CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 30 Jan 2026 20:47:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN dépose ses vœux pour le gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-ses-voeux-pour-le-gouvernement-caquiste/ Fri, 30 Jan 2026 20:47:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111513 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.

Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs

L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.

« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

Réinvestir dans notre filet social

À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.

« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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En action pour que la Côte-Nord se fasse entendre https://www.csn.qc.ca/actualites/en-action-pour-que-la-cote-nord-se-fasse-entendre/ Fri, 30 Jan 2026 20:16:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111510 Des organisations majeures de la Côte-Nord réclament des engagements du gouvernement pour la région. Au terme d’une semaine d’actions, la CSN et des organismes communautaires exigent que le gouvernement caquiste abandonne ses attaques aux mouvements sociaux pour enfin agir sur les priorités de la population, de la crise du coût de la vie en passant par l’accès aux services publics.

En conférence de presse, la CSN, ainsi que la Table régionale des organismes communautaires et Corporation de développement communautaire (TROC-CDC) de la Côte-Nord, Action-Chômage Côte-Nord et la Table des groupes populaires de la Côte-Nord unissent leurs voix pour déplorer que les préoccupations des citoyennes et des citoyens de la région ne sont pas prises en compte par le gouvernement.

« La crise du logement, l’augmentation du coût de la vie et l’incertitude économique frappent la région de plein fouet. L’accès aux services publics reste un défi un peu partout sur la Côte-Nord. Plutôt que de trouver des solutions, le gouvernement s’attaque à l’État social. Tout au long de la semaine, nous avons mené des actions pour exiger un Québec qui prend en compte la réalité des populations Nord-Côtière, qui redistribue la richesse et qui pose des gestes pour la planète », lancent Daniella Thorn, présidente du Conseil central de la Côte-Nord–CSN, Shawn Bourdages, coordonnateur de la TROC-CDC de la Côte-Nord, Line Sirois, directrice générale d’Action-Chômage Côte-Nord, Michel Savard de la Table des groupes populaires de la Côte-Nord et Ian Morel, vice-président régional de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN.

À quelques mois des prochaines élections, le gouvernement Legault traine un lourd bilan marqué par de nombreuses mauvaises décisions. L’austérité touche de plein fouet les services publics, ce qui a un impact considérable dans la région. L’inflation et la crise du logement continuent de faire mal sans que des actions gouvernementales interviennent. Tout cela alors que le gouvernement continue de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs et aux contre-pouvoirs.

« Le gouvernement doit utiliser le temps qu’il lui reste au pouvoir pour changer de cap et répondre aux priorités de la population québécoise. S’il s’entête à maintenir sa dérive autoritaire, nous allons continuer de nous faire entendre pour exiger un autre Québec. Un Québec qui nous redonne notre dignité », de conclure les porte-paroles.

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RIEN DE RASSURANT https://www.csn.qc.ca/actualites/rien-de-rassurant/ Fri, 30 Jan 2026 19:42:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111507 Ce n’est que de la poudre aux yeux ! », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville, en réaction au point de presse du ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, concernant le PSTQ, programme qui remplace le PEQ.

« Le ministre est simplement venu nous expliquer comment fonctionne son nouveau programme. Mais il n’écoute en rien les appels que lui fait la société civile depuis des mois. Nous voulons une clause de droit acquis pour les travailleuses et travailleurs immigrants en ce moment sur notre territoire. Nous avons besoin d’eux! On est allé les chercher avec des promesses de résidence permanente, et là, on va les expulser parce que le gouvernement de la CAQ a décidé arbitrairement que 29 000 était un nombre raisonnable d’immigrants ? », se demande Caroline Senneville.

Le gouvernement du Québec maintient son cap de 29 000 admissions sans voir les besoins du terrain. Le PSTQ a des critères de sélection beaucoup plus restrictifs qu’avait le PEQ. Résultat : une immense majorité des candidatures du PEQ n’est plus admissible à la résidence permanente.

Les professeurs de l’UQAM
Lors de la période de questions, le ministre a été questionné quant à la sortie de la CSN hier. « La réponse du ministre se veut une belle ouverture, mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres. Il faut quand même que les professeur-es étrangers accumulent des points (âge, études au Québec, vivre en région, niveau de français, etc.). Ils doivent ensuite satisfaire aux critères du volet 4 (Talents d’exception), dont l’envoi d’une lettre de recommandation des partenaires du ministère confirmant qu’ils sont effectivement des talents exceptionnels. Tout ça pour espérer obtenir une invitation dans les prochaines rondes », déclare la présidente de la CSN.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Pour une clause grand-père https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-clause-grand-pere/ Thu, 29 Jan 2026 17:27:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111495 La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), réclament qu’une clause de droits acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec.

« Aujourd’hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d’employeurs, d’organismes communautaires et d’établissements publics et demande au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre », affirme d’entrée de jeu Caroline Senneville.

Des professeur-es devant l’incertitude
« Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s’inscrit dans une politique d’immigration désastreuse pour les universités québécoises et l’UQAM en particulier. Parce qu’en plus d’abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d’accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN.

Elle ajoute que les décisions irrationnelles de la politique d’immigration du gouvernement caquiste auront également des effets néfastes sur l’innovation et le développement économique et culturel du Québec à travers le rayonnement de ses universités. « Des cours ne se donneront pas et des recherches ne se réaliseront pas. »

« Le gouvernement québécois doit cesser de blâmer Ottawa pour toutes ses bévues. Le PEQ est une création du Québec et a été aboli par le Québec. C’est à Québec de résoudre ce problème », conclut Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des professeurs et professeurs de l’Université du Québec à Montréal–CSN, affilié à la Fédération des professionèles (FP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 1200 professeur-es de l’UQAM.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La sororité, sur tous les fronts https://www.csn.qc.ca/actualites/la-sororite-sur-tous-les-fronts/ Thu, 29 Jan 2026 17:25:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111493 L’École féministe syndicale de la CSN lançait sa deuxième édition le 27 janvier dernier. Sous le thème Tant qu’il le faudra ! – qui trouve écho auprès des militantes depuis quelques années. Des dizaines de participantes se sont réunies pour traiter d’idées féministes de l’heure. Et les sujets ne manquaient pas cette année. Pendant deux jours, la CSN a accueilli un grand forum consacré aux droits des femmes à travers des ateliers collaboratifs et des conférences données par des expertes en la matière. Un espace de mentorat et de réseautage féministe toujours si pertinent, tant que l’égalité des genres demeurera un objectif à atteindre – ici comme ailleurs.

