Négociation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 23 Dec 2025 19:39:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Négociation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN publie son palmarès des pires employeurs du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-beton-provincial-renaud-bray-la-csn-publie-son-palmares-des-pires-employeurs-du-quebec/ Mon, 22 Dec 2025 16:00:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110798 Conflits de longue durée, absence de volonté de négocier sérieusement, usage de briseurs de grève, fermetures entraînant des milliers de pertes d’emplois : nombreux sont les gestes antisyndicaux qui ont ponctué l’année 2025, faisant reculer les droits des travailleuses et des travailleurs québécois. Voilà les raisons qui amènent la CSN à publier son palmarès annuel des pires employeurs du Québec.

« Les pires employeurs sont ceux qui ne daignent même pas respecter le cadre légal des relations de travail que nous avons au Québec. Les pires boss sont ceux qui bafouent la liberté fondamentale de se syndiquer et de négocier collectivement pour améliorer ses conditions de travail. Sans oublier ceux qui, une fois au pouvoir, voudraient modifier les lois du travail à leur avantage », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La palme du pire employeur de l’année revient sans conteste à la multinationale Amazon. En représailles à la syndicalisation d’un premier centre de distribution au Canada, Amazon n’a pas hésité, le 22 janvier dernier, à fermer l’ensemble de ses entrepôts situés au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. La multinationale doit aujourd’hui se défendre devant le Tribunal administratif du travail (TAT) à la suite de la contestation de ces fermetures par la CSN.

« Jour après jour, les audiences du procès nous apprennent comment Amazon, dès la syndicalisation des employé-es de l’entrepôt DXT4, a réorganisé l’ensemble de ses opérations au Québec afin d’annihiler toute présence syndicale. Un geste totalement condamnable qui a eu des répercussions sur des milliers de vies », affirme Caroline Senneville.

Les entreprises québécoises ne sont pas en reste, la compagnie Béton Provincial et les librairies Renaud-Bray se partageant les 2e et 3e positions du palmarès.

À peine six mois après avoir acquis les usines de LaSalle et Longueuil, Béton Provincial a mis ses 50 employés en lock-out le 5 décembre 2024, les privant de prestations d’assurance-emploi à l’aube de la saison morte. Alors que certains revendiquent jusqu’à 30 années de service à ces usines, les employés sont toujours dans la rue après plus d’un an et refusent les conditions exigées par l’entreprise d’André Bélanger : un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la révision à la baisse de leur assurance collective.

Le groupe Renaud-Bray, déjà sanctionné par le TAT pour négociation de mauvaise foi et usage de briseurs de grève, refuse toujours de négocier autre chose qu’un salaire fixé à 15 sous au-dessus du salaire minimum. En grève depuis plus d’un an, les employé-es des succursales Laurier Québec et des Galeries de la Capitale avaient rejeté, en juillet, les dernières offres de l’employeur après que celui-ci ait demandé au ministère du Travail d’ordonner un vote sur celles-ci. Depuis, l’employeur n’a pas daigné se représenter à la table de négociation, préférant envoyer un avis de fermeture pour la succursale des Galeries de la Capitale.


Les attaques aux lois du travail en trame de fond

En maintenant une position inflexible à la table de négociation pendant plus de 120 rencontres, la Société de transport de Montréal (STM) a amplement mérité sa présence au palmarès des pires employeurs du Québec.

« Nous avions prédit en début d’année que la révision des balises sur les services essentiels du ministre Boulet allait avoir un effet paralysant sur une multitude de négociations. La STM avait tout intérêt à jouer le calendrier : elle savait qu’une nouvelle loi allait entrer en vigueur ; elle est restée campée sur ses positions et refuse toujours de s’entendre avec l’ensemble de ses employé-es », fait valoir Caroline Senneville.

À titre d’employeur, le gouvernement du Québec se hisse aussi parmi les pires du Québec.

« Que ce soit en services préhospitaliers, en milieu correctionnel ou à l’aide juridique, des milliers de travailleuses et de travailleurs n’ont eu aucune augmentation de salaire depuis 2022 : le gouvernement n’a aucune raison valable de laisser traîner ces négociations. Il n’y a aucune raison non plus que des milliers de travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux ne reçoivent toujours pas les primes qui ont été négociées il y a maintenant deux ans », ajoute-t-elle.

En matière de santé et sécurité du travail, le ministre Boulet s’est encore une fois démarqué au cours de l’année en retirant, au sein des réseaux de santé, de services sociaux et d’éducation, les mécanismes de prévention pourtant prévus pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs québécois. Sans parler de sa responsabilité directe dans le recul des droits des travailleuses et des travailleurs par l’entremise de la loi 14 et du projet de loi 3.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La Gardienne Inc., sitôt syndiquées, les éducatrices se munissent d’un mandat de moyen de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/la-gardienne-inc-sitot-syndiquees-les-educatrices-se-munissent-dun-mandat-de-moyen-de-pression/ Mon, 22 Dec 2025 13:24:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110803 Réunies en assemblée générale vendredi dernier, les travailleuses de la garderie La Gardienne Inc. se sont dotées à l’unanimité d’un mandat de moyens de pression.  

« Notre objectif c’est de nous donner des conditions gagnantes pour négocier de la façon la plus productive possible, mais on a malheureusement dû se munir d’un mandat de moyens de pression puisque plusieurs signaux patronaux nous laissent croire que la négociation ne sera pas facile », explique la présidente du syndicat Marie-Laurence Ménard. 

