Communiqué de presse – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 07 Jul 2026 16:21:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Communiqué de presse – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les neuf principales organisations syndicales québécoises portent plainte à l’OIT  https://www.csn.qc.ca/actualites/les-neuf-principales-organisations-syndicales-quebecoises-portent-plainte-a-loit/ Tue, 07 Jul 2026 16:12:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118143 Les neuf principales organisations syndicales québécoises déposent une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 du gouvernement caquiste. Par le dépôt de ce recours, les organisations syndicales représentant plus de 1,5 million de travailleuses et de travailleurs québécois montrent leur détermination à défendre les droits des salarié-es face aux attaques antisyndicales répétées du gouvernement.

Dans la plainte déposée au comité de la liberté syndicale de l’OIT, les organisations demandent de déclarer la loi 4 contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. S’appuyant sur plusieurs décisions rendues par le comité, la plainte rappelle l’existence du droit des syndicats de déterminer leur gestion interne sans ingérence de l’État.

Les syndicats souhaitent ainsi que le gouvernement abroge cette loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux et qui s’ingère dans les affaires syndicales, notamment en limitant leur rôle social et en ajoutant de nombreuses contraintes administratives qui coûteront cher aux syndiqué-es. À l’aube d’une campagne électorale, les organisations syndicales demandent aux partis politiques de s’engager à retirer les lois antisyndicales.

« Le gouvernement n’a pas de quoi être fier. En s’entêtant à s’ingérer dans les affaires syndicales, il se retrouve maintenant montré du doigt à l’international. Comme organisation syndicale, nous continuons de nous battre chaque jour pour un Québec où les droits des travailleuses et des travailleurs sont respectés. Ce sont elles et eux qui font rouler notre économie au quotidien. Au lieu de les aider, le gouvernement a multiplié les lois pour leur nuire. Son objectif était de museler les travailleuses et les travailleurs, et leurs organisations syndicales. Plutôt que de choisir le dialogue, le gouvernement a privilégié la confrontation », déclarent les présidentes et présidents des organisations syndicales, Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD), Nathalie Levesque (FIQ), Robert Comeau (APTS), Mélanie Hubert (FAE), Patrick Audy (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ). 

Cette plainte s’ajoute à un contexte déjà préoccupant pour les droits syndicaux au Canada. Dans son Indice des droits dans le monde 2026, la Confédération syndicale internationale (CSI) classe le Canada parmi les pays où des violations régulières des droits des travailleuses et des travailleurs sont constatées. 

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Les travailleurs de Béton Provincial refusent de se faire acheter https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-beton-provincial-refusent-de-se-faire-acheter/ Tue, 07 Jul 2026 15:40:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118141 Appelés à se prononcer sur des offres de leur employeur pour la première fois après 19 mois de lockout, les travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et Longueuil ont massivement rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur.

L’entreprise d’André Bélanger proposait à chacun de ses employé-es un chèque de 10 000 $. En échange, ceux-ci devaient accepter des augmentations salariales faméliques, en plus de voir leur régime de retraite être démembré et leur assurance collective sérieusement amputée. Cette « proposition » a été rejetée à 95 % par les membres du syndicat au terme d’un vote tenu à scrutin secret.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance le président du syndicat, Jean-François Gagné. « Presque tous les membres étaient présents pour l’assemblée, y compris ceux qui ont fini par devoir se trouver un emploi ailleurs. Plusieurs auraient pu être tentés de prendre l’argent. Mais il en va des conditions de travail de l’ensemble de l’industrie du béton. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser Béton Provincial racheter toutes les usines, multiplier les lockouts et scrapper des conventions collectives au complet ! »

Comme plusieurs usines de béton appartenant auparavant au groupe Demix, celles de LaSalle et Longueuil, qui emploient 47 travailleurs, ont été rachetées par Béton Provincial en avril 2024. Quatre mois plus tard, le nouveau propriétaire exigeait de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout, rappelle le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. Notre fonds de grève et la solidarité du mouvement CSN permettent aux travailleurs de résister aux attaques de leur employeur et nous les soutiendrons jusqu’au bout. »

Rappelons qu’un deuxième lockout a été déclaré par Béton Provincial le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués avec la CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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L’adoption de l’entente de principe vient mettre fin au long conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/ladoption-de-lentente-de-principe-vient-mettre-fin-au-long-conflit/ Tue, 07 Jul 2026 12:35:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118134 Les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi ont adopté l’entente de principe, mettant ainsi fin à un conflit de près de neuf mois. Cette entente vient conclure une négociation particulièrement difficile, touchée directement par les lois antisyndicales du gouvernement caquiste.

Les échanges en conciliation entre le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN — représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi — et la direction du CPE se sont multipliés dans les dernières semaines. Les rencontres se sont multipliées dans les dernières semaines, ce qui nous a menés à conclure une entente concernant entre autres la rémunération de la pause repas. Rappelons que les travailleuses avaient déclenché la grève le 22 octobre 2025 pour maintenir leurs acquis.

