Confédération des syndicats nationaux (CSN) https://www.csn.qc.ca Thu, 22 Aug 2019 21:05:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.10 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Confédération des syndicats nationaux (CSN) https://www.csn.qc.ca 32 32 Formation générale au cégep : évitons le nivellement par le bas https://www.csn.qc.ca/actualites/formation-generale-au-cegep-evitons-le-nivellement-par-le-bas/ Thu, 22 Aug 2019 20:53:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71994 À la suite des propos tenus en début de semaine par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, M. Jean-François Roberge, quant à une éventuelle modernisation de la formation générale dans les cégeps, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) tient à rappeler l’importance de défendre une vision large de la réussite éducative qui englobe l’ensemble du développement de la personne et qui ne se réduit pas à une approche comptable axée strictement sur le taux de diplomation.

Certains propos tenus dans les médias cette semaine laissent entendre qu’il faut « moderniser » et rendre plus « attrayante » la formation générale pour augmenter le taux de diplomation, en particulier les cours de français et de philosophie. « Il s’agit d’une équation simpliste sans fondement qui ressemble à s’y méprendre à du nivellement par le bas : les établissements collégiaux appartiennent à l’enseignement supérieur qui suppose une complexité des savoirs, qu’on se destine au milieu du travail ou aux études universitaires. », affirme Caroline Quesnel, présidente de la FNEEQCSN.

La formation générale fournit précisément un socle commun de connaissances et d’aptitudes qui préparent à la citoyenneté : il s’agit d’un apport considérable au développement de la personne qui enrichit considérablement l’ensemble de la société québécoise. « La formation générale est incontournable pour mener à la réussite éducative puisqu’elle forme des citoyennes et des citoyens outillés de façon assez large et durable pour comprendre la société dans laquelle ils vivent et être en mesure d’y contribuer et de s’adapter aux changements. », explique Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la FNEEQCSN.

Les enseignantes et les enseignants des cégeps, experts disciplinaires et pédagogiques, sont au cœur des processus de révision, d’implantation et d’évaluation des programmes et la responsabilité de la qualité de l’enseignement leur incombe. « Les enseignantes et les enseignants ne sont pas déconnectés de la société et la question de la mise à jour de la formation fait partie de leur quotidien. Leur expertise ainsi que l’autonomie professionnelle dont ils jouissent leur offrent la latitude nécessaire pour rendre les cours plus ” attrayants ” à l’intérieur des balises ministérielles. Présenter les cours comme des entités figées, donc désuètes, c’est méconnaître le dynamisme de la vie pédagogique enseignante. », conclut Yves de Repentigny.

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Les organisations syndicales saluent la décision du gouvernement fédéral de rétablir le tribunal tripartite de contestation de l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/les-organisations-syndicales-ftq-csn-csq-et-csd-saluent-la-decision-du-gouvernement-federal-de-retablir-le-tribunal-tripartite-de-contestation-de-lassurance-emploi/ Tue, 20 Aug 2019 21:31:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71990 Les organisations syndicales FTQ, CSN, CSQ et CSD applaudissent la décision du gouvernement fédéral de remettre sur les rails le tribunal tripartite d’appel de l’assurance-emploi pour 2021. Ce tribunal, rappelons-le, avait été aboli par l’ancien gouvernement conservateur par pure idéologie. Sur ce tribunal décisionnel tripartite, maintenant appelé Commissions d’appel de l’assurance-emploi, siègeront des représentants du gouvernement, des employeurs et des organisations syndicales.

Dans un rapport publié en 2017, la firme KPMG, chargée d’évaluer le travail du Tribunal de la sécurité sociale (TSS) des conservateurs, avait conclu à l’inefficacité de ce dernier quant aux délais d’attente, à l’équité, à la transparence, à l’accessibilité et à la protection des chômeurs et chômeuses, en plus d’être plus couteux que l’ancien système.

« Face à ce constat d’échec, il devenait plus qu’important que l’actuel gouvernement agisse positivement afin de permettre aux travailleuses et aux travailleurs ayant perdu leur emploi d’être enfin traités de façon équitable, avec justice et respect, même si nous aurions préféré que cette nouvelle réforme soit effective plus rapidement », déclare le secrétaire général de la FTQ, Serge Cadieux.

« La CSN partage l’avis de la FTQ et aurait souhaité que l’on redonne une voix aux travailleuses et aux travailleurs plus rapidement. Toujours sur la question de l’assurance-emploi, la CSN tient à rappeler que l’important problème du “trou noir” n’est toujours pas réglé, ce qui prive des milliers de personnes de prestations dans certaines régions », soutient Jean Lacharité, vice-président de la CSN.

« Rappelons que le régime d’assurance-emploi est financé à 100 % par les employés et les employeurs, poursuit Luc Beauregard, vice-président de la CSQ. Il est donc souhaitable que les représentants de ces derniers soient impliqués dans les décisions et puissent être directement informés de l’évolution des problématiques liés à l’application du régime. De plus, la participation de représentants du milieu assure que la réalité de chaque région soit prise en compte. »

« La décision de ramener les tribunaux d’appel tripartites ne tombe pas du ciel, elle survient après une intense campagne des centrales syndicales et des groupes de femmes et de défense des chômeurs en vue de réformer le Tribunal de la sécurité sociale pour que les personnes en chômage qui vont en appel d’une décision en matière d’assurance-emploi retrouvent une instance plus conviviale, où ils sont entendus par des membres de la communauté issus des parties prenantes du régime d’assurance-emploi, et non par des personnes dont la nomination dépend de leur allégeance politique. C’est une victoire pour les chômeurs et les chômeuses », conclut le président de la CSD, Luc Vachon.

Source : FTQ, CSN, CSQ, CSD

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Le Regroupement Les Sages-femmes du Québec répond aux propos de Me Marc Boulanger https://www.csn.qc.ca/actualites/le-regroupement-les-sages-femmes-du-quebec-repond-aux-propos-de-me-marc-boulanger/ Tue, 20 Aug 2019 15:29:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71985 Le Regroupement tient à rectifier certains des propos énoncés par l’avocat Marc Boulanger dans l’article « Mort d’un bébé impliquant une sage-femme » paru dans le Journal de Québec le samedi 17 août. Nous tenons tout d’abord à envoyer toutes nos sympathies à la famille dans cette épreuve difficile. Les circonstances entourant le décès de l’enfant étant encore inconnues, nous ne commenterons point la situation tant que l’enquête suit son cours.