Depuis le début du processus de syndicalisation, certaines éducatrices ont vécu des changements à leurs conditions de travail qui soulèvent des préoccupations, notamment en ce qui concerne des réductions d’heures et des communications liées à la sécurité d’emploi.  

« Les conditions de travail de ces éducatrices, ce sont les conditions dans lesquelles les enfants vivent au quotidien. Elles méritent le respect », explique la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie –CSN, Annick Primeau.  

Négociation à venir
Le syndicat, accrédité depuis octobre, a également adopté ses demandes en vue de la première négociation qui sera entamée en janvier. Ces dernières permettraient de favoriser la rétention des travailleuses, de mettre fin à l’arbitraire et au manque de respect de leur employeur et obligeront le respect des règles ministérielles. Le syndicat ajoute que si elles étaient intégrées à leurs conditions de travail, ces revendications représenteraient un pas important pour la valorisation du travail important que font chaque jour les membres du syndicat auprès des enfants. 

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Les salarié-es de la Résidence Duplessis de Trois-Rivières entament une grève de cinq jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-la-residence-duplessis-de-trois-rivieres-entament-une-greve-de-cinq-jours/ Sat, 20 Dec 2025 13:54:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110794 Après plusieurs mois de négociation marqués par un manque flagrant d’avancées à la table, les personnes salariées de la Résidence Duplessis de Trois-Rivières ont décidé d’entamer une séquence de grève de cinq jours afin de forcer l’employeur à déposer de véritables offres. Ces dernières doivent permettre de rattraper les importants retards salariaux accumulés au fil des dernières années.

Un employeur méprisant

Malgré de nombreux mois de négociation et la présence d’une conciliatrice du ministère du Travail, l’employeur refuse de démontrer une réelle volonté de parvenir à une entente satisfaisante pour les deux parties. Il s’est contenté de déposer des offres salariales anémiques et inéquitables, variant entre 8,99 % et 11 % sur quatre ans.

Pour Marlène Ross, représentante du secteur des résidences privées pour aîné-es (RPA), il s’agit d’une tentative de manipulation évidente :

« On cherche clairement à forcer les travailleuses et travailleurs syndiqués à plier le genou et à accepter des miettes. Quel message l’employeur envoie-t-il lorsqu’il choisit de rompre les négociations ? Il dit essentiellement aux membres de prendre ou de laisser l’offre, sans droit de revendiquer davantage » affirme Mme Ross.

Un ras-le-bol généralisé chez les membres

Face à l’attitude fermée et méprisante de la partie patronale, les membres de la Résidence Duplessis ont déclenché une grève de cinq jours, débutée le 19 décembre à minuit.

« Quand un employeur refuse de démontrer le respect dû à ses salarié-es à la table de négociation, il est temps de passer aux moyens de pression », affirme Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN).

« Les travailleuses et travailleurs de la Résidence Duplessis ont choisi de faire entendre leur voix collective et de dire clairement que trop, c’est trop. Nous sommes pleinement solidaires de leur lutte et nous les appuierons jusqu’à l’obtention d’une entente juste et satisfaisante » conclut le président du CCCQ.

Rappelons que le syndicat de la Résidence Duplessis est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et qu’il adhère à la plateforme de négociation coordonnée regroupant plusieurs dizaines de RPA partout au Québec.

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Les cols bleus veulent que la négociation débloque https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-veulent-que-la-negociation-debloque/ Thu, 18 Dec 2025 14:55:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110652 Réunis en assemblée générale ce mercredi 17 décembre, les membres du syndicat des cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont voté à 87,5 % en faveur d’un mandat de grève de cinq jours.

« Les négociations se déroulent depuis plus d’un an. Enfin, le 22 septembre, après plusieurs séances de négociation, nous avions une entente. Les deux parties avaient travaillé de façon sérieuse et assidue en conciliation. Mais au moment de la réception des textes, l’employeur a fait volte-face et a ajouté des éléments substantiels non négociés », affirme Josée Dubé, 2e vice-présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur municipal.

Une séance de négociation avec un conciliateur est prévue le 5 janvier prochain. Si l’employeur ne revient pas sur les modifications qui ont suivi l’entente du 22 septembre, le syndicat déclenchera la grève dans les jours qui suivront.

« Les salarié-es sont sans convention collective depuis 2022. Ça fait trois ans qu’ils n’ont pas reçu d’augmentation salariale. Ils ont été plus que patients. Nous vivons des années d’inflation élevée, la ville doit arrêter de tergiverser et régler rapidement pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de retrouver leur pouvoir d’achat », croit le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland.

À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les familles d’accueil affiliées à la CSN obtiennent des gains significatifs https://www.csn.qc.ca/actualites/les-familles-daccueil-affiliees-a-la-csn-obtiennent-des-gains-significatifs/ Thu, 18 Dec 2025 14:10:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110650 Après plus de deux ans de négociations, et suite à un vote à 97%, les Ressources de type familial – communément appelées familles d’accueil – syndiquées avec la CSN ont entériné hier soir une entente de principe.

L’entente leur garantit une augmentation de 17,4 % sur 5 ans, appliquée à la rétribution pour le soutien ou l’assistance des bénéficiaires. Le montant quotidien alloué aux familles passera par ailleurs à 34,71 $ par jour à partir du 1er avril 2026, un gain de près de 3 % supérieur à l’inflation.

