Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 28 Sep 2026 00:00:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les employé-es de Radio-Canada adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-radio-canada-adoptent-lentente-de-principe/ Sun, 27 Sep 2026 20:36:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118900 Les 2 800 travailleuses et travailleurs de Radio-Canada ont une nouvelle convention collective. Réunis en assemblée générale, les employé-es des stations du Québec et de Moncton ont adopté à 94 % l’entente de principe intervenue le 4 septembre dernier entre leur comité de négociation et la direction du diffuseur public.

Les syndiqué-es toucheront des augmentations de 14,5 % sur quatre ans : 6 % la première année, rétroactifs au 23 mars 2026, 3 % en 2027, 3 % en 2028 et 2,5 % en 2029.

Des gains importants, qui feront reculer la précarité d’emploi présente à Radio-Canada, ont été réalisés. Les employé-es pourront notamment bénéficier d’un accès plus rapide à la stabilité d’emploi. Des horaires plus stables et prévisibles seront dorénavant accessibles pour les salarié-es temporaires. Les ratios de titulaires de postes précaires ont aussi été plafonnés à la baisse.

La nouvelle convention collective prévoit également la protection des emplois contre l’intelligence artificielle, celle-ci ne pouvant se substituer au jugement humain.

« Nous avons fait la démonstration que les conditions de travail à Radio-Canada se sont dégradées au fil des ans : nous avions du rattrapage à faire par rapport aux autres médias québécois, sans compter l’inflation des dernières années. Cette entente est un pas dans la bonne direction pour le personnel technique, administratif et journalistique », affirme la présidente par intérim du syndicat, Lise Millette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « le retard des conditions de travail par rapport aux autres médias devenait un frein à l’attraction et la rétention du personnel. La direction de Radio-Canada devait prendre les engagements nécessaires afin de maintenir le rôle de premier plan du diffuseur public ».

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), Annick Charette, se réjouit des gains obtenus, au terme d’une négociation qui aura duré six mois. « Les objectifs étaient grands et le syndicat n’a pas hésité à utiliser tous les moyens à sa disposition pour décrocher la meilleure entente possible. Celle-ci est le résultat d’une grande mobilisation qui s’est déployée dans l’ensemble des stations. Les membres peuvent être fiers du travail accompli. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada (STTRC–CSN) représente les 2 800 travailleuses et travailleurs de l’information, techniciennes et techniciens et membres du personnel administratif des services français du diffuseur public, soit l’ensemble des stations du Québec et celle de Moncton. La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

]]>
Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

]]>
Première convention collective au PHI et Studio PHI https://www.csn.qc.ca/actualites/premiere-convention-collective-au-phi-et-studio-phi/ Tue, 23 Jun 2026 13:09:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118059 Au terme d’une assemblée générale tenue dimanche soir, les quelque 80 employé-es du PHI et Studio PHI ont adopté à 100 % leur première convention collective.

Le Syndicat national des employé-es de musées (FNCC–CSN), qui regroupe les sections Studio PHI et Fondation PHI pour l’art contemporain, obtient des avancées majeures dans cette première entente, notamment la mise en place d’une structure de rémunération incluant des principes de progression salariale innovants. Cette convention collective sonne par ailleurs la fin du modèle d’emploi contractuel, lequel sera remplacé par des postes à quarts fixes, qui offriront davantage de stabilité aux employé-es. Autre gain significatif : les salarié-es recevront, après chaque exposition, une prime correspondant à 1 % des revenus générés par celle-ci.

Cette convention collective de trois ans contribue à l’établissement de conditions de travail plus justes et équitables. Elle constitue aussi un jalon important pour les salarié-es du milieu culturel, notamment grâce à une hausse salariale atteignant 19 % sur la durée de l’entente pour certains membres.

« Cette entente marque un moment très important pour le milieu culturel québécois. L’abolition du modèle sous contrat, la mise en place de quarts fixes, les gains salariaux et la prime de fin d’exposition sont des avancées concrètes qui montrent qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail dans un secteur en pleine mutation, tout en reconnaissant les personnes qui font vivre notre culture au quotidien », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Cette première convention collective envoie un signal fort à l’ensemble du secteur culturel : les travailleuses et les travailleurs ont le pouvoir de se regrouper pour faire reconnaître leur travail et améliorer de manière tangible leurs conditions de travail », ajoute Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

« Ce vote représente une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs du Studio PHI. Il témoigne de leur détermination à se faire entendre pour améliorer collectivement leurs conditions de travail. Nous saluons leur mobilisation ainsi que le travail du comité de négociation, qui ont permis d’en arriver à une entente à la hauteur de la contribution essentielle de nos membres à la vitalité culturelle montréalaise », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat national des employé-es de musées représente 80  du PHI et Studio PHI, situés à Montréal. Il est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) qui regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

]]>
Une boussole pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement https://www.csn.qc.ca/actualites/une-boussole-pour-sensibiliser-et-documenter-le-cyberharcelement/ Tue, 16 Jun 2026 15:31:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118001 En cette Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), en collaboration avec un groupe de recherche de l’UQAM sous la direction du professeur Stéphane Villeneuve, lance aujourd’hui un nouvel outil pour sensibiliser et documenter le cyberharcèlement envers les journalistes.

Disponible ici → fncc.csn.qc.ca/cyberharcelement

Cet outil s’inscrit dans la foulée de deux recherches menées en 2022 et 2025 auprès des journalistes. « Nous souhaitons approfondir nos connaissances sur cet enjeu et outiller les journalistes et leurs employeurs pour mieux faire face aux dangers qui en découlent. Surtout que le phénomène va en s’accélérant », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

Les solutions ne sont pas simples à trouver. Le cyberharcèlement est parfois minimisé et mal compris, tant par les travailleuses et travailleurs que par les employeurs.

Plusieurs journalistes estiment qu’il fait partie du travail et qu’il suffit de « se forger une carapace ». Résultat : une infime partie des cas de cyberharcèlement est consignée par les entreprises, ce qui retarde l’adoption de politiques cohérentes pour protéger leurs employé-es.

