Communiqué de presse – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 12 Jun 2026 15:27:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Communiqué de presse – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 CPE jardin de Robi – Les travailleuses suspendent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/cpe-jardin-de-robi-les-travailleuses-suspendent-la-greve/ Fri, 12 Jun 2026 15:27:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117928 Ce matin, le Syndicat des travailleuses des CPE et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN représentant les
syndiquées du CPE Le Jardin de Robi a informé la directrice générale du CPE, Pascale Lavertu, qu’il suspendra la grève à compter du lundi 15 juin, et ce, pour une durée de deux semaines.

Cette annonce fait suite au retour à la table de négociation de l’employeur, en réponse à une proposition formulée par le syndicat auprès de la conciliatrice. Dans l’avis de suspension de la grève transmis à l’employeur, le syndicat ajoute : « Nous espérons que cette trêve permettra de dénouer l’impasse. Votre participation active à la recherche de solutions sera donc nécessaire. Sous peu, vous recevrez, par l’intermédiaire de la conciliatrice, notre réponse à votre contre-proposition. Par ailleurs, nous tenons à
vous aviser qu’à la fin de cette période où nous mettrons tout en œuvre pour en arriver à un règlement, si aucune entente n’est intervenue, nous reprendrons des actions de mobilisation et de grève. »

Le syndicat ne fera aucun autre commentaire sur la situation.

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, lui-même affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Cette dernière regroupe 140 000 membres, ce
qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.
Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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50 fermetures dans l’industrie forestière: il faut une cellule de crise https://www.csn.qc.ca/actualites/50-fermetures-dans-lindustrie-forestiere-il-faut-une-cellule-de-crise/ Thu, 11 Jun 2026 19:49:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117926 La CSN insiste aujourd’hui pour que les différents partis politiques du Québec s’engagent à endiguer l’hémorragie dans l’industrie forestière et à mettre sur pied un plan d’ensemble pour une transition de l’industrie forestière, lequel serait déployé rapidement et de façon concertée avec l’ensemble du milieu concerné. Ottawa doit aussi faire sa part puisque la crise est pancanadienne.

Une vision syndicale dans le secteur de la forêt a d’ailleurs été adoptée unanimement aujourd’hui par les délégué-es de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) réunis en instance à Sherbrooke.

Plus de 50 fermetures au Québec

Au Québec seulement, entre 2017 et 2025, un total de 30 usines ont fermé définitivement – affectant ainsi 1838 emplois directs – et 22 autres usines ont subi une fermeture temporaire. Encore récemment, on apprenait que la survie de la scierie de Saint-Michel-des-Saints ne tient qu’à un fil et qu’une partie des installations est déjà fermée.

« Ça fait beaucoup trop d’années que nous sonnons l’alarme et que nous demandons des mesures vigoureuses et un plan d’ensemble pour la transition de l’industrie. Il est grand temps de nous écouter et d’agir si on veut empêcher l’industrie forestière d’être folklorisée. Nous demandons aux partis politiques du Québec de prendre des engagements clairs et chiffrés sur cet enjeu », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Le récent rapport de Groupe de travail canadien sur la transformation du secteur forestier propose plusieurs mesures et demande 10 G$ d’investissement fédéral. Cela s’ajoute à plusieurs autres analyses au fil des années, dont celle du Sommet sur la forêt de 2025, qui recommandent plusieurs changements et une vision d’ensemble. Une transformation est nécessaire, de même qu’un accompagnement suffisant des travailleuses et des travailleurs qui subissent les contrecoups de la guerre tarifaire.

« Dès que possible, nous demandons une rencontre avec la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Kateri Champagne Jourdain, afin de voir ce qui peut être fait dans les prochains mois, avant les élections », affirme le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon.

La vision syndicale adoptée aujourd’hui

Voici les principaux éléments de la stratégie mise de l’avant par la FIM–CSN :

  • La nécessité d’un chantier national de la sylviculture considérant la baisse d’approvisionnement provoquée notamment par la hausse des feux de forêt. Il faut aussi assurer des conditions de travail qui favorisent l’attraction et la rétention des jardiniers de la forêt, notamment par le changement du mode de rémunération.
  • Une réforme du régime forestier qui doit prévoir une gestion régionale de l’aménagement forestier.
  • Une nouvelle politique industrielle forestière qui mise sur une plus grande valeur ajoutée pour le bois.
  • Une meilleure promotion des métiers du bois
  • De la formation continue en amont des fermetures;
  • Un régime d’assurance-emploi adapté à la réalité des régions;
  • Une stratégie de repreneuriat;
  • La mise en place de comités de reclassement proactifs, une priorité d’emploi et une voie de passage vers une retraite digne pour celles et ceux qui perdront leur gagne-pain.

Tout ceci demande la concertation des deux paliers de gouvernement et de tous les acteurs du milieu, dont les Premières Nations.

À propos

La FIM–CSN regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans les secteurs industriels québécois, dont celui de la forêt.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis dans 8 fédérations et 13 conseils centraux régionaux.

 

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Gains records pour les employé-es de Sucre Lantic https://www.csn.qc.ca/actualites/gains-records-pour-les-employe-es-de-sucre-lantic/ Thu, 11 Jun 2026 16:01:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117923 Après une période de mobilisation intensive, les 250 travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic ont réussi à arracher des augmentations salariales de 30,4 % sur les cinq prochaines années, dont 12 % la première année. Le salaire médian atteindra ainsi 48,76 $ en 2030 et les salariés les mieux rémunérés toucheront 58,49 $.

« L’inflation des dernières années s’est accompagnée de profits substantiels pour Lantic. Notre objectif était de nous assurer que les travailleuses et les travailleurs touchent leur part du profit », explique Benoît Desrosiers, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic–CSN.

Sucre Lantic est responsable de 50 % de la production de sucre canadien et son usine montréalaise est la plus importante au pays. Dans les cinq dernières années, le chiffre d’affaires de la compagnie a augmenté de 437 millions de dollars. L’entente inclut également une mise à niveau du régime de retraite à prestations déterminées ainsi que l’ajout d’une septième journée de congé de maladie.

