Communiqué de presse – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 23 Mar 2026 09:57:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Communiqué de presse – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Lumières sur la réalité de la profession de paramédic https://www.csn.qc.ca/actualites/lumieres-sur-la-realite-de-la-profession-de-paramedic/ Mon, 23 Mar 2026 09:57:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112903 Les syndicats représentant les paramédics de Montréal, Laval et de la Montérégie dévoilent aujourd’hui une vidéo inédite dans laquelle une quarantaine de paramédics témoignent de leur réalité à l’occasion d’une conversation animée par l’humoriste P-A Méthot.

Les 3300 paramédics membres de syndicats CSN sont sans convention collective depuis le 31 mars 2023. En négociation, ils se butent à l’intransigeance du gouvernement qui a refusé jusqu’à maintenant toute discussion sur leurs priorités, notamment en ce qui a trait à l’établissement d’un juste salaire pour la profession de paramédic. Rappelons que les salaires non concurrentiels font en sorte que les paramédics quittent massivement le secteur après seulement quelques années.

« C’est clair, pour le gouvernement, les paramédics, nous ne sommes qu’une colonne de dépenses, déplore le président du Syndicat des paramédics et du préhospitalier de la Montérégie–CSN, Gaétan Dutil. Cette vidéo s’adresse d’abord et avant tout à l’ensemble de la population qui ne connaît pas toujours bien notre profession. Elle ignore souvent tout des obstacles institutionnels et administratifs que nous rencontrons au quotidien dans notre travail. Le secteur préhospitalier est mal en point. Il a besoin de soins d’urgence. Si le gouvernement choisit de fermer les yeux sur notre réalité, nous croyons que la population doit être informée des conséquences que cela entraîne ».

C’est le président du Syndicat du préhospitalier–CSN (Urgences-Santé), Claude Lamarche qui a initié les premiers contacts avec P-A Méthot. « Il n’a pas hésité une seconde. Côtoyant lui-même de nombreux paramédics dans son entourage, il était déjà très sensible à notre réalité. Mais après quatre heures d’échange avec les paramédics, il nous a confié en avoir appris beaucoup ! Pour une majorité de Québécoises et de Québécois, leur seul contact avec les paramédics se déroule dans des circonstances très souvent dramatiques ; la plupart ignorent complètement ce qui se passe entre deux appels d’urgence. Nous entendons inviter tous les députés du Québec à visionner cette vidéo au cours des prochaines semaines, car ils détiennent dans leurs mains les clés d’une amélioration plus que nécessaire ».

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Un manque de vision de la CAQ pour reconstruire un Québec en santé https://www.csn.qc.ca/actualites/un-manque-de-vision-de-la-caq-pour-reconstruire-un-quebec-en-sante/ Thu, 19 Mar 2026 13:23:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112792 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) accueille avec amertume le budget de la Coalition avenir Québec (CAQ) présenté plus tôt aujourd’hui à l’Assemblée nationale. Ce budget, qui se devait de répondre aux crises sociales en cours, de réparer les dégâts causés par l’austérité en santé et de compléter le réseau de services de garde éducatifs à l’enfance rate la cible, même si le pire semble évité à court terme en santé.

Le Québec fait actuellement face à plusieurs crises sociales. Devant ces nombreux défis, la CAQ n’a pas cru bon prendre ses responsabilités afin de répondre convenablement aux besoins de la population. « Le réseau de la santé et des services sociaux va mal et ne parvient plus à répondre aux besoins grandissants de la population, souligne Réjean Leclerc, président de la FSSS–CSN. Malheureusement, le gouvernement a manqué de courage et n’a pas su s’engager dans des mesures fortes qui auraient permis de se sortir de la crise qui a cours actuellement dans le réseau de la santé et des services sociaux. »

Des établissements qui demeureront vétustes

Alors que plusieurs établissements du réseau de la santé et des services sociaux tombent littéralement en ruine, la Fédération s’explique mal le choix du gouvernement de réduire le budget accordé aux infrastructures. « Il y a de quoi s’inquiéter de l’avenir de nos hôpitaux et de leur capacité à continuer de prodiguer des soins et d’offrir des services dans de telles conditions, renchérit Réjean Leclerc. Si le gouvernement avait comme souhait réel d’améliorer le réseau, il aurait fait preuve de courage et aurait choisi de prioriser ces investissements, plutôt que de se limiter aux dépenses minimales qui décroîtront au cours des prochaines années. »

Les dépenses administratives grandissantes de Santé Québec

Avec des effectifs réduits de près de 5% en un an seulement, le personnel administratif paie les frais du régime minceur imposé par Santé Québec. Malgré cette baisse de personnel, cela n’a toutefois pas empêcher les coûts administratifs d’exploser, sans compter les 132M$ de dépenses administratives supplémentaires prévues en 2025-2026. « Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’équilibre comptable presqu’atteint dont se vante Santé Québec, gronde Réjean Leclerc. Ces sommes économisées sont redirigées soit pour nourrir la bureaucratie de Santé Québec elle-même, soit vers des firmes privées externes qui facturent l’État à grands frais, et ce, au détriment des soins et des services offerts à la population et sur le dos du personnel administratif. C’est totalement inacceptable. »

Conversions de places en services éducatifs : un petit pas dans la bonne direction

En amont du dépôt du budget, une conversion de 5 000 places en services éducatifs non subventionnés en places subventionnées avait déjà été annoncé comme mesure afin d’aider les familles face à la hausse du coût de la vie. Malgré cela, ce plus de 30 000 enfants n’auront toujours pas accès à une place en service éducatif sans but lucratif. « Même si nous nous réjouissons de cette nouvelle, notamment pour les parents qui pourront enfin bénéficier de ces places, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore beaucoup de travail à faire afin de compléter le développement du réseau des services éducatifs sans but lucratif, ajoute Réjean Leclerc. Et au-delà de la conversion des places, il faut toutefois se rappeler que ces services éducatifs recevront des fonds publics qui ne seront pas pleinement réinvestis. Les profits réalisés iront plutôt directement dans les poches des propriétaires, contrairement aux CPE qui réinjectent les sommes dans les services qu’ils offrent. »

Les organismes communautaires, les grands négligés

Notre filet social est hautement fragilisé par la hausse du coût de la vie. Pour maintenir une population en bonne santé globale, il aurait été judicieux de donner aux organismes communautaires les moyens nécessaires qui leur permettrait de continuer de réaliser leur mission d’intervention. « Les organismes communautaires sont des ressources essentielles pour les plus vulnérables de notre société, rappelle Réjean Leclerc. En sous-finançant leurs services et leurs activités, le gouvernement met volontairement un pan de la population à risque de se retrouver dans des situations encore plus précaires. » À cela s’ajoute l’abandon total du développement des logements sociaux par la CAQ avec une maigre annonce de 1000 nouveaux logements dits abordables.

