Fédération des professionnèles (FP–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sat, 25 Apr 2026 14:29:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Fédération des professionnèles (FP–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Chirurgies au privé – Vers une explosion des coûts pour le système https://www.csn.qc.ca/actualites/chirurgies-au-prive-vers-une-explosion-des-couts-pour-le-systeme/ Sun, 26 Apr 2026 10:45:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114342 Le gouvernement de la CAQ ainsi que Santé Québec savent que le transfert de certaines chirurgies du secteur public vers le secteur privé entraînera des coûts supplémentaires importants pour le système de santé, et donc pour l’ensemble des contribuables. C’est ce que révèlent des documents obtenus par la CSN à la suite de demandes d’accès à l’information. Aux yeux de la CSN, les Québécoises et les Québécois ont droit à plus de transparence de la part des élus et des établissements publics.

« On dit qu’il est inacceptable au Québec de faire du profit sur la maladie, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n’est pas juste une question d’équité sociale, c’est aussi une question de saine gestion des finances publiques. Selon certains, le Québec n’aurait pas les moyens financiers d’offrir les services publics à l’ensemble de la population. Nous pensons que les contribuables n’ont surtout pas les moyens de payer des frais supplémentaires et des marges de profit de 25, 35, voire 54 % à des entreprises privées qui se développent au détriment des établissements publics, en plus de drainer une partie de leur personnel. »

Depuis janvier 2026, le gouvernement déploie un « projet vitrine » visant à confier au secteur privé à but lucratif des chirurgies supplémentaires. L’objectif du gouvernement est de systématiser l’envoi de chirurgies en orthopédie ou de chirurgies plastiques en sous-traitance au privé à partir du moment où une personne est sur une liste d’attente depuis plus d’un an. Le gouvernement souhaiterait à terme que cette pratique soit étendue à davantage de chirurgies, voire à d’autres services professionnels.

Il faut noter que l’orthopédie et la chirurgie plastique sont les deux types de chirurgie où on trouve déjà le plus de médecins spécialistes œuvrant dans le secteur privé à but lucratif.

Dans son mémoire présenté au Conseil des ministres le 8 juillet 2025, le ministre de la Santé de l’époque, Christian Dubé, écrit : « On observe une tendance générale selon laquelle les spécialités avec des pourcentages élevés de médecins qui sont des professionnels non participants tendent également à démontrer des taux d’attente hors délai plus élevés. Ainsi, la dermatologie, la chirurgie plastique et la chirurgie orthopédique, qui présentent les plus hauts pourcentages de médecins non participants (27,40 %, 20,59 % et 15,11 % respectivement), affichent des taux d’attente hors délai parmi les plus élevés (67,16 %, 79,76 % et 70,07 %), la palme revenant à la chirurgie plastique. »

Rappelons que le gouvernement de la CAQ refuse de fermer la porte à la désaffiliation des médecins du régime public. Ces médecins qui quittent le public pour le privé à but lucratif entraînent avec eux du personnel du réseau public, ce qui laisse les établissements dans une position encore plus précaire. La CAQ a laissé la situation se détériorer au point où pas moins de 800 médecins québécois exercent aujourd’hui en dehors du secteur public alors qu’ils sont une douzaine dans cette situation pour tout le reste du Canada !

 

Coûts importants

Dans son mémoire présenté aux ministres, Christian Dubé explique également que l’État devra payer 35 % de plus pour les chirurgies effectuées dans le secteur privé, notamment pour assurer une marge de profits confortable aux acteurs privés. Ce coût supplémentaire ne devrait surprendre personne, c’est ce qu’ont démontré, notamment, les projets pilotes en ce sens lancés par l’ancien ministre libéral Gaétan Barrette.

Par la voie de l’accès à l’information, la CSN a demandé à tous les établissements publics combien il leur en coûte actuellement de recourir au privé pour des chirurgies pour lesquelles le recours au privé est déjà autorisé. La plupart des établissements ont refusé de dévoiler ces informations, mais le CISSS des Laurentides a fourni des tableaux détaillés. Il en ressort que certains actes coûtent aux contribuables jusqu’à 54 % de plus ! Les données obtenues auprès du CHU Sainte-Justine à Montréal montrent que les coûts des chirurgies en ORL sont plus élevés de 25 % dans le privé.

La CSN a envoyé de nouvelles demandes d’accès à l’information à tous les établissements afin d’obtenir un portrait global de la situation.

Des solutions

La CSN met en avant plusieurs solutions pour améliorer la capacité des établissements publics d’assurer toutes les chirurgies nécessaires. À l’heure actuelle, aucune région n’atteint un taux optimal d’utilisation des salles d’opération, soit environ 85 %. Pour y parvenir, la CSN propose :

Des mesures pour retenir et attirer le personnel nécessaire dans le secteur public ;

Fermer la porte complètement à la désaffiliation des médecins du régime public, comme la plupart des autres provinces canadiennes ;

Mettre un terme aux contrats avec les entreprises privées qui se développent au détriment des capacités au sein du secteur public.

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Cégep de Saint-Laurent : la CSN dénonce les coupes sauvages en francisation https://www.csn.qc.ca/actualites/cegep-de-saint-laurent-la-csn-denonce-les-coupes-sauvages-en-francisation/ Sat, 11 Apr 2026 14:06:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113440

Alors que le gouvernement du Québec prétend vouloir protéger la langue française et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, le programme de francisation établi depuis deux décennies au Cégep de Saint-Laurent, à Montréal, fermera complètement dans quelques jours. Pour la CSN, c’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs, ainsi que des professionnel-les. Pour le Québec, c’est un recul inexplicable. Rappelons que le gouvernement caquiste se targuait, slogan à l’appui, que des personnes immigrantes, « il faut en prendre moins, mais en prendre soin ».

On envoie ainsi un signal contradictoire quant au maintien du programme de francisation, pourtant si bénéfique à l’intégration. Cette fermeture met aussi en lumière l’état pitoyable de nombreux cégeps, puisque le manque de locaux utilisables est l’un des facteurs qui ont sonné la fin des cours de francisation au Cégep Saint-Laurent.

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, se vantait cette semaine d’avoir repris le « contrôle » sur la liste d’attente en francisation, notamment en raison de la baisse de l’immigration. Le ministre semble plutôt déconnecté de la réalité terrain : des groupes de francisation sont dissous, des travailleurs et travailleuses perdent leur emploi et on met en péril l’intégration socio-économique d’immigrants et d’immigrantes qui veulent contribuer à la société québécoise.

« Le nouveau premier ministre ou la nouvelle première ministre, qu’on connaîtra dimanche, doit infirmer cette décision et s’engager à maintenir l’offre de francisation pour que tous les nouveaux arrivants apprennent le français. C’est important pour l’avenir de la langue française au Québec, mais aussi pour favoriser l’intégration en emploi », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Impact des cégeps vétustes

« Le Cégep de Saint-Laurent doit composer avec un pavillon fermé parce qu’il est trop vétuste. Plusieurs années de sous-investissement gouvernemental dans l’entretien des infrastructures sont directement en cause. Et qui paie pour les conséquences de ce sous-financement ? Une population fragilisée et une demi-douzaine d’animateurs et d’animatrices engagées dans une mission sociale indispensable », fulmine Benoit Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, qui représente la forte majorité du personnel enseignant dans les cégeps, dont les animatrices et les animateurs en francisation.

« Les mauvais choix budgétaires de ce gouvernement s’étendent même aux domaines qu’il juge prioritaires, comme la francisation », souligne Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles–CSN. Son refus d’investir suffisamment dans nos cégeps pour maintenir les installations ou encore de déplacer les activités dans des locaux en meilleur état mène aujourd’hui à la fin du programme de francisation et aux pertes de postes de professionnel-les. »  

« Il y a quelques années déjà, le Vérificateur général du Québec soulevait que la majorité des établissements étaient en mauvais état et que les investissements déjà prévus ne suffiraient pas à renverser leur dégradation importante. La situation ne va pas en s’améliorant. Le gouvernement agit de façon irresponsable en laissant les choses aller », fait valoir Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics–CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.   