« Depuis cinq ans, la haute direction s’était octroyé des augmentations faramineuses. Le syndicat leur a rappelé que ce sont les travailleuses et les travailleurs de la raffinerie qui permettent à Lantic de faire autant d’argent. Cette augmentation historique, elle est pleinement méritée », se réjouit la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce sont les augmentations de salaire les plus importantes du secteur agroalimentaire des dernières années. Grâce à cette négociation, les employé-es de Lantic seront les mieux rémunérés du secteur », ajoute Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Pour la première fois, l’unité générale, mais aussi celles qui s’occupent du raffinage du sucre et des laboratoires ont fait front commun et se sont dotées d’un mandat de grève en même temps. C’est cette solidarité, combinée à la combativité historique du STTSL, qui a permis d’obtenir ce règlement. », termine Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Le 18 avril dernier, les trois syndicats représentant les travailleuses et les travailleurs de Lantic s’étaient munis d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

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Plusieurs RPA seront en grève entre le 19 et le 25 juin https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-rpa-seront-en-greve-entre-le-19-et-le-25-juin/ Thu, 11 Jun 2026 14:01:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117921 Sept résidences privées pour aîné-es (RPA) prenant part à la négociation coordonnée de la CSN seront en grève entre le 19 et le 25 juin. Ce sont plus de 400 travailleuses et travailleurs qui débrayeront pour obtenir les gains de la négociation coordonnée.

Faire grève pour mieux prendre soin des aîné-es

Si les salarié-es doivent se résoudre à exercer leur droit de grève, c’est que la négociation piétine. C’est pour que les échanges progressent que des avis de grève ont été transmis aux gestionnaires des sept RPA. À noter que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu. Les avis de grève ont été envoyés à ces résidences :

  • Manoir St-Augustin, à Gaspé, 19 au 24 juin
  • Le Duplessis, à Trois-Rivières, 20 au 24 juin
  • Manoir Les Générations, à Rimouski, 20 au 25 juin
  • La Roseraie, à Québec, 20 au 24 juin
  • Murray Manrèse, à Québec, 20 au 24 juin
  • Jardins Logidor, à Québec, 21 juin
  • Les Marronniers, à Lévis, 21 juin

« Si les employeurs veulent éviter une nouvelle séquence de grève, il y a une solution simple : régler les négociations. On ne demande pas la lune. Les travailleuses et les travailleurs des RPA veulent juste avoir des conditions de travail décentes pour prendre soin des aîné-es. Il faut que les grands propriétaires de RPA comprennent : ils doivent piger dans leurs profits pour payer leurs salarié-es comme du monde », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de la moitié des RPA ont réglé

Plus de la moitié des RPA qui prennent part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente. Parmi les gains, mentionnons une augmentation salariale au minimum de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales selon les résidences. Toutefois, certains employeurs tardent à accorder les gains de la négociation coordonnée, notamment pour ce qui est des cinq résidences du groupe Cogir.

« Dans trop de RPA, les travailleuses et les travailleurs doivent prendre soin des aîné-es au quotidien avec un salaire sous la barre des 20 $ l’heure. Comment voulez-vous attirer et retenir le personnel avec des conditions aussi difficiles? Les employeurs sont bien bons pour déplorer la grève, mais pas mal moins proactifs pour donner de bonnes conditions à leurs employé-es. Il est temps que ça change! », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Des femmes qui changent les règles du jeu récompensées par la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/des-femmes-qui-changent-les-regles-du-jeu-recompensees-par-la-csn/ Mon, 08 Jun 2026 17:18:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117858 Cette année marque le 30e anniversaire du concours Chapeau, les filles ! Engagée depuis les tout débuts de l’initiative, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne ainsi l’importance d’appuyer et d’honorer des étudiantes qui optent pour un métier ou une profession à prédominance masculine, particulièrement les étudiantes racisées ou autochtones.

« Les secteurs traditionnellement masculins sont souvent synonymes de meilleures conditions de travail et de salaires plus élevés. Comme société, on se doit d’œuvrer à assurer une réelle intégration des femmes dans ces secteurs. Le concours Chapeau, les filles ! y contribue et pour nous, comme centrale féministe, il est primordial de s’y investir », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En collaboration avec la Fédération des employées et employés de services publics-CSN, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN et la Fédération des professionnèles-CSN, la centrale a remis trois bourses de 2500 $.

La lauréate dans la catégorie formation professionnelle est une étudiante en soutien informatique, Naima Dhimi. Elle a appris très jeune par elle-même à résoudre plusieurs problèmes informatiques. Et elle a aussi remarqué qu’une bonne partie des postes dans ce domaine étaient occupés par des hommes, ce qui l’a incitée à s’y intéresser pour ses études.

Dans la catégorie formation technique, la lauréate, Camilia Lainey-Touat, étudie en technique de pilotage d’aéronef. Sa passion pour le métier de pilote lui vient sans aucun doute de sa famille : son grand-père a œuvré pendant des années dans le domaine de l’aviation. Elle a choisi de parfaire ses connaissances en pilotage d’hydravion afin de devenir pilote de brousse.

Finalement, la lauréate dans la catégorie formation universitaire est Luz Karine Barranco, étudiante au baccalauréat en génie robotique. Luz Karine est attirée par l’ingénierie depuis l’enfance. Sa passion débute dès l’âge de quatre ans, alors qu’elle découvre l’émission de télévision Art Attack. Dès lors, son intérêt pour les sciences n’a fait que croître, jusqu’à orienter son domaine d’études.

« En faisant le choix de pratiquer des professions et des métiers traditionnellement masculins, ces étudiantes contribuent à faire tomber certains des obstacles pour les femmes au travail. C’est une lutte constante. Leur force de caractère et leur ténacité méritent d’être saluées », termine la présidente.

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Deuxième lockout chez Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/deuxieme-lockout-chez-beton-provincial/ Sun, 07 Jun 2026 17:17:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117848 Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton–CSN (division Saint-Eustache) a été mis en lockout pour une durée indéterminée, à partir d’hier, par Béton Provincial. Il s’agit du deuxième lockout et du quatrième conflit de travail dans les derniers temps qu’a connus cet employeur.

« C’est brutal, comme geste. Une entente était encore possible, mais le représentant de l’employeur à la table revenait sans cesse sur ses engagements et les textes étaient incomplets, ce qui a grandement nui à la négociation », affirme le président du syndicat, Jimmy Caron, qui se dit prêt à discuter en tout temps.

Une grève de 24 h était prévue le 9 juin, justement pour ramener du sérieux à la table de négociation. Béton Provincial a été informé de cette grève, juste après un vote unanime contre ses dernières offres, tenu le 6 juin au soir. « Le lockout était visiblement prêt à être décrété, parce que tout s’est mis en place très vite », précise le président.

Reculs importants et gel de salaire

Du chemin avait été fait depuis le début de cette négociation, amorcée en mars, mais l’employeur persiste avec des demandes de reculs importants ; le syndicat trouve cela inacceptable. Il est notamment question de la perte des dîners payés et de deux années de gel salarial, soit 2026 et 2027. L’employeur insiste également pour introduire un régime de retraite avec disparité de traitement, ce qui est illégal. Par ailleurs, le salaire offert n’est toujours pas équivalent à celui d’une usine sœur du même groupe.

