CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 19 Jan 2026 16:43:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Rejet unanime des offres patronales dites « finales » chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/rejet-unanime-des-offres-patronales-dites-finales-chez-lavo/ Mon, 19 Jan 2026 15:48:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111012 Réunis en assemblée générale ce samedi 17 janvier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont rejeté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, les dernières offres, qualifiées de « finales » par la partie patronale.

« Après plus de 50 rencontres, nos négociations traînent toujours. L’employeur n’est pas à l’écoute et il persiste à ne pas déposer des offres à la hauteur. Les demandes de reculs sont encore nombreuses et les membres tenaient à envoyer un message clair à la direction : la détermination des membres à régler cette négociation reste entière et l’employeur doit en saisir la juste mesure s’il veut éventuellement qu’on en arrive à une entente de principe », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Ça fait plus d’un an que les négociations sont difficiles avec Lavo. Les salarié-es sont conscients que leur employeur ne les respecte pas et leurs dernières offres, qualifiées de “finales”, sont très révélatrices à cet égard. À la table de négociation, de simples clauses qui demandent généralement peu de temps à régler nécessitent plusieurs rencontres pour trouver un terrain d’entente. À l’issue de ce vote, la balle est dans son camp : si elle veut régler, Lavo n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager une plus grande part de ses profits avec celles et ceux qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À la suite de ce rejet clair et net, nous invitons à nouveau l’employeur à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes légitimes du syndicat. La direction s’entête à étirer inutilement la négociation, ce qui nuit au retour d’une paix industrielle souhaitable à un bon climat de travail. Actuellement, la partie patronale fait face à une vérité incontournable : pour en arriver à une entente avec ses salarié-es, ils devront sérieusement refaire leurs devoirs et revoir leurs positions », conclut le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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L’employeur multiplie les requêtes légales au lieu de négocier https://www.csn.qc.ca/actualites/lemployeur-multiplie-les-requetes-legales-au-lieu-de-negocier/ Mon, 19 Jan 2026 15:16:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111007 Le 22 décembre, les avocats du CPE Le Jardin de Robi ont interpellé de nouveau le ministre du Travail pour lui demander d’intervenir dans le conflit de travail plutôt que de consacrer leurs efforts à la recherche d’une solution négociée. Rappelons qu’aucune rencontre de négociation n’a eu lieu depuis le 6 novembre, suivant le refus de l’employeur de discuter des pistes de solutions présentées par le syndicat, lesquelles auraient permis de conclure un règlement. Pour sa part, le syndicat est pleinement disponible pour reprendre les négociations à tout moment.

Rappelons que le 18 décembre, le ministre du Travail, Jean Boulet, a répondu négativement à une première demande d’intervention, invitant l’employeur à reprendre les négociations. Au lieu de cela, ce dernier a mandaté ses avocats pour formuler une nouvelle demande d’intervention auprès du gouvernement tout en refusant de reprendre la négociation.

« Voici un employeur qui préfère investir dans des frais d’avocats plutôt que dans un règlement de la convention collective, déplore la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay. Lors des consultations menant à l’adoption du projet de loi 14, limitant le droit de grève, nous avions prévenu le ministre du Travail qu’il envoyait aux employeurs le message qu’ils pourraient dorénavant se défiler de leur obligation légale de négocier en misant sur une intervention du gouvernement. Ce qui est le plus choquant ici, c’est que l’employeur tente d’utiliser la nouvelle loi pour imposer des reculs aux conditions de travail des éducatrices. »

« Depuis le début de la négociation, les patrons cherchent à briser le rapport de force des travailleuses pour mieux leur imposer leurs volontés, poursuit la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, Hélène Brassard. Actuellement, toute la pression est dirigée vers les travailleuses alors qu’elles veulent juste conserver leurs conditions actuelles. Selon nos informations, bien que le CPE soit complètement fermé, la directrice et la directrice adjointe du CPE reçoivent leurs pleins salaires et tentent par tous les moyens de miner la crédibilité du syndicat. »

Les travailleuses traversent présentement un troisième mois de grève. Au cœur du conflit : la volonté de l’employeur d’abolir la demi-heure de diner rémunérée, un droit conquis dans ce CPE il y a plus de 40 ans. Elles ont présenté différentes pistes de solution afin de préserver leurs conditions de travail tout en rejoignant les préoccupations de l’employeur. Pour le syndicat, il y a suffisamment de marge de manœuvre dans ses propositions pour pouvoir conclure un règlement.

Or, l’employeur refuse de reprendre les négociations depuis plusieurs semaines, exigeant du syndicat qu’il accepte sa demande intégralement. Cette nouvelle requête auprès du ministre du Travail laisse présager l’intention patronale de prolonger le conflit indûment. Soulignons enfin que le conseil d’administration du CPE, sur lequel siègent des parents, a également un pouvoir de décision.

« Ce n’est pas comme si on demandait la lune, déplore la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Nathalie Duperré. C’est bien l’employeur qui nous demande d’accepter de travailler deux heures de plus chaque semaine pour maintenir la même rémunération. Nos conditions de travail sont garantes d’un service de qualité auprès des enfants et de leur famille. Elles ont leur raison d’être et on s’explique bien mal la fermeture montrée par Le Jardin de Robi à trouver un terrain d’entente satisfaisant pour les deux parties. »

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN). Celui-ci est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean (CSN), ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Fonderie Horne : le premier ministre Legault doit terminer le travail avant son départ https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-le-premier-ministre-legault-doit-terminer-le-travail-avant-son-depart/ Mon, 19 Jan 2026 13:28:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111003 La CSN et les Métallos (FTQ) estiment qu’il est minuit moins une pour conclure une entente entre le gouvernement du Québec et la Fonderie Horne (Glencore), afin d’assurer la pérennité de la filière du cuivre. Rappelons que le début de la procédure de fermeture est prévu pour le 31 janvier prochain.

« Le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, doit finaliser une entente acceptable avec Glencore avant de quitter son poste. Sinon, le possible changement de gouvernement en octobre va faire perdre beaucoup de temps. On jouerait alors avec le feu pour l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Incertitude interminable

Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN ainsi que la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est tiennent à rappeler que la période d’incertitude sur l’avenir des emplois pèse lourdement sur la santé psychologique des travailleuses et travailleurs des deux usines ainsi que de l’ensemble de la communauté.

« Nos membres vivent avec une pression constante depuis 2018, et même depuis plus longtemps encore. Lorsque surviennent des événements hors de notre contrôle, comme l’annonce du premier ministre cette semaine, cela peut amplifier le stress, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité face à l’avenir », soulignent le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith, ainsi que celui de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est, Stéphane Côté.