 

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Un autre contre-pouvoir réduit au silence par le gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/un-autre-contre-pouvoir-reduit-au-silence-par-le-gouvernement/ Wed, 01 Apr 2026 23:13:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113296 À la suite de l’adoption du projet de loi n°7 mercredi, la CSN est atterrée de constater que le gouvernement de la CAQ a décidé d’amputer la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) de son indépendance.  

« Ce gouvernement traite la Charte des droits et libertés de la personne comme si c’était moins que rien ! », tonne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Alors qu’il atteint des seuils d’impopularité historiques et qu’il est à quelques mois de se faire montrer la porte, il modifie une loi quasi constitutionnelle du Québec de façon unilatérale, sans débat, ni consultations. C’est honteux ! »

Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics. Dans l’exercice de ce mandat, il lui arrive couramment de traiter des plaintes et d’intenter des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

Le projet de loi n°7, « visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires », comprend une disposition stipulant que le personnel de la Commission sera maintenant intégré à la fonction publique.

« Si les employé-es de la CPDPJ deviennent des fonctionnaires, nous aurons les mains liées par le devoir de réserve et le devoir de loyauté envers l’employeur que les membres de la fonction publique sont tenus de respecter », explique Marie-Iris Légaré, présidente du Syndicat des employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (SECDPDJ–CSN). « Comment pourrons-nous alors intenter des recours contre les ministères fautifs ? Est-ce qu’on est censés croire que le gouvernement va se poursuivre lui-même ? »

Lors de l’adoption du projet de loi à l’Assemblée nationale, le député de Québec solidaire, Étienne Grandmont, a pourtant proposé un amendement qui aurait permis au personnel de la Commission de conserver leur indépendance. Le gouvernement l’a rejeté du revers de la main, sans débat, encore une fois.

« Ce gouvernement continue à faire tout en son pouvoir pour faire taire les voix discordantes », s’insurge Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN). « La Commission a récemment émis des réserves sur plusieurs projets de loi du gouvernement, comme la loi constitutionnelle et le projet de loi n°9 sur le renforcement de la laïcité – ce qui parfaitement fait partie de son mandat. Malheureusement, ce gouvernement ne tolère pas la critique et méprise les contre-pouvoirs. Il a donc trouvé un moyen de neutraliser la CDPDJ », conclut-elle.

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Des bonnes idées… en contradiction complète avec les décisions passées de la CAQ ! https://www.csn.qc.ca/actualites/des-bonnes-idees-en-contradiction-completes-avec-les-decisions-passees-de-la-caq/ Fri, 27 Mar 2026 18:40:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113166 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) retrouve plusieurs de ses propositions dans la nouvelle Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne présentée ce matin par le gouvernement. Par exemple, la revalorisation des CLSC – que la CSN revendique depuis des années – pour en faire de véritables points d’ancrage des soins et services et des portes d’entrée toutes désignées pour favoriser l’accès à l’ensemble de la population aux soins et services requis.

La CSN aurait souhaité que le gouvernement en profite pour faire le ménage dans la courtepointe d’acteurs, souvent privés, qui constituent la première ligne. D’ailleurs, dans cette politique, on peut lire que « les données probantes démontrent que le développement de l’offre privée n’améliore pas l’accès aux soins et que ces services ne sont pas plus efficients que ceux offerts sans frais pour les usagers dans les milieux financés par le gouvernement ».

Cette nouvelle politique vient confirmer l’échec des GMF comme porte d’entrée du réseau. Le gouvernement aurait pu aller plus loin pour améliorer les services à la population, notamment en interdisant aux médecins de pratiquer au privé comme d’autres provinces canadiennes ont choisi de le faire et en rapatriant les omnipraticiens en CLSC, dans le réseau public.

Dans sa politique, le gouvernement relève des problèmes importants liés à la rémunération à l’acte des médecins. Rappelons que la CSN revendique une révision globale du mode de rémunération. La CSN partage la vision d’un accès à la première ligne qui ne passe pas obligatoirement par les médecins. La politique actuelle n’est pas assez explicite quant au renforcement de la collaboration interprofessionnelle, clé de voûte d’une amélioration systémique.

La CSN note que la politique vise une décentralisation réelle vers les CLSC, ce qui est fort souhaitable. Cependant, il faut bien noter que le gouvernement agit dans le sens inverse depuis des années, notamment avec la création de Santé Québec.

« Depuis des années nous plaidons pour la décentralisation. Il est certain que le gouvernement pourra compter sur la collaboration de la CSN pour atteindre cet objectif, réagit sa présidente, Caroline Senneville. Nous demeurons sceptiques quant à la capacité de Santé Québec de relever véritablement ce défi de décentralisation, mais il faut souligner le virage politique que la CAQ semble vouloir emprunter. »

« Ce qui manque le plus dans cette politique, ce sont des signaux clairs qu’on va construire nos capacités publiques de répondre aux besoins, ajoute le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. Pour vraiment atteindre les objectifs de cette politique, il faudra nécessairement procéder à la déprivatisation et ramener, dans le secteur public, des soins et des services qui ont été livrés au marché au fil des dernières décennies de réformes et de compressions budgétaires. Nous aurons le gouvernement à l’œil pour nous assurer que cette politique ne permette pas de faire du profit sur la maladie. »

La présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldshleger, rappelle que ce sera un énorme défi pour Santé Québec de réussir ce virage dans un contexte de resserrement du financement du réseau. « Sur papier, en théorie, ce qui nous est présenté ce matin peut vraiment améliorer les choses. Cependant, certaines de ces orientations vont tellement à contresens des récentes décisions prises par la CAQ, que nous devrons demeurer vigilants. Le diable est dans les détails, alors nous avons hâte de voir comment ces objectifs louables se concrétiseront sur le terrain et nous espérons que Santé Québec nous consultera à ce sujet. »

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Le gouvernement tente de museler le chien de garde des droits de la personne et de la jeunesse https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-tente-de-museler-le-chien-de-garde-des-droits-de-la-personne-et-de-la-jeunesse/ Wed, 25 Mar 2026 16:19:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113020 La CSN dénonce vigoureusement l’intention du gouvernement caquiste d’intégrer le personnel de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) à la fonction publique québécoise, tel que le stipulent des amendements adoptés mardi par la Commission des finances publiques dans le cadre de l’étude du projet de loi n°7.

« C’est ahurissant de voir ce gouvernement – l’un des plus impopulaires de l’histoire du Québec – persister à affaiblir l’état de droit et à museler les contre-pouvoirs », s’insurge la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui rappelle au passage que la CDPDJ s’est récemment montrée critique à l’endroit de plusieurs projets de loi controversés du gouvernement, comme la loi constitutionnelle et le projet de loi n°9 sur le renforcement de la laïcité. « En intégrant le personnel de la CDPDJ dans la fonction publique, le gouvernement porte sérieusement atteinte à son indépendance et donc à sa capacité à jouer son rôle de chien de garde et à protéger les enfants et les autres populations vulnérables. »

Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a notamment pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics. Dans l’exercice de son mandat, il arrive couramment qu’elle traite des plaintes et intente des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique, en faveur des victimes et dans l’intérêt public, lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

« Les membres du personnel de la CPDPJ ne sont pas des fonctionnaires », explique Marie-Iris Légaré, présidente du Syndicat des employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (SECDPDJ-CSN). « Depuis 50 ans, ils sont nommés par la CDPDJ, un organisme public indépendant du gouvernement. Le travail que nos membres réalisent en vertu du mandat inscrit dans la Charte implique notamment de remettre en question des décisions prises par le gouvernement qui sont contraires aux droits, de relever des dispositions de projets de loi qui ne sont pas conformes à la Charte et de faire valoir les droits de personnes discriminées, exploitées ou dont les droits en protection de la jeunesse n’ont pas été respectés. L’indépendance de la Commission est vitale pour réaliser sa mission. »

Une réforme effectuée sur un coin de table

Cette attaque frontale du gouvernement envers les droits et les libertés individuelles des Québécoises et des Québécois est d’autant plus inattendue en raison de la façon dont celle-ci a été faite selon Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

« Une réforme aussi importante, touchant une loi fondamentale comme la Charte québécoise, aurait dû faire l’objet d’une large consultation, dans la transparence, pour permettre à l’ensemble des parties prenantes de commenter la proposition et donner le temps aux membres de la Commission parlementaire de l’analyser, expose Mme Goldschleger. Proposer un tel changement sans avertissement simplement en présentant des amendements lors de la dernière séance d’étude du projet de loi est un autre exemple du mépris de ce gouvernement envers les institutions et les processus démocratiques », conclut-elle.