Le secteur du béton va pourtant bien au Québec. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % par an, de 2015 à 2024. « . Le contexte est favorable, porté par les chantiers d’infrastructures, le développement du logement et les futurs barrages d’Hydro-Québec. Les perspectives sont bonnes. Les reculs demandés par l’entreprise d’André Bélanger ne sont aucunement justifiés », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Rappelons que Béton Provincial maintient ses usines de LaSalle et de Longueuil en lockout depuis maintenant un an et demi. « L’entreprise peut et doit éviter de multiplier les conflits de travail dans ses nombreuses usines. Béton Provincial est un joueur majeur dans le marché du béton au Québec, il doit régler en respectant tous ses employés », ajoute Kevin Gagnon.

« Nous sommes solidaires de nos membres de Béton Provincial à Saint-Eustache. Il est grand temps pour eux de conclure une entente satisfaisante au moment où le coût de la vie ne cesse d’augmenter », ajoute Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de Demix Béton–CSN représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour à l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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La souveraineté culturelle : un irritant ? https://www.csn.qc.ca/actualites/la-souverainete-culturelle-un-irritant/ Thu, 04 Jun 2026 21:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117608 La Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) s’inquiète grandement de la facilité avec laquelle l’actuel gouvernement fédéral brade les lois soutenant les secteurs de la production audiovisuelle, des médias et de la culture au moindre soupir soufflé à l’oreille de Donald Trump par les géants du web.

La FNCC–CSN soutient la position du ministre de la Culture du Québec, Mathieu Lacombe, sur l’obligation de légiférer rapidement et de structurer le secteur de l’audiovisuel afin d’en assurer la pérennité, dans un contexte où les intérêts économiques de ces multinationales ne semblent pas pouvoir être cadrés par la souveraineté des pays où elles se déploient.

« Des milliers d’emplois ont été perdus dans ces secteurs et des milliers d’autres en voie de se perdre », affirme la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.
« Le pansement constitué d’un investissement de 600 millions de dollars annoncé par le ministre de l’Identité de la Culture canadiennes, Marc Miller, et payable par les contribuables ne saurait compenser l’érosion du milieu à long terme. Seules des politiques structurantes, pérennes avec une vision périphérique pourraient faire la différence et nous en sommes loin », s’inquiète-t-elle.

Le secteur attendait beaucoup de la Loi sur la diffusion continue en ligne pour baliser sa nouvelle réalité et permettre au Canada et au Québec de garder sa vitalité à se représenter créativement dans leurs valeurs, ses couleurs, sa spécificité en valorisant le travail de ses artistes et artisans.

« Déjà l’année dernière, sous les pressions états-uniennes, le gouvernement Carney avait abandonné la taxe sur les services numériques qui aurait généré un apport de près de 3 milliards et qui aurait pu être réinvestie dans nos milieux qui en ont grandement besoin. Et là, il renvoie le CRTC dans les câbles avec sa proposition d’une participation de 15 % de leurs revenus générés par les plateformes en ligne au Canada, participation modeste, mais combien légitime et nécessaire à la création de contenu canadien original. Au prétexte que ça irrite de l’autre côté de la frontière. On parle même de laisser tomber l’exigence actuelle de 5 %, d’ailleurs contestée devant les tribunaux », affirme Annick Charette.

Une règlementation déjà trop faible
Selon la fédération syndicale, la vision du CRTC de l’application de la Loi sur la diffusion continue est questionnable à bien des égards. Dans les faits, cette taxe de 15 % pour les diffuseurs en ligne en était la pièce de résistance. « La proposition du CRTC était par ailleurs si édentée qu’elle ne créait aucune contrainte de découvrabilité ni de reddition de comptes à ces mêmes diffuseurs », dénonce la présidente de la FNCC. « Prenons donc exemple sur l’Union européenne et affirmons notre droit et notre souveraineté ! »

À propos
La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

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Encore une fois, le gouvernement abaisse la barre https://www.csn.qc.ca/actualites/encore-une-fois-le-gouvernement-abaisse-la-barre/ Thu, 04 Jun 2026 16:46:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117605 Pour la CSN, le gouvernement de la CAQ rate une autre belle occasion d’intervenir afin d’assurer à tous les aîné-es du Québec les soins et services dont ils ont besoin, sans égard à l’épaisseur de leur portefeuilles.

Au lieu de renforcer la qualité des soins et services qui y sont offerts, le projet de règlement sur l’exploitation des résidences privées pour aîné-es, vient consacrer la privatisation des services et des soins aux aîné-es. La priorité du gouvernement semble être la protection des profits des entreprises, au détriment de la qualité des soins et services et de la sécurité publique.

Dans ses commentaires écrits à la ministre de la Santé, la CSN formule six recommandations. Elle déplore que le gouvernement choisisse de baisser les normes déjà insuffisantes qui encadrent actuellement les entreprises à but lucratif dans ce secteur, pour satisfaire des propriétaires de résidences pour ainé-es qui refusent de s’y conformer.

La CSN dénonce le parti-pris du gouvernement à l’égard de l’entreprise privée en santé et services sociaux. « Les aîné-es qui vivent en résidences sont des citoyennes et des citoyens comme les autres qui ont contribué toute leur vie au développement de notre société. Il est inacceptable que l’État se désengage de sa responsabilité à leur égard, explique sa présidente, Caroline Senneville.

Quant à nous, tous les soins aux aîné-es devraient être administrés et fournis par les spécialistes en cette matière, soit le personnel en soutien à domicile des CLSC. Les travailleuses en RPA devraient faire partie du secteur public. De même, l’évaluation des besoins de chaque personne devrait être réalisée également par le réseau public. Ça n’a pas de bon sens de demander à des entreprises à but lucratif d’évaluer ces besoins de services, de les offrir et de les inscrire dans leurs baux, c’est un conflit d’intérêts. »

 

CLSC
Pour la CSN, les CLSC doivent jouer un rôle central dans l’évaluation des besoins autant que dans la dispensation des services. En ce sens, le projet de règlement va à l’encontre des orientations officielles du ministère de la Santé à l’effet de revaloriser le rôle des CLSC, en particulier en ce qui a trait aux soins et services aux aîné-es. Des informations obtenues par la CSN laissent d’ailleurs voir que ce désengagement des CLSC auprès de la population en résidences privées pour aîné-es est déjà en marche. Le projet de règlement va l’accélérer.

