constat est sans détour : les adversaires du syndicalisme se sont multipliés et durcis. Des employeurs qui contestent ouvertement la représentation syndicale. Des organisations concurrentes qui attaquent systématiquement certains syndicats affiliés à la CSN. Des gouvernements qui multiplient les offensives antisyndicales et remettent en question des outils essentiels à l’organisation collective.

Face à ces attaques, le message est sans ambiguïté : la réponse passe par un syndicalisme de proximité, enraciné dans les milieux de travail, porté par la mobilisation et le rapport de force.

Et les résultats parlent d’eux-mêmes.

Au cours du dernier mandat, plus de 15 000 nouvelles travailleuses et nouveaux travailleurs ont joint les rangs de la CSN. Une progression qui témoigne de la pertinence du projet syndical porté par la centrale. Aujourd’hui, la CSN représente 24,5 % des salarié-es syndiqué-es au Québec, tout en déposant, année après année, près de 29 % des requêtes en accréditation.

« Nous déposons plus que ce que nous représentons », a résumé David Bergeron-Cyr avec fierté.

Parmi les batailles marquantes du dernier mandat, plusieurs dossiers d’envergure témoignent d’une volonté d’ouvrir de nouveaux fronts : la lutte emblématique chez Amazon, l’organisation de secteurs non traditionnels comme les acupuncteurs et les écrivain-es du Québec, ou encore la syndicalisation du dernier groupe non syndiqué du réseau des CISSS et CIUSSS au Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, fruit d’une campagne de deux ans.

Le portrait n’est pas sans défis. La CSN a aussi perdu près de 2 000 membres, principalement à la suite de révocations syndicales. Un rappel que la syndicalisation continue après l’accréditation : elle exige une vie syndicale forte, vivante et engagée.

Pour le prochain mandat, David Bergeron-Cyr a lancé un appel à la vigilance et à l’action. L’implantation de l’agence Santé Québec dans le réseau de la santé et des services sociaux, le secteur de la construction et les secteurs d’emploi encore non syndiqués exigeront toute la force du mouvement.

Une chose est certaine : à la CSN, le combat continue. Et il se mène avec la même conviction qu’au premier jour — celle de bâtir un monde du travail plus juste, une victoire à la fois.

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Avec podcast ! https://www.csn.qc.ca/actualites/avec-podcast/ Tue, 26 May 2026 20:59:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116569 Sous une formule originale et piquante, le comité LGBT+ a invité les congressistes de la diversité et leurs allié-es à un épisode des Pas’sages – Radio Queer, « faux-vrai podcast » animé par Moe Thibodeau et Francis Boudreault.

Plusieurs thèmes ont été abordés dans l’ouverture et la bienveillance, dont les fondements de la diversité sexuelle et de la pluralité des genres. En naviguant dans l’actualité à suivre ou ne pas suivre, à travers le hockey du Canadien et de la Victoire, en passant par Sophie Durocher, qui fait la crise du bacon à cause d’Angine de Poitrine, nous avons exploré plusieurs sujets éclectiques.

L’histoire d’Albert Smith (voir ci-bas) a servi d’amorce à une série d’échanges sur le sexe biologique, sur l’identité de genre, sur la vaste pluralité de l’expression des gènes et des chromosomes X et Y, puis des caractéristiques sexuées qui peuvent aussi migrer durant la puberté. Une seule posture sera de mise : l’ouverture, toujours, même si l’on ne comprend pas toujours.

Les animateurs ont spontanément téléphoné à Bernard Drainville et Simon Jolin-Barrette pour leur suggérer respectivement de mettre de l’avant les toilettes publiques mixtes et de consulter la communauté LGBTQ+ quand ils décident de lancer des projets de loi qui touchent les membres de la diversité.

Le comité a tenu à souligner le départ à la retraite de Dominique Dubuc, militante aguerrie du comité ainsi que celui de Donald Picotte, également militant de longue date.

Même avec podcast, les membres de la diversité et leurs allié-es ont passé un super bon moment.

 

 

L’incroyable histoire d’Albert Smith

Dans un livre intitulé The Miracle Maid, Thom Racine, ancien policier de Cornwall en Ontario, enquête et retrace l’histoire étonnante d’Albert Smith, connu aussi sous le nom d’Albertine Lapensée, l’étoile des étoiles. En 1916, Albertine devient une vedette du hockey féminin canadien alors que la guerre de 1914-1918 éloigne les hommes des patinoires. Entre autres, le 27 janvier 1916, Lapensée se démarque lors d’un match en marquant 23 buts. En 2 saisons, 123 buts lui seront attribués.

À un moment, l’athlète disparaît. Racine retrouvera ses traces aux États-Unis, lieu de sa mort. Sur sa pierre tombale, son nom réel, Albert Smith, sera aussi retracé sur son acte de naissance révélant son sexe masculin. Cette légende nous révèle qu’Albert Smith était fort probablement une personne intersexe. Nous ne le saurons toutefois jamais, puisqu’il n’a jamais choisi son identité de genre.

Pour en savoir plus : https://ici.radio-canada.ca/recit-numerique/12820/albertine-lapensee-hockey-feminin-mystere-disparition-intersexualite

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La Gen Z en action https://www.csn.qc.ca/actualites/la-gen-z-en-action/ Tue, 26 May 2026 20:25:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116561 Près de 80 jeunes – et moins jeunes – ont pris part au dîner-causerie du comité confédéral des jeunes ce midi. Dans la salle, des syndiqué-es de moins de 35 ans venus créer des solidarités, mais aussi des membres à la recherche de pistes de solutions pour inclure davantage la relève syndicale. 

Affilié à la CSN en 2023, le CREW représente les auxiliaires d’enseignement et de recherche de l’Université Concordia. Mya Walmsley et Saskia Kowalchuk racontent que c’est l’incapacité de leur ancienne centrale syndicale à défendre adéquatement ses membres qui les a poussées à changer d’organisation. Un professeur accusé de harcèlement a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. La nature du travail d’auxiliaire pose toutefois une difficulté structurelle à qui tente de mener un maraudage : la liste des membres change chaque session universitaire. Malgré ça, les militants du CREW ont recueilli 1700 cartes, en misant sur une campagne militante rigoureuse et créative. « On voulait parler aux membres dans un langage qui avait du sens pour eux et s’éloigner du langage formel et corporatiste de notre ancienne centrale », expliquent les deux militantes.  

Rosalie Bezeau-Faucher et Marion Dinne présentent ensuite le Syndicat des travailleuses et travailleurs en intervention communautaire (STTIC–CSN), syndicat de 900 membres issus de 23 organismes communautaires. Contrairement au CREW, qui est un syndicat de jeunes par définition, le membrariat du STTIC–CSN est jeune, principalement à cause des mauvaises conditions de travail du milieu communautaire. Ses adhérents, souvent nouvellement diplômés, vivent leur première expérience de travail et se heurtent à des salaires insuffisants, à des enjeux de santé et de sécurité ainsi qu’au sous-financement des milieux communautaires. Le syndicalisme devient alors un levier essentiel, tant pour améliorer les conditions d’emploi que pour renforcer les services à la population. 

Dans les deux syndicats, les intervenantes soulignent des défis communs : roulement élevé, manque de ressources et méconnaissance des droits chez les jeunes travailleuses et travailleurs. Ces réalités compliquent la vie syndicale et le renouvellement militant. Pourtant, le message est clair : rien ne justifie que les jeunes soient traités comme une main-d’œuvre bon marché. Que ce soit dans le commerce de détail, la restauration, les épiceries ou les universités, tout travail devrait permettre de vivre dignement.  

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