Des sources de revenus supplémentaires volontairement ignorées

Avec son régime fiscal actuel, il n’est actuellement pas possible pour la CAQ de récupérer davantage de sommes qui permettraient une meilleure distribution de la richesse et des mesures de financement adéquates. Pour ce faire, une réforme de la fiscalité était nécessaire. À terme, elle aurait pu engendrer des milliards de revenus. « Le gouvernement est rendu maître dans l’art de se priver soi-même de revenus substantiels, note Réjean Leclerc. Il aurait été possible de générer des nouveaux revenus en faisant autre chose que des compressions budgétaires. La CAQ choisi plutôt de nous condamner collectivement à voir notre société se fragiliser davantage. »

À propos de la FSSS-CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 250 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

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Enfin un appui aux médias électroniques https://www.csn.qc.ca/actualites/enfin-un-appui-aux-medias-electroniques/ Thu, 19 Mar 2026 13:19:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112789 La Fédération nationale des communications et de la culture–CSN (FNCC–CSN) salue avec beaucoup d’enthousiasme la création du crédit d’impôt remboursable pour les médias d’information québécois, qui inclut finalement les salles de nouvelles des médias électroniques.

« C’est une revendication historique pour laquelle nous militons depuis des années. De même que la hausse du seuil salarial admissible. Bravo ! La survie de l’information professionnelle en dépend », réagit la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

La FNCC–CSN tient aussi à souligner l’annonce de la bonification du programme Aide au fonctionnement pour les institutions muséales, qui souffre de sous-financement chronique, spécifiquement en ce qui concerne les musées en régions éloignées. À cet égard, la reconnaissance de l’incontournable mission du Musée McCord est aussi à signifier.

« Le maintien du financement des activités culturelles à l’école est aussi une excellente nouvelle, car la promotion de la souveraineté culturelle québécoise passe d’abord par la connaissance de celle-ci, et les jeunes publics doivent y être exposés dès le plus jeune âge », ajoute la présidente.

Finalement, la volonté du ministre de la Culture et des Communications concernant la mise en œuvre de certains pans du rapport du Groupe de travail sur l’avenir de l’audiovisuel au Québec donne espoir que les choses bougeront à l’égard de cette industrie sous haute tension.

Les membres de la FNCC–CSN qui œuvrent dans les secteurs concernés par ces annonces reconnaissent les efforts faits pour les soutenir. L’avenir et la vitalité de la culture québécoise se dessineront dans la poursuite de ces investissements et dans une vision de l’apport essentiel des travailleurs et travailleuses de la culture et des médias.

À propos

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

 

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Le retour de l’austérité au menu jusqu’au prochain budget du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/le-retour-de-lausterite-au-menu-jusquau-prochain-budget-du-quebec/ Wed, 18 Mar 2026 21:03:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112784 Le dernier budget de l’ère Legault-Girard ne fera pas exception, il n’y a pas de réelle vision d’avenir pour améliorer les services publics ou pour s’attaquer au problème du coût de la vie, notamment en améliorant l’accès au logement.

En éducation, pour les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, c’est une hausse des dépenses de seulement 0,9 % de 2025-2026 à 2026-2027. C’est en deçà de l’inflation et sous la prévision des coûts du système évalué à 3,8 % par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

En santé et services sociaux, le gel d’embauche du personnel administratif est maintenu. Par conséquent, ce sont majoritairement des femmes qui assumeront la charge de travail nécessaire pour permettre à ce secteur de couvrir ses coûts de système. Notons aussi la baisse constante des sommes consacrées aux infrastructures de la santé et des services sociaux de 2026, jusqu’en 2036, alors que les besoins sont pourtant criants. Par ailleurs, un montant
de 22 M$ seulement est prévu cette année pour convertir des places de service de garde non subventionnées en places subventionnées.

En enseignement supérieur, la CSN salue la couverture des coûts de système qui est prévue, après des années de stagnation dans le secteur. Notons cependant que l’évaluation de l’état des bâtiments sera connue seulement l’an prochain et que ces résultats seront décisifs pour freiner la dégradation des bâtiments vétustes.

Relevons aussi que le budget prévoit la construction de seulement 1000 nouveaux logements soi-disant « abordables ». Il n’y a toujours pas de plan d’envergure pour contrer la crise du logement.

« Toutes les annonces budgétaires qui ne couvrent pas les coûts de système signifient une chose : le retour de l’austérité. Ce sera particulièrement le cas en éducation », soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La présidente de la CSN fait un appel à celles et ceux qui vont succéder au gouvernement Legault : « Il faut que celles et ceux qui dirigeront le Québec plus tard cette année recentrent leur attention sur ce qui préoccupe vraiment les travailleuses et les travailleurs, soit la santé, l’éducation et surtout le coût de la vie. Au cours des huit dernières années, le recours constant au privé n’a rien réglé de ce point de vue. »

On remarque aussi une baisse des dépenses en culture et communication ; Télé-Québec subit à cet effet une diminution de 8 % de ses dépenses. Malgré tout, le gouvernement crée un nouveau crédit d’impôt pour les médias de 40,2 M$ sur cinq ans. Le gouvernement annonce l’élargissement de l’accès à ce crédit aux différents médias, mais cela risque d’être insuffisant, considérant la crise actuelle du secteur.

Le gouvernement ajoute plus de 228 M$ en 2026-2027 pour les entreprises et les communautés du secteur forestier, dont 60 M$ pour la transformation de l’industrie. Le reste de cette enveloppe est cependant consacrée à la baisse des redevances payées par les entreprises et aux travaux sylvicoles.

Se donner les moyens de répondre aux besoins

Il est utile de rappeler qu’une autre vision des finances publiques est possible. Celle où l’État se donne les moyens de remplir toutes ses missions sans devoir compresser les dépenses de façon régulière ou sans négliger l’entretien des bâtiments, sans restreindre le rythme de développement de services publics cruciaux, comme les places de services de garde subventionnées ou les logements sociaux.

Le PIB réel du Québec a augmenté de façon quasiment constante depuis plus de 25 ans. « On ne devrait pas avoir à se casser la tête pour bonifier l’offre de transport en commun ou pour faire tenir nos écoles debout. C’est un choix idéologique que font le ministre Girard et ce gouvernement, pour limiter l’imposition de ceux qui ont accaparé la majorité de la croissance du PIB ces dernières années », ajoute Caroline Senneville.

La CSN regrette notamment que le gouvernement ait laissé tomber l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital à la suite de la décision du gouvernement fédéral. 

