Secteur privé – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Secteur privé – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Vote et déclenchement de grève générale illimitée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-et-declenchement-de-greve-generale-illimitee-chez-lavo/ Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113103 Réunis en assemblée générale ce 26 mars au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève générale illimitée qui sera déclenché dès ce vendredi 27 mars 2026.

« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites “finales” de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Mort programmée du métier de sylviculteur au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/mort-programmee-du-metier-de-sylviculteur-au-quebec/ Thu, 26 Mar 2026 12:07:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113095 Le secteur sylvicole est laissé pour compte. Le maintien des sommes allouées aux travaux sylvicoles dans le dernier budget du Québec et la récente baisse des droits de coupe – lesquels profitent aux industriels – n’y changent rien. Pire encore, les taux offerts par le gouvernement pour les différents travaux sylvicoles sont en baisse cette année – entre 2 et 5 %, selon le type d’intervention.

L’argent octroyé aux entreprises et aux groupements forestiers qui effectuent le travail de sylviculture stagne depuis des années, et ce, malgré l’inflation liée au prix du carburant et à celui de l’équipement. Sans surprise, cette situation a des répercussions négatives sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs.

« Tout le monde s’en va. Il n’y a plus de relève », affirme Serge Desrosiers, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN). De fait, le nombre de membres de ce syndicat a diminué d’environ 80 % en dix ans et ils ne sont désormais qu’un peu plus de 200.

Des budgets qui ne se rendent pas jusqu’aux salarié-es

La CSN estime qu’avec le budget actuel alloué à la sylviculture, il faudrait 33 ans pour que l’ensemble du territoire compris dans les zones prioritaires soit entretenu.

« Une hausse significative du budget consacré à la sylviculture est essentielle si on veut conserver ce maillon indispensable de notre foresterie au Québec.  Il faut aussi absolument que l’argent ne reste pas dans les poches des entrepreneurs, mais qu’il se rende jusqu’à celles et ceux qui effectuent le travail sylvicole sur le terrain », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Pour ce faire, la FIM–CSN rappelle qu’un projet pilote de rémunération horaire des sylvicultrices et sylviculteurs avait démontré un potentiel certain par rapport aux conditions archaïques qui ont cours actuellement. Pour le moment, les travailleuses et les travailleurs reçoivent un forfait par parcelle et doivent payer leurs déplacements, leur équipement et le carburant pour les débrousailleuses.

Québec de nouveau interpellé

« Les élu-es à Québec ont une responsabilité historique d’agir pour sauver le métier de sylviculteur et l’échec de la réforme du régime forestier ne doit pas en dissuader le prochain gouvernement. Il faut arrêter de reporter ce problème à plus tard », ajoute Kevin Gagnon.

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Les résidences privées pour aînés (RPA) en grève dès la semaine prochaine https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residences-privees-pour-aines-rpa-en-greve-des-la-semaine-prochaine/ Tue, 24 Mar 2026 14:38:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112988 Devant des employeurs qui refusent toujours de déposer des offres dignes de ce nom, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski seront en grève du 2 au 6 avril prochain.

Il s’agit d’une première vague de débrayage qui pourrait s’étendre si l’employeur continue de faire traîner les négociations.

Appauvrir les salarié-es : une tendance inquiétante dans les RPA

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, la situation dépasse ces deux établissements : « Ce que l’on observe ici se répète dans plusieurs négociations en cours dans des résidences incluses dans la présente négociation coordonnée. Nous faisons face à des employeurs qui possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d’imposer ces conditions à l’ensemble de leurs tables de négociation. C’est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage », déplore-t-elle.

Rappelons que Cogir possède cinq RPA, dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. La situation observée actuellement dans les résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements que le groupe exploite.

La grève : un recours nécessaire pour se faire entendre

Dans un contexte marqué par une inflation élevée et par la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et d’alimentation, proposer des conditions qui appauvrissent les salarié-es est inacceptable.

« La CSN et ses conseils centraux appuient, et continueront d’appuyer, les travailleuses et travailleurs des RPA tant qu’il le faudra. Ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n’accepterons pas qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs patrons s’enrichissent sur leur dos », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l’employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu’à dire “assez, c’est assez !” et à se tenir debout sur les lignes de piquetage », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève et se priver de revenu n’est jamais facile, mais nous sommes fiers de nos membres qui se tiennent debout pour obtenir le respect qu’ils méritent », conclut-elle.

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Un nouveau syndicat pour les garderies de la Montérégie https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouveau-syndicat-pour-les-garderies-de-la-monteregie/ Wed, 11 Mar 2026 13:25:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112554 La quinzaine de travailleuses et de travailleurs de la garderie Les joyeux galopins vient tout juste de se syndiquer. C’est la gestion arbitraire des conditions de travail qui a poussé les éducatrices et les éducateurs à entamer leur processus de syndicalisation auprès de la CSN. 

«On ne peut pas être à la merci des décisions unilatérales de notre employeur. Nos conditions de travail, ce sont aussi nos conditions de vie!», explique le président du syndicat, Michel Villeneuve. 

En se syndiquant, les salarié-es créent par le fait même le Syndicat régional des garderies de la Montérégie–CSN, qui pourra représenter d’autres groupes de salarié-es dans la région. 

«Les travailleuses et travailleurs de garderie sont au cœur économique et social du Québec. C’est parce que les tout-petits sont entre de bonnes mains que les parents, et particulièrement les mères, peuvent travailler», explique la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Mélanie Bouchard. 

«Chacune de leur côté, les travailleuses sont isolées, mais réunies, elles peuvent avoir une vue d’ensemble de leurs conditions de travail et s’assurer qu’il n’y ait ni favoritisme ni injustice. Leur syndicat régional les aidera à comparer leurs conditions et à leur fournir le soutien dont elles auront besoin», conclut la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit. 