Nous ne pouvons toutefois passer sous silence la déclaration de Me Boulanger qui remettait en question la compétence et l’existence des sages-femmes. « Les femmes et les familles du Québec ont fait le choix de se doter d’un réseau de professionnelles de la santé pour les accompagner dans la naissance de leur enfant, et ce, depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les sages-femmes en 1999 », a souligné Josyane Giroux, sage-femme et vice-présidente du Regroupement. « Loin de découler d’un agenda politique, notre profession fut légalisée il y a maintenant 20 ans en réponse aux demandes de la population. » a-t-elle ajouté.

« En remettant en doute la compétence des sages-femmes, Me Boulanger questionne la capacité des femmes et personnes à faire un libre choix sur le suivi de leur maternité », a affirmé Ginette Langlois, présidente de la Fédération des professionnèles – CSN. « Il ne s’agit pas d’une profession marginale : les sages-femmes font partie intégrante de notre réseau de la santé et leurs services sont couverts par la RAMQ. » a soutenu Mme Langlois.

« Qui plus est, le Québec accuse un important retard dans l’accessibilité de ces services pour l’ensemble des familles québécoises, avec plusieurs régions non desservies. Les sages-femmes assurent 4% des suivis de grossesses et près de 3 000 naissances par année (contre respectivement 17% des suivis et 23 000 naissances en Ontario). » ajoute Mounia Amine, sage-femme et présidente du Regroupement.

« La profession de sage-femme continue de faire les frais de la méconnaissance populaire dont témoigne Me Boulanger. Alors que la sécurité du suivi avec sage-femme n’est plus à démontrer, de tels propos ne peuvent plus être tolérés. Il est essentiel que notre pratique soit mieux connue du grand public et des professionnels pour que ce choix légitime cesse d’être questionné » s’indigne Mme Amine.

À propos
Le Regroupement Les Sages-Femmes du Québec (RSFQ) est l’association professionnelle des 230 sages-femmes du Québec. Les sages-femmes sont des professionnelles de la santé reconnues par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Elles suivent une formation universitaire rigoureuse de plus de quatre années et doivent être membres de leur ordre professionnel pour pratiquer. Elles offrent un suivi de périnatalité du début de la grossesse jusqu’à six semaines après l’accouchement.

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Groupe Capitales Médias : les syndicats CSN intéressés à s’impliquer financièrement dans la relance des quotidiens régionaux https://www.csn.qc.ca/actualites/groupe-capitales-medias-les-syndicats-csn-interesses-a-simpliquer-financierement-dans-la-relance-des-quotidiens-regionaux/ Mon, 19 Aug 2019 21:10:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71982 À la suite de l’annonce de la faillite du Groupe Capitales Médias, les syndicats CSN des quotidiens régionaux se montrent intéressés à participer financièrement à la relance des opérations de ces médias écrits.

« C’est une très triste journée pour les médias d’information, pour leurs artisans, mais également pour l’ensemble de la population, particulièrement en région. Il y a longtemps que nous tirons la sonnette d’alarme au sujet de la crise qui sévit dans le secteur de la presse écrite, affirme la présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN), Pascale St-Onge. Craignant que des journaux puissent fermer, nous avons travaillé sur différents scénarios afin d’en assurer leur survie. L’un des scénarios qui nous semblent porteurs d’avenir serait de constituer une coopérative de travailleuses et de travailleurs de l’information qui deviendrait actionnaire des quotidiens du Groupe Capitales Médias, en partenariat avec d’éventuels investisseurs. C’est en ce sens que nous consulterons l’ensemble des membres des syndicats concernés au cours des prochains jours. »

La présidente de la FNC-CSN tient à saluer la réponse du gouvernement du Québec, dont le prêt temporaire assurera le maintien des opérations des six quotidiens. « Il est primordial, à très court terme, que les quotidiens continuent d’être publiés d’ici à ce que l’on trouve une solution globale pour assurer la pérennité de ces médias. Voilà pourquoi nous travaillerons d’arrache-pied avec différents partenaires pour développer un modèle d’affaires qui permettra aux six quotidiens et à leurs artisans de continuer d’offrir à la population une information diversifiée et de qualité. »

La FNC-CSN sera présente lors de la commission parlementaire sur l’avenir des médias au Québec, lundi prochain, afin de présenter ses recommandations visant un meilleur soutien financier des différents médias d’information.

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Les travailleuses et travailleurs des Autobus Le Promeneur rejoignent les rangs de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-des-autobus-le-promeneur-rejoignent-les-rangs-de-la-csn/ Mon, 19 Aug 2019 19:00:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71988 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des autobus Le Promeneur–CSN a déposé une requête en accréditation afin de représenter tous les salarié-es des Autobus Le Promeneur à Mont-Tremblant. Les salarié-es sont dotés d’un syndicat CSN et peuvent maintenant espérer négocier une première convention collective à la hauteur de leurs attentes.

« Nous sommes très fiers d’accueillir ces travailleuses et travailleurs au sein du Conseil central des Laurentides et de les accompagner tout au long de leur vie syndicale. Beaucoup de travail reste à faire dans le milieu du transport scolaire afin d’améliorer les conditions de travail des conductrices et conducteurs », selon Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides.

Au Québec, plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Ce syndicat sera également affilié à la Fédération des employées et employés de services publics—CSN qui regroupe plus de 3000 travailleuses et travailleurs du transport scolaire. Ils se joignent ainsi à plus de 425 syndicats affiliés à cette fédération représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Financement des cégeps : un pas dans la bonne direction, malgré quelques inquiétudes https://www.csn.qc.ca/actualites/financement-des-cegeps-un-pas-dans-la-bonne-direction-malgre-quelques-inquietudes-estime-la-csn/ Mon, 19 Aug 2019 18:42:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71978 La CSN accueille favorablement la hausse de l’enveloppe liée aux activités pédagogiques pour les plus petits collèges qui doivent composer avec une baisse de l’effectif étudiant. La centrale syndicale s’inquiète toutefois que les modifications au mode de financement des cégeps annoncées par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) se fassent au détriment des cégeps de grande taille, qui pourraient se voir imposer une diminution de leur financement. Les cégeps de taille moyenne, qui font aussi face à une baisse de l’effectif étudiant, particulièrement en région, n’ont droit, quant à eux, à aucun financement supplémentaire.