Ce conflit de travail a été le premier à être affecté par la loi 14 du gouvernement de la CAQ. En freinant le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, cette loi favorise les employeurs et prolonge les conflits. La cause des travailleuses du Jardin de Robi est d’ailleurs devant les tribunaux. Le Tribunal administratif du travail (TAT) doit ainsi décider prochainement si le mécanisme de la loi qui a limité la grève au CPE est contraire à la liberté d’association, donc aux droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs.

« Après de longs mois à lutter sans relâche pour le respect, les employées sont soulagées d’obtenir une entente. Rappelons qu’elles ne voulaient que maintenir leurs conditions de travail. Nous pouvons maintenant rentrer au travail la tête haute », explique la présidente du syndicat, Nathalie Duperré.

« Ça prend du courage pour se tenir debout si longtemps face à un employeur qui veut s’en prendre à nos conditions de travail. Espérons maintenant que le CPE mettra ses énergies à rebâtir des ponts avec les travailleuses plutôt qu’à poursuivre des démarches juridiques coûteuses et stériles », poursuit la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Les travailleuses du CPE Le Jardin de Robi sont les premières à vivre les contrecoups de la dérive autoritaire du gouvernement caquiste. Nous avons maintenant une démonstration claire des effets de cette loi antisyndicale. La CSN va continuer de porter la voix des travailleuses et des travailleurs sur tous les fronts pour défendre leurs droits fondamentaux », de conclure le 2e vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

 

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les salarié-es du Manoir St-Augustin adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-du-manoir-st-augustin-adoptent-lentente-de-principe/ Mon, 06 Jul 2026 15:50:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118130 Au terme de leur assemblée générale, les travailleuses et travailleurs de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Manoir St-Augustin ont adopté l’entente de principe à 100%. L’adoption de cette entente permet à la cinquantaine de salarié-es d’obtenir plusieurs gains à leurs conditions de travail, notamment ceux de la négociation coordonnée.

Le recours à la grève à la fin du mois dernier aura permis de faire débloquer les négociations pour obtenir une entente de principe. L’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur a permis de faire cheminer les parties pour conclure la négociation. Parmi les gains de la coordonnée, mentionnons une augmentation salariale minimale de 16,5 % sur 4 ans et une bonification de la retraite. À cela s’ajoutent des gains locaux au niveau de certaines primes d’inconvénient, l’ajout d’une sixième semaine de vacances et la reconnaissance de l’expérience antérieure. Rappelons que ce sont maintenant plus de 20 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont une entente.

« Notre négociation n’a pas été de tout repos, mais nous nous sommes tenus debout et on a enfin une nouvelle convention collective. Ces améliorations à nos salaires et à nos conditions de travail viennent rappeler l’importance de notre travail auprès des aîné-es », explique la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

« C’est quand on se mobilise qu’on parvient à faire des gains. C’est que ce nous démontre les travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin. Maintenant que la négociation est réglée, le groupe Corev doit mettre des efforts pour maintenir de bonnes relations de travail dans la résidence », de conclure le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

 

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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La trêve est terminée, la reprise de la grève est envisagée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-treve-est-terminee-la-reprise-de-la-greve-est-envisagee/ Tue, 30 Jun 2026 12:07:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118113 La trêve de la grève des travailleuses du CPE Le Jardin de Robi a pris fin le 29 juin. Comme aucune entente n’est intervenue, la grève pourra être relancée à tout moment.

Le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN, représentant les syndiquées du CPE Le Jardin de Robi, avait instauré une trêve pour faciliter les échanges à la table de négociation. Malheureusement, les échanges des dernières semaines n’ont pas permis d’en arriver à une entente. Le seul enjeu qui demeure est celui de la rémunération de la pause repas. Dans les derniers jours, le syndicat a mis de l’avant plusieurs propositions pour dénouer l’impasse et mettre fin au conflit. Une proposition patronale a été jugée insuffisante par les travailleuses, qui l’ont rejetée à 100 % en assemblée générale le 28 juin dernier.

« Dans les dernières semaines, nous avons montré à plusieurs reprises que nous sommes bonnes joueuses. Nous avons fait une trêve de grève de deux semaines pour mettre toutes nos énergies à la table de négociation et obtenir une entente. La trêve est maintenant derrière nous et il n’a toujours pas été possible de nous entendre. La grève n’est jamais notre plan A. Mais on pourrait maintenant devoir la relancer à tout moment pour faire progresser la négociation », explique la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN, Nathalie Duperré.

« Les travailleuses ont fait savoir à l’employeur que l’offre sur la table est insuffisante. Elles se tiennent debout pour maintenir leurs conditions et nous allons continuer de les épauler jusqu’à ce qu’elles obtiennent une entente satisfaisante », poursuit la présidente du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay.

