Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 18 Aug 2026 14:26:29 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN ne lâchera pas le dossier de Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-ne-lachera-pas-le-dossier-de-beton-provincial/ Tue, 18 Aug 2026 14:26:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118361 Sur place, les travailleuses et travailleurs ne mâchent pas leurs mots.

«Ça fait plus de dix semaines qu’on tient le coup. Le jugement du Tribunal vient nous donner raison : on ne s’est pas battus pour rien, et on ne lâchera pas tant que l’employeur ne reviendra pas négocier sérieusement. Nous, on est prêts depuis le jour 1 du lockout!», lance d’emblée Sylvain Péloquin, travailleur membre du syndicat de Demix au site de Saint-Eustache.  

Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN incarne concrètement ce soutien depuis le début du conflit, comme le rappelle son secrétaire-trésorier, Eric Céré : « Le Conseil est aux côtés de ses membres depuis le tout début de ce conflit, et on va rester là aussi longtemps qu’il le faudra. On s’assure que nos travailleuses et travailleurs aient les ressources nécessaires pour tenir le coup, peu importe la durée du lockout.»

Le vice-président du Conseil central de Lanaudière–CSN, Martin Hachey, voit par ailleurs un symbole fort dans la tenue de ce rassemblement intersyndical dans sa région : «On envoie un message clair : la solidarité syndicale ne connaît pas de frontières. Ce que vivent les travailleuses et travailleurs de Saint-Eustache, ça nous concerne tous.» 

Pour plusieurs, cette accumulation d’événements dépasse la coïncidence. Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon, est catégorique : «Ce n’est plus une impression : c’est un mode opératoire. Saint-Eustache, LaSalle–Longueuil, Saint-Jacques-le-Mineur : trois établissements, trois syndicats répartis dans deux centrales syndicales, la même histoire de briseurs de grève. Béton Provincial peut bien prétendre que l’impasse des négociations est limitée aux syndicats CSN, mais les faits parlent d’eux-mêmes.»  

Ce constat résonne au-delà des syndicats directement touchés. «Ce qui touche un syndicat aujourd’hui peut toucher n’importe lequel d’entre nous demain. On est ici pour dire à Béton Provincial que les travailleurs ne sont pas seuls», assure le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bridgestone Joliette–CSN, Jean-François Bergeron.  

Des contrats publics, des attentes légitimes 

L’industrie québécoise de la construction connaît une croissance historique, portée notamment par des grands chantiers d’infrastructures publiques. Béton Provincial profite pleinement de cet essor : l’entreprise participe elle-même à des projets d’envergure comme le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et le complexe de la Romaine. Un dossier de La Presse paru le 13 août rapporte par ailleurs que Béton Provincial est l’entreprise ayant reçu le plus de sanctions environnementales au Québec depuis le début de l’année. 

En clôture, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que l’organisation entend rester engagée jusqu’au bout : «La CSN ne lâchera pas ce dossier : peu importe combien de temps ça prendra, on sera là, aux côtés des travailleuses et des travailleurs. Et comme Béton Provincial profite de contrats financés par l’ensemble de la population, la CSN sera aussi là pour rappeler au gouvernement du Québec qu’il ne peut pas fermer les yeux devant une entreprise qui bafoue à répétition les droits de ses travailleuses et travailleurs. Quand on s’enrichit avec des fonds publics, on a des comptes à rendre!» 

LaSalle–Longueuil, en lockout depuis bientôt deux ans

Un constat s’impose : depuis le rachat de Demix par Béton Provincial le 1er avril 2024, l’employeur déploie tous les moyens à sa disposition pour aligner les conditions de travail des anciennes usines Demix sur celles de ses autres installations, au prix d’importants reculs pour des travailleuses et travailleurs comptant parfois plus de 30 ans d’ancienneté, avec les obligations économiques que cela suppose. C’est dans cette perspective que nous suivrons de très près le renouvellement de la convention collective, prévu en 2027, de l’ancienne usine Demix de Laval, elle aussi propriété de Béton Provincial. 

Pour rappel

Les 25 salarié-es de l’usine de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin 2026, au lendemain du rejet unanime d’une offre patronale prévoyant notamment un gel salarial, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le 28 juillet 2026, le Tribunal administratif du travail a conclu que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement à 18 des 25 salarié-es afin de leur proposer individuellement une offre qui omettait plusieurs reculs importants. Le Tribunal a ordonné à l’employeur de cesser cette pratique et de négocier avec diligence et bonne foi. 

Une enquête ministérielle menée en vertu de l’article 109.4 du Code du travail a aussi confirmé qu’un individu a exécuté des tâches normalement accomplies par les salarié-es en lockout à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, en contravention de l’article 109.1 g). À LaSalle–Longueuil, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN sont en lockout depuis le 5 décembre 2024. L’employeur exige d’importants reculs, notamment un gel salarial depuis le début du lockout, l’inclusion du samedi dans la semaine normale de travail, ainsi qu’une réduction des avantages liés aux heures supplémentaires. 

Enfin, une enquête du ministère du Travail menée à l’établissement de LaSalle–Longueuil a révélé des contraventions aux paragraphes e) et g) de l’article 109.1 du Code du travail, ce qui a mené au dépôt d’une plainte amendée devant le Tribunal administratif du travail le 3 mars 2026, toujours pendante. Une ordonnance provisoire rendue par le Tribunal administratif du travail le 7 novembre 2025 a également confirmé un recours à un briseur de grève dans un troisième établissement appartenant autrefois à Demix, celui de Saint-Jacques-le-Mineur, à la suite d’une plainte déposée par un autre syndicat. 