« Le mois de janvier n’est pas fini, qu’on dénombre déjà cinq féminicides au Québec. Je tiens à dédier la tenue de l’école à ces merveilleuses femmes qui ont perdu la vie, lance d’emblée la secrétaire générale de la CSN et responsable politique du comité confédéral de la condition féminine, Nathalie Arguin. Sans vouloir alourdir l’atmosphère en ouverture d’événement, je vous invite à vous lever et à clamer haut et fort so-so-so-sororité ! », scande Nathalie avec ses consœurs.

À l’École féministe de la CSN, les participantes ne chôment pas. Une multitude de sujets présentés en conférence résonnent auprès des militantes. De la division sexuelle du travail, à la dénonciation de l’antiféminisme, en passant par les risques psychosociaux de l’épuisement professionnel et par les menstruations et la ménopause en milieu de travail, le champ exploré par l’école se distingue par sa grande diversité.

Caroline Senneville, au lancement de l’événement, rappelle l’importance de la lutte féministe au cœur du mouvement CSN. « La rémunération des employées syndiquées a atteint 95,6 % de celles de leurs collègues masculins, près de cinq points de plus que pour l’ensemble des travailleuses. Les femmes, qu’elles soient syndiquées ou non, gagnent cependant toujours moins que leurs homologues masculins. Les acquis le sont jusqu’à tant qu’on nous les enlève », met en garde la présidente de la confédération.

À la deuxième journée, les membres avaient l’occasion de partager leurs idées et de consolider leurs militances syndicales dans les ateliers organisés par l’école. La grève comme objet d’émancipation, le continuum des violences envers les femmes et l’analyse différenciée selon les sexes en santé et sécurité du travail ont nourri les débats lors des laboratoires animés.

« Durant ces deux journées, j’ai vu des féministes qui se tiennent debout et qui déploieront divers projets pour améliorer les conditions de vie et d’emploi de toutes les membres. À la CSN, on a une force de mobilisation sans commune mesure. Nous ne baisserons jamais la garde et nous poursuivrons l’action collective pour une véritable égalité ! », clame Nathalie Arguin en mot de clôture.

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Des mesures qui fragiliseront encore plus le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/des-mesures-qui-fragiliseront-encore-plus-le-reseau-public/ Thu, 29 Jan 2026 16:40:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111486 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations affiliées œuvrant en santé et services sociaux dénoncent le parti pris de la CAQ en faveur du privé dans les services de soutien à domicile, sans aucun égard à l’expertise des équipes du réseau public, notamment celle des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS).

La politique qui vient d’être dévoilée par la ministre de la Santé et ministre responsable des aîné-es, Sonia Bélanger, ouvre toute grande la porte à la privatisation du soutien à domicile (SAD). Cette politique va ainsi à l’encontre des recommandations de nombreux experts. Dans une récente étude, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) démontre que la privatisation des services et l’imposition de méthodes de gestion propres au secteur privé (gestion centralisée, hiérarchique et autoritaire des services, production d’indicateurs quantitatifs de performance) dans le SAD sont des erreurs et qu’elles sont responsables de la dégradation de l’accès et de la qualité des services, des conditions de travail et de l’équité dans tous les pays où elles ont sévi au cours des dernières décennies.

« Le gouvernement choisit volontairement d’accélérer la déqualification de la profession d’auxiliaires aux services de santé et sociaux du réseau public, déplore le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. L’absence de mention des ASSS lors du dévoilement de la politique et dans le document lui-même confirme le mépris de ce gouvernement envers les 7 000 ASSS formées qui sont le cœur du soutien à domicile au Québec. « Le gouvernement préfère sous-traiter des services aux entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile (EÉSAD) et aux entreprises privées de soutien à domicile, dont le personnel ne possède pas la formation requise », ajoute M. Leclerc.

Le gouvernement sous-traite déjà des actes cliniques octroyés par la Loi aux ASSS du réseau, détentrices d’un diplôme d’études professionnelles, à du personnel non qualifié provenant du privé et formé de façon accélérée en moins de 140 heures. Le Commissaire à la santé et au bien-être a d’ailleurs recommandé que les interventions des EÉSAD soient renforcées par des formations et par un accroissement du contrôle de la qualité. Pour l’instant, rien dans la nouvelle politique ne semble prévu pour remédier à ces problèmes.

« Plus il y a d’intervenantes et d’intervenants, plus cela rend les suivis compliqués, et plus on perd de l’expertise sur le terrain, note pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldschleger. Nos équipes le constatent déjà sur le terrain et cette politique met encore plus à risque le continuum de soins et leur coordination. Ultimement, ce sont les usagères et les usagers qui paieront le prix de cette valse entre les prestataires de services privés et les équipes multidisciplinaires des CLSC. Une difficulté qui n’existe pas lorsqu’on priorise les équipes du réseau public. »

D’ailleurs, l’IRIS calcule que le remplacement du modèle québécois actuel de SAD, largement privatisé, par un modèle basé sur une prestation entièrement publique des services et une gestion de proximité permettrait, à terme, de réaliser des économies de plusieurs milliards de dollars à l’échelle du réseau tout entier. Pour la CSN, c’est dans un tel modèle que le rôle des CLSC se trouverait véritablement revalorisé et non en tant que chef d’orchestre de la privatisation.

Ressources au mauvais endroit
« La solution réside dans le renforcement des équipes du secteur public, sans exclure complètement une certaine collaboration avec le personnel des entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile », rappelle Réjean Leclerc. Ces dernières devraient concentrer leur offre dans les services de soutien pour les activités de la vie domestique (AVD). Ces services comprennent, entre autres, l’entretien ménager, la préparation de repas, la lessive, etc. « Malheureusement, le regroupement des EÉSAD trahit une entente historique en s’offrant comme substitut bon marché au personnel du public pour dispenser des soins. La population fera les frais de cette approche au rabais. Nous intensifierons nos actions pour que le Québec continue de construire sa capacité publique de répondre aux besoins de la population.