Les travailleuses de La Gardienne inc., à Saint-Hyacinthe, se sont également jointes à la CSN depuis peu pour établir des conditions de travail équitables pour toutes.  

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Entente de principe adoptée par les travailleuses et travailleurs de General Dynamics https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-par-les-travailleuses-et-travailleurs-de-general-dynamics/ Tue, 17 Feb 2026 19:54:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112105 Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de General Dynamics–CSN ont adopté l’entente de principe intervenue entre les deux parties. Cette entente prévoit une augmentation salariale totale de 29 % sur cinq ans.

« C’est le résultat de la solidarité et de la détermination des travailleuses et des travailleurs. Rien n’a été donné : chaque gain a été arraché par la mobilisation », indique le président du Syndicat, Dominic Jobin. « Cette entente nous permet d’avancer concrètement sur la reconnaissance de notre travail et l’équité avec les autres usines du groupe », poursuit-il.

Du côté du conseil central, on salue une victoire qui dépasse l’usine. « Chaque gain salarial obtenu par la lutte fait avancer l’ensemble de la classe ouvrière. Cette entente démontre encore une fois que lorsqu’on s’organise et qu’on se tient debout, on peut faire reculer les inégalités », souligne Pierre Émond, vice-président au Conseil Central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Cette entente, ce n’est pas un cadeau. C’est le résultat d’un rapport de force clair et assumé. Les membres ont tenu bon et aujourd’hui, elles et ils récoltent une partie de ce pour quoi on s’est battu collectivement », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs étaient sous le coup d’un lock-out décrété par l’Employeur depuis le 10 novembre dernier. Après plusieurs semaines de négociation marquées par des enjeux majeurs, notamment la question du rattrapage salarial, les membres ont maintenu la pression jusqu’à l’obtention d’une entente de principe.

 

À propos 

Le Syndicat des salarié-es de General Dynamics Produits de défense et Systèmes tactiques Canada–CSN | Usine Saint-Augustin regroupe près de 125 membres affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public. 

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Nordia/NQX met 77 salarié-es à pied  https://www.csn.qc.ca/actualites/nordia-nqx-met-77-salarie-es-a-pied/ Wed, 04 Feb 2026 20:51:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111564 Nordia/NQX, compagnie en télécommunication, a mis à pied 77 téléphonistes de son centre d’appels de Sherbrooke hier matin. Cette annonce fait suite à la décision de Bell Canada de mettre fin à son entente.  

«C’est une triste nouvelle pour les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Nordia–CSN. Plus de 70 % d’entre eux se retrouvent sans emploi! Plusieurs œuvraient depuis longtemps pour l’entreprise et ils se trouvent à un âge où le reclassement s’avère parfois difficile», affirme le président du syndicat, Jean-Michel Brière.  

«L’annonce de Nordia/NQX de mettre à pied 77 employé-es affectés au compte de Bell est une catastrophe pour la région de Sherbrooke. Le métier de téléphoniste en 2026 est délocalisable partout dans le monde. Où seront les prochaines personnes qui répondront aux clients de Bell? Seront-elles remplacées par l’intelligence artificielle?», se questionne la présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Julie Bolduc.  

La surveillance par l’IA contestée 

La décision de Bell a été prise peu de temps après que le syndicat a eu déposé un grief contre la surveillance par l’intelligence artificielle. Le nouveau logiciel mis en place par l’employeur signale la moindre dérogation au script parfait de conversation exigé par Bell. Les travailleuses et travailleurs ont dénoncé ce logiciel insensible au contexte ou à la nature de la conversation que pouvait tenir l’agent avec le client. Une pétition circulait afin de demander à Bell de faire cesser cette pratique cavalière.  

«La FNCC s’interroge sur les motivations de Bell de mettre fin à son entente de services avec Nordia/NQX sans explication. Cette décision de Bell est-elle liée à leur contestation face à la surveillance étroite induite par l’IA? Est-ce donc cela la nouvelle donne des milieux de travail?», interroge la présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture–CSN, Annick Charette.  

«Sommes-nous vraiment rendus là en 2026 ? Être surveillés par des robots? Les travailleuses et les travailleurs de Nordia/NQX ont le droit à la dignité. À partir de maintenant, on se relève les manches et la CSN va leur offrir tout son soutien. Des démarches ont été entreprises pour mettre en place un comité de reclassement avec l’employeur. La situation est horrible et nous allons continuer à la dénoncer », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.  

 

À propos 

La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) regroupe 6000 membres œuvrant dans les domaines des communications et de la culture. 

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE–CSN) regroupe quelque 90 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 12000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1600 syndicats, elle défend plus de 330000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Elle prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, plus démocratique, plus équitable et plus durable.  

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Syndicalisme d’épicerie : salades de fruits et inflation  https://www.csn.qc.ca/actualites/salades-de-fruits-et-inflation/ Thu, 29 Jan 2026 16:28:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111484 « Je suis encore ici parce que je m’entends bien avec mes collègues et qu’on a de bons avantages, mais honnêtement, si on m’avait dit qu’après tant d’années, je toucherais encore ce salaire-là, je serais partie », soupire la mère de famille.

La grille salariale du IGA d’Alma ressemble à celle de beaucoup d’épiceries. On y gravit les échelons à coup de quelques centaines d’heures travaillées et on gagne alors 25 ou 35 sous de plus. Vu le montant, la hausse du salaire minimum annuelle les rattrape constamment, faisant reculer l’ensemble des employé-es dans ce qui devient un véritable jeu de serpents et échelles. Après 18 000 heures cumulées, Sylvie n’est toujours pas au sommet de la grille.