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), assemble quelque 320syndicats et plus de 25000travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), qui regroupe quelque 70syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés. Leur lockout fait écho à celui du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (LaSalle–Longueuil) qui en sera sous peu à deux ans de lockout. Ce dernier est aussi affilié à la FIM–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) et au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN). 

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le Conseil central de Lanaudière–CSN représente plus de 15000 membres répartis en 84 syndicats sur son territoire. 

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L’employeur enfreint l’interdiction d’utiliser des briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-enfreint-linterdiction-dutiliser-des-briseurs-de-greve/ Mon, 10 Aug 2026 09:59:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118293 Ce que l’enquête a révélé
Les enquêteurs ont mené une visite inopinée de l’usine dans la nuit du 15 juillet. Leur rapport conclut qu’un salarié de Béton Provincial rattaché à un autre établissement a effectué, à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, des tâches normalement réservées aux salarié-es en lock-out. Cette utilisation contrevient à l’article 109.1du Code du travail, qui interdit à un employeur de faire appel à un de ses employés pour remplir les fonctions de salarié-es en grève ou en lock-out.

« Ce que nos membres soupçonnaient depuis des semaines vient d’être confirmé : Béton Provincial a fait travailler un briseur de grève dans notre usine, la nuit, pendant que nos membres sont maintenus à l’extérieur », déclare Yves Beaupré, secrétaire du syndicat.

Deux mois sans convention, et un dossier qui s’alourdit
Ce constat s’ajoute à la plainte déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) pour une contravention à l’article 109.1 C.t., à la décision rendue le 28 juillet 2026 par le TAT, qui concluait déjà que Béton Provincial avait tenté de contourner le syndicat en s’adressant directement aux salarié-es avec une offre incomplète et trompeuse.

« Deux constats et une plainte en l’espace de deux semaines, deux entorses à la loi : l’employeur multiplie les gestes déloyaux ! », affirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

Un appel clair à reprendre les négociations
La reprise immédiate des négociations est souhaitée.

« Nous tendons la main à Béton Provincial pour reprendre les discussions dès maintenant. Chaque jour additionnel de lock-out prolonge inutilement les difficultés pour ces 25 travailleuses et travailleurs et leurs familles », déclare Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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STT DE DEMIX BÉTON – CSN https://www.csn.qc.ca/conflits/stt-de-demix-beton-csn/ Wed, 05 Aug 2026 19:22:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=118289 DIVISION ST-EUSTACHE – 10-08-008

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Béton Provincial reconnue coupable d’entrave syndicale et de négociation de mauvaise foi https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-coupable-dentrave-syndicale-et-de-negociation-de-mauvaise-foi/ Mon, 03 Aug 2026 15:11:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118262 Après huit semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) se réjouit d’une décision rendue le 28 juillet 2026 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui conclut que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement aux salarié-es pour contourner le processus de négociation collective.

Ce que le TAT a constaté
Le 10 février 2026, avant même la tenue de la première séance de négociation prévue pour le renouvellement de la convention collective, deux dirigeants de l’employeur se sont présentés à l’usine de Saint-Eustache et ont rencontré individuellement 18 salarié-es, sur les 25 que compte l’établissement, pour leur remettre un document intitulé « Offre monétaire – St-Eustache ». Ce document proposait notamment une prime forfaitaire pour chaque employé si une entente était conclue avant le 31 mars 2026.

« Cette décision confirme ce que nous savions depuis le 10 février : l’employeur a tenté de nous court-circuiter et de négocier par-dessus la tête du syndicat. Le Tribunal vient rappeler clairement que ce genre de pratique est illégal et ne sera pas toléré », rapporte le secrétaire du syndicat, Yves Beaupré.

Le Tribunal a jugé que cette démarche visait à court-circuiter le comité syndical de négociation et à faire pression sur les salariés pour qu’ils adhèrent individuellement aux propositions patronales, en écartant l’acteur syndical. Le Tribunal a également relevé que le document présenté aux salariés était incomplet, voire trompeur, en omettant plusieurs reculs importants demandés par l’employeur, notamment en matière de primes de soir et de nuit, d’assurances collectives, d’heures supplémentaires, de régime de retraite et de mobilité de la main-d’œuvre entre les usines.

« Un employeur ne peut pas s’adresser directement à nos membres pour tenter d’obtenir leur adhésion individuelle à une offre, surtout avant même le début des négociations. C’est notre rôle de représenter nos membres à la table de négociation. Le Tribunal vient de le réaffirmer sans équivoque », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé.

Les ordonnances rendues

Le Tribunal a :

  • accueilli la plainte et déclaré que Béton Provincial Ltée a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en diffusant le document « Offre monétaire – St-Eustache »;
  • ordonné à l’employeur de cesser de s’adresser directement ou indirectement aux salarié-es au sujet de la négociation en cours;
  • ordonné à l’employeur de négocier avec diligence et bonne foi avec le syndicat;
  • ordonné à l’employeur de transmettre lui-même, par courriel et dans les 72 heures, une copie de la décision à l’ensemble des salarié-es de l’unité de négociation;
  • réservé sa décision quant à la demande de dommages punitifs du syndicat, laquelle sera tranchée ultérieurement.