« Nous devons donc poursuivre notre travail de sensibilisation et de documentation pour espérer une prise de conscience de la part des employeurs face aux conséquences dangereuses du cyberharcèlement dans le milieu de l’information », soutient Annick Charette.

La FNCC–CSN met également en place un registre de témoignages. Toute victime de cyberharcèlement pourra désormais accéder à une plateforme dédiée pour y décrire plus longuement le ou les épisodes de cyberharcèlement vécus.

Ces travaux sont possibles grâce à la contribution de Stéphane Villeneuve, Ph. D., professeur et chercheur principal à la Faculté des sciences de l’éducation et de Jérémie Bisaillon, Ph. D., coordonnateur de la recherche et du soutien du Service aux collectivités de l’UQAM. La création de la boussole a été rendue possible grâce au travail d’Alain Stockless, Ph. D., au département de didactique.

16 juin, Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail
Lors de son instance décisionnelle, le 11 juin dernier, les membres de la FNCC ont voté en faveur de la reconnaissance du 16 juin comme la Journée de lutte contre le harcèlement et le cyberharcèlement au travail. « Le 16 juin est vu à plusieurs endroits dans le monde comme étant une journée de lutte contre le cyberharcèlement. Nous souhaitons participer à ce mouvement de sensibilisation mondiale et avoir une pensée particulière pour les travailleuses et travailleurs qui en sont victimes », conclut Annick Charette.

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

]]>
La souveraineté culturelle : un irritant ? https://www.csn.qc.ca/actualites/la-souverainete-culturelle-un-irritant/ Thu, 04 Jun 2026 21:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117608 La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) s’inquiète grandement de la facilité avec laquelle l’actuel gouvernement fédéral brade les lois soutenant les secteurs de la production audiovisuelle, des médias et de la culture au moindre soupir soufflé à l’oreille de Donald Trump par les géants du web.

La FNCC–CSN soutient la position du ministre de la Culture du Québec, Mathieu Lacombe, sur l’obligation de légiférer rapidement et de structurer le secteur de l’audiovisuel afin d’en assurer la pérennité, dans un contexte où les intérêts économiques de ces multinationales ne semblent pas pouvoir être cadrés par la souveraineté des pays où elles se déploient.

« Des milliers d’emplois ont été perdus dans ces secteurs et des milliers d’autres en voie de se perdre », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.
« Le pansement constitué d’un investissement de 600 millions de dollars annoncé par le ministre de l’Identité de la Culture canadiennes, Marc Miller, et payable par les contribuables ne saurait compenser l’érosion du milieu à long terme. Seules des politiques structurantes, pérennes avec une vision périphérique pourraient faire la différence et nous en sommes loin », s’inquiète-t-elle.

Le secteur attendait beaucoup de la Loi sur la diffusion continue en ligne pour baliser sa nouvelle réalité et permettre au Canada et au Québec de garder sa vitalité à se représenter créativement dans leurs valeurs, ses couleurs, sa spécificité en valorisant le travail de ses artistes et artisans.

« Déjà l’année dernière, sous les pressions états-uniennes, le gouvernement Carney avait abandonné la taxe sur les services numériques qui aurait généré un apport de près de 3 milliards et qui aurait pu être réinvestie dans nos milieux qui en ont grandement besoin. Et là, il renvoie le CRTC dans les câbles avec sa proposition d’une participation de 15 % de leurs revenus générés par les plateformes en ligne au Canada, participation modeste, mais combien légitime et nécessaire à la création de contenu canadien original. Au prétexte que ça irrite de l’autre côté de la frontière. On parle même de laisser tomber l’exigence actuelle de 5 %, d’ailleurs contestée devant les tribunaux », affirme Annick Charette.

Une règlementation déjà trop faible
Selon la fédération syndicale, la vision du CRTC de l’application de la Loi sur la diffusion continue est questionnable à bien des égards. Dans les faits, cette taxe de 15 % pour les diffuseurs en ligne en était la pièce de résistance. « La proposition du CRTC était par ailleurs si édentée qu’elle ne créait aucune contrainte de découvrabilité ni de reddition de comptes à ces mêmes diffuseurs », dénonce la présidente de la FNCC. « Prenons donc exemple sur l’Union européenne et affirmons notre droit et notre souveraineté ! »

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

]]>
Enfin un appui aux médias électroniques https://www.csn.qc.ca/actualites/enfin-un-appui-aux-medias-electroniques/ Thu, 19 Mar 2026 13:19:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112789 La Fédération nationale des communications et de la culture–CSN (FNCC–CSN) salue avec beaucoup d’enthousiasme la création du crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois, qui inclut finalement les salles de nouvelles des médias électroniques.

« C’est une revendication historique pour laquelle nous militons depuis des années. De même que la hausse du seuil salarial admissible. Bravo ! La survie de l’information professionnelle en dépend », réagit la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

La FNCC–CSN tient aussi à souligner l’annonce de la bonification du programme Aide au fonctionnement pour les institutions muséales, qui souffre de sous-financement chronique, spécifiquement en ce qui concerne les musées en régions éloignées. À cet égard, la reconnaissance de l’incontournable mission du Musée McCord est aussi à signifier.

« Le maintien du financement des activités culturelles à l’école est aussi une excellente nouvelle, car la promotion de la souveraineté culturelle québécoise passe d’abord par la connaissance de celle-ci, et les jeunes publics doivent y être exposés dès le plus jeune âge », ajoute la présidente.

Finalement, la volonté du ministre de la Culture et des Communications concernant la mise en œuvre de certains pans du rapport du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec donne espoir que les choses bougeront à l’égard de cette industrie sous haute tension.

Les membres de la FNCC–CSN qui œuvrent dans les secteurs concernés par ces annonces reconnaissent les efforts faits pour les soutenir. L’avenir et la vitalité de la culture québécoise se dessineront dans la poursuite de ces investissements et dans une vision de l’apport essentiel des travailleurs et travailleuses de la culture et des médias.

