Photoreportage – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 21 Jan 2021 13:26:49 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Photoreportage – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Congrès virtuel de la CSN : vos réactions https://www.csn.qc.ca/actualites/congres-virtuel-de-la-csn-vos-reactions/ Wed, 20 Jan 2021 19:16:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78246

« Je trouve que le défi est relevé. J’aime le principe d’une webdiffusion plutôt qu’un gros “zoom”. Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, mais je trouve que la qualité et le professionnalisme sont au rendez-vous. Je constate aussi que certains participants sont plus à l’aise à prendre la parole en virtuel, ce qui est une bonne chose. Par contre, c’est certain que ce qui me manque c’est tout le réseautage qu’on réussissait à faire en présentiel. Je ne me ferai pas grand contact cette semaine… Heureusement aussi que ça fait quelques mois qu’on est installés pour faire du télétravail. Ça a facilité l’accessibilité et la participation au congrès. »

Alexandre Poirier, Syndicat des ouvriers du fer et titane–CSN

 


 

« C’est certain qu’un congrès en virtuel, c’est particulier. Mais même si la technologie rend la tenue des débats un peu plus difficile, je suis heureuse que les participantes et les participants prennent la parole et contribuent aux échanges. Nous sommes cinq membres de notre syndicat à participer chacun de notre côté. Comme dans un congrès en présentiel, on discute entre nous à propos des enjeux débattus, sur une plateforme à part. C’est bien qu’on puisse avoir ces réflexions, car ça fait partie des avantages de participer en groupe à un congrès. Je pense que pour les éditions suivantes, les organisateurs devraient envisager une formule hybride. Retourner au simple présentiel signifierait retourner en arrière et se priver de plusieurs avantages. On est rendus là. »

Nathalie Duperré, STCPE BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean FSSS–CSN

 


 

« Pour mon premier congrès de la CSN, je suis vraiment content de briser l’isolement que la pandémie nous fait vivre actuellement. Ça relativise les expériences que nous connaissons dans nos milieux de travail. Pour moi, au départ, les instances de la CSN, c’était un peu théorique. En participant au congrès, nous partageons des expériences qui nous inspirent et nous font réfléchir. Durant les ateliers, j’ai entendu le témoignage d’un délégué qui parlait du retrait préventif des femmes enceintes dans le milieu de la santé et je l’ai contacté personnellement afin d’échanger avec lui sur les stratégies qu’ils ont déployées dans leur milieu de travail. »

Liam Belcourt, SEMB-SAQ–CSN

 


 

« J’aime bien ça. C’est hyper bien organisé et structuré. C’est certain que nous étions habitués à ce genre d’échanges virtuels, car depuis des mois nous travaillons et nous poursuivons notre enseignement à distance. Ça facilite l’appréciation. Bien sûr, les contacts informels, les relations intersyndicales sont inexistantes et on ne peut pas fraterniser comme avant. Il s’agit là du plus grand désavantage. Je remarque toutefois que certains participants sont plus à l’aise de prendre la parole de cette façon et c’est une amélioration notable. Je pense que pour les futurs congrès, il faudra penser à une option combinant les deux formules. La CSN n’aura pas d’autre choix que de s’adapter. »

Nathalie Ebnoeter, Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-Université

 


 

« C’est la toute première fois que je participe à un congrès de la CSN. Je n’ai pas l’expérience du présentiel, mais je trouve ça très intéressant. Ça fait du bien de sortir de notre bulle et d’entendre les autres membres de la CSN, de constater la camaraderie. Ça développe vraiment le sentiment d’appartenance. Constater l’ensemble des luttes me motive dans mon rôle de président. Je suis le seul délégué officiel de mon syndicat et ce sera important de transmettre ce que j’ai vu et entendu à mes camarades collègues, de partager avec eux la fierté ressentie. C’est certain que j’aimerais que le prochain congrès soit en présentiel afin de vivre plus humainement ce genre d’expérience, pour rencontrer d’autres membres de syndicats et échanger avec eux. »

Benoît Galibois, Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la municipalité de Bonaventure

 


 

« Mon syndicat a tenu son assemblée de fondation le 1er mars 2020, qui fut notre seule activité en présence, les autres ayant toutes eu lieu en visioconférence. Cela dit, pour moi qui ai tout à apprendre du fonctionnement de la CSN, je trouve la facture de ce congrès bien utile et d’une certaine façon, pédagogique. Je suis heureux d’assister à ce moment important pour le grand mouvement auquel nous avons adhéré il y a de cela presque un an. Compte tenu de la nature du travail archéologique (travail semi-saisonnier, mandats qui peuvent être très courts, de quelques jours seulement, etc.), je vois également d’un très bon œil les changements qui ont été apportés au Fonds de défense professionnelle. »

Maxime Vaillancourt, Syndicat national des archéologues du Québec–CSN

 


 

« Ce congrès est vraiment intéressant. Les enjeux qui y sont discutés, notamment ceux concernant le télétravail, la santé-sécurité, la vie syndicale, sont très factuels et interpellent directement les membres, que ce soit ceux qui proviennent d’un petit syndicat ou d’un plus gros. L’événement est techniquement très réussi et visuellement joli ; nous sommes bien servis par l’habillage et par les instruments technologiques qui sont utilisés, notamment les écrans de projection pour le discours de Jacques Létourneau. Je suis très heureuse de ce constat, car selon moi, la CSN a besoin de moderniser ses façons de faire et d’accompagner ses membres dans l’utilisation d’outils technologiques qui vont leur permettre d’alléger certains processus, comme la tenue d’assemblées générales. Ce congrès témoigne de la capacité de la CSN à s’engager dans cette voie, bravo. »

Joannie Rollin, Syndicat des employé-es de TV5–CSN

 


 

« Je trouve que le congrès est bien organisé et que les membres ont une place de choix pour s’exprimer. On a réussi à créer une belle synergie, à comprendre les luttes que mènent les uns et les autres, même si nous ne sommes pas en présence. C’était un défi, et on peut dire que c’est réussi. J’ai aussi bien apprécié la séance d’ateliers qui a donné lieu à des échanges stimulants. Ces discussions nous ont permis de comprendre les différentes réalités des membres sur le terrain. Je me réjouis aussi de constater à nouveau, durant ce congrès, que la CSN fait du projet de loi 59 et des changements qui doivent y être apportés une priorité. Ce projet de loi constitue une véritable attaque pour le secteur de la construction, alors que, faut-il le rappeler, il s’agit du secteur d’activité qui connaît le plus grand taux d’accidents et de décès sur les lieux de travail. Merci la CSN. »