« Force est d’admettre que le gouvernement a préféré poursuivre la privatisation du soutien à domicile au détriment de la qualité des soins et du bien-être des usagères et des usagers, soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. La CAQ n’apprend visiblement pas de ses erreurs, elle qui tente de se sevrer du recours aux agences et autres prestataires de services privés dans le reste du réseau, termine Mme Senneville.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

À propos de la FP–CSN
La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des organismes gouvernementaux, de l’économie sociale et de l’action communautaire, ainsi que dans le secteur privé.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Salades de fruits et inflation  https://www.csn.qc.ca/actualites/salades-de-fruits-et-inflation/ Thu, 29 Jan 2026 16:28:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111484 Par Camila Rodriguez-Cea

Sylvie se lève tôt pour arriver au IGA d’Alma à 7 h, mais, après 13 ans, elle a l’habitude. Le poste de commis qu’elle y occupe est son premier emploi. Après avoir élevé ses trois enfants, elle est entrée à la Coop IGA et y est restée.

« Je suis encore ici parce que je m’entends bien avec mes collègues et qu’on a de bons avantages, mais honnêtement, si on m’avait dit qu’après tant d’années, je toucherais encore ce salaire-là, je serais partie », soupire la mère de famille.

La grille salariale du IGA d’Alma ressemble à celle de beaucoup d’épiceries. On y gravit les échelons à coup de quelques centaines d’heures travaillées et on gagne alors 25 ou 35 sous de plus. Vu le montant, la hausse du salaire minimum annuelle les rattrape constamment, faisant reculer l’ensemble des employé-es dans ce qui devient un véritable jeu de serpents et échelles. Après 18 000 heures cumulées, Sylvie n’est toujours pas au sommet de la grille.

Les travailleuses et les travailleurs du IGA d’Alma ont parti le bal de la négociation coordonnée des marchés d’alimentation. Au terme des pourparlers, ils ont obtenu une hausse de 1,50 $ de l’heure, un montant substantiel pour le milieu, permettant de dépasser 20 $ l’heure au dernier échelon de la grille salariale. « Ce n’est pas la fin du monde, mais ça aide », souligne Sylvie. Autre amélioration, l’échelle salariale sera modifiée de façon à ce que les syndiqué-es puissent désormais atteindre le sommet en quatre ans.

« On est les premiers à constater la hausse du prix de l’épicerie. Chaque matin, j’imprime des étiquettes pour les bols de fruits et je vois les changements. Pareil sur le plancher, le sac de pommes qui coûtait 2,50 $ il y a quelques années coûte maintenant 6 $ », explique Sylvie. La commise n’a pas la berlue. En 2025, le prix des fruits frais a augmenté de 4,4 %. Alors que l’inflation globale a atteint 2,2 % l’année dernière, plusieurs ont accusé les marchés d’alimentation d’abuser de ce phénomène pour augmenter leurs prix et multiplier leurs profits.

En 2025, Empire Company Limited, la société mère de Sobeys, qui exploite principalement IGA au Québec, cumulait 700 millions de profit. Même son de cloche du côté de Métro et Loblaws, qui ont respectivement enregistré des gains de 1 et de 2,6 milliards.

Vers 15 h 30, elle nettoie le plancher et les ustensiles, ajuste l’inventaire et remplit le comptoir. C’est l’heure de rentrer à la maison. En saluant sa collègue qui a plus de 27 ans d’ancienneté, elle se demande qui la remplacera quand elle aura pris sa retraite.

« On a pas mal de problèmes de roulement. C’est bien beau, les étudiantes et étudiants, mais ça prend des gens avec plus d’expérience pour les guider et pour occuper les horaires de jour », explique-t-elle. Une vague de départs à la retraite touche présentement son épicerie et de nombreux employé-es qui cumulent plus de 25 ans d’ancienneté sont difficilement remplacés.

« Quand les gens viennent déposer leur CV et voient le salaire d’entrée, ils font demi-tour », ajoute Sylvie. Elle espère que les meilleures conditions de travail dernièrement négociées par le syndicat faciliteront le recrutement.

Le modèle de négociation coordonnée de la CSN est bien rodé au Saguenay, alors qu’un nombre considérable des épiceries de cette région sont affiliées à la CSN. Durant la prochaine année, 16 autres marchés, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans les régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec, suivront les pas du syndicat du IGA d’Alma. Ensemble, les membres tenteront d’instaurer un nouveau standard dans le secteur.

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Violence en milieu scolaire https://www.csn.qc.ca/actualites/violence-en-milieu-scolaire/ Thu, 29 Jan 2026 16:00:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111478 Par Jean Grégoire

« Le jeune charge la technicienne en éducation spécialisée, la fait basculer et lui saute dessus jusqu’à ce qu’elle hurle de douleur. » « J’ai été frappée à l’œil et j’ai perdu la vue, je suis toujours suivie par un ophtalmologue, je vois flou. » « Coups de poings, morsures, claques au visage, coups de pied, insultes… j’ai craqué, je suis en arrêt de travail depuis plusieurs mois : stress post-traumatique dû aux agressions. » Ce ne sont là que quelques extraits des centaines d’histoires qu’a reçues le secteur du soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Ces cris du cœur collectés par la fédération font suite à l’annonce, en octobre 2025, des résultats d’un sondage sur les risques psychosociaux mené auprès de plus de 6 000 travailleuses et travailleurs du soutien scolaire. Les résultats sont troublants : 52 % disent avoir été victimes de violence physique directe. Si, dans la majorité des cas, on parle de cris avec colère (61 %) ou de langage grossier (62 %), on relève aussi des proportions alarmantes d’attaques avec objets (24 %), de conduites déplacées à caractère sexuel (propos 18 %, gestes 9 %) et même, dans 14 % des cas, de menaces de mort.

