CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Vote et déclenchement de grève générale illimitée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-et-declenchement-de-greve-generale-illimitee-chez-lavo/ Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113103 Réunis en assemblée générale ce 26 mars au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève générale illimitée qui sera déclenché dès ce vendredi 27 mars 2026.

« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites “finales” de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Mort programmée du métier de sylviculteur au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/mort-programmee-du-metier-de-sylviculteur-au-quebec/ Thu, 26 Mar 2026 12:07:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113095 Le secteur sylvicole est laissé pour compte. Le maintien des sommes allouées aux travaux sylvicoles dans le dernier budget du Québec et la récente baisse des droits de coupe – lesquels profitent aux industriels – n’y changent rien. Pire encore, les taux offerts par le gouvernement pour les différents travaux sylvicoles sont en baisse cette année – entre 2 et 5 %, selon le type d’intervention.

L’argent octroyé aux entreprises et aux groupements forestiers qui effectuent le travail de sylviculture stagne depuis des années, et ce, malgré l’inflation liée au prix du carburant et à celui de l’équipement. Sans surprise, cette situation a des répercussions négatives sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs.

« Tout le monde s’en va. Il n’y a plus de relève », affirme Serge Desrosiers, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN). De fait, le nombre de membres de ce syndicat a diminué d’environ 80 % en dix ans et ils ne sont désormais qu’un peu plus de 200.

Des budgets qui ne se rendent pas jusqu’aux salarié-es

La CSN estime qu’avec le budget actuel alloué à la sylviculture, il faudrait 33 ans pour que l’ensemble du territoire compris dans les zones prioritaires soit entretenu.

« Une hausse significative du budget consacré à la sylviculture est essentielle si on veut conserver ce maillon indispensable de notre foresterie au Québec.  Il faut aussi absolument que l’argent ne reste pas dans les poches des entrepreneurs, mais qu’il se rende jusqu’à celles et ceux qui effectuent le travail sylvicole sur le terrain », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Pour ce faire, la FIM–CSN rappelle qu’un projet pilote de rémunération horaire des sylvicultrices et sylviculteurs avait démontré un potentiel certain par rapport aux conditions archaïques qui ont cours actuellement. Pour le moment, les travailleuses et les travailleurs reçoivent un forfait par parcelle et doivent payer leurs déplacements, leur équipement et le carburant pour les débrousailleuses.

Québec de nouveau interpellé

« Les élu-es à Québec ont une responsabilité historique d’agir pour sauver le métier de sylviculteur et l’échec de la réforme du régime forestier ne doit pas en dissuader le prochain gouvernement. Il faut arrêter de reporter ce problème à plus tard », ajoute Kevin Gagnon.

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Une coalition nationale demande au premier ministre Carney de revoir en profondeur l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/une-coalition-nationale-demande-au-premier-ministre-carney-de-revoir-en-profondeur-lassurance-emploi/ Wed, 25 Mar 2026 19:25:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113053 Alors que la montée du prix du pétrole et la guerre commerciale font tanguer l’économie canadienne, l’Alliance interprovinciale de l’assurance-emploi, composée de syndicats et de groupes communautaires pour la défense des sans-emplois dans tout l’Est du pays, exige une réforme majeure de l’assurance-emploi et des mesures urgentes pour soutenir les multiples oublié-es de l’assurance-emploi, et en particulier les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière.

Une délégation d’une vingtaine de personnes provenant de plusieurs provinces est aujourd’hui à Ottawa afin de livrer un message clair au ministre des Finances : il y a urgence d’agir pour nos régions ! Munis de jarres remplies de cennes noires, les membres de l’Alliance rappellent que mettre fin au « trou noir » de l’assurance-emploi ne coûterait que… quelques cennes.

Un système qui abandonne nos régions

Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse ou Terre-Neuve : partout dans l’Est du Canada, les travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière se retrouvent chaque année sans revenu pendant plusieurs semaines à cause de paramètres administratifs mal adaptés aux réalités des régions. Pourtant, ces personnes occupent des emplois essentiels à l’économie régionale : pêche, transformation du poisson, foresterie, construction, tourisme, pourvoiries, lutte contre les incendies… Le problème est connu : entre la fin des prestations d’assurance-emploi et le retour au travail, un vide se crée. C’est ce que l’on appelle le « trou noir ».

La coalition réclame une réforme en profondeur de l’assurance-emploi afin d’en élargir l’accès et de mieux contrer les aléas du travail saisonnier. À court terme, elle demande la prolongation et l’amélioration du projet-pilote qui prend fin en octobre 2026 et octroie cinq semaines supplémentaires de prestations aux travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière. Les différents groupes demandent que cette mesure soit non seulement maintenue, mais pérennisée et bonifiée de 15 semaines.

L’Alliance apporte l’argent nécessaire au ministre Champagne

Pour dénoncer l’inaction du gouvernement face à ce problème de longue date, l’Alliance interprovinciale a apporté des cennes noires récoltées auprès des employeurs, des travailleuses et travailleurs et de la population des régions concernées.

« En apportant nos cennes noires au ministre Champagne, on veut rappeler que le problème du “trou noir”, ce n’est pas un problème financier ni une fatalité, mais un manque de volonté politique. Les 15 semaines supplémentaires dont bénéficieraient les travailleuses et les travailleurs de l’industrie saisonnière ne coûteraient qu’une cenne par 100 $ de revenu. Alors, voici les cennes : on attend maintenant l’action politique ! », déclare Fernand Thibodeau, porte-parole de l’Alliance interprovinciale de l’assurance-emploi.

Des travailleuses et des travailleurs laissés pour compte

Sur le terrain, les conséquences sont bien réelles. Des travailleuses et travailleurs de l’industrie saisonnière et des membres de l’Alliance sont venus témoigner pour que les députés comprennent la réalité en région :

« Le système d’assurance-emploi actuel nous abandonne complètement. On exige des heures impossibles à atteindre et on réduit nos prestations avec des calculs injustes. Les travailleuses et travailleurs de la mer méritent mieux », témoigne Mandy Symonds, de la Nova Scotian Seasonal Workers Association.