« Nous sommes fières d’être allées chercher l’équivalent des gains du secteur public, mais aussi d’avoir été en mesure de bonifier le montant quotidien des dépenses de bases pour les usagers. C’était une question de dignité pour ces derniers, et d’équité pour les personnes-ressources qui devaient souvent piger dans leurs poches pour compenser », explique la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Lucie Longchamps.

« Il reste du chemin à faire pour que les ressources de type familial soient reconnues à la hauteur de leur apport à la société québécoise, mais nous sommes satisfaites des gains que nous sommes allés chercher. Rappelons que nous avons pu compter sur un mandat fort de moyens de pression, adopté à 98 % par nos quelque 1500 membres afin de nous garantir ces résultats », ajoute de son côté Diane McNicoll, représentante du secteur.

D’autres gains ont également été obtenus par la CSN, notamment sur le plan de la représentation syndicale, de l’enquête administrative et du travail de partenariat entre les ressources et les établissements avec lesquels elles sont contractuellement liées.

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Un nouveau dépôt global pour forcer les vraies discussions https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouveau-depot-global-pour-forcer-les-vraies-discussions/ Tue, 16 Dec 2025 19:44:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110568 Le lundi 15 décembre, le comité de négociation des 3300 paramédics membres de syndicats CSN a présenté une proposition globale aux employeurs et au gouvernement afin de favoriser un règlement satisfaisant dans les meilleurs délais des conventions collectives, lesquelles sont échues depuis le 1er avril 2023. Les dernières augmentations de salaire des paramédics remontent à 2022.

« Depuis près d’un an, nous avons concentré presque tous nos efforts à trouver des solutions aux objectifs du gouvernement, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Nous avons beaucoup parlé de disponibilité et de mobilité de main-d’œuvre en cherchant de notre côté des compromis qui minimiseraient les impacts négatifs sur la rétention des paramédics dans la profession.

Pendant ce temps, on n’a pas parlé de la question importante de la rémunération. Faut-il rappeler que la position actuelle du gouvernement en négociation mènerait à une baisse de salaire au jour 1 de la prochaine convention collective ? Il y a des limites à faire sans cesse des compromis sans que cela n’entraîne une once de mouvement du côté patronal. Les paramédics que nous représentons le reçoivent comme un énorme manque de respect pour leur profession indispensable ».

Réponse patronale attendue
En déposant une proposition globale, incluant autant les priorités patronales que syndicales, les syndicats attendent une réponse, elle aussi globale. Il est grand temps pour le gouvernement de laisser tomber les propositions qui appauvrissent les paramédics, de mettre de l’énergie à convenir d’une échelle salariale qui reflète pleinement la valeur de leur travail et de chercher, tout comme la partie syndicale, des voies de passage menant à une entente de principe.

Côté syndical, la disponibilité est totale d’ici la fin de l’année pour poursuivre les négociations. À ce jour, les employeurs et le gouvernement n’ont pas offert de plage de disponibilité avant le 6 janvier 2026.

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Le syndicat adopte un mandat de moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-adopte-un-mandat-de-moyens-de-pression/ Thu, 11 Dec 2025 13:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110283 Réunis en assemblée générale ce mercredi 10 décembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont adopté à l’unanimité un mandat de moyens de pression, excluant la grève.

« Après seulement cinq rencontres de négociation, nous faisons face à un employeur qui a déjà annulé deux rencontres à la dernière minute, dont celle qui devait avoir lieu hier. Nous avions pourtant déposé nos demandes salariales le 26 novembre dernier et nous étions prêts à en discuter avec la partie patronale », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Avec un excédent actuel totalisant environ 1,7 million $, la situation financière de la ville est excellente. Depuis le mois de février 2025, le syndicat est prêt à négocier son prochain contrat de travail qui assurera des services de qualité aux citoyennes et citoyens de Murdochville », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Nous avons un seul message pour la nouvelle administration de la municipalité : nous voulons des dates et nous voulons négocier. « Les opérations de la future mine de Métaux Osisko ont débuté et cet employeur offre déjà des conditions d’emploi supérieures, ce qui pourrait entraîner rapidement une perte d’expertise si les employés de la ville vont travailler ailleurs », conclut le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Steeve Bernard.

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 11 Dec 2025 04:12:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110318 Les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN de la traverse Québec–Lévis, de l’atelier de réparation navale de Québec et de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout ont accepté la recommandation du conciliateur.

« En plus des 17,4 % d’augmentations salariales prévues au règlement du secteur public, nous avons obtenu un 2 % supplémentaire pour la sixième année de notre nouveau contrat de travail. Celui-ci contient également diverses bonifications des échelles salariales, des primes, des vacances et de nos assurances collectives, souligne le président du syndicat, Patrick St-Laurent. Finalement, nous avons réussi à contrer plusieurs reculs majeurs que l’employeur voulait nous imposer ».

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Québec–Lévis, à l’atelier de réparation navale de Québec et à la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout sur terre et sur mer. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

 

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Des travailleurs essentiels sont sans convention depuis près de trois ans https://www.csn.qc.ca/actualites/pendant-que-les-deputes-de-la-caq-celebrent-les-fetes/ Wed, 10 Dec 2025 22:45:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110218 En ce 10 décembre 2025, la CAQ tient aujourd’hui une petite fête, à Québec, pour souligner le passage de 2025 à 2026. Des paramédics et des agents de la paix en services correctionnels du Québec ont profité de l’occasion pour rappeler aux député-es caquistes que les négociations piétinent pour le renouvellement de leurs conventions collectives, échues depuis le 1er avril 2023.