Alexandre Mailhot, représentant régional Québec–Chaudière-Appalaches de la CSN–Construction

 


 

« Je suis impressionné par l’organisation du congrès. J’avoue que j’avais un peu peur, que je m’attendais à pire, mais je suis agréablement surpris. Ça se passe bien, les débats se font et la démocratie est respectée. J’ai trouvé ça particulièrement intéressant d’entendre en atelier les gens parler de la COVID et comment ils ont dû s’adapter, car nous aussi, les agents correctionnels, avons été fortement touchés par le virus. J’ai bien aimé suivre les présentations des candidats et des candidates aux élections, c’était professionnel et pertinent. Évidemment, l’énergie et la chaleur d’un congrès en présence sont absentes. Il y a une différence entre prendre la parole devant 2000 personnes dans une salle de plénière et prendre la parole seul, devant son ordinateur dans sa cuisine… Mais dans l’ensemble, c’est une réussite. »

Frederick Lebeau, Syndicat des agents correctionnels du Canada–CSN

 


 

« Du fait que mon premier congrès se déroule en mode virtuel, je trouve que ça nous coupe du contact humain qui se retrouve fondamentalement au centre de notre action syndicale. Malgré tout, le tout est très intéressant. Le contexte de pandémie actuel et les échanges dans le cadre de l’atelier m’ont grandement motivée à faire de la santé et sécurité du travail une priorité pour 2021. »

Anabel Millette, Syndicat des employé-es municipaux de Mirabel–CSN

 
 
 
 


 

« C’est bien organisé. Les directives pour accéder au congrès étaient claires et tout s’est bien passé pour mes collègues et moi. Je trouve que l’opération est réussie. Par contre, les plages sont un peu courtes. Habituellement, on est en plénière plus longtemps que quatre heures par jour. Les débats sont aussi moins faciles qu’en présentiel. Pour les ateliers, par contre, c’était vraiment bien. Ce qui me manque le plus, c’est l’émotion qu’on vit habituellement dans la salle. On ne peut applaudir aux départs à la retraite, à la rétrospective des luttes et ça me manque. En général, on sort du congrès gonflés à bloc de toute l’énergie des camarades qui nous entourent et convaincus plus que jamais que la CSN est la meilleure organisation pour nous. Cette fois-ci, c’est plus difficile de sortir aussi motivés. Vivement le retour au présentiel dans trois ans ! »

Nancy Boucher, Syndicat des travailleurs et travailleuses des stationnements de Québec–CSN

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La plus grande manifestation de l’histoire du Canada https://www.csn.qc.ca/actualites/la-plus-grande-manifestation-de-lhistoire-du-canada/ Mon, 30 Sep 2019 04:04:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=72267 Photos : Dominic Morissette et Patrick Sicotte

Un demi million de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal vendredi pour souligner la fin d’une semaine d’action climatique et exiger des gouvernements qu’ils se responsabilisent et agissent devant la crise climatique à laquelle la société fait face. 

La mobilisation actuelle au Québec pour la justice climatique est sans équivoque. L’intersectionnalité et la diversité de la coalition constituent la force de ce mouvement intergénérationnel et c’est pourquoi la jeune activiste suédoise, Greta Thunberg, a choisi de mener la manifestation monstre à Montréal coude à coude avec la jeunesse autochtone et québécoise.

C’est clair que le Québec et le Canada ont la capacité d’être des leaders mondiaux dans la lutte contre les changements climatiques et dans la transition écologique et énergétique juste. Il est temps que les gouvernements se mettent au diapason.

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Meilleures pancartes de la marche La Planète s’invite au parlement https://www.csn.qc.ca/actualites/meilleures-pancartes-de-la-marche-la-planete-sinvite-au-parlement/ Sun, 11 Nov 2018 01:51:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69356 La créativité était au rendez-vous lors du grand rassemblement populaire La Planète s’invite au parlement à Montréal.

Rappelons que cette manifestation avait comme objectif d’envoyer un message fort au nouveau gouvernement : la population exige qu’il prenne immédiatement les mesures nécessaires pour s’attaquer à l’urgence climatique. 

Un retour sur des pancartes qui ont frappé l’imaginaire.

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Manifestation à Villa Maria https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-a-villa-maria/ Thu, 31 May 2018 19:39:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67826 Donnez votre appui à la coalition SOS Villa Maria

Plus de 70 membres du personnel de Villa Maria ont participé tôt ce matin à un piquetage devant les entrées du collège Villa Maria. Alors que le roulement de personnel atteint des records et que la direction prend des décisions qui pourraient nuire au cheminement pédagogique des élèves, ils demandent un changement de gouvernance.
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Pour plus d’information sur les enjeux préoccupants à Villa Maria, visitez le site de la coalition SOS Villa Maria

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La marche du 1er mai en photos https://www.csn.qc.ca/actualites/la-marche-du-1er-mai-en-photos/ Mon, 30 Apr 2018 17:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67364 Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal samedi après-midi dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.

Parmi les revendications de la marche : un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et la mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail, la conciliation travail-famille-études, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure, la lutte contre les paradis fiscaux, ainsi que la transition juste.

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La CSN au front dans l’Est du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-au-front-dans-lest-du-quebec/ Tue, 13 Feb 2018 20:41:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66177 On dit des « trous noirs » que même la lumière ne s’en échappe pas, pourtant, c’est tout le contraire qui s’est produit aujourd’hui dans l’Est du Québec, puisque du « trou noir » de l’assurance-emploi s’est dégagé un élan de solidarité et d’espoir. À l’appel du conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et de celui de la Côte-Nord, ainsi que de groupes de chômage de l’Est du Québec et du Nouveau-Brunswick, plus d’une centaine de militantes et militants solidaires, et de chômeurs et chômeuses ont occupé une dizaine de bureaux de Service Canada afin de dénoncer les règles inacceptables de l’assurance-emploi du Canada qui privent de revenus de nombreuses personnes.

Bureau de Service-Canada à Cap-aux-Meules, aux Îles-de-la-Madeleine.

Le « trou noir » de l’assurance-emploi, un problème cruel et malheureusement récurrent
La problématique du « trou noir » n’est pas nouvelle, elle est en effet décriée par les groupes de chômeurs et par la CSN depuis de nombreuses années, mais le phénomène prend une ampleur plus importante cette année en raison des règles de calcul qui s’appliquent aux différentes régions. « Dans le fond, plus le taux de chômage est bas, plus on demande des heures pour se qualifier et plus le nombre de semaines de prestation auquel on a droit diminue. En février-mars, les gens n’ont plus de prestations et doivent attendre le retour du travail en avril ou en mai, selon l’emploi qu’ils occupent », explique Line Sirois d’Action chômage Côte-Nord. « Le problème n’est pas nouveau, mais il n’a jamais été aussi important, car aujourd’hui on parle de gens qui n’arriveront même pas à se qualifier à l’assurance-emploi », ajoute-t-elle.

Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN et Line Sirois d’Action chômage Côte-Nord.

Selon Line Sirois, il existe deux façons de faire face au « trou noir ». L’aide sociale pour les personnes seules ou qui ont un conjoint également touché, ou le crédit pour les autres « qui vivent à crédit jusqu’au retour du travail. Ils devront ensuite rembourser leurs dettes et reprendre leur souffle en attendant que tout cela recommence », dénonce madame Sirois.

Le couple Nancy Gendreau et Jimmy Pelletier de Forestville, vit actuellement la situation du « trou noir ». Alors que monsieur Pelletier a déjà perdu ses prestations depuis une semaine, madame Gendreau, elle, attend avec anxiété ce moment : « Dans deux semaines, c’est le néant pour nous », lance-t-elle avec angoisse. Elle et son conjoint multiplient les recherches d’emploi, mais il y en a peu dans leur secteur et ils refusent de quitter la Côte-Nord : « On ne veut pas s’exiler à Québec ou à Montréal, on a passé notre vie ici », poursuit-elle.

Le couple de Forestville n’est pas au bout de ses peines, l’année 2018-2019 s’annonce pire encore. « Cette année, l’emploi que j’occupe depuis cinq ans ne me permettra pas de me qualifier, je fais 554 heures par saison, et ça en prend 700 », explique Nancy Gendreau.

Richard Leblanc, des Îles-de-la-Madeleine, connaîtra le même sort à la fin du mois. Tout comme le couple Gendreau-Pelletier de Forestville, il multiplie les demandes d’emploi en vain. « Comme je reprends la pêche en avril ou en mai, ce n’est pas n’importe quel employeur qui est intéressé de m’engager pour un mois ou deux mois », indique-t-il. Bien qu’inquiet, le Madelinot prend la chose avec optimisme : « Moi, je suis chanceux parce que j’ai une conjointe qui travaille. J’évite la catastrophe grâce à elle. Si les deux nous perdions notre emploi, on devrait sûrement envisager partir des Îles. »

Nancy Gendreau et Jimmy Pelletier n’ont pas la même situation, ils croient devoir se résoudre à faire une demande d’aide sociale. « Quand t’es rendu dans une situation pareille, je trouve ça humiliant, et de loin. On fait juste transférer le problème du fédéral au provincial », confie Nancy Gendreau avec amertume.

Nancy Gendreau, observatrice à quai dans l’industrie de la pêche, et Jimmy Pelletier, travailleur de la forêt, couple de Forestville, tous deux en chômage saisonnier et victimes du « trou noir » de l’assurance-emploi.

La CSN au front pour mettre un terme au « trou noir »
C’est pour dénoncer ce phénomène injuste et inacceptable que les conseils centraux–CSN de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine et de la Côte-Nord ont entrepris une campagne de mobilisation au cours des dernières semaines. Soucieux d’accroître la pression sur le gouvernement, des efforts ont été faits pour élargir la mobilisation. « Ce matin, on voulait que la mobilisation prenne de l’ampleur. La Gaspésie et les Îles ont décidé d’embarquer avec nous, mais aussi des groupes de chômeuses et chômeurs du Nouveau-Brunswick », explique Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord. Déjà, en décembre dernier, le conseil central accompagné du groupe Action chômage Côte-Nord avaient occupé pendant 36 heures les bureaux du ministre Duclos à Québec. À ce moment, le ministre avait assuré aux militantes et militants qu’il se pencherait rapidement sur le dossier : « Visiblement, il s’en est occupé, mais pas dans le bon sens, parce que dans la région, au lieu de devoir faire 665 heures pour se qualifier pour 15 semaines, ça en prend maintenant 700 pour 14 semaines de prestations. C’est de pire en pire », affirme Guillaume Tremblay.

Les manifestantes et manifestants ne demandent rien de compliqué. « Nous avons décidé de faire cette action aujourd’hui en appui aux revendications que nous portons depuis plusieurs années auprès du gouvernement fédéral sur la question de l’assurance-emploi. Nous voulons qu’il change les règles de base d’admissibilité pour les prestataires pour éviter le “trou noir”. Ce n’est pourtant pas très compliqué », fait valoir Anatole Chiasson, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN. Guillaume Tremblay renchérit : « La caisse d’assurance-emploi génère des surplus toutes les années. Ce n’est pas le gouvernement qui remplit cette caisse, ce sont les travailleurs, les travailleuses et les employeurs. »

Dix occupations simultanées, et ce n’est pas fini!
À 10 h ce matin, les bureaux de Service Canada à Chandler, à Cap-aux-Meules, à Baie-Comeau, à Forestville, à Sept-Îles ainsi que cinq bureaux au Nouveau-Brunswick ont été pris d’assaut par des militantes et militants solidaires et par des chômeurs. Bien que tout ait été calme et paisible, Service Canada a préféré demander l’aide de la Sûreté du Québec pour faire expulser les occupantes et occupants.

Anatole Chiasson, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN et Danièle Bélanger, conseillère syndicale à la CSN, s’adressant aux médias dans la foulée de l’action contre le « trou noir ».

Alors que la Sûreté du Québec évinçait les occupants des différents bureaux, Anatole Chiasson en est allé de cette annonce : « On ne lâchera pas, au contraire, on va rester mobilisé et on va sûrement augmenter la pression sur le gouvernement pour qu’il change rapidement les règles d’admissibilité. »

Tant au Conseil central Côte-Nord qu’à celui de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, on promet d’autres actions d’éclat et on demande aux militantes et militants de rester à l’affût.

Richard Leblanc, pêcheur en chômage saisonnier, bientôt victime du « trou noir ».