À propos

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

 

]]>
Les organisations syndicales dénoncent une discrimination envers les travailleuses du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/les-organisations-syndicales-denoncent-une-discrimination-envers-les-travailleuses-du-quebec/ Mon, 23 Feb 2026 12:29:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112147 Les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs des réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation déposent aujourd’hui devant la Cour supérieure des contestations constitutionnelles visant à faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi 28, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail, issue du projet de loi 101.  

Cette loi exclut les travailleuses et les travailleurs de ces secteurs du régime général de prévention en santé et sécurité du travail, pourtant prévu pour l’ensemble des milieux de travail du Québec, les reléguant à des mesures de prévention inférieures. Les porte-paroles des organisations syndicales dénoncent d’une même voix une décision qui perpétue un désavantage historique envers les femmes, puisque cette exclusion frappe de plein fouet des secteurs où elles sont largement majoritaires. 

« Le gouvernement sait très bien que ce sont les travailleuses de ces secteurs qui subissent les risques les plus élevés en santé et sécurité. Le ministre du Travail reconnaissait et dénonçait lui-même cette discrimination historique en 2021. Et pourtant, quatre ans plus tard, il choisit de les exclure du régime général de prévention. Cette discrimination et cette atteinte directe au droit à l’égalité ne peuvent être tolérées », déclarent conjointement les porte-paroles syndicaux Robert Comeau (APTS), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Julie Bouchard (FIQ) et Olivier Carrière (FTQ).  

Rappelons qu’en 2021, le Québec avait enfin modernisé son régime de santé et sécurité du travail grâce à la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST), permettant aux travailleuses de secteurs historiquement négligés d’obtenir les mêmes protections que celles offertes depuis 1979 aux milieux industriels. Le Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement devait compléter ce déploiement en 2025, en tenant compte des risques réels et des réalités propres aux femmes. Or, en adoptant la Loi 28, le gouvernement a choisi de retirer les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation du régime, les reléguant à des mesures de prévention nettement inférieures, même à celles prévues pour les secteurs les moins à risque de l’économie. Et ce, malgré le fait qu’en 2024, plus du tiers de tous les accidents du travail reconnus au Québec provenaient des secteurs de l’éducation, des soins de santé et de l’assistance sociale. Et pourquoi ? Parce que ça coûterait trop cher au gouvernement. 

« Nous refusons que les femmes qui soignent, enseignent, accompagnent et soutiennent notre société soient reléguées à un régime de seconde zone. Nous nous devons de dénoncer, de contester et de nous battre pour les travailleuses que nous représentons, pour notre société, mais aussi pour les patients, les enfants et l’ensemble de la population qui ont besoin de nos réseaux publics. » 

Les organisations syndicales réaffirment leur détermination à obtenir justice et à faire reconnaître que l’exclusion imposée par la Loi 28 est non seulement injustifiée, mais qu’elle est aussi inconstitutionnelle. Elles réclament que l’article 46 de la Loi soit invalidé et que les travailleuses de la santé, des services sociaux et de l’éducation bénéficient enfin des protections auxquelles elles ont droit. 

Organisations contestant la Loi 28 et prenant part au dépôt coordonné des recours : 

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)   

Confédération des syndicats nationaux (CSN) 

  • Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN)
  • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
  • Fédération des professionnèles (FP-CSN)
  • Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

Centrale des syndicats du Québec (CSQ) 

  • Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
  • Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)
  • Fédération du personnel professionnel de l’éducation (FPPE-CSQ)
  • Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ)
  • Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ)
  • Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)

Fédération autonome de l’enseignement (FAE) 

Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) 

Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) 

  • Syndicat canadien de la fonction publique, SCFP (FTQ)Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, SEPB (FTQ)
  • Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298, SQEES-298 (FTQ)
  • Union des employés et employées de service, UES 800 (FTQ)
]]>
Le cyberharcèlement toujours absent des politiques d’entreprise https://www.csn.qc.ca/actualites/le-cyberharcelement-toujours-absent-des-politiques-dentreprise/ Fri, 28 Nov 2025 16:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109469 Le cyberharcèlement frappe un journaliste sur deux, mais les médias québécois tardent à l’intégrer dans leurs politiques de prévention. C’est ce que conclut un second rapport du partenariat FNCC-UQAM portant sur le phénomène du cyberharcèlement à l’endroit des travailleuses et des travailleurs de l’information, lequel a été rendu public aujourd’hui par la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

« Les lois du travail, tant au provincial qu’au fédéral, obligent l’employeur à mettre en place des politiques en matière de harcèlement psychologique et de la violence à caractère sexuel. Ce que l’étude nous démontre, c’est que les médias n’ont pas inclus le cyberharcèlement dans leur politique de prévention », dénonce la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.
L’organisation syndicale a dévoilé cet après-midi une seconde étude, qui a été menée auprès de 12 gestionnaires de 8 médias québécois de différentes tailles par le professeur Stéphane Villeneuve et le doctorant Jérémie Bisaillon, tous deux chercheurs au département de didactique de l’Université du Québec à Montréal.

« Comme la première étude, publiée en 2022, a mis en lumière que plus de la moitié des journalistes était victimes de cyberharcèlement, nous avons voulu pousser plus loin la recherche. Devant l’augmentation de la méfiance envers les médias dans les dernières années, il nous est aussi apparu nécessaire de documenter les stratégies des organisations médiatiques pour prévenir et gérer les situations de cyberharcèlement », poursuit Annick Charette.

Pour un meilleur encadrement et plus de prévention
Dans leur étude, les chercheurs ont énoncé quatre recommandations afin de mieux encadrer les journalistes victimes de cyberharcèlement.
– Intégrer explicitement le cyberharcèlement aux politiques sur le harcèlement en milieu de travail ;
– Proposer des mesures en prévention du phénomène (formation, mise en place d’un registre des cas) ;
– Poursuivre les efforts pour offrir un soutien individualisé et rapide aux victimes, incluant un suivi ;
– Légiférer pour offrir davantage de moyens aux entreprises afin de prévenir et gérer le cyberharcèlement.