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La CSN et les étudiant-es demandent de renflouer l’enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-les-etudiant-es-demandent-de-renflouer-lenseignement-superieur/ Mon, 16 Mar 2026 15:25:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112688 Avant le dernier budget de la CAQ, la plus importante organisation syndicale en enseignement supérieur ainsi que les deux plus grandes associations étudiantes de ce secteur unissent leurs voix pour demander un réinvestissement dans les cégeps et les universités.

«On doit à tout prix éviter les compressions du dernier budget Girard et prévoir au contraire un réinvestissement significatif afin de couvrir la hausse des coûts de système et de permettre le maintien des bâtiments en bon état. L’enseignement supérieur, c’est un investissement dans l’avenir du Québec», affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Notons que l’inflation en 2025 au Québec s’est élevée à 2,4 % et qu’elle était de 3 % de janvier 2025 à janvier 2026. Une hausse des salaires du même ordre est à prévoir. Ces augmentations doivent être couvertes et il doit rester de l’argent pour les rénovations.

Comme le Québec est en année électorale, l’appel s’adresse aussi à celles et ceux qui aspirent à diriger le Québec. «Les institutions d’enseignement supérieur ont besoin de prévisibilité. Nous demandons aux partis d’opposition ainsi qu’aux deux candidats pour le poste de premier ministre de se prononcer en faveur d’un réinvestissement dans les cégeps et les universités», ajoute la présidente de la CSN.

Les étudiantes et les étudiants écopent

«La CAQ a procédé à des coupes qui ont fait très mal aux personnes étudiantes. L’annulation de l’enquête sur les violences à caractère sexuel en milieu étudiant, pour faire des économies de bout de chandelle, a été particulièrement odieuse. Le prochain budget Girard doit rétablir le financement de cette enquête!» exige Flora Dommanget, porte-parole de l’Union étudiante du Québec (UEQ).

«Le gouvernement répète que l’enseignement supérieur est une priorité. Pourtant, les restrictions budgétaires imposées ont un effet direct sur les services offerts aux personnes étudiantes. Plusieurs de nos membres nous disent que ces coupes nuisent concrètement à leur expérience collégiale, et c’est tout simplement inacceptable», soutient Christopher Zéphyr, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

 Effets négatifs des compressions passées

Rappelons que le dernier budget Girard a amené des compressions de 151 M$ dans les cégeps. Pour les universités, il s’agit d’une baisse de 4 % du budget de fonctionnement.

«Une étude menée auprès des membres de notre secteur soutien cégeps montre l’impact concret des compressions. On note en particulier que 37 % des 753 répondantes et répondants ont constaté le non-remplacement de personnes dans leur environnement immédiat», soutient Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publicsCSN.

«Notre sondage montre que 74 % des professionnel-les des cégeps ont pu observer le non-remplacement du personnel en absence prolongée. De plus, 68 % d’entre eux se font imposer des restrictions pour les heures supplémentaires, ce qui les empêche de compenser pour les absences de leurs collègues. Au bout du compte, ce sont les étudiants et les étudiantes qui en souffrent, puisqu’ils et elles doivent composer avec des délais déraisonnables afin de recevoir les services nécessaires à leur réussite», ajoute Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèlesCSN.

«Le gouvernement doit donner un sérieux coup de barre pour corriger l’état des infrastructures en enseignement supérieur. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps et 44 % de ceux des universités qui sont en mauvais état. Il faudrait des investissements de plus de 2 milliards de dollars pour rattraper le déficit d’entretien», ajoute Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80000 membres dans le secteur de léducation et de lenseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. Près de 50000 de ces membres œuvrent dans l’enseignement supérieur.

L’Union étudiante du Québec (UEQ) est un regroupement de 15 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 120000 membres à travers le Québec.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 80 000 personnes étudiantes provenant de 30 établissements collégiaux répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 35 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec (6300 membres) et plus de 35000 membres dans le secteur soutien scolaire.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des professionnèles (FPCSN) représente quelque 10500 professionnèles, techniciennes et techniciens, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es duniversité.

 

 

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Les organisations syndicales dénoncent une discrimination envers les travailleuses du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/les-organisations-syndicales-denoncent-une-discrimination-envers-les-travailleuses-du-quebec/ Mon, 23 Feb 2026 12:29:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112147 Les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs des réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation déposent aujourd’hui devant la Cour supérieure des contestations constitutionnelles visant à faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi 28, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail, issue du projet de loi 101.  

Cette loi exclut les travailleuses et les travailleurs de ces secteurs du régime général de prévention en santé et sécurité du travail, pourtant prévu pour l’ensemble des milieux de travail du Québec, les reléguant à des mesures de prévention inférieures. Les porte-paroles des organisations syndicales dénoncent d’une même voix une décision qui perpétue un désavantage historique envers les femmes, puisque cette exclusion frappe de plein fouet des secteurs où elles sont largement majoritaires. 

« Le gouvernement sait très bien que ce sont les travailleuses de ces secteurs qui subissent les risques les plus élevés en santé et sécurité. Le ministre du Travail reconnaissait et dénonçait lui-même cette discrimination historique en 2021. Et pourtant, quatre ans plus tard, il choisit de les exclure du régime général de prévention. Cette discrimination et cette atteinte directe au droit à l’égalité ne peuvent être tolérées », déclarent conjointement les porte-paroles syndicaux Robert Comeau (APTS), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Julie Bouchard (FIQ) et Olivier Carrière (FTQ).  

Rappelons qu’en 2021, le Québec avait enfin modernisé son régime de santé et sécurité du travail grâce à la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST), permettant aux travailleuses de secteurs historiquement négligés d’obtenir les mêmes protections que celles offertes depuis 1979 aux milieux industriels. Le Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement devait compléter ce déploiement en 2025, en tenant compte des risques réels et des réalités propres aux femmes. Or, en adoptant la Loi 28, le gouvernement a choisi de retirer les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation du régime, les reléguant à des mesures de prévention nettement inférieures, même à celles prévues pour les secteurs les moins à risque de l’économie. Et ce, malgré le fait qu’en 2024, plus du tiers de tous les accidents du travail reconnus au Québec provenaient des secteurs de l’éducation, des soins de santé et de l’assistance sociale. Et pourquoi ? Parce que ça coûterait trop cher au gouvernement. 

« Nous refusons que les femmes qui soignent, enseignent, accompagnent et soutiennent notre société soient reléguées à un régime de seconde zone. Nous nous devons de dénoncer, de contester et de nous battre pour les travailleuses que nous représentons, pour notre société, mais aussi pour les patients, les enfants et l’ensemble de la population qui ont besoin de nos réseaux publics. » 

Les organisations syndicales réaffirment leur détermination à obtenir justice et à faire reconnaître que l’exclusion imposée par la Loi 28 est non seulement injustifiée, mais qu’elle est aussi inconstitutionnelle. Elles réclament que l’article 46 de la Loi soit invalidé et que les travailleuses de la santé, des services sociaux et de l’éducation bénéficient enfin des protections auxquelles elles ont droit. 