« L’abaissement des exigences de formation du personnel comme prévu au projet de règlement, est inacceptable et c’est loin d’être le seul élément problématique, enchaîne la vice-présidente responsable des secteurs parapublics et privés à la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. Le gouvernement rate toute une occasion d’exiger de ces entreprises privées qu’elles offrent davantage de formation et de meilleures conditions de travail à leur personnel. Le gouvernement est prêt à toutes les courbettes pour protéger les profits de ces millionnaires pendant que leurs propres salarié-es doivent faire la grève pour obtenir un salaire décent. Décidément, la CAQ n’a pas les bonnes priorités ! »

Normes
La CSN estime par ailleurs que l’installation de gicleurs devrait être dorénavant exigée partout sans plus de délais. De plus, pour la CSN, le gouvernement fait fausse route en retirant l’obligation pour les exploitants de RPA, d’installer un système d’alerte ou de serrures lorsqu’ils accueillent des aîné-es qui présentent des risques d’errance. « Combien de drames il faudra pour convaincre la CAQ qu’il faut édicter des normes, demande Caroline Senneville ! On ne peut pas compter que sur la bonne volonté des acteurs à but lucratif pour faire passer l’intérêt public avant les profits. »

Enfin, la CSN appelle à de larges consultations publiques portant sur la place accordée aux aînés dans la société québécoise et sur les meilleurs moyens à déployer pour répondre à leurs besoins par une offre de services qui est publique, universelle, de qualité et équitable.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les employé-es municipaux rejettent l’offre salariale de la ville https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-municipaux-rejettent-loffre-salariale-de-la-ville/ Thu, 04 Jun 2026 14:24:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117602 Les cols bleus de la ville de Vaudreuil-Dorion ont voté à l’unanimité contre l’offre de l’employeur. Alors que la négociation arrive à ses derniers milles, l’offre salariale de la ville ne permettrait pas aux employé-es municipaux de maintenir leur pouvoir d’achat alors que l’inflation reste forte.

L’assemblée générale du 3 juin a permis de faire le point sur la négociation. Si les échanges sur les conditions de travail ont bien cheminé, la question salariale reste à trancher. La ville offre actuellement 16 % sur 5 ans alors que le Syndicat manuel des travailleurs et travailleuses de Vaudreuil-Dorion (SMTTVD–CSN) demande 22 % sur 5 ans. Les quelque 120 cols bleus ont d’ailleurs un mandat de grève de cinq jours en poche. Si les négociations ne permettent pas d’obtenir une entente dans les prochaines semaines, la mobilisation est appelée à s’accentuer.

« Notre négociation se déroule rondement jusqu’à maintenant. Mais ce qui est sur la table pour nos salaires n’est pas suffisant. Comme tout le monde, nous faisons face à l’inflation. Nous souhaitons obtenir des augmentations salariales qui nous permettent de maintenir notre pouvoir d’achat. Il nous faut un salaire afin de pouvoir vivre dans la ville qu’on dessert chaque jour », explique le président du SMTTVD–CSN, Clayton West.

« Un peu partout au Québec, les employé-es municipaux font un travail essentiel pour desservir la population. Comme tout le monde, ils ont besoin de maintenir leur pouvoir d’achat. La Ville de Vaudreuil-Dorion doit trouver le moyen d’en faire plus pour mettre la négociation derrière elle », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les cols bleus de Vaudreuil-Dorion envoient un signal clair à leur employeur : ça en prend plus pour régler. Ils n’hésiteront pas à se faire voir et entendre si la négociation traine. Chose certaine, ils peuvent compter sur l’appui du conseil central et de toute la CSN jusqu’à ce qu’ils obtiennent une entente qui leur convienne », de conclure la vice-présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Annick Primeau.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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La CSN veut recentrer le débat sur les vrais leviers du français https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-veut-recentrer-le-debat-sur-les-vrais-leviers-du-francais/ Wed, 03 Jun 2026 21:29:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117537 Dans son rapport annuel, publié ce matin, le Commissaire à la langue française, Benoit Dubreuil, met l’accent sur une francisation plus soutenue et sur une intégration des personnes migrantes, des objectifs que la CSN appuie. La centrale déplore toutefois l’importance démesurée accordée à l’immigration, alors que d’autres facteurs mériteraient une attention accrue.

La CSN soutient que la francisation des personnes en milieu de travail est un levier important pour favoriser l’intégration et permettre de pratiquer et de socialiser en français. « Nous notons avec satisfaction que le tout récent rapport sur la francisation en entreprise conclut que les mécanismes actuels ne permettent pas d’atteindre les objectifs de francisation dans le secteur privé, faute d’engagement de la majorité des employeurs et vu les lacunes dans l’accompagnement offert par l’Office québécois de la langue française, dont les exigences n’ont guère évolué depuis 1977 », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour cela, le gouvernement devra réinvestir dans les programmes qu’il a fermés, dont celui du Cégep de Saint-Laurent. C’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs ainsi que des professionnel-les dédiés à la francisation dans cet établissement seulement.

La CSN souligne le silence du commissaire concernant la francisation des personnes dans les milieux de travail du secteur public, dont le devoir d’exemplarité a aussi été examiné dans un récent rapport. Pourtant, le droit de travailler en français reste le même et le gouvernement, comme employeur, se doit de faire meilleure figure que le secteur privé, face à la situation constatée par les syndicats CSN dans la santé et les services municipaux, par exemple, où nombre de personnes n’auraient pas le français requis pour accomplir leurs tâches.

L’importance du Programme de l’expérience québécoise pour notre langue
« Tous les jours, nous voyons des nouvelles qui relatent l’histoire de travailleurs étrangers, intégrés à leur milieu de vie, obligés de quitter le Québec parce que leur permis de travail est arrivé à échéance. Le commissaire le recommande, il faut prioriser les candidats qui vivent déjà ici et qui parlent français. Le gouvernement avait promis de rouvrir le PEQ pour les sélectionner, mais il tarde à le faire », soutient la présidente de la CSN.

Notre langue, notre culture
La CSN déplore le grand nombre de recommandations concernant l’immigration au détriment d’autres enjeux qui fragilisent le français au Québec. La centrale syndicale ne partage pas plusieurs de ces analyses et positions en matière d’immigration et de droit international à l’asile, estimant qu’elles débordent parfois du champ linguistique.

« D’autres problématiques auraient pu faire l’objet de plus de recommandations. On n’a qu’à penser aux géants du web qui diffusent du contenu en anglais », dénonce Caroline Senneville. Le commissaire le souligne, mais pas assez, selon la centrale. Il faut s’assurer que notre culture rayonne davantage, et ce, grâce au soutien financier et législatif des gouvernements.