« Quelle que soit la taille de l’établissement, aucun cégep ne nage dans le luxe, surtout après plusieurs années de sous-financement. L’un des principes qui doivent guider le mode de financement est celui de ne pas contribuer à la concurrence entre les établissements, mais plutôt à la consolidation et à la cohérence du réseau collégial sur tout le territoire québécois. Cette préoccupation semble absente des choix politiques actuels », soutient Yves de Repentigny, vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN).

La Fédération des employées et employés des services publics (FEESPCSN), qui représente la majorité des employé-es de soutien du réseau collégial, se réjouit d’une plus grande stabilisation du financement des cégeps en région. « Il s’agit effectivement d’un pas dans la bonne direction, particulièrement pour les cégeps de petite taille, affirme Martin Ménard, président du Secteur soutien cégeps de la FEESPCSN. Nous souhaitons toutefois que ce financement soit récurrent pour les années à venir afin d’assurer la pérennité des services aux étudiants, et ce, pour l’ensemble du réseau collégial, peu importe la taille des établissements. »

Enfin, la FNEEQCSN dénonce que le Ministère octroie à la Fédération des cégeps une somme de 1,9 M$ pour des bourses étudiantes permettant ainsi à cet organisme patronal de déterminer seul les moyens de favoriser la réussite ou les critères d’attribution d’une bourse. Pour Yves de Repentigny, ce travail doit se faire avec le concours incontournable de l’expertise enseignante.

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La consigne est la seule solution éprouvée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-consigne-est-la-seule-solution-eprouvee/ Wed, 14 Aug 2019 12:59:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71972 On parle beaucoup, ces derniers temps, de la nécessité de réduire l’utilisation des contenants de plastique à usage unique, comme les bouteilles d’eau. Or, ne pas recycler adéquatement des bouteilles de verre n’est pas plus cohérent d’un point de vue environnemental et économique.

Considérant la situation de la collecte du verre au Québec, un grand volume de bouteilles consignées doit être importé d’États américains voisins avant que celles-ci soient recyclées. Pourquoi, alors, ne pas étendre la consigne en sol québécois, quand ce mode de collecte permet même à nos voisins de nous expédier leurs bouteilles?

Il faut aussi promouvoir la consigne sur les bouteilles de bière à remplissage multiple qui sont malheureusement en déclin.

Ces demandes font partie du message de la CSN et du Syndicat des employé-es de magasin et de bureau de la SAQ (SEMB-SAQ-CSN) qui se présentent aujourd’hui devant la Commission des transports et de l’environnement qui mène des consultations sur les enjeux de recyclage et de valorisation locale du verre.

« Le verre de la collecte sélective est trop souvent acheminé aux sites d’enfouissement. Même lorsqu’il est acheminé à des fins de recyclage, il s’agit de procédés où l’usage du verre recyclé a une valeur moindre sur le plan environnemental et économique que lors de son usage initial. Il est grand temps de passer à l’action ! », lance Alexandre Joly, vice-président du SEMB-SAQ-CSN. Depuis 1992, ce syndicat demande l’instauration d’une consigne sur les bouteilles de vin et de spiritueux pour assurer un plus grand recyclage. Le syndicat affirme par ailleurs que la SAQ peut jouer un rôle pour récupérer les bouteilles consignées.

Dans leur mémoire, la CSN et le SEMB soutiennent, études à l’appui, que la consigne sur les bouteilles de vins et spiritueux représente un choix plus économique que la collecte sélective qui suppose, dans bien des cas, que des frais pour l’enfouissement s’ajoutent à la facture du tri initial.

« Aucune des études effectuées jusqu’à maintenant n’a démontré que la collecte sélective est plus avantageuse économiquement que la consigne », explique Alexandre Joly, qui précise qu’un des problèmes du recyclage est le taux de 20 % à 30 % d’impuretés dans le verre issu de la collecte sélective. La consigne permettrait par ailleurs de récupérer des bouteilles en provenance des restaurants et institutions qui ne participent pas à la collecte sélective en ce moment.

De plus, même si des solutions ont récemment été annoncées pour permettre le recyclage du verre par le biais de la collecte sélective, les résultats tangibles et économiquement viables ne sont pas encore au rendez-vous. Rejeter d’emblée l’option de la consigne s’avérerait donc imprudent.

L’usage unique de la canette de bière

Dans le secteur de la bière, le contenant à usage unique en aluminium est malheureusement en pleine progression. La part de marché de la bonne vieille bouteille brune a d’ailleurs baissé de 85 % à seulement 26 % de 2011 à 2017. Or, cette bouteille de verre consignée représente également le choix le plus avantageux du point de vue environnemental et économique pour ce secteur. Une des raisons qui explique cela est que plus de 95 % des bouteilles de bière consignées sont récupérées contre seulement 70 % pour les contenants à remplissage unique.

« Nous déplorons la fin des quotas et des amendes aux brasseurs qui visaient à limiter à 37,5 % la proportion de contenants à usage unique dans cette industrie », affirme Pierre Patry, trésorier de la CSN et porte-parole environnemental de la centrale syndicale.

Vision d’ensemble requise

« La crise que vit le secteur du recyclage concerne non seulement le verre, mais aussi le papier et le plastique, et on doit collectivement dégager des solutions globales », insiste Pierre Patry. Ce dernier propose par ailleurs au gouvernement de moderniser le secteur dans son ensemble de façon à minimiser l’enfouissement dans le contexte plus difficile de la fermeture du marché chinois.

« Le gouvernement du Québec, en collaboration avec les organismes municipaux, doit agir sur un ensemble de fronts pour modifier en profondeur ses propres pratiques, celles des acteurs de l’industrie et celles des citoyennes et des citoyens en général », ajoute Pierre Patry.