Les travailleuses et les travailleurs du IGA d’Alma ont parti le bal de la négociation coordonnée des marchés d’alimentation. Au terme des pourparlers, ils ont obtenu une hausse de 1,50 $ de l’heure, un montant substantiel pour le milieu, permettant de dépasser 20 $ l’heure au dernier échelon de la grille salariale. « Ce n’est pas la fin du monde, mais ça aide », souligne Sylvie. Autre amélioration, l’échelle salariale sera modifiée de façon à ce que les syndiqué-es puissent désormais atteindre le sommet en quatre ans.

« On est les premiers à constater la hausse du prix de l’épicerie. Chaque matin, j’imprime des étiquettes pour les bols de fruits et je vois les changements. Pareil sur le plancher, le sac de pommes qui coûtait 2,50 $ il y a quelques années coûte maintenant 6 $ », explique Sylvie. La commise n’a pas la berlue. En 2025, le prix des fruits frais a augmenté de 4,4 %. Alors que l’inflation globale a atteint 2,2 % l’année dernière, plusieurs ont accusé les marchés d’alimentation d’abuser de ce phénomène pour augmenter leurs prix et multiplier leurs profits.

En 2025, Empire Company Limited, la société mère de Sobeys, qui exploite principalement IGA au Québec, cumulait 700 millions de profit. Même son de cloche du côté de Métro et Loblaws, qui ont respectivement enregistré des gains de 1 et de 2,6 milliards.

Vers 15 h 30, elle nettoie le plancher et les ustensiles, ajuste l’inventaire et remplit le comptoir. C’est l’heure de rentrer à la maison. En saluant sa collègue qui a plus de 27 ans d’ancienneté, elle se demande qui la remplacera quand elle aura pris sa retraite.

« On a pas mal de problèmes de roulement. C’est bien beau, les étudiantes et étudiants, mais ça prend des gens avec plus d’expérience pour les guider et pour occuper les horaires de jour », explique-t-elle. Une vague de départs à la retraite touche présentement son épicerie et de nombreux employé-es qui cumulent plus de 25 ans d’ancienneté sont difficilement remplacés.

« Quand les gens viennent déposer leur CV et voient le salaire d’entrée, ils font demi-tour », ajoute Sylvie. Elle espère que les meilleures conditions de travail dernièrement négociées par le syndicat faciliteront le recrutement.

Le modèle de négociation coordonnée de la CSN est bien rodé au Saguenay, alors qu’un nombre considérable des épiceries de cette région sont affiliées à la CSN. Durant la prochaine année, 16 autres marchés, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans les régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec, suivront les pas du syndicat du IGA d’Alma. Ensemble, les membres tenteront d’instaurer un nouveau standard dans le secteur.

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Le tribunal tranche en faveur des travailleuses  https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-tranche-en-faveur-des-travailleuses/ Thu, 29 Jan 2026 12:27:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111475 Dans un jugement rendu le 26 janvier, le Tribunal administratif du travail a officiellement accrédité le syndicat des travailleuses de la garderie Unik. Cette syndicalisation avait été contestée par l’employeuse qui remettait en question le caractère représentatif du syndicat. 

«La solidarité vaincra toujours la peur. Les travailleuses de la Garderie Unik méritent cette victoire qu’elles ont remportée avec ténacité, dignité et grandeur! Le Conseil central restera à vos côtés dans les prochaines étapes pour garantir que vous ayez le respect que vous méritez!», explique le président du Conseil central de l’Outaouais de la CSN, Alfonso Ibarra Ramirez. 

Depuis cet été, la centrale syndicale a ainsi déposé une série de plaintes pour entrave et intimidation, mais aussi en lien avec des modifications illégales des conditions de travail, notamment le non-respect de la liste de rappel, la non-attribution d’horaires de travail comme mesure de représailles et le non-octroi de la rétroactivité salariale à des militantes principales du syndicat. 

«Maintenant, on met le cap sur la négociation de la première convention. On sait qu’on a affaire à une employeuse difficile et on n’hésitera pas à utiliser tous les recours à notre portée pour que les travailleuses aient enfin une convention collective», explique le vice-président régional de la Fédération de la Santé et des services sociaux de la CSN, Jonathan Clément. 

 

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Massif de Charlevoix: les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 22 Jan 2026 19:26:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111334 Après trois semaines de grève générale illimitée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif de Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont accepté à 91 % la recommandation du conciliateur, à la suite d’un scrutin secret tenu en assemblée générale.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfaits de l’entente conclue, mais surtout heureux de pouvoir relancer la saison et de faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La nouvelle convention collective prévoit en effet un mécanisme de protection contre l’inflation permettant de bonifier les augmentations salariales si l’indice des prix dépasse les hausses négociées. Sur une période de cinq ans, les membres bénéficieront d’augmentations totalisant 5 %, 4 %, 3 %, 3 % et 4 %. S’ajoute à ces augmentations accordées une protection contre l’inflation les trois dernières années, qui peut amener l’augmentation jusqu’à 5 % par année.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, l’issue de cette négociation allait de soi : « Les demandes syndicales étaient plus que légitimes, surtout au regard des conventions collectives signées dans les autres montagnes de la région. Les membres se sont tenus debout, solidaires, pour obtenir ce qui leur revenait. Aujourd’hui, c’est la tête haute qu’elles et ils retournent faire vivre la montagne. »

Une implication politique qui ne passe pas inaperçue

Malgré cette issue positive pour la région et pour les membres, le syndicat ne peut passer sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

De son côté, le premier vice-président de la CSN, François Énault, souligne que ce règlement démontre encore une fois l’efficacité des mécanismes existants lorsque toutes les parties jouent leur rôle : « Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs. »

Ce règlement démontre une fois de plus que la solidarité et la détermination des travailleuses et des travailleurs sont les véritables moteurs du progrès. En se tenant debout collectivement, les membres ont non seulement amélioré leurs conditions de travail, mais ont aussi défendu le respect, la dignité et l’avenir de l’emploi dans la région. Cette lutte rappelle une vérité essentielle : la solidarité porte toujours fruit.