Participation syndicale, participation sociale
En terminant, la CSN, dont le nombre de membres a grimpé à 350 000 au cours des trois dernières années, joint sa voix à celle du commissaire pour que le déploiement de Francisation Québec soit complété rapidement.
Cela implique, entre autres, l’introduction d’un nouveau volet à son offre, soit l’apprentissage informel par la participation sociale, comme le recommande le commissaire. « Ceci correspond bien à l’expérience et à la volonté syndicale d’accroître la participation et la représentation des personnes immigrantes dans notre mouvement », conclut la présidente de la CSN.

À propos
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Les salarié-es des Jardins Logidor sont en grève pendant 5 jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-des-jardins-logidor-sont-en-greve-pendant-5-jours/ Wed, 03 Jun 2026 14:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117398 Les quelque 50 travailleuses et travailleurs des Jardins Logidor sont en grève du 3 au 7 juin pour faire avancer leur négociation. La direction de la résidence privée pour aîné-es (RPA) appartenant au groupe Cogir tarde à reconnaitre la valeur du travail de ses salarié-es.

Le groupe Cogir doit se mettre en mode règlement

Alors que plus de la moitié des RPA prenant part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente, il en va autrement pour les cinq résidences du groupe Cogir. C’est pour forcer l’employeur à déposer des offres sérieuses que les travailleuses et les travailleurs ont décidé de déclencher une première séquence de grève. Le salaire moyen de 20 $ l’heure est nettement insuffisant pour ces travailleuses et ces travailleurs qui prennent soin des aîné-es au quotidien. À noter que les services essentiels sont maintenus durant la grève.

« Si les résidentes et les résidents des Jardins Logidor reçoivent des services de qualité, c’est grâce aux efforts des travailleuses et travailleurs. Un peu partout au Québec, nous parvenons à nous entendre avec les employeurs. Il n’y a aucune raison pour qu’un groupe aussi profitable que Cogir n’accorde pas les gains de la négociation coordonnée à ses salarié-es », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Cinq résidences du groupe Cogir font partie de la négociation coordonnée et tous leurs salarié-es doivent se résoudre à exercer la grève pour que ça bouge à la table de négociation. Il est temps que cette entreprise en ait pour autre chose que ses profits. Si on veut continuer de donner les meilleurs services aux résidentes et aux résidents, il faut bonifier les conditions de travail des salarié-es », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

« Les salarié-es de la résidence Jardins Logidor font face à la hausse du coût de la vie. Pendant qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts, les coffres du groupe Cogir débordent. Si l’employeur pense qu’il va réussir à nous épuiser, il se trompe royalement. Nous serons aux côtés des salarié-es jusqu’à l’obtention d’une bonne entente », de conclure la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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La CSN salue l’investissement en transport collectif, avec des bémols https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-linvestissement-en-transport-collectif-avec-des-bemols/ Tue, 02 Jun 2026 20:53:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117418 L’entente Ottawa-Québec sur le financement du transport collectif et sur les infrastructures était attendue et c’est une bonne nouvelle, mais plusieurs points d’incertitude demeurent.

« Il était temps que le fédéral et le gouvernement du Québec s’entendent pour mieux financer le transport collectif. Il est urgent d’investir davantage tant pour développer de nouveaux projets que pour entretenir les infrastructures existantes », a commenté la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Au programme de son congrès tenu la semaine dernière, la CSN a présenté aux délégué-es une proposition pour que le transport collectif soit un enjeu syndical stratégique.

Plusieurs zones d’ombre

« Il faudra bien entendu voir comment se concrétisent ces annonces sur le terrain et s’assurer de maximiser les retombées de fabrication au Québec tout en conservant notre expertise au sein des sociétés de transport concernées », ajoute la présidente de la CSN.

Plusieurs investissements, certains urgents, ne font toutefois pas partie de l’annonce d’aujourd’hui. On ne sait toujours pas, par exemple, si des sommes seront consacrées au renouvellement des trains AZUR de Montréal ou au développement de plusieurs autres projets de transport collectif au Québec. Seuls le tramway de Québec, la ligne bleue du métro de Montréal et le tramway de Gatineau ont été nommés explicitement dans l’annonce.

On n’a pas parlé du déficit d’entretien dans le métro de Montréal qui tient à peine debout et où l’accessibilité universelle tarde à venir. Il n’est pas clair par ailleurs si l’expertise interne des sociétés de transport sera sollicitée ou si on misera plutôt sur des partenariats public-privé, lesquels nous privent de notre expertise collective et augmentent les risques de dépassement de coûts.

Encore insuffisant

L’annonce d’aujourd’hui ne portait pas que sur le transport collectif, mais aussi sur le financement de plusieurs autres infrastructures par le truchement du Fonds pour bâtir des collectivités fortes. Pour la partie des infrastructures municipales, les fonds demeurent insuffisants face aux immenses besoins. Le fonds fédéral qui est consacré aux infrastructures municipales est de 51 G$ pour l’ensemble du pays. Or, le déficit d’entretien des infrastructures municipales, au Québec seulement, est évalué à 50 G$. Soulignons par ailleurs que le Fonds pour bâtir des collectivités fortes pourrait financer des projets qui ne sont pas spécifiquement municipaux, comme des hôpitaux.

« Les sommes promises aujourd’hui pour le transport et les infrastructures marquent un pas dans la bonne direction, mais les besoins sont évidemment beaucoup plus grands », conclut Caroline Senneville.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

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Une première convention CSN au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-csn-au-club-med-de-charlevoix/ Tue, 02 Jun 2026 15:03:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117386 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med Québec Charlevoix–CSN ont adopté à 90%, l’entente de principe qui leur a été présentée.

Il s’agit d’une première convention collective négociée sous l’affiliation à la CSN. Cette entente marque une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs, qui ont choisi de se mobiliser afin d’améliorer leurs conditions de travail et de faire reconnaître leur contribution essentielle au succès de l’établissement.

La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit des augmentations salariales pouvant atteindre près de 19 % dès la première année et près de 30 % sur l’ensemble de sa durée. Les membres ont également obtenu des améliorations substantielles concernant la reconnaissance de l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité au travail, la prévention du harcèlement psychologique ainsi que les clauses syndicales, notamment par une bonification des libérations syndicales.

L’entente comprend aussi des avancées considérables pour les travailleuses et travailleurs étrangers. Une clause de statu quo a notamment été intégrée afin de mieux protéger les salarié-es détenteurs d’un permis de travail fermé en cas de congédiement. L’employeur s’engage également à faciliter les démarches des salarié-es qui souhaitent présenter une demande de certificat de sélection du Québec.