Soulignons qu’à l’heure actuelle, la Fonderie Horne compte un peu plus de 50 travailleuses et travailleurs de moins qu’à pareille date l’an dernier. La polarisation médiatique et politique entourant le dossier n’est pas sans conséquences : presque aucun nouveau curriculum vitae n’est reçu, alors que l’usine doit continuer de produire au même rythme. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les équipes en place. « C’est intenable à moyen terme », précise Shawn Smith.

L’importance du cuivre

 Si la Fonderie Horne disparaît, l’usine CCR de Montréal fermerait aussi ses portes, puisqu’elle s’approvisionne principalement à l’usine de Rouyn-Noranda. « La norme de 15 nanogrammes d’arsenic permet d’assurer un équilibre entre la santé de la population et la pérennité des emplois et des communautés. Le Québec et le Canada au complet ont besoin de cuivre et ces deux usines sont essentielles au recyclage des batteries. Le suspense a assez duré, le gouvernement doit faire son lit », plaide le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

« Le cuivre est essentiel pour la transition énergétique, puisqu’il est une composante de tout appareil électrique ou électronique, de même que des lignes de transport d’électricité. Et c’est possible de produire du cuivre selon des normes environnementales comparables à celles du reste du Canada ou de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner une passe gratuite à Glencore, simplement d’être réaliste sur les objectifs », soutient Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Ce dernier ajoute que l’immense chantier prévu par Hydro-Québec dans les prochaines années nécessitera plusieurs tonnes de cuivre et qu’il serait hasardeux de dépendre complètement des importations en ces temps incertains.

Les discussions sur le rachat de Glencore par Rio Tinto ajoutent à l’incertitude. Si cette fusion de deux grandes multinationales advient, le géant qui en résulterait pourrait prendre de nouvelles décisions en fonction de l’ensemble de ses nombreuses usines partout dans le monde, surtout si l’incertitude persiste sur le droit de produire à la Fonderie Horne. « Il est donc urgent de régler si l’on veut que l’intérêt du Québec et du Canada compte dans la décision finale sur l’avenir de la Fonderie Horne », font valoir le président de la FIM-CSN, Kevin Gagnon, ainsi que le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

Instabilité politique pour la région

Depuis la fin du premier mandat de la CAQ en 2022, aucun député régional n’a occupé le poste de ministre responsable de la région. Pendant cette période, Mathieu Lacombe, Jean Boulet et François Legault se sont succédé dans ce rôle. Ce dernier va quitter à son tour et il n’a pas encore terminé ce mandat. « Cette instabilité n’envoie pas un signal positif, tant pour l’attractivité de Rouyn-Noranda que pour celle de l’ensemble de la région. », souligne Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central d’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

À propos

 Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

 

 

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Entente de principe avec la ville https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-avec-la-ville/ Fri, 16 Jan 2026 22:59:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110974 Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN est parvenu à une entente de principe concernant les conditions de travail des cols bleus. Cette entente sera présentée aux membres du syndicat la prochaine semaine.

L’entente est intervenue au cours de la journée avec la ville de Saint-Mathias-sur-Richelieu. Rappelons que les salarié-es sont sans contrat de travail depuis 2022 et qu’ils n’ont reçu aucune augmentation salariale depuis.
Aucune entrevue ne sera accordée d’ici à ce que les membres se prononcent sur le contenu de l’entente.

À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les membres du syndicat augmentent la pression https://www.csn.qc.ca/actualites/employe-es-municipaux-de-murdochville-les-membres-du-syndicat-augmentent-la-pression/ Fri, 16 Jan 2026 19:14:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110970 Réunis en assemblée générale ce jeudi 15 janvier, face à un employeur qui sous-estime leur détermination, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont décidé d’augmenter la pression.

« Après sept rencontres de négociation, notre employeur persiste à ne pas prendre nos revendications au sérieux. Nous avons déposé nos demandes salariales le 26 novembre dernier et la partie patronale nous est revenue avec une proposition le 9 janvier dernier. Une seconde offre de dernière minute, déposée deux heures avant notre assemblée générale de ce soir, et sans surprise, leurs propositions demeurent encore très loin de nos demandes. Il est clair pour le comité de négociation qu’il nous faut donc augmenter la pression. Et ça tombe très bien parce que tous les membres de notre syndicat partagent notre avis », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Rappelons que la municipalité dispose d’un excédent actuel totalisant environ 1,7 million $ et que — nous avons bien fait nos calculs — les demandes du syndicat ne compromettent pas cette excellente situation financière. Alors que l’inflation frappe de plein fouet les finances personnelles de ses salarié-es, l’employeur n’aura pas le choix d’ajuster ses offres en conséquence », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les membres du syndicat s’impatientent parce qu’ils sont prêts à négocier depuis le mois de février 2025 et qu’actuellement, elles et ils ne sentent pas que la nouvelle administration les prend au sérieux. Si le nouveau maire veut assurer des services de qualité aux citoyennes et citoyens de Murdochville, il connaît la voie de passage pour y arriver », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

 

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Mandat de grève à la Librairie Raffin https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-a-la-librairie-raffin/ Fri, 16 Jan 2026 14:26:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110958  C’est à l’unanimité que les travailleuses et les travailleurs de la Librairie Raffin de la Plaza Saint-Hubert se sont dotés mercredi soir d’un mandat de grève de cinq jours. En négociation depuis septembre, ils revendiquent un salaire d’entrée à 20 $ l’heure.

« Nos salaires actuels nous maintiennent sous le seuil de la pauvreté. On adore notre métier et on espère ne pas se rendre à la grève, mais si l’employeur reste campé sur sa position, on n’aura pas le choix. Notre passion ne paie pas le loyer », explique la porte-parole du syndicat, Louise Aquadro.

Le revenu actuel des salarié-es de la librairie se situe entre le salaire minimum et 19 $ l’heure, selon l’ancienneté. Parallèlement, l’employeur vient de clore une période des fêtes très lucrative, laquelle suit plusieurs années de croissance économique, ajoute le syndicat.

« La librairie est chanceuse de pouvoir compter sur des travailleuses et travailleurs passionnés, expérimentés et équipés pour faire rayonner la culture québécoise. Pourtant, on constate que l’employeur est très rigide sur ses offres salariales et ne démontre pas du tout de volonté de négocier sur sa proposition monétaire », explique le président de la Fédération du commerce-CSN, Serge Monette.