 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Un an après les fermetures d’Amazon, la loi de la jungle s’installe au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-apres-les-fermetures-damazon-la-loi-de-la-jungle-sinstalle-au-quebec/ Thu, 22 Jan 2026 13:55:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111283 Il y a un an aujourd’hui, la multinationale Amazon annonçait sans préavis la fermeture de ses sept entrepôts au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. Même si la compagnie se défend devant les tribunaux d’avoir voulu mettre brutalement fin à la campagne de syndicalisation en cours, la décision de fermer ses centres de distribution faisait suite à la syndicalisation d’un premier entrepôt au Canada et à la perspective imminente de se voir imposer une convention collective par un arbitre du travail. Un droit prévu au Code du travail que les employé-es syndiqués s’apprêtaient à exercer.

Mais un an plus tard, Amazon est loin d’avoir cessé ses opérations au Québec : il est toujours possible d’acheter en ligne et de se faire livrer la marchandise à domicile par les nombreux sous-traitants d’Amazon. Or, ce modèle de sous-traitance à outrance a entraîné plusieurs problèmes connexes, notamment une surprécarisation des conditions de travail pour des centaines de faux travailleurs autonomes, constate la CSN.

« Pour maintenir ses opérations sans avoir à respecter les mêmes obligations que n’importe quel employeur au Québec, Amazon embauche des sous-traitants et impose à ces derniers de faire à leur tour affaires à des sous-traitants », constate la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce modèle d’affaires a largement contribué à la précarisation des conditions de travail de ses employé-es, à savoir des centaines de faux travailleurs autonomes qui sont payés, à des prix dérisoires, en fonction du nombre de colis livrés. Le salaire minimum n’est pas respecté, ces gens n’ont pas droit aux avantages sociaux habituellement consentis et personne n’assume leur protection en cas d’accident du travail. C’est carrément le retour de l’économie informelle au Québec ! », se désole la dirigeante syndicale, qui n’est pas surprise par la hausse fulgurante du nombre de plaintes à l’endroit de la multinationale constatée en 2025 par l’Office de la protection du consommateur.

Le procès d’Amazon se poursuit

Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter du 17 mars prochain devant le Tribunal administratif du travail (TAT). La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des plans opérationnels de la multinationale déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Grève générale illimitée chez Kruger à LaSalle : les travailleuses et les travailleurs de Kruger à Crabtree en appui à leurs collègues https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-generale-illimitee-chez-kruger-a-lasalle-les-travailleuses-et-les-travailleurs-de-kruger-a-crabtree-en-appui-a-leurs-collegues/ Tue, 20 Jan 2026 14:35:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111066 Les 150 employé-es de Kruger à LaSalle, qui ont déclenché le 12 janvier une grève générale illimitée, manifestent aujourd’hui devant l’usine de leur employeur à Crabtree, avec le soutien du syndical local de la CSN.

« Nous déplorons que Kruger refuse catégoriquement de faire un bout de chemin supplémentaire, alors que le syndicat a fait plusieurs propositions pour faire débloquer la négociation. L’impasse persiste sur la question des salaires », affirme le président du Syndicat des employé-es de Kruger LaSalle–CSN, Benoit St-Cyr.

Notons que la grève à LaSalle a un impact sur le groupe Kruger puisque des produits d’autres usines de l’entreprise (Cashmere, Scotties, Sponge Towels) sont habituellement emballés dans des boîtes en carton de LaSalle avant d’être expédiés chez les différents distributeurs comme des chaînes de pharmacies ou d’épiceries. Certaines marchandises agroalimentaires de marques connues sont aussi mises en boîte grâce à LaSalle.

« Nous avons fait une première grève en plus de 30 ans à Crabtree en 2024 et nous avons réussi à faire bouger notre employeur. Cela a quand même duré un mois ! On souhaite maintenant que Kruger ne laisse pas les travailleuses et les travailleurs de LaSalle dehors aussi longtemps que nous, en plein hiver, avant d’arriver à un compromis raisonnable », ajoute Christian Cardin, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers de Crabtree–CSN (STTPPC–CSN)

Kruger et les grèves

« Il semble de plus en plus difficile d’obtenir des salaires justes chez Kruger sans avoir recours à la grève. On a remarqué ça à Crabtree, mais aussi à Trois-Rivières. C’est pourtant possible d’arriver à des règlements sans grève. C’est d’ailleurs le cas dans la grande majorité des négociations », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Solidarité entre les usines de Kruger

« C’est important de se tenir debout et la tête haute pour les personnes qui travaillent chez Kruger. Nous l’avons montré à Crabtree en 2024 et c’est maintenant le tour de nos camarades à LaSalle. Nous leur donnons tout notre appui et nous invitons les autres syndicats d’usines de Kruger à faire de même », conclut la présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN, Patricia Rivest, qui est elle-même issue des rangs de Kruger à Crabtree.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central de Lanaudière-CSN regroupe 81 syndicats représentant plus de 14 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière.

 

 

 

 

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Rejet unanime des offres patronales dites « finales » chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/rejet-unanime-des-offres-patronales-dites-finales-chez-lavo/ Mon, 19 Jan 2026 15:48:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111012 Réunis en assemblée générale ce samedi 17 janvier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont rejeté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, les dernières offres, qualifiées de « finales » par la partie patronale.