Organisations contestant la Loi 28 et prenant part au dépôt coordonné des recours : 

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)   

Confédération des syndicats nationaux (CSN) 

  • Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN)
  • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
  • Fédération des professionnèles (FP-CSN)
  • Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

Centrale des syndicats du Québec (CSQ) 

  • Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
  • Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)
  • Fédération du personnel professionnel de l’éducation (FPPE-CSQ)
  • Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ)
  • Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ)
  • Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)

Fédération autonome de l’enseignement (FAE) 

Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) 

Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) 

  • Syndicat canadien de la fonction publique, SCFP (FTQ)Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, SEPB (FTQ)
  • Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298, SQEES-298 (FTQ)
  • Union des employés et employées de service, UES 800 (FTQ)
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Santé Québec – Un constat d’échec qui ne surprend personne https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-quebec-un-constat-dechec-qui-ne-surprend-personne/ Wed, 18 Feb 2026 23:21:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112122 Lors de la création de Santé Québec, l’ancien ministre Christian Dubé assurait que la nouvelle agence permettrait de rendre le système de santé plus efficace et d’améliorer l’accessibilité du réseau. Après un peu plus d’un an, les résultats d’un récent sondage Léger rendu public dans La Presse démontrent clairement que le gouvernement et son agence ont échoué sur toute la ligne. Le jugement des Québécoises et des Québécois est sans appel : Santé Québec est un monstre bureaucratique inefficace, centralisateur et inutile.

Affamer les services pour enrichir les cadres et le secteur privé

Ce constat d’échec n’est guère surprenant. Plus des trois quarts des personnes interrogées estiment que les soins offerts par les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux sont de bonne qualité, mais que le réseau fonctionne mal. Pourtant, le gouvernement et les têtes dirigeantes de Santé Québec ont plutôt décidé de sabrer dans les services pour ériger une nouvelle mégastructure, lourde et gourmande.

Depuis sa mise en œuvre, Santé Québec impose systématiquement un régime minceur au personnel et aux services directs à la population, tout en multipliant les postes de cadre et les contrats accordés à des firmes privées à but lucratif.

De façon concrète, cela s’articule en un cercle vicieux particulièrement pervers. D’un côté, on abolit des postes sur le terrain et on coupe dans les services à la population, ce qui encourage la main-d’œuvre et la patientèle à migrer vers le secteur privé. De l’autre, on crée des postes de cadre généreusement rémunérés et on ouvre de plus en plus grand la porte aux cliniques privées, qui peuvent désormais s’enrichir sans vergogne en vendant à fort prix les services qui étaient auparavant accessibles gratuitement dans le réseau public.

La boucle est ainsi bouclée. Le réseau public continue de s’appauvrir à mesure qu’on lui impose des compressions et que le secteur privé le vampirise de son personnel et de son expertise. Il n’est alors plus en mesure de fournir les services dont la population a besoin, laissant ainsi toute la place au privé, qui continue de s’enrichir avec la maladie.

Donner un coup de barre avant de frapper l’iceberg

À la lumière de ce constat d’échec et du verdict populaire sans équivoque, il est évident qu’un changement de cap radical s’impose. Heureusement, en ce moment et pour les prochains mois, le contexte politique québécois est propice aux recalibrages et aux prises de positions courageuses et innovantes.

Par conséquent, nous demandons à toute personne et à tout parti politique aspirant à gouverner le Québec de s’engager à écouter la population et à renverser cette tendance qui menace notre système de santé et de services sociaux.

Les Québécoises et les Québécois veulent d’un gouvernement qui investit dans le personnel soignant plutôt que dans les structures administratives. Elles et ils veulent des soins et des services accessibles et gratuits, plutôt que des bris de services et des entreprises qui s’enrichissent grâce à leur maladie.

Donnons-leur maintenant, avant que notre réseau public ne soit réduit à une coquille vide.

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) ;
Françoise Ramel, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ);
Luc Beauregard, secrétaire-trésorier de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ);
Sonia Bureau
, présidente par intérim du Conseil provincial des affaires sociales du Syndicat canadien de la fonction publique (CPAS-SCFP) ;
Émilie Charbonneau, première vice-présidente de l’Alliance de personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) ;
Réjean Leclerc, président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) ;
Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN) ;
Déreck Cyr, président de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) ;
Sylvie Nelson, présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES) ;
et Martin Trudel, troisième vice-président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Consultez le sondage Léger

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Santé et services sociaux – Des organisations syndicales sensibilisent les partis de l’opposition lors d’une journée de lobbyisme https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-et-services-sociaux-des-organisations-syndicales-sensibilisent-les-partis-de-lopposition-lors-dune-journee-de-lobbyisme/ Tue, 17 Feb 2026 14:32:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112100 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux ne cesse de se dégrader et peine à offrir des soins et des services de qualité, les organisations syndicales présentes dans ce même réseau unissent aujourd’hui leurs voix lors d’une journée de lobbyisme. Elles seront présentes dans les murs de l’Assemblée nationale afin de rencontrer les partis de l’opposition pour leur proposer des solutions porteuses pour un réseau public, gratuit et universel.

Quatre grands thèmes à l’ordre du jour

Les organisations syndicales exposeront à certain-e-s élu-e-s des groupes d’opposition leurs pistes de solutions à mettre en place sur quatre thèmes précis : la décentralisation et la valorisation des CLSC, le soutien à domicile, l’assurance médicaments publique universelle et la souveraineté numérique. « Préoccupées par les lois et les orientations politiques ayant des conséquences directes sur les conditions de travail et d’exercice de nos membres de même que sur la dispensation des soins et services à la population, nos organisations entreprennent cette démarche qui se veut constructive. Ça fait près de trois ans que nous travaillons ensemble sur une base régulière. Représentant une multitude de travailleur‑euse‑s du réseau qui sont issu-e-s de domaines variés, nous avons fait le choix d’unir nos forces afin de ramer dans le même sens et porter la voix des membres et, ultimement, celles des patient-e-s », de déclarer Émilie Charbonneau, 1ère vice-présidente de l’APTS, David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN, Luc Beauregard, secrétaire‑trésorier de la CSQ, Déreck Cyr, président de la FSQ-CSQ, Réjean Leclerc, président de la FSSS-CSN, Marie-Michèle Doiron, vice-présidente de la FP-CSN, Françoise Ramel, vice-présidente de la FIQ, Sonia Bureau, présidente par intérim du CPAS-SCFP, Martin Trudel, troisième vice-président du SPGQ et Sylvie Nelson, présidente du SQEES-FTQ.

Changer la recette

Pour les organisations syndicales, un constat d’échec se dégage des réformes successives imposées au réseau de la santé et des services sociaux depuis des dizaines d’années : l’accès aux soins et services pour la population ne s’est jamais amélioré. « Alors que le Québec est plongé dans une instabilité politique et que les élections provinciales se pointent à l’horizon, nous sommes d’avis que le moment était tout désigné pour rappeler aux parlementaires qu’il est grand temps de changer la recette. On ne peut pas penser utiliser, année après année, les mêmes ingrédients et espérer un résultat différent. Écouter les propositions de celles et ceux qui sont au cœur de ce réseau, voilà la seule et unique voie pour espérer réellement renverser la vapeur », de poursuivre les porte-parole.

 

Les organisations syndicales déplorent que ni la voix des citoyen-ne-s ni celles des travailleur‑euse‑s ne sont prises en compte actuellement par le gouvernement. L’offre de soins et de services, les listes d’attente, les problèmes de pénurie de main‑d’œuvre doivent revenir au cœur des priorités. « À cela s’ajoute la centralisation accrue qui éloigne la prise de décisions, l’insuffisance des mécanismes de reddition de compte pour les décideur-eure-s et l’ouverture de plus en plus grande au privé. Profondément attachées au réseau public de la santé et des services sociaux, c’est dans cet état d’esprit que nos organisations réitéreront aujourd’hui aux parlementaires l’importance d’être à l’écoute de solutions qui pourraient grandement améliorer le réseau ».