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le Tribunal annule deux congédiements de dirigeants syndicaux https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-annule-deux-congediements-de-dirigeants-syndicaux/ Tue, 17 Mar 2026 15:12:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112718 Dans une décision rendue le 3 février dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) annule les congédiements de François Dubé, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Shawinigan Aluminium–CSN, et de Dominic Boisvert, représentant en santé et en sécurité au travail.

De plus, il ordonne le versement rétroactif des salaires et avantages perdus aux travailleurs et d’un montant de 25 000 $ à titre de dommages moraux et punitifs au syndicat.

Le 18 octobre 2024, l’employeur a congédié Dominic Boisvert. Le même jour, il a suspendu François Dubé sans solde. En janvier 2025, il a également décidé de congédier le président du syndicat.

C’est une deuxième décision défavorable en trois mois pour Shawinigan Aluminium. Le 15 décembre 2025, le TAT avait déclaré l’entreprise coupable d’entrave aux activités syndicales et avait ordonné à l’employeur de verser une somme de 3 000 $ au syndicat à titre de dommages punitifs.

Un climat hostile alimenté par un leadership coercitif
« Ces décisions démontrent à quel point l’employeur abuse de son droit de gérance. Depuis plusieurs mois, les travailleuses et travailleurs se plaignent d’un climat de travail toxique dans cette usine », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Et les chiffres parlent : 42 départs sur 57 postes en deux ans, 1200 heures de suspension depuis 2023, 37 cadres pour 57 employé-es syndiqués et un nombre d’arrêts de travail pour maladie inédit dans cette entreprise.

Demande d’intervention à Sotrem (actionnaire principal)
« En tant qu’organisation syndicale, c’est notre devoir de protéger nos membres. Nous avons entrepris des démarches auprès de la direction et nous avons tendu la main pour trouver une solution, mais nos appels sont restés lettre morte. Nous avons même écrit à Michel Boudreault, président-directeur général de Sotrem à Saguenay, son entreprise étant l’actionnaire principal de Shawinigan Aluminium. Et lui aussi semble insensible à la souffrance des travailleuses et travailleurs à Shawinigan », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière, Kevin Gagnon.

« Nous remettons en question la compétence de la direction de Shawinigan Aluminium. En 2026, on ne traite pas ses employé-es ainsi. Depuis octobre 2025, l’employeur a l’obligation de prévenir les risques psychosociaux, ce qui inclut le stress, le harcèlement, l’incivilité et le manque d’autonomie. Avec 37 cadres pour surveiller 57 employé-es, nous sommes de toute évidence devant une situation à haut potentiel de harcèlement et de manque d’autonomie », affirme le président du Conseil central du Cœur-du-Québec, Pascal Bastarache.

Les décisions :
https://t.soquij.ca/a6H2W
https://t.soquij.ca/y6GLw

À propos
Syndicat des travailleuses et travailleurs de Shawinigan Aluminium inc.-CSN compte environ 57 membres.
Le Conseil central du Cœur-du-Québec (CCCQ–CSN) regroupe près de 90 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 20 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. Le territoire du conseil central couvre les régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble quelque 330 syndicats et plus de 26 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d’activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail.
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 330 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Près de 800 organisations québécoises rejettent le projet de constitution du ministre Jolin-Barrette https://www.csn.qc.ca/actualites/pres-de-800-organisations-quebecoises-rejettent-le-projet-de-constitution-du-ministre-jolin-barrette/ Tue, 17 Mar 2026 14:21:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112707 Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, déposé en octobre 2025 à l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice monsieur Simon Jolin-Barrette.

Inquiétées par les effets désastreux qu’aurait cette loi sur le régime québécois de protection des droits humains et indignées par la démarche elle-même qui témoigne d’un autoritarisme mal dissimulé, des dizaines d’organisations communautaires et syndicales ont fait circuler une courte déclaration, qui a rapidement récolté le soutien de plusieurs secteurs. Selon les signataires, dont le nombre exceptionnel constitue un précédent, le PL1 doit être retiré en bloc :

« Le projet de loi No 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, est une attaque contre la démocratie et les droits humains. La démarche est unilatérale et précipitée et elle ne respecte pas les critères démocratiques pour l’élaboration d’une constitution légitime. En outre, elle perpétue une logique coloniale en niant le droit des peuples autochtones à l’autodétermination. Au lieu d’affronter les questions qui préoccupent les citoyen·nes (la santé, l’éducation, le logement, l’environnement, l’égalité des genres, le coût de la vie, etc.), le gouvernement québécois s’attaque aux droits et libertés, aux contre-pouvoirs et à l’État de droit. Par conséquent, les groupes soussignés exigent le retrait complet du PL1. »

Réuni·es en conférence de presse sur la colline parlementaire à Québec, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) et la Ligue des droits et libertés (LDL), exposent les raisons qui expliquent un tel rejet de la part de la société civile québécoise.

 

Citations

 

« Une constitution, c’est la Loi des lois. C’est un document fondamental qui devrait rassembler une société, inclure plutôt qu’exclure. Or, lorsqu’un tel texte est élaboré sans véritable consultation, et qu’en prime, il vient affaiblir certains contre-pouvoirs, on passe à côté de cet objectif essentiel. Une constitution n’appartient pas à un gouvernement ou à une formation politique. Elle appartient à l’ensemble de la population du Québec, incluant les Premières nations, qui doivent être parties prenantes de toute démarche de cette importance. Avant de créer de graves précédents, le projet de loi 1 doit impérativement être retiré. »

Caroline Senneville, présidente de la CSN

 

« Un des aspects les plus inquiétants du projet de loi 1 est l’utilisation d’une notion floue de “valeurs québécoises” pour limiter la contestation de certaines lois. Mais ces valeurs, qui les définit? Une société évolue, ses valeurs aussi. On ne peut pas confier à un gouvernement le pouvoir de fixer ces valeurs pour ensuite restreindre l’accès à la justice. »

Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ

 

« Une constitution devrait renforcer les droits et la démocratie, pas affaiblir les contre-pouvoirs ni hiérarchiser les libertés fondamentales. Sans consultation réelle des groupes de femmes et de la société civile, ce processus alimente le cynisme de celles et ceux qui ont l’impression que le gouvernement ne les écoute pas, ou fait seulement semblant de le faire. »

Vé Mikaelian, coordonnatrice à la vie associative à la FFQ

 

« En empêchant des organismes financés par l’État de défendre nos droits devant les tribunaux, le gouvernement transforme le financement public en un outil pour forcer leur loyauté politique. L’arbitraire est total : par simple règlement ou grâce à une majorité au parlement, un ministre pourrait étendre cette interdiction comme il le souhaite. Cela risque d’affaiblir les protections juridiques qui servent à défendre la population contre les abus de pouvoir. Les organismes d’action communautaire autonome rejettent fermement l’orientation autoritaire qui traverse ce projet de constitution. »