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LGBT contre la pauvreté https://www.csn.qc.ca/actualites/lgbt-contre-la-pauvrete/ Tue, 22 Aug 2017 19:46:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=63118 « Minimum 15 $! » ont scandé les militantes et militants du cortège CSN au splendide défilé de Fierté MTL pour mettre en lumière la pauvreté, la précarité et la discrimination dont sont victimes les LGBT en milieu de travail. Rappelons que la CSN revendique une augmentation du salaire minimum à 15 $ de l’heure

Selon un sondage ontarien sur les conditions de vie des personnes trans, jusqu’à 28 % des répondants disent avoir été renvoyés à cause de leur identité de genre, tandis que 18 %  se sont vu refuser un emploi pour cette même raison. Un autre 17 % ont avoué avoir décliné un emploi car le milieu de travail n’était guère inclusif envers les personnes transgenres. Outre cette discrimination à l’emploi, plusieurs personnes font également face à des obstacles structurels qui nuisent à leur quotidien entant que personne trans. 28 % des répondants ne pouvaient pas recevoir de références avec leur nom et pronom actuel, une situation qui s’est reproduite pour 58 % des répondants qui avaient besoin d’une copie de leur relevé de notes. Le salaire médian des personnes sondées était de 15 000 $, bien en dessous du seuil de la pauvreté. D’où la décision de la CSN d’incorporer les revendications de la Coalition 5-10-15 dans son cortège du défilé de la fierté.

Témoignages

« Pour les personnes trans, c’est particulièrement difficile. Il y a beaucoup de discrimination à l’emploi. Un sondage démontre que malgré le fait que 80 % des répondants trans détiennent un diplôme postsecondaire, plus de la moitié d’entre eux gagnent moins de 15 000 $ par année. Et 15 000 $, c’est vraiment sous le seuil de la pauvreté. Cette précarité n’est pas due au fait que nous avons moins d’éducation, c’est parce qu’il demeure énormément de discrimination à l’emploi. Même si l’on se ramasse une job au salaire minimum, ce n’est pas avec 10 $ de l’heure qu’on va survivre ou se payer une transition. »

Gabrielle Leblanc, ASTTeQ Montréal, membre du comité LGBT du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN

« La lutte pour faire respecter les droits des personnes LGBT est encore très nécessaire dans le monde du travail et dans la société en général. La violence et l’intimidation sont malheureusement toujours présentes et les traumatismes laissent beaucoup de blessures. Nous entrons aussi dans une nouvelle ère avec les personnes trans dans les milieux de travail. Avons-nous de bons syndicats pour défendre cette bataille et aider les personnes en transition ? Il faut les accompagner, trouver des manières de les intégrer, et tisser des liens de solidarité pour que l’employeur accepte de respecter leur identité de genre. Ce sont beaucoup de petits détails, mais c’est d’une importance primordiale. »

Jonathan Grenier, préposé à l’Hôpital Cité de la Santé, membre des comités LGBT de la Fédération de la santé et des services sociauxCSN et du Conseil central du Montréal métropolitainCSN

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L’implication syndicale qui porte ses fruits https://www.csn.qc.ca/actualites/limplication-syndicale-qui-porte-ses-fruits/ Fri, 21 Apr 2017 19:21:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59657 Une bonne nouvelle attendait la centaine de travailleurs de la scierie Petit Paris, le 18 avril dernier au matin. En conférence de presse à Saint-Ludger-de-Milot, le premier ministre Philippe Couillard, accompagné par plusieurs investisseurs dont Fondaction CSN, annonçait l’investissement d’une somme de 7,6 millions de dollars destiné à la modernisation de la ligne de sciage principale de 16 pieds.

Photos : Jeannot Lévesque

Pour les membres du Syndicat des travailleurs de Produits Forestiers Petit Paris, affiliés à la FIM–CSN, cette nouvelle était attendue. C’est que la somme investie vient assurer la survie de leur scierie, et par le fait même, de leurs emplois. « Nous sommes très fiers d’avoir aidé à rendre possible ce projet. Nous voulions que ça se réalise, et nous avons négocié notre dernière convention collective en fonction de cet objectif, précise le président du syndicat, Pierre Godin. Notre implication syndicale et notre motivation ont porté fruit ».

Un modèle unique

Cette nouvelle association constitue un modèle unique particulièrement intéressant d’un point de vue syndical. Pour une première fois, elle réunit une coopérative (la Coopérative Forestière de Petit Paris) et deux fonds d’investissement, soit Fonds Valorisation Bois et le fonds de travailleur de la CSN, Fondaction. « La FIM est fière de participer à ce projet non seulement à cause du modèle intéressant qu’il propose, mais aussi parce que l’investissement constitue une très bonne nouvelle pour le secteur du bois d’œuvre qui a besoin d’un coup de pouce de la sorte », a précisé pour sa part Michel Tétreault, trésorier à la FIM.

L’annonce de 7,6 millions de dollars s’ajoute aux 4,3 millions déjà octroyés pour la modernisation des installations de production vapeur et le remplacement de la bouilloire.

 

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Une mobilisation colossale, d’un océan à l’autre https://www.csn.qc.ca/actualites/une-mobilisation-colossale-dun-ocean-a-lautre/ Fri, 07 Apr 2017 18:37:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59556 Le 6 avril dernier, les agentes et agents correctionnels du Canada, dont la convention est échue depuis près de trois ans, se sont mobilisés massivement en soutien à leur comité de négociation.

Centre fédéral de formation, région du Québec

Partout à travers le pays, ils ont porté un chandail aux couleurs du syndicats sur lequel on pouvait lire “We are different/On est différents”. Ils souhaitaient rappeler une fois de plus aux négociateurs patronaux que leur travail est unique et que leur contrat doit être différent de tous les autres contrats de la fonction publique fédérale.

Établissement de Matsqui, région du Pacifique

« La participation colossale dans tous les établissements du Canada envoie le message clair au Conseil du Trésor que les membres appuient à 100 % nos demandes pour des conditions de rémunération et de travail qui répondent à nos besoins », a lancé Jason Godin, président d’UCCO-SACC-CSN. Après plusieurs mois sans rencontre entre la partie syndicale et le Conseil du Trésor, deux semaines de négociation sont prévues au cours du mois d’avril.

Établissement de Grand Valley, région de l’Ontario

Établissement Nova, région de l’Atlantique

Pavillon de ressourcement Willow Cree, région des Prairies

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Secteur préhospitalier, en grève ! https://www.csn.qc.ca/actualites/secteur-prehospitalier-en-greve/ Thu, 16 Feb 2017 16:09:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=58306 Au cours des derniers jours, un vaste mouvement de grève s’est levé dans le secteur préhospitalier. Dans ce secteur soumis aux services essentiels, la stratégie de grève déployée par la CSN exerce dans les faits une pression très importante sur l’ensemble des décideurs du réseau. Les conséquences de la grève sont multiples pour l’administration et la régie interne des entreprises du secteur. Entre autres exemples, les paramédics ne remplissent plus les formulaires permettant aux entreprises de facturer les transports et ils et elles ne ramènent plus le personnel médical accompagnant un patient sauf dans quelques circonstances exceptionnelles, la responsabilité retombant sur les CISSS et CIUSSS. Plusieurs autres moyens de pression ont été acceptés par Tribunal administratif du travail. La liste des tâches touchées par la grève est plus diversifiée que jamais.