« On fournit le bois, le poisson et une destination touristique au Québec. On aime notre travail. Tout ce qu’on demande, c’est de pouvoir passer l’hiver dignement », souligne Audrey Boulianne, travailleuse de l’industrie saisonnière à Tadoussac.

« Les travailleuses et travailleurs saisonniers méritent un régime d’assurance-emploi qui tienne compte de leur véritable saison de travail et de la stabilité de l’emploi dans leur région, et non des taux en constante évolution. Il est essentiel de moderniser l’assurance-emploi et d’y ajouter des mesures de soutien en cas de crise pour protéger les communautés rurales et côtières », rappelle Johan Joensen, représentant de Fish, Food and Allied Workers Union (FFAW-Unifor) à Terre-Neuve-et-Labrador.

Une réforme nécessaire pour tous les citoyens

« De moins en moins de travailleuses et travailleurs sont couverts par l’assurance-emploi, alors même que le chômage augmente. Le gouvernement doit régler ce problème. La CSN salue la décision du gouvernement de prolonger les mesures temporaires pour faire face à la crise tarifaire, dont l’octroi de 20 semaines supplémentaires pour les travailleuses et travailleurs de longue durée, mais dénoncent que trop peu y aient accès. Par exemple, les jeunes, souvent les premiers mis à pied, n’ont pas droit à cette mesure », affirme David Bergeron-Cyr, vice-président de la CSN.

« Le régime actuel continue d’exclure celles et ceux qui en ont le plus besoin. Il est temps d’avoir le courage politique de faire une réforme en profondeur », ajoute Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Pour l’Alliance, la question dépasse largement l’assurance-emploi : elle touche à l’avenir des régions. Sans solution, préviennent les organisations, les communautés côtières et rurales continueront de se vider, fragilisant des pans entiers de l’économie canadienne. Aujourd’hui, avec leurs cennes noires, les travailleuses et travailleurs envoient un message simple au gouvernement : les solutions existent, elles sont abordables — il ne manque que la volonté politique.

 

 

 

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Mobilisation à l’UQO : Un appui national pour les chargées et chargés de cours et les stagiaires https://www.csn.qc.ca/actualites/mobilisation-a-luqo-un-appui-national-pour-les-chargees-et-charges-de-cours-et-les-stagiaires/ Wed, 25 Mar 2026 19:12:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113043 Des personnes chargées de cours et étudiantes de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis septembre 2025 et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO) intensifie ses moyens de pression. La mobilisation s’est tenue en parallèle d’une grève étudiante générale portant sur la rémunération des stages.

Pour la présidente du SCCC-UQO, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré la vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Christine Gauthier.

Le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN (CCNO-CSN), Alfonso Ibarra Ramirez, a pour sa part insisté sur l’urgence d’un changement de cap : « Dans le contexte du renouvellement de leur convention collective, il est temps de reconnaître concrètement leur apport. Ce n’est pas en refusant de leur donner les conditions de travail et la rémunération qu’ils méritent qu’on reconnaîtra leur contribution à sa juste valeur. »

Du côté étudiant, la question des stages non rémunérés demeure centrale. « Les stages font partie intégrante de notre formation et répondent à des besoins bien réels dans les milieux. Il est essentiel que ce travail soit reconnu et rémunéré pour éviter de perpétuer la précarité étudiante », a affirmé la vice-présidente du Regroupement des étudiantes et des étudiants en travail social de l’UQO, Nellie Émond.

Le SCCC-UQO prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres).

Le CCNO-CSN compte plus de 11 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats dans tous les secteurs d’activité.

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Le gouvernement tente de museler le chien de garde des droits de la personne et de la jeunesse https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-tente-de-museler-le-chien-de-garde-des-droits-de-la-personne-et-de-la-jeunesse/ Wed, 25 Mar 2026 16:19:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113020 La CSN dénonce vigoureusement l’intention du gouvernement caquiste d’intégrer le personnel de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) à la fonction publique québécoise, tel que le stipulent des amendements adoptés mardi par la Commission des finances publiques dans le cadre de l’étude du projet de loi n°7.

« C’est ahurissant de voir ce gouvernement – l’un des plus impopulaires de l’histoire du Québec – persister à affaiblir l’état de droit et à museler les contre-pouvoirs », s’insurge la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui rappelle au passage que la CDPDJ s’est récemment montrée critique à l’endroit de plusieurs projets de loi controversés du gouvernement, comme la loi constitutionnelle et le projet de loi n°9 sur le renforcement de la laïcité. « En intégrant le personnel de la CDPDJ dans la fonction publique, le gouvernement porte sérieusement atteinte à son indépendance et donc à sa capacité à jouer son rôle de chien de garde et à protéger les enfants et les autres populations vulnérables. »

Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a notamment pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans les organismes publics. Dans l’exercice de son mandat, il arrive couramment qu’elle traite des plaintes et intente des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique, en faveur des victimes et dans l’intérêt public, lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

« Les membres du personnel de la CPDPJ ne sont pas des fonctionnaires », explique Marie-Iris Légaré, présidente du Syndicat des employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (SECDPDJ-CSN). « Depuis 50 ans, ils sont nommés par la CDPDJ, un organisme public indépendant du gouvernement. Le travail que nos membres réalisent en vertu du mandat inscrit dans la Charte implique notamment de remettre en question des décisions prises par le gouvernement qui sont contraires aux droits, de relever des dispositions de projets de loi qui ne sont pas conformes à la Charte et de faire valoir les droits de personnes discriminées, exploitées ou dont les droits en protection de la jeunesse n’ont pas été respectés. L’indépendance de la Commission est vitale pour réaliser sa mission. »

Une réforme effectuée sur un coin de table

Cette attaque frontale du gouvernement envers les droits et les libertés individuelles des Québécoises et des Québécois est d’autant plus inattendue en raison de la façon dont celle-ci a été faite selon Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

« Une réforme aussi importante, touchant une loi fondamentale comme la Charte québécoise, aurait dû faire l’objet d’une large consultation, dans la transparence, pour permettre à l’ensemble des parties prenantes de commenter la proposition et donner le temps aux membres de la Commission parlementaire de l’analyser, expose Mme Goldschleger. Proposer un tel changement sans avertissement simplement en présentant des amendements lors de la dernière séance d’étude du projet de loi est un autre exemple du mépris de ce gouvernement envers les institutions et les processus démocratiques », conclut-elle.