En marge du dévoilement de ces statistiques effarantes lors d’un colloque regroupant les syndicats, Annie Charland, présidente du secteur, ne mâche pas ses mots. « Ça n’a juste pas de sens qu’on tolère un tel niveau de violence. Et c’est pire qu’avant. On a sondé les membres avec les mêmes questions qu’avait posées l’Institut national de santé publique du Québec en 2022 et tous les chiffres sont plus élevés. Les membres sont à bout, on en a un sur quatre qui songe à quitter son emploi ! »

Forte d’une longue expérience syndicale, Annie témoigne sans hésitation de l’envergure de la crise. « Ce n’est pas mêlant, dénonce-t-elle, on n’a jamais vu ça. Plus de 60 % de notre monde rentre au travail malgré des problèmes de santé. L’appui des supérieurs est au plus bas et il n’y a aucune reconnaissance, ni pour le travail accompli ni de la violence qu’on subit. Le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires et les centres de services doivent s’asseoir et trouver des solutions pour protéger la santé et la sécurité du personnel de soutien. »

« On l’a souvent répété et on sait que l’image est forte, conclut Annie, mais est-ce que ça prendra un mort pour que le gouvernement agisse ? On se le demande pour vrai. »

À la suite de son colloque, Cultiver le bien-être, prévenir les risques, le secteur du soutien scolaire de la FEESP–CSN a interpellé ses membres pour leur demander des exemples concrets et des histoires détaillées de la violence physique et psychologique qu’ils subissent au travail. La réponse a été vive : des centaines d’histoires ont rempli la boite courriel.

Voici quelques-uns de ces témoignages, de femmes et d’hommes qui travaillent dans le soutien scolaire. Notez que, pour protéger l’identité des membres, certains éléments ont été modifiés ou retirés.

Violence physique

Une technicienne en éducation spécialisée (TES) soutient une stagiaire. Elle amorce sa formation finale par une intervention de crise auprès d’un jeune de huit ans.

La TES empêche l’élève de faire du mal à la stagiaire en la relevant de ses fonctions, mais la situation se retourne contre la TES. L’enfant la charge, au point de la faire basculer sur le dos, et lui saute dessus jusqu’à ce qu’elle hurle de douleur. La TES s’est retrouvée aux travaux légers pour un mois et demi, à cause d’une entorse lombaire.

Blessures permanentes

« Je travaillais dans une école où un élève ramassait et lançait des chaises. Il renversait également les tables.

Dans la même classe, il y avait un autre élève qui piquait des crises, se jetait par terre et se cachait sous les meubles. Il frappait aussi. J’ai été frappée à l’œil et j’ai perdu la vue. Oui, je suis allée à l’hôpital et je suis toujours suivie par un ophtalmologue. Oui, ma vue s’est détériorée au fil des ans. Même avec des lunettes, ma vision est toujours floue. »

Surcharge et épuisement

« J’ai subi plusieurs agressions physiques et psychologiques de la part d’élèves en désorganisation. Coups de poing, morsures, claques au visage, coups de pied, insultes…

Ces élèves ont de grands besoins, qui ne sont malheureusement pas comblés, compte tenu du manque de ressources. J’ai demandé de l’aide à la direction à plusieurs reprises. J’ai verbalisé mon état de surcharge, de stress intense, d’hypervigilance constante. J’ai essayé de planifier une rencontre avec la direction, mais elle a dû être annulée.

Notre syndicat a identifié plusieurs situations à risque pour les employé-es de soutien comme moi. Des avis ont été envoyés au centre de services scolaire, mais rien de concret n’a été déployé afin de régler la situation. Notre syndicat a aussi déposé une plainte à la CNESST.

Moi, j’ai craqué… je suis en arrêt de travail depuis l’automne : stress post-traumatique dû aux agressions. Depuis plus de 15 ans, je suis éducatrice au service de garde et je n’ai jamais été aussi malheureuse au travail.

J’ai de grandes inquiétudes pour la sécurité et la santé de mes collègues et celles des enfants, alors que notre secteur est en crise. »

 

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Le tribunal tranche en faveur des travailleuses  https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-tranche-en-faveur-des-travailleuses/ Thu, 29 Jan 2026 12:27:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111475 Dans un jugement rendu le 26 janvier, le Tribunal administratif du travail a officiellement accrédité le syndicat des travailleuses de la garderie Unik. Cette syndicalisation avait été contestée par l’employeuse qui remettait en question le caractère représentatif du syndicat. 

«La solidarité vaincra toujours la peur. Les travailleuses de la Garderie Unik méritent cette victoire qu’elles ont remportée avec ténacité, dignité et grandeur! Le Conseil central restera à vos côtés dans les prochaines étapes pour garantir que vous ayez le respect que vous méritez!», explique le président du Conseil central de l’Outaouais de la CSN, Alfonso Ibarra Ramirez. 

Depuis cet été, la centrale syndicale a ainsi déposé une série de plaintes pour entrave et intimidation, mais aussi en lien avec des modifications illégales des conditions de travail, notamment le non-respect de la liste de rappel, la non-attribution d’horaires de travail comme mesure de représailles et le non-octroi de la rétroactivité salariale à des militantes principales du syndicat. 

«Maintenant, on met le cap sur la négociation de la première convention. On sait qu’on a affaire à une employeuse difficile et on n’hésitera pas à utiliser tous les recours à notre portée pour que les travailleuses aient enfin une convention collective», explique le vice-président régional de la Fédération de la Santé et des services sociaux de la CSN, Jonathan Clément. 

 

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Des paramédics et des agents de la paix au 5 à 7 de la CAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/des-paramedics-et-des-agents-de-la-paix-au-5-a-7-de-la-caq/ Tue, 27 Jan 2026 22:45:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111454 Des paramédics et des agents de la paix en services correctionnels manifestent bruyamment à l’occasion d’un 5 @ 7 de la CAQ, organisé en marge de son caucus. Près de trois ans suivant l’échéance de leur convention collective, ils ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un manque de respect de la CAQ à l’égard de personnels indispensables à la santé et à la sécurité de la population.

« Dans ses dernières entrevues en forme de bilan, François Legault se dit bien fier d’avoir pu négocier des ententes dans tout le secteur public, rappelle le premier vice-président de la CSN, François Enault. Pourtant, la réalité, c’est qu’il y a encore plusieurs groupes, dont les paramédics et les agents de la paix, pour qui le gouvernement n’est toujours pas en mode règlement. On parle pourtant de missions essentielles. C’est irresponsable de laisser ça traîner ».