« Après plus de 50 rencontres, nos négociations traînent toujours. L’employeur n’est pas à l’écoute et il persiste à ne pas déposer des offres à la hauteur. Les demandes de reculs sont encore nombreuses et les membres tenaient à envoyer un message clair à la direction : la détermination des membres à régler cette négociation reste entière et l’employeur doit en saisir la juste mesure s’il veut éventuellement qu’on en arrive à une entente de principe », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Ça fait plus d’un an que les négociations sont difficiles avec Lavo. Les salarié-es sont conscients que leur employeur ne les respecte pas et leurs dernières offres, qualifiées de “finales”, sont très révélatrices à cet égard. À la table de négociation, de simples clauses qui demandent généralement peu de temps à régler nécessitent plusieurs rencontres pour trouver un terrain d’entente. À l’issue de ce vote, la balle est dans son camp : si elle veut régler, Lavo n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager une plus grande part de ses profits avec celles et ceux qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À la suite de ce rejet clair et net, nous invitons à nouveau l’employeur à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes légitimes du syndicat. La direction s’entête à étirer inutilement la négociation, ce qui nuit au retour d’une paix industrielle souhaitable à un bon climat de travail. Actuellement, la partie patronale fait face à une vérité incontournable : pour en arriver à une entente avec ses salarié-es, ils devront sérieusement refaire leurs devoirs et revoir leurs positions », conclut le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Fonderie Horne : le premier ministre Legault doit terminer le travail avant son départ https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-le-premier-ministre-legault-doit-terminer-le-travail-avant-son-depart/ Mon, 19 Jan 2026 13:28:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111003 La CSN et les Métallos (FTQ) estiment qu’il est minuit moins une pour conclure une entente entre le gouvernement du Québec et la Fonderie Horne (Glencore), afin d’assurer la pérennité de la filière du cuivre. Rappelons que le début de la procédure de fermeture est prévu pour le 31 janvier prochain.

« Le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, doit finaliser une entente acceptable avec Glencore avant de quitter son poste. Sinon, le possible changement de gouvernement en octobre va faire perdre beaucoup de temps. On jouerait alors avec le feu pour l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Incertitude interminable

Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN ainsi que la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est tiennent à rappeler que la période d’incertitude sur l’avenir des emplois pèse lourdement sur la santé psychologique des travailleuses et travailleurs des deux usines ainsi que de l’ensemble de la communauté.

« Nos membres vivent avec une pression constante depuis 2018, et même depuis plus longtemps encore. Lorsque surviennent des événements hors de notre contrôle, comme l’annonce du premier ministre cette semaine, cela peut amplifier le stress, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité face à l’avenir », soulignent le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith, ainsi que celui de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est, Stéphane Côté.

Soulignons qu’à l’heure actuelle, la Fonderie Horne compte un peu plus de 50 travailleuses et travailleurs de moins qu’à pareille date l’an dernier. La polarisation médiatique et politique entourant le dossier n’est pas sans conséquences : presque aucun nouveau curriculum vitae n’est reçu, alors que l’usine doit continuer de produire au même rythme. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les équipes en place. « C’est intenable à moyen terme », précise Shawn Smith.

L’importance du cuivre

 Si la Fonderie Horne disparaît, l’usine CCR de Montréal fermerait aussi ses portes, puisqu’elle s’approvisionne principalement à l’usine de Rouyn-Noranda. « La norme de 15 nanogrammes d’arsenic permet d’assurer un équilibre entre la santé de la population et la pérennité des emplois et des communautés. Le Québec et le Canada au complet ont besoin de cuivre et ces deux usines sont essentielles au recyclage des batteries. Le suspense a assez duré, le gouvernement doit faire son lit », plaide le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

« Le cuivre est essentiel pour la transition énergétique, puisqu’il est une composante de tout appareil électrique ou électronique, de même que des lignes de transport d’électricité. Et c’est possible de produire du cuivre selon des normes environnementales comparables à celles du reste du Canada ou de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner une passe gratuite à Glencore, simplement d’être réaliste sur les objectifs », soutient Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Ce dernier ajoute que l’immense chantier prévu par Hydro-Québec dans les prochaines années nécessitera plusieurs tonnes de cuivre et qu’il serait hasardeux de dépendre complètement des importations en ces temps incertains.

Les discussions sur le rachat de Glencore par Rio Tinto ajoutent à l’incertitude. Si cette fusion de deux grandes multinationales advient, le géant qui en résulterait pourrait prendre de nouvelles décisions en fonction de l’ensemble de ses nombreuses usines partout dans le monde, surtout si l’incertitude persiste sur le droit de produire à la Fonderie Horne. « Il est donc urgent de régler si l’on veut que l’intérêt du Québec et du Canada compte dans la décision finale sur l’avenir de la Fonderie Horne », font valoir le président de la FIM-CSN, Kevin Gagnon, ainsi que le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

Instabilité politique pour la région

Depuis la fin du premier mandat de la CAQ en 2022, aucun député régional n’a occupé le poste de ministre responsable de la région. Pendant cette période, Mathieu Lacombe, Jean Boulet et François Legault se sont succédé dans ce rôle. Ce dernier va quitter à son tour et il n’a pas encore terminé ce mandat. « Cette instabilité n’envoie pas un signal positif, tant pour l’attractivité de Rouyn-Noranda que pour celle de l’ensemble de la région. », souligne Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central d’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

À propos

 Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

 

 

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Aucun arbitrage au Massif : les travailleuses et les travailleurs refusent les raccourcis et exigent une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/aucun-arbitrage-au-massif-les-travailleuses-et-les-travailleurs-refusent-les-raccourcis-et-exigent-une-vraie-negociation/ Thu, 15 Jan 2026 20:04:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110954 Réuni-es en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN n’iront pas en arbitrage tel que l’employeur l’exige. Cette décision s’inscrit dans une volonté ferme : ne pas abandonner leur avenir à une tierce partie et forcer l’employeur à revenir sérieusement à la table de négociation.