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L’incertitude des approvisionnements entraine la fin d’une autre scierie au Québec – à Saint-Joseph-de-Kamouraska https://www.csn.qc.ca/actualites/lincertitude-des-approvisionnements-entraine-la-fin-dune-autre-scierie-au-quebec-a-saint-joseph-de-kamouraska/ Wed, 25 Mar 2026 15:46:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113017 La très grande incertitude qui plane au sujet de l’approvisionnement en bois force la fermeture d’une nouvelle scierie au Québec : celle du Groupe Lebel, à Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ pèse lourd dans la balance. À cela s’ajoutent les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.

Face à cette tempête, une seule réponse provient tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs, qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage.

« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonnés », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé. C’est une dizaine de travailleuses et de travailleurs qui perdent définitivement leur emploi maintenant, même si l’usine était à l’arrêt depuis février 2025.

L’employeur rappelle que ce moulin était capable de scier 170 000 mètres cubes, mais qu’il n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture, par manque d’approvisionnement. Évidemment, cette faible production empêchait la scierie de Saint-Joseph de faire ses frais. L’employeur a donc fait le choix de la fermer.

L’hémorragie continue

En plus de la scierie du Groupe Lebel, c’est aussi l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités, puisqu’elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint-Joseph-de-Kamouraska. On se rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn. Sans compter les autres, où les employé-es ne sont pas représentés par la CSN et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années.

Qui va s’occuper des communautés forestières ?

« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.

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La FEESP–CSN dénonce une situation intenable dans nos écoles https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-une-situation-intenable-dans-nos-ecoles/ Wed, 25 Mar 2026 15:18:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113012 À peine une semaine après le dévoilement du budget de la CAQ, prévoyant moins de 1% d’investissement en éducation primaire et secondaire publique, la Santé publique de Montréal dévoile une hausse inquiétante de la violence envers les filles dans nos écoles. Des chiffres troublants dans le contexte où le personnel de soutien dévoilait, il y a quelques mois, des chiffres similaires concernant la violence subie par le personnel. Manque de ressources ; budget insuffisant ; personnel à bout de souffle et élèves victimes de violence : notre système d’éducation est une poudrière et la CAQ joue avec des allumettes.

« Notre réseau public manque déjà de ressources, dénonce Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). On se remet à peine des allers et retours d’un demi-milliard de l’été dernier. Notre personnel est de plus en plus victime de violence, sous toutes ses formes, et on apprend, sans grande surprise, que la violence envers les filles augmente dans nos écoles. Et la réponse de la CAQ : donner des miettes au réseau! »

« On l’a dit ; les profs l’ont dit ; les professionnel-les l’ont dit ; les directions le disent, mêmes les élèves le disent : le réseau de l’éducation n’a plus aucun moyen, il n’y a nulle part où couper. Comment voulez-vous qu’on aide les élèves victimes de violence si on n’a pas le personnel suffisant pour même assurer le service de base », poursuit Annie Charland.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec se targuait d’octroyer un financement à hauteur de 2,4 % pour l’éducation. Or, en regardant plus attentivement le budget, on constate que seul 0,9 % d’augmentation est prévu pour les centres de services et les commissions scolaires. La balance de l’enveloppe globale de l’éducation est affectée à d’autres programmes ou projets.

« Au-delà du débat de chiffres, on n’a toujours pas les sommes suffisantes pour remplir adéquatement la mission du réseau et aider nos jeunes. Il faut comprendre que, depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le réseau de l’éducation est mis à mal. La CAQ le démonte tranquillement, à coups de gel d’embauche, de sous-financement chronique, de laisser-aller de nos établissements et d’improvisation. Il est grand temps que nous passions à autre chose et que les Québécoises et les Québécois aient un gouvernement qui pense à l’avenir et qui investit massivement en éducation. Il en va de la santé et de la sécurité de nos enfants », conclut Annie Charland.

 

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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Ski Bromont : la sécurité au cœur des négociations syndicales https://www.csn.qc.ca/actualites/ski-bromont-la-securite-au-coeur-des-negociations-syndicales/ Tue, 24 Mar 2026 17:04:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112993 Les mécaniciens du centre de Bromont, montagne d’expériences négocient leur première convention collective depuis la formation de leur syndicat et la sécurité sur le site ne semble pas être une réelle préoccupation de l’employeur.

Rappelons que l’un des membres fondateurs du syndicat, le mécanicien Thomas Bruguier, avait fait l’objet de représailles pour la défectuosité d’une télécabine dont il n’était pas responsable. L’employeur a perdu cette cause devant le Tribunal administratif du travail plus tôt cet hiver et M. Bruguier ne subira finalement aucune conséquence. Cet épisode a toutefois donné le ton des négociations.

« Nos demandes en santé et sécurité au travail pour notre première convention collective sont toutes refusées, y compris celle d’un comité paritaire exclusif à notre accréditation syndicale et bien au fait de la réalité de notre travail. Ski Bromont devrait au contraire s’appuyer sur l’expertise de celles et ceux qui connaissent les problèmes sur le terrain. La sécurité des remontées mécaniques de la montagne, c’est nous », affirme Thomas Bruguier, délégué du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du commerce–CSN – Section Ski Bromont.

Notons par ailleurs que les conditions de travail à Bromont, montagne d’expériences sont loin d’être concurrentielles avec les autres montagnes de ski et avec des postes de mécaniciens dans d’autres secteurs de l’économie. « Bromont doit effectuer un rattrapage sur le plan des conditions de travail par rapport au reste de l’industrie. Conserver son expertise, c’est primordial pour la sécurité de la montagne et des skieuses et skieurs qui la fréquentent », ajoute le président de la Fédération du commerce de la CSN, Serge Monette.