Face à ces résultats, la FNCC–CSN sollicitera, dans les prochaines semaines, ses syndicats affiliés, les entreprises de presse ainsi que les principaux représentants gouvernementaux afin de mettre en application les recommandations formulées dans ce rapport.

À propos :
Réalisée conjointement par la FNCC–CSN, le Service aux collectivités de l’UQAM et la Faculté des sciences de l’éducation de l’UQAM, l’étude intitulée Cyberharcèlement dans le milieu de l’information : de la prévention à l’action a été réalisée par les chercheurs Stéphane Villeneuve, Jérémie Bisaillon et Clara Lhotellier, respectivement professeur, chargé de cours et étudiante à la maîtrise au Département de didactique de l’UQAM, auprès de 12 gestionnaires de 8 médias de différentes tailles du Québec.
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture.

]]>
Faux médias: les vampires de l’information https://www.csn.qc.ca/actualites/les-vampires-de-linformation/ Thu, 27 Nov 2025 15:08:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109458 « L’exemple du Journal de Sherbrooke est très préoccupant : on y trouvait le nom et la photo à peine modifiée, probablement par l’IA, d’un journaliste de La Tribune Tommy Brochu, qui devenait Tommy Brodeur sur le média généré par l’IA. Un journaliste qui n’existe pas.

« Pire encore, dans l’article également généré par IA, on trouvait des citations recomposées des autres médias qui avaient eux-mêmes mené les entrevues. Or, ça contrevient clairement à l’éthique journalistique, de citer quelqu’un à qui l’on n’a jamais parlé », affirme le président du Syndicat unifié de la presse écrite régionale (SUPER–CSN), Olivier Bossé.

La présidente de la FNCC, Annick Charette, s’interroge également sur les enjeux éthiques : « Ces faux médias ne sont pas soumis à l’obligation professionnelle de la vérification des faits. L’IA n’est pas capable de faire un pas de côté ni de regarder un problème sous tous les angles. Elle n’a pas la dissidence que peut avoir la pensée humaine face à ce qui apparaît comme un consensus. »

« Nos membres sont soumis à un code de déontologie et à des règles d’éthique inscrites dans nos conventions collectives et reconnues par le Conseil de presse du Québec. De nature à ne pas tromper le public, le travail de nos membres se veut conforme aux faits. »

Et les revenus publicitaires

« C’est clairement de l’avenir de l’information dans sa forme actuelle dont il est question. L’information juste qui suit la déontologie de notre profession a besoin d’une source de financement stable et pérenne. Or, ces “ médias ” vont bien évidemment chercher à récolter des revenus tirés des annonceurs qui ont déjà fondu comme neige au soleil à cause des GAFAM, ce qui privera davantage les vrais médias de ces sommes essentielles à leurs activités », ajoute Olivier Bossé.

« Les géants du web ont déjà accaparé 80 % du marché publicitaire. On voit maintenant apparaître ces petits joueurs sans vergogne utiliser le travail de nos membres pour voler des revenus publicitaires à leur employeur », ajoute Annick Charette.

La FNCC ne restera pas là sans broncher, car des solutions existent. Elle souhaite entre autres que les gouvernements ne placent aucune publicité dans ces « journaux » et qu’ils soient identifiés comme n’étant pas des médias d’information. Il faut que les publicitaires sachent où ils mettent leur argent.

La fédération demande également que ces faux médias soient retirés des plateformes de Meta, comme c’est le cas pour les vrais médias. En 2023, Meta a retiré les nouvelles canadiennes de ses plateformes Facebook et Instagram, en réponse au projet de loi C-18 qui demandait aux géants du web de verser une compensation financière aux médias pour l’utilisation de leur contenu.

]]>
Des recommandations à la hauteur des défis de l’industrie audiovisuelle, la volonté politique le sera-t-elle ? https://www.csn.qc.ca/actualites/des-recommandations-a-la-hauteur-des-defis-de-lindustrie-audiovisuelle-la-volonte-politique-le-sera-t-elle/ Fri, 05 Sep 2025 15:47:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106940 La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) salue le travail réalisé par le Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec (GTAAQ). « L’ampleur de l’exercice est colossale. Le nombre important de recommandations démontre à quel point notre industrie audiovisuelle a besoin d’appuis sérieux. Nous pressons le ministre de la Culture et des Communications de faire siennes les recommandations du GTAAQ et d’effectuer les représentations nécessaires auprès de ses collègues ministres, notamment le ministre des Finances, afin de permettre que ces recommandations prennent vie », déclare Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), l’une des principales organisations syndicales dans le domaine de l’audiovisuel au Québec.

La FNCC–CSN souligne plus particulièrement quelques recommandations. « En premier lieu, le GTAAQ recommande d’améliorer les conditions de travail du personnel de l’industrie, notamment en créant un filet social qui permettrait l’adaptation des régimes d’assurance-emploi et en développant des mécanismes de protection correspondant à la nature intermittente et créative du travail. Reconnaître la contribution incontournable des travailleuses, travailleurs, artistes et artisans de ces secteurs en s’efforçant de leur accorder les mêmes droits et avantages qu’aux autres travailleuses et travailleurs a toujours fait partie des priorités de la FNCC », souligne Mme Charette.

« Nous sommes évidemment très heureux de voir que le GTAAQ a fait siennes nos recommandations à l’égard de l’élargissement du crédit d’impôt aux médias électroniques, de même que la recommandation d’améliorer les achats publicitaires dans les médias locaux. Nous mettons de l’avant ces mesures depuis quelques années déjà, dans le cadre de notre campagne L’information, un bien public », rappelle Mme Charette.

La présidente est aussi enthousiaste de constater que le Groupe de travail recommande d’étendre le mandat de Télé-Québec et de lui assurer plus de moyens financiers, une autre revendication historique de la fédération. « Il est plus que temps que Télé-Québec soit considéré comme un véritable diffuseur national, surtout dans le contexte de la survie de notre spécificité ! », s’exclame-t-elle.