Les paramédics attendent un nouveau dépôt du gouvernement dès demain. « Les paramédics doivent être payés à leur juste valeur et c’est ce qui nous guidera dans l’analyse de l’offre du gouvernement, explique le représentant du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Depuis le début de la négociation, ce que le gouvernement nous propose, c’est au contraire une baisse de rémunération. Nous espérons constater un changement de ton dès demain. On ne sent aucune reconnaissance du gouvernement envers les paramédics, même si notre travail est indispensable à la santé et la sécurité de la population. Il faut que ça change ! »

Du côté du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN), qui est encore en négociation, les membres revendiquent une rémunération à la hauteur des divers défis vécus dans les établissements de détention : « Même si le ministère de la Sécurité publique martèle qu’il souhaite être un employeur de choix pour attirer du personnel et le retenir, il abuse du recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) dans certains établissements, une approche déconnectée de leurs prétentions. Nous comptons environ 200 postes vacants, plus de 300 agentes et agents sont en arrêt de travail pour diverses raisons – soit 20 % de nos effectifs –, et on compte une centaine de démissions en moyenne chaque année. Pour freiner cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions qui reflètent les exigences de notre travail et, selon nous, la négociation actuelle est le moment propice pour y parvenir. »

À propos

Les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, dans les services préhospitaliers ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 17 établissements de détention partout au Québec.

 

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Un nouvel ordre du jour proposé par les militantes et militants de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouvel-ordre-du-jour-propose-par-les-militantes-et-militants-de-la-csn/ Mon, 26 Jan 2026 21:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111451 Des militantes et des militants de la CSN sont réunis aujourd’hui devant le Delta de Trois-Rivières où se tiendra le caucus de la Coalition Avenir Québec. Les travailleuses et travailleurs veulent déposer une proposition d’ordre du jour afin que soient débattus les réels enjeux qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.

Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, la population s’est vu imposer de multiples décisions politiques qui, dans la grande majorité, ont été adoptées sans consulter la population et qui ont des impacts extrêmement négatifs sur celle-ci. Les exemples sont nombreux : centralisation et privatisation du système de la santé et des services sociaux, coupures massives dans les services publics, projets de loi limitant les droits des Québécoises et Québécois, dilapidation des fonds publics dans des projets privés, sans oublier l’expulsion forcée de travailleuses et de travailleurs essentiels, pourtant bien intégrés dans leurs milieux, via la Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Avec les sondages actuels, on voit que la grogne se fait de plus en plus sentir sur le terrain.

« Visiblement, les Québécois sont exaspérés de se faire prendre pour des valises et les élu-es de la CAQ voient arriver le mur des prochaines élections ! Pourtant, ce n’est pas compliqué, ce que les gens veulent, c’est un gouvernement qui agit sur les véritables enjeux du Québec et le plus pressant d’entre eux, c’est d’avoir des services publics qui prennent soin de tout le monde. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes venus proposer aux député-es caquistes réunis en caucus un projet d’ordre du jour qui est en phase avec les besoins de la population », mentionne Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

FAIRE FRONT

Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle. La seule chose sensée à faire aujourd’hui est d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

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Massif de Charlevoix: les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 22 Jan 2026 19:26:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111334 Après trois semaines de grève générale illimitée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif de Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont accepté à 91 % la recommandation du conciliateur, à la suite d’un scrutin secret tenu en assemblée générale.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfaits de l’entente conclue, mais surtout heureux de pouvoir relancer la saison et de faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La nouvelle convention collective prévoit en effet un mécanisme de protection contre l’inflation permettant de bonifier les augmentations salariales si l’indice des prix dépasse les hausses négociées. Sur une période de cinq ans, les membres bénéficieront d’augmentations totalisant 5 %, 4 %, 3 %, 3 % et 4 %. S’ajoute à ces augmentations accordées une protection contre l’inflation les trois dernières années, qui peut amener l’augmentation jusqu’à 5 % par année.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, l’issue de cette négociation allait de soi : « Les demandes syndicales étaient plus que légitimes, surtout au regard des conventions collectives signées dans les autres montagnes de la région. Les membres se sont tenus debout, solidaires, pour obtenir ce qui leur revenait. Aujourd’hui, c’est la tête haute qu’elles et ils retournent faire vivre la montagne. »

Une implication politique qui ne passe pas inaperçue

Malgré cette issue positive pour la région et pour les membres, le syndicat ne peut passer sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

De son côté, le premier vice-président de la CSN, François Énault, souligne que ce règlement démontre encore une fois l’efficacité des mécanismes existants lorsque toutes les parties jouent leur rôle : « Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs. »

Ce règlement démontre une fois de plus que la solidarité et la détermination des travailleuses et des travailleurs sont les véritables moteurs du progrès. En se tenant debout collectivement, les membres ont non seulement amélioré leurs conditions de travail, mais ont aussi défendu le respect, la dignité et l’avenir de l’emploi dans la région. Cette lutte rappelle une vérité essentielle : la solidarité porte toujours fruit.

 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Les cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-5/ Thu, 22 Jan 2026 19:25:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111335 Réunis en assemblée générale mardi soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN ont voté à 89 % pour l’entente de principe.

« Sans convention collective depuis 2022, les cols bleus vont enfin obtenir une première augmentation salariale en quatre ans dans les prochaines semaines. Avec l’inflation que l’on vit ces dernières années, il était temps que l’employeur accepte les termes de l’entente », affirme Josée Dubé, 2e vice-présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur municipal.

Rappelons que le 22 septembre dernier, une entente avait été conclue entre les parties à la table de négociation. Mais au moment de la réception des textes, l’employeur avait fait volte-face et avait ajouté des éléments substantiels non négociés.

L’entente conclue la semaine passée et finalisée hier dans la journée permet aux salarié-es d’aller chercher une augmentation salariale de 20,25 % sur cinq ans avec un rattrapage pour les journaliers spécialisés et les mécaniciens. Ils ont également obtenu des gains sur le plan des vacances et des congés sociaux. Le syndicat a été chercher notamment plus de sécurité d’emploi pour ses membres, un éclaircissement des règles qui encadrent les heures supplémentaires et la garde de fin de semaine.