Un propriétaire très connu dans la région

Le propriétaire de Bromont, montagne d’expériences, Charles Désourdy, est très connu dans la région et il est en mesure de mieux collaborer avec ses travailleurs et travailleuses et de leur donner des conditions de travail concurrentielles.

Rappelons en effet que le père de Charles, Roland Désourdy, est le principal fondateur de la ville de Bromont et du centre de ski. La famille Désourdy est une dynastie entrepreneuriale influente au Québec. Charles Désourdy est également actif dans le secteur hôtelier, de la restauration et du golf.

« Charles Désourdy est renommé à Bromont et dans la région, il peut et il doit améliorer le sort de ses employé-es. S’opposer à la volonté collective des employeurs n’est pas la façon de faire, il faut négocier de bonne foi », conclut la présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, Julie Bolduc.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du commerce–CSN – section Ski Bromont compte une quinzaine de membres.

La Fédération du commerce-CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé.

Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie-CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

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La recommandation du médiateur sera présentée aux 2400 employé-es d’entretien de la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/la-recommandation-du-mediateur-sera-presentee-aux-2400-employe-es-dentretien-de-la-stm/ Tue, 24 Mar 2026 15:29:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112991 Une entente de principe sur la base d’une recommandation du médiateur est intervenue ce matin dans la négociation des 2400 employé-es d’entretien de la STM. Le Syndicat du transport de Montréal–CSN présentera cette entente en assemblée générale dans les prochaines semaines.

Les négociations intensives en conciliation ont permis de rapprocher les parties dans les derniers jours. Certains éléments du protocole de retour au travail restent à négocier avec l’employeur. Rappelons que cette négociation dure depuis plus de deux ans et que les employé-es d’entretien ont exercé plusieurs jours de grève, notamment afin de freiner le recours à la sous-traitance par la STM. Cette négociation a été particulièrement difficile en raison du sous-financement gouvernemental chronique du transport collectif.  

« Les discussions ont été longues et ardues. Nous avons mis tous les efforts possibles pour obtenir le règlement le plus satisfaisant pour les employé-es d’entretien de la STM dans le contexte actuel. Ce sera maintenant aux membres de voter sur cette entente », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

La CSN n’accordera pas d’entrevues d’ici la présentation de l’entente de principe aux membres.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les résidences privées pour aînés (RPA) en grève dès la semaine prochaine https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residences-privees-pour-aines-rpa-en-greve-des-la-semaine-prochaine/ Tue, 24 Mar 2026 14:38:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112988 Devant des employeurs qui refusent toujours de déposer des offres dignes de ce nom, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski seront en grève du 2 au 6 avril prochain.

Il s’agit d’une première vague de débrayage qui pourrait s’étendre si l’employeur continue de faire traîner les négociations.

Appauvrir les salarié-es : une tendance inquiétante dans les RPA

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, la situation dépasse ces deux établissements : « Ce que l’on observe ici se répète dans plusieurs négociations en cours dans des résidences incluses dans la présente négociation coordonnée. Nous faisons face à des employeurs qui possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d’imposer ces conditions à l’ensemble de leurs tables de négociation. C’est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage », déplore-t-elle.

Rappelons que Cogir possède cinq RPA, dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. La situation observée actuellement dans les résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements que le groupe exploite.

La grève : un recours nécessaire pour se faire entendre

Dans un contexte marqué par une inflation élevée et par la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et d’alimentation, proposer des conditions qui appauvrissent les salarié-es est inacceptable.

« La CSN et ses conseils centraux appuient, et continueront d’appuyer, les travailleuses et travailleurs des RPA tant qu’il le faudra. Ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n’accepterons pas qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs patrons s’enrichissent sur leur dos », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l’employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu’à dire “assez, c’est assez !” et à se tenir debout sur les lignes de piquetage », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève et se priver de revenu n’est jamais facile, mais nous sommes fiers de nos membres qui se tiennent debout pour obtenir le respect qu’ils méritent », conclut-elle.

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Lumières sur la réalité de la profession de paramédic https://www.csn.qc.ca/actualites/lumieres-sur-la-realite-de-la-profession-de-paramedic/ Mon, 23 Mar 2026 09:57:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112903 Les syndicats représentant les paramédics de Montréal, Laval et de la Montérégie dévoilent aujourd’hui une vidéo inédite dans laquelle une quarantaine de paramédics témoignent de leur réalité à l’occasion d’une conversation animée par l’humoriste P-A Méthot.

Les 3300 paramédics membres de syndicats CSN sont sans convention collective depuis le 31 mars 2023. En négociation, ils se butent à l’intransigeance du gouvernement qui a refusé jusqu’à maintenant toute discussion sur leurs priorités, notamment en ce qui a trait à l’établissement d’un juste salaire pour la profession de paramédic. Rappelons que les salaires non concurrentiels font en sorte que les paramédics quittent massivement le secteur après seulement quelques années.

« C’est clair, pour le gouvernement, les paramédics, nous ne sommes qu’une colonne de dépenses, déplore le président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie–CSN, Gaétan Dutil. Cette vidéo s’adresse d’abord et avant tout à l’ensemble de la population qui ne connaît pas toujours bien notre profession. Elle ignore souvent tout des obstacles institutionnels et administratifs que nous rencontrons au quotidien dans notre travail. Le secteur préhospitalier est mal en point. Il a besoin de soins d’urgence. Si le gouvernement choisit de fermer les yeux sur notre réalité, nous croyons que la population doit être informée des conséquences que cela entraîne ».

C’est le président du Syndicat du préhospitalier–CSN (Urgences-Santé), Claude Lamarche qui a initié les premiers contacts avec P-A Méthot. « Il n’a pas hésité une seconde. Côtoyant lui-même de nombreux paramédics dans son entourage, il était déjà très sensible à notre réalité. Mais après quatre heures d’échange avec les paramédics, il nous a confié en avoir appris beaucoup ! Pour une majorité de Québécoises et de Québécois, leur seul contact avec les paramédics se déroule dans des circonstances très souvent dramatiques ; la plupart ignorent complètement ce qui se passe entre deux appels d’urgence. Nous entendons inviter tous les députés du Québec à visionner cette vidéo au cours des prochaines semaines, car ils détiennent dans leurs mains les clés d’une amélioration plus que nécessaire ».