« C’est vraiment le strict minimum qu’avec 35 heures de travail, les libraires de chez Raffin puissent vivre décemment. Avec ses salaires crève-faim, l’employeur pousse ses travailleuses et ses travailleurs à la porte. Tous les membres du syndicat sont prêts à se mobiliser pour faire bouger les choses », conclut la secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Chantal Ide.

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Aucun arbitrage au Massif : les travailleuses et les travailleurs refusent les raccourcis et exigent une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/aucun-arbitrage-au-massif-les-travailleuses-et-les-travailleurs-refusent-les-raccourcis-et-exigent-une-vraie-negociation/ Thu, 15 Jan 2026 20:04:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110954 Réuni-es en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN n’iront pas en arbitrage tel que l’employeur l’exige. Cette décision s’inscrit dans une volonté ferme : ne pas abandonner leur avenir à une tierce partie et forcer l’employeur à revenir sérieusement à la table de négociation.

« L’arbitrage n’est pas une solution. C’est un renoncement. C’est accepter que quelqu’un qui ne connaît ni la réalité du travail sur la montagne ni les conditions vécues par les salarié-es, tranche à leur place. Les veulent un règlement négocié, et ce avant la fin de la saison. Le syndicat ne confiera pas la négociation à un tiers avec une issue incertaine. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font vivre le Massif, et ce sont elles et eux qui doivent décider », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

Le syndicat croit encore à la négociation, contrairement à l’employeur

Le syndicat tient à être parfaitement clair : la négociation demeure la voie privilégiée. La conciliation peut encore fonctionner, une entente est possible. Mais pour cela, l’employeur doit choisir de négocier pour vrai, et non multiplier les sorties médiatiques et les manœuvres pour éviter la table. Depuis le déclenchement de la grève, l’employeur tente de faire croire que le syndicat bloque les discussions. Or, les faits et les agissements de la partie patronale révèlent une tout autre histoire.

« L’employeur affirme dans les médias que le syndicat ne fait pas d’offres sérieuses. C’est faux. La dernière offre complète et structurée à la table vient du syndicat. Dire le contraire, c’est tromper volontairement l’opinion publique. On met beaucoup plus d’énergie pour entacher la réputation du syndicat et sauver son image corporative qu’à négocier. Ça n’aurait pris qu’une fraction de toute cette énergie investie par l’employeur pour en arriver à un règlement. Malheureusement, ce n’est pas leur priorité », dénonce le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Un double discours inacceptable

Alors que l’employeur prétend agir pour le bien de la région, ses gestes démontrent exactement l’inverse. Depuis le début du conflit, il a recours à des briseurs de grève pour maintenir la montagne ouverte, ce qui lui permet de retarder la négociation et d’éviter de ressentir une réelle pression. Il priorise les clients du Club Med avant de penser à sa propre région et aux travailleuses et aux travailleurs des villes avoisinantes.

« On ne peut pas prétendre se soucier de la région tout en affaiblissant celles et ceux qui la font vivre. Utiliser des briseurs de grève pour contourner un conflit, notamment en recourant à des autobus afin d’assurer la remontée du bas vers le haut de la montagne, ce n’est pas protéger l’économie régionale : c’est l’abîmer. Prioriser une clientèle de passage qui ne fera même pas vivre les commerces locaux, tout en affirmant agir pour la région, c’est tout simplement effronté », s’indigne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À cet effet, l’employeur devra se défendre devant le Tribunal administratif du travail le 20 janvier prochain en lien avec son utilisation de briseurs de grève. Une plainte formelle a été déposée par le syndicat la semaine dernière, forçant la tenue d’une audience.

Ce choix patronal prolonge inutilement le conflit, fragilise la saison hivernale et nuit à l’ensemble de la communauté. Tout cela aurait pu être évité si l’employeur avait choisi la voie du dialogue plutôt que celle de l’affrontement.

La responsabilité est claire

Les travailleuses et les travailleurs n’ont jamais fermé la porte à la négociation. Elles et ils sont encore disponibles pour négocier à tout moment, mais pas à n’importe quel prix. Le respect, la reconnaissance du travail et des conditions justes ne sont pas négociables.

Le message est limpide : la mobilisation est forte, la détermination est intacte et la solution passe par la table de négociation.

 

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2026 doit être l’année du retour vers le social espèrent plusieurs groupes sociaux aux côtés du FRAPRU https://www.csn.qc.ca/actualites/2026-doit-etre-lannee-du-retour-vers-le-social-esperent-plusieurs-groupes-sociaux-aux-cotes-du-frapru/ Thu, 15 Jan 2026 16:37:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110950 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tient aujourd’hui à Montréal la première d’une série d’assemblées publiques « Logement : retour vers le social ». Plus d’une cinquantaine d’organisations de divers horizons y sont attendues. Pour le lancement de cette tournée, des représentant•es de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES), du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) et de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) se sont joint au FRAPRU, lors d’une conférence de presse, afin de dénoncer les violations du droit au logement, illustrer les conséquences de la crise dans leur milieu et interpeller le gouvernement pour des investissements massifs dans le logement social. La suite de la tournée du FRAPRU se déploiera au cours de l’hiver, dans plusieurs régions du Québec.

Alors que Québec amorce sa période prébudgétaire dans un contexte où l’inabordabilité du logement prend de l’ampleur, les organisations réunies sont scandalisées du peu d’investissements récents dans le logement social. Les rares fonds publics sont trop souvent dirigés vers des projets qui demeurent hors de prix pour les locataires à faible et modeste revenus. L’absence de programme de logement social risque d’accentuer l’effritement du filet social en matière de logement. 

Si la tournée d’assemblées publiques du FRAPRU s’inscrit sous le thème d’un « retour vers le social » c’est aussi pour rappeler que, malgré le discours dominant sur la nécessité d’en faire plus avec moins, l’ingénierie financière, les approches « portefeuille”, et autres pirouettes exigées pour minimiser la part d’argent public investie, ces économies se font au détriment de la mission sociale des projets. Le « social » dans « logement social » n’est pas une marotte : il réaffirme le pouvoir des locataires sur leurs conditions de logement, une accessibilité financière immédiate, la pérennité des logements dans un patrimoine collectif pour toutes les générations et leur ancrage communautaire. Tout ceci garantit que les investissements publics demeurent un patrimoine collectif avec les retombées économiques et sociales qui font la force du logement social.