« Les travailleuses du Jardin de Robi luttent sans relâche depuis des mois pour obtenir le respect. Elles ne demandent ni plus ni moins que les autres travailleuses des CPE. Le CPE prétend ne pas avoir d’argent pour maintenir les conditions de travail des salarié-es, mais il dépense sans compter dans un très lourd processus judiciaire. Le gouvernement doit cesser de laisser aller les choses et ramener le CPE à l’ordre. Avec un peu de bonne foi, on peut régler rapidement », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine en grève pour deux jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-des-iles-de-la-madeleine-en-greve-pour-deux-jours/ Mon, 29 Jun 2026 14:55:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118102 Le syndicat des employé-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine débraie aujourd’hui et demain. Les services à la mairie seront ainsi suspendus pour deux jours, de même que les travaux d’asphalte et d’aqueducs. La collecte des résidus pourrait également être affectée. Si aucune entente n’est conclue d’ici là, le syndicat sera également en grève les 14, 15 et 16 juillet.

« Nous avons tout fait pour éviter la grève, mais force est de constater que nous ne pouvons pas négocier avec nous-mêmes. Notre employeur doit faire des avancées réelles dans notre direction pour qu’on mette fin au conflit de travail », explique le président du syndicat, Gilles Turbide.

« J’invite la population qui appuie les revendications des employé-es à intervenir auprès de ses élu-es et à les inviter à se mettre en mode règlement. La ville n’a pas les moyens de continuer à fragiliser ses services municipaux », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Les travailleuses et les travailleurs revendiquent des augmentations salariales et une prime d’insularité qui leur permettront de faire face au coût de la vie 20% plus élevé aux Îles-de-la-Madeleine que sur le continent. Malgré les surplus de 5,8 millions de dollars engrangés par l’administration lors du dernier exercice financier, l’employeur a choisi la ligne dure face au syndicat.

« La municipalité fait des économies sur les salaires de celles et ceux qui sont au service de la population madelinienne. Pendant ce temps, les cadres accaparent plus de la moitié de la masse salariale de 15 millions, alors qu’ils ne représentent que 20 % du personnel », explique le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine-CSN, Nolan Boudreau. Depuis 2021, le budget municipal a augmenté de 59 % pourtant, année après année, la proportion attribuée à la masse salariale a diminué.

« Après plus de six mois de négociation, le syndicat a épuisé ses options. On parle de 175 salarié-es et de leurs familles qui doivent composer avec une réalité économique particulièrement exigeante aux Îles-de-la-Madeleine, et qui réclament des augmentations salariales à la hauteur de cette réalité. La municipalité doit désormais se mettre en mode règlement afin d’éviter d’autres journées de grève », explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, Josée Dubé.

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Les cols bleus déclenchent la grève le 26 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-declenchent-la-greve-le-26-juin/ Fri, 26 Jun 2026 17:51:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118088 Les 120 cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion sont en grève le 26 juin pour que la ville bonifie son offre salariale. Ils manifesteront sur l’heure du dîner en marge du Festival de cirque de Vaudreuil-Dorion.

En grève pour maintenir leur pouvoir d’achat

Sans convention collective depuis le 1er janvier 2025, les 120 cols bleus de Vaudreuil-Dorion demandent une bonification salariale de la part de la ville, qui leur offre actuellement 16 % sur 5 ans. Malgré le fait que le syndicat a déposé un avis de grève le 15 juin dernier, l’employeur n’a pas pris les moyens d’éviter le conflit de travail. Rappelons que le syndicat détient un mandat pour une banque de cinq jours de grève.