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Deux prochains webinaires Faire front https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-prochains-webinaires-faire-front/ Fri, 20 Mar 2026 13:21:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112883 Dans les prochaines semaines, la CSN tiendra des webinaires pour apprendre et échanger sur des grands enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs.

Budget du Québec : réaction de la CSN

Le 24 mars de 12 à 13 heures, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front pour réagir au dernier budget du gouvernement caquiste. Ce sera l’occasion à la fois de faire une analyse budgétaire et de voir de quelle manière le gouvernement répond aux demandes des travailleuses et des travailleurs.

Le budget Girard 2026 sera le dernier avant les élections à venir. L’état de nos services publics nécessite un rehaussement du financement, tout cela alors que les baisses d’impôt imposées par le gouvernement créent un trou béant dans nos finances publiques. Le Québec qu’on veut doit prendre les moyens de n’échapper personne et d’aider les travailleuses et les travailleurs à faire face à l’incertitude économique.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur le budget du Québec, veuillez remplir ce formulaire.

 

Ceux d’en haut : richesse extrême et domination de classe

Le 21 avril de 12 à 13 heures, la CSN tient un webinaire de la campagne Faire front sur la hausse des inégalités sociales avec Dahlia Namian, professeure titulaire à l’École de travail social de l’Université d’Ottawa et autrice.

Les plus fortunés n’ont jamais été aussi riches, ni aussi influents. Ils forment une véritable classe dominante, organisée, mobile et dotée d’un pouvoir sans précédent. Leur influence déborde largement la sphère économique : elle façonne les politiques publiques, oriente les médias et redessine les règles du jeu démocratique. Pendant ce temps, une part croissante de la population compose avec l’inflation, la précarité et le recul des services publics. En s’appuyant sur son essai La Société de provocation: essai sur l’obscénité des riches, gagnant d’un prix Pierre Vadeboncoeur, ce webinaire mettra en lumière les liens étroits entre accumulation de richesse, rapports de classe et avenir collectif.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur la richesse extrême, veuillez remplir ce formulaire.

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Un manque de vision de la CAQ pour reconstruire un Québec en santé https://www.csn.qc.ca/actualites/un-manque-de-vision-de-la-caq-pour-reconstruire-un-quebec-en-sante/ Thu, 19 Mar 2026 13:23:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112792 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) accueille avec amertume le budget de la Coalition avenir Québec (CAQ) présenté plus tôt aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Ce budget, qui se devait de répondre aux crises sociales en cours, de réparer les dégâts causés par l’austérité en santé et de compléter le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance rate la cible, même si le pire semble évité à court terme en santé.

Le Québec fait actuellement face à plusieurs crises sociales. Devant ces nombreux défis, la CAQ n’a pas cru bon prendre ses responsabilités afin de répondre convenablement aux besoins de la population. « Le réseau de la santé et des services sociaux va mal et ne parvient plus à répondre aux besoins grandissants de la population, souligne Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN. Malheureusement, le gouvernement a manqué de courage et n’a pas su s’engager dans des mesures fortes qui auraient permis de se sortir de la crise qui a cours actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux. »

Des établissements qui demeureront vétustes

Alors que plusieurs établissements du réseau de la santé et des services sociaux tombent littéralement en ruine, la Fédération s’explique mal le choix du gouvernement de réduire le budget accordé aux infrastructures. « Il y a de quoi s’inquiéter de l’avenir de nos hôpitaux et de leur capacité à continuer de prodiguer des soins et d’offrir des services dans de telles conditions, renchérit Réjean Leclerc. Si le gouvernement avait comme souhait réel d’améliorer le réseau, il aurait fait preuve de courage et aurait choisi de prioriser ces investissements, plutôt que de se limiter aux dépenses minimales qui décroîtront au cours des prochaines années. »

Les dépenses administratives grandissantes de Santé Québec

Avec des effectifs réduits de près de 5% en un an seulement, le personnel administratif paie les frais du régime minceur imposé par Santé Québec. Malgré cette baisse de personnel, cela n’a toutefois pas empêcher les coûts administratifs d’exploser, sans compter les 132M$ de dépenses administratives supplémentaires prévues en 2025-2026. « Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’équilibre comptable presqu’atteint dont se vante Santé Québec, gronde Réjean Leclerc. Ces sommes économisées sont redirigées soit pour nourrir la bureaucratie de Santé Québec elle-même, soit vers des firmes privées externes qui facturent l’État à grands frais, et ce, au détriment des soins et des services offerts à la population et sur le dos du personnel administratif. C’est totalement inacceptable. »

Conversions de places en services éducatifs : un petit pas dans la bonne direction

En amont du dépôt du budget, une conversion de 5 000 places en services éducatifs non subventionnés en places subventionnées avait déjà été annoncé comme mesure afin d’aider les familles face à la hausse du coût de la vie. Malgré cela, ce plus de 30 000 enfants n’auront toujours pas accès à une place en service éducatif sans but lucratif. « Même si nous nous réjouissons de cette nouvelle, notamment pour les parents qui pourront enfin bénéficier de ces places, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore beaucoup de travail à faire afin de compléter le développement du réseau des services éducatifs sans but lucratif, ajoute Réjean Leclerc. Et au-delà de la conversion des places, il faut toutefois se rappeler que ces services éducatifs recevront des fonds publics qui ne seront pas pleinement réinvestis. Les profits réalisés iront plutôt directement dans les poches des propriétaires, contrairement aux CPE qui réinjectent les sommes dans les services qu’ils offrent. »

Les organismes communautaires, les grands négligés

Notre filet social est hautement fragilisé par la hausse du coût de la vie. Pour maintenir une population en bonne santé globale, il aurait été judicieux de donner aux organismes communautaires les moyens nécessaires qui leur permettrait de continuer de réaliser leur mission d’intervention. « Les organismes communautaires sont des ressources essentielles pour les plus vulnérables de notre société, rappelle Réjean Leclerc. En sous-finançant leurs services et leurs activités, le gouvernement met volontairement un pan de la population à risque de se retrouver dans des situations encore plus précaires. » À cela s’ajoute l’abandon total du développement des logements sociaux par la CAQ avec une maigre annonce de 1000 nouveaux logements dits abordables.