L’inabordabilité des logements entraîne des coûts sociaux et économiques majeurs : les impacts sur la santé physique et mentale et la hausse de l’itinérance sont documentés, notamment par l’Observatoire québécois des inégalités. Ces coûts continueront d’augmenter tant que le gouvernement du Québec, du Canada et les municipalités n’adopteront pas la perspective de doubler le parc de logements sociaux. Or, les politiques actuelles misent sur des logements dits « hors marché » dont les loyers s’apparentent à ceux du marché, ou sur des logements qualifiés d’«abordables», sans l’être réellement et qui n’ont pas les mêmes retombées sociales et économiques que le logement social

Le regroupement et ses nombreux alliés dans la société civile insistent sur l’urgence d’agir: la véritable solution structurelle, pour répondre aux besoins urgents et amoindrir les besoins futurs, demeure un retour affirmé vers le logement social, sous toutes ses formes, incluant un programme de logements publics. Ils demandent que le prochain budget québécois prévoie un financement suffisant, assorti de cibles claires de développement.

 

CITATIONS 

Louis-Frédéric Verrault-Giroux, organisateur communautaire au Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ)
 « Construire des logements “abordables” au prix du marché n’aide en rien les personnes précarisées, qui continuent jour après jour d’être poussées vers l’itinérance. Pour renverser la tendance en itinérance, la solution, on la connaît, c’est le logement social. Il faut donner aux organismes communautaires les moyens de bâtir des logements sociaux et d’accompagner durablement les personnes qui sortent de la rue. »

Chloé Dauphinais, responsable des dossiers politiques à la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
«L’inabordabilité du logement frappe de plein fouet les familles monoparentales. Quand plus de la moitié du revenu passe dans le loyer, il ne reste plus assez pour la nourriture, les vêtements, le transport ou les activités des enfants, elles doivent alors faire des choix déchirants. Les familles peinent à joindre les deux bouts! Il faut développer des logements sociaux familiaux véritablement abordables, pour que les familles puissent sortir du cycle de la pauvreté. C’est urgent! »

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN)
« Dans tous les secteurs d’emploi, l’inabordabilité des loyers contribue à l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, même lorsque leurs revenus augmentent un peu. On ne peut pas parler de conditions de travail décentes si les gens doivent choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner.  Il est scandaleux de constater qu’on retourne carrément dans des situations où il faut compter sur la charité pour survivre alors qu’on a fait le choix comme société de miser sur un filet social fort. C’est pourquoi nous réaffirmons l’importance des programmes sociaux, dont des programmes de logements sociaux efficaces et adéquatement financés, comme piliers du filet social québécois. »

Sophie Bouchard, Responsable aux affaires internes à la Coalition de Résistance pour l’Unité Étudiante Syndicale (CRUES)
« La crise du logement amène de plus en plus d’étudiant•e•s à vivre de l’insécurité alimentaire et une précarisation étouffante. Présentement, avec le délaissement actif dont fait preuve le gouvernement à l’égard de l’éducation, il est impossible de considérer que les conditions de vie de la population étudiante sont saines et propices à un apprentissage libre, accessible et de qualité. Il faut donc que le gouvernement comprenne que les logements sociaux étudiants, ce n’est pas une option, c’est une nécessité. »

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
« Non seulement les gouvernements ont-ils réagi à la crise à retardement, mais quand ils s’y sont attelés c’est pour s’en remettre à une politique de l’offre. L’État a tout bonnement profité de la crise pour sous-traiter la solution, au lieu de consolider son expertise et prendre ses responsabilités de mise en œuvre du droit au logement. La solution éprouvée, on la connaît : un grand chantier de logement social centré sur la participation des locataires et des communautés. Plutôt que de céder aux sirènes de l’ingénierie financière ou de tenter de réinventer la roue pour réduire la facture de l’État, il faut simplement financer adéquatement ces logements en tenant compte de la capacité de payer des locataires.»

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Au-delà de la personne, ce sont les politiques de la CAQ qui ne fonctionnent pas https://www.csn.qc.ca/actualites/au-dela-de-la-personne-ce-sont-les-politiques-de-la-caq-qui-ne-fonctionnent-pas/ Wed, 14 Jan 2026 16:36:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110947 François Legault prend la bonne décision en démissionnant. Il était devenu évident qu’il n’était plus l’homme de la situation. Mais au-delà de la personne, ce sont les politiques de la CAQ qui ne fonctionnent pas. La déconnexion de ce gouvernement face aux besoins criants de la population demeure entière. L’année électorale dans laquelle nous entrons s’avère donc cruciale.

Avis au successeur de M. Legault : persister dans la même veine de confrontation avec les organisations syndicales et autres contre-pouvoirs ne sera jamais payant. Dans de telles circonstances, la seule chose sensée à faire serait d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3.

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Les 22 salarié-es d’Ortec Environnement Services de Saint-Rémi en lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/les-22-salarie-es-dortec-environnement-services-de-saint-remi-en-lock-out/ Tue, 13 Jan 2026 19:20:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110933 Le 7 janvier dernier, Ortec Environnement Services a décrété un lock-out à son établissement de Saint-Rémi, jetant ainsi à la rue 22 salarié-es.

« Nous comprenons mal la réaction de l’employeur. Nous n’avons pas exercé de moyens de pression. Nous n’avions aucun vote de grève dans notre manche avant le déclenchement du lock-out. Le syndicat et ses membres croyaient à la négociation », affirme le président du syndicat d’Ortec Environnement de Saint-Rémi, Pierre-Philippe Lamarque.

« Nous négocions en ce moment avec le conciliateur. Nous avions pratiquement réglé toutes les clauses normatives. Mais l’employeur a préféré nous mettre à la rue tout de suite, en pensant que nous allions revenir à genoux pour sa grosse période du printemps. Il se trompe, nous avons adopté à 89 % un mandat de grève générale illimitée, le 7 janvier dernier. Dorénavant, c’est nous qui décidons quand nous reviendrons », ajoute-t-il.

Les salaires
« Au lieu de négocier une solution avec le syndicat, il fait miroiter aux employé-es de grosses augmentations salariales en échange du retrait d’une demande concernant l’assignation. Une fois assis à la table, nous lui proposons l’abandon de cette demande, mais il exige alors le retrait de l’ensemble des demandes restantes… en échange d’un 0,25 % de plus sur les salaires », soutient la secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Linda Tavolaro.

« La direction devrait travailler à accélérer le processus de négociation pour en arriver à une solution négociée dans les plus brefs délais. Un employeur qui respecte ses employé-es ne les met pas en lock-out en revenant des fêtes. Les membres ne rentreront pas à genoux », ajoute la première vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024. Les négociations ont commencé le 31 janvier 2025. Le conciliateur s’est joint à la table en septembre dernier. Cet automne, il y a eu quatre séances de négociation. Depuis le lock-out, deux séances ont été tenues. La prochaine rencontre est prévue le 6 février.