« On est venu rappeler aux député-es que, pendant qu’ils festoieront durant les Fêtes, il y a des milliers de travailleuses et de travailleurs essentiels qui seront à pied d’œuvre pour remplir leur mission de santé et de sécurité publiques, explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. La CAQ profite du fait que les moyens de pression de ces deux groupes sont fortement limités pour tenter de leur faire avaler des conditions de travail inacceptables. Ils ne se laisseront pas faire! Ce sont des métiers difficiles tant physiquement que mentalement ; le gouvernement doit le reconnaître et conclure des ententes qui en tiennent compte ».

Du côté des paramédics, les négociations accrochent particulièrement sur l’enjeu de la rémunération : le gouvernement propose de baisser leur rémunération, jusqu’à quatre dollars l’heure pour de nombreux paramédics. « Nous serons en négociation les 12 et 15 décembre », explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. « Quant à nous, la partie patronale devra avoir des mandats pour pouvoir progresser. Il est clair que nous n’accepterons pas de diminuer nos revenus. Au contraire, nous demandons d’être pleinement reconnus à notre juste valeur. Il y a une certaine urgence de le faire, car les entreprises peinent déjà à retenir les paramédics à leur emploi », ajoute-t-il.

Un scénario similaire du côté du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN), qui revendiquent une rémunération à la hauteur des divers défis vécus dans les établissements de détention : « Même si le ministère de la Sécurité publique martèle qu’il souhaite être un employeur de choix pour attirer du personnel et le retenir, tout en abusant du recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) dans certains établissements, dans les faits, son approche est tout autre. Nous comptons environ 200 postes vacants, plus de 300 agentes et agents en arrêt de travail pour diverses raisons – soit 20 % de nos effectifs –, et une centaine de démissions en moyenne chaque année. Pour freiner cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions à la hauteur des exigences de notre travail et selon nous, la négociation actuelle est le moment propice pour y parvenir ».

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L’intransigeance de la STM force la tenue de la grève des heures supplémentaires des 2400 employé-es d’entretien https://www.csn.qc.ca/actualites/lintransigeance-de-la-stm-force-la-tenue-de-la-greve-des-heures-supplementaires-des-2400-employe-es-dentretien/ Wed, 10 Dec 2025 19:17:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110224 Le Syndicat du transport de Montréal–CSN déclenchera une grève des heures supplémentaires qui pourrait avoir lieu du 11 décembre au 11 janvier prochains. Cette grève touche l’administration de la STM dans l’objectif d’enfin convenir d’une entente de principe.

Le Tribunal administratif du travail a rendu sa décision le 10 décembre indiquant que l’avis de grève transmis par le syndicat respecte les services essentiels. La grève qui sera déclenchée demain ne touche que les heures supplémentaires. Le transport adapté n’est pas concerné. Si la grève entraine un ralentissement de services pour la population, cela n’est qu’en raison de la mauvaise gestion de la STM. Rappelons que le syndicat avait mis fin à sa précédente grève en novembre dernier afin de répondre aux demandes du gouvernement et de l’administration municipale. Depuis, ni le gouvernement, ni la STM ou l’administration municipale n’ont fait d’efforts pour permettre d’obtenir une entente satisfaisante pour les 2400 employé-es d’entretien. L’enjeu du recours à la sous-traitance reste le plus litigieux.

« Cette grève, elle aurait pu être évitée comme les précédentes. Tout ce que ça prend, c’est que la STM lâche sa posture inflexible. Cette grève couvrant la période des Fêtes vise à toucher l’administration de la STM pour qu’enfin la négociation débloque. Au lieu de négocier, la STM tente de faire peur à la population et de nous faire croire que notre grève entraine un ralentissement de services. Comment se fait-il que la STM ne soit pas en mesure d’offrir son service normal sans avoir recours aux heures supplémentaires ? Il est grand temps de mettre fin à cette négociation qui s’éternise et de nous donner les moyens de continuer d’entretenir les infrastructures vieillissantes de la STM », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Le ministre Jean Boulet était sur toutes les tribunes pour dénoncer la grève des employé-es d’entretien. Depuis la fin de la grève, c’est silence radio de son côté. Rien n’a été fait pour aider les parties à régler. Quand vient le temps de s’en prendre aux syndicats et aux moyens de pression, on peut compter sur la CAQ. Mais quand vient le temps de jouer son rôle pour appuyer la négociation, le gouvernement rate la cible. Le syndicat a été bon joueur en faisant une trêve en novembre. Visiblement, il n’y a que les moyens de pression qui font bouger les choses », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

À propos
Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Deuxième grève chez Kruger à LaSalle https://www.csn.qc.ca/actualites/deuxieme-greve-chez-kruger-a-lasalle/ Wed, 10 Dec 2025 13:52:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110154 Les employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève de sept jours pour faire aboutir leur négociation. Les travailleuses et les travailleurs ont rejeté à 92,5 % les dernières offres sur la table, à la suite d’un compromis proposé par le conciliateur. Ce vote s’est tenu samedi dernier.

Cette usine de Kruger est responsable de l’emballage carton de plusieurs produits connus dont certains sont fabriqués par Kruger même : Cashmere, Scotties et Sponge Towels. D’autres entreprises connues traitent avec l’usine de LaSalle, notamment dans les secteurs agroalimentaires et pharmaceutiques.

« On le répète, les offres de l’employeur doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, si l’on considère l’inflation élevée pendant la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger. Nous sommes un maillon important de la chaîne, essentiel à l’expédition des produits d’autres divisions de Kruger », affirme le président du syndicat de Kruger à LaSalle, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre dernier.