« Nos membres ont vu clair dans cette tentative de division, et le Tribunal leur donne aujourd’hui raison. Nous nous attendons maintenant à ce que Béton Provincial négocie de bonne foi, avec diligence, et nous serons au rendez-vous pour défendre les intérêts de nos membres jusqu’à l’obtention d’une convention collective juste », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour rappel
L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial pour les deux premières années de la convention, suivi d’augmentations totalisant 3,8 % pour les trois années suivantes, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Représailles antisyndicales à l’usine Cascades Cabano https://www.csn.qc.ca/actualites/represailles-antisyndicales-a-lusine-cascades-cabano/ Thu, 23 Jul 2026 19:27:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118229 Visiblement, la direction de l’usine Cascades de Cabano n’a toujours pas digéré la syndicalisation de ses quelque 82 employé-es. Après avoir usé de tous les stratagèmes possibles pour étirer les négociations d’une première convention collective, voilà que l’entreprise renoue avec des représailles envers les principaux dirigeants du syndicat.

En effet, trois officiers du syndicat – le président, le vice-président et le secrétaire-trésorier – ont été suspendus sans salaire au cours des derniers jours. La direction leur reproche d’avoir tenu un barbecue de solidarité à l’extérieur de l’usine, le 30 juin dernier. Pour le syndicat, cette activité, qui n’a affecté en rien les opérations de l’usine, visait à informer les membres du syndicat des derniers développements à la table de négociation.

Le syndicat compte bien entendu contester ces suspensions.

Ce ne serait pas la première fois que le Tribunal condamnerait la direction de l’usine Cascades de Cabano. En août 2025, le Tribunal administratif du travail avait statué que l’employeur avait fait preuve de représailles antisyndicales en refusant le retour au travail de Carl Belzile, privant ce dernier de revenus à la suite d’une absence reliée à son état de santé. Secrétaire-trésorier du syndicat, Carl Belzile avait activement participé à la campagne de syndicalisation de l’usine. Il est l’un des trois dirigeants syndicaux suspendus récemment.

Pour le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier, ces agissements doivent cesser.

« Ça fait deux ans que nous sommes syndiqués et Cascades a tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues et pour reporter l’application d’une convention collective, déclare le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier. Alors que le Code du travail prévoit que l’employeur doit maintenir nos conditions de travail, Cascades ne s’est pas gêné pour changer nos conditions sans préavis. Nous avons dû déposer une douzaine de plaintes au Tribunal à ce sujet. »

Devant le refus de la direction de l’usine de Cabano de s’entendre sur les salaires, le syndicat a dû faire valoir son droit à l’arbitrage de première convention collective. Le 10 juin dernier, alors que les audiences de l’arbitre devaient prendre fin, l’employeur a encore une fois demandé un délai, jusqu’à septembre cette fois, évoquant… la demande salariale revue à la baisse par la partie syndicale.

« Le groupe Cascades doit se faire à l’idée que les employé-es de Cabano ne veulent pas être payés au rabais par rapport aux autres usines. Les travailleuses et travailleurs se sont syndiqués pour améliorer leur sort. La compagnie doit respecter ses employé-es et cesser de retarder l’application d’une convention collective », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

La présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross, croit, elle aussi, que de telles pratiques antisyndicales n’ont pas leur place dans la région. « La majorité des employé-es des usines de Cascades sont syndiqués et ont des conditions de travail négociées. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas à Cabano, où les employé-es ont décidé de s’unir pour négocier de bonnes conditions. Assez, c’est assez ! »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Cascades Cabano–CSN compte 82 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN et au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le syndicat porte le conflit devant l’Association Béton Québec pour relancer les négociations https://www.csn.qc.ca/actualites/syndicat-porte-le-conflit-devant-abq/ Wed, 22 Jul 2026 17:14:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118215 Après plus de six semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) franchit une nouvelle étape en portant directement le dossier devant l’Association Béton Québec (ABQ), l’association patronale et technique de l’industrie du béton prêt à l’emploi au Québec. Reçue par le directeur, la délégation syndicale y voit un signe d’écoute et souhaite que cette démarche contribue à favoriser un retour rapide à la table de négociation.

Une démarche inhabituelle auprès de l’industrie

Jeudi dernier en matinée, une délégation du syndicat s’est rendue aux bureaux de l’ABQ, à Boucherville. Elle était composée de représentants du syndicat local et du Conseil central des Laurentides–CSN. Au cours d’une rencontre d’une quinzaine de minutes, les syndiqué-es ont exposé les impacts du conflit sur leurs membres, de même que sur leur famille et sur la main-d’œuvre du secteur du béton. Le directeur de l’ABQ, Luc Bédard, a pris connaissance de la lettre transmise par le syndicat et l’a lue devant la délégation. Il a indiqué ne pas avoir été informé au préalable du conflit à Saint-Eustache.

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« Nous avons senti une réelle écoute. Nous espérons maintenant que cette démarche contribuera à faire avancer le dossier. Depuis plus de six semaines, ce sont nos membres qui subissent les conséquences de ce lockout. Nous sommes prêts à retourner à la table dès demain matin, mais il faut une offre sérieuse », explique le président du syndicat, Jimmy Caron.

Le syndicat demeure disponible
Le syndicat réitère qu’il demeure disponible en tout temps pour reprendre les négociations. Les discussions tenues jusqu’à maintenant n’ont toutefois permis aucune avancée significative qui pourrait mener à un règlement de la convention collective. « Les travailleuses et les travailleurs souhaitent régler ce conflit, mais cela exige une volonté réelle de la part de l’employeur », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé. Une rencontre de travail tenue le 6 juillet avec la conciliatrice n’a pas permis de régler la négociation. Aucune nouvelle rencontre n’est programmée à ce jour.