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Santé et services sociaux: la CSN dénonce les abolitions de postes au CIUSSS de la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-et-services-sociaux-la-csn-denonce-les-coupures-de-postes-au-ciusss-de-la-capitale-nationale/ Tue, 10 Feb 2026 17:17:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111808 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux était déjà sous pression, les directives budgétaires imposées d’en haut ne font qu’empirer la situation. Les exigences comptables du ministère et les coupes imposées par Santé Québec qui en découlent, obligent les établissements régionaux comme les CIUSSS et les CISSS à devoir couper dans les services. « Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, nous avons subi quatre vagues de coupes de postes depuis janvier 2025 », dénonce le président du Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Xavier Isabelle. « À ce jour, on parle de 206 postes abolis juste dans notre catégorie d’emploi », poursuit-il.

« Nous parlons de postes de professionnèles, de techniciennes et de techniciens, qui sont coupés. Ça a un impact majeur et direct sur les équipes, sur les soins, mais surtout sur les délais de prises en charge à la population », explique Xavier Isabelle. « Concrètement, dans certaines équipes, on ne prend plus en charge la prévention, on ne traite que les urgences. Les salariés sont déprimés, découragés et épuisés et ils craignent de plus en plus de ne plus pouvoir remplir leur mission. » Le résultat, c’est que la population, notamment la clientèle vulnérable et les enfants, attend plus longtemps sur des listes d’attentes et, parfois, des personnes qui auraient pu être prises en charge préventivement se retrouvent sans service et voient leur état s’aggraver. « Et les coupes de postes ne sont que la pointe de l’iceberg. Santé Québec oblige désormais les établissements à fonctionner avec des budgets axés sur la performance comptable, on ne remplace pas les absences à cause du gel d’embauche, on tente de réduire les heures de travail, on coupe aussi dans des surcroits qui avaient été accordés pour des besoins pourtant dûment identifiés. Nos membres nous le disent, ils constatent que la performance recherchée par Santé Québec et le gouvernement, ce n’est pas une performance humaine, c’est une performance financière. Il faut que ça cesse ! Quand est-ce qu’on va cesser de saigner le réseau de la santé ? », se demande le président du SPTSSS–CSN.

« Les contraintes budgétaires imposées d’en haut sont en contradiction flagrante avec les objectifs officiels de Santé Québec », poursuit Marie-Michèle Doiron, vice-présidente et responsable du secteur de la santé et des services sociaux pour la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, mais ce n’est pas du tout ce qu’on observe sur le terrain. « Dans les faits, tout ce que Santé Québec fait depuis son entrée en scène, c’est de couper dans le personnel et dans les services à la population, tout en multipliant les postes de cadres grassement rémunérés. Ça amène des bris de service, des délais d’attente prolongés et du personnel surmené et démotivé. Tout le monde est perdant », ajoute Marie-Michèle Doiron. « Il est plus que temps que Santé Québec cesse de serrer la vis au personnel sur le terrain et recommence à mettre l’argent là où ça peut vraiment faire la différence : dans les services à la population. »

« La logique comptable qui préside aux coupes est contre-productive », explique le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré. « Pallier au plus pressé, ne traiter que les urgences, négliger la prévention, ça finit par coûter plus cher à la société et ce n’est bon ni pour les personnes qui ont besoin de soins ni pour les travailleuses et les travailleurs du réseau, ni pour l’État. On voudrait détruire le système public en le rendant dysfonctionnel et inefficace qu’on ne s’y prendrait pas autrement. » La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents acteurs du grand spectre politique dans les prochains mois. « Ça prend au minimum des garanties qu’il y aura un financement adéquat et stable pour maintenir les services actuels, on ne peut pas se permettre une autre vague de coupes », ajoute François Proulx-Duperré. « On le sait, on s’en va en campagne électorale bientôt, ça va être le temps de demander des engagements aux différents partis pour savoir où ils logent par rapport à nos services publics, notamment le réseau de la santé et des services sociaux. »

 

À propos

Le Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS-CSN) représente plus de 5600 membres de la catégorie 4 du CIUSSS de la Capitale Nationale réparti en plus de 60 titres d’emploi, œuvrant dans plus de 200 installations. La Fédération des professionnèles (FP–CSN), représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec dont celles et ceux du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN est une organisation syndicale et sociale qui regroupe les syndicats CSN des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente un peu plus de 45 000 travailleuses et travailleurs dans tous les domaines d’activité, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

 

 

 

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Pour une clause grand-père https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-clause-grand-pere/ Thu, 29 Jan 2026 17:27:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111495 La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), réclament qu’une clause de droits acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec.

« Aujourd’hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d’employeurs, d’organismes communautaires et d’établissements publics et demande au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre », affirme d’entrée de jeu Caroline Senneville.

Des professeur-es devant l’incertitude
« Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s’inscrit dans une politique d’immigration désastreuse pour les universités québécoises et l’UQAM en particulier. Parce qu’en plus d’abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d’accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN.

Elle ajoute que les décisions irrationnelles de la politique d’immigration du gouvernement caquiste auront également des effets néfastes sur l’innovation et le développement économique et culturel du Québec à travers le rayonnement de ses universités. « Des cours ne se donneront pas et des recherches ne se réaliseront pas. »

« Le gouvernement québécois doit cesser de blâmer Ottawa pour toutes ses bévues. Le PEQ est une création du Québec et a été aboli par le Québec. C’est à Québec de résoudre ce problème », conclut Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des professeurs et professeurs de l’Université du Québec à Montréal–CSN, affilié à la Fédération des professionèles (FP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 1200 professeur-es de l’UQAM.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Des mesures qui fragiliseront encore plus le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/des-mesures-qui-fragiliseront-encore-plus-le-reseau-public/ Thu, 29 Jan 2026 16:40:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111486 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations affiliées œuvrant en santé et services sociaux dénoncent le parti pris de la CAQ en faveur du privé dans les services de soutien à domicile, sans aucun égard à l’expertise des équipes du réseau public, notamment celle des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS).

La politique qui vient d’être dévoilée par la ministre de la Santé et ministre responsable des aîné-es, Sonia Bélanger, ouvre toute grande la porte à la privatisation du soutien à domicile (SAD). Cette politique va ainsi à l’encontre des recommandations de nombreux experts. Dans une récente étude, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) démontre que la privatisation des services et l’imposition de méthodes de gestion propres au secteur privé (gestion centralisée, hiérarchique et autoritaire des services, production d’indicateurs quantitatifs de performance) dans le SAD sont des erreurs et qu’elles sont responsables de la dégradation de l’accès et de la qualité des services, des conditions de travail et de l’équité dans tous les pays où elles ont sévi au cours des dernières décennies.

« Le gouvernement choisit volontairement d’accélérer la déqualification de la profession d’auxiliaires aux services de santé et sociaux du réseau public, déplore le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. L’absence de mention des ASSS lors du dévoilement de la politique et dans le document lui-même confirme le mépris de ce gouvernement envers les 7 000 ASSS formées qui sont le cœur du soutien à domicile au Québec. « Le gouvernement préfère sous-traiter des services aux entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile (EÉSAD) et aux entreprises privées de soutien à domicile, dont le personnel ne possède pas la formation requise », ajoute M. Leclerc.