Tristan Ouimet-Savard, responsable des dossiers politique au RQ-ACA

 

« Le dépôt PL1 s’inscrit dans la continuité d’une série d’actions gouvernementales qui témoignent d’une dérive centralisatrice et autoritaire visant à renforcer les pouvoirs du gouvernement et à affaiblir les contre-pouvoirs, en particulier ceux des tribunaux et de la société civile. La LDL dénonce la volonté du gouvernement de centraliser le pouvoir entre ses mains et d’affaiblir le régime de protection des droits et libertés de l’ensemble de la population québécoise. »

Paul-Étienne Rainville, chargé de dossier à la LDL

 

« Le projet de loi 1 rétrograde la Charte québécoise des droits de la personne en lui imposant de nouvelles limitations. Il affaiblit les droits individuels et collectifs en les hiérarchisant. Il nie les droits des peuples autochtones et marginalise davantage les droits économiques, sociaux et culturels. Il restreint l’accès à la justice pour défendre les droits des plus vulnérables. Cela en ignorant les exigences procédurales découlant à la fois des droits humains et de principes que la « constitution » prétend enchâsser »

Josée Marie Robitaille, conseillère principale communication et affaires gouvernementales, Amnistie internationale Canada francophone

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Hausse majeure de la violence en milieu carcéral https://www.csn.qc.ca/actualites/hausse-majeure-de-la-violence-en-milieu-carceral/ Mon, 16 Mar 2026 20:00:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112705 À la suite d’une violente agression de ce matin à l’établissement de détention de Québec, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN (SAPSCQ–CSN) dénonce la hausse majeure de la violence en milieu carcéral.

« Nous condamnons la violente agression survenue ce matin même à l’établissement de détention de Québec. Depuis des mois, nous décrions des actes de plus en plus violents vécus par les agents en service correctionnels (ASC) en les plaçant dans un contexte de montée généralisée de ce type d’agressions dans les établissements de détentions du Québec. Face à cette hausse vertigineuse des agressions en milieu carcéral, nous nous sentons carrément abandonnés par le ministère de la Sécurité publique (MSP) qui banalise ces événements par son inaction », souligne le président du SAPSCQ–CSN, Mathieu Lavoie.

« Le MSP doit engager et fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer la santé et la sécurité du travail des ASC et reconnaitre le caractère particulier de notre métier », conclut le président du syndicat.  

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN s’oppose à un interdit de publication https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-soppose-a-un-interdit-de-publication/ Mon, 16 Mar 2026 19:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112702 Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter de demain devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des stratégies d’affaires de la multinationale contenues dans des documents déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, plusieurs de ces informations financières et opérationnelles sont au cœur du litige, ne serait-ce parce qu’elles démontrent qu’Amazon avait un plan d’expansion de ses opérations de distribution au Québec. L’analyse financière au cœur de la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts doit également pouvoir être soumise à un examen public, argue la centrale syndicale.

La décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code. « Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es de l’entrepôt fruits et légumes du groupe Metro votent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-lentrepot-fruits-et-legumes-du-groupe-metro-votent-la-greve/ Mon, 16 Mar 2026 16:54:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112697 Un conflit de travail pourrait affecter la livraison de fruits et légumes auprès des 1000 magasins du groupe Metro : les employé-es du centre de distribution Metro Laval, le seul du genre appartenant à Metro au Québec, ont voté la grève à 97 % lors d’une assemblée générale tenue hier.

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de chauffeurs inc., à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

« Les travailleuses et les travailleurs sont tannés du manque d’indications de l’employeur quant aux augmentations salariales. Aucune offre salariale n’a été déposée encore. Avec un tel mandat de grève, on envoie un message très clair : on veut retrouver le pouvoir d’achat qu’on a perdu au cours des dernières années », indique Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN.

La situation financière du groupe Metro est des plus reluisantes, souligne le syndicat. Depuis 2019, le chiffre d’affaires a crû de 28 % et les profits ont augmenté de 39 %. Les dividendes aux actionnaires ont progressé de 56 %, alors que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a profité d’une augmentation salariale de 37 %.

Les salaires des employé-es du centre de distribution et du siège social, eux, n’ont progressé que de 11 % au cours de la même période, dénoncent des affiches syndicales placardées à l’entrepôt au cours des derniers jours.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, il est clair que le groupe a la capacité financière pour répondre aux demandes des salarié-es. « Metro est une entreprise québécoise en pleine santé. Sa rentabilité est le résultat direct de l’engagement et du travail de ses employé-es. Ceux-ci méritent leur part de cet enrichissement. »

« Il est temps que le groupe Metro dépose des offres salariales sérieuses à la table de négociation », affirme le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. « La forte participation et la hauteur du vote de grève d’hier confirment que les travailleuses et les travailleurs sont déterminés à retrouver leur pouvoir d’achat. Ils peuvent compter sur toute la solidarité CSN pour atteindre cet objectif ! »

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite-1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les membres du syndicat adoptent unanimement leur nouveau contrat de travail https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-du-syndicat-adoptent-unanimement-leur-nouveau-contrat-de-travail/ Fri, 13 Mar 2026 14:24:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112627 Réunis en assemblée générale ce jeudi 12 mars au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont adopté à l’unanimité l’entente de principe intervenue le 5 mars dernier.

« Rétroactive au 22 février 2025, notre nouvelle convention collective inclut un rattrapage salarial bien mérité de 12 % dès la signature, pour une augmentation pouvant aller jusqu’à 20,25 % sur cinq ans. En plus de plusieurs améliorations à nos conditions, nous aurons aussi accès au Régime de retraite des employé-es municipaux du Québec, un régime à prestation déterminée. Bref, nous nous sommes mobilisés et nous avons atteint nos objectifs de négociation », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Notre fédération est fière d’avoir soutenu la négociation des employé-es de la Ville de Murdochville. Depuis qu’elles et ils ont rejoint la CSN, les membres du syndicat ont mené leur négociation, conseillés et appuyés par notre organisation, ce qui leur a permis l’atteinte de leurs objectifs. Les membres peuvent être fiers : leur mobilisation a vraiment porté ses fruits », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les employé-es des quinze municipalités de la Gaspésie qui sont syndiqués avec la CSN ont toutes et tous nettement amélioré leurs conditions de travail lors de leurs dernières négociations. Grâce à ces avancées, nous établissons dans le secteur municipal de nouvelles normes qui poussent toutes les conditions générales d’emploi vers le haut », précise le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

« Au nom des 330 000 membres de la CSN, je tiens à féliciter les travailleuses et travailleurs pour leur détermination et leur combativité. Nous partageons leur satisfaction face aux gains obtenus à la table de négociation », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Supervision de stagiaires – Le Tribunal rejette la demande des employeurs https://www.csn.qc.ca/actualites/supervision-de-stagiaires-le-tribunal-rejette-la-demande-des-employeurs/ Wed, 11 Mar 2026 19:12:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112580 Dans une décision rendue aujourd’hui, le Tribunal administratif du travail (TAT) rejette la demande de redressement des employeurs de retirer la supervision de stagiaires de la liste des tâches qui ne sont pas effectuées en temps de grève.