Des sources de revenus supplémentaires volontairement ignorées

Avec son régime fiscal actuel, il n’est actuellement pas possible pour la CAQ de récupérer davantage de sommes qui permettraient une meilleure distribution de la richesse et des mesures de financement adéquates. Pour ce faire, une réforme de la fiscalité était nécessaire. À terme, elle aurait pu engendrer des milliards de revenus. « Le gouvernement est rendu maître dans l’art de se priver soi-même de revenus substantiels, note Réjean Leclerc. Il aurait été possible de générer des nouveaux revenus en faisant autre chose que des compressions budgétaires. La CAQ choisi plutôt de nous condamner collectivement à voir notre société se fragiliser davantage. »

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

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Enfin un appui aux médias électroniques https://www.csn.qc.ca/actualites/enfin-un-appui-aux-medias-electroniques/ Thu, 19 Mar 2026 13:19:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112789 La Fédération nationale des communications et de la culture–CSN (FNCC–CSN) salue avec beaucoup d’enthousiasme la création du crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois, qui inclut finalement les salles de nouvelles des médias électroniques.

« C’est une revendication historique pour laquelle nous militons depuis des années. De même que la hausse du seuil salarial admissible. Bravo ! La survie de l’information professionnelle en dépend », réagit la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

La FNCC–CSN tient aussi à souligner l’annonce de la bonification du programme Aide au fonctionnement pour les institutions muséales, qui souffre de sous-financement chronique, spécifiquement en ce qui concerne les musées en régions éloignées. À cet égard, la reconnaissance de l’incontournable mission du Musée McCord est aussi à signifier.

« Le maintien du financement des activités culturelles à l’école est aussi une excellente nouvelle, car la promotion de la souveraineté culturelle québécoise passe d’abord par la connaissance de celle-ci, et les jeunes publics doivent y être exposés dès le plus jeune âge », ajoute la présidente.

Finalement, la volonté du ministre de la Culture et des Communications concernant la mise en œuvre de certains pans du rapport du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec donne espoir que les choses bougeront à l’égard de cette industrie sous haute tension.

Les membres de la FNCC–CSN qui œuvrent dans les secteurs concernés par ces annonces reconnaissent les efforts faits pour les soutenir. L’avenir et la vitalité de la culture québécoise se dessineront dans la poursuite de ces investissements et dans une vision de l’apport essentiel des travailleurs et travailleuses de la culture et des médias.

À propos

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

 

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Le retour de l’austérité au menu jusqu’au prochain budget du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/le-retour-de-lausterite-au-menu-jusquau-prochain-budget-du-quebec/ Wed, 18 Mar 2026 21:03:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112784 Le dernier budget de l’ère Legault-Girard ne fera pas exception, il n’y a pas de réelle vision d’avenir pour améliorer les services publics ou pour s’attaquer au problème du coût de la vie, notamment en améliorant l’accès au logement.

En éducation, pour les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, c’est une hausse des dépenses de seulement 0,9 % de 2025-2026 à 2026-2027. C’est en deçà de l’inflation et sous la prévision des coûts du système évalué à 3,8 % par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

En santé et services sociaux, le gel d’embauche du personnel administratif est maintenu. Par conséquent, ce sont majoritairement des femmes qui assumeront la charge de travail nécessaire pour permettre à ce secteur de couvrir ses coûts de système. Notons aussi la baisse constante des sommes consacrées aux infrastructures de la santé et des services sociaux de 2026, jusqu’en 2036, alors que les besoins sont pourtant criants. Par ailleurs, un montant
de 22 M$ seulement est prévu cette année pour convertir des places de service de garde non subventionnées en places subventionnées.

En enseignement supérieur, la CSN salue la couverture des coûts de système qui est prévue, après des années de stagnation dans le secteur. Notons cependant que l’évaluation de l’état des bâtiments sera connue seulement l’an prochain et que ces résultats seront décisifs pour freiner la dégradation des bâtiments vétustes.

Relevons aussi que le budget prévoit la construction de seulement 1000 nouveaux logements soi-disant « abordables ». Il n’y a toujours pas de plan d’envergure pour contrer la crise du logement.

« Toutes les annonces budgétaires qui ne couvrent pas les coûts de système signifient une chose : le retour de l’austérité. Ce sera particulièrement le cas en éducation », soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La présidente de la CSN fait un appel à celles et ceux qui vont succéder au gouvernement Legault : « Il faut que celles et ceux qui dirigeront le Québec plus tard cette année recentrent leur attention sur ce qui préoccupe vraiment les travailleuses et les travailleurs, soit la santé, l’éducation et surtout le coût de la vie. Au cours des huit dernières années, le recours constant au privé n’a rien réglé de ce point de vue. »

On remarque aussi une baisse des dépenses en culture et communication ; Télé-Québec subit à cet effet une diminution de 8 % de ses dépenses. Malgré tout, le gouvernement crée un nouveau crédit d’impôt pour les médias de 40,2 M$ sur cinq ans. Le gouvernement annonce l’élargissement de l’accès à ce crédit aux différents médias, mais cela risque d’être insuffisant, considérant la crise actuelle du secteur.

Le gouvernement ajoute plus de 228 M$ en 2026-2027 pour les entreprises et les communautés du secteur forestier, dont 60 M$ pour la transformation de l’industrie. Le reste de cette enveloppe est cependant consacrée à la baisse des redevances payées par les entreprises et aux travaux sylvicoles.

Se donner les moyens de répondre aux besoins

Il est utile de rappeler qu’une autre vision des finances publiques est possible. Celle où l’État se donne les moyens de remplir toutes ses missions sans devoir compresser les dépenses de façon régulière ou sans négliger l’entretien des bâtiments, sans restreindre le rythme de développement de services publics cruciaux, comme les places de services de garde subventionnées ou les logements sociaux.