« Dès le début des négociations, nous voulions une convention collective qui reconnaisse réellement notre contribution au succès du Club Med. Les membres peuvent être fiers du résultat. En plus d’obtenir des augmentations salariales importantes, nous avons fait des gains sur l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité ainsi que sur les protections offertes à plusieurs de nos collègues, notamment les travailleuses et travailleurs étrangers. Cette première convention nous donne des bases solides pour l’avenir, » affirme Jenny Anamaria Granados Mendiola, vice-présidente du syndicat.

Pour le conseil central, cette première convention collective représente une avancée importante pour l’ensemble des membres.

« Une convention collective, c’est toujours plus qu’une simple entente sur les salaires. Les travailleuses et les travailleurs du Club Med ont réussi à améliorer plusieurs aspects de leur quotidien tout en renforçant leurs protections et leurs droits. Les gains obtenus auront des effets durables bien au-delà de la durée de cette convention. C’est le résultat d’un travail rigoureux et d’une mobilisation soutenue des membres. Le syndicat a aussi pu compter sur la force de notre mouvement tout au long de la négociation, » souligne François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), les résultats obtenus à Charlevoix pourraient également inspirer d’autres travailleuses et travailleurs du réseau.

« Cette entente établit un précédent important. Les gains obtenus démontrent qu’il est possible d’améliorer de façon significative les salaires, les conditions de travail et les protections des salarié-es dans les établissements du réseau. Les membres du Club Med Québec Charlevoix viennent de tracer une voie qui pourra servir de référence dans l’avenir. Cette convention envoie un message clair : lorsque les travailleuses et les travailleurs se mobilisent, ils peuvent obtenir des avancées concrètes et durables, » ajoute Alexandre Filiatrault, vice-président de la FC–CSN.

Le syndicat tient à remercier l’ensemble des membres pour leur confiance, leur implication et leur solidarité tout au long des négociations.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix (CSN) représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Québec est une ville pro-choix et va le rester https://www.csn.qc.ca/actualites/quebec-est-une-ville-pro-choix-et-va-le-rester/ Sat, 30 May 2026 17:47:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117090 Un rassemblement « Riposte pro-choix » se tient aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale du Québec. Initié par la CSN, et soutenu par de nombreuses organisations féministes, le rassemblement se voulait une réponse à la « marche pour la vie », une manifestation contre le droit à l’avortement organisée pour la troisième année consécutive par un groupe intégriste chrétien.

« Il y a quelques semaines, « Campagne Québec Vie » a annoncé qu’elle renonçait à organiser sa manifestation anti-avortement. C’est une grande une victoire pro-choix ! Nous avons quand même décidé de maintenir le rassemblement « Riposte pro-choix » pour célébrer nos victoires et rappeler haut et fort que Québec est une ville pro-choix et va le rester. Si on pouvait leur enlever à jamais l’envie de revenir, ce serait parfait ! » a déclaré Mélanie Pelletier, vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

« N’en déplaise à certains, la question du droit à l’avortement est une question syndicale. Le droit à l’avortement est indissociable du droit au travail des femmes, car pour elles, contrôler sa force reproductrice est une condition cruciale pour atteindre une autonomie réelle et une égalité dans les études, l’emploi ou la carrière ! » rappelle Jessica Goldschleger, la nouvelle secrétaire générale de la CSN tout juste élue mercredi dernier par le congrès de la centrale qui se tenait à Québec. Pour la secrétaire générale, il est essentiel que la CSN, qui représente une majorité de femmes rappelons-le, continue de Faire front pour les droits des travailleuses.

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Entente de principe acceptée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-lavo/ Fri, 29 May 2026 18:05:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117035 Réunis en assemblée générale ce 29 mai au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 87 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue dans la nuit du 28 mai 2026.

« Notre nouvelle convention collective contient des augmentations salariales de 6 % en 2025, 3,75 % en 2026, 3 % en 2027 et en 2028, puis 3,5 % en 2029, pour un total de 19,25 % sur 5 ans, applicable rétroactivement au 1er janvier 2025. Elle contient aussi une clause de protection annuelle contre l’indice des prix à la consommation (IPC) de 0,75 %. En plus de freiner tous les projets de reculs que l’employeur voulait nous imposer, nous avons également obtenu des ajustements salariaux de base pour plusieurs employé-es, afin d’arrimer leur rémunération au marché. Finalement, les parties s’engagent dans un processus de médiation préarbitrale visant à assainir les relations de travail et à régler les litiges encore en cours », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Quand on se bat pour améliorer nos conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette conviction de la juste cause. Tout au long de leur négociation, les membres du syndicat ont porté fièrement leurs convictions tout en luttant contre les reculs majeurs que l’employeur voulait imposer. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leur contribution à ce combat pour de meilleures conditions de travail constitue une avancée pour toutes et tous dans leur secteur », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« Au nom de la FIM, à l’issue d’une longue et ardue négociation, je salue le travail acharné du syndicat qui vient tout juste d’accepter leur nouvelle convention collective dont les membres peuvent être fiers. Leur lutte pour maintenir leurs acquis et obtenir une bonification de leurs conditions d’emploi a porté ses fruits et nous sommes également heureux et satisfaits pour les travailleurs et les travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fière d’avoir soutenu la lutte des travailleurs et des travailleuses de chez Lavo. Après avoir tenu tête et manifesté leur détermination envers leur employeur, nous partageons la satisfaction des membres », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). Celle-ci regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Caroline Senneville réélue et une consultation à venir concernant l’avenir politique du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/caroline-senneville-reelue-et-une-consultation-a-venir-concernant-lavenir-politique-du-quebec/ Fri, 29 May 2026 15:53:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117019 À l’occasion du 68e Congrès de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), les quelque 2000 délégué-es réunis pour l’occasion ont réélu par acclamation Caroline Senneville à la présidence pour un troisième mandat à la tête de la centrale. Les congressistes ont également adopté des propositions concernant les droits syndicaux, les services publics et ont amorcé des discussions concernant l’encadrement législatif du développement et de l’utilisation éthique de l’intelligence artificielle. Ils ont finalement voté en faveur d’une proposition visant à entamer des consultations afin d’actualiser la position de la CSN concernant l’avenir politique et constitutionnel du Québec.

Face aux nombreuses attaques antisyndicales subies dans les dernières années, la CSN continuera d’exiger le retrait des lois liberticides imposées par le gouvernement caquiste et élaborera une stratégie de mise en valeur du syndicalisme dans l’espace public. La confédération priorisera également la lutte pour le renforcement des services publics ainsi que la mise en place d’une réelle transition juste.