Pour la CSN, il s’agit d’une victoire. Près de trois ans suivant l’échéance des conventions collectives, cela rappelle que la seule façon de mettre fin au conflit sera de conclure une entente satisfaisante.

« Tous nos syndicats se réunissent ce vendredi afin de faire le point sur la suite des choses, explique le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Nous entendons bien obtenir un règlement qui reconnaîtra pleinement notre travail. Nous poursuivrons nos moyens de pression selon un plan de mobilisation à la mesure de ces objectifs ».

Notons d’ailleurs que dans sa décision, la juge Myriam Bédard écrit : « Par ailleurs, la durée des grèves sera déterminante. Si les parties négocient avec diligence et bonne foi, comme l’impose l’article 53 du Code du travail, le conflit pourrait se régler dans des délais permettant la reprise des stages dans les délais qui rendraient possible l’embauche des finissants au cours de l’été. »

En outre, le TAT a rappelé l’importance du droit de grève et le fait, comme le souligne la Cour suprême que “Les conflits de travail peuvent toucher des secteurs importants de l’économie et avoir des répercussions sur des villes, des régions et, parfois, sur le pays tout entier. Il peut en résulter des coûts importants pour les parties et le public.”

La FSSS–CSN représente 3300 paramédics, partout au Québec. Ils sont en grève depuis le 6 juillet 2025, avec maintien des services essentiels.

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Un nouveau syndicat pour les garderies de la Montérégie https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouveau-syndicat-pour-les-garderies-de-la-monteregie/ Wed, 11 Mar 2026 13:25:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112554 La quinzaine de travailleuses et de travailleurs de la garderie Les joyeux galopins vient tout juste de se syndiquer. C’est la gestion arbitraire des conditions de travail qui a poussé les éducatrices et les éducateurs à entamer leur processus de syndicalisation auprès de la CSN. 

«On ne peut pas être à la merci des décisions unilatérales de notre employeur. Nos conditions de travail, ce sont aussi nos conditions de vie!», explique le président du syndicat, Michel Villeneuve. 

En se syndiquant, les salarié-es créent par le fait même le Syndicat régional des garderies de la Montérégie–CSN, qui pourra représenter d’autres groupes de salarié-es dans la région. 

«Les travailleuses et travailleurs de garderie sont au cœur économique et social du Québec. C’est parce que les tout-petits sont entre de bonnes mains que les parents, et particulièrement les mères, peuvent travailler», explique la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Mélanie Bouchard. 

«Chacune de leur côté, les travailleuses sont isolées, mais réunies, elles peuvent avoir une vue d’ensemble de leurs conditions de travail et s’assurer qu’il n’y ait ni favoritisme ni injustice. Leur syndicat régional les aidera à comparer leurs conditions et à leur fournir le soutien dont elles auront besoin», conclut la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit. 

Les travailleuses de La Gardienne inc., à Saint-Hyacinthe, se sont également jointes à la CSN depuis peu pour établir des conditions de travail équitables pour toutes.  

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Le personnel administratif du CIUSSS du CODIM en voie de se syndiquer https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-administratif-du-ciusss-du-codim-en-voie-de-se-syndiquer/ Mon, 09 Mar 2026 11:02:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112508 Le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et techniciennes et des professionnel-les de l’administration du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal–CSN a déposé vendredi une requête en accréditation auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter l’ensemble des salarié-es de cette catégorie de personnel du CIUSSS du CODIM.

Rappelons que ces travailleuses et travailleurs sont les seuls salarié-es du réseau public à ne pas être syndiqués. Parmi les raisons ayant convaincu une majorité du personnel à signer une carte d’adhésion à la CSN, notons les projets de réorganisation annoncés par Santé Québec ainsi que les droits et protections prévus à la convention collective de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) dont ils pourront désormais se prévaloir.

« Nous sommes heureux d’accueillir ces travailleuses et travailleurs au sein de notre mouvement, réagit la présidente de la CSN , Caroline Senneville. Cela illustre bien la pertinence, en 2026, de se syndiquer. C’est le seul moyen de se donner un véritable pouvoir sur ses conditions de travail. Nous mettrons tout en œuvre, dès maintenant pour outiller ce nouveau syndicat, pour former ses futurs représentantes et représentants et pour mettre sur pied une structure de fonctionnement efficace, à l’écoute des besoins de tous ses membres. »

S’il est accrédité par le TAT, le nouveau syndicat sera affilié à la FSSS–CSN de même qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

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Un projet législatif qui remet en question les visées commerciales actuelles de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/loi-11-un-projet-legislatif-qui-remet-en-question-les-visees-commerciales-actuelles-de-la-saq/ Thu, 26 Feb 2026 16:28:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112273 À la suite de l’annonce de l’intention du gouvernement du Québec de permettre la vente de produits prêts-à-boire à base de spiritueux en épiceries et en dépanneurs, le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la Société des alcools du Québec (SEMB-SAQ–CSN) tient à souligner les incohérences et à réitérer les risques des visées commerciales actuelles de la SAQ pour la santé publique.

« Avec la loi 11, qui permettrait aux épiceries et aux dépanneurs de vendre des produits prêts-à-boire à base de spiritueux incluant 7 % d’alcool et moins, on se demande si le gouvernement et la haute direction de la SAQ se parlent, déclare le président du syndicat, Martin Lachance. Alors que la SAQ s’apprête à mettre en service 92 mini-agences de type Zone SAQ dès ce printemps, le projet législatif du gouvernement vient contrecarrer l’objectif principal de ces mini-agences, qui visaient, entre autres, à concurrencer directement les prêts-à-boire à base de malt vendus en dépanneur et épicerie. »

« La SAQ l’avait souligné : un de ses objectifs depuis un an vise à récupérer des parts de marché auprès des distributeurs de produits de malt. Un autre de ses objectifs visait à cibler la génération Z en proposant des produits prêts-à-boire à base de spiritueux dans ces Zones SAQ. L’intention du gouvernement rend donc carrément inutile l’idée même de déployer des Zones SAQ », revendique monsieur Lachance.