Pour rappel

Les négociations sont amorcées depuis le printemps. L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial de deux ans, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le lendemain du rejet, les 25 syndiqués de l’usine de Saint-Eustache ont été mis en lockout.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les travailleurs de Béton Provincial refusent de se faire acheter https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-beton-provincial-refusent-de-se-faire-acheter/ Tue, 07 Jul 2026 15:40:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118141 Appelés à se prononcer sur des offres de leur employeur pour la première fois après 19 mois de lockout, les travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et Longueuil ont massivement rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur.

L’entreprise d’André Bélanger proposait à chacun de ses employé-es un chèque de 10 000 $. En échange, ceux-ci devaient accepter des augmentations salariales faméliques, en plus de voir leur régime de retraite être démembré et leur assurance collective sérieusement amputée. Cette « proposition » a été rejetée à 95 % par les membres du syndicat au terme d’un vote tenu à scrutin secret.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance le président du syndicat, Jean-François Gagné. « Presque tous les membres étaient présents pour l’assemblée, y compris ceux qui ont fini par devoir se trouver un emploi ailleurs. Plusieurs auraient pu être tentés de prendre l’argent. Mais il en va des conditions de travail de l’ensemble de l’industrie du béton. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser Béton Provincial racheter toutes les usines, multiplier les lockouts et scrapper des conventions collectives au complet ! »

Comme plusieurs usines de béton appartenant auparavant au groupe Demix, celles de LaSalle et Longueuil, qui emploient 47 travailleurs, ont été rachetées par Béton Provincial en avril 2024. Quatre mois plus tard, le nouveau propriétaire exigeait de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout, rappelle le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. Notre fonds de grève et la solidarité du mouvement CSN permettent aux travailleurs de résister aux attaques de leur employeur et nous les soutiendrons jusqu’au bout. »

Rappelons qu’un deuxième lockout a été déclaré par Béton Provincial le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués avec la CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le ministre Boulet abandonne des lockoutés https://www.csn.qc.ca/actualites/le-ministre-boulet-abandonne-des-lockoutes/ Tue, 16 Jun 2026 13:05:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117995 Béton Provincial utilise le lockout pour imposer plusieurs demandes de reculs dans les conditions de travail et un gel salarial sans avoir vraiment l’intention de faire
de compromis en négociation.

« On assiste à une utilisation abusive du lockout pour appauvrir les travailleuses et les travailleurs. Le ministre du Travail, Jean Boulet, doit intervenir pour éviter cet usage extrême d’un des outils du Code du travail. Il ne semble pas se préoccuper du sort des travailleuses et travailleurs », affirme
la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Rappelons que les syndiqué-es de Béton Provincial de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin et ceux de Lasalle-Longueuil le sont depuis plus d’un an et demi. Dans les deux cas, on parle de nombreux reculs équivalents à des milliers de dollars annuellement et d’un gel salarial imposé par l’employeur pour les prochaines années. C’est pourtant une industrie qui se porte bien. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % chaque année, de 2015 à 2024 et plusieurs projets d’infrastructures importants sont planifiés pour les années à venir.

Faire face à l’inflation

« On prévoit des hausses salariales moyennes de 3 % en 2026 et de 3,3 % en 2025. Dans ce contexte, un recul est complètement inacceptable et crée un exemple dangereux. En plus, ça envoie un mauvais signal pour l’attractivité de ce secteur, alors que les chantiers du Québec en ont besoin », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La vie de nombreuses familles est bouleversée par une décision d’affaires aucunement justifiée. Est-ce vraiment ce qu’on veut pour les travailleuses et les travailleurs du Québec, une dégradation de leurs conditions », s’interroge la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 320 syndicats et plus de 25 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

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Deuxième lockout chez Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/deuxieme-lockout-chez-beton-provincial/ Sun, 07 Jun 2026 17:17:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117848 Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton–CSN (division Saint-Eustache) a été mis en lockout pour une durée indéterminée, à partir d’hier, par Béton Provincial. Il s’agit du deuxième lockout et du quatrième conflit de travail dans les derniers temps qu’a connus cet employeur.

« C’est brutal, comme geste. Une entente était encore possible, mais le représentant de l’employeur à la table revenait sans cesse sur ses engagements et les textes étaient incomplets, ce qui a grandement nui à la négociation », affirme le président du syndicat, Jimmy Caron, qui se dit prêt à discuter en tout temps.

Une grève de 24 h était prévue le 9 juin, justement pour ramener du sérieux à la table de négociation. Béton Provincial a été informé de cette grève, juste après un vote unanime contre ses dernières offres, tenu le 6 juin au soir. « Le lockout était visiblement prêt à être décrété, parce que tout s’est mis en place très vite », précise le président.

Reculs importants et gel de salaire

Du chemin avait été fait depuis le début de cette négociation, amorcée en mars, mais l’employeur persiste avec des demandes de reculs importants ; le syndicat trouve cela inacceptable. Il est notamment question de la perte des dîners payés et de deux années de gel salarial, soit 2026 et 2027. L’employeur insiste également pour introduire un régime de retraite avec disparité de traitement, ce qui est illégal. Par ailleurs, le salaire offert n’est toujours pas équivalent à celui d’une usine sœur du même groupe.

Le secteur du béton va pourtant bien au Québec. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % par an, de 2015 à 2024. « . Le contexte est favorable, porté par les chantiers d’infrastructures, le développement du logement et les futurs barrages d’Hydro-Québec. Les perspectives sont bonnes. Les reculs demandés par l’entreprise d’André Bélanger ne sont aucunement justifiés », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Rappelons que Béton Provincial maintient ses usines de LaSalle et de Longueuil en lockout depuis maintenant un an et demi. « L’entreprise peut et doit éviter de multiplier les conflits de travail dans ses nombreuses usines. Béton Provincial est un joueur majeur dans le marché du béton au Québec, il doit régler en respectant tous ses employés », ajoute Kevin Gagnon.

« Nous sommes solidaires de nos membres de Béton Provincial à Saint-Eustache. Il est grand temps pour eux de conclure une entente satisfaisante au moment où le coût de la vie ne cesse d’augmenter », ajoute Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour à l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Graphite Nordique : le syndicat dénonce la sous-traitance et craint pour les emplois https://www.csn.qc.ca/actualites/graphite-nordique-le-syndicat-denonce-la-sous-traitance-et-craint-pour-les-emplois/ Tue, 02 Jun 2026 18:53:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117402 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Graphite Nordique Inc. (CSN) exprime de vives inquiétudes à la suite de l’annonce de l’employeur concernant le recours à la sous-traitance dans le cadre du développement de la nouvelle fosse à la mine située à Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.

L’employeur a confirmé ses intentions lors d’une rencontre de négociation, alors qu’il s’apprête également à vendre ses équipements roulants, ce qui mettrait fin à la possibilité de poursuivre les opérations à l’interne.

Pour le syndicat, cette orientation soulève des questions importantes quant à la protection des emplois actuels et futurs, aux conditions de travail ainsi qu’à l’avenir de l’expertise développée par les travailleuses et travailleurs de la mine.

« Nos membres possèdent les compétences, l’expérience et le savoir-faire nécessaires pour réaliser ce travail. Nous le faisons depuis l’ouverture de la mine en 1985. En choisissant la sous-traitance plutôt que de miser sur sa propre main-d’oeuvre, l’employeur envoie un très mauvais signal », affirme Éric Lefebvre, président du STT de Graphite Nordique inc. (CSN). Le syndicat remet également en question la logique économique derrière cette décision, compte tenu de la situation financière précaire de l’entreprise.

« Nous ne voyons pas où seront les économies dans le recours à un sous-traitant, tout en obligeant désormais Graphite Nordique à acheter un minerai qui, jusqu’à maintenant, ne lui coûtait pratiquement rien à extraire », ajoute M. Lefebvre.

« Ce sont des emplois de qualité dans la région, et les travailleuses et travailleurs locaux contribuent depuis des années au succès et à la sécurité des opérations », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

La présidente du Conseil central des Laurentides, Chantal Maillé, rappelle également que le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 6,4 millions de dollars à l’automne 2025 afin de soutenir la relance des opérations et le développement de la nouvelle fosse.

« Nous avons demandé à l’employeur de faire preuve de transparence quant à la situation économique de l’entreprise afin de protéger les emplois actuels et futurs. Les travailleuses et travailleurs ne doivent pas payer le prix des décisions corporatives », conclut Éric Lefebvre.

Le syndicat entend suivre le dossier de près et interpellera la députée fédérale ainsi que les partenaires locaux et régionaux afin d’obtenir des garanties concrètes quant à l’utilisation des fonds publics, au maintien des emplois syndiqués et au respect des engagements envers les travailleurs et la communauté.

À propos

Le Syndicat de Graphite Nordique inc. (CSN) est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) qui rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Il est également affilié au Conseil central des Laurentides–CSN qui regroupe 88 syndicats et plus de 22 000 membres Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN couvrant le territoire québécois.

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Entente de principe acceptée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-lavo/ Fri, 29 May 2026 18:05:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117035 Réunis en assemblée générale ce 29 mai au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 87 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue dans la nuit du 28 mai 2026.

« Notre nouvelle convention collective contient des augmentations salariales de 6 % en 2025, 3,75 % en 2026, 3 % en 2027 et en 2028, puis 3,5 % en 2029, pour un total de 19,25 % sur 5 ans, applicable rétroactivement au 1er janvier 2025. Elle contient aussi une clause de protection annuelle contre l’indice des prix à la consommation (IPC) de 0,75 %. En plus de freiner tous les projets de reculs que l’employeur voulait nous imposer, nous avons également obtenu des ajustements salariaux de base pour plusieurs employé-es, afin d’arrimer leur rémunération au marché. Finalement, les parties s’engagent dans un processus de médiation préarbitrale visant à assainir les relations de travail et à régler les litiges encore en cours », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Quand on se bat pour améliorer nos conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette conviction de la juste cause. Tout au long de leur négociation, les membres du syndicat ont porté fièrement leurs convictions tout en luttant contre les reculs majeurs que l’employeur voulait imposer. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leur contribution à ce combat pour de meilleures conditions de travail constitue une avancée pour toutes et tous dans leur secteur », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« Au nom de la FIM, à l’issue d’une longue et ardue négociation, je salue le travail acharné du syndicat qui vient tout juste d’accepter leur nouvelle convention collective dont les membres peuvent être fiers. Leur lutte pour maintenir leurs acquis et obtenir une bonification de leurs conditions d’emploi a porté ses fruits et nous sommes également heureux et satisfaits pour les travailleurs et les travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fière d’avoir soutenu la lutte des travailleurs et des travailleuses de chez Lavo. Après avoir tenu tête et manifesté leur détermination envers leur employeur, nous partageons la satisfaction des membres », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). Celle-ci regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Barrages de Domtar : une concertation régionale qui exclut les travailleuses et les travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/barrages-de-domtar-une-concertation-regionale-qui-exclut-les-travailleuses-et-les-travailleurs/ Wed, 13 May 2026 11:01:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115264 L’avenir des usines de Domtar à Kénogami et à Alma, ainsi que celui de leurs barrages, est l’objet de discussion à une prétendue table de concertation qui inclut les députés de la région, le maire de Saguenay, des dirigeants de Domtar (Produits forestiers Résolu ou PFR), mais exclut les travailleuses et travailleurs des deux usines, qui risquent pourtant de perdre des droits historiques dans cette démarche !

« C’est incompréhensible et inacceptable que nous soyons mis à l’écart, mais on comprend que ça fait l’affaire de PFR-Domtar, qui souhaite fermer ses usines et vendre l’électricité des barrages sans toutefois maintenir les emplois. Rappelons que, depuis la nationalisation effectuée par Hydro-Québec, la production privée d’électricité est conditionnelle au maintien de ces emplois », lance le président du Syndicat national des travailleurs et des travailleuses des pâtes et papiers de Kénogami–CSN, Gilles Vaillancourt.

La CSN interpelle la première ministre et le ministre Drainville

« Nous demandons une rencontre urgente avec le nouveau ministre de l’Économie, Bernard Drainville. Le gouvernement se doit d’être du bord des travailleuses et des travailleurs du Saguenay et obliger Domtar à respecter ses obligations en modernisant enfin ses usines », insiste la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière rappelle que le gouvernement du Québec a le pouvoir de refuser la vente de l’électricité privée de Domtar à une autre entreprise. Il a même le droit de reprendre les barrages si les conditions des baux hydrauliques – prévues par la loi 50 sur les barrages de la rivière Shipshaw – ne sont pas respectées. Les emplois dans les usines associées doivent en effet être maintenus. Or, on constate que les installations de Kénogami sont régulièrement à l’arrêt cette année. « Le gouvernement du Québec doit se tenir debout face à un propriétaire étranger qui veut faire la pluie et le beau temps au Saguenay en contournant des ententes historiques qui datent du temps de René Lévesque », ajoute la présidente, qui interpelle également la première ministre et les partis qui aspirent à diriger le Québec plus tard cette année à prendre position plus clairement dans ce débat.

Une filière abandonnée

« Le gouvernement doit soutenir la transformation de la filière forestière. C’est essentiel pour plusieurs régions du Québec. Le Sommet Pour vivre de la forêt de l’an dernier a montré la voie à suivre pour assurer un avenir en tenant compte de tous les acteurs concernés et de l’environnement. Il faut arrêter de repousser sans cesse la réforme d’envergure qui est nécessaire », soutient le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

La région doit se méfier des illusions

La CSN constate que le premier projet jugé prometteur par les élus régionaux semble déjà remplacé par un autre. On n’a par ailleurs aucune certitude du nombre d’emplois qui seraient créés ni même du lieu ou des conditions de travail. Le financement de ces projets semble aussi incertain.

« Bien qu’une modernisation soit nécessaire, la filière forestière est constitutive de notre région et va continuer de l’être. De la forêt jusqu’aux usines, des emplois sont en jeu. On demande au maire, Luc Boivin, de cesser de nuire à cette filière et d’ainsi risquer l’appauvrissement de sa région », affirme la présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Nos deux usines génèrent des retombées importantes dans l’économie régionale et jouent un rôle clé dans la filière, notamment en écoulant les copeaux qui proviennent des scieries. Elles doivent demeurer ouvertes », ajoute le président du Syndicat national des travailleuses et des travailleurs des pâtes et papiers d’Alma–CSN, Daniel Munger.

À propos
La CSN est composée de près de 1600 syndicats et regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec. Elle représente notamment les usines de Kénogami et d’Alma.

Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

 

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Tramway et métro : Christine Fréchette doit s’entendre avec Ottawa https://www.csn.qc.ca/actualites/tramway-et-metro-christine-frechette-doit-sentendre-avec-ottawa/ Thu, 23 Apr 2026 12:06:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114153

La nouvelle première ministre du Québec devrait effectuer un virage important en faveur du transport collectif en finalisant les ententes avec le gouvernement fédéral, tant pour le tramway de Québec que pour la phase 3 des trains Azur du métro de Montréal. 

«À l’heure où le prix de l’essence joue avec nos nerfs, c’est le temps d’accélérer la mise en chantier des projets de transport collectif à Montréal, à Québec et dans d’autres villes qui attendent depuis trop longtemps. Pour ça, il faut conclure des ententes de financement avec le fédéralet conserver notre expertise au Québec», affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon. 

La CSN rappelait d’ailleurs récemment l’incroyable retard du Québec, qui laisse dormir sa part du Fonds pour le transport en commun du Canada, alors que l’Ontario a déjà encaissé plus de deux milliards de dollars. «La nouvelle première ministre doit mettre fin à cet immobilisme de la CAQ pour le transport en commun», ajoute le président de la FIM–CSN.

«L’usine est en croissance, mais on attend toujours l’arrivée de nouveaux contrats pour combler la fin de certains mandats actuels. L’obtention du contrat du tramway de Québec et une commande de trains Azur pour le métro de Montréal permettraient de garantir la place de l’usine de La Pocatière au sein du groupe Alstom en Amérique du Nord», indique le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Alstom La Pocatière–CSN, Claude Michaud. Ce dernier souligne que les industries pétrolière et automobile génèrent très peu d’emploi au Québec, mais qu’il serait possible d’en créer de très bons en accélérant les projets de transport collectif. 

Claude Michaud ajoute qu’un autre fournisseur impliqué dans la construction des métros Azur a récemment été contacté, ce qui laisse entrevoir du mouvement dans ce dossier. Rappelons par ailleurs que les wagons MR-73 encore en circulation dans le métro de Montréal ont maintenant plus de 50 ans et qu’ils occasionnent plus de pannes.

Économie du Bas-Saint-Laurent

«Plus d’emplois et plus de stabilité à l’usine d’Alstom, c’est bon pour tout le Bas-Saint-Laurent. Le nouveau gouvernement du Québec a l’occasion de montrer qu’il travaille pour les régions. En plus, le métro et le tramway profiteraient à nos deux plus grandes villes, c’est gagnant-gagnant», résume la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent regroupe près de 10000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

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Une augmentation de 21 % en cinq ans chez LM Wind Power https://www.csn.qc.ca/actualites/une-augmentation-de-21-en-cinq-ans-chez-lm-wind-power/ Sat, 11 Apr 2026 21:35:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113522 Les 265 salarié-es du Syndicat des travailleuses et travailleurs de LM Wind Power–CSN ont maintenant une nouvelle convention collective !

La nouvelle convention de 5 ans, adoptée à 70 %, prévoit une hausse totale de 21 % pour la durée de l’entente, dont une augmentation de 9 % dès la première année, rétroactive au 1er janvier dernier. Une clause de protection relative à l’inflation est également prévue pour les deux dernières années.

« Notre énergie est essentielle et l’employeur le reconnaît enfin ! », a déclaré le président du syndicat, Jean-Éric Cloutier.

Parmi les autres gains importants, on note :

  • la contribution au fonds de pension est triplée pendant la durée de la convention collective
  • la fin des heures supplémentaires obligatoires
  • plus d’heures de libération syndicale payées par l’employeur
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Les travailleuses et travailleurs de FRE Composites adoptent l’entente de principe à 91 % https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-de-fre-composites-adoptent-lentente-de-principe-a-91/ Thu, 02 Apr 2026 16:00:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113325 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de FRE Composites–CSN a tenu une assemblée générale le samedi 28 mars, au cours de laquelle les membres ont adopté à 91 % l’entente de principe en vue du renouvellement de leur convention collective pour une durée de cinq ans. Ce vote massif démontre l’appui solide des membres aux avancées obtenues à la table de négociation.

L’entente prévoit notamment une hausse des allocations pour l’équipement de protection individuelle, ainsi qu’une bonification des primes de soir, de nuit, de fin de semaine et de formation. Les travailleuses et travailleurs bénéficieront également d’un congé de maladie supplémentaire et d’un programme de formation amélioré. Sur le plan salarial, les augmentations varient de 6 % à 13 % dès la première année, selon le code d’emploi, auxquelles s’ajoute une augmentation cumulative totale de 14,5 % sur cinq ans. Tout au long des négociations, la solidarité des membres a été déterminante. Cette cohésion démontre une fois de plus qu’un syndicat uni est une force réelle et efficace pour améliorer les conditions de travail.

« Merci aux membres pour leur appui, cela nous a permis d’atteindre nos objectifs de négociation et nous sommes fiers de la forte participation à l’assemblée générale » affirme le président du syndicat par intérim, Alexandre Lacasse.

« Nous sommes heureux de l’adoption de cette entente, qui représente un gain majeur pour les travailleuses et travailleurs, notamment en protégeant leur pouvoir d’achat face à la hausse du coût de la vie. L’ajout d’un programme de formation constitue également une avancée importante : il soutient le développement des compétences, contribue au maintien des emplois et préserve l’expertise, tout en assurant la continuité et la qualité des services », mentionne Chanta Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

« Au nom de la FIM, je tiens à féliciter les comités de négociation et de mobilisation. En très peu de temps, mais avec la force et la détermination nécessaires, les membres ont atteint leurs objectifs de négociation. Le résultat du vote sur l’entente de principe obtenue démontre clairement que c’est à la satisfaction de la majorité des membres du syndicat », souligne Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 338 syndicats, partout au Québec, notamment dans le secteur des bétonnières.

Fondé en 1969, le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN regroupe 85 syndicats et plus de 19 300 membres. Il est l’un des 13 conseils centraux de la CSN qui couvrent le territoire québécois.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 333 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, démocratique, équitable et durable.

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Vote et déclenchement de grève générale illimitée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-et-declenchement-de-greve-generale-illimitee-chez-lavo/ Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113103 Réunis en assemblée générale ce 26 mars au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève générale illimitée qui sera déclenché dès ce vendredi 27 mars 2026.

« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites “finales” de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Mort programmée du métier de sylviculteur au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/mort-programmee-du-metier-de-sylviculteur-au-quebec/ Thu, 26 Mar 2026 12:07:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113095 Le secteur sylvicole est laissé pour compte. Le maintien des sommes allouées aux travaux sylvicoles dans le dernier budget du Québec et la récente baisse des droits de coupe – lesquels profitent aux industriels – n’y changent rien. Pire encore, les taux offerts par le gouvernement pour les différents travaux sylvicoles sont en baisse cette année – entre 2 et 5 %, selon le type d’intervention.

L’argent octroyé aux entreprises et aux groupements forestiers qui effectuent le travail de sylviculture stagne depuis des années, et ce, malgré l’inflation liée au prix du carburant et à celui de l’équipement. Sans surprise, cette situation a des répercussions négatives sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs.

« Tout le monde s’en va. Il n’y a plus de relève », affirme Serge Desrosiers, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN). De fait, le nombre de membres de ce syndicat a diminué d’environ 80 % en dix ans et ils ne sont désormais qu’un peu plus de 200.

Des budgets qui ne se rendent pas jusqu’aux salarié-es

La CSN estime qu’avec le budget actuel alloué à la sylviculture, il faudrait 33 ans pour que l’ensemble du territoire compris dans les zones prioritaires soit entretenu.

« Une hausse significative du budget consacré à la sylviculture est essentielle si on veut conserver ce maillon indispensable de notre foresterie au Québec.  Il faut aussi absolument que l’argent ne reste pas dans les poches des entrepreneurs, mais qu’il se rende jusqu’à celles et ceux qui effectuent le travail sylvicole sur le terrain », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Pour ce faire, la FIM–CSN rappelle qu’un projet pilote de rémunération horaire des sylvicultrices et sylviculteurs avait démontré un potentiel certain par rapport aux conditions archaïques qui ont cours actuellement. Pour le moment, les travailleuses et les travailleurs reçoivent un forfait par parcelle et doivent payer leurs déplacements, leur équipement et le carburant pour les débrousailleuses.

Québec de nouveau interpellé

« Les élu-es à Québec ont une responsabilité historique d’agir pour sauver le métier de sylviculteur et l’échec de la réforme du régime forestier ne doit pas en dissuader le prochain gouvernement. Il faut arrêter de reporter ce problème à plus tard », ajoute Kevin Gagnon.

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L’incertitude des approvisionnements entraine la fin d’une autre scierie au Québec – à Saint-Joseph-de-Kamouraska https://www.csn.qc.ca/actualites/lincertitude-des-approvisionnements-entraine-la-fin-dune-autre-scierie-au-quebec-a-saint-joseph-de-kamouraska/ Wed, 25 Mar 2026 15:46:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113017 La très grande incertitude qui plane au sujet de l’approvisionnement en bois force la fermeture d’une nouvelle scierie au Québec : celle du Groupe Lebel, à Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ pèse lourd dans la balance. À cela s’ajoutent les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.

Face à cette tempête, une seule réponse provient tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs, qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage.

« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonnés », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé. C’est une dizaine de travailleuses et de travailleurs qui perdent définitivement leur emploi maintenant, même si l’usine était à l’arrêt depuis février 2025.

L’employeur rappelle que ce moulin était capable de scier 170 000 mètres cubes, mais qu’il n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture, par manque d’approvisionnement. Évidemment, cette faible production empêchait la scierie de Saint-Joseph de faire ses frais. L’employeur a donc fait le choix de la fermer.

L’hémorragie continue

En plus de la scierie du Groupe Lebel, c’est aussi l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités, puisqu’elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint-Joseph-de-Kamouraska. On se rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn. Sans compter les autres, où les employé-es ne sont pas représentés par la CSN et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années.

Qui va s’occuper des communautés forestières ?

« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.

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Le Tribunal annule deux congédiements de dirigeants syndicaux https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-annule-deux-congediements-de-dirigeants-syndicaux/ Tue, 17 Mar 2026 15:12:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112718 Dans une décision rendue le 3 février dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) annule les congédiements de François Dubé, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Shawinigan Aluminium–CSN, et de Dominic Boisvert, représentant en santé et en sécurité au travail.

De plus, il ordonne le versement rétroactif des salaires et avantages perdus aux travailleurs et d’un montant de 25 000 $ à titre de dommages moraux et punitifs au syndicat.

Le 18 octobre 2024, l’employeur a congédié Dominic Boisvert. Le même jour, il a suspendu François Dubé sans solde. En janvier 2025, il a également décidé de congédier le président du syndicat.

C’est une deuxième décision défavorable en trois mois pour Shawinigan Aluminium. Le 15 décembre 2025, le TAT avait déclaré l’entreprise coupable d’entrave aux activités syndicales et avait ordonné à l’employeur de verser une somme de 3 000 $ au syndicat à titre de dommages punitifs.

Un climat hostile alimenté par un leadership coercitif
« Ces décisions démontrent à quel point l’employeur abuse de son droit de gérance. Depuis plusieurs mois, les travailleuses et travailleurs se plaignent d’un climat de travail toxique dans cette usine », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Et les chiffres parlent : 42 départs sur 57 postes en deux ans, 1200 heures de suspension depuis 2023, 37 cadres pour 57 employé-es syndiqués et un nombre d’arrêts de travail pour maladie inédit dans cette entreprise.

Demande d’intervention à Sotrem (actionnaire principal)
« En tant qu’organisation syndicale, c’est notre devoir de protéger nos membres. Nous avons entrepris des démarches auprès de la direction et nous avons tendu la main pour trouver une solution, mais nos appels sont restés lettre morte. Nous avons même écrit à Michel Boudreault, président-directeur général de Sotrem à Saguenay, son entreprise étant l’actionnaire principal de Shawinigan Aluminium. Et lui aussi semble insensible à la souffrance des travailleuses et travailleurs à Shawinigan », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Kevin Gagnon.

« Nous remettons en question la compétence de la direction de Shawinigan Aluminium. En 2026, on ne traite pas ses employé-es ainsi. Depuis octobre 2025, l’employeur a l’obligation de prévenir les risques psychosociaux, ce qui inclut le stress, le harcèlement, l’incivilité et le manque d’autonomie. Avec 37 cadres pour surveiller 57 employé-es, nous sommes de toute évidence devant une situation à haut potentiel de harcèlement et de manque d’autonomie », affirme le président du Conseil central du Cœur-du-Québec, Pascal Bastarache.

Les décisions :
https://t.soquij.ca/a6H2W
https://t.soquij.ca/y6GLw

À propos
Syndicat des travailleuses et travailleurs de Shawinigan Aluminium inc.-CSN compte environ 57 membres.
Le Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN) regroupe près de 90 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 20 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. Le territoire du conseil central couvre les régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 330 syndicats et plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail.
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 330 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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