Le gouvernement sous-traite déjà des actes cliniques octroyés par la Loi aux ASSS du réseau, détentrices d’un diplôme d’études professionnelles, à du personnel non qualifié provenant du privé et formé de façon accélérée en moins de 140 heures. Le Commissaire à la santé et au bien-être a d’ailleurs recommandé que les interventions des EÉSAD soient renforcées par des formations et par un accroissement du contrôle de la qualité. Pour l’instant, rien dans la nouvelle politique ne semble prévu pour remédier à ces problèmes.

« Plus il y a d’intervenantes et d’intervenants, plus cela rend les suivis compliqués, et plus on perd de l’expertise sur le terrain, note pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldschleger. Nos équipes le constatent déjà sur le terrain et cette politique met encore plus à risque le continuum de soins et leur coordination. Ultimement, ce sont les usagères et les usagers qui paieront le prix de cette valse entre les prestataires de services privés et les équipes multidisciplinaires des CLSC. Une difficulté qui n’existe pas lorsqu’on priorise les équipes du réseau public. »

D’ailleurs, l’IRIS calcule que le remplacement du modèle québécois actuel de SAD, largement privatisé, par un modèle basé sur une prestation entièrement publique des services et une gestion de proximité permettrait, à terme, de réaliser des économies de plusieurs milliards de dollars à l’échelle du réseau tout entier. Pour la CSN, c’est dans un tel modèle que le rôle des CLSC se trouverait véritablement revalorisé et non en tant que chef d’orchestre de la privatisation.

Ressources au mauvais endroit
« La solution réside dans le renforcement des équipes du secteur public, sans exclure complètement une certaine collaboration avec le personnel des entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile », rappelle Réjean Leclerc. Ces dernières devraient concentrer leur offre dans les services de soutien pour les activités de la vie domestique (AVD). Ces services comprennent, entre autres, l’entretien ménager, la préparation de repas, la lessive, etc. « Malheureusement, le regroupement des EÉSAD trahit une entente historique en s’offrant comme substitut bon marché au personnel du public pour dispenser des soins. La population fera les frais de cette approche au rabais. Nous intensifierons nos actions pour que le Québec continue de construire sa capacité publique de répondre aux besoins de la population.

« Force est d’admettre que le gouvernement a préféré poursuivre la privatisation du soutien à domicile au détriment de la qualité des soins et du bien-être des usagères et des usagers, soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. La CAQ n’apprend visiblement pas de ses erreurs, elle qui tente de se sevrer du recours aux agences et autres prestataires de services privés dans le reste du réseau, termine Mme Senneville.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

À propos de la FP–CSN
La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des organismes gouvernementaux, de l’économie sociale et de l’action communautaire, ainsi que dans le secteur privé.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les travailleuses de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais se syndiquent et joignent la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-de-laccompagnement-des-femmes-immigrantes-de-loutaouais-se-syndiquent-et-joignent-la-csn/ Fri, 19 Dec 2025 16:35:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111017 Les travailleuses de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO) annoncent fièrement aujourd’hui leur décision de se syndiquer et de joindre les rangs de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le personnel de cet organisme communautaire a choisi collectivement de se doter d’un syndicat afin de faire entendre sa voix et de se donner les moyens nécessaires pour améliorer ses conditions de travail. Cette initiative traduit une volonté claire d’assurer une meilleure sécurité d’emploi, de créer un cadre structuré de représentation et de promouvoir une équité juste et respectueuse pour l’ensemble des travailleuses.

« La syndicalisation est un outil essentiel pour les travailleuses de l’AFIO. Elle permettra d’instaurer un dialogue équilibré avec la direction et de travailler à des conditions de travail à la hauteur de la mission sociale fondamentale qu’elles portent chaque jour », souligne Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

Avec l’accréditation syndicale, un processus de négociation collective débutera après les Fêtes. La CSN se dit fière d’accueillir ces nouvelles membres et de les accompagner dans cette démarche pour la reconnaissance, la justice et la dignité au travail.

« Ces travailleuses, très majoritairement issues de l’immigration, ne se syndiquent pas contre l’AFIO, mais pour l’AFIO. Pour renforcer leur pouvoir d’agir, pour améliorer leurs conditions de travail, et pour faire vivre encore davantage les valeurs de l’AFIO. Leur syndicalisation est un geste de cohérence et de respect, pour elles-mêmes, pour leur travail, et pour la mission de l’organisme », souligne le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais, Alfonso Ibarra Ramirez.

À propos

Fondé en 1919 par l’association ouvrière de Hull, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe maintenant plus de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région. La Fédération des professionnèles est née en 1964.

La FP compte un des plus larges éventails de professions. Elle regroupe plus de 8 000 professionnèles oeuvrant majoritairement dans la santé et les services sociaux ainsi que dans les secteurs des organismes gouvernementaux, des sociétés d’État, de l’éducation, de l’aide juridique, des médecines non conventionnelles, des organismes communautaires et des professionnèles autonomes.

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Un an de Santé Québec : un constat d’échec lamentable https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-de-sante-quebec-un-constat-dechec-lamentable/ Mon, 01 Dec 2025 12:13:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109501 Douze mois après l’entrée en force de l’agence Santé Québec comme employeur du réseau de la santé et des services sociaux, cette dernière présente un bilan catastrophique, aux antipodes des promesses faites à la population par le ministre de la Santé. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, réclame un réseau public de santé et de services sociaux plus décentralisé pour bien répondre aux besoins de la population.

Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, assurait Christian Dubé. Un an plus tard, force est de constater que sa réforme bureaucratique n’a eu aucun des bénéfices promis. Pire encore, l’arrivée de Santé Québec a réduit l’imputabilité du gouvernement et l’a déconnecté davantage des besoins de la population.

La liste des ratés est longue : retards de paiements de la rétroactivité et de plusieurs primes, pénurie de personnel, gel d’embauches, infrastructures vieillissantes, explosion des coûts d’entretien et de rénovation, déshumanisation des soins par le recours à des applications de surveillance du personnel, surcharges de travail qui persistent, etc. Sans oublier les nombreuses erreurs et irrégularités des chantiers informatiques (Dossier santé numérique et SIFA), dignes du scandale SAAQclic.

Gaspillage de fonds public
Santé Québec s’est fait le maître d’œuvre des compressions dans les soins et les services à la population, de la multiplication des bris de services et de l’allongement des listes d’attente.

« Depuis l’arrivée de Santé Québec, nous avons assisté à la prolifération des postes-cadres, entre autres pour le recrutement de “talents” et l’octroi de contrats lucratifs à des firmes privées. Santé Québec a dilapidé l’argent des contribuables en salaires et avantages sociaux pour une poignée de bureaucrates grassement payés », dénonce le président de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Réjean Leclerc.

 

« Sur le plancher, les travailleuses et les travailleurs manquent de tout. Plutôt que d’investir dans les soins et les services à la population, ce gouvernement a préféré dépenser, à grands frais, dans une nouvelle couche de bureaucratie inefficace. C’est un vrai gâchis », déplore Carole Duperré, vice-présidente responsable du secteur public à la FSSS–CSN.

« Le personnel sur le terrain le constate chaque jour : Santé Québec a augmenté leur surcharge et détérioré le climat de travail, tout en n’améliorant aucunement l’accès de la population aux soins et aux services dont elle a besoin », ajoute la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Jessica Goldschleger.

En fait, la réforme Dubé et Santé Québec ont précipité le réseau dans une crise sans précédent. « M. Dubé se targuait de vouloir ébranler les colonnes du temple. Il l’a plutôt jeté à terre. Le réseau n’a jamais subi autant d’attaques de la part d’un gouvernement et celles-ci profitent aux entrepreneurs privés comme ceux que M. Dubé est allé recruter pour la mise sur pied de Santé Québec. Pour la CSN, il n’y a pas de profit à faire avec la maladie, c’est pourquoi on continue de faire front pour un réseau vraiment public », termine la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Faire front pour le Québec
La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics aptes à s’occuper de la population et pour une transition juste.