Emplois décents

La CSN demande la mise en place d’un chantier important visant la valorisation du travail dans les centres de tri par la formation et l’amélioration des conditions de travail.

La qualité des emplois dans le secteur du recyclage est trop souvent négligée et on doit s’attaquer à cet enjeu fondamental. « Les employé-es des centres de tri, par exemple, doivent améliorer leurs conditions de travail qui comportent encore de trop nombreux risques pour la santé », conlut Pierre Patry.

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La CSN-Construction réclame la tenue d’une consultation de l’ensemble des travailleuses et travailleurs du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-construction-reclame-la-tenue-dune-consultation-de-lensemble-des-travailleuses-et-travailleurs-du-quebec/ Tue, 13 Aug 2019 19:27:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71967 À la suite de la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) relative à la mobilité des salarié-es dans l’industrie de la construction, la CSN-Construction tient à rappeler sa position historique en faveur de la priorité d’embauche sur une base régionale afin de protéger les emplois en région, et réclame du même souffle une consultation de l’ensemble des 191 000 travailleuses et des travailleurs de l’industrie sur cet enjeu névralgique en vue des négociations de 2021.

« La décision qui vient d’être rendue par le juge Gagnon rend inconstitutionnels les articles de loi priorisant l’embauche régionale et renvoie les parties négocier les clauses de mobilité de la main-d’œuvre dans leurs conventions collectives », a déclaré Pierre Brassard, président de la CSN-Construction. « Nous devons convoquer dès maintenant l’ensemble des 191 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction, toutes allégeances syndicales confondues, afin de connaître leur point de vue sur cet enjeu crucial et négocier en conséquence. Nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre l’issue d’une éventuelle contestation judiciaire, dont la décision nous reporterait aux calendes grecques, avant d’agir », a-t-il poursuivi.

« En tant que représentants des travailleuses et travailleurs de la construction, il est de notre devoir de consulter les 191 000 travailleuses et travailleurs de l’industrie de la construction par rapport au mandat qu’ils souhaitent donner à leurs comités de négociation en vue du renouvellement des conventions collectives provinciales d’ici 2021. S’il faut louer le Stade olympique ou le Centre Vidéotron pour réunir et consulter l’ensemble des travailleuses et travailleurs de la construction, on le fera. Mais le temps presse et on ne peut pas attendre à la veille du renouvellement des conventions collectives pour agir », a conclu M. Brassard.

La CSN-Construction rappelle cependant qu’en dépit de l’application éventuelle du jugement quant à la mobilité des salarié-es, l’obligation, pour l’employeur, d’appliquer les clauses des conventions collectives concernant la mobilité de la main-d’œuvre demeurent.

Rappelons que la décision rendue par le juge Gagnon le 9 août dernier déclare invalides et inopérants les articles 35 et 38 du Règlement sur I’embauche et la mobilité des salariés dans I’industrie de la construction. Le juge Gagnon renvoie aux parties l’obligation de négocier l’encadrement des clauses de mobilités de main-d’œuvre dans les conventions collectives de l’industrie de la construction.

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Syndicalisation des boutiques La Cordée : une première dans le domaine du commerce de sport et plein air https://www.csn.qc.ca/actualites/syndicalisation-des-boutiques-la-cordee-une-premiere-dans-le-domaine-du-commerce-de-sport-et-plein-air/ Thu, 08 Aug 2019 12:00:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71933 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) vient de déposer une requête en accréditation au Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter les 90 salarié-es des deux boutiques La Cordée situées sur l’île de Montréal. Il s’agit là d’une première percée en termes de syndicalisation dans le domaine du commerce de détail spécialisé dans la vente d’articles de sport et plein air.

« L’engouement manifesté par les travailleuses et travailleurs des magasins La Cordée pour se syndiquer a été sans équivoque. Avec l’évolution constante que connaît le secteur du commerce en ligne et l’arrivée de géants comme l’entreprise française Décathlon, les entreprises font face à une forte concurrence qui les entraîne parfois à prioriser le profit à tout prix au détriment des conditions de travail des employé-es. Dans un tel contexte, il n’y a pas meilleur moyen de défendre les intérêts des salarié-es que de se syndiquer », a affirmé Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce (FC-CSN).

Les employé-es visés par l’accréditation sont toutes celles et ceux travaillant au service à la clientèle en magasin et en ligne, à l’atelier et à l’arrière-boutique des deux succursales situées respectivement sur la rue Sainte-Catherine et sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.

« Avec cette première étape de franchie, il est clair que la Fédération du commerce et la CSN poursuivront leurs efforts de syndicalisation dans le domaine du commerce d’articles de sport et plein air. Le dépôt de cette première requête en accréditation vient ouvrir la voie pour la défense et la reconnaissance des droits des travailleuses et travailleurs de ce secteur en pleine transformation, ce qui constitue une excellente nouvelle ! », a poursuivi M. Valiquette.

Le Tribunal administratif du travail devrait rendre sa décision au cours des prochaines semaines.

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Entente de principe entre les préposé-es au péage de l’autoroute 30 et leur employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-entre-les-prepose-es-au-peage-de-lautoroute-30-et-leur-employeur/ Fri, 02 Aug 2019 12:31:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71927 Après une rencontre de conciliation qui s’est terminée tard hier soir, une entente de principe a été conclue entre les préposé-es au péage de l’autoroute 30 et leur employeur, A30 Express. Le contenu de l’entente ne sera pas divulgué avant que les membres ne puissent se prononcer à ce sujet en assemblée générale dans les prochaines semaines.

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs demandaient un rattrapage salarial par rapport à ce qu’offrent des employeurs comparables ou à ce que gagnent d’autres employé-es de la même compagnie. Ils avaient tenu une première journée de grève le vendredi 19 juillet dernier et le déclenchement d’une grève générale illimitée était prévu aujourd’hui si rien ne bougeait. La convention collective était échue depuis le 1er juillet 2019.