La FNCC évalue positivement la recommandation de mieux soutenir les festivals et l’industrie de l’animation, qui en ont bien besoin. « Les conditions d’emploi des travailleuses et travailleurs des festivals sont très difficiles. Nous sommes aussi en phase avec le GTAAQ quand il recommande de réviser le crédit d’impôt pour les services de production, notamment la bonification liée aux effets visuels et à l’animation. Le secteur de l’animation dépérit depuis quelques années au Québec par la désaffection des crédits d’impôt provinciaux. La production a migré notamment vers l’Ontario », continue Mme Charette.

« Il nous apparait impératif et urgent d’appuyer toute mesure visant l’encadrement et garantissant la souveraineté numérique du Québec. Nous appuyons l’ensemble des recommandations en lien, plus spécifiquement, avec tout ce qui touche à la protection du droit d’auteur et à la primauté de l’apport humain dans la création », affirme la présidente.

La présidente de la FNCC–CSN conclut en émettant ce souhait : « Un remaniement ministériel est à nos portes. La personne qui occupera le siège de ministre de la Culture et des Communications devra conserver le rapport du GTAAQ sur sa table de chevet et tout mettre en œuvre pour que ses recommandations soient mises en œuvre ».

À propos

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

]]>
Abandon de la taxe sur les services numériques, Carney se fait le valet de Trump https://www.csn.qc.ca/actualites/abandon-de-la-taxe-sur-les-services-numeriques-carney-se-fait-le-valet-de-trump/ Wed, 02 Jul 2025 10:30:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106028 « Vendredi, Donald Trump tape du pied à propos de la taxe sur les services numériques (TSN). Samedi, Ottawa bombe (un peu) le torse, pour mieux plier le genou le lendemain en annonçant l’abandon de cette dernière. À plusieurs égards, c’est très grave ! Au premier chef, il est légitime de craindre pour la souveraineté canadienne face aux visées des milliardaires trumpistes. Mark Carney semble s’en faire le valet », déplore François Enault, premier vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture FNCC–CSN), Annick Charette, est aussi extrêmement préoccupée. « Cette taxe était demandée depuis longtemps par la FNCC et la CSN. Nos médias et notre culture doivent avoir les moyens de survivre dans cet énorme océan numérique dominé par les géants numériques que sont Amazon, Google et Meta. Cette taxe était un moyen, sans être le seul, qui pouvait y contribuer. Il est aberrant de voir que Mark Carney semble accorder bien peu de valeur à nos médias et notre culture, car dès qu’il vente un peu, il cède complètement sur cette question », s’indigne Mme Charette.

Cette dernière rappelle que le nouveau Premier ministre affirmait sur toutes les tribunes il y a peu de temps que le Canada ne deviendrait jamais le 51e État américain. « En agissant comme il le fait présentement, il asservit pourtant nos intérêts et nos politiques aux velléités américaines. Ça augure très, très mal pour la suite de toute négociation avec eux ! », continue Mme Charette.

Enault termine en rappelant les agissements d’Amazon ces derniers mois au Québec, qui a fermé tous ses entrepôts par fiel antisyndical, mettant environ 4500 personnes à pied. « À l’époque, Ottawa était scandalisé et affirmait vouloir punir Amazon. Mais en abandonnant la TSN, on offre un beau cadeau à Amazon Prime et à l’empire de Jeff Bezos ! C’est franchement révoltant », conclut le premier vice-président.

]]>
Partout dans le monde, les journalistes et l’accès à l’information sont en danger https://www.csn.qc.ca/actualites/partout-dans-le-monde-les-journalistes-et-lacces-a-linformation-sont-en-danger/ Wed, 11 Jun 2025 18:00:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105562 Alors que se terminent à Montréal les instances dirigeantes de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), la plus grande organisation de journalistes au monde, les représentantes et représentants de l’organisation et de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) dénoncent l’hypocrisie du gouvernement fédéral en ce qui a trait à la liberté de presse.

Le ministère de l’Immigration à Ottawa a en effet refusé l’octroi de visas à six journalistes membres du comité exécutif de la FIJ, dont deux vice-présidents. Du jamais vu, selon la FIJ. Ces six journalistes proviennent d’Angola, du Cameroun, du Pérou, de Colombie, du Panama et de Palestine.

Du côté de la FNCC–CSN, on ne décolère pas.

« La FNCC s’oppose à toute ingérence politique entravant le travail journalistique, lequel est un pare-feu essentiel face à la déferlante de désinformation et de mésinformation que nous voyons partout. Hélas, aujourd’hui, le Canada, qui se targue d’être un grand défenseur de la liberté de presse, a failli. En ne délivrant pas les visas nécessaires pour l’entrée au pays de ces journalistes, le gouvernement fédéral les a empêchés d’effectuer leur travail, et ce, sans aucune justification. Et que penser du fait que ces journalistes sont tous issus soit d’Afrique, soit d’Amérique latine ou, encore plus interpellant, de Palestine ? Le ministère de l’Immigration doit se justifier », martèle Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN.

La situation à Gaza est catastrophique, tant sur le plan sanitaire qu’humanitaire, et les journalistes gazaouis en paient le prix fort.

« Au moins 170 journalistes palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre 2023. C’est un massacre sans précédent pour la profession. Nous appelons à une mobilisation mondiale des journalistes et de leurs organisations pour condamner ce qui se passe en ce moment à Gaza et en Palestine, pour couvrir ce sujet autant que possible dans les médias et pour soutenir nos membres sur place », déclare Anthony Bellanger, secrétaire général de la FIJ.

Dominique Pradalié, présidente de la FIJ, rappelle que le travail journalistique est de plus en plus dangereux et qu’à l’échelle internationale, il n’existe aucune protection spéciale pour les journalistes.

« Jamais autant de journalistes n’ont été assassinés dans le monde, spécialement à Gaza. En toute impunité, les commanditaires de ces crimes veulent les empêcher de témoigner des réalités de leur pays. Il est plus qu’urgent d’adopter une convention internationale contraignante pour leur protection. Depuis trop longtemps, les engagements des États restent symboliques alors que nos consœurs et confrères continuent de tomber sous les balles, d’être emprisonnés, menacés en ligne ou hors ligne ou bien réduits au silence. Protéger les journalistes, c’est protéger le droit de chacune et chacun à l’information, c’est protéger le droit du public de savoir », martèle Mme Pradalié.