« Le déclenchement de la grève des cols bleus montre que nous sommes prêts à nous faire respecter. Comme tout travailleur, nous voulons maintenir notre pouvoir d’achat pour continuer de donner de bons services à la population. Souhaitons que la ville comprenne le message et revienne à la table de négociation au plus vite », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« Si les cols bleus sont en grève aujourd’hui, c’est uniquement en raison de l’entêtement de la ville. Si l’employeur veut éviter de nouvelles séquences de grève, il doit se rasseoir à la table de négociation en acceptant d’en mettre plus sur la table. L’inflation reste forte et il faut protéger le pouvoir d’achat des salarié-es », explique le premier vice-président de la CSN, François Enault.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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IGA Coop l’Unité en grève https://www.csn.qc.ca/actualites/iga-coop-lunite-en-greve/ Fri, 26 Jun 2026 16:17:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118094
La centaine de salarié-es du IGA Coop l’Unité ont déclenché une grève d’une journée, tôt ce matin. Alors que le salaire horaire d’un commis ne dépasse pas les 21 $ l’heure, le syndicat revendique des augmentations de 2 $ l’heure ainsi qu’une bonification du régime de retraite.
« J’ai des collègues qui ont 20 ans d’ancienneté et qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Trouvez-vous ça normal que notre employeur s’enrichisse avec notre travail pendant qu’on s’appauvrit? », demande la présidente du syndicat, Patricia Prince.
Si l’employeur demeure inflexible quant aux demandes salariales du syndicat, ce n’est sûrement pas faute de moyens, selon Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN. « C’est une épicerie millionnaire qui s’enrichit sur le dos des travailleurs », s’exclame-t-il.
Dans les dernières années, le IGA Coop l’Unité a affiché des surplus annuels allant de 1,2 à 1,5 million de dollars, ce qui représente un total de 8 426 405 $ uniquement pour la période de 2020 à 2025.
« Nos revendications seraient justifiées n’importe où, mais elles le sont d’autant plus aux Îles où le coût de la vie est plus élevé d’environ 20 % que sur le continent », ajoute le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Nolan Boudreau.
« C’est pour le monde ordinaire comme les caissières et les caissiers, les commis et tous les autres employé-es d’épicerie que la CSN se bat au quotidien. Les travailleuses et les travailleurs du IGA pourront compter sur notre appui jusqu’à ce qu’ils aient gain de cause », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
Le syndicat du IGA Coop l’Unité négocie aux côtés d’une vingtaine d’autres épiceries partout au Québec, notamment au Saguenay–Lac-Saint-Jean et au Centre-du-Québec. En coordonnant leurs négociations, les syndicats des travailleuses et travailleurs d’épiceries affiliés à la CSN ont pour objectif d’améliorer leur rapport de force avec leurs employeurs.
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Metro refuse d’entendre le message de ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-refuse-dentendre-le-message-de-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Fri, 26 Jun 2026 00:22:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118091 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu–CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre syndicale déposée aujourd’hui. Après avoir vu ses dernières propositions être rejetées à 95 % par les membres la semaine dernière, l’employeur persiste à faire la sourde oreille plutôt que de répondre aux revendications légitimes de celles et ceux qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de ses opérations.

« Notre contre-offre d’aujourd’hui visait justement à rapprocher les parties. En la refusant aussi cavalièrement, Metro refuse une fois de plus de reconnaître la valeur de ses travailleuses et de ses travailleurs. Nous savons que Metro a les moyens de répondre à nos demandes financières. Depuis 2019, notre salaire a augmenté de 11 % alors que le chiffre d’affaires de Metro a augmenté de 28 %, leurs profits de 39 %, les dividendes versés aux actionnaires de plus de 56 % et le salaire de l’ancien PDG Éric LaFlèche, d’au moins 37 %. En agissant ainsi, il est le seul responsable de ce conflit qui s’éternise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Rappelons que les salarié-es sont en grève depuis maintenant 13 semaines pour obtenir une convention collective qui protège leur pouvoir d’achat. Alors que Metro continue d’engranger des profits importants, rien ne justifie son refus de faire les compromis nécessaires pour parvenir à une entente négociée.

Une plainte à l’endroit de Metro a d’ailleurs été déposée en mai auprès du Tribunal administratif du travail pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es.

« Nous sommes toujours prêts à négocier sérieusement. La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler », conclut M. Lafontaine.

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Première convention collective au PHI et Studio PHI https://www.csn.qc.ca/actualites/premiere-convention-collective-au-phi-et-studio-phi/ Tue, 23 Jun 2026 13:09:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118059 Au terme d’une assemblée générale tenue dimanche soir, les quelque 80 employé-es du PHI et Studio PHI ont adopté à 100 % leur première convention collective.

Le Syndicat national des employé-es de musées (FNCC–CSN), qui regroupe les sections Studio PHI et Fondation PHI pour l’art contemporain, obtient des avancées majeures dans cette première entente, notamment la mise en place d’une structure de rémunération incluant des principes de progression salariale innovants. Cette convention collective sonne par ailleurs la fin du modèle d’emploi contractuel, lequel sera remplacé par des postes à quarts fixes, qui offriront davantage de stabilité aux employé-es. Autre gain significatif : les salarié-es recevront, après chaque exposition, une prime correspondant à 1 % des revenus générés par celle-ci.

Cette convention collective de trois ans contribue à l’établissement de conditions de travail plus justes et équitables. Elle constitue aussi un jalon important pour les salarié-es du milieu culturel, notamment grâce à une hausse salariale atteignant 19 % sur la durée de l’entente pour certains membres.