 

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Les préposé-es au péage de l’autoroute 30 se tiennent prêts pour la grève générale illimitée https://www.csn.qc.ca/actualites/les-prepose-es-au-peage-de-lautoroute-30-se-tiennent-prets-pour-la-greve-generale-illimitee/ Tue, 30 Jul 2019 15:25:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71922 Les travailleuses et les travailleurs de l’autoroute 30 se préparent à déclencher la grève générale illimitée ce vendredi si la rencontre de conciliation à laquelle le syndicat a été convié ne débouche sur aucune ouverture de la part de l’employeur.

Derniers développements
Mardi dernier, la conciliatrice a demandé au syndicat de lui transmettre une hypothèse de règlement, c’est-à-dire le portrait de ce qui pourrait s’avérer satisfaisant pour les préposé-es au péage. Le syndicat s’est prêté à l’exercice et lui a envoyé un document à cet effet. Par la suite, la conciliatrice l’a convoqué à une rencontre de négociation qui s’est tenue jeudi dernier. « En attendant cette rencontre dont l’issue aurait pu s’avérer positive, le syndicat a convenu de ne pas faire de vague sur le plan de la mobilisation, explique d’entrée de jeu le secrétaire-trésorier du Conseil central de Montérégie (CSN), Louis-André Boulay. Cependant, il était clair que si les propositions salariales n’étaient pas au rendez-vous, il poursuivrait de plus belle des moyens d’action envers l’employeur. »

Malheureusement, cette journée de négociation fut un échec. « L’employeur a refusé de bonifier son offre pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs d’être traités sur un pied d’égalité avec ses propres employé-es de l’administration, ou avec les préposé-es du Pont de la confédération, qui exercent un emploi comparable. Il veut même leur imposer des reculs! Jamais ils ne vont accepter ça », souligne pour sa part la présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), Nathalie Arguin.

Et maintenant
Devant cette impasse, et puisqu’aucune séance de négociation n’était au programme, il était clair pour le syndicat que les membres allaient reprendre des moyens de pression soutenus. Dans ce contexte, l’exécutif syndical a décidé qu’il se rencontrerait lundi matin pour planifier la suite des choses. Or, vendredi en fin de journée, la directrice par intérim de la médiation, de la conciliation et de la prévention a invité le syndicat à une nouvelle rencontre de conciliation prévue le jeudi 1er août de cette semaine.

« Soyons clairs : il s’agit ici de la rencontre de la dernière chance. Nous allons donc nous y rendre avec ouverture en espérant qu’il en ressortira les éléments qui nous permettront d’atteindre nos objectifs. S’il le faut, l’exécutif compte bien utiliser le mandat qui leur a été confié par les membres du syndicat pour accentuer la pression : ainsi, si le syndicat se heurte à nouveau à une fin de non-recevoir de l’employeur, dès vendredi, ce sera la grève générale illimitée », conclut le président du syndicat, Alain Courtemanche.

 

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Centres d’hébergement privés : 15 $ de l’heure dès l’embauche, c’est la priorité ! https://www.csn.qc.ca/actualites/centres-dhebergement-prives-15-de-lheure-des-lembauche-cest-la-priorite%e2%80%89/ Wed, 24 Jul 2019 17:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71919 Dans le contexte de pénurie et de rareté de main d’œuvre que connaît actuellement le Québec, le secteur des centres d’hébergement privés (CHP) syndiqué à la CSN poursuit ses efforts de négociation coordonnée afin de s’assurer d’obtenir des conditions dignes pour l’ensemble de ses travailleuses et travailleurs. Au cours de l’actuelle ronde de négociations, plusieurs conventions ont ainsi été signées avec un salaire d’entrée de 15 $ l’heure pour le personnel soignant.

« Notre milieu est caractérisé par un taux de roulement de personnel très élevé. Ce n’est pas compliqué, les employeurs ont une grande difficulté à retenir la main-d’œuvre; ça prend des solutions concrètes, soit l’amélioration des conditions de travail. C’est pourquoi nous revendiquons 15 $ l’heure depuis de nombreuses années. Il s’agit d’un minimum pour respecter le travail dévoué qu’accomplissent celles et ceux qui travaillent dans le domaine », explique Gilles Gagné, représentant du secteur à la CSN.

« Nous menons une campagne cohérente et assidue depuis longtemps pour faire évoluer les conditions de travail du secteur des CHP. En ce sens, nous sommes fiers de constater que le combat pour un salaire de 15 $ de l’heure est repris par d’autres centrales syndicales, mais il faut s’assurer que cette hausse salariale ne soit pas octroyée après plusieurs années de service, mais dès l’embauche. Nous allons également continuer à travailler très fort pour que ces conditions salariales couvrent tous les types d’emploi dans les centres d’hébergement privés, dont le personnel de cuisine et le personnel d’entretien », affirme Lucie Longchamps, vice-présidente responsable des secteurs privés à la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN.

La négociation coordonnée en cours a permis d’améliorer les conditions de travail de près de 1500 travailleuses et travailleurs, notamment en instaurant le salaire de 15 $ l’heure pour le personnel soignant et des hausses salariales pour les autres catégories d’emploi.

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Les préposé-es au péage de l’autoroute 30 tiennent une première journée de grève aujourd’hui https://www.csn.qc.ca/actualites/les-prepose-es-au-peage-de-lautoroute-30-tiennent-une-premiere-journee-de-greve-aujourdhui/ Fri, 19 Jul 2019 13:33:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71912 Insatisfaits des offres salariales de l’employeur, A30 Express, les travailleuses et travailleurs représentés par le Syndicat des préposé-es au péage de l’autoroute 30-CSN ont décidé de tenir aujourd’hui, dès 9 h, une première journée de grève. « Nous sommes très déçus de voir que l’employeur a décidé de ne pas négocier hier, alors qu’il avait la possibilité de dénouer la situation et d’éviter le conflit », a souligné d’entrée de jeu le président du syndicat CSN, Alain Courtemanche.

Rappelons qu’un vote de grève pouvant aller jusqu’à une grève générale illimitée a été adopté à l’unanimité mercredi le 17 juillet dernier. Les principaux points en litige concernent le rattrapage salarial et la question des horaires. « Depuis le début de la négociation, l’employeur est au courant que le syndicat est prêt à faire des concessions sur la difficile question des horaires en contrepartie d’un rattrapage salarial. Les conditions des membres sont extrêmement pénibles et, en plus, leur salaire est encore largement inéquitable quand on le compare à ce qu’offrent des employeurs comparables ou à ce que gagnent d’autres employé-es de la même compagnie. C’est inadmissible », a pour sa part indiqué le vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Jean-Pierre Bourgault. Les employé-es du service à la clientèle chez A30 Express, pour leur part, bénéficient d’un horaire fixe et d’un salaire d’entrée plus élevé que les préposé-es au péage. Et les conditions de travail sont loin d’être les mêmes !