« L’arbitrage n’est pas une solution. C’est un renoncement. C’est accepter que quelqu’un qui ne connaît ni la réalité du travail sur la montagne ni les conditions vécues par les salarié-es, tranche à leur place. Les veulent un règlement négocié, et ce avant la fin de la saison. Le syndicat ne confiera pas la négociation à un tiers avec une issue incertaine. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font vivre le Massif, et ce sont elles et eux qui doivent décider », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

Le syndicat croit encore à la négociation, contrairement à l’employeur

Le syndicat tient à être parfaitement clair : la négociation demeure la voie privilégiée. La conciliation peut encore fonctionner, une entente est possible. Mais pour cela, l’employeur doit choisir de négocier pour vrai, et non multiplier les sorties médiatiques et les manœuvres pour éviter la table. Depuis le déclenchement de la grève, l’employeur tente de faire croire que le syndicat bloque les discussions. Or, les faits et les agissements de la partie patronale révèlent une tout autre histoire.

« L’employeur affirme dans les médias que le syndicat ne fait pas d’offres sérieuses. C’est faux. La dernière offre complète et structurée à la table vient du syndicat. Dire le contraire, c’est tromper volontairement l’opinion publique. On met beaucoup plus d’énergie pour entacher la réputation du syndicat et sauver son image corporative qu’à négocier. Ça n’aurait pris qu’une fraction de toute cette énergie investie par l’employeur pour en arriver à un règlement. Malheureusement, ce n’est pas leur priorité », dénonce le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Un double discours inacceptable

Alors que l’employeur prétend agir pour le bien de la région, ses gestes démontrent exactement l’inverse. Depuis le début du conflit, il a recours à des briseurs de grève pour maintenir la montagne ouverte, ce qui lui permet de retarder la négociation et d’éviter de ressentir une réelle pression. Il priorise les clients du Club Med avant de penser à sa propre région et aux travailleuses et aux travailleurs des villes avoisinantes.

« On ne peut pas prétendre se soucier de la région tout en affaiblissant celles et ceux qui la font vivre. Utiliser des briseurs de grève pour contourner un conflit, notamment en recourant à des autobus afin d’assurer la remontée du bas vers le haut de la montagne, ce n’est pas protéger l’économie régionale : c’est l’abîmer. Prioriser une clientèle de passage qui ne fera même pas vivre les commerces locaux, tout en affirmant agir pour la région, c’est tout simplement effronté », s’indigne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À cet effet, l’employeur devra se défendre devant le Tribunal administratif du travail le 20 janvier prochain en lien avec son utilisation de briseurs de grève. Une plainte formelle a été déposée par le syndicat la semaine dernière, forçant la tenue d’une audience.

Ce choix patronal prolonge inutilement le conflit, fragilise la saison hivernale et nuit à l’ensemble de la communauté. Tout cela aurait pu être évité si l’employeur avait choisi la voie du dialogue plutôt que celle de l’affrontement.

La responsabilité est claire

Les travailleuses et les travailleurs n’ont jamais fermé la porte à la négociation. Elles et ils sont encore disponibles pour négocier à tout moment, mais pas à n’importe quel prix. Le respect, la reconnaissance du travail et des conditions justes ne sont pas négociables.

Le message est limpide : la mobilisation est forte, la détermination est intacte et la solution passe par la table de négociation.

 

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Les 22 salarié-es d’Ortec Environnement Services de Saint-Rémi en lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/les-22-salarie-es-dortec-environnement-services-de-saint-remi-en-lock-out/ Tue, 13 Jan 2026 19:20:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110933 Le 7 janvier dernier, Ortec Environnement Services a décrété un lock-out à son établissement de Saint-Rémi, jetant ainsi à la rue 22 salarié-es.

« Nous comprenons mal la réaction de l’employeur. Nous n’avons pas exercé de moyens de pression. Nous n’avions aucun vote de grève dans notre manche avant le déclenchement du lock-out. Le syndicat et ses membres croyaient à la négociation », affirme le président du syndicat d’Ortec Environnement de Saint-Rémi, Pierre-Philippe Lamarque.

« Nous négocions en ce moment avec le conciliateur. Nous avions pratiquement réglé toutes les clauses normatives. Mais l’employeur a préféré nous mettre à la rue tout de suite, en pensant que nous allions revenir à genoux pour sa grosse période du printemps. Il se trompe, nous avons adopté à 89 % un mandat de grève générale illimitée, le 7 janvier dernier. Dorénavant, c’est nous qui décidons quand nous reviendrons », ajoute-t-il.

Les salaires
« Au lieu de négocier une solution avec le syndicat, il fait miroiter aux employé-es de grosses augmentations salariales en échange du retrait d’une demande concernant l’assignation. Une fois assis à la table, nous lui proposons l’abandon de cette demande, mais il exige alors le retrait de l’ensemble des demandes restantes… en échange d’un 0,25 % de plus sur les salaires », soutient la secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Linda Tavolaro.

« La direction devrait travailler à accélérer le processus de négociation pour en arriver à une solution négociée dans les plus brefs délais. Un employeur qui respecte ses employé-es ne les met pas en lock-out en revenant des fêtes. Les membres ne rentreront pas à genoux », ajoute la première vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024. Les négociations ont commencé le 31 janvier 2025. Le conciliateur s’est joint à la table en septembre dernier. Cet automne, il y a eu quatre séances de négociation. Depuis le lock-out, deux séances ont été tenues. La prochaine rencontre est prévue le 6 février.

Les travailleuses et travailleurs de l’établissement de Saint-Rémi d’Ortec Environnement Services sont opérateurs de camions et aide-opérateurs. Ils se déplacent sur différents terrains pour des opérations de pompage et de nettoyage : fosses, réservoirs, bacs, réseaux.

À propos
Les 22 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Ortec Environnement Services Inc. – St-Rémi–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Grève générale illimitée chez Kruger à LaSalle : plusieurs produits connus affectés https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-generale-illimitee-chez-kruger-a-lasalle-plusieurs-produits-connus-affectes/ Mon, 12 Jan 2026 11:30:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110888 Les 150 employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève générale illimitée, devant l’impasse dans les négociations. L’employeur a en effet refusé l’ultime proposition du conciliateur, qui était pourtant jugée acceptable par le comité de négociation syndical. Plusieurs marques très connues seront affectées, puisqu’elles sont normalement emballées à LaSalle avant d’être expédiées chez différents distributeurs.