Le PIB réel du Québec a augmenté de façon quasiment constante depuis plus de 25 ans. « On ne devrait pas avoir à se casser la tête pour bonifier l’offre de transport en commun ou pour faire tenir nos écoles debout. C’est un choix idéologique que font le ministre Girard et ce gouvernement, pour limiter l’imposition de ceux qui ont accaparé la majorité de la croissance du PIB ces dernières années », ajoute Caroline Senneville.

La CSN regrette notamment que le gouvernement ait laissé tomber l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital à la suite de la décision du gouvernement fédéral. 

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le Tribunal annule deux congédiements de dirigeants syndicaux https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-annule-deux-congediements-de-dirigeants-syndicaux/ Tue, 17 Mar 2026 15:12:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112718 Dans une décision rendue le 3 février dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) annule les congédiements de François Dubé, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Shawinigan Aluminium–CSN, et de Dominic Boisvert, représentant en santé et en sécurité au travail.

De plus, il ordonne le versement rétroactif des salaires et avantages perdus aux travailleurs et d’un montant de 25 000 $ à titre de dommages moraux et punitifs au syndicat.

Le 18 octobre 2024, l’employeur a congédié Dominic Boisvert. Le même jour, il a suspendu François Dubé sans solde. En janvier 2025, il a également décidé de congédier le président du syndicat.

C’est une deuxième décision défavorable en trois mois pour Shawinigan Aluminium. Le 15 décembre 2025, le TAT avait déclaré l’entreprise coupable d’entrave aux activités syndicales et avait ordonné à l’employeur de verser une somme de 3 000 $ au syndicat à titre de dommages punitifs.

Un climat hostile alimenté par un leadership coercitif
« Ces décisions démontrent à quel point l’employeur abuse de son droit de gérance. Depuis plusieurs mois, les travailleuses et travailleurs se plaignent d’un climat de travail toxique dans cette usine », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Et les chiffres parlent : 42 départs sur 57 postes en deux ans, 1200 heures de suspension depuis 2023, 37 cadres pour 57 employé-es syndiqués et un nombre d’arrêts de travail pour maladie inédit dans cette entreprise.

Demande d’intervention à Sotrem (actionnaire principal)
« En tant qu’organisation syndicale, c’est notre devoir de protéger nos membres. Nous avons entrepris des démarches auprès de la direction et nous avons tendu la main pour trouver une solution, mais nos appels sont restés lettre morte. Nous avons même écrit à Michel Boudreault, président-directeur général de Sotrem à Saguenay, son entreprise étant l’actionnaire principal de Shawinigan Aluminium. Et lui aussi semble insensible à la souffrance des travailleuses et travailleurs à Shawinigan », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Kevin Gagnon.

« Nous remettons en question la compétence de la direction de Shawinigan Aluminium. En 2026, on ne traite pas ses employé-es ainsi. Depuis octobre 2025, l’employeur a l’obligation de prévenir les risques psychosociaux, ce qui inclut le stress, le harcèlement, l’incivilité et le manque d’autonomie. Avec 37 cadres pour surveiller 57 employé-es, nous sommes de toute évidence devant une situation à haut potentiel de harcèlement et de manque d’autonomie », affirme le président du Conseil central du Cœur-du-Québec, Pascal Bastarache.

Les décisions :
https://t.soquij.ca/a6H2W
https://t.soquij.ca/y6GLw

À propos
Syndicat des travailleuses et travailleurs de Shawinigan Aluminium inc.-CSN compte environ 57 membres.
Le Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN) regroupe près de 90 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 20 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. Le territoire du conseil central couvre les régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 330 syndicats et plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail.
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 330 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Près de 800 organisations québécoises rejettent le projet de constitution du ministre Jolin-Barrette https://www.csn.qc.ca/actualites/pres-de-800-organisations-quebecoises-rejettent-le-projet-de-constitution-du-ministre-jolin-barrette/ Tue, 17 Mar 2026 14:21:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112707 Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, déposé en octobre 2025 à l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice monsieur Simon Jolin-Barrette.

Inquiétées par les effets désastreux qu’aurait cette loi sur le régime québécois de protection des droits humains et indignées par la démarche elle-même qui témoigne d’un autoritarisme mal dissimulé, des dizaines d’organisations communautaires et syndicales ont fait circuler une courte déclaration, qui a rapidement récolté le soutien de plusieurs secteurs. Selon les signataires, dont le nombre exceptionnel constitue un précédent, le PL1 doit être retiré en bloc :

« Le projet de loi No 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, est une attaque contre la démocratie et les droits humains. La démarche est unilatérale et précipitée et elle ne respecte pas les critères démocratiques pour l’élaboration d’une constitution légitime. En outre, elle perpétue une logique coloniale en niant le droit des peuples autochtones à l’autodétermination. Au lieu d’affronter les questions qui préoccupent les citoyen·nes (la santé, l’éducation, le logement, l’environnement, l’égalité des genres, le coût de la vie, etc.), le gouvernement québécois s’attaque aux droits et libertés, aux contre-pouvoirs et à l’État de droit. Par conséquent, les groupes soussignés exigent le retrait complet du PL1. »

Réuni·es en conférence de presse sur la colline parlementaire à Québec, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) et la Ligue des droits et libertés (LDL), exposent les raisons qui expliquent un tel rejet de la part de la société civile québécoise.