« Il manque de climatisation l’été, de chauffage l’hiver. Les bancs sont troués et souvent, il n’y a même pas de dossier. Il n’est pas rare que deux pouces d’eau se retrouvent dans les cabines et que les fenêtres peinent à s’ouvrir. Souvent, les employé-es ne parviennent même pas à voir le montant qui doit être payé ! Ils doivent aussi prendre des risques en courant sur les voies pour débloquer les systèmes de paiement complètement désuets. Et tout ça à un salaire aussi dérisoire ? Franchement, un peu de sérieux. Le vote de grève montre à quel point les membres sont déterminés à se faire respecter. Et ils vont avoir la CSN derrière eux pour les soutenir », a conclu la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval.

 

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Les préposé-es au péage de l’autoroute 30 votent à l’unanimité pour la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-prepose-es-au-peage-de-lautoroute-30-votent-a-lunanimite-pour-la-greve/ Thu, 18 Jul 2019 00:25:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71908 Dans le cadre de la négociation avec leur employeur, les 39 travailleuses et travailleurs du Syndicat des préposé-es au péage de l’autoroute 30–CSN ont adopté aujourd’hui à 100 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Si rien ne change à la table de négociation demain, ils pourraient tenir une première journée de débrayage ce vendredi.

Les principaux points en litige concernent la question des horaires et celle du rattrapage salarial. « Nous avons toujours reconnu que les horaires ne sont pas simples à gérer pour l’employeur. Il ne peut toutefois pas se surprendre qu’à force d’entretenir autant de précarité, les gens doivent cumuler plusieurs emplois, ce qui réduit leur disponibilité. Trente employé-es à temps partiel sur 39, c’est énorme ! », explique le président du syndicat, Alain Courtemanche.

Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), ajoute que les membres sont prêts à faire des concessions et des aménagements sur les horaires en donnant à l’employeur la souplesse qu’il demande. En contrepartie, ils souhaitent obtenir un rattrapage salarial par rapport à ce qui s’observe ailleurs au Québec et au sein même de l’entreprise. « Les employé-es du pont de la Confédération gagnent plus de 18 $ l’heure en commençant, alors que nos membres débutent à 14,25 $ l’heure et plafonnent à 15,25 $ », précise-t-il. Cet écart n’est pas justifié. »

Il enchaîne : « Les employé-es du service à la clientèle de l’autoroute 30 ont un horaire fixe et un salaire d’entrée plus élevé. Et les conditions de travail sont loin d’être les mêmes ! Par souci d’équité, l’employeur doit accorder un traitement équivalent à ses préposé-es au péage comparativement à celui des autres employé-es au sein de son entreprise et des personnes qui exécutent le même travail ailleurs au Québec. »

Conditions extrêmes
La présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annette Herbeuval, conclut avec ces mots éloquents : « Les conditions de travail des préposé-es au péage de l’autoroute 30 sont extrêmement difficiles. Ceux-ci font face à des automobilistes impatients et agressifs, qui n’hésitent pas à leur crier des noms lorsque c’est trop long à leur goût. Les installations manquent de climatisation l’été et de chauffage l’hiver, et il n’est pas rare que le système automatisé de péage fasse défaut ; le ou la préposée doit alors franchir trois voies pour aller le débloquer, prenant ainsi des risques pour sa vie. Les membres demandent depuis des années à l’employeur d’améliorer ces points problématiques, et rien ne se fait. Dans ces conditions, on peut aisément comprendre qu’ils souhaitent améliorer leur sort et obtenir une meilleure reconnaissance de leur travail. La CSN les soutiendra jusqu’au bout. »

 

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Une percée majeure pour tout le secteur de l’événementiel https://www.csn.qc.ca/actualites/une-percee-majeure-pour-tout-le-secteur-de-levenementiel/ Wed, 17 Jul 2019 17:25:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71903 Les travailleuses et les travailleurs du Festival du nouveau cinéma, réuni-es au sein du Syndicat de l’événementiel–CSN (SE–CSN), ont adopté une première convention collective qui ouvre la voie à une meilleure protection pour tout le milieu de l’événementiel au Québec. Parmi les avancées majeures de cette première convention, la reconnaissance du statut de salarié-e en vertu du Code du travail. Un précédent très positif pour quiconque œuvre dans le secteur de l’événementiel, souvent marqué par l’arbitraire en matière de conditions de travail.

Innovation dans les relations de travail
« Ce n’est rien de moins qu’une petite révolution. Le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu d’emblée qu’il ne s’agissait pas de travailleuses et travailleurs autonomes, mais bien de salarié-es. Cette reconnaissance leur permet dorénavant de bénéficier de différentes protections prévues au Code du travail, dont le droit de cumuler des indemnités de vacances ainsi que pour les jours fériés, ou encore d’avoir le droit à des journées de maladie », explique d’abord la présidente de la Fédération nationale des communications, Pascale St-Onge.

La convention collective adoptée par les salarié-es du Festival du nouveau cinéma comporte d’ailleurs plusieurs dispositions améliorant les conditions de travail qui caractérisent ce secteur d’activités. « On pense notamment au fait qu’après une certaine période d’essai ou après deux éditions consécutives du festival, les salarié-es deviennent titulaires de leur poste. Une disposition qui met fin à l’arbitraire et permet de planifier le calendrier et le budget, surtout lorsqu’on sait que plusieurs travaillent dans différents festivals au cours de l’année. C’est sécurisant de savoir qu’on peut retrouver son poste d’une édition à l’autre ou même au retour d’un congé de maternité. Ce type de protections, c’est du jamais vu dans ce milieu-là », ajoute Pascale St-Onge.

La convention collective prévoit également des augmentations salariales annuelles, des congés sans solde et le versement des indemnités de vacances à chacune des paies.