« Les cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont été plus que patients. Ils peuvent être fiers de leur mobilisation sur le terrain. Ils étaient prêts à faire la grève pour obtenir le respect. Et c’est ce qu’ils ont obtenu », soutient le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland.

À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Québec: la CSI solidaire des syndicats face à une offensive antisyndicale sans précédent https://www.csn.qc.ca/actualites/quebec-la-csi-solidaire-des-syndicats-face-a-une-offensive-antisyndicale-sans-precedent/ Thu, 22 Jan 2026 19:24:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111338

La Confédération syndicale internationale (CSI) exprime son plein et entier soutien aux syndicats au Québec confrontés à une série d’attaques graves contre les droits syndicaux et la démocratie.

Le mouvement syndical québécois fait face à une utilisation répétée et abusive du pouvoir législatif par le gouvernement du Québec, visant à affaiblir l’autonomie des organisations syndicales, à restreindre le droit de grève et à réduire les contre-pouvoirs essentiels dans une société démocratique.

Pour la CSI, ces mesures constituent une dérive autoritaire incompatible avec les engagements internationaux du Canada.

« Ce qui se passe aujourd’hui au Québec n’est pas une simple réforme technique: c’est une attaque frontale contre la liberté syndicale et la démocratie. »Luc Triangle, secrétaire général de la CSI

« Partout dans le monde, nous voyons des gouvernements chercher à museler les syndicats pour affaiblir la capacité des travailleuses et des travailleurs à se défendre. La CSI se tient aux côtés des syndicats – la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ – pour défendre leurs droits fondamentaux. La CSI appelle le gouvernement du Québec à revenir sur ces mesures antisyndicales et à respecter pleinement les droits du travail, la liberté syndicale et la démocratie sociale. Elle réaffirme sa solidarité indéfectible avec les travailleuses et les travailleurs du Québec et leurs organisations représentatives. »

Les organisations syndicales québécoises dénoncent notamment:

  • les ingérences dans leur fonctionnement démocratique interne;
  • les restrictions imposées à l’exercice du droit de grève, pilier du rapport de force légitime dans toute négociation collective.

Ces mesures vont à l’encontre des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), que le Canada s’est engagé à respecter.

« Pour la CSI, le cas du Québec s’inscrit dans une tendance mondiale inquiétante: sous couvert de gouvernance, de sécurité ou d’efficacité économique, des gouvernements cherchent à affaiblir le syndicalisme, à criminaliser la mobilisation sociale et à restreindre les droits collectifs. Ces attaques visent directement la capacité des travailleuses et des travailleurs à participer pleinement à la vie démocratique. »

« Défendre les syndicats, c’est défendre la démocratie elle-même. »

« La CSI continuera de se mobiliser, y compris au niveau international, pour rappeler aux gouvernements leurs obligations et pour soutenir les syndicats qui résistent à ces offensives. La solidarité internationale est plus que jamais indispensable », ajoute Luc Triangle.

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Le Jardin de Robi : des travailleuses déterminées ! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-jardin-de-robi-des-travailleuses-determinees/ Thu, 22 Jan 2026 16:01:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111288

Le 13 janvier, la vingtaine de travailleuses du Jardin de Robi, à Roberval, se sont toutes réunies sur la ligne de piquetage, rejointes par plusieurs allié-es des autres syndicats CSN de la région.

 

 

 

 

Le CPE Le Jardin de Robi est le seul de la région où la convention collective n’a pas encore été renouvelée. Au cœur du litige : l’entêtement patronal de la direction qui exige des éducatrices qu’elles renoncent à une demi-heure de diner rémunérée, laquelle est pourtant inscrite depuis plus de 40 ans au contrat de travail. L’employeur a refusé jusqu’à maintenant toutes les perches tendues par le syndicat pour reprendre la négociation. La dernière rencontre de négociation a eu lieu le 6 novembre.

Plus d’information sur le conflit : https://www.csn.qc.ca/actualites/lemployeur-multiplie-les-requetes-legales-au-lieu-de-negocier/

 

 

Marie-Ève Bouchard, secrétaire du syndicat et membre du comité de négociation.

« À la table de négo c’est très difficile. L’employeur est fermé. Il nous reprochait de manquer de transparence envers nos membres. Donc on a amené les travailleuses avec nous pour assister à la dernière séance de négociation, le 6 novembre. À ce moment les travailleuses ont pu constater que nous leur avions présenté un portrait exact de la situation. On a fait des propositions à l’employeur pour sortir de l’impasse, mais c’est au point mort depuis ce temps, car il exige que nous acceptions sa demande intégralement avant de revenir à la table de négociation. »

 

 

Marie-Michelle Fortin, éducatrice au Jardin de Robi

« Ça fait 20 ans que je travaille au Jardin de Robi. J’ai fait des remplacements dans des CPE où la pause n’est pas rémunérée. Ça paraît, une demi-heure de plus, sur ta journée. On travaille avec des humains qui sont comme ils sont. Des fois, ils sont plus tristes. Des fois, ils sont plus fatigués et on doit jongler avec ça, dans le bruit constant, toute la journée. Cette demi-heure nous permet de prendre une pause de cette réalité. On ne peut pas vraiment manger pendant qu’on a la responsabilité des enfants, il y a tellement d’action, on n’a pas le temps. Ils ont besoin de toute notre attention ! »

 

 

 

 

(Première photo) Des représentantes et représentants des travailleuses et travailleurs du réseau public de la santé et des services sociaux de la région, catégorie 3, sont venus témoigner de leur solidarité. « La solidarité c’est important. On se sent interpellés parce que c’est dans notre région. Il faut les soutenir. »

(Deuxième photo) Les salarié-es des Produits Gilbert, membres de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, ont également tenu à saluer les travailleuses du Jardin de Robi. Ils ont eux-mêmes dû exercer la grève il y a quelques mois à peine.

(Troisième photo) Le président du syndicat de la catégorie 2, Olivier Côté, avait amené des cadeaux pour les grévistes.