« Si le projet de Loi 11 se concrétise, le SEMB-SAQ–CSN demande conséquemment à la SAQ de renoncer à l’ouverture prochaine des nouvelles Zones SAQ en milieu urbain, puisque les produits prêts-â-boire à base de spiritueux seraient offerts dans tous les commerces vendant de l’alcool. Peu importe l’adoption ou non de cette loi. Notre argument principal contre le déploiement de ces mini-agences demeure toutefois entier : pour des raisons de santé et de sécurité du public, la vente de spiritueux et de produits à forte teneur en alcool doit demeurer sous le contrôle exclusif des succursales de la SAQ », conclut Martin Lachance.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Laïcité dans le réseau de l’éducation: le personnel de soutien scolaire affecté par l’application de la Loi https://www.csn.qc.ca/actualites/laicite-dans-le-reseau-de-leducation-le-personnel-de-soutien-scolaire-affecte-par-lapplication-de-la-loi/ Thu, 26 Feb 2026 16:04:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112274 Des travailleuses du soutien scolaire sont renvoyées dans le cadre de l’application de la Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l’éducation et modifiant diverses dispositions législatives (la Loi). Cette situation, vivement dénoncée par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), touchait au moins 12 salariées du Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) au moment d’écrire ces lignes. Ce nombre est cependant appelé à augmenter alors que d’autres centres de services scolaires ont entamé les travaux en vue de se conformer à la Loi.

« D’abord, c’est épouvantable sur le plan humain de forcer des femmes à choisir entre leur gagne-pain et leurs croyances personnelles, s’insurge la présidente du Secteur soutien scolaire de la FEESP–CSN, Annie Charland. S’attaquer au prosélytisme, c’est une chose. Jeter des femmes à la rue, des travailleuses qui s’occupent de nos enfants avec cœur et conviction, sans le moindre remord et sans réfléchir aux impacts, c’est un geste qu’on croirait posé par des compagnies comme Amazon, pas par le gouvernement du Québec et les centres de services scolaires! »

« Mais, en plus du drame humain qui se joue, en agissant de la sorte, le CSSMI risque de provoquer une crise, poursuit Annie Charland. Pour le moment, on parle de quelques écoles, d’une partie du CSSMI et ça touche déjà 12 salariées qui s’occupent chacune de 20 à 45 enfants, selon les contextes. On parle donc de 240 à 540 enfants pour lesquels on doit trouver de nouvelles travailleuses. C’est déjà difficile d’embaucher dans ce secteur à la rentrée… en plein hiver, oubliez ça! Soit la charge va retomber sur les collègues déjà au bout du rouleau, soit on tombera en bris de service. J’aimerais que ce soient les ministres de la CAQ qui expliquent ça aux parents ; qu’ils doivent venir chercher leur enfant pour le dîner. »

Comme d’autres centres de services scolaires, le CSSMI a récemment envoyé une lettre à toutes les membres visées de son personnel de soutien pour leur demander de se conformer, dans un court délai (5 à 7 jours ouvrables selon les cas), à la Loi, sous peine de congédiement. Les 12 cas de cessation d’emploi, au CSSMI, sont les premiers qui ont été signalés aux syndicats de la FEESP–CSN, mais, les démarches étant encore en cours, de nombreuses autres situations sont à prévoir.

« On avait prévenu les ministères concernés que l’application de la Loi serait un problème, rappelle le président de la FEESP–CSN, Frédéric Brun, que ça entrainerait de nombreux départs de salariées et que ça provoquerait des bris de services. Mais, comme pour de nombreux autres dossiers qui touchent à des droits fondamentaux, la CAQ fonce tête baissée dans un mur. Un gouvernement ne peut pas opérer des changements de société sur un coup de tête. Ça prend de la réflexion, des débats, de la préparation et une longue période d’adaptation. On explique même aux enfants que ce genre de comportement est inacceptable, qu’on ne peut pas isoler ou mettre à part des personnes du groupe pour leurs différences. Tu parles d’un exemple… »

Pourtant, la FEESP–CSN avait proposé de nombreuses solutions pour que la Loi soit appliquée de façon à en limiter les impacts sur le personnel de soutien déjà à l’emploi.

« Reporter l’application de la clause grand-père au 30 octobre plutôt qu’au 19 mars pour préserver le personnel embauché pour l’année scolaire 2025-2026 ; permettre au personnel de soutien de conserver cette clause lors d’un changement de poste au sein de la même grande catégorie de personnel pour faciliter la mobilité ; aviser le personnel de l’entrée en vigueur de la Loi, mais n’appliquer les cessations d’emploi qu’à la fin de la présente année scolaire pour assurer la stabilité pour les membres, les enfants et les parents ; appliquer la clause grand-père jusqu’à celles qui étudient actuellement dans le domaine pour étaler l’impact dans le temps… On a proposé une dizaine d’idées, explique Frédéric Brun. Mais les ministres de la CAQ n’en font qu’à leur tête et propulsent, une fois de plus, le réseau de l’éducation vers une énième crise depuis qu’ils sont au pouvoir. »

Pour conclure, la FEESP–CSN demande à Mme Sonia LeBel, ministre de l’Éducation, d’intervenir promptement pour mettre un frein au dérapage en cours et pour évaluer adéquatement la situation afin de trouver des solutions qui réduiront les impacts pour le personnel de soutien, mais aussi pour les enfants et leurs parents.

 

À propos
La Fédération des employées et employés de services publics représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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Victoire majeure pour la fonderie Bibby-Ste-Croix dans une cause antidumping https://www.csn.qc.ca/actualites/victoire-majeure-pour-la-fonderie-bibby-ste-croix-dans-une-cause-antidumping/ Thu, 26 Feb 2026 14:10:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112262 La CSN salue une décision déterminante du Tribunal canadien du commerce extérieur, laquelle confirme le bien-fondé d’une plainte de dumping visant des importations de tuyaux d’évacuation en fonte en provenance de la Chine. Des droits antidumping et compensateurs allant jusqu’à 472 % seront imposés sur les importations des marchandises en cause.

Dans son mémoire présenté au Tribunal, le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Bibby-Ste-Croix-CSN, a notamment soutenu que les importations chinoises, vendues à des prix injustement bas, ont entraîné une baisse des ventes et de la part de marché de Bibby-Ste-Croix, qui embauche présentement près de 300 travailleuses et travailleurs, dont 200 sont syndiqués. Depuis 2021, les salarié-es ont subi des mises à pied, une réduction des heures supplémentaires et une pression constante sur la rétention de la main-d’œuvre qualifiée, explique la CSN.