« Cette entente marque un moment très important pour le milieu culturel québécois. L’abolition du modèle sous contrat, la mise en place de quarts fixes, les gains salariaux et la prime de fin d’exposition sont des avancées concrètes qui montrent qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail dans un secteur en pleine mutation, tout en reconnaissant les personnes qui font vivre notre culture au quotidien », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Cette première convention collective envoie un signal fort à l’ensemble du secteur culturel : les travailleuses et les travailleurs ont le pouvoir de se regrouper pour faire reconnaître leur travail et améliorer de manière tangible leurs conditions de travail », ajoute Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

« Ce vote représente une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs du Studio PHI. Il témoigne de leur détermination à se faire entendre pour améliorer collectivement leurs conditions de travail. Nous saluons leur mobilisation ainsi que le travail du comité de négociation, qui ont permis d’en arriver à une entente à la hauteur de la contribution essentielle de nos membres à la vitalité culturelle montréalaise », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat national des employé-es de musées représente 80  du PHI et Studio PHI, situés à Montréal. Il est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) qui regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Trop de travailleuses et de travailleurs exclus https://www.csn.qc.ca/actualites/trop-de-travailleuses-et-de-travailleurs-exclus/ Mon, 22 Jun 2026 18:05:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118056 La CSN, Le Québec c’est nous aussi (LQCNA) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) prennent la parole ensemble aujourd’hui pour dénoncer l’annonce du gouvernement de Christine Fréchette, qui exclut trop de travailleuses et de travailleurs immigrants et trop d’étudiantes et d’étudiants étrangers, pourtant intégrés et parlant français.

Les règles mises en place le 17 juin dernier par l’arrêté ministériel de François Bonnardel, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, pour la « réouverture » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), sont trop restrictives et ne répondent pas à la promesse faite par la première ministre en février dernier, lors de sa course à la chefferie.

« Cette soi-disant réouverture est faite quelques mois à peine avant le déclenchement des élections. Et on vient d’apprendre que le traitement des demandes ne commencera qu’après le 31 octobre, presque un mois après les élections. Le prochain gouvernement pourrait mettre fin à cette annonce, selon l’issue des élections. C’est loin d’être la garantie promise ! Depuis le gel du PEQ, des milliers de personnes recrutées par le Québec ont dû quitter le territoire. Plus de 51 000 résidents non permanents ont quitté le Québec en 2025 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente à la CSN.

« Le ministère exige non seulement deux années d’expérience dans un emploi admissible, mais aussi que la personne conserve cet emploi jusqu’à ce que sa demande soit traitée. Or, en raison des nouvelles règles fédérales, plusieurs personnes ont déjà vu ou verront leur permis expirer avant le traitement de leur demande et leur éventuelle obtention de la sélection québécoise. C’est sans compter celles et ceux qui ne peuvent plus renouveler leur permis de travail à cause du gel, par le gouvernement du Québec, des admissibilités chez les travailleurs migrants à bas salaire de la région de Montréal et Laval. Bref, un très grand nombre de personnes admissibles au 19 novembre 2025 se retrouvent maintenant exclues parce qu’elles ont perdu ou perdront bientôt leur emploi, leur statut ou parce qu’elles ont changé d’emploi », soutient Sergio Da Silva, porte-parole de LQCNA.

« Le gouvernement crée lui-même une impasse administrative qui exclut les personnes immigrantes francisées et intégrées. Les personnes étudiantes en cours de formation se retrouvent piégés dans une situation où non seulement l’accès au PEQ leur est impossible avant le 31 octobre, mais où leur accès au PSTQ est aussi réduit par le gouvernement qui considère ces deux programmes comme des vases communicants. Est-ce que le Québec a les moyens de se passer de diplômés qui parlent français et sont bien intégrés ? », questionne Loïc Goyette, de l’Union étudiante du Québec.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Union étudiante du Québec est un regroupement de 14 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 110 000 membres à travers le Québec. L’UEQ travaille pour améliorer la condition étudiante en proposant des solutions concrètes aux enjeux sociaux, économiques et politiques vécus par la population étudiante.

Le Québec c’est nous aussi est un organisme œuvrant pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

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Déclenchement d’une grève de cinq jours à la résidence Le Duplessis https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-a-la-residence-le-duplessis/ Sat, 20 Jun 2026 13:56:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118050 La quarantaine de salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) Le Duplessis a débuté une grève qui se terminera le 24 juin. Ils augmentent la pression sur le groupe Chartwell pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Ces travailleuses et ces travailleurs déclenchent ainsi une huitième séquence de grève. Rappelons que les services essentiels seront maintenus tout au long de la grève. De nombreuses ententes sont intervenues dans la négociation coordonnée de la CSN au cours des dernières semaines. C’est d’ailleurs maintenant 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont conclu une entente de principe.