 

Le moral est toujours bon

Le moral demeure élevé sur la ligne de piquetage bien que le conflit commence à peser lourd pour les travailleuses, en particulier sur leur budget familial. Trois travailleuses ont trouvé un autre emploi depuis le début du conflit.

 

Entre deux séances de piquetage, plusieurs travailleuses effectuent du bénévolat auprès d’organismes de Roberval. Lors du passage du Point syndical, des travailleuses s’affairaient à la numérisation et à l’archivage des dossiers des Grands frères et Grandes sœurs du Domaine-du-Roy.

 

« Ce que l’employeur cherche à faire depuis le début, c’est de casser le syndicat. C’est important de les appuyer parce qu’on se syndique pour avancer, pas pour reculer. On doit les soutenir jusqu’à ce qu’elles obtiennent un règlement satisfaisant. »

– Manon Tremblay, présidente du Conseil central Saguenay–Lac-Saint-Jean

 

 

 

 

Le conflit de travail dure depuis trois mois. La CSN vient de lancer un appel à la solidarité auprès de tous les syndicats afin de soutenir les éducatrices du Jardin de Robi pour qu’elles puissent tenir la minute de plus :

Soutenons les travailleuses du Jardin de Robi

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Un an après les fermetures d’Amazon, la loi de la jungle s’installe au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-apres-les-fermetures-damazon-la-loi-de-la-jungle-sinstalle-au-quebec/ Thu, 22 Jan 2026 13:55:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111283 Il y a un an aujourd’hui, la multinationale Amazon annonçait sans préavis la fermeture de ses sept entrepôts au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. Même si la compagnie se défend devant les tribunaux d’avoir voulu mettre brutalement fin à la campagne de syndicalisation en cours, la décision de fermer ses centres de distribution faisait suite à la syndicalisation d’un premier entrepôt au Canada et à la perspective imminente de se voir imposer une convention collective par un arbitre du travail. Un droit prévu au Code du travail que les employé-es syndiqués s’apprêtaient à exercer.

Mais un an plus tard, Amazon est loin d’avoir cessé ses opérations au Québec : il est toujours possible d’acheter en ligne et de se faire livrer la marchandise à domicile par les nombreux sous-traitants d’Amazon. Or, ce modèle de sous-traitance à outrance a entraîné plusieurs problèmes connexes, notamment une surprécarisation des conditions de travail pour des centaines de faux travailleurs autonomes, constate la CSN.

« Pour maintenir ses opérations sans avoir à respecter les mêmes obligations que n’importe quel employeur au Québec, Amazon embauche des sous-traitants et impose à ces derniers de faire à leur tour affaires à des sous-traitants », constate la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce modèle d’affaires a largement contribué à la précarisation des conditions de travail de ses employé-es, à savoir des centaines de faux travailleurs autonomes qui sont payés, à des prix dérisoires, en fonction du nombre de colis livrés. Le salaire minimum n’est pas respecté, ces gens n’ont pas droit aux avantages sociaux habituellement consentis et personne n’assume leur protection en cas d’accident du travail. C’est carrément le retour de l’économie informelle au Québec ! », se désole la dirigeante syndicale, qui n’est pas surprise par la hausse fulgurante du nombre de plaintes à l’endroit de la multinationale constatée en 2025 par l’Office de la protection du consommateur.

Le procès d’Amazon se poursuit

Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter du 17 mars prochain devant le Tribunal administratif du travail (TAT). La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des plans opérationnels de la multinationale déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Soutenons les travailleuses du Jardin de Robi https://www.csn.qc.ca/actualites/soutenons-les-travailleuses-du-jardin-de-robi/ Thu, 22 Jan 2026 11:23:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111269 Depuis trois mois, la vingtaine d’éducatrices du CPE Le Jardin de Robi, à Roberval, se battent pour conserver leurs conditions de travail, en particulier la demi-heure de dîner rémunérée, conventionnée depuis plus de 40 ans.  Ici, l’employeur a un objectif de plus en plus évident : tenter de briser le syndicat.

La dernière rencontre de négociation a eu lieu le 6 novembre dernier. Depuis cette date, l’employeur refuse de rencontrer la partie syndicale tant qu’elle n’acceptera pas intégralement sa demande, qui aurait pour effet de forcer les salariées à travailler deux heures de plus chaque semaine pour obtenir la même rémunération. Le syndicat a pourtant des solutions de rechange à proposer, lesquelles permettraient d’atteindre ses objectifs financiers tout en préservant les droits des travailleuses.

En parallèle, l’employeur déploie énergie et ressources pour tenter de briser le mouvement de solidarité des travailleuses. Ainsi, Le Jardin de Robi fut le tout premier employeur à réclamer officiellement l’intervention du gouvernement en vertu de la loi Boulet, qui restreint le droit de grève, dès son entrée en vigueur ! Le ministre du Travail a répondu négativement à cette demande, invitant l’employeur à reprendre les négociations. Insatisfait, l’employeur a envoyé une nouvelle demande d’intervention quelques jours à peine après avoir essuyé ce refus. À Roberval et les environs, le conflit de travail est maintenant sur toutes les lèvres. L’employeur fait circuler plusieurs rumeurs pour faire porter la responsabilité du conflit sur les épaules des travailleuses.

Fait à noter, le CPE compte une directrice ainsi qu’une directrice adjointe pour une seule installation, ce qui est inédit. De plus, ces deux dirigeantes du CPE reçoivent leur plein salaire depuis le début du conflit, même si l’établissement ne reçoit aucun enfant. Ce n’est évidemment pas le cas des travailleuses !

Solidarité
La solidarité de tous les syndicats est essentielle. Les dons reçus jusqu’à maintenant leur permettent de bonifier les allocations versées par le Fonds de défense professionnelle. Néanmoins, le fardeau financier commence à peser lourd sur elles. Elles ont besoin plus que jamais de notre soutien pour pouvoir tenir la minute de plus et obtenir un règlement satisfaisant.