« C’est une excellente nouvelle pour les salarié-es du Festival du nouveau cinéma, mais également pour tout le secteur de l’événementiel. On veut lancer un message clair : c’est possible de vivre de sa passion, tout en ayant des conditions dignes, et le Syndicat de l’événementiel–CSN (SE–CSN) est là pour y veiller ! » conclut la présidente de la Fédération nationale des communications–CSN.

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La FIM-CSN demande au gouvernement et aux partis de l’opposition d’agir pour la Davie https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fim-csn-demande-au-gouvernement-et-aux-partis-de-lopposition-dagir-pour-la-davie/ Tue, 16 Jul 2019 15:37:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71898 La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) se réjouit de l’annonce qui devrait être faite aujourd’hui par le gouvernement canadien en ce qui a trait à l’octroi du contrat d’entretien de trois frégates canadiennes au chantier naval Davie. Toutefois, la FIM regrette qu’il ne soit pas encore question d’intégrer sans plus attendre le chantier Davie à la Stratégie nationale de construction navale canadienne.

« Le travail sur l’entretien des frégates, qui s’échelonnera sur une dizaine d’années, offrira une stabilité au chantier et permettra à plusieurs centaines de travailleuses et de travailleurs d’avoir un emploi garanti. Nous sommes très heureux de l’annonce d’aujourd’hui », souligne d’abord le président de la FIM–CSN, Louis Bégin.

Le président de la FIM–CSN déplore par ailleurs de voir que le gouvernement ne semble pas avoir l’intention d’intégrer dès maintenant le chantier à l’actuelle Stratégie nationale de construction navale canadienne. « Pourquoi Justin Trudeau n’agirait-il pas tout de suite pour mettre un terme à l’injustice commise par Stephen Harper, qui avait volontairement écarté la Davie de la Stratégie nationale au profit des chantiers d’Halifax et de Vancouver? » a-t-il lancé.

Louis Bégin demande également aux partis de l’opposition d’agir pour que la situation soit enfin corrigée. « Il n’est pas acceptable que le Chantier Davie soit encore aujourd’hui réduit à devoir quêter les contrats. Tous les partis à Ottawa doivent s’unir pour faire pression sur le gouvernement, afin que le chantier obtienne enfin la reconnaissance qui lui est due dans la stratégie nationale. Il n’y a aucune raison de remettre à plus tard cette affaire qui aurait dû être faite depuis longtemps », a-t-il conclu.

 

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La grève à la TÉLUQ prend fin https://www.csn.qc.ca/actualites/la-greve-a-la-teluq-prend-fin/ Sat, 13 Jul 2019 16:35:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71885 Réunis en assemblée générale hier soir, les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université-CSN (STTTU-CSN) ont adopté, dans une proportion de 62%, la recommandation du conciliateur survenue le 10 juillet dernier. Ceci met donc fin à la grève générale illimitée déclenchée le 28 janvier 2019.

Le règlement négocié en présence d’un conciliateur du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale vient encadrer plusieurs enjeux cruciaux, dont la rémunération et la sous-traitance. Il établit également des balises protégeant les emplois des tuteurs et des tutrices.  Finalement, le règlement met fin à tous les litiges en cours dans le dossier.

Les négociations entre le STTTU-CSN et la Télé-Université durent depuis plus de deux ans, alors que la convention collective est échue depuis décembre 2016. Tout au long des négociations, le syndicat a dû faire face à un employeur exigeant et peu flexible, ce qui a mené au plus long conflit du monde de l’enseignement au Québec. Les membres du Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université-CSN ont mené, au cours des derniers mois, une mobilisation exemplaire. Ayant toutefois à cœur l’avenir de la TÉLUQ, ils ont souhaité ne pas mettre davantage en péril le parcours de leurs étudiantes et étudiants.

La nouvelle convention collective prendra fin en 2024.

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Près de 30 membres de la CSN impliqués pour le Camp Vol d’été Leucan–CSN! https://www.csn.qc.ca/actualites/pres-de-30-membres-de-la-csn-impliques-pour-le-camp-vol-dete-leucan-csn/ Fri, 12 Jul 2019 14:08:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71856 Le Camp Vol d’été LeucanCSN, le seul camp destiné spécifiquement aux enfants atteints de cancer et leur famille au Québec, bénéfice des revenus récoltés par la Fondation Camp Vol d’été LeucanCSN, créé par la CSN en 2009. Chaque année, 30 personnes membres de toutes les organisations CSN s’impliquent bénévolement à la Fondation pour mener une campagne de collecte de fonds pour financer les deux semaines estivales du camp. Ce camp est la cause qu’embrasse la CSN depuis maintenant 23 ans.

Les connaissez-vous? Ils agissent avec cœur et dévouement tout au long de l’année pour voir à la réussite de la campagne. Ils organisent des activités, des événements et vous sollicitent pour que vous contribuiez à la campagne. Ils font la différence.

Les membres du groupe de travail du Camp vol d'été-Leucan-CSN devant un mur rouge.

Pourquoi certains s’impliquent :

«  La fille de ma nièce a participé à deux camps en 2017 et 2018 et a reçu son dernier traitement de chimio au début du mois de juin », Alain Chevarie

« Parce que notre syndicat estime la cause importante. Et sur une note plus personnelle, je m’implique en mémoire de mon neveu Samuel décédé en 1993 de la leucémie et il avait été au camp avec sa mère », Jean-Claude Gagnier

« Les yeux pleins de paillettes de joie, le sourire rayonnant et tous les sens en éveil, voilà ce qui alimente ma modeste contribution. Voir un enfant être tout simplement un enfant au Camp, pays imaginaire où l’insouciance triomphe de la maladie et donne un répit aux familles. », Gabrielle Pelletier

L’équipe de Leucan les remercie chaleureusement. Grâce à la Fondation Camp Vol d’été Leucan-CSN, les familles de Leucan profiteront d’un séjour inoubliable au Camp Vol d’été Leucan-CSN 2019, sous la thématique « du pays imaginaire ».