« Avec une participation record de plus de 2000 délégué-es à la plus haute instance démocratique de notre organisation, je crois d’emblée qu’on peut dire : mission accomplie ! Les délégué-es ressortent du congrès en étant plus que jamais persuadés de la pertinence de poursuivre la lutte syndicale, surtout à l’aube de la prochaine élection au Québec. Dans le mandat qui s’amorce, nous irons à la rencontre de nos 350 000 membres pour mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs et continuer de lutter pour un Québec digne de leurs besoins et aspirations. Ce qui est clair, c’est que la CSN va rester au cœur du débat public », explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Les autres membres du comité exécutif sont François Enault à la première vice-présidence, David Bergeron-Cyr à la deuxième vice-présidence, Katia Lelièvre à la troisième vice-présidence ainsi qu’Yvan Duceppe à la trésorerie. Au secrétariat général, Jessica Goldschleger, jusqu’ici présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, succède à Nathalie Arguin, qui avait annoncé son départ à la retraite en début d’année.

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Sondage Léger – La population québécoise souhaite un règlement satisfaisant pour les paramédics https://www.csn.qc.ca/actualites/sondage-leger-la-population-quebecoise-souhaite-un-reglement-satisfaisant-pour-les-paramedics/ Thu, 28 May 2026 12:32:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116907 Un sondage Léger, réalisé du 22 au 24 mai, montre que les Québécoises et les Québécois ne sont pas en phase avec le gouvernement de la CAQ quant à la manière dont il mène les négociations pour le renouvellement des conventions collectives des quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN.

Parmi les 1002 répondantes et répondants au sondage, 83 % estiment qu’il est urgent de régler les conventions collectives qui, rappelons-le, sont échues depuis le 1er avril 2023.

En ce qui a trait à la rémunération des paramédics, enjeu au cœur de la négociation, à peine deux pour cent partagent l’opinion du gouvernement selon laquelle les paramédics seraient actuellement trop payés pour leur travail. À l’inverse, 59 % estiment que les paramédics devraient gagner un meilleur salaire.

Un paramédic gagne un salaire horaire de 26,34 $ à l’embauche. Il atteindra près de 30 $ l’heure après cinq ans de travail. Or, une majorité de paramédics quittent leur emploi dans les cinq premières années, notamment à cause de la rémunération qui ne tient pas du tout compte de la réalité de leur travail et ne soutient pas la comparaison avec d’autres secteurs d’activité.

La CSN et le gouvernement entameront un blitz de négociation à compter de lundi prochain afin de trouver un règlement. « Il va falloir passer de la parole aux actes, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Ce qu’on constate présentement, c’est que les employeurs, qu’il s’agisse des entreprises privées ambulancières, des coopératives ou d’Urgences-Santé, ont énormément de difficulté à retenir leur main-d’œuvre. Ils en ont fait la démonstration eux-mêmes devant le Tribunal administratif du travail. Par conséquent, le maintien du service à la population repose presque partout sur des paramédics surchargés, forcés de travailler en heures supplémentaires, et sur le recours coûteux à des salarié-es d’agences privées de placement de personnel. »

Le 1er vice-président de la CSN, François Enault, a lui-même proposé au gouvernement d’organiser un blitz de négociation et croit que tout est en place pour arriver à une entente. « Les paramédics ont droit à des conditions de travail respectueuses et négociées, comme tous les salarié-es. Leurs revendications doivent être entendues par le gouvernement, même si leur droit de grève est fortement encadré par les services essentiels. On ne peut pas, d’un côté, restreindre radicalement leur droit de grève précisément parce que leur rôle est névralgique pour la santé et la sécurité de la population, et de l’autre, refuser de négocier sérieusement les conditions de travail nécessaires pour assurer la pérennité des services. »

À propos

Les quelque 3500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui compte 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, dans les services préhospitaliers ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Se syndiquer pour gagner : la CSN en mouvement, plus forte que jamais https://www.csn.qc.ca/actualites/se-syndiquer-pour-gagner-la-csn-en-mouvement-plus-forte-que-jamais/ Tue, 26 May 2026 21:08:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116573 Malgré les attaques antisyndicales, malgré les obstacles, la CSN est au premier rang en ce qui concerne la syndicalisation des travailleuses et des travailleurs québécois. C’est ce constat qu’a partagé le vice-président responsable de la syndicalisation, David Bergeron-Cyr, aux congressistes.

Dans une allocution résolument tournée vers l’avenir, David Bergeron-Cyr a d’abord rendu hommage aux nouveaux syndicats qui ont choisi la CSN au cours du dernier mandat. Leur présence, applaudie par les congressistes, a rappelé une vérité essentielle : se syndiquer demeure un acte de courage, de solidarité et de dignité.

Car derrière chaque nouvelle accréditation, il y a des travailleuses et des travailleurs qui refusent la peur, l’isolement ou l’arbitraire. Des campagnes souvent menées dans la discrétion, parfois même dans la clandestinité, face à des employeurs qui multiplient les tactiques antisyndicales. Le vice-président a salué le rôle déterminant des militantes, des militants et équipes syndicales qui rendent ces victoires possibles, une lutte à la fois.

Mais le constat est sans détour : les adversaires du syndicalisme se sont multipliés et durcis. Des employeurs qui contestent ouvertement la représentation syndicale. Des organisations concurrentes qui attaquent systématiquement certains syndicats affiliés à la CSN. Des gouvernements qui multiplient les offensives antisyndicales et remettent en question des outils essentiels à l’organisation collective.

Face à ces attaques, le message est sans ambiguïté : la réponse passe par un syndicalisme de proximité, enraciné dans les milieux de travail, porté par la mobilisation et le rapport de force.

Et les résultats parlent d’eux-mêmes.

Au cours du dernier mandat, plus de 15 000 nouvelles travailleuses et nouveaux travailleurs ont joint les rangs de la CSN. Une progression qui témoigne de la pertinence du projet syndical porté par la centrale. Aujourd’hui, la CSN représente 24,5 % des salarié-es syndiqué-es au Québec, tout en déposant, année après année, près de 29 % des requêtes en accréditation.

« Nous déposons plus que ce que nous représentons », a résumé David Bergeron-Cyr avec fierté.

Parmi les batailles marquantes du dernier mandat, plusieurs dossiers d’envergure témoignent d’une volonté d’ouvrir de nouveaux fronts : la lutte emblématique chez Amazon, l’organisation de secteurs non traditionnels comme les acupuncteurs et les écrivain-es du Québec, ou encore la syndicalisation du dernier groupe non syndiqué du réseau des CISSS et CIUSSS au Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, fruit d’une campagne de deux ans.