Kruger, le milliardaire

« Le grand patron milliardaire, Joseph Kruger II, devrait être en mesure de bien payer ses employé-es. Aujourd’hui, c’est une demande de négociation, mais c’est aussi une question de justice quant à la redistribution de la richesse. C’est d’autant plus pertinent que l’entreprise Kruger bénéficie d’importantes subventions de l’État québécois depuis plusieurs années. Ces subventions proviennent des impôts payés par toute la population, y compris par ses travailleurs et travailleuses. M. Kruger peut mettre fin à cette grève rapidement s’il le décide », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Kruger procède à l’expansion de sa production à Sherbrooke et construira une nouvelle usine aux États-Unis. Les affaires vont bien, il est possible de régler ce conflit rapidement si la volonté est là, » ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une semaine de grève

« Je tiens à saluer le courage des travailleuses et des travailleurs qui ont décidé de se tenir debout, de ne pas plier et de continuer la bataille jusqu’à l’obtention d’une convention satisfaisante », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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La CAQ fragilise le secteur préhospitalier https://www.csn.qc.ca/actualites/la-caq-fragilise-le-secteur-prehospitalier/ Tue, 09 Dec 2025 23:08:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110151 Sans convention collective depuis près de trois ans, les paramédics dénoncent les exigences de la CAQ qui impose des baisses des conditions de travail et de rémunération pouvant atteindre 4$ dollars l’heure. Pour illustrer l’impasse, des paramédics ont renversé aujourd’hui une ambulance au centre-ville de Trois-Rivières.

« On ne comprend pas pourquoi la CAQ bloque la négociation comme ça, dénonce le président du Syndicat des paramédics de la CAM–CSN, Alexandre Gargouri. La CAQ a dilapidé les finances publiques dans toute une série de mauvais projets. C’est insultant de voir le gouvernement jouer les durs quand vient le temps d’offrir aux paramédics des conditions de travail décentes et un salaire équitable. »

« C’est un manque de respect flagrant à notre égard, enchaîne le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. C’est pourtant sur nous que repose l’ensemble du système préhospitalier d’urgence au Québec. En dévalorisant notre profession comme il le fait, le gouvernement risque de créer une pénurie de main-d’œuvre, car il n’y aura plus personne qui acceptera d’effectuer ce travail. »

En matinée, les paramédics ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail, Jean Boulet. Le 17 novembre, des paramédics ont rencontré Jean Boulet. À cette occasion, le ministre avait exprimé son souhait de voir les négociations progresser plus rapidement après avoir nommé un conciliateur au dossier. Force est de constater que cette intention ne s’est pas matérialisée,.

L’enjeu de la rémunération est au cœur du conflit. Au cours des dernières semaines, la partie syndicale a travaillé d’arrache-pied afin de dégager des propositions de compromis pour rejoindre les objectifs du gouvernement en termes de mobilité et de flexibilité de la main-d’œuvre. Ces mouvements auraient dû convaincre le gouvernement de s’engager dans la dernière étape de la négociation pour régler les clauses à incidence monétaire. Or, le gouvernement n’a pas modifié sa position et limite les négociations aux rencontres déjà prévues des 12 et 15 décembre. Avec si peu de dates au calendrier, l’occasion de régler la négociation avant la fin de l’année s’envole en fumée.

« Le gouvernement rit au nez de 3300 paramédics qui assurent chaque jour les soins préhospitaliers d’urgence à toute la population, rappelle le président du Conseil central du Cœur-du-Québec, Pascal Bastarache. Tout le secteur éprouve déjà d’énormes difficultés pour retenir les paramédics à l’emploi. Tout ce qui les y retient, c’est l’amour de leur travail et de leur mission. Si rien ne change. on pourrait bientôt se retrouver dans une situation où on n’aura plus de paramédics pour monter à bord des ambulances parce qu’ils auront tous quitté pour d’autres emplois en santé et services sociaux ou dans les autres services d’urgence. »

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Béton Provincial, de glace après un an de lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-de-glace-apres-un-an-de-lock-out/ Fri, 05 Dec 2025 17:15:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109596 Il y a un an jour pour jour, la direction de Béton Provincial, chef de file de l’industrie au Québec, mettait ses 50 employés de Longueuil et de LaSalle en lock-out, les privant ainsi des prestations de chômage auxquelles ils auraient eu droit la semaine suivante pour traverser la saison froide.

Depuis ce jour, l’entreprise de l’homme d’affaires de Matane, André Bélanger, n’a toujours pas changé de position à la table de négociation : laisser ses employé-es à la rue tant qu’ils n’accepteront pas un gel salarial de quatre ans, une abolition de leur régime de retraite et une réduction substantielle de la couverture de leur assurance collective.

« Rien ne semble émouvoir la direction de Béton Provincial. Un véritable cœur de pierre », déplore le premier vice-président de la CSN, François Enault. « Le syndicat a multiplié les relances à la table de négociation, des gestes concrets ignorés les uns après les autres par Béton Provincial. Malheureusement ce type de lock-out, qui prive les travailleurs de leurs revenus depuis un an, ne semble pas faire partie des priorités du ministre du Travail… »

Une manifestation de solidarité envers la cinquantaine de lock-outés a eu lieu ce midi aux abords du pont Jacques-Cartier.