À propos
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN), représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Rapport de l’ISQ sur la rémunération des salariés – La vigilance est de mise https://www.csn.qc.ca/actualites/rapport-de-lisq-sur-la-remuneration-des-salaries-la-vigilance-est-de-mise/ Thu, 27 Nov 2025 14:00:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109449 Le rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) confirme encore une fois que l’écart salarial et de rémunération globale persiste entre les travailleuses et les travailleurs des services publics et les autres salarié-es du Québec.

Sur le plan de la rémunération globale (qui tient compte à la fois des salaires, des avantages sociaux, de la semaine normale de travail et des congés), le retard des travailleuses et des travailleurs des services publics comparativement aux autres salarié-es du Québec est de 3,2 %, alors qu’il était de 2,1 % l’an dernier. Le retard des salaires est quant à lui de 12,1 % comparativement à 11,4 % en 2024.

« Nos luttes des dernières années, dont la dernière négociation du secteur public marquée par une mobilisation historique, ont permis de diminuer l’écart au fil des ans. Nous sommes passés d’un retard de 9,4 % en 2021 à 3,2 % cette année pour la rémunération globale. Sur le plan des salaires, l’écart était de 17,6 % en 2021, alors qu’il est à 12,1 % aujourd’hui. Or, nous constatons un glissement dans la tendance pour 2025. Dans ce contexte, nous serons vigilants », ont expliqué François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

 

Une conjoncture inquiétante

D’autre part, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS ne peuvent que déplorer les récents gestes posés par la CAQ et par le ministre du Travail en matière de relations de travail et d’autonomie syndicale. « Alors que le gouvernement Legault et son ministre du Travail Jean Boulet s’évertuent à mettre des obstacles à l’action syndicale, le rapport de l’ISQ fait ressortir que, pour des emplois comparables, tant le salaire que la rémunération globale des travailleuses et travailleurs syndiqués du secteur privé sont largement supérieurs à ceux des non syndiqués. Une preuve de plus de l’avantage que procure le fait de s’organiser collectivement et d’être membre d’un syndicat », ont renchéri les porte-paroles.

Avec ses projets de loi récents qui attaquent le droit de grève, le droit de contester, en plus de s’ingérer dans les processus démocratiques syndicaux, le gouvernement s’attaque frontalement à la capacité des organisations syndicales d’exercer pleinement leur rôle de contre-pouvoir. « Ces projets de loi visent à affaiblir la capacité des travailleuses et travailleurs des services publics à poursuivre les avancées importantes que leurs luttes ont rendues possibles au fil des dernières années : amélioration des salaires, de la rémunération globale et des conditions de travail et de pratique. En réduisant notre marge de manœuvre collective, le gouvernement cherche à limiter notre capacité d’obtenir des progrès réels pour l’ensemble du personnel des services publics, mais également pour l’ensemble de la population », ont rappelé François Enault, Éric Gingras, Magali Picard et Robert Comeau.

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État généraux de la pratique sage-femme : il est temps que les sages-femmes prennent leur place https://www.csn.qc.ca/actualites/etat-generaux-de-la-pratique-sage-femme-il-est-temps-que-les-sages-femmes-prennent-leur-place/ Thu, 27 Nov 2025 11:59:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109444 Le Sommet des État généraux de la pratique sage-femme se tiendra les 29 et 30 novembre à l’UQTR. Cet événement vise à élaborer des recommandations concrètes pour améliorer, entre autres, l’accès à leurs services à travers la province. Pour répondre à ce problème d’accessibilité, les sages-femmes souhaitent vivement que la profession se déploie pleinement en première ligne. Elles veulent continuer d’assurer le suivi de la grossesse, l’accouchement et le suivi de la période postnatale, incluant celle du nouveau-né. Elles veulent aussi rendre plus accessibles les soins d’interruption de grossesse ou lors d’une grossesse arrêtée ainsi que la contraception.

« Le travail des sages-femmes représente une solution logique et économique pour tous les soins en santé sexuelle et reproductive, notamment dans plusieurs régions mal desservies. En plus d’offrir des suivis continus tout au long de la période périnatale, nous pouvons aussi prendre en charge plus de soins qu’avant, comme la prescription de la contraception, la pose de stérilets ou l’interruption de grossesse. Nous voulons prendre toute notre place », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ), Amaili Jetté. Cette dernière ajoute que les soins offerts par les sages-femmes répondent à un véritable besoin. La pratique sage-femme est basée sur une approche globale de santé, centrée sur la personne et sa famille, misant sur la continuité relationnelle et la disponibilité 24 h/7 j. Selon les données du RSFQ, chaque sage-femme sur le terrain assiste autour d’une soixantaine de naissances annuellement. Malgré tout, la croissance du nombre de sages-femmes est lente.

« Il serait plus judicieux de bénéficier de l’expertise des sages-femmes en tant que professionnel-les de la première ligne pour répondre aux nombreux besoins de suivis de grossesses et d’accouchements et de soins aux nouveau-nés. Les sages-femmes du Québec proposent des solutions durables aux problèmes du système de santé. Il faut cependant leur en donner les moyens et s’assurer qu’il y ait plus de sages-femmes et qu’elles puissent exercer plus longtemps », ajoute Amaili Jetté.

Un choix économique

« Dans un contexte d’austérité budgétaire, le gouvernement de la CAQ serait avisé d’utiliser les bonnes ressources au bon endroit, tel qu’il le défend dans sa récente réforme. Les sages-femmes pourraient aider à soulager les services hospitaliers en faisant une plus grande partie des suivis de grossesse, si seulement on investissait davantage dans leur profession », ajoute la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Marie-Michèle Doiron.

Une meilleure promotion et valorisation des services sage-femme

Les sages-femmes pourraient contribuer encore davantage aux besoins de la population québécoise si on augmentait les investissements, autant dans leur profession que dans la poursuite des projets déjà adoptés par le MSSS, notamment ceux des maisons de naissance à Laval et en Montérégie et la mise en place des services réclamés depuis longtemps sur la Côte-Nord et aux Îles-de-la-Madeleine.

Il est essentiel d’accroître la visibilité des soins offerts par les sages-femmes, de valoriser leur expertise et de renforcer leur reconnaissance professionnelle. Une telle démarche permettrait non seulement d’améliorer l’accessibilité à leurs services de façon équitable à travers la province, mais aussi de consolider leur rôle dans la première ligne et la santé publique.

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) regroupe plus de 300 membres répartis dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN).

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant notamment dans les secteurs de la santé et des services sociaux.

 

 

 

 

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Entente de principe pour le personnel technique et professionnel de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-pour-le-personnel-technique-et-professionnel-de-la-saq/ Thu, 20 Nov 2025 20:39:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109380 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN se sont prononcés, par scrutin secret, en faveur d’une entente de principe dans une proportion de 79,6 %.

L’entente conclue dans les heures précédant l’assemblée permet aux salarié-es de récupérer en grande partie leur pouvoir d’achat, lequel s’est érodé au cours des dernières années, et de le protéger jusqu’au 31 mars 2031. La convention collective prévoit notamment des augmentations de salaire de 4,5 % au 1er avril 2025, 2,9 % au 1er avril 2026 et de 2 % pour chacune des quatre années suivantes.

Rappelons que la protection du pouvoir d’achat était au cœur des revendications du syndicat. Le syndicat a réalisé quelques autres gains, notamment en ce qui a trait aux vacances et aux horaires de travail.

« Nous sommes fiers du travail accompli, réagit le président du syndicat, Steve D’Agostino. C’était la première fois de son histoire que notre syndicat exerçait la grève. Nous étions fin prêts à mener cette bataille, avec le soutien de toute la CSN. Cette entente n’aurait pas été possible sans la mobilisation ni la détermination de tous les membres. Il faut espérer que la SAQ a pris des notes : le personnel technicien et professionnel n’acceptera jamais des conditions de travail au rabais. Nous continuerons d’exiger le respect. Nous avons hâte de retrouver nos collègues et de reprendre notre travail essentiel à la mission de la SAQ » !