Pour faire un don :

https://www.csn.qc.ca/paypal-cpe-jardin-de-robi

 

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Une première délégation de travailleurs de la Davie s’envole vendredi pour un transfert de savoirs en Finlande https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-delegation-de-travailleurs-de-la-davie-senvole-vendredi-pour-un-transfert-de-savoirs-en-finlande/ Wed, 21 Jan 2026 14:51:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111154 Une première délégation de travailleurs du chantier Davie s’envolera vendredi pour la Finlande dans le cadre d’un projet pilote rendu possible grâce à une lettre d’entente intervenue entre le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) et leur employeur.

Quatre soudeurs-monteur, accompagnés du président du syndicat, d’un contre-maître et d’une directrice sont du voyage d’un mois. « Notre délégation va travailler pendant un mois avec les équipes du Helsinki Shipyard dans une perspective de transfert de savoirs », explique Jessy Piché, président du syndicat, « entre 60 et 70 travailleurs auront la chance de participer à ce programme d’ici 2027 ».

Rappelons que la Davie a acheté le Helsinki Shipyard Oy (HSO) en novembre 2023 et qu’elle a conclu un contrat de construction d’un brise-glace polaire avec le gouvernement du Canada. « Ce navire sera construit en partie au Canada, au Chantier Davie, et en partie en Finlande, au Chantier Helsinki », explique Jessy Piché, « c’est important dans ce contexte de pouvoir aller voir sur place comment travaillent les équipes finlandaises et échanger avec elles ».

Le programme de transfert de savoirs négocié entre le Syndicat et l’Employeur prévoit que toutes les dépenses des travailleurs sont payées et qu’une prime de 15% s’applique aux salaires. « C’est l’une des ententes, sinon l’entente la plus généreuse de l’industrie », explique Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui négocie plusieurs ententes de ce type, on peut penser par exemple au programme d’échange avec le Brésil de Alstöm, à La Pocatière.

« On va se le dire, c’est une très belle opportunité qui est offerte aux ouvriers syndiqués de la Davie », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « c’est un bon coup du syndicat et de la CSN qui vaut la peine d’être souligné ». La syndicaliste ne cache pas sa fierté de voir l’expertise et le savoir-faire lévisien s’exporter à l’international. « On est déjà le meilleur chantier naval en Amérique du Nord, imaginez après! », conclue la présidente du conseil central.

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Mandat de grève au GRIP : Igloofest pourrait être affecté https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-au-grip-igloofest-pourrait-etre-affecte/ Wed, 21 Jan 2026 11:55:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111150  Les travailleuses et les travailleurs du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) viennent de se doter à l’unanimité d’un mandat de cinq jours de grève. La rémunération est au cœur de l’impasse, particulièrement pour les salarié-es affectés aux événements (occasionnels), qui demandent un redressement salarial. 

Si elle est exercée, la grève pourrait affecter la présence des personnes intervenant lors du festival Igloofest, qui se tiendra jusqu’au 7 février. Œuvrant à Montréal en réduction des méfaits, en prévention des violences sexuelles et en diffusion de l’information concernant les substances psychoactives, les intervenants du GRIP négocient une première convention collective.  

«Les intervenants du GRIP se sont syndiqués pour que leur travail soit reconnu à sa juste valeur et pour lutter contre l’arbitraire patronal. On va tout faire pour ne pas avoir à exercer la grève, mais on n’hésitera pas si l’employeur nous y pousse», explique Rosalie Bezeau, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs en intervention communautaire de la CSN. 

Alors que la crise des surdoses persiste au Québec, la prévention est de plus en plus demandée dans les festivals de la région métropolitaine. L’INSPQ projette plus de 600 surdoses en 2025. 

«En ce moment, les conditions de travail du GRIP nuisent à la rétention des travailleurs, et donc à long terme, à l’expertise interne. Au lieu d’étioler la force de travail, le GRIP a largement avantage à ajuster les salaires», ajoute Lucie Longchamp, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN. 

«Les festivals de Montréal font sa renommée. Afin que ces derniers soient sécuritaires, le travail de prévention et d’éducation des intervenants du GRIP est essentiel. Il doit être valorisé et rémunéré à sa juste valeur, c’est une question de respect », explique le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.  

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IGA d’Alma : Les travailleurs obtiennent 20 $ l’heure https://www.csn.qc.ca/actualites/iga-dalma-les-travailleurs-obtiennent-20-lheure/ Tue, 20 Jan 2026 15:39:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111079 C’est à 97 % que les travailleuses et travailleurs du IGA d’Alma ont adopté une entente de principe prévoyant une hausse salariale de 1,50 $ l’heure la première année, leur permettant ainsi de dépasser le seuil des 20 $ au sommet de l’échelle. Il s’agit de la première entente à survenir dans la négociation coordonnée des marchés d’alimentation de la CSN.

« C’est une hausse significative dans le domaine des supermarchés, on est habitués à quelques sous de hausse alors là, ça va paraître à la fin du mois », explique la présidente du syndicat, Sylvie Bergeron.

Les syndiqué-es obtiennent également une modification importante quant au fonctionnement de leur échelle salariale. Traditionnellement, les hausses du salaire minimum provoquaient systématiquement un recalcul des échelons, ce qui ramenait les employé-es vers le bas de la grille. Les travailleuses et les travailleurs pourront désormais atteindre le sommet de l’échelle en quatre ans. Plusieurs d’entre eux ne réussissaient toujours pas à s’y rendre après plus de 16 000 heures travaillées.

« Les travailleuses et travailleurs du IGA d’Alma viennent instaurer un nouveau seuil minimal pour cette ronde de négociation. Partout à travers le Québec, on veut mettre en place un meilleur standard pour les gens dans les épiceries », explique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« Au Saguenay, on a beaucoup d’épiceries syndiquées CSN. On se serre les coudes, ça nous permet d’avoir un meilleur rapport de force face aux employeurs. Notre mission c’est de faire connaître ça partout au Québec », conclut la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

La négociation coordonnée des marchés d’alimentation de la CSN regroupe 16 autres syndicats d’épiceries au Saguenay–Lac-Saint-Jean, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans Québec–Chaudière-Appalaches et au Cœur-du-Québec. Ces derniers négocieront dans les deux prochaines années avec leurs employeurs respectifs et porteront une plateforme de demandes communes.
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