« C’est au tour de Chartwell de régler la négociation. Il est urgent de bonifier nos salaires et nos conditions de travail. Ça n’a pas de sens d’avoir des salaires sous les 20 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Les salarié-es de la résidence Le Duplessis démontrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à améliorer leur sort », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Récemment, le groupe Chartwell disait dans les médias être prêt à trouver une entente. C’est le temps de passer de la parole aux actes. Ce qui est sûr, c’est que les salarié-es peuvent compter sur notre appui tout au long de leur lutte », poursuit le président du Conseil central du Cœur du Québec (CCCQ–CSN), Pascal Bastarache.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Déclenchement d’une grève de cinq jours au Manoir St-Augustin https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-dune-greve-de-cinq-jours-au-manoir-st-augustin/ Fri, 19 Jun 2026 21:19:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118046 La cinquantaine de salarié-es de la résidence privée pour aîné-es (RPA) du Manoir St-Augustin ont débuté une grève qui se terminera le 24 juin. Ils augmentent la pression sur le groupe Corev pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Ces travailleuses et ces travailleurs déclenchent ainsi une première séquence de grève. Rappelons que les services essentiels seront maintenus tout au long de la grève. Au cours des derniers jours, la CSN a déposé une plainte pour entrave aux activités syndicales afin de dénoncer les actions du directeur général de la RPA, à la suite de l’envoi de l’avis de grève.

« La balle est dans le camp de Corev. Il est urgent de bonifier nos salaires et nos conditions de travail. Ça n’a pas de sens d’avoir des salaires sous les 20 $ l’heure pour prendre soin des aîné-es. Les salarié-es du Manoir St-Augustin démontrent aujourd’hui à quel point ils sont déterminés à améliorer leur sort », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Le groupe Corev doit rapidement faire ce qu’il faut pour maintenir de bonnes relations autant avec les salarié-es qu’avec les résidentes et les résidents. La meilleure manière de rétablir les ponts, c’est de conclure la négociation. Ce qui est sûr, c’est que les salarié-es peuvent compter sur notre appui tout au long de leur lutte », poursuit le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN), Pierre-Luc Boulay.

Plus de 20 RPA ont une entente

De nombreuses ententes sont intervenues dans la négociation coordonnée de la CSN au cours des dernières semaines. C’est d’ailleurs maintenant 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée qui ont conclu une entente de principe.

Le tribunal ordonne l’arrêt des représailles pour activités syndicales

Dans une décision rendue ce matin, le Tribunal administratif du travail ordonne à Corev et ses représentants de se conformer à une série de mesures pour que cessent les entraves aux activités du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin – CSN et toute référence aux noms des salarié-es s’étant prononcés pour ou contre la grève.

L’ordonnance provisoire est valide jusqu’à la décision de fond. Elle est tombée le premier jour de grève du syndicat.

« L’employeur cherche clairement à intimider les travailleuses et les travailleurs. Il a monté un dossier où il a noté le nom des salarié-es qui seraient pour ou contre la grève afin d’intimider certains d’entre eux. Au lieu de chercher à régler la négociation, il a mis en place un climat de peur », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM-CSN), Pierre-Luc Boulay.

La juge Lyne Thériault ordonne notamment la destruction de tout document où sont inscrits les noms des salarié-es s’étant prononcés en faveur ou en défaveur de la grève lors du vote tenu le 9 juin dernier. Elle demande également aux dirigeants de cesser d’utiliser ces informations.

« Voter pour ou contre la grève est un droit. Si les salarié-es se sont prononcés majoritairement en faveur, c’est parce qu’ils souhaitent voir améliorer leurs conditions de travail. En 2026, ce n’est pas normal de ne pas gagner 20$ de l’heure pour prendre soin de nos aînés. L’employeur doit négocier et offrir de bonnes conditions à ses salari-és au lieu de leur faire peur », poursuit la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Manoir St-Augustin–CSN, Sophie Laprise.

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Procès d’Amazon : les tentatives de syndicalisation étaient surveillées https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-les-tentatives-de-syndicalisation-etaient-surveillees/ Fri, 19 Jun 2026 14:37:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118044 Après avoir nié pendant de longues minutes qu’Amazon surveillait les activités syndicales dans ses entrepôts, Valérie Levesque, gestionnaire des «relations avec les employés», a fini par admettre du bout des lèvres que son équipe suit le niveau de satisfaction des salarié-es à l’aide d’une échelle allant de 1 à 5. Des événements comme la signature de cartes syndicales pourraient ainsi faire grimper l’indice de risque en passant de 5, «risque perçu», à 1, «risque imminent», explique-t-elle pendant son interrogatoire. 

Au sortir d’une séquence d’audiences de six jours au Tribunal administratif du travail (TAT), la CSN a continué de brosser le portrait du fonctionnement des entrepôts Amazon ainsi que des mécanismes de surveillance de la «satisfaction des employés». 