Le retour au travail s’effectuera progressivement à compter de demain matin.

 

À propos

Le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN regroupe quelque 500 techniciennes, techniciens et professionnel-les de la SAQ. Ils œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement et à l’aménagement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications, au marketing, à la paie et aux finances.

Il est affilié au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemblant 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Il fait également partie de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), représentant quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le personnel technique et professionnel en grève jusqu’au 20 novembre https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-technique-et-professionnel-en-greve-jusquau-20-novembre/ Thu, 13 Nov 2025 16:30:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109111 Les dernières rencontres de négociation n’ayant pas permis d’en arriver à un règlement satisfaisant, le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN poursuivra la grève jusqu’au 20 novembre.

Rappelons que les quelque 500 techniciennes, techniciens et professionnel-les de la SAQ ont déclenché la grève le 6 novembre, après avoir voté à plus de 99 % en assemblée générale en faveur d’un mandat de 15 journées de grève.

Ils œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement et à l’aménagement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications, au marketing, à la paie et aux finances.

Pouvoir d’achat
Leur dernière augmentation salariale d’un pour cent leur a été versée en avril 2023. Depuis, les taux de salaire n’ont pas bougé malgré l’augmentation importante de l’indice des prix à la consommation (IPC) de plus de 6 % en 2022 et de près de 4 % en 2023.

« Notre travail est invisible pour la clientèle, mais il est indispensable au bon fonctionnement des opérations de la SAQ, rappelle le président du syndicat, Steve D’Agostino. Nous avons perdu des milliers de dollars depuis trois ans, ça fait un trou énorme dans notre budget familial : nous sommes toutes et tous choqués de constater que la SAQ ne s’en préoccupe pas ! »

« Le CCMM–CSN et ses syndicats affiliés sont avec eux, de même que toute la CSN, réitère le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. Ils refusent de s’appauvrir et ils ont bien raison. La SAQ est certainement capable de trouver les sommes manquantes pour en arriver à un règlement satisfaisant comme elle a su le faire avec les autres travailleuses et travailleurs à son emploi. »

C’est la première fois que le SPTP-SAQ–CSN exerce la grève en 50 ans d’histoire. « C’est dommage que la SAQ ait choisi la voie de l’affrontement, poursuit Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), à laquelle le syndicat est affilié. Historiquement, on a toujours su trouver des solutions respectueuses et satisfaisantes pour les deux parties en abordant les enjeux avec ouverture. Nous nous expliquons bien mal la fermeture de la SAQ à répondre à cet enjeu pourtant fort légitime de la protection du pouvoir d’achat des salarié-es ».

 

À propos

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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Le Syndicat du personnel technique et professionnel en grève à compter de jeudi https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-du-personnel-technique-et-professionnel-en-greve-a-compter-de-jeudi/ Tue, 04 Nov 2025 19:55:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108853 Quelque 500 professionnel-les, techniciennes et techniciens de la SAQ déclencheront une grève de sept jours, à compter du jeudi 6 novembre, à moins qu’une entente de principe ne soit conclue d’ici là. Rappelons que le syndicat dispose d’un mandat de 15 journées de grève, voté à plus de 99 %, par scrutin secret, le 7 octobre 2025.

La grève aura des impacts importants sur les opérations de la SAQ au quotidien, car ces travailleuses et ces travailleurs œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement et à l’aménagement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications, au marketing, à la paie et aux finances.

Parmi les sujets en litige, notamment la volonté du syndicat de protéger le pouvoir d’achat des salarié-es et l’introduction du télétravail à la convention collective.

« Les offres salariales de la SAQ sont encore loin du compte, déplore le président du syndicat, Steve D’Agostino. Juste pour les cinq dernières années, chaque travailleur a perdu plusieurs milliers de dollars parce que les augmentations de salaire n’ont pas suivi l’inflation ni les conditions offertes aux autres employé-es de la SAQ. Notre syndicat n’a jamais fait la grève en 50 ans d’existence. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous la faisons : la SAQ ne nous laisse pas d’autre choix ! »

À la Fédération des professionnèles (FP–CSN), on rappelle que les demandes du personnel technique et professionnel sont raisonnables et légitimes. « Ces travailleuses et travailleurs font un travail crucial pour la mission de la SAQ, chaque jour. Il est grand temps que la SAQ reconnaisse pleinement la valeur de leur travail et réponde davantage à leurs besoins », évoque la vice-présidente de la FP–CSN Kathrin Peter. Elle appelle la SAQ à revoir son offre pour assurer la pleine protection du pouvoir d’achat des salarié-es et à accepter d’introduire le télétravail à la convention collective.

Quant au président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord, il a réitéré le soutien sans équivoque de tous les syndicats CSN : « Déclencher une grève est un geste courageux, qui commande le respect. C’est un moment historique pour le SPTP-SAQ-CSN, qui démontre bien la détermination de ses membres. Elles et ils refusent d’accepter de continuer à s’appauvrir. Le CCMM-CSN et ses syndicats affiliés sont avec eux de même que toute la CSN ! »

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Le personnel technique et professionnel de la SAQ vote la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-technique-et-professionnel-de-la-saq-vote-la-greve/ Wed, 08 Oct 2025 12:45:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108165 À moins de progrès notables dans les négociations pour le renouvellement de leur convention collective, les quelque 500 membres du Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ (SPTP-SAQ–CSN) pourraient déclencher la grève. Réunis en assemblée générale hier, ils se sont prononcés à 99 %, par scrutin secret, en faveur d’une banque de 15 journées de grève à exercer au moment opportun.

Le SPTP–SAQ–CSN regroupe notamment le personnel de bureau, technique et professionnel de la Société des alcools du Québec. Ces travailleuses et ces travailleurs œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications , à la paie et aux finances.

Leur convention collective est échue depuis le 31 mars 2025. Les augmentations salariales des dernières années ont été bien inférieures à l’inflation, ce qui a entraîné une perte importante du pouvoir d’achat des salarié-es. Ils réclament donc un rattrapage salarial. Parmi les autres revendications des travailleuses et travailleurs, notons l’inclusion du télétravail à la convention collective.

« Nous avons toujours privilégié la négociation avec la SAQ et des relations de travail les plus harmonieuses possibles, rappelle le président du syndicat, Steve D’Agostino. Nous avons été très patients avant d’en arriver à ce mandat de grève. Nous gardons espoir de pouvoir nous entendre et ainsi d’éviter la grève. Il faudra que la SAQ fasse son bout de chemin ».

Une grève du SPTP-SAQ–CSN entraînerait des impacts immédiats pour la SAQ, car ces travailleuses et travailleurs occupent des postes névralgiques pour le bon fonctionnement du monopole d’État, de ses entrepôts et de ses succursales.

Une première en cinquante ans
S’il devait y avoir grève, ce serait une première en plus de 50 ans d’existence pour le SPTP-SAQ–CSN. Pour la vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Kathrin Peter, la SAQ se doit de reconnaître les efforts déployés par ses techniciennes et techniciens, ainsi que ses professionnel-les. « Présentement, ce que la SAQ met sur la table implique l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs. Dans ce contexte, la réaction des membres est parfaitement compréhensible. Il faut espérer que la société d’État va comprendre le message et se remettre au travail pour trouver un terrain d’entente satisfaisant. »

« Tous les salarié-es de la SAQ ont droit à des conditions de travail dignes et respectueuses, ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord. Le travail du personnel technicien et professionnel, même s’il demeure dans l’ombre, est indispensable pour que la SAQ remplisse sa mission au quotidien. L’employeur doit pleinement le reconnaître. Ce vote de grève marque un moment historique pour le SPTP-SAQ–CSN et la direction de la SAQ doit en prendre acte. »

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