Le portrait n’est pas sans défis. La CSN a aussi perdu près de 2 000 membres, principalement à la suite de révocations syndicales. Un rappel que la syndicalisation continue après l’accréditation : elle exige une vie syndicale forte, vivante et engagée.

Pour le prochain mandat, David Bergeron-Cyr a lancé un appel à la vigilance et à l’action. L’implantation de l’agence Santé Québec dans le réseau de la santé et des services sociaux, le secteur de la construction et les secteurs d’emploi encore non syndiqués exigeront toute la force du mouvement.

Une chose est certaine : à la CSN, le combat continue. Et il se mène avec la même conviction qu’au premier jour — celle de bâtir un monde du travail plus juste, une victoire à la fois.

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« Syndicalistes. Point. » https://www.csn.qc.ca/actualites/syndicalistes-point/ Mon, 25 May 2026 15:41:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=116071 « Il n’y a aucune ambiguïté pour nous. Les partis qui souhaitent former le prochain gouvernement doivent prendre le parti des travailleuses et des travailleurs et du progrès social en s’engageant à abolir les lois antisyndicales adoptées par la CAQ. Surtout dans un contexte où ces législations anti-travailleurs adoptées risquent d’être déclarées inconstitutionnelles », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Une vision pour transformer le Québec

Les sujets débattus lors de ce congrès mettent en lumière l’ampleur des attaques portées au droit du travail et au mouvement syndical, notamment les restrictions au droit de grève; l’effritement des services publics et de l’État social; l’affaiblissement des mécanismes de santé et sécurité du travail et les entraves à l’autonomie syndicale.

Le 68e Congrès met de l’avant une identité forte et un positionnement clair : « Être syndicaliste aujourd’hui, c’est défendre un projet de société. C’est refuser les reculs, c’est proposer des solutions et c’est porter une vision ambitieuse pour le Québec », souligne la présidente.

Cette vision repose notamment sur :

  • Le renforcement des services publics universels et accessibles, mis à mal par les politiques d’austérité et le recours au privé;
  • Une fiscalité plus juste et des investissements structurants pour réduire les inégalités;
  • Une transition écologique fondée sur la justice sociale et des emplois de qualité;
  • Le développement économique des régions et la vitalité du territoire.

Encadrer l’intelligence artificielle et protéger le travail

La CSN appelle aussi les partis politiques à prendre acte des transformations majeures du monde du travail, notamment liées à l’intelligence artificielle. Elle réclame un encadrement législatif rigoureux et une stratégie de souveraineté numérique pour protéger les emplois, les droits et la démocratie. « Le prochain gouvernement devra agir rapidement pour encadrer l’intelligence artificielle et éviter qu’elle aggrave les inégalités et la précarité. Le progrès technologique doit profiter à tout le monde », insiste Mme Senneville.

L’avenir politique et constitutionnel du Québec

Le 68Congrès amorce également une réflexion importante sur l’avenir politique et constitutionnel du Québec. Fidèle à son rôle dans la société civile, la CSN souhaite que ses membres lui donnent le mandat d’entamer des consultations afin d’actualiser sa position sur cette question au cours des trois prochaines années.

« Pour la CSN, l’avenir politique du Québec n’appartient pas à un parti politique, mais à la population québécoise et à elle seule. C’est pourquoi la société civile, incluant le mouvement syndical, doit prendre sa place dans ce débat. Il s’agit d’un enjeu qui mérite un débat démocratique large, rigoureux et ancré dans les réalités d’aujourd’hui. Dans cette optique, nous voulons donc prendre le temps de consulter nos membres et construire une position qui reflète leurs aspirations, dans une perspective de justice sociale, d’égalité et d’inclusion », souligne Caroline Senneville.

Un appel clair à la responsabilité politique

La présidente termine en rappelant que peu importe l’issue du scrutin en octobre prochain, la centrale demeurera mobilisée et vigilante.

« Notre message est simple : il est temps de renouer avec le progrès social. Les droits syndicats et du droit du travail, ce sont des droits humains. On ne peut pas s’essuyer les pieds dessus », conclut Mme Senneville.

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Paramédics – Des recrues mieux payées si elles travaillent comme préposé-es aux bénéficiaires https://www.csn.qc.ca/actualites/paramedics-des-recrues-mieux-payees-si-elles-travaillent-comme-prepose-es-aux-beneficiaires/ Fri, 22 May 2026 18:03:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115838 Sans convention collective depuis le 31 mars 2023, les 3500 paramédics membres de syndicats CSN réclament notamment un niveau de salaire en phase avec leur compétence et leur expertise, ce que leur refuse le gouvernement. Or, les syndicats constatent que le gouvernement fait présentement de l’œil aux finissants du DEC en soins préhospitaliers d’urgence, avec des publicités leur faisant miroiter un salaire horaire de 29,37 $ pour travailler comme préposé-es aux bénéficiaires, soit près de trois dollars de plus que le salaire d’entrée des paramédics.

« C’est précisément parce que le gouvernement s’est montré incapable jusqu’ici d’offrir aux paramédics un taux de salaire convenable que ces finissants ne peuvent pas travailler dès maintenant comme paramédics, dénonce le représentant du secteur préhospitalier FSSS–CSN, Jean Gagnon.

« Tant mieux si les préposé-es aux bénéficiaires peuvent gagner un salaire de plus de 29 $ l’heure en commençant. C’est le fruit d’ententes qu’ils ont négociées avec le gouvernement. Mais ça montre clairement que quelque chose ne tourne pas rond dans le système, car le gouvernement nous offre présentement un salaire inférieur à ça pour les nouveaux paramédics en soins primaires ! C’est vraiment incohérent. »

La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (CSN), Lucie Longchamps, rappelle que les entreprises ambulancières peinent déjà à combler tous les quarts de travail nécessaires au strict minimum pour la santé et la sécurité de la population. « Le gouvernement met déjà en péril la capacité du secteur préhospitalier à retenir son monde et il est maintenant prêt à mettre en jeu la capacité d’y attirer la relève. Déjà, plus de la moitié des paramédics choisissent de quitter leur emploi dans les cinq premières années. La situation ne fera qu’empirer tant qu’on n’aura pas un gouvernement qui se montrera capable de reconnaître leur profession. ».

Un blitz de négociation crucial
Le gouvernement lance cette offensive de recrutement auprès des finissants futurs paramédics dans le contexte où ceux-ci ne pourront effectuer de stages ni compléter leur formation tant que les conventions collectives ne seront pas renouvelées. Un blitz de négociation se tiendra à compter du 1er juin pour trouver un terrain d’entente.

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