«Les contradictions s’accumulent et il devient de plus en plus difficile pour Amazon de prétendre que la fermeture de leurs entrepôts n’est pas une réponse directe à la syndicalisation», explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

Dans les derniers jours, le tribunal a également entendu le gestionnaire du Projet Maple, Rajkumar Chatterjee. Ce dernier a expliqué à la cour qu’Amazon, afin de faire face à la période achalandée de fin d’année, préfère sous-traiter ses activités plutôt que de payer pour l’ouverture de quarts supplémentaires. La CSN a aussi plaidé à l’encontre de l’ordonnance de non-divulgation, non-diffusion et non-publication visant plusieurs documents déposés au dossier et qui contiennent des renseignements pertinents à la résolution du litige. Les audiences ne reprendront qu’en décembre prochain. 

À propos
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. 

La négociation en vue d’établir une première convention collective a commencé en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit actuellement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Les employé-es de Merinov se dotent d’un mandat de moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-merinov-se-dotent-dun-mandat-de-moyens-de-pression/ Fri, 19 Jun 2026 11:00:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118039 Sans contrat de travail depuis près d’un an, les syndiqué-es de Merinov réunis en assemblée générale, hier soir, ont voté à 100 % en faveur d’un mandat de moyens de pression, excluant la grève. Excédés par la lenteur des négociations et du manque de sérieux de la partie patronale, les travailleuses et travailleurs revendiquent, entre autres, un rattrapage salarial.

« En un an, il n’y a eu aucune avancée majeure. Pourtant, le comité de négociation avait déposé ses demandes trois mois avant l’échéance de la convention en juillet 2025. Nous étions prêts et de bonne foi. On est rendus là, à démontrer notre solidarité », souligne le président du syndicat, Mathieu Molina.

« Merinov possède un bilan financier positif qui lui permet d’offrir de bonnes conditions de travail à ses salarié-es. Le syndicat est disposé à négocier depuis plus de 15 mois afin de préserver l’excellence, l’innovation et la réputation dont jouit ce centre de recherche », ajoute le vice-président de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec–CSN, Léandre Lapointe.

« L’employeur, qui se targue d’avoir des experts multidisciplinaires et des infrastructures de calibre international, doit démontrer sa volonté de conserver cette précieuse main-d’œuvre et son expertise de pointe en négociant et en reconnaissant l’apport de ses salarié-es situés dans trois points de service sur le territoire. Avec son Hub d’innovation, inauguré en 2025 à Grande-Rivière au coût de 31 millions de dollars, Merinov doit avoir le moyen de ses ambitions en rémunérant son personnel à la hauteur de ses prétentions internationales », conclut le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Merinov, important centre intégré de recherche appliquée dans les domaines de la pêche, de l’aquaculture, de la transformation et des bioressources marines au Canada, regroupe 49 membres. Il est affilié à la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), qui regroupe plus de 40 000 membres, et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patronat-ne-peut-pas-se-deresponsabiliser/ Thu, 18 Jun 2026 18:41:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118034 La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l’annonce d’une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d’administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ. « Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu’ils s’adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu’ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l’égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. « Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d’assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

« Les organisations patronales dénoncent aujourd’hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n’est pas le problème ; c’est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d’économiser jusqu’à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement », continuent les porte-parole.

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C’est cette réalité que le régime vise d’abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l’accompagnement des milieux de travail et l’application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu’un régime moderne et efficace doit d’abord être évalué à l’aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

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Les membres rejettent massivement la dernière offre de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-rejettent-massivement-la-derniere-offre-de-lemployeur/ Thu, 18 Jun 2026 16:27:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118027 Lors d’une assemblée générale tenue ce 18 juin au matin, les membres du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN ont rejeté à 95 % la dernière offre déposée par l’employeur.

« Après douze semaines de grève, les travailleurs et les travailleuses ne veulent pas accepter un règlement au rabais. Même si nous n’avions pas d’obligation légale en ce sens, nous avons présenté la dernière offre de l’employeur et les membres l’ont fortement rejetée. Donc, pour nous, la partie patronale devra revoir ses propositions et les bonifier en conséquence », souligne le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, rappelle quant à lui que le Groupe Metro a amplement les moyens de répondre aux demandes du syndicat, en lien avec le pouvoir d’achat des salarié-es. « La croissance du chiffre d’affaires de Metro a atteint 28 % depuis 2019, leurs profits ont bondi de 39 %, l’argent est là et les employé-es veulent leur juste part. Nous serons à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur dû ».

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, « Metro, dont les profits ont dépassé le milliard de dollars en 2025, doit partager ces gains majeurs avec les employé-es qui sont à la base de cette incroyable croissance de l’entreprise. Le résultat du vote d’aujourd’hui devra les inciter à agir en ce sens ».

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

 

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Le système préhospitalier au bord du naufrage https://www.csn.qc.ca/actualites/le-systeme-prehospitalier-au-bord-du-naufrage/ Thu, 18 Jun 2026 15:29:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118023 Face au constat d’échec du dernier blitz de négociation pour renouveler les conventions collectives échues depuis plus de trois ans, les paramédics membres de syndicats CSN ont tenu un coup d’éclat, aujourd’hui, à Québec. Ils ont forcé la fermeture du Conseil du trésor en bloquant les entrées, notamment à l’aide d’une épave de 30 pieds symbolisant un système au bord du naufrage.