« Partir en grève n’est pas une décision facile à prendre, mais les travailleuses et les travailleurs de Kruger LaSalle ont voté cette grève à 99 %. Ils ont ensuite maintenu leur détermination dans deux assemblées, notamment en rejetant les dernières offres de l’employeur et une proposition insuffisante soumise par le conciliateur. Nos membres se tiennent la tête haute et c’est comme ça qu’ils vont obtenir le respect de l’employeur », affirme François Enault, 1er vice-président de la CSN, venu soutenir les grévistes sur la ligne de piquetage aujourd’hui à LaSalle.

« On le répète encore une fois, les offres patronales doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, considérant la hausse de l’inflation pour la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison non plus que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger dans son ensemble », affirme le président du Syndicat des employé-es de Kruger LaSalle–CSN, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre derniers en plus d’une autre de sept jours, tenue en décembre passé.

Des produits essentiels touchés

Des produits bien connus des consommateurs sont emballés chez Kruger LaSalle et la livraison se compliquera dans les jours et semaines à venir. Notamment pour des produits de papier à usage domestique fabriqués au Québec par Kruger comme Cashmere, Sponge Towels ou Scotties. Certaines marchandises agroalimentaires sont aussi mises en boîte à LaSalle.

Kruger est rentable et en expansion

« On ne comprend pas comment Kruger, une compagnie rentable qui a réalisé, ou prévoit réaliser, de nouveaux chantiers importants au Québec : à Sherbrooke, à Gatineau et à Trois-Rivières. Kruger a également commencé à moderniser son usine de LaSalle. Clairement, ce fleuron québécois peut maintenir le niveau de vie de ses travailleuses et de ses travailleurs ou même l’améliorer », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Solidarité

« Les travailleuses et travailleurs de Kruger peuvent être fiers de la détermination, du courage et de la solidarité dont ils font preuve dans ce conflit. Tous les syndicats CSN de la région les appuient sans réserve. C’est grâce à leur combativité et à leur solidarité que les membres du syndicat amélioreront leurs conditions de travail, et nous les appuierons jusqu’à ce qu’un règlement satisfaisant survienne », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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LM Wind Power : la CSN demande à Ottawa de stopper les expulsions de TET https://www.csn.qc.ca/actualites/lm-wind-power-la-csn-demande-a-ottawa-de-stopper-les-expulsions-de-tet/ Mon, 12 Jan 2026 11:00:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110884 Quelque 140 travailleuses et travailleurs philippins expérimentés sont menacés d’expulsion en 2026 et 2027, en raison de nouvelles règles fédérales plus strictes et qui se resserrent sans cesse. En effet, la nouvelle exigence imposée aux entreprises pour qu’elles puissent conserver tous ses travailleurs étrangers temporaires (TET) implique des seuils salariaux élevés. Le seuil, qui permet de se conformer à la catégorie des hauts salaires, avait déjà été haussé de 20 % en 2024 et il a été fixé à près de 35 $ l’heure en juin 2025.

La CSN estime que le resserrement des règles en immigration ne devrait pas nuire à l’économie canadienne et québécoise. Plusieurs des TET philippins chez LM Wind Power ont plusieurs années d’expérience et jouent un rôle essentiel dans cette usine de pales d’éoliennes. « On demande à la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, d’éviter les expulsions de travailleurs essentiels à l’économie des régions. On veut maintenir les TET qui sont déjà établis au Québec. Ils et elles jouent un rôle crucial dans la transition écologique et dans l’économie régionale », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« On est d’accord avec ce principe de seuil salarial. On demande justement à LM Wind Power d’augmenter nos salaires et avantages à hauteur de 35 $ l’heure dans la prochaine convention collective, mais on craint que ça ne suffise pas pour conserver nos employé-es. Ce barème a été augmenté ces dernières années. Même si on atteint le seuil actuel, on risque de seulement gagner du temps puisqu’il pourrait de nouveau être haussé significativement en cours de convention », explique le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de LM Wind Power–CSN, Jean-Éric Cloutier. Le syndicat demande donc au gouvernement fédéral de maintenir le seuil à 35 $ et d’établir une simple indexation annuelle prévisible en fonction de l’inflation. L’usine compte plus de 400 travailleuses et travailleurs au total.

Une multinationale qui paye moins bien ses travailleurs

LM Wind Power est une filiale de GE, une très grande multinationale américaine active notamment dans le secteur des énergies renouvelables. « Il est inadmissible qu’une entreprise comme GE paye ses travailleuses et ses travailleurs moins que les autres entreprises du secteur. Plusieurs gagnent seulement 28 $ l’heure, alors qu’ils sont dans un secteur de pointe », lance le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une hausse des salaires dans cette usine est d’autant plus faisable que les nombreux projets de développement d’énergie éolienne d’Hydro-Québec (10 000 MW de plus d’ici 2035), devraient être favorables à LM Wind Power au Québec. « On demande justement au gouvernement provincial et à Hydro-Québec de faire le maximum pour utiliser des composantes québécoises d’éoliennes. À cet égard, notre voisin du Sud ne se gêne pas pour favoriser son pays », ajoute Kevin Gagnon.

Gaspé peut accueillir des travailleurs

« Il y a un nouvel écoquartier en préparation qui accueillera 320 logements à Gaspé en 2026. On a aussi 86 logements abordables déjà en construction dans la ville. On peut continuer de recevoir les Philippins et les Philippines. Les politiciens ne devraient pas aller contre la volonté des régions quand la capacité d’accueil est respectée », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madelaine–CSN, Pierre-Luc Boulay. Ce dernier craint qu’on restreigne trop radicalement la possibilité d’engager des TET en Gaspésie et que la main-d’œuvre locale ne suffise pas pour assurer un développement économique dans la région.