« Il n’y a rien qui va nous casser, a lancé Jean-François Gagné, opérateur de bétonnière et porte-parole du syndicat. Si les gars sont encore dans la rue aujourd’hui, à tenir une ligne de piquetage devant l’usine jour après jour, c’est qu’ils tiennent à leurs conditions de travail. On ne demande pas la lune, on veut juste maintenir nos acquis. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord, a témoigné de la grande solidarité du mouvement CSN. « Partout où ils vont, les gars de Béton Provincial reçoivent un grand appui des syndicats qu’ils rencontrent. Et ça, André Bélanger le sait. Ce n’est pas vrai qu’on abandonne un des nôtres, surtout pas quand une entreprise se met à acheter ses concurrents et entreprend de niveler les conditions de travail de tout un secteur vers le bas. »

Car c’est ce dont il s’agit : après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable beaucoup moins avantageux.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Renaud-Bray : déjà un an de grève crève-cœur https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-deja-un-an-de-greve-creve-coeur/ Fri, 05 Dec 2025 14:24:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109593 Voilà maintenant un an que les employé-es des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale ont dû avoir recours à la grève pour faire valoir leur droit : celui de travailler dignement sans être confiné à une situation de pauvreté permanente. Un an à se buter à l’intransigeance du groupe Renaud-Bray, qui persiste à offrir un salaire de 15 sous supérieur au salaire minimum.

Une action symbolique aura d’ailleurs lieu ce samedi, entre 11 h et 13 h, devant Laurier Québec, sur l’avenue Jean-De Quen. Plusieurs manifestantes et manifestants sont attendus.

« Le fait que nous soyons encore dans la rue aujourd’hui démontre à quel point nous sommes déterminés à améliorer nos conditions de travail, affirme le président du syndicat, Jimmy Demers. Les offres de Renaud-Bray ont été fortement rejetées par les employé-es, et depuis, la direction n’a posé aucun geste pour faire avancer la négociation. Une telle attitude est insultante, mais nous ne baisserons pas les bras ».

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, a voulu témoigner son estime envers les travailleuses et les travailleurs. « Les grévistes de Renaud-Bray se butent à un employeur réprimandé à plus d’une reprise par le tribunal pour avoir négocié de mauvaise foi, pour s’être ingéré dans les affaires syndicales et avoir utilisé des briseurs de grève. Malgré cela, ils sont toujours debout, et la CSN les appuiera jusqu’au bout. C’est à ça que ça sert un syndicat, malgré ce qu’en pense le ministre Boulet, qui n’a pas daigné lever le petit doigt pour rappeler cet employeur à l’ordre. »

« Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs »

Depuis le mois dernier, la CSN fait campagne pour inciter la population de la région de Québec à ne plus acheter chez Renaud-Bray, et ce, tant que ce conflit de travail n’est pas réglé. « Les gens nous le disent, ils sont tannés de cette attitude méprisante de la part de Renaud-Bray », affirme la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Barbara Poirier. « Alors que les Fêtes approchent, c’est le temps d’être solidaires envers les grévistes en achetant ailleurs que chez Renaud-Bray, d’autant plus que plusieurs librairies indépendantes font aussi les frais de son comportement bien peu respectueux envers le milieu du livre. »

Le groupe Renaud-Bray devra à nouveau se défendre d’intimidation envers ses employé-es : le 18 novembre dernier, la CSN a déposé une plainte au Tribunal administratif du travail (TAT) dans la foulée de la fermeture de la succursale des Galeries de la Capitale.

« Personne n’est dupe : nous savons très bien que Renaud-Bray tente de se débarrasser d’un syndicat qui lui tient tête, tout en intimidant l’ensemble de ses employé-es. Et ça, ce n’est pas permis par le Code du travail qui prévaut au Québec », rappelle le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

En grève générale illimitée depuis le 6 décembre 2024, les employé-es des Galeries de la Capitale et de Laurier Québec se sont prononcés en juillet dernier à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, après que celui-ci eut demandé au TAT d’ordonner un tel vote. Depuis, aucune offre de négociation n’a été déposée par l’entreprise de Blaise Renaud.

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray est poursuivi devant le tribunal pour avoir enfreint les dispositions du Code du travail. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit.

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une vingtaine de rencontres ont eu lieu, dont 16 en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les travailleuses du Centre Femmes aux 3 A de Québec s’organisent https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-du-centre-femmes-aux-3-a-de-quebec-sorganisent/ Tue, 02 Dec 2025 20:06:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109523 Accréditées le 7 novembre dernier, la dizaine de travailleuses du Centre Femmes aux 3 A se sont réunies en assemblée générale vendredi dernier pour organiser formellement leur nouveau syndicat.

« Pour les membres du Syndicat des travailleuses du Centre Femmes aux 3 A de Québec–CSN, se syndiquer est avant tout une question de respect et de solidarité », explique Mélanie Pelletier, vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Les travailleuses impliquées se sont syndiquées parce qu’elles souhaitaient avoir voix au chapitre, être écoutées et entendues par leur milieu de travail. « Les travailleuses voulaient éviter les abus de leur employeur », explique Mélanie Pelletier. « Pour elles, offrir un service de qualité aux différentes femmes qui fréquentent l’organisme, exige d’abord de ne pas avoir à craindre pour la sécurité et la qualité de leur propre emploi et c’est pour ça qu’elles se sont syndiquées », ajoute Mélanie Pelletier.