Actuellement, le ministre Gaétan Barrette refuse de s’impliquer dans les négociations malgré le fait que son ministère soit celui qui finance les services à la population. Les conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2015. Les cinq priorités des 3600 paramédics, répartiteurs, répartitrices et employé-es de soutien du préhospitalier concernent les salaires, la progression dans les échelles salariales, le régime de retraite, la santé–sécurité ainsi que le problème épineux de la surcharge de travail et l’abolition des horaires de travail de faction (disponibilité continue durant sept jours sur une période de 14 jours).

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La parole aux militantes https://www.csn.qc.ca/actualites/la-parole-aux-militantes/ Tue, 31 Jan 2017 15:30:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=58058 Jusqu’à maintenant, quatorze syndicats participant à la négociation coordonnée de l’hôtellerie ont obtenu une entente de principe avec leur employeur. Six militantes qui ont pris part à cette neuvième ronde de négociations nous parlent de l’expérience qu’elles viennent tout juste de vivre.


Une quinzaine de syndiqué-es inébranlables

Préposée aux chambres depuis 30 ans au Lord Berri, Laura Carrillo Calmet est présidente du STT de l’Hôtel Lord Berri–CSN depuis deux ans et s’implique dans son syndicat depuis environ sept ans.

Photo : Michel Giroux

« En plus d’avoir obtenu les éléments de la plateforme de la négociation coordonnée, nous allons également recevoir une rétroactivité de 1 %, ce qui a porté nos augmentations à 4 %, 3 %, 3 % et 4 % pour les quatre années de notre contrat de travail.

Nous avons aussi récupéré les jours fériés que nous avions perdus à cause d’une manœuvre volontaire de l’employeur. Notre ancienne convention prévoyait qu’il nous fallait travailler la veille et le lendemain de ces congés afin de toucher l’indemnité des fériés, clause qui a été retirée. Plusieurs autres demandes de reculs de l’employeur ont également été retirées grâce à notre mobilisation et à celle des autres hôtels. Nous avons porté les étoiles — symbole de la négociation coordonnée —, le foulard et le t-shirt, puis nous avons participé à la première grève du secteur le 9 septembre. Par la suite, face à notre mobilisation et juste avant l’adoption des cinq jours de grève, l’employeur a décidé de contacter son patron à Toronto pour obtenir le mandat de finaliser ce qu’il restait à régler.

La force de notre secteur nous a donné l’énergie et la détermination de mener notre négociation jusqu’au bout. »


Des moments solidaires forts

Julie Touchette est réceptionniste au Hilton Laval depuis près de 20 ans.

Photo : Michel Giroux

« Ça fait environ 12 ans que je m’implique dans mon syndicat. Au départ, j’étais délé­guée, puis j’ai occupé le poste de tréso­rière et celui de secrétaire, avant de revenir à la trésorerie.

Je suis une passionnée et j’ai toujours voulu aider les gens, défendre leurs droits, particulièrement dans leur milieu de travail. Plusieurs préposées aux chambres viennent tout juste d’arriver au pays et ce n’est pas toujours évident pour elles de revendiquer leur dû, de se faire respecter dans leur travail. Bien connaître les lois et nos droits, c’est l’essence même du travail que nous faisons avec elles. Ce travail nous a permis de bâtir une relation de confiance qui incite nos membres à venir nous voir dès qu’elles ou ils ont des questions ou des doutes.
Au début de la ronde de négociations qui a débuté en 2016, les échanges étaient plutôt tranquilles et lents, mais tout juste après le débrayage massif du 9 septembre, les événements se sont précipités jusqu’à l’obtention de notre entente de principe, le 14 septembre dernier. Les relations étaient bonnes, mais il nous a tout de même fallu exercer des moyens de pression pour que les pourparlers débloquent.

Le point le plus positif de cette négociation pour moi, c’est vraiment la solidarité. Nous avons vécu des moments forts avec nos collègues du Holiday Inn Laval qui travaillent tout juste de l’autre côté de l’autoroute 15. Notre mobilisation était au rendez-vous, nous avons pleinement atteint nos objectifs et tout le monde est vraiment content. »


Une militante convaincue

Louise Jobin est préposée aux chambres depuis 1985 et présidente du STT de Hilton Québec (CSN) depuis 2014.

Photo : Michel Giroux

« Dès ma première implication syndicale, je me suis fait élire sur le comité de négociation. À la première rencontre de négociation, j’ai vu le vrai visage de l’employeur et j’ai compris pourquoi il fallait que je m’implique. En 2005, j’ai été élue secrétaire de mon syndicat et j’ai remplacé la vice-présidence par intérim, juste avant de devenir présidente.

Même si j’en étais à ma quatrième négociation coordonnée, ce fut la première à titre de présidente. Elle m’a permis de saisir toutes les subtilités de ce type de négociation. C’est ingrat comme travail parce que si tu atteins tes objectifs, le monde est heureux, mais si tu échoues, c’est toi qui te retrouves sur la sellette.

Les liens durables qu’on a créés avec les autres syndiqué-es sont là pour rester. Plusieurs collègues s’inquiétaient pour les hôtels en conflit comme l’Hôtel Pur, qui a réglé depuis, et l’Hôtel Classique. Nos membres s’informaient régulièrement de leur situation. Et je peux vous dire que les employeurs veulent se débarrasser de la négociation coordonnée parce que justement, grâce à cette solidarité exemplaire, on obtient d’excellents résultats à la table de négociation.

Puisque la mobilisation au Hilton Québec a été exceptionnelle et qu’elle a donné la force qu’il fallait au comité de négociation, l’employeur a vite compris qu’il lui fallait régler. La négociation s’est très bien déroulée, nous avons été très bien conseillés pour la mener à terme et tous les membres du syndicat sont satisfaits. »


L’expérience d’une première négociation

Josée Latulippe est présidente du STT Ritz Carlton (CSN). Préposée aux chambres depuis 2002, elle travaillait auparavant à titre de pâtissière, depuis 1990.

Photo : Michel Giroux

« Je me suis impliquée environ deux ans en 2004-2005 et je suis revenue à la réouverture de l’hôtel, il y a quatre ans. Au tout début de la négociation, les rapports étaient cordiaux à la table, mais nous n’avancions pas très rapidement. Les échanges ont commencé à porter leurs fruits lorsque nous avons enclenché les moyens de pression.

Nous avons réussi à nous entendre in extremis avec l’employeur dans la nuit du 8 au 9 septembre alors que nous étions en conciliation, juste avant la tenue du débrayage massif de 24 heures adopté par les syndicats de la région montréalaise.

Malgré des relations de travail cordiales avec notre employeur, il avait déposé une série de demandes de reculs, finalement tombés par la suite. Nous avons obtenu les quatre éléments de la plateforme de négociation et tous les membres sont contents.

uisque je venais tout juste d’être élue, c’était ma première expérience de négociation à titre de présidente et je dois avouer que j’ai trouvé ça difficile, mais motivant et instructif. Quand tu es au centre de la négociation, tu as l’impression que ta tête est sur le billot. Les membres comptent sur toi pour atteindre les objectifs et disons que ça met de la pression sur le travail de négociation qui est déjà assez exigeant. Mais avec le recul, en observant les résultats que nous avons obtenus et la satisfaction des membres, je vois que tout s’est quand même bien déroulé. »


Le travail de l’ombre vers la lumière

D’origine portugaise, Aida Gonçalves est une militante de grande expérience.

Photo : Michel Giroux

« J’ai commencé à travailler au Marriott Château Champlain en avril 1989. Je m’implique dans mon syndicat depuis environ 25 ans et j’ai vécu presque toutes les négociations coordonnées. Je suis secrétaire depuis le tout début parce que j’aime travailler dans l’ombre.

À l’époque, on n’avait pas de congés fixes et nos horaires obligatoires changeaient tout le temps. Un jour, j’avais pris rendez-vous chez le médecin deux mois d’avance et la boss m’a dit que je n’avais pas le droit de prendre ce rendez-vous sans savoir si je travaillais ce jour-là. J’ai chialé contre ça. On était presque des esclaves à cette époque.

J’ai donc tout appris sur le terrain parce que dans le temps, nous étions avec les TCA [aujourd’hui Unifor], et ils ne sont pas très forts sur la formation. En 2003, on a décidé de joindre la CSN parce qu’on avait entendu parler de la négociation coordonnée.

Cette année, l’employeur a mis beaucoup de pression sur les membres du personnel de la réception pour qu’ils enlèvent leur foulard aux couleurs de la négociation coordonnée, mais tout le monde a résisté. L’hôtel était plein, on attendait des banquets de 500 personnes et la menace de la grève de 24 heures du 9 septembre a été l’élément qui a poussé l’employeur à régler au matin du 7 septembre.

En plus de la plateforme, nous avons réglé des problèmes qui duraient depuis plusieurs années. À titre d’exemple, le nombre de chambres qu’on doit faire chaque jour sur les étages où l’on ne retrouve que des lits à deux places a été réduit. On a aussi inclus dans la convention collective des rencontres du comité de relations de travail en présence du conciliateur pour discuter de la surcharge de travail dans les départements où il y avait de graves problèmes. Ce sont des gains locaux que nos membres sont très heureux d’avoir obtenus. »


On savait pourquoi on voulait se syndiquer

Sophie Lareau travaille à l’Hôtel Quality de Sherbrooke depuis près de 20 ans. Elle est présidente du STT de l’Hôtel Quality–CSN depuis qu’elle y travaille.

Photo : Michel Giroux

« Lorsque je suis arrivée ici, on gagnait 7 $ l’heure et on voulait être mieux payées. On savait pourquoi on voulait se syndiquer et, depuis ce temps, on a vraiment amélioré nos conditions de travail et la négociation coordonnée nous a beaucoup aidées. Même si notre réalité est différente des grands hôtels, regroupé avec les autres établissements, on bénéficie d’un excellent rapport de force.

La négociation s’est vraiment bien passée et, malgré le fait que la plateforme ne s’applique pas à tout le monde, on est allé chercher ce qu’on voulait. On est un petit hôtel et l’employeur nous connaît bien : quand on dit qu’on va agir, la mobilisation est là et on finit par obtenir ce qu’on veut. »


Au moment d’écrire ces lignes, une entente était intervenue à l’Hôtel Pur et à l’Hôtel Classique de Québec, mettant ainsi fin aux deux conflits de travail, et l’Hôtel des Gouverneurs de Montréal avait mis ses employé-es en lock-out, le 14 décembre 2016.

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Manifestation des agents correctionnels du Canada à Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-ducco-sacc-a-montreal/ Tue, 25 Oct 2016 20:28:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=56212 Photos : Michel Giroux 

Le mardi 25 octobre, plusieurs centaines de membres du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN) ont pris d’assaut les rues du centre-ville de Montréal afin de réclamer au gouvernement fédéral qu’il règle, une fois pour toutes, les problèmes de paye causés par le nouveau système Phénix.

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Payez-nous à 100 %

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« Notre travail, nous le faisons à 100 %, payez-nous 100 % de ce qui nous est dû », a lancé Jason Godin, président national d’UCCO-SACC-CSN.

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Assez des excuses !

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« Actuellement, pour chaque cas qui se règle, un nouveau problème apparaît. Nous en avons assez des excuses ! C’est le gâchis du gouvernement, il doit le régler », a ajouté Frédérick Lebeau, président de la région du Québec pour UCCO-SACC–CSN.

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Participation du CCMM–CSN

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Charles Sainte-Marie, 1er vice-président du Conseil central du Montréal métropolitain, était aussi sur place pour donner son appui aux manifestants. « Vous faites un travail méconnu, un travail extraordinaire, dans des conditions difficiles. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et vous payer. C’est aussi simple que ça ».

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Grève dans 10 hôtels https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-dans-10-hotels/ Sat, 10 Sep 2016 16:09:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54708 Ce vendredi 9 septembre, alors que le STT Ritz Carlton (FC–CSN) venait tout juste d’en arriver à une entente de principe in extremis avec l’employeur durant la nuit, dix syndicats de l’hôtellerie ont débrayé simultanément à 9 h 30 pour une durée de 24 heures.

Dans la région montréalaise, les syndicats du Gouverneur Place Dupuis, du Hilton Laval, du Holiday Inn Laval, du Quality Suites de Pointe-Claire, du Bonaventure et du Lord Berri ont participé au débrayage. À Québec, ce sont ceux du Hilton, du Delta, du Classique et de l’Hôtel Pur qui y ont pris part.

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Énergie Est n’est pas digne du 21e siècle https://www.csn.qc.ca/actualites/energie-est-nest-pas-digne-du-21e-siecle/ Tue, 30 Aug 2016 19:17:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54547 Photos : Michel Giroux

Hier matin à Montréal, lors de ce qui devait être le début des audiences de l’Office national de l’énergie (ONE), la CSN et d’autres groupes de la société civile ont manifesté contre le projet d’oléoduc Énergie Est.

Depuis, l’ONÉ s’est plié à la vague de contestation contre le projet en annonçant qu’aucune séance de consultation n’aura lieu avant qu’une décision soit prise d’ici le 7 septembre sur la requête concernant la récusation de deux de ses commissaires.


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La CSN affiche ses couleurs au défilé Fierté Montréal 2016 https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-affiche-ses-couleurs-au-defile-fierte-montreal-2016/ Mon, 15 Aug 2016 19:24:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54349 Plus de 6000 personnes, dont un cortège de militantes et militants de la CSN organisée par le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) ont pris part au défilé. Le premier ministre du Canada comptait parmi les participants; c’était la toute première fois qu’un premier ministre se joignait à un défilé de la fierté.

Cliquer sur une photo pour parcourir la galerie.

Photos : Cédric Martin

]]> Des milliers de personnes marchent pour un monde meilleur https://www.csn.qc.ca/actualites/des-milliers-de-personnes-marchent-pour-un-monde-meilleur/ Wed, 10 Aug 2016 15:50:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54272 Photos : Raynald Leblanc

Le Forum social mondial s’est ouvert hier avec une marche qui a réuni plus de 15 000 personnes dans les rues de Montréal. Colorée et très animée, la manifestation a mis en lumière la participation des nombreuses organisations venues d’ailleurs dans le monde pour participer à cette 13e édition du FSM. La marche s’est terminée par une cérémonie d’ouverture Autochtone pour souligner que le Forum se tient sur le territoire Mohawk non cédé, ainsi qu’une soirée des plus festives au Quartier des spectacles.

Il est encore possible de s’inscrire au FSM, notamment à l’Esplanade Clark (angle Sainte-Catherine et Clark), où vous pouvez aussi faire un tour au kiosque de la CSN durant la durée de l’événement.


Les activités de la CSN et de ses organisations affiliées

Les activités du Quartier ouvrier, qui réunit les organisations syndicales et populaires du monde du travail, dont la CSN

Site du FSM

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Des dîners barbecues à saveur de solidarité https://www.csn.qc.ca/actualites/des-diners-barbecues-a-saveur-de-solidarite/ Wed, 27 Jul 2016 21:17:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=53922 Photos : Michel Giroux

Hier midi, le STT du Holiday Inn Sinomonde donnait le coup d’envoi dans la région de Montréal-Laval du plan d’action stratégique de la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN). Les travailleuses et les travailleurs du syndicat ont pris part à un BBQ sur l’heure du dîner. Ce rendez-vous avait pour objectif de tisser des liens de solidarité. Pour l’occasion, Serge Fournier, président de la FC, Michel Valiquette, trésorier de la FC, Patrice Benoit, trésorier du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, ainsi que Charles Sainte-Marie, vice-président du CCMM, se sont déplacés pour manifester leur appui aux travailleuses et aux travailleurs. Soulignons que le 22 juillet dernier, les syndicats de l’hôtellerie des quatre coins du Québec se sont donnés un plan stratégique en appui aux objectifs de cette 9e ronde de négociations coordonnées.

012 Hôtel Chinois 026 26 juillet 2016 photo Michel Giroux

010 prise de vue sans titre 020 26 juillet 2016 photo Michel Giroux

Aujourd’hui, ce sont les travailleuses et les travailleurs du STT de l’Hôtel des Gouverneurs Place Dupuis (FC–CSN) qui ont tenu un dîner BBQ dans la foulée du plan d’action stratégique de la négociation coordonnée du secteur de l’hôtellerie de la Fédération du commerce (FC–CSN). Un membre bien connu du syndicat, Jean Lortie, secrétaire général de la CSN, était présent ainsi que des militantes du STT de l’Hôtel Lord Berri (FC–CSN). Cet été, surveillons les bannières de l’hôtellerie affichant le message de la négociation 2016 “Ensemble, nous sommes l’hôtellerie”.

023 Gouverneur MTL 064 27 juillet 2016 photo Michel Giroux

006 Gouverneur MTL 032 27 juillet 2016 photo Michel Giroux

002 Gouverneur MTL 027 27 juillet 2016 photo Michel Giroux

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Un samedi au Village avec le Forum social mondial https://www.csn.qc.ca/actualites/un-samedi-au-village-avec-le-forum-social-mondial/ Tue, 28 Jun 2016 16:33:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=53203 Photos : Alain Décarie

À moins de 50 jours de l’ouverture du plus grand rassemblement de la société civile au monde, les organisateurs du Forum social mondial ont débarqué samedi dernier au Village au Pied-du-Courant dans le cadre des samedis thématiques de l’espace festif au bord du fleuve Saint-Laurent.

Sarah Sultini, animatrice de la journée et co-facilitatrice du Groupe de travail mobilisation et relations internationales

Sarah Sultani, animatrice de la journée et co-facilitatrice du Groupe de travail mobilisation et relations internationales

Au menu: bouffe, création, musique, soleil, solidarité.

PHOTO ALAIN DECARIE, - Montreal --- -25 JUIN 2016 -GEN #
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2016-06-25_FSM-25_CSN

Les visiteurs du Village ont pu collaborer à la création d’une toile collective.

Sacha-Pierre Pignot, animateur du l'atelier de création

Sacha-Pierre Pignot, animateur du l’atelier de création

Plusieurs ont exercé un autocontrôle tout à fait admirable en participant à une discussion sur la monnaie locale complémentaire plutôt que de se bronzer au soleil.

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Avec la précieuse collaboration de la librairie La Flèche rouge, les ami-es du Village ont aussi eu accès à une séance de poésie micro ouvert.

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Atelier de poésie avec laLibrarie la flèche rouge

Atelier de poésie avec la librairie La Flèche rouge

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Au final, les activités de samedi n’ont offert qu’un petit aperçu de ce à quoi peuvent s’attendre les plus de 50 000 personnes des quatre coins du monde qui débarqueront à Montréal pour le 12e Forum social mondial du 9 au 14 août prochain.

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Pour sa part, la CSN, ainsi que plusieurs de ses organisations affiliées, sera sur place pour animer des ateliers sur les alliances syndicales internationales, le développement d’une économie solidaire, la relève syndicale, la conciliation famille-travail-études, la justice environnementale, et bien d’autres sujets d’actualité.

Au total, un buffet de plus de 1200 activités alimentera notre réflexion collective lors de ce rassemblement historique.

Inscrivez-vous au FSM2016

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Il faut que cesse le saccage ! https://www.csn.qc.ca/actualites/il-faut-que-cesse-le-saccage/ Wed, 01 Jun 2016 20:05:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=52442 Photos : Cédric Martin

Le syndicat des travailleuses en CPE de Montréal-Laval (STCPEM-L), la CSN, le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) ont tenu à dénoncer l’annonce de la fermeture, le 31 août prochain, de l’installation Minime du CPE Mini-fée situé à Montréal-Nord. Réunis au cours d’un point de presse, les représentantes et les représentants syndicaux ont été rejoints par des travailleuses directement touchées par la nouvelle, par d’autres travailleuses et travailleurs solidaires du réseau et par des parents dont les enfants fréquentent le CPE.

De gauche à droite, Carole Leroux, Véronique De Sève, Luc Bastien et Dominique Daigneault

De gauche à droite, Carole Leroux, Véronique De Sève, Luc Bastien et Dominique Daigneault

Un quartier déjà précarisé

L’installation Minime est située dans la Maison de la Culture de Montréal-Nord, où d’autres ressources communautaires sont également présentes. L’antenne du CPE Mini-fée offre 18 places pour les jeunes du quartier, dont 10 places en pouponnière. Bien que les jeunes seront tous relocalisés soit dans l’établissement principal soit dans un CPE voisin pour les poupons, il s’agit de 18 places en moins dans un quartier où les programmes sociaux sont plus que nécessaires. Dominique Daigneault, présidente du CCMM–CSN, insiste : « 18 places dans un quartier défavorisé, dont 10 places en pouponnière, c’est un tissu social qu’on effrite encore davantage. Alors que Montréal-Nord aurait besoin de réinvestissement dans les programmes sociaux, voilà qu’on nous annonce plutôt la fermeture d’un service nécessaire pour soutenir les familles du quartier. »

Des travailleuses sacrifiées pour des arguments comptables

Ne profitant pas de la sécurité d’emploi, ni de la possibilité d’être relocalisées ailleurs dans le réseau en conservant leurs acquis, les travailleuses seront tout simplement reléguées sur la liste de rappel. Pour plusieurs d’entre elles, cela revient plus ou moins à une mise à pied. Carole Leroux, trésorière du STCPEM-L, explique que « bien qu’elles pourront appliquer ailleurs dans d’autres CPE, leur ancienneté ne sera pas reconnue. Bien sûr, elles conserveront leur échelon salarial, mais cela constitue plus souvent un obstacle qu’un avantage, les employeurs préfèrent une nouvelle salariée située au bas de l’échelle, ça coûte moins cher ! » Pour le STCPEM-L, il est évident qu’une fois de plus ce sont les travailleuses qui feront les frais des arguments comptables des dirigeants et du gouvernement.

Certaines des travailleuses qui seront affectées par la décision de la fermeture de l’installation Minime, Houria Nedjar, Maggy Eugene, Melidane Joseph, Dorothy Lebel, Marie-Fénale Delance, Cathy L’Heureux et Elisabeta Kasco.

Certaines des travailleuses qui seront affectées par la décision de la fermeture de l’installation Minime, Houria Nedjar, Maggy Eugene, Melidane Joseph, Dorothy Lebel, Marie-Fénale Delance, Cathy L’Heureux et Elisabeta Kasco.

Le gouvernement met la hache dans Un réseau qui fait grandir

Toutes les personnes présentes en avaient contre les récentes compressions imposées par le gouvernement, qui s’ajoutent à une série de coupes ayant affecté le réseau des services de garde éducatifs, que ce soit en CPE, en milieu familial ou en milieu scolaire. Aux yeux de Luc Bastien, vice-président de la FSSS-CSN, ces coupes ne font que consolider l’orientation du gouvernement vers les garderies commerciales privées : « C’est comme une gifle, au même moment où l’on impose des coupes draconiennes au réseau, les garderies commerciales privées se développent à un rythme soutenu. Les CPE, c’est un choix de société juste, équitable et universel qui offre un soutien aux familles tout en permettant le développement des tout-petits » lance-t-il.

Les jeunes de l’installation Minime font une petite pause au piano en libre-service sur le parquet de la Maison de la Culture de Montréal-Nord

Les jeunes de l’installation Minime font une petite pause au piano en libre-service sur le parquet de la Maison de la Culture de Montréal-Nord

Le réseau des CPE devrait être vu comme une avancée significative, pour la société en général et pour les femmes en particulier. Nombreuses sont les familles qui ont pu profiter des CPE et des autres services de garde pour l’éducation de leurs enfants, pendant que les parents pouvaient se consacrer à leur emploi. Malheureusement, si rien n’est fait, cela risque de devenir chose du passé. « Nous avions un système efficace et admiré partout dans le monde. En coupant de la sorte, le gouvernement menace réellement l’intégrité du réseau. Aujourd’hui, c’est une installation de 18 places et ses sept travailleuses, demain, ça sera quoi ? » se questionne Véronique De Sève, vice-présidente de la CSN.

Des parents du quartier solidaires

Certains parents dont les enfants fréquentent, ou ont fréquenté, l’installation Minime se sont joints aux travailleuses et aux travailleurs afin de leur livrer un message de solidarité. C’est le cas de Daliana Jean Baptiste, mère de Taylor Bois, 9 mois, qui sera relocalisé au CPE l’Oasis et de Hind Djermouni, mère de Nadjim Bouadjil, 4 ans, qui sera relocalisé à l’installation principale du CPE Mini-fée. Toutes deux ont tenu à se déplacer afin de montrer leur solidarité et leur opposition à cette décision.

Alors que le rassemblement prenait fin, Yvette, qui a préféré taire son identité complète, une travailleuse du quartier qui a profité des services de l’installation Minime pour ses deux enfants, a tenu à livrer un message de solidarité. « Pourquoi ne va-t-on pas chercher l’argent dans les paradis fiscaux plutôt que de laisser les enfants à la rue ? Ces enfants ne comprennent pas pourquoi ils doivent quitter, ils ont créé un réseau, pas seulement entre eux, mais aussi avec les adultes du centre et maintenant on va les envoyer ailleurs alors que l’argent existe », déplore-t-elle.

Hind Djermouni et Daliana Jean Baptiste, deux parents dont les enfants fréquentent l’installation Minime

Hind Djermouni et Daliana Jean Baptiste, deux parents dont les enfants