À propos

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 85 syndicats affiliés.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Mandat de grève générale illimitée adopté au Massif https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-generale-illimitee-adopte-au-massif/ Fri, 02 Jan 2026 21:58:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110826 Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN annonce que ses membres ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 95 %, lors d’une assemblée tenue le 2 janvier, en marge de la première journée de grève. Ce mandat entre en vigueur immédiatement.

Ce vote survient dans un contexte de blocage complet des négociations. À quelques jours de l’échéance de la convention collective, l’employeur a mis fin aux discussions et aucune rencontre n’est actuellement prévue, laissant les travailleuses et les travailleurs sans autre levier que la mobilisation.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, ce mandat est un signal sans équivoque : « Les membres ont parlé clairement aujourd’hui. Ils et elles sont tannés d’attendre pendant que l’employeur étire les négociations. Par son retrait des négociations à l’aube de notre grève, l’employeur nous indiquait clairement que notre mandat de 10 jours ne l’inquiétait pas. Il était donc évident pour nous qu’un mandat plus fort serait nécessaire pour lui faire reprendre les négociations. »

Du côté du président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, la situation était prévisible : « Quand un employeur refuse de faire des avancées concrètes et quitte la table, il pousse directement vers un conflit. Les travailleuses et les travailleurs ne demandent pas l’impossible, ils demandent du respect et une entente juste. Ce mandat est la conséquence directe de l’intransigeance patronale. »

Pour le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Louis Hamel, les impacts dépassent largement le milieu de travail : « En laissant traîner la situation, l’employeur met en péril bien plus qu’une convention collective. C’est toute l’économie régionale et la saison hivernale qui sont fragilisées. Ce conflit aurait pu être évité si l’employeur avait choisi de négocier sérieusement. Il démontre son mépris pour la région et les gens qui y habitent. La région mérite mieux. »

Le Syndicat rappelle que ses revendications sont connues depuis le début et qu’il demeure disponible pour reprendre les discussions à tout moment. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs sont maintenant prêts à exercer une pression maximale pour se faire entendre et respecter.

Le message est clair : la mobilisation est au rendez-vous et la balle reste dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

 

 

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Deuxième grève chez Kruger à LaSalle https://www.csn.qc.ca/actualites/deuxieme-greve-chez-kruger-a-lasalle/ Wed, 10 Dec 2025 13:52:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110154 Les employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève de sept jours pour faire aboutir leur négociation. Les travailleuses et les travailleurs ont rejeté à 92,5 % les dernières offres sur la table, à la suite d’un compromis proposé par le conciliateur. Ce vote s’est tenu samedi dernier.

Cette usine de Kruger est responsable de l’emballage carton de plusieurs produits connus dont certains sont fabriqués par Kruger même : Cashmere, Scotties et Sponge Towels. D’autres entreprises connues traitent avec l’usine de LaSalle, notamment dans les secteurs agroalimentaires et pharmaceutiques.

« On le répète, les offres de l’employeur doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, si l’on considère l’inflation élevée pendant la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger. Nous sommes un maillon important de la chaîne, essentiel à l’expédition des produits d’autres divisions de Kruger », affirme le président du syndicat de Kruger à LaSalle, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre dernier.

Kruger, le milliardaire

« Le grand patron milliardaire, Joseph Kruger II, devrait être en mesure de bien payer ses employé-es. Aujourd’hui, c’est une demande de négociation, mais c’est aussi une question de justice quant à la redistribution de la richesse. C’est d’autant plus pertinent que l’entreprise Kruger bénéficie d’importantes subventions de l’État québécois depuis plusieurs années. Ces subventions proviennent des impôts payés par toute la population, y compris par ses travailleurs et travailleuses. M. Kruger peut mettre fin à cette grève rapidement s’il le décide », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Kruger procède à l’expansion de sa production à Sherbrooke et construira une nouvelle usine aux États-Unis. Les affaires vont bien, il est possible de régler ce conflit rapidement si la volonté est là, » ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une semaine de grève

« Je tiens à saluer le courage des travailleuses et des travailleurs qui ont décidé de se tenir debout, de ne pas plier et de continuer la bataille jusqu’à l’obtention d’une convention satisfaisante », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable-3/ Mon, 08 Dec 2025 17:21:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109791 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, cette dernière présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population.

Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, fin du double emploi, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gestion difficile chez nous

« Dans les Laurentides, 120 postes ont été abolis et un gel d’embauche frappe la catégorie 3 ce qui amène une énorme surcharge de travail chez nos travailleuses et travailleurs. Pendant ce temps, des millions sont versés à des cliniques privées, soi-disant pour rattraper le retard. On supprime des postes, on n’embauche pas, mais on finance le privé. Je ne comprends pas comment Santé Québec prévoit être efficace et réduire les délais en investissant ainsi dans le privé. Il est ensuite facile de prétendre que le réseau public ne fonctionne pas. Santé Québec ne sert finalement que de paravent, permettant au ministre de se décharger de ses responsabilités », souligne Véronique Jean, vice-présidente du secteur santé du syndicat des travailleuse et travailleurs des Laurentides en santé et services sociaux–CSN.

« Sur le plancher, les travailleuses et les travailleurs manquent de tout. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, le gouvernement a choisi de consacrer des sommes considérables à une nouvelle couche de bureaucratie inefficace. C’est un véritable gâchis. On vient aussi museler les comités des usagers.

Santé Québec affaiblit le rôle de contre-pouvoir que ces comités exercent au nom des patientes et des patients. Leur mandat est pourtant essentiel : protéger les usagers, signaler les problèmes observés sur le terrain et informer la population. Leur autonomie vient d’être retirée au profit d’une gouvernance centralisée et autoritaire. » déplore Chantal Maillé, présidente du Conseil Central des Laurentides–CSN

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé se targuait de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés comme ceux que M. Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN) regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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