Selon Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, « dans le climat social actuel, accueillir dans leurs rangs des travailleuses du milieu communautaire qui ont à cœur d’améliorer leurs conditions de travail et de défendre leur pouvoir d’agir est une excellente nouvelle. Ces travailleuses pourront trouver de nombreux allié-es au sein du mouvement syndical. »

Les prochaines semaines serviront, d’un côté, à élaborer un cahier de demandes et à amorcer les démarches en vue de négocier une première convention collective, et de l’autre, à trouver des solutions aux problématiques liées au climat de travail et à l’incertitude que vivent les travailleuses. Le nouveau syndicat sera affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

 

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Entente de principe adoptée à Noovo https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-a-noovo/ Tue, 02 Dec 2025 20:06:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109527 Les travailleuses et travailleurs de Noovo ont adopté à 79 % la lettre d’entente qui permet désormais aux salarié-es de la salle des nouvelles d’être couverts par la convention collective du Syndicat des employé(e)s de Noovo–CSN. Le vote s’est déroulé hier soir en assemblée générale.

En mai dernier, le Conseil canadien des relations industrielles a statué que les 50 salarié-es de Noovo info étaient bel et bien couverts par l’accréditation du Syndicat des employé(e)s de Noovo–CSN. Les parties ont dû s’asseoir et s’entendre sur les conditions de travail de ces nouveaux syndiqué-es afin de les intégrer à la convention collective en cours.

« Nous avons réussi à négocier des balises concernant la sous-traitance, à encadrer les horaires de travail et à inscrire le code de déontologie à la convention collective. Personne ne perd au change. Nous avons réussi à obtenir une augmentation des salaires et des allocations quotidiennes, un remboursement de vêtements et des grilles salariales adaptées », se réjouit la présidente du syndicat, Marie-Pier Auger.

Les parties ont réussi à trouver un terrain d’entente très rapidement.

« Avec la précarité du milieu dans lequel œuvrent les travailleuses et les travailleurs de l’information, il est important de leur offrir la sécurité d’une convention collective. De plus, avec la désinformation qui gagne du terrain partout, il était de mise d’inscrire un code de déontologie à même leur contrat de travail », affirme la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture, Annick Charette.

« En refusant depuis le début, en 2021, de respecter l’accréditation syndicale qui couvrait bel et bien ces salarié-es, Bell les a privés, à tort, d’une convention collective. Ces travailleuses et travailleurs ont perdu de l’argent et une protection syndicale. Nous sommes heureux de pouvoir les compter parmi nos membres et de pouvoir travailler à l’amélioration de leurs conditions de travail. Bienvenue à la CSN ! », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) regroupe 6000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Elle prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, plus démocratique, plus équitable et plus durable.

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Entrée en vigueur de la Loi no 14 – Contestations déposées par les organisations syndicales https://www.csn.qc.ca/actualites/entree-en-vigueur-de-la-loi-no-14-contestations-deposees-par-les-organisations-syndicales/ Mon, 01 Dec 2025 11:30:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109498 À peine entrée en vigueur le 30 novembre 2025, la Loi no 14, Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out qui a été adoptée par le gouvernement de François Legault le printemps dernier, est déjà contestée devant les tribunaux. La FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD et l’APTS, qui représentent ensemble plus d’un million de travailleuses et de travailleurs, annoncent le dépôt de contestations juridiques coordonnées.

« La Loi no 14 brime le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, brise l’équilibre des relations de travail et remet trop de pouvoirs entre les mains du ministre du Travail. Dès le départ, nous avions prévenu que la Loi no 14 conforterait les employeurs à laisser traîner les négociations dans l’attente de l’intervention du ministre, qu’elle envenimerait les relations de travail et aurait une incidence importante sur les conflits de travail. Non seulement la Loi no 14 compromet gravement, à notre avis, les droits des travailleuses et des travailleurs, mais elle est aussi inconstitutionnelle, en plus d’être un élément toxique pour le climat social au Québec, dénoncent d’une voix commune les porte-paroles syndicaux Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD) et Robert Comeau (APTS).

« Nous l’avons signifié à maintes reprises : la Loi no 14 est une atteinte à l’action collective des travailleuses et des travailleurs. Elle modifie les règles du jeu unilatéralement sur de fausses prémisses. À vouloir faire taire, ce gouvernement attise la grogne. La voix que nous portons, c’est celle des membres que nous représentons. Et que le gouvernement se le tienne pour dit : ça fait pas mal de monde! »

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Le Syndicat du transport de Montréal–CSN est prêt à déclencher une grève des heures supplémentaires pour faire pression sur la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-du-transport-de-montreal-csn-est-pret-a-declencher-une-greve-des-heures-supplementaires-pour-faire-pression-sur-la-stm/ Fri, 28 Nov 2025 15:14:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109480 Le Syndicat du transport de Montréal–CSN a transmis un avis de grève des heures supplémentaires qui pourrait avoir lieu du 9 décembre au 11 janvier prochains. Cette grève, qui toucherait l’administration de la STM, vise à mettre de la pression sur la société de transport pour prolonger la médiation et convenir d’une entente de principe.

L’avis de grève transmis aujourd’hui aurait pour conséquence de mettre fin au recours aux heures supplémentaires pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM, et ce, pendant une période d’environ un mois, couvrant la période cruciale du temps des Fêtes. Le syndicat souhaite toujours obtenir une entente négociée afin de maintenir de bonnes conditions de travail pour les employé-es d’entretien, alors que d’autres syndicats ont obtenu des ententes. Malgré la suspension des moyens de pression dans les dernières semaines, ni la STM ni le gouvernement n’ont saisi la balle au bond pour convenir d’une entente.