 

Citations

 

« Une constitution, c’est la Loi des lois. C’est un document fondamental qui devrait rassembler une société, inclure plutôt qu’exclure. Or, lorsqu’un tel texte est élaboré sans véritable consultation, et qu’en prime, il vient affaiblir certains contre-pouvoirs, on passe à côté de cet objectif essentiel. Une constitution n’appartient pas à un gouvernement ou à une formation politique. Elle appartient à l’ensemble de la population du Québec, incluant les Premières nations, qui doivent être parties prenantes de toute démarche de cette importance. Avant de créer de graves précédents, le projet de loi 1 doit impérativement être retiré. »

Caroline Senneville, présidente de la CSN

 

« Un des aspects les plus inquiétants du projet de loi 1 est l’utilisation d’une notion floue de “valeurs québécoises” pour limiter la contestation de certaines lois. Mais ces valeurs, qui les définit? Une société évolue, ses valeurs aussi. On ne peut pas confier à un gouvernement le pouvoir de fixer ces valeurs pour ensuite restreindre l’accès à la justice. »

Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ

 

« Une constitution devrait renforcer les droits et la démocratie, pas affaiblir les contre-pouvoirs ni hiérarchiser les libertés fondamentales. Sans consultation réelle des groupes de femmes et de la société civile, ce processus alimente le cynisme de celles et ceux qui ont l’impression que le gouvernement ne les écoute pas, ou fait seulement semblant de le faire. »

Vé Mikaelian, coordonnatrice à la vie associative à la FFQ

 

« En empêchant des organismes financés par l’État de défendre nos droits devant les tribunaux, le gouvernement transforme le financement public en un outil pour forcer leur loyauté politique. L’arbitraire est total : par simple règlement ou grâce à une majorité au parlement, un ministre pourrait étendre cette interdiction comme il le souhaite. Cela risque d’affaiblir les protections juridiques qui servent à défendre la population contre les abus de pouvoir. Les organismes d’action communautaire autonome rejettent fermement l’orientation autoritaire qui traverse ce projet de constitution. »

Tristan Ouimet-Savard, responsable des dossiers politique au RQ-ACA

 

« Le dépôt PL1 s’inscrit dans la continuité d’une série d’actions gouvernementales qui témoignent d’une dérive centralisatrice et autoritaire visant à renforcer les pouvoirs du gouvernement et à affaiblir les contre-pouvoirs, en particulier ceux des tribunaux et de la société civile. La LDL dénonce la volonté du gouvernement de centraliser le pouvoir entre ses mains et d’affaiblir le régime de protection des droits et libertés de l’ensemble de la population québécoise. »

Paul-Étienne Rainville, chargé de dossier à la LDL

 

« Le projet de loi 1 rétrograde la Charte québécoise des droits de la personne en lui imposant de nouvelles limitations. Il affaiblit les droits individuels et collectifs en les hiérarchisant. Il nie les droits des peuples autochtones et marginalise davantage les droits économiques, sociaux et culturels. Il restreint l’accès à la justice pour défendre les droits des plus vulnérables. Cela en ignorant les exigences procédurales découlant à la fois des droits humains et de principes que la « constitution » prétend enchâsser »

Josée Marie Robitaille, conseillère principale communication et affaires gouvernementales, Amnistie internationale Canada francophone

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Hausse majeure de la violence en milieu carcéral https://www.csn.qc.ca/actualites/hausse-majeure-de-la-violence-en-milieu-carceral/ Mon, 16 Mar 2026 20:00:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112705 À la suite d’une violente agression de ce matin à l’établissement de détention de Québec, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN (SAPSCQ–CSN) dénonce la hausse majeure de la violence en milieu carcéral.

« Nous condamnons la violente agression survenue ce matin même à l’établissement de détention de Québec. Depuis des mois, nous décrions des actes de plus en plus violents vécus par les agents en service correctionnels (ASC) en les plaçant dans un contexte de montée généralisée de ce type d’agressions dans les établissements de détentions du Québec. Face à cette hausse vertigineuse des agressions en milieu carcéral, nous nous sentons carrément abandonnés par le ministère de la Sécurité publique (MSP) qui banalise ces événements par son inaction », souligne le président du SAPSCQ–CSN, Mathieu Lavoie.

« Le MSP doit engager et fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer la santé et la sécurité du travail des ASC et reconnaitre le caractère particulier de notre métier », conclut le président du syndicat.  

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN s’oppose à un interdit de publication https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-soppose-a-un-interdit-de-publication/ Mon, 16 Mar 2026 19:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112702 Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter de demain devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des stratégies d’affaires de la multinationale contenues dans des documents déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, plusieurs de ces informations financières et opérationnelles sont au cœur du litige, ne serait-ce parce qu’elles démontrent qu’Amazon avait un plan d’expansion de ses opérations de distribution au Québec. L’analyse financière au cœur de la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts doit également pouvoir être soumise à un examen public, argue la centrale syndicale.

La décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code. « Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es de l’entrepôt fruits et légumes du groupe Metro votent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-lentrepot-fruits-et-legumes-du-groupe-metro-votent-la-greve/ Mon, 16 Mar 2026 16:54:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112697 Un conflit de travail pourrait affecter la livraison de fruits et légumes auprès des 1000 magasins du groupe Metro : les employé-es du centre de distribution Metro Laval, le seul du genre appartenant à Metro au Québec, ont voté la grève à 97 % lors d’une assemblée générale tenue hier.

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de chauffeurs inc., à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

« Les travailleuses et les travailleurs sont tannés du manque d’indications de l’employeur quant aux augmentations salariales. Aucune offre salariale n’a été déposée encore. Avec un tel mandat de grève, on envoie un message très clair : on veut retrouver le pouvoir d’achat qu’on a perdu au cours des dernières années », indique Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN.

La situation financière du groupe Metro est des plus reluisantes, souligne le syndicat. Depuis 2019, le chiffre d’affaires a crû de 28 % et les profits ont augmenté de 39 %. Les dividendes aux actionnaires ont progressé de 56 %, alors que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a profité d’une augmentation salariale de 37 %.

Les salaires des employé-es du centre de distribution et du siège social, eux, n’ont progressé que de 11 % au cours de la même période, dénoncent des affiches syndicales placardées à l’entrepôt au cours des derniers jours.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, il est clair que le groupe a la capacité financière pour répondre aux demandes des salarié-es. « Metro est une entreprise québécoise en pleine santé. Sa rentabilité est le résultat direct de l’engagement et du travail de ses employé-es. Ceux-ci méritent leur part de cet enrichissement. »

« Il est temps que le groupe Metro dépose des offres salariales sérieuses à la table de négociation », affirme le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. « La forte participation et la hauteur du vote de grève d’hier confirment que les travailleuses et les travailleurs sont déterminés à retrouver leur pouvoir d’achat. Ils peuvent compter sur toute la solidarité CSN pour atteindre cet objectif ! »

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite-1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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