Les travailleuses et travailleurs de l’établissement de Saint-Rémi d’Ortec Environnement Services sont opérateurs de camions et aide-opérateurs. Ils se déplacent sur différents terrains pour des opérations de pompage et de nettoyage : fosses, réservoirs, bacs, réseaux.

À propos
Les 22 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Ortec Environnement Services Inc. – St-Rémi–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Grève générale illimitée chez Kruger à LaSalle : plusieurs produits connus affectés https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-generale-illimitee-chez-kruger-a-lasalle-plusieurs-produits-connus-affectes/ Mon, 12 Jan 2026 11:30:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110888 Les 150 employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève générale illimitée, devant l’impasse dans les négociations. L’employeur a en effet refusé l’ultime proposition du conciliateur, qui était pourtant jugée acceptable par le comité de négociation syndical. Plusieurs marques très connues seront affectées, puisqu’elles sont normalement emballées à LaSalle avant d’être expédiées chez différents distributeurs.

« Partir en grève n’est pas une décision facile à prendre, mais les travailleuses et les travailleurs de Kruger LaSalle ont voté cette grève à 99 %. Ils ont ensuite maintenu leur détermination dans deux assemblées, notamment en rejetant les dernières offres de l’employeur et une proposition insuffisante soumise par le conciliateur. Nos membres se tiennent la tête haute et c’est comme ça qu’ils vont obtenir le respect de l’employeur », affirme François Enault, 1er vice-président de la CSN, venu soutenir les grévistes sur la ligne de piquetage aujourd’hui à LaSalle.

« On le répète encore une fois, les offres patronales doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, considérant la hausse de l’inflation pour la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison non plus que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger dans son ensemble », affirme le président du Syndicat des employé-es de Kruger LaSalle–CSN, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre derniers en plus d’une autre de sept jours, tenue en décembre passé.

Des produits essentiels touchés

Des produits bien connus des consommateurs sont emballés chez Kruger LaSalle et la livraison se compliquera dans les jours et semaines à venir. Notamment pour des produits de papier à usage domestique fabriqués au Québec par Kruger comme Cashmere, Sponge Towels ou Scotties. Certaines marchandises agroalimentaires sont aussi mises en boîte à LaSalle.

Kruger est rentable et en expansion

« On ne comprend pas comment Kruger, une compagnie rentable qui a réalisé, ou prévoit réaliser, de nouveaux chantiers importants au Québec : à Sherbrooke, à Gatineau et à Trois-Rivières. Kruger a également commencé à moderniser son usine de LaSalle. Clairement, ce fleuron québécois peut maintenir le niveau de vie de ses travailleuses et de ses travailleurs ou même l’améliorer », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Solidarité

« Les travailleuses et travailleurs de Kruger peuvent être fiers de la détermination, du courage et de la solidarité dont ils font preuve dans ce conflit. Tous les syndicats CSN de la région les appuient sans réserve. C’est grâce à leur combativité et à leur solidarité que les membres du syndicat amélioreront leurs conditions de travail, et nous les appuierons jusqu’à ce qu’un règlement satisfaisant survienne », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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LM Wind Power : la CSN demande à Ottawa de stopper les expulsions de TET https://www.csn.qc.ca/actualites/lm-wind-power-la-csn-demande-a-ottawa-de-stopper-les-expulsions-de-tet/ Mon, 12 Jan 2026 11:00:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110884 Quelque 140 travailleuses et travailleurs philippins expérimentés sont menacés d’expulsion en 2026 et 2027, en raison de nouvelles règles fédérales plus strictes et qui se resserrent sans cesse. En effet, la nouvelle exigence imposée aux entreprises pour qu’elles puissent conserver tous ses travailleurs étrangers temporaires (TET) implique des seuils salariaux élevés. Le seuil, qui permet de se conformer à la catégorie des hauts salaires, avait déjà été haussé de 20 % en 2024 et il a été fixé à près de 35 $ l’heure en juin 2025.

La CSN estime que le resserrement des règles en immigration ne devrait pas nuire à l’économie canadienne et québécoise. Plusieurs des TET philippins chez LM Wind Power ont plusieurs années d’expérience et jouent un rôle essentiel dans cette usine de pales d’éoliennes. « On demande à la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, d’éviter les expulsions de travailleurs essentiels à l’économie des régions. On veut maintenir les TET qui sont déjà établis au Québec. Ils et elles jouent un rôle crucial dans la transition écologique et dans l’économie régionale », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« On est d’accord avec ce principe de seuil salarial. On demande justement à LM Wind Power d’augmenter nos salaires et avantages à hauteur de 35 $ l’heure dans la prochaine convention collective, mais on craint que ça ne suffise pas pour conserver nos employé-es. Ce barème a été augmenté ces dernières années. Même si on atteint le seuil actuel, on risque de seulement gagner du temps puisqu’il pourrait de nouveau être haussé significativement en cours de convention », explique le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de LM Wind Power–CSN, Jean-Éric Cloutier. Le syndicat demande donc au gouvernement fédéral de maintenir le seuil à 35 $ et d’établir une simple indexation annuelle prévisible en fonction de l’inflation. L’usine compte plus de 400 travailleuses et travailleurs au total.

Une multinationale qui paye moins bien ses travailleurs

LM Wind Power est une filiale de GE, une très grande multinationale américaine active notamment dans le secteur des énergies renouvelables. « Il est inadmissible qu’une entreprise comme GE paye ses travailleuses et ses travailleurs moins que les autres entreprises du secteur. Plusieurs gagnent seulement 28 $ l’heure, alors qu’ils sont dans un secteur de pointe », lance le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une hausse des salaires dans cette usine est d’autant plus faisable que les nombreux projets de développement d’énergie éolienne d’Hydro-Québec (10 000 MW de plus d’ici 2035), devraient être favorables à LM Wind Power au Québec. « On demande justement au gouvernement provincial et à Hydro-Québec de faire le maximum pour utiliser des composantes québécoises d’éoliennes. À cet égard, notre voisin du Sud ne se gêne pas pour favoriser son pays », ajoute Kevin Gagnon.

Gaspé peut accueillir des travailleurs

« Il y a un nouvel écoquartier en préparation qui accueillera 320 logements à Gaspé en 2026. On a aussi 86 logements abordables déjà en construction dans la ville. On peut continuer de recevoir les Philippins et les Philippines. Les politiciens ne devraient pas aller contre la volonté des régions quand la capacité d’accueil est respectée », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madelaine–CSN, Pierre-Luc Boulay. Ce dernier craint qu’on restreigne trop radicalement la possibilité d’engager des TET en Gaspésie et que la main-d’œuvre locale ne suffise pas pour assurer un développement économique dans la région.

À propos

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 85 syndicats affiliés.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Les paramédics du Québec entament de nouveaux moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-du-quebec-entament-de-nouveaux-moyens-de-pression/ Thu, 08 Jan 2026 14:16:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110837 À 8 h ce matin, les sirènes des ambulances ont retenti durant une minute, partout au Québec, marquant le déploiement de moyens de pression supplémentaires des paramédics sur le terrain.

En négociation les 6 et 7 janvier, le comité de négociation des paramédics a reçu une réponse gouvernementale pour le moins décevante au dépôt global qu’il lui avait présenté à la fin décembre 2025. Malgré les compromis proposés par les syndicats, le gouvernement maintient pratiquement l’ensemble de ses demandes de recul aux conventions collectives, notamment celles ayant trait à la rémunération, que le gouvernement souhaite voir diminuer de près de 10 %.

Trois ans après l’échéance des conventions collectives, les paramédics déplorent un manque de sérieux du gouvernement et enclenchent immédiatement de nouveaux moyens de pression dans les milieux de travail.

« Malheureusement, on ne sent pas le moindre sentiment d’urgence du côté de la partie patronale, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Nous avons fait un grand pas vers un règlement avec notre dépôt global de décembre dernier. Il n’y a pas de scénario dans lequel nos membres accepteraient une baisse de leur salaire au lieu de se voir offrir une rémunération à leur juste valeur.

Le gouvernement doit en prendre acte. Ce dont le secteur préhospitalier a besoin c’est un juste salaire pour les paramédics et une reconnaissance de leur surcharge de travail, ce qui les encouragera à faire carrière dans le réseau et atténuera les problèmes de pénurie de main-d’œuvre».

 

À propos
Sans convention collective depuis le 31 mars 2023, les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

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Mandat de grève générale illimitée adopté au Massif https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-generale-illimitee-adopte-au-massif/ Fri, 02 Jan 2026 21:58:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110826 Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN annonce que ses membres ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 95 %, lors d’une assemblée tenue le 2 janvier, en marge de la première journée de grève. Ce mandat entre en vigueur immédiatement.

Ce vote survient dans un contexte de blocage complet des négociations. À quelques jours de l’échéance de la convention collective, l’employeur a mis fin aux discussions et aucune rencontre n’est actuellement prévue, laissant les travailleuses et les travailleurs sans autre levier que la mobilisation.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, ce mandat est un signal sans équivoque : « Les membres ont parlé clairement aujourd’hui. Ils et elles sont tannés d’attendre pendant que l’employeur étire les négociations. Par son retrait des négociations à l’aube de notre grève, l’employeur nous indiquait clairement que notre mandat de 10 jours ne l’inquiétait pas. Il était donc évident pour nous qu’un mandat plus fort serait nécessaire pour lui faire reprendre les négociations. »

Du côté du président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, la situation était prévisible : « Quand un employeur refuse de faire des avancées concrètes et quitte la table, il pousse directement vers un conflit. Les travailleuses et les travailleurs ne demandent pas l’impossible, ils demandent du respect et une entente juste. Ce mandat est la conséquence directe de l’intransigeance patronale. »

Pour le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Louis Hamel, les impacts dépassent largement le milieu de travail : « En laissant traîner la situation, l’employeur met en péril bien plus qu’une convention collective. C’est toute l’économie régionale et la saison hivernale qui sont fragilisées. Ce conflit aurait pu être évité si l’employeur avait choisi de négocier sérieusement. Il démontre son mépris pour la région et les gens qui y habitent. La région mérite mieux. »

Le Syndicat rappelle que ses revendications sont connues depuis le début et qu’il demeure disponible pour reprendre les discussions à tout moment. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs sont maintenant prêts à exercer une pression maximale pour se faire entendre et respecter.

Le message est clair : la mobilisation est au rendez-vous et la balle reste dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

 

 

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Massif de Charlevoix: l’employeur rompt la table de négociation et met la saison de ski en péril https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-lemployeur-rompt-la-table-de-negociation-et-met-la-saison-de-ski-en-peril/ Tue, 30 Dec 2025 21:45:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110822 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN dénonce la décision unilatérale de l’employeur de rompre la table de négociation à quelques jours seulement de l’échéance de la convention collective et de la grève annoncée du 2 janvier.

Réunis hier pour un retour à la table, les représentants syndicaux ont appris que l’employeur refusait de revenir sur l’offre syndicale déposée et qu’il lui faudrait « plus de temps ». En conséquence, l’employeur a annulé le reste de la rencontre d’hier ainsi que celle prévue aujourd’hui. Il n’y a donc désormais aucune rencontre de négociation prévue d’ici la grève du 2 janvier.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, la responsabilité de la situation est claire : « Depuis plusieurs semaines, on dénonce le manque de volonté de l’employeur. Aujourd’hui, il vient lui-même confirmer ce que nous disons. Le syndicat a tendu la main, envoyé des signaux clairs et répété ses mises en garde. Malgré tout, l’employeur a choisi de quitter la table. Les membres n’ont jamais eu comme objectif de faire la grève. Malheureusement, l’employeur nous force la main par son manque de volonté flagrant. »

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, y voit une stratégie d’évitement : « Refuser d’améliorer son offre, annuler les rencontres et gagner du temps, ce n’est pas négocier. C’est laisser pourrir la situation. L’employeur savait très bien où ça menait et il a quand même décidé de rompre la table. Il y a quelques jours on parlait d’intérêt pour l’achat d’une nouvelle montagne. Avant de penser à une autre station, il devrait peut-être s’assurer que la sienne ne soit pas en grève… »

Pour le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond, la rupture est lourde de sens : « À quelques jours du 2 janvier, il n’y a plus d’ambiguïté possible. L’employeur a été averti à répétition. En quittant la table aujourd’hui, il prend la décision consciente de plonger la région dans un conflit de travail évitable. C’est non seulement la saison de ski qui est en péril, mais toute l’industrie récréotouristique qui va être affectée. »

Le Syndicat rappelle que ses demandes sont raisonnables, connues et sur la table depuis le début. En mettant fin aux discussions, l’employeur confirme qu’il n’a pas la volonté de conclure une entente avant l’échéance.

À quelques jours du 2 janvier, le message des travailleuses et des travailleurs est limpide : ils sont prêts, mobilisés et déterminés à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois et l’avenir du Massif. La balle demeure entièrement dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.   

 

 

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La CSN publie son palmarès des pires employeurs du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-beton-provincial-renaud-bray-la-csn-publie-son-palmares-des-pires-employeurs-du-quebec/ Mon, 22 Dec 2025 16:00:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110798 Conflits de longue durée, absence de volonté de négocier sérieusement, usage de briseurs de grève, fermetures entraînant des milliers de pertes d’emplois : nombreux sont les gestes antisyndicaux qui ont ponctué l’année 2025, faisant reculer les droits des travailleuses et des travailleurs québécois. Voilà les raisons qui amènent la CSN à publier son palmarès annuel des pires employeurs du Québec.

« Les pires employeurs sont ceux qui ne daignent même pas respecter le cadre légal des relations de travail que nous avons au Québec. Les pires boss sont ceux qui bafouent la liberté fondamentale de se syndiquer et de négocier collectivement pour améliorer ses conditions de travail. Sans oublier ceux qui, une fois au pouvoir, voudraient modifier les lois du travail à leur avantage », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La palme du pire employeur de l’année revient sans conteste à la multinationale Amazon. En représailles à la syndicalisation d’un premier centre de distribution au Canada, Amazon n’a pas hésité, le 22 janvier dernier, à fermer l’ensemble de ses entrepôts situés au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. La multinationale doit aujourd’hui se défendre devant le Tribunal administratif du travail (TAT) à la suite de la contestation de ces fermetures par la CSN.

« Jour après jour, les audiences du procès nous apprennent comment Amazon, dès la syndicalisation des employé-es de l’entrepôt DXT4, a réorganisé l’ensemble de ses opérations au Québec afin d’annihiler toute présence syndicale. Un geste totalement condamnable qui a eu des répercussions sur des milliers de vies », affirme Caroline Senneville.

Les entreprises québécoises ne sont pas en reste, la compagnie Béton Provincial et les librairies Renaud-Bray se partageant les 2e et 3e positions du palmarès.

À peine six mois après avoir acquis les usines de LaSalle et Longueuil, Béton Provincial a mis ses 50 employés en lock-out le 5 décembre 2024, les privant de prestations d’assurance-emploi à l’aube de la saison morte. Alors que certains revendiquent jusqu’à 30 années de service à ces usines, les employés sont toujours dans la rue après plus d’un an et refusent les conditions exigées par l’entreprise d’André Bélanger : un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la révision à la baisse de leur assurance collective.

Le groupe Renaud-Bray, déjà sanctionné par le TAT pour négociation de mauvaise foi et usage de briseurs de grève, refuse toujours de négocier autre chose qu’un salaire fixé à 15 sous au-dessus du salaire minimum. En grève depuis plus d’un an, les employé-es des succursales Laurier Québec et des Galeries de la Capitale avaient rejeté, en juillet, les dernières offres de l’employeur après que celui-ci ait demandé au ministère du Travail d’ordonner un vote sur celles-ci. Depuis, l’employeur n’a pas daigné se représenter à la table de négociation, préférant envoyer un avis de fermeture pour la succursale des Galeries de la Capitale.


Les attaques aux lois du travail en trame de fond

En maintenant une position inflexible à la table de négociation pendant plus de 120 rencontres, la Société de transport de Montréal (STM) a amplement mérité sa présence au palmarès des pires employeurs du Québec.

« Nous avions prédit en début d’année que la révision des balises sur les services essentiels du ministre Boulet allait avoir un effet paralysant sur une multitude de négociations. La STM avait tout intérêt à jouer le calendrier : elle savait qu’une nouvelle loi allait entrer en vigueur ; elle est restée campée sur ses positions et refuse toujours de s’entendre avec l’ensemble de ses employé-es », fait valoir Caroline Senneville.

À titre d’employeur, le gouvernement du Québec se hisse aussi parmi les pires du Québec.

« Que ce soit en services préhospitaliers, en milieu correctionnel ou à l’aide juridique, des milliers de travailleuses et de travailleurs n’ont eu aucune augmentation de salaire depuis 2022 : le gouvernement n’a aucune raison valable de laisser traîner ces négociations. Il n’y a aucune raison non plus que des milliers de travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux ne reçoivent toujours pas les primes qui ont été négociées il y a maintenant deux ans », ajoute-t-elle.

En matière de santé et sécurité du travail, le ministre Boulet s’est encore une fois démarqué au cours de l’année en retirant, au sein des réseaux de santé, de services sociaux et d’éducation, les mécanismes de prévention pourtant prévus pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs québécois. Sans parler de sa responsabilité directe dans le recul des droits des travailleuses et des travailleurs par l’entremise de la loi 14 et du projet de loi 3.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La Gardienne Inc., sitôt syndiquées, les éducatrices se munissent d’un mandat de moyen de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/la-gardienne-inc-sitot-syndiquees-les-educatrices-se-munissent-dun-mandat-de-moyen-de-pression/ Mon, 22 Dec 2025 13:24:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110803 Réunies en assemblée générale vendredi dernier, les travailleuses de la garderie La Gardienne Inc. se sont dotées à l’unanimité d’un mandat de moyens de pression.  

« Notre objectif c’est de nous donner des conditions gagnantes pour négocier de la façon la plus productive possible, mais on a malheureusement dû se munir d’un mandat de moyens de pression puisque plusieurs signaux patronaux nous laissent croire que la négociation ne sera pas facile », explique la présidente du syndicat Marie-Laurence Ménard. 

Depuis le début du processus de syndicalisation, certaines éducatrices ont vécu des changements à leurs conditions de travail qui soulèvent des préoccupations, notamment en ce qui concerne des réductions d’heures et des communications liées à la sécurité d’emploi.  

« Les conditions de travail de ces éducatrices, ce sont les conditions dans lesquelles les enfants vivent au quotidien. Elles méritent le respect », explique la présidente par intérim du Conseil central de la Montérégie –CSN, Annick Primeau.  

Négociation à venir
Le syndicat, accrédité depuis octobre, a également adopté ses demandes en vue de la première négociation qui sera entamée en janvier. Ces dernières permettraient de favoriser la rétention des travailleuses, de mettre fin à l’arbitraire et au manque de respect de leur employeur et obligeront le respect des règles ministérielles. Le syndicat ajoute que si elles étaient intégrées à leurs conditions de travail, ces revendications représenteraient un pas important pour la valorisation du travail important que font chaque jour les membres du syndicat auprès des enfants. 

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Les salarié-es de la Résidence Duplessis de Trois-Rivières entament une grève de cinq jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-la-residence-duplessis-de-trois-rivieres-entament-une-greve-de-cinq-jours/ Sat, 20 Dec 2025 13:54:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110794 Après plusieurs mois de négociation marqués par un manque flagrant d’avancées à la table, les personnes salariées de la Résidence Duplessis de Trois-Rivières ont décidé d’entamer une séquence de grève de cinq jours afin de forcer l’employeur à déposer de véritables offres. Ces dernières doivent permettre de rattraper les importants retards salariaux accumulés au fil des dernières années.

Un employeur méprisant

Malgré de nombreux mois de négociation et la présence d’une conciliatrice du ministère du Travail, l’employeur refuse de démontrer une réelle volonté de parvenir à une entente satisfaisante pour les deux parties. Il s’est contenté de déposer des offres salariales anémiques et inéquitables, variant entre 8,99 % et 11 % sur quatre ans.

Pour Marlène Ross, représentante du secteur des résidences privées pour aîné-es (RPA), il s’agit d’une tentative de manipulation évidente :

« On cherche clairement à forcer les travailleuses et travailleurs syndiqués à plier le genou et à accepter des miettes. Quel message l’employeur envoie-t-il lorsqu’il choisit de rompre les négociations ? Il dit essentiellement aux membres de prendre ou de laisser l’offre, sans droit de revendiquer davantage » affirme Mme Ross.

Un ras-le-bol généralisé chez les membres

Face à l’attitude fermée et méprisante de la partie patronale, les membres de la Résidence Duplessis ont déclenché une grève de cinq jours, débutée le 19 décembre à minuit.

« Quand un employeur refuse de démontrer le respect dû à ses salarié-es à la table de négociation, il est temps de passer aux moyens de pression », affirme Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN).

« Les travailleuses et travailleurs de la Résidence Duplessis ont choisi de faire entendre leur voix collective et de dire clairement que trop, c’est trop. Nous sommes pleinement solidaires de leur lutte et nous les appuierons jusqu’à l’obtention d’une entente juste et satisfaisante » conclut le président du CCCQ.

Rappelons que le syndicat de la Résidence Duplessis est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) et qu’il adhère à la plateforme de négociation coordonnée regroupant plusieurs dizaines de RPA partout au Québec.

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Les travailleuses de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais se syndiquent et joignent la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-de-laccompagnement-des-femmes-immigrantes-de-loutaouais-se-syndiquent-et-joignent-la-csn/ Fri, 19 Dec 2025 16:35:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111017 Les travailleuses de l’Accompagnement des femmes immigrantes de l’Outaouais (AFIO) annoncent fièrement aujourd’hui leur décision de se syndiquer et de joindre les rangs de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Le personnel de cet organisme communautaire a choisi collectivement de se doter d’un syndicat afin de faire entendre sa voix et de se donner les moyens nécessaires pour améliorer ses conditions de travail. Cette initiative traduit une volonté claire d’assurer une meilleure sécurité d’emploi, de créer un cadre structuré de représentation et de promouvoir une équité juste et respectueuse pour l’ensemble des travailleuses.

« La syndicalisation est un outil essentiel pour les travailleuses de l’AFIO. Elle permettra d’instaurer un dialogue équilibré avec la direction et de travailler à des conditions de travail à la hauteur de la mission sociale fondamentale qu’elles portent chaque jour », souligne Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles (FP-CSN).

Avec l’accréditation syndicale, un processus de négociation collective débutera après les Fêtes. La CSN se dit fière d’accueillir ces nouvelles membres et de les accompagner dans cette démarche pour la reconnaissance, la justice et la dignité au travail.

« Ces travailleuses, très majoritairement issues de l’immigration, ne se syndiquent pas contre l’AFIO, mais pour l’AFIO. Pour renforcer leur pouvoir d’agir, pour améliorer leurs conditions de travail, et pour faire vivre encore davantage les valeurs de l’AFIO. Leur syndicalisation est un geste de cohérence et de respect, pour elles-mêmes, pour leur travail, et pour la mission de l’organisme », souligne le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais, Alfonso Ibarra Ramirez.

À propos

Fondé en 1919 par l’association ouvrière de Hull, le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe maintenant plus de 12 000 travailleuses et travailleurs répartis dans quelque 70 syndicats affiliés, provenant de huit fédérations qui couvrent l’ensemble des secteurs d’activité de la région. La Fédération des professionnèles est née en 1964.

La FP compte un des plus larges éventails de professions. Elle regroupe plus de 8 000 professionnèles oeuvrant majoritairement dans la santé et les services sociaux ainsi que dans les secteurs des organismes gouvernementaux, des sociétés d’État, de l’éducation, de l’aide juridique, des médecines non conventionnelles, des organismes communautaires et des professionnèles autonomes.

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Les cols bleus veulent que la négociation débloque https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-veulent-que-la-negociation-debloque/ Thu, 18 Dec 2025 14:55:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110652 Réunis en assemblée générale ce mercredi 17 décembre, les membres du syndicat des cols bleus de Saint-Mathias-sur-Richelieu ont voté à 87,5 % en faveur d’un mandat de grève de cinq jours.

« Les négociations se déroulent depuis plus d’un an. Enfin, le 22 septembre, après plusieurs séances de négociation, nous avions une entente. Les deux parties avaient travaillé de façon sérieuse et assidue en conciliation. Mais au moment de la réception des textes, l’employeur a fait volte-face et a ajouté des éléments substantiels non négociés », affirme Josée Dubé, 2e vice-présidente de la Fédération des employées et des employés de services publics–CSN et responsable politique du secteur municipal.

Une séance de négociation avec un conciliateur est prévue le 5 janvier prochain. Si l’employeur ne revient pas sur les modifications qui ont suivi l’entente du 22 septembre, le syndicat déclenchera la grève dans les jours qui suivront.

« Les salarié-es sont sans convention collective depuis 2022. Ça fait trois ans qu’ils n’ont pas reçu d’augmentation salariale. Ils ont été plus que patients. Nous vivons des années d’inflation élevée, la ville doit arrêter de tergiverser et régler rapidement pour permettre aux travailleuses et aux travailleurs de retrouver leur pouvoir d’achat », croit le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland.

À propos
Les dix membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de Saint-Mathias-sur-Richelieu–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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