Les membres sont : Jean Lacharité (CSN), Gabrielle Pelletier (CSN), Patrice Benoit (Conseil central du Montréal MétropolitainCSN), Éric Céré (Conseil central des LaurentidesCSN), Nancy Legendre (Conseil central du Bas-Saint-LaurentCSN), Félix-Antoine Lafleur (Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-QuébecCSN),  Agathe Tremblay (Conseil central Côte-NordCSN), Serge St-Pierre (Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-MadeleineCSN), Louis-André Boulay (Conseil central de la MontérégieCSN), Patricia Rivest (Conseil central de LanaudièreCSN), Alexandre Moisan (Conseil central de l’EstrieCSN), Daniel Baril (Conseil central de l’OutaouaisCSN), Louis Hamel (Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches), Alain Chevarie (Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-MadeleineCSN), Daniel Lamoureux (Conseil central du Bas-Saint-LaurentCSN), Sylvain Pratte (Conseil central du Cœur-du-QuébecCSN), Manon Tremblay (Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean)CSN, Emmanuelle-Cynthia Foisy (CSN-Construction), Nadine Lambert (Fédération de la santé et des services sociauxCSN),  Michel Tétreault (Fédération de l’industrie manufacturièreCSN), Stéphanie Gratton (Fédération des employées et employés de services publicsCSN), Yvan Duceppe (Fédération des professionnèles CSN), Alexandre Giguère (Fédération du commerceCSN), Pierre Roger (Fédération nationale des communicationsCSN), Léandre Lapointe (Fédération nationale des enseignantes et enseignants du QuébecCSN), François Gagnon (L’OR-CSN), Céline Charbonneau (marraine) et Jean-Claude Gagnier (STTCSN).

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La CSN dénonce l’inertie du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-linertie-du-gouvernement/ Wed, 10 Jul 2019 21:49:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71852 La mise à pied annoncée pour l’automne de 87 personnes à l’usine de Bombardier de La Pocatière, à la suite du licenciement de quelque 1100 travailleurs à l’usine de Thunder Bay en Ontario, fait réagir fortement la Fédération de l’industrie manufacturière FIM-CSN.

« Il est déplorable d’assister à ces mises à pied, alors qu’il y aurait des moyens connus de mieux assurer les emplois chez Bombardier en adoptant des garanties de contenu local pour le matériel roulant », dénonce le président de la FIM-CSN, Louis Bégin.

Celui-ci rappelle que les travailleuses et travailleurs de Bombardier à La Pocatière ont récemment vu plusieurs contrats publics importants leur passer sous le nez. « Ils n’ont pas été retenus dans le projet du REM, justement parce qu’il n’y aucune exigence de contenu local sur le matériel roulant. Le contrat de Via Rail pour remplacer la flotte de Québec-Windsor leur a également échappé au profit de Siemens en Californie. C’est indéfendable. »

Des chances à saisir
Louis Bégin se désole de ces rendez-vous manqués et exhorte le gouvernement à agir rapidement. « On annonce de plus en plus de grands projets, notamment en mobilité, alors qu’on voit se profiler à l’horizon la construction des voitures du tramway de Québec et du prolongement de la ligne bleue. La construction d’une éventuelle ligne de métro à Montréal est également dans l’air, donc il faut cesser d’accumuler les rendez-vous manqués, saisir ces chances et agir concrètement pour soutenir les emplois d’ici en maximisant les retombées pour le Québec », a conclu Louis Bégin.

 

 

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La CSN rend hommage à Laurent McCutcheon décédé cette semaine https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-rend-hommage-a-laurent-mccutcheon-decede-cette-semaine/ Fri, 05 Jul 2019 22:34:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71826 La CSN est très peinée d’apprendre que l’infatigable Laurent McCutcheon nous a quittés ce jeudi 4 juillet. Militant de la première heure pour les droits des personnes LGBT+ au Québec, il a inspiré et épaulé le travail de nombreux membres de la CSN qui ont milité dans nos comités LGBT+ régionaux et confédéral.

Le responsable du comité LGBT+ du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Donald Picotte, a d’ailleurs déclaré : « On lui doit beaucoup dans la communauté. Pour moi, Laurent est une inspiration, car c’est lui qui m’a poussé à devenir le militant que je suis ». D’autres militantes du comité confédéral ont exprimé leur tristesse face au départ de ce « grand militant ».

Laurent McCutcheon au défilé de la fierté
Photo : Fonds Diversité sexuelle – Laurent McCutcheon

Laurent a été l’instigateur d’un grand nombre d’organismes et d’événements importants. Il a notamment présidé le service d’aide téléphonique Gai Écoute (aujourd’hui Interligne) pendant 22 ans. Il a aussi amorcé la mise en place de la Coalition québécoise pour la reconnaissance des conjoints et conjointes de même sexe, à laquelle la CSN a participé activement. À cette époque, la CSN militait pour la reconnaissance des conjoints de même sexe dans les conventions collectives, particulièrement à des fins d’assurance collective. Ces efforts ont mené à l’adoption d’une loi innovatrice sur l’union civile, en juin 1999. La vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, a tenu à rendre hommage à ce militant exemplaire. « Laurent a été l’un des principaux artisans de la plateforme de revendications de cette époque. Sans lui et son action visionnaire, il aurait été plus difficile pour les syndicats de faire valoir leurs demandes auprès des employeurs. Dans les dernières années, il a aussi alerté tout le monde de la réalité des personnes âgées qui ne veulent pas retourner dans le placard quand elles doivent aller vivre en résidence ou en CHSLD. Le sort des aînés LGBT+ lui tenait à cœur. »

D’abord responsable de l’action sociopolitique à la Table de concertation des gais et lesbiennes du Québec, Laurent McCutcheon a mis sur pied en 2000 la Fondation Émergence à laquelle la CSN a toujours été étroitement associée. Il a consacré les dernières années de sa vie à l’élaboration de la Charte de la bientraitance envers les personnes aînées LGBT et du programme Vieillir dans la dignité. C’est aussi Laurent qui est à l’origine de la Journée mondiale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai, dans sa version nationale. Cette journée est maintenant soulignée chaque année partout dans le monde. La CSN la souligne également tous les ans par la levée d’un drapeau aux couleurs de l’arc-en-ciel devant son édifice de Montréal ainsi qu’en région.

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