Pour Jon Schleuss, président de The NewsGuild–CWA, le plus grand syndicat de journalistes en Amérique du Nord, il est important que les journalistes du monde entier fassent front commun à un moment où les gouvernements, incluant l’administration Trump, attaquent les journalistes et sapent la liberté de la presse. « Aux États-Unis, l’administration Trump a œuvré contre les libertés fondatrices de notre pays, qui protègent une presse libre dans la Constitution américaine. L’administration a poursuivi des organismes de presse, attaqué des journalistes couvrant le gouvernement, utilisé ses pouvoirs pour enquêter sur des diffuseurs publics et privés et répandre des informations erronées afin de changer les politiques gouvernementales. Cette administration a également pris des mesures pour mettre fin à la diffusion de Radio Free Asia, Voice of America et d’autres médias internationaux soutenus par le peuple états-unien depuis des décennies. L’information est un bien public et les journalistes sont les travailleurs qui la fournissent. Nous devons les protéger pour protéger nos démocraties », termine-t-il.

]]>
Journée internationale de la liberté de presse – Un réveil politique nécessaire https://www.csn.qc.ca/actualites/journee-internationale-de-la-liberte-de-presse-un-reveil-politique-necessaire/ Sat, 03 May 2025 10:00:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104874 En cette journée symbolique, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) souligne le travail accompli par les journalistes et par les organisations de l’information; travail essentiel pour la santé démocratique partout à travers le monde.

« En ces temps incertains, où les fausses nouvelles et la désinformation sont propulsées par les géants du numérique, qui n’ont d’autre but que de faire du profit, s’assurer que nos médias d’information aient les moyens de faire leur travail est fondamental, particulièrement pour des sociétés où le droit de parole de toutes et tous est une valeur cardinale », déclare Annick Charette, présidente.

Mme Charette rappelle la situation préoccupante des Coopératives de l’information indépendante, la CN2i, qui regroupe six quotidiens régionaux et qui doit procéder à une nouvelle restructuration afin d’optimiser son fonctionnement. « Les compressions annoncées cette semaine s’ajoutent à toutes celles annoncées dans la dernière année dans le domaine, tant en presse écrite qu’en télévision et en radio. Pourtant l’information locale est au cœur de la vitalité des communautés régionales. À quand le réveil politique ? », continue Mme Charette.

Protéger les médias c’est aussi leur donner les moyens d’exister. « C’est reconnaitre leur importance et protéger les gens qui y travaillent. Les gouvernements de tous paliers doivent prendre fait et acte pour maintenir la diversité des voix et protéger l’information partout au pays en s’impliquant dans le maintien des médias locaux et nationaux. La FNCC a lancé en 2024 la campagne “L’information, un bien public”, qui met de l’avant des solutions structurantes à la crise des médias d’information. Nous invitons les dirigeants à les mettre en œuvre », termine la présidente.

À propos

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

]]>
SNE des musées | section Centre PHI (FNCC–CSN) https://www.csn.qc.ca/accreditations/sne-des-musees-fncc-csn-section-centre-phi/ Wed, 16 Apr 2025 19:32:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_accreditation&p=104238 À la suite du dépôt de sa requête en accréditation le 9 janvier 2025, le Syndicat national des employé-es des musées – FNCC–CSN a été accrédité pour représenter :

« Tous les salarié-es au sens du Code du travail affectés à l’expérience visiteurs, aux services d’aliments et de boissons, à la billetterie et à la boutique, et les techniciennes et techniciens aux opérations des réalité virtuelle ».

Nos nouveaux membres du Centre et du Studio PHI ont décidé de rejoindre la CSN pour lutter en faveur d’emplois plus stables, de salaires justes et de protections en matière de santé et de sécurité.

Ce syndicat demeurera affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal Métropolitain et, bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

]]>
La CN2i face à deux avenues https://www.csn.qc.ca/actualites/la-cn2i-face-a-deux-avenues/ Fri, 31 Jan 2025 22:26:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101940 Les travailleuses et travailleurs du Syndicat unifié de la presse écrite régionale (SUPER–CSN) viennent de prendre connaissance de deux avenues de restructurations potentielles dont l’une prévoit la liquidation de la CN2i et le transfert partiel des emplois vers La Presse. Les coopérantes et coopérants devront se prononcer prochainement sur la question.

« Actuellement, il nous manque encore plusieurs informations avant de pouvoir nous positionner sur notre avenir. Ce qui est clair, c’est que nous allons porter la voix de nos membres en veillant à protéger durablement le plus d’emplois aux meilleures conditions possibles, en vertu de nos droits syndicaux applicables », déclare Karine Tremblay, présidente du SUPER–CSN.

« Depuis le début de notre aventure, il y a maintenant six ans, les coopérantes et coopérants se sont donnés corps et âme afin de soutenir notre mission de maintien d’une information régionale forte et présente dans les communautés. Depuis le début, les syndicats sont des partenaires de premier ordre, et en ce sens, nous demeurons donc incontournables dans la transformation actuelle », conclut la présidente du syndicat.

À propos

Le SUPER–CSN regroupe environ 210 membres affiliés à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN). Il regroupe les travailleuses et travailleurs des journaux Le Soleil, Le Droit, La Tribune, de La Voix de l’Est, du Nouvelliste, du Quotidien et le site Les As de l’info.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité sur l’ensemble du territoire. Elle prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, plus démocratique, plus équitable et plus durable.

 

 

 

 

]]>
Fermeture temporaire du Musée régional de Rimouski : les travailleuses et travailleurs déplorent avoir été mis de côté https://www.csn.qc.ca/actualites/fermeture-temporaire-du-musee-regional-de-rimouski-les-travailleuses-et-travailleurs-deplorent-avoir-ete-mis-de-cote/ Thu, 23 Jan 2025 15:57:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101822 À la suite de l’annonce ce matin de la cessation temporaire des activités culturelles du Musée régional de Rimouski, les travailleuses et les travailleurs demandent à la direction et à l’administration de s’asseoir avec eux pour planifier la suite des choses.

