Nous défendons les droits des travailleuses
et travailleurs depuis 1921

Historique des actions de la Marche mondiale des femmes au Québec

2000

26 janvier 2000 : Lancement officiel de la Marche mondiale des femmes au Québec, en direction du bureau du premier ministre Lucien Bouchard, ce geste faisant suite à une première rencontre avec celui-ci et la ministre de la Condition féminine pour leur présenter vingt revendications.

Les activités étaient nombreuses et se sont déroulées autour du 8 mars, du 4 juin pour les 5 ans de la marche Du pain et des roses, et du 9 au 13 octobre où des marcheuses et militantes de la CSN sillonnaient les rues et les routes du Québec à scander les 20 revendications pour contrer la violence et la pauvreté que subissent les femmes. Le tout s’est terminé dans la solidarité par un rassemblement de plus de 50 000 personnes à Montréal le
14 octobre.

Presque 5 millions de signatures de la carte d’appui ont été adressées au secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) en vue de lutter contre la pauvreté des femmes et la violence qu’elles vivent. Une délégation internationale lui transmettait également les revendications internationales, le 17 octobre, à New York où ont convergé des femmes du monde entier. Les femmes de la CSN étaient présentes.

2005

La Marche mondiale des femmes (MMF) en 2005 a pris la forme d’un relais de la Charte mondiale des femmes pour l’humanité sur les cinq continents. La Charte, adoptée à une réunion internationale de la MMF au Rwanda, dépeint le monde que les femmes veulent construire, basé sur l’égalité, la liberté, la solidarité, la justice et la paix.

Au Québec, quinze mille femmes accueillaient la Charte qui arrivait par le traversier à Québec le 7 mai 2005. Cinq revendications, chacune incarnant les valeurs de la Charte, avaient été dévoilées le
8 mars.

Après avoir passé la charte à un autre maillon de femmes organisées, une centaine de militantes CSN en provenance des conseils centraux et des fédérations poursuivait leur marche jusqu’au Parlement.

Le 17 octobre, clôture de la Marche, Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, des femmes de chaque fuseau horaire se sont mobilisées durant une heure pour les 24 heures de solidarité féministe mondiale. L’édifice de la CSN au 1601 De Lorimier affichait les 5 valeurs; les gens à la CSN, femmes et hommes, étaient rassemblés à l’entrée démontrant leur appui.

2010

Une manifestation le 8 mars pour lancer la Marche mondiale des femmes. Toutes bien chaussées, ça va marcher pour les militantes de la CSN!

Cette même manifestation, en route vers le bureau du premier ministre, Jean Charest, où les marcheuses y ont déposé des tas de souliers pour signifier que ce mouvement durerait jusqu’au
17 octobre.

Devant la montée des droites conservatrices des valeurs néolibérales, marchandes, patriarcales, fondamentalistes et guerrières de la société, les militantes de coalitions régionales ont organisé environ 180 actions régionales ayant mobilisé plus de
13 000 participantes réparties du 12 au 16 octobre. Chaque journée correspondant à une revendication sur : le travail des femmes : autonomie économique des femmes. Mesures urgentes de lutte contre la pauvreté; le bien commun et l’accès aux ressources; la violence envers les femmes comme outil de contrôle du corps des femmes; la paix et la démilitarisation; et les droits des femmes autochtones.

Marche de clôture réunissant 10 000 personnes à Rimouski.

2015

Une Caravane des résistances et solidarités féministes a parcouru le Québec du 10 septembre au 17 octobre pour rencontrer des femmes en vue d’échanger sur les luttes, les résistances, et les propositions novatrices pour la justice sociale, l’égalité de toutes et la protection de l’intégrité de la Terre.

Marche le 17 octobre à Trois-Rivières où tout au long de son parcours sont mis de l’avant les thèmes de l’austérité, l’environnement, les luttes des femmes autochtones et la guerre et militarisation.

À la fin de la marche se succède une série de performances artistiques et de prises de parole, dont les femmes des Premières nations.

Un « die-in », geste symbolique de protestation en se couchant au sol pour simuler la mort, en solidarité avec la revendication des femmes des Premières nations d’avoir une commission d’enquête sur les femmes disparues et assassinées au Canada.