Présente sur place, la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Lucie Longchamp, explique que les paramédics comptent tout mettre en œuvre pour que le gouvernement règle cette négociation avant les prochaines élections. Les conventions collectives sont échues depuis plus de trois ans. « Il y a urgence de trouver un règlement avec les paramédics et de concentrer tous nos efforts sur la mission première de ce réseau : soigner les personnes et sauver des vies. »

Nouveaux moyens de pression
Les paramédics ont par ailleurs annoncé de nouveaux moyens de pression. À compter du mardi 23 juin, les paramédics membres de syndicats CSN du Sud des Laurentides et de Lanaudière, du Grand Trois-Rivières, des régions de Portneuf, de la Capitale nationale, de Charlevoix ainsi que de la Moyenne et Basse-Côte-Nord refuseront de combler des quarts de travail en heures supplémentaires volontaires. De plus, les paramédics de tout le Québec cesseront le travail pour des agences privées de placement de personnel dans ces régions ciblées. D’autres régions joindront le mouvement, si nécessaire. Cela sera annoncé au moment opportun.

« Le gouvernement nous envoie clairement le message que les paramédics, nous ne sommes pas importants pour lui, que nous ne sommes pas une priorité. Que notre dossier prenne la poussière sur une tablette, ça ne les dérange pas, explique Mathieu Lacombe, paramédic de la Montérégie, élu au comité de mobilisation provincial. Bien, si nous ne sommes pas une priorité pour nos employeurs et pour le gouvernement, il faut croire qu’ils n’ont pas besoin non plus qu’on se démène chaque jour pour tenir ce réseau à bout de bras, au risque d’y laisser notre propre santé. »

« Ces moyens de pression vont-ils causer des casse-têtes aux employeurs ? Ce n’est pas notre problème, enchaîne Sébastien Lavoie, paramédic de Montmagny, également du comité de mobilisation. Après quatre ans sans aucune augmentation de salaire, nous avons été assez patients. Par ailleurs, les employeurs et le gouvernement ont encore du temps devant eux pour éviter qu’on mette les moyens prévus en application. Qu’ils reviennent s’asseoir immédiatement à la table. Il ne reste pas une tonne de matières à négocier : un peu de bonne volonté et une once de respect et ce sera réglé. »

« Si on en est là aujourd’hui, c’est parce que les employeurs et le gouvernement ne nous ont pas pris au sérieux, poursuit David Bouchard, paramédic chez Urgences-santé, troisième membre du comité provincial de mobilisation. Tout ce qu’on demande, ce sont des conditions de travail en phase avec celles offertes à des emplois comparables du réseau public de la santé et des services sociaux. De son côté, le gouvernement continue de remettre en cause la valeur de notre travail et prétend que c’est trop demandé. On est bien tanné de faire rire de nous comme ça. »

Enjeux
Pour le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon, il demeure possible de trouver un règlement des négociations à court terme. « Parmi les enjeux de négociation qui demeurent actuellement sur la table, notons la reconnaissance de la surcharge de travail des paramédics et l’établissement d’une rémunération juste et équitable pour la profession de paramédic. Nous avons présenté différentes pistes de règlement au gouvernement et nous travaillons sans relâche pour trouver un moyen de rejoindre les objectifs du gouvernement tout en améliorant les conditions de travail et de pratique. »

À propos
Les quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé. Elle est la plus grande organisation syndicale dans le réseau de la santé et des services sociaux et agit en faveur d’une société plus équitable, plus démocratique et plus solidaire.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Le départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en mouchoirs https://www.csn.qc.ca/actualites/le-depart-du-ministre-boulet-ne-coutera-pas-cher-en-mouchoirs/ Wed, 17 Jun 2026 16:51:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118014 Déclaration de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, à propos de Jean Boulet, le ministre du Travail, qui ne se représentera pas pour la CAQ.

« Je crois que je peux dire sans me tromper que l’annonce du départ du ministre Boulet ne coûtera pas cher en papiers-mouchoirs au sein du mouvement syndical. Rarement a-t-on connu un ministre afficher autant de mépris à l’égard des organisations syndicales et des millions de travailleuses et de travailleurs qu’elles représentent. On retiendra de son sinistre passage au conseil des ministres les pires reculs dans le Code du travail depuis son adoption dans les années 1960. Heureusement, son héritage législatif est d’ores et déjà largement contesté devant les Tribunaux et nous faisons le pari que plusieurs des lois antisyndicales qu’il aura contribué à faire adopter en cours de mandat ne passeront pas le test de la constitutionnalité.  »

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