« Nous savons que le Musée est en difficulté depuis quelques mois. Nous avons tendu la main à plusieurs reprises à l’administration et à la direction afin de trouver ensemble des pistes de solutions pour redresser la situation. Malheureusement, jusqu’à maintenant, cette main tendue a été ignorée. Et ce matin, les travailleuses et les travailleurs du musée se retrouvent acculés au pied du mur. Nous demandons aux dirigeantes et aux dirigeants d’agir avec plus de transparence et de nous impliquer concrètement dans la suite des choses. Après tout, c’est nous qui faisons fonctionner le Musée et nous avons toutes et tous à cœur la poursuite de ses activités », déclare Éloïse Desoche, secrétaire du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Corporation du Musée régional de Rimouski–CSN.

La présidente du Conseil central du Bas–Saint-Laurent (CCBSL–CSN), Pauline Bélanger, souligne : « Il est important que le Musée soit considéré comme partie prenante de la vie culturelle de Rimouski. Les acteurs économiques de la région doivent prendre au sérieux l’annonce de cessation des activités. De plus, indiqué comme une priorité en 2024, un nouveau comité de développement et de financement devait être mis en place. Il est consternant de voir que les travailleuses et les travailleurs n’ont pas été mis à contribution, surtout avec l’annonce d’aujourd’hui. Nous appuyons évidemment le syndicat dans ses revendications auprès de l’administration du Musée », déclare Madame Bélanger.

Il y a deux ans, la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), à laquelle est affilié le Syndicat, a produit un rapport sur la santé du secteur muséal au Québec. « La situation était déjà difficile il y a deux ans, on voit bien ce matin que ça ne s’améliore pas ! Ce rapport démontre à quel point il est important de mieux financer nos musées. Ils n’ont à peu près aucune marge de manœuvre pour augmenter leurs revenus dans l’état actuel du financement. Et cela impacte grandement les organisations en région éloignée, car on ne tient nullement compte des coûts afférents à la distance. J’invite les dirigeantes et les dirigeants du Musée à saisir la main tendue, car le syndicat, la fédération et le conseil central sont des alliés de choix pour assurer l’avenir de cette institution incontournable de Rimouski », estime Annick Charette, présidente de la FNCC.

En terminant, Éloïse Desoche rappelle la volonté d’implication des travailleuses et des travailleurs pour le futur du Musée. « Nous aimons notre travail et notre Musée. Et nous voulons agir pour le garder en santé. La direction et l’administration ne peuvent continuer de nous laisser dans l’ombre. Il est impératif d’avoir un plan de match qui nous implique », conclut-elle.

 

 

]]>
Compressions chez RNC Média : l’employeur ne respecte pas la convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/lemployeur-ne-respecte-pas-la-convention-collective/ Tue, 27 Aug 2024 13:41:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99263 Le 22 août dernier, RNC Média annonçait la coupe de trois postes dans le secteur de la télévision à Rouyn-Noranda et à Val-d’Or, en raison de « la situation économique ». Yvon Moreau, le président du Syndicat des employé(e)s en communication de l’Abitibi-Témiscamingue, remet en cause la bonne foi de l’employeur.

« L’encre de notre nouvelle convention collective est à peine sèche et on nous annonce ceci ! Comment ne pas douter de la bonne foi de l’employeur quand cela ne fait même pas deux mois que la convention est en vigueur et qu’on nous annonce des coupes basées sur les résultats financiers des six derniers mois ? L’employeur connaissait le portrait de la situation avant de signer la convention collective, mais il a laissé le syndicat réduire considérablement ses demandes afin de pouvoir boucler la négociation et il nous arrive avec ceci aujourd’hui. C’est faire preuve d’un grave manque de respect envers ses travailleuses et ses travailleurs », déplore M. Moreau.

De plus, le président observe que l’employeur ne respecte pas les clauses de la convention collective qui encadrent les abolitions de postes pour raisons financières. « La convention prévoit que l’employeur doit convoquer le syndicat afin de lui faire part de l’information. Le syndicat a ensuite 15 jours pour consulter ses membres et soumettre d’autres solutions à l’employeur, comme des départs à la retraite anticipée, par exemple. S’ensuit un délai de 30 jours pour l’application des décisions. Comme RNC Média veut que les coupes soient effectives dès le 21 septembre, ces délais ne sont pas respectés. L’entreprise renie sa signature en agissant ainsi. Nous exigeons d’exercer notre droit de consultation de nos membres, et ce, dans les délais prescrits », continue M. Moreau.

Pour Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec, la situation est inacceptable. « Dans la région, on connait les pratiques de RNC Média depuis longtemps. Une attitude comme celle-ci ne détonne pas ! Mais ce n’est pas parce qu’on les connait que c’est acceptable, surtout dans le contexte où la direction a voulu se “débarrasser” de cette annonce avant ses vacances, en refusant de rencontrer la totalité de l’exécutif du syndicat. Manque de respect, vous dites ? », martèle M. Lafleur.

Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture, à laquelle est affiliée le Syndicat des employé(e)s en communication de l’Abitibi-Témiscamingue, conclut en rappelant qu’à l’heure actuelle, des régions entières sont déstabilisées et sur le point de se retrouver dans un désert d’informations locales. « C’est donc l’accès à une information rigoureuse, diversifiée et locale qui est compromis partout au Québec. Et quand on apprend que RNC Média lance la première émission de radio générée et animée par l’intelligence artificielle en Outaouais, là où ils ont justement annoncé d’autres coupes la semaine dernière, on est en droit d’être très très inquiets pour la suite des choses », termine Mme Charette.