« Les pratiques commerciales déloyales menacent directement nos emplois et la vitalité économique de notre région. Cette victoire devant le Tribunal aura des impacts à long terme pour notre communauté à Sainte-Croix », souligne le président du syndicat, Jean-François Laliberté, qui a livré un vibrant témoignage lors des audiences.

La fonderie Bibby-Ste-Croix joue un rôle économique central dans la région de Lotbinière, où les occasions d’emploi comparables sont peu courantes. D’autres pertes d’emplois dans le secteur manufacturier avaient déjà fragilisé la région, notamment chez Meubles South Shore, dans le même village.

Pour le syndicat, il s’agit d’un pas crucial pour stabiliser la production et protéger les emplois existants.

« À travers leur combat pour sauver leur entreprise des effets destructeurs des pratiques commerciales déloyales, les syndiqué-es de Bibby-Ste-Croix font une poignante démonstration qu’un syndicat, c’est bon pour les affaires ! », s’exclame la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Difficile de rivaliser avec d’autres lorsque les dés sont pipés. Cette décision vient remettre de l’ordre dans le marché et enfin offrir une possibilité au secteur de prospérer », explique le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« Dans Lotbinière, les entreprises comme la fonderie sont de véritables moteurs économiques, je salue la décision du Tribunal qui a su prendre la mesure des impacts du dumping sur la communauté pour mieux la protéger », conclut la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN, Barbara Poirier.

À propos 
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble quelque 252 syndicats et plus de 22 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) a été fondé en 1918. Il regroupe près de 200 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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Le gouvernement s’apprête à adopter une des pires lois de l’histoire du Code du travail https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-sapprete-a-adopter-une-des-pires-lois-de-lhistoire-du-code-du-travail/ Thu, 26 Feb 2026 12:00:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112260 La CSN, la CSQ et la FTQ déplorent l’adoption prochaine du projet de loi 3 par le gouvernement caquiste, alors que se terminait hier l’étude détaillée. À quelques mois des élections, le gouvernement préfère déséquilibrer davantage les relations de travail pour des motifs essentiellement idéologiques plutôt que de répondre aux priorités de la population, comme la crise du coût de la vie et l’accès aux services publics.

Si l’adoption de certains amendements vient clarifier sa portée, la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail demeure une nouvelle attaque de ce gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Ironiquement, l’ajout de nombreuses contraintes administratives qu’engendrerait le projet de loi 3 coûterait cher aux syndiqué-es. Cette bureaucratisation inutile de l’organisation syndicale nuira nécessairement à la défense des droits des travailleuses et des travailleurs. Pour les trois grandes centrales, c’est au rôle d’acteur social des organisations syndicales que s’en prend le gouvernement qui souhaite les empêcher de lutter pour des gains profitant à la population.

Rappelons que le projet de loi 3 du ministre Jean Boulet s’ajoute à la loi 14, qui freine le droit de grève des salarié-es. En plus de ces atteintes aux droits des travailleuses et des travailleurs, le gouvernement met de l’avant plusieurs projets de loi préoccupants, comme le projet de loi 1 et le projet de loi 9, au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’un effritement de l’État de droit.

« Ce gouvernement laissera deux choses derrière lui : les pires lois contre les travailleuses et les travailleurs adoptées depuis des décennies et une inaction incompréhensible face aux enjeux qui préoccupent la population. Avec la démission de François Legault, nous aurions souhaité que ce gouvernement change de cap et se concentre sur les priorités des citoyennes et des citoyens. Il a plutôt préféré faire plaisir aux patrons en allant de l’avant avec ce projet de loi que nous jugeons inconstitutionnel », déclarent Caroline Senneville, présidente de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, et Magali Picard, présidente de la FTQ.

« Les organisations syndicales ont toujours été au rendez-vous pour améliorer la vie des Québécoises et des Québécois. Est-il besoin de rappeler que les luttes syndicales ont permis le développement des CPE, la mise en place de l’équité salariale et le déploiement de nos services publics, notamment en éducation et en santé ? Avec ces projets de loi qui attaquent les travailleuses et les travailleurs, la CAQ tente de museler les contre-pouvoirs. Nos organisations demandent aux candidats à la succession de François Legault de s’engager à ne pas adopter ce projet de loi. Dans les derniers jours, ils se sont distancés de certaines mauvaises décisions du gouvernement, notamment quant à l’abolition du PEQ. Il n’est pas trop tard pour en faire autant avec le projet de loi 3. Les autres partis politiques doivent aussi s’engager à retirer cette loi », de conclure les présidences des trois grandes centrales syndicales.

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Manifestation des salarié-es des RPA devant le siège social de Corev https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-des-salarie-es-des-rpa-devant-le-siege-social-de-corev/ Wed, 25 Feb 2026 20:39:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112256 Alors que plusieurs résidences privées pour aîné-es (RPA) ont conclu leur négociation, un nombre important d’établissements visés par la négociation coordonnée accuse toujours un sérieux retard. C’est notamment le cas de la RPA du Manoir St-Augustin, dont les travailleuses et travailleurs sont sans convention collective depuis maintenant deux ans. Dans ce contexte, plusieurs dizaines de salarié-es ont manifesté aujourd’hui devant les bureaux de Corev, nouveau propriétaire du Manoir.

Des augmentations dérisoires

La grande majorité des travailleuses et travailleurs des RPA gagnent des salaires à peine supérieurs au minimum. « Cela fait deux ans que les salarié-es négocient sans véritable avancée de la part de l’employeur. Les offres déposées prévoient des augmentations de 0,40 $ l’heure, puis de 0,25 $ pour les années suivantes », déplore Marlène Ross, représentante des RPA à la négociation coordonnée. « De telles propositions équivalent à un appauvrissement réel pour des travailleuses et travailleurs déjà proches du seuil de pauvreté. C’est totalement inacceptable. »

La situation au Manoir St-Augustin reflète celle de plusieurs RPA rachetées par des entreprises dont l’activité principale n’est pas de prodiguer des soins de santé. La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps, croit que le propriétaire a une responsabilité sociale envers le personnel et les résidents : « La partie patronale nous sert la même vieille cassette en plaidant l’absence de moyens financiers et les risque d’insolvabilité… Or, nous parlons ici d’un promoteur immobilier loin d’être en situation de précarité. Offrir des salaires de misère et espérer que le personnel accepte en silence ne passera pas ! »

La mobilisation s’intensifie

Corev n’est malheureusement pas le seul employeur à adopter ces pratiques. En Gaspésie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, comme au Bas-Saint-Laurent, le constat se répète : des employeurs qui demandent au personnel de s’appauvrir pour préserver leurs marges. « Face à un employeur aussi méprisant, nous n’avons d’autre choix que de hausser le ton et de nous mobiliser. La CSN sera aux côtés des travailleuses et travailleurs des RPA aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir une entente digne de ce nom », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.