« Notre grève toucherait l’administration de la STM et son mode de gestion déficient qui mise beaucoup sur le recours aux heures supplémentaires. En ce sens, la STM a supprimé plus de 200 postes à l’entretien et mis au rencart environ 300 bus depuis 2 ans. Il faut mettre la pression sur notre employeur pour qu’il bouge à la table, sinon il reste figé. Ce qu’on veut, c’est avoir les moyens d’entretenir efficacement les équipements et les infrastructures vieillissantes de la STM. Ce n’est certainement pas la sous-traitance qui nous permettrait d’y arriver. On espère que la STM va enfin entendre raison et s’engager avec nous à convenir d’une entente. On pense que c’est possible de régler la négociation d’ici les Fêtes si la STM bouge enfin », conclut le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Rapport de l’ISQ sur la rémunération des salariés – La vigilance est de mise https://www.csn.qc.ca/actualites/rapport-de-lisq-sur-la-remuneration-des-salaries-la-vigilance-est-de-mise/ Thu, 27 Nov 2025 14:00:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109449 Le rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) confirme encore une fois que l’écart salarial et de rémunération globale persiste entre les travailleuses et les travailleurs des services publics et les autres salarié-es du Québec.

Sur le plan de la rémunération globale (qui tient compte à la fois des salaires, des avantages sociaux, de la semaine normale de travail et des congés), le retard des travailleuses et des travailleurs des services publics comparativement aux autres salarié-es du Québec est de 3,2 %, alors qu’il était de 2,1 % l’an dernier. Le retard des salaires est quant à lui de 12,1 % comparativement à 11,4 % en 2024.

« Nos luttes des dernières années, dont la dernière négociation du secteur public marquée par une mobilisation historique, ont permis de diminuer l’écart au fil des ans. Nous sommes passés d’un retard de 9,4 % en 2021 à 3,2 % cette année pour la rémunération globale. Sur le plan des salaires, l’écart était de 17,6 % en 2021, alors qu’il est à 12,1 % aujourd’hui. Or, nous constatons un glissement dans la tendance pour 2025. Dans ce contexte, nous serons vigilants », ont expliqué François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

 

Une conjoncture inquiétante

D’autre part, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS ne peuvent que déplorer les récents gestes posés par la CAQ et par le ministre du Travail en matière de relations de travail et d’autonomie syndicale. « Alors que le gouvernement Legault et son ministre du Travail Jean Boulet s’évertuent à mettre des obstacles à l’action syndicale, le rapport de l’ISQ fait ressortir que, pour des emplois comparables, tant le salaire que la rémunération globale des travailleuses et travailleurs syndiqués du secteur privé sont largement supérieurs à ceux des non syndiqués. Une preuve de plus de l’avantage que procure le fait de s’organiser collectivement et d’être membre d’un syndicat », ont renchéri les porte-paroles.

Avec ses projets de loi récents qui attaquent le droit de grève, le droit de contester, en plus de s’ingérer dans les processus démocratiques syndicaux, le gouvernement s’attaque frontalement à la capacité des organisations syndicales d’exercer pleinement leur rôle de contre-pouvoir. « Ces projets de loi visent à affaiblir la capacité des travailleuses et travailleurs des services publics à poursuivre les avancées importantes que leurs luttes ont rendues possibles au fil des dernières années : amélioration des salaires, de la rémunération globale et des conditions de travail et de pratique. En réduisant notre marge de manœuvre collective, le gouvernement cherche à limiter notre capacité d’obtenir des progrès réels pour l’ensemble du personnel des services publics, mais également pour l’ensemble de la population », ont rappelé François Enault, Éric Gingras, Magali Picard et Robert Comeau.

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Des gains syndicaux importants au IGA Chicoutimi https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-syndicaux-importants-au-iga-chicoutimi/ Wed, 26 Nov 2025 21:42:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109446 Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du marché IGA Chicoutimi, affilié à la CSN, est fier d’annoncer des avancées importantes pour ses membres après la signature d’une nouvelle convention collective. En plus d’une augmentation des bonis de Noël et d’un rattrapage salarial substantiel, l’abolition de clauses normatives défavorables aux salarié-es met la table pour un nouveau modèle de rémunération bien plus équitable dans le secteur de l’alimentation.

Le président du syndicat, Roland Bouchard, célèbre un des gains majeurs obtenus : « Le 1er mai, quand le salaire minimum augmentait, le compteur des heures travaillées pour les augmentations salariales était remis à zéro : cette mesure injuste appartient maintenant au passé. Nous avons atteint nos objectifs après seulement deux séances de négociations : c’est bien la preuve que la solidarité, c’est payant ! »

L’autre gain majeur est l’accès à la médiation préarbitrale, « qui devrait favoriser des relations de travail harmonieuses, réduire les griefs et ainsi contribuer à mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « La convention est également plus équitable pour les temps partiels travaillant à temps plein, qui auront maintenant accès aux congés de maladie ».

La présidente du Conseil central Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay, met en contexte ces gains à l’aube d’une négociation coordonnée : « Dans les dernières années, les géants de l’alimentation ont engrangé des profits records, donc il est normal que les travailleuses et travailleurs exigent un partage plus important des profits. »

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe près de 30 000 membres partout au Québec, dans les secteurs du commerce, de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN compte dans ses rangs plus de 140 syndicats et 15 000 membres, sur tout le territoire de la grande région et est l’organisme de représentation régional de la Confédération des syndicats nationaux.

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