]]>
Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN | Section Festival Fantasia https://www.csn.qc.ca/conflits/14-09-177-05/ Fri, 26 Jul 2024 19:00:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=98882 Les travailleuses et travailleurs du Festival Fantasia adoptent l’entente de principe à 100 % https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-du-festival-fantasia-adoptent-lentente-de-principe-a-100/ Wed, 17 Jul 2024 14:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98737 Grâce à l’exercice de la grève, les travailleuses et les travailleurs du Festival Fantasia sont parvenus à obtenir leur première convention collective. Rassemblés en assemblée générale le 16 juillet, ils ont voté à l’unanimité en faveur de l’entente de principe intervenue le 12 juillet dernier.

La persévérance et la mobilisation exemplaire des employé-es auront porté ses fruits et forcé l’employeur à entendre les revendications des travailleuses et des travailleurs. Avec cette première convention collective, ils obtiennent de nombreux gains, parmi lesquels :

  • La reconnaissance du statut de salarié et des avantages associés ;
  • La détermination de seuils de salaires minimums pour chaque catégorie d’emploi, de même que des augmentations salariales pour 2024 variant entre 3 % et 22 % ;
  • L’acquisition de neuf journées fériées rémunérées ;
  • L’obtention de vacances annuelles allant jusqu’à cinq semaines après sept ans de services continus ;
  • L’ajout d’un minimum de deux journées de maladie rémunérées et d’un maximum de dix journées rémunérées, peu importe le nombre d’heures travaillées au cours du mois.

Le syndicat de Fantasia, de même que celui de la Fondation Québec Cinéma et celui du Festival du nouveau cinéma (FNC) ont maintenant obtenu une première convention collective. Ils font tous partie du Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN.

« Il aura fallu nous tenir debout jusqu’à la toute fin pour réussir à obtenir des gains importants venant freiner notre précarité. Avec cette première convention collective, on place les jalons pour améliorer nos conditions de travail », lance Justine Smith, qui fait partie du comité de négociation du Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN, section Fantasia.

« C’est maintenant le troisième grand festival syndiqué à la CSN qui obtient une convention collective. Le signal est clair : les travailleuses et les travailleurs de l’événementiel s’organisent et ils veulent améliorer leur sort », explique Annick Charette, présidente de la FNCC–CSN.

« Les travailleuses et les travailleurs du milieu culturel suivent attentivement ce qui se passe actuellement. Souhaitons qu’ils soient nombreux à joindre les rangs de la CSN pour mettre un terme à la précarité dans ce milieu », de conclure David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

À propos de Fantasia

Fondé en 1996, le festival Fantasia célèbre cette année sa 27e édition. Avec un public estimé depuis 2016 à plus de 100 000 visiteurs, il a contribué à populariser des films indépendants « anti-Hollywood » de genres aussi divers que la science-fiction, le fantastique, la comédie ou le film d’action. Le festival a fait connaitre de nouveaux talents venus du monde entier.

À propos de la FNCC–CSN

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé dans l’ensemble des régions du Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

]]>
Grève au festival de films Fantasia https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-au-festival-de-films-fantasia/ Thu, 11 Jul 2024 13:25:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98693 Les travailleuses et travailleurs du festival de films Fantasia sont en grève aujourd’hui afin d’amener l’employeur à considérer sérieusement les enjeux mis de l’avant à la table de négociation où il peine à offrir le salaire minimum à la soixantaine d’employé-es de l’édition 2024 du festival.

« Fantasia veut maintenir notre statut de pigiste pour le festival de cette année, même si nous sommes syndiqués depuis septembre 2023. Le manque de préparation de l’employeur depuis près d’un an à la table de négo est extrêmement décevant », affirme Justine Smith, qui fait partie du comité de négociation du Syndicat des employé-es de l’événementiel–CSN, section Fantasia.

Un piquet de grève est donc en place aujourd’hui le 11 juillet en face des bureaux du 1550 boulevard De Maisonneuve Ouest, à Montréal. Le syndicat de Fantasia, comme deux autres syndicats de festivals, celui de La Fondation Québec Cinéma et celui du Festival du nouveau cinéma (FNC) qui eux ont déjà conclu leurs premières conventions collectives font partie du Syndicat des employé-es de l’événementiel-CSN

Le syndicat souhaite conclure une entente de principe à la table de négociation dans les meilleurs délais afin de bonifier les conditions de travail actuelles des employé-es syndiqué-es et ainsi éviter que la grève se poursuive pendant le festival qui débute le 18 juillet. D’autres jours de grève pourraient donc suivre la semaine prochaine si les pourparlers n’avancent pas de façon satisfaisante. Les membres du syndicat avaient voté à l’unanimité pour cinq jours de grève à exercer au moment opportun en juin dernier.

Un mouvement dans le milieu culturel

« Comme beaucoup de travailleurs du monde culturel, les employé-es de l’événementiel souhaitent se syndiquer parce qu’ils et elles revendiquent de meilleures conditions de travail nommément d’être reconnus comme des travailleurs à part entière et être rémunérés pour toutes les heures travaillées, comme tout le monde qui doit payer son loyer et son épicerie. Et, cessez d’être traités comme de simples pigistes desquels on peut toujours exiger plus de travail pour une même somme forfaitaire initiale », constate Annick Charette, présidente de la FNCC-CSN.

« La CSN tient à défendre les droits des travailleuses et travailleurs du milieu culturel qui ont trop longtemps été laissés à eux-mêmes avec des conditions de travail très inégales, précaires et parfois même illégales. Le salaire minimum est déjà nettement insuffisant. On lutte pour l’augmenter de façon importante. C’est inconcevable de penser que certains n’obtiennent même pas 15, 75 $ l’heure », ajoute François Enault, 1er vice-président de la CSN.

À propos de Fantasia

Fondé en 1996, le festival Fantasia célèbre cette année sa 27e édition. Avec un public estimé depuis 2016 à plus de 100 000 visiteurs, il a contribué à populariser des films indépendants « anti-Hollywood » de genres aussi divers que la science-fiction, le fantastique, la comédie ou le film d’action. Le festival a fait connaitre de nouveaux talents venus du monde entier.

À propos de la FNCC-CSN

La FNCC-CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de près de 1 600 syndicats, elle défend plus de 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité et prend part à plusieurs débats de fond de la société québécoise pour une société plus solidaire, démocratique, équitable et durable.

]]>