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Reprise de la conciliation pour tenter de régler la négociation des 2400 employé-es d’entretien de la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/reprise-de-la-conciliation-pour-tenter-de-regler-la-negociation-des-2400-employe-es-dentretien-de-la-stm/ Wed, 25 Feb 2026 15:30:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112242 La CSN souhaite que la reprise de la conciliation mène à une entente pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM. Rappelons que le Syndicat du transport de Montréal–CSN poursuit la négociation avec le souhait de freiner le recours à la sous-traitance.

Une demande conjointe de conciliation a été transmise par les parties au ministre du Travail afin de la relancer dans les prochains jours. Cette démarche initiée par la CSN a pour objectif de conclure une entente négociée le plus rapidement possible. La négociation qui se déroule depuis près de deux ans se concentre maintenant sur des enjeux majeurs, comme le salaire et la sous-traitance. Une récente étude de l’IRIS est venue démontrer que le recours à la sous-traitance défendu par la STM entraine pourtant une baisse de qualité des services pour les usagères et les usagers. Pour la CSN, la reprise de la conciliation permettra d’identifier des solutions et d’en arriver à une entente pour les employé-es d’entretien.

« Il est grand temps de mettre fin à cette négociation qui s’éternise et de nous donner les moyens d’entretenir les infrastructures vieillissantes de la STM. C’est pourquoi nous avons proposé de relancer la conciliation. Depuis le début de la négociation, nous martelons le même message : ça nous prend une entente négociée », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Le transport collectif mérite mieux que le sous-financement imposé par le gouvernement. Si l’on veut convaincre la population de l’utiliser et de laisser la voiture à la maison, il faut donner les moyens aux employé-es d’offrir le meilleur service aux usagères et aux usagers. La demande conjointe de conciliation permet de mettre l’arbitrage derrière nous pour et de se concentrer sur une entente négociée », poursuit le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.

« La négociation reste le meilleur moyen de trouver des solutions dans les milieux de travail, et on y croit. En relançant la conciliation, on peut parvenir à une entente et empêcher le ministre d’utiliser sa loi 14, qui nuirait aux travailleurs et aux travailleuses. Avec tous les défis qui attendent la STM, il est temps que l’employeur règle la négociation et que le gouvernement finance le transport collectif comme du monde », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

La CSN n’accordera pas d’entrevues dans les prochains jours afin de laisser place à la conciliation.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les organisations syndicales dénoncent une discrimination envers les travailleuses du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/les-organisations-syndicales-denoncent-une-discrimination-envers-les-travailleuses-du-quebec/ Mon, 23 Feb 2026 12:29:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112147 Les organisations syndicales représentant les travailleuses et les travailleurs des réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation déposent aujourd’hui devant la Cour supérieure des contestations constitutionnelles visant à faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi 28, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail, issue du projet de loi 101.  

Cette loi exclut les travailleuses et les travailleurs de ces secteurs du régime général de prévention en santé et sécurité du travail, pourtant prévu pour l’ensemble des milieux de travail du Québec, les reléguant à des mesures de prévention inférieures. Les porte-paroles des organisations syndicales dénoncent d’une même voix une décision qui perpétue un désavantage historique envers les femmes, puisque cette exclusion frappe de plein fouet des secteurs où elles sont largement majoritaires. 

« Le gouvernement sait très bien que ce sont les travailleuses de ces secteurs qui subissent les risques les plus élevés en santé et sécurité. Le ministre du Travail reconnaissait et dénonçait lui-même cette discrimination historique en 2021. Et pourtant, quatre ans plus tard, il choisit de les exclure du régime général de prévention. Cette discrimination et cette atteinte directe au droit à l’égalité ne peuvent être tolérées », déclarent conjointement les porte-paroles syndicaux Robert Comeau (APTS), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Julie Bouchard (FIQ) et Olivier Carrière (FTQ).  

Rappelons qu’en 2021, le Québec avait enfin modernisé son régime de santé et sécurité du travail grâce à la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST), permettant aux travailleuses de secteurs historiquement négligés d’obtenir les mêmes protections que celles offertes depuis 1979 aux milieux industriels. Le Règlement sur les mécanismes de prévention et de participation en établissement devait compléter ce déploiement en 2025, en tenant compte des risques réels et des réalités propres aux femmes. Or, en adoptant la Loi 28, le gouvernement a choisi de retirer les réseaux de la santé, des services sociaux et de l’éducation du régime, les reléguant à des mesures de prévention nettement inférieures, même à celles prévues pour les secteurs les moins à risque de l’économie. Et ce, malgré le fait qu’en 2024, plus du tiers de tous les accidents du travail reconnus au Québec provenaient des secteurs de l’éducation, des soins de santé et de l’assistance sociale. Et pourquoi ? Parce que ça coûterait trop cher au gouvernement. 

« Nous refusons que les femmes qui soignent, enseignent, accompagnent et soutiennent notre société soient reléguées à un régime de seconde zone. Nous nous devons de dénoncer, de contester et de nous battre pour les travailleuses que nous représentons, pour notre société, mais aussi pour les patients, les enfants et l’ensemble de la population qui ont besoin de nos réseaux publics. » 

Les organisations syndicales réaffirment leur détermination à obtenir justice et à faire reconnaître que l’exclusion imposée par la Loi 28 est non seulement injustifiée, mais qu’elle est aussi inconstitutionnelle. Elles réclament que l’article 46 de la Loi soit invalidé et que les travailleuses de la santé, des services sociaux et de l’éducation bénéficient enfin des protections auxquelles elles ont droit. 

Organisations contestant la Loi 28 et prenant part au dépôt coordonné des recours : 

Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)   

Confédération des syndicats nationaux (CSN) 

  • Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN)
  • Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
  • Fédération des professionnèles (FP-CSN)
  • Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN)

Centrale des syndicats du Québec (CSQ) 

  • Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
  • Fédération du personnel de soutien scolaire (FPSS-CSQ)
  • Fédération du personnel professionnel de l’éducation (FPPE-CSQ)
  • Fédération du personnel de l’enseignement privé (FPEP-CSQ)
  • Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ)
  • Association provinciale des enseignantes et enseignants du Québec (APEQ)

Fédération autonome de l’enseignement (FAE) 

Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) 

Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) 

  • Syndicat canadien de la fonction publique, SCFP (FTQ)Syndicat des employées et employés professionnels-les et de bureau, SEPB (FTQ)
  • Syndicat québécois des employées et employés de service, section locale 298, SQEES-298 (FTQ)
  • Union des employés et employées de service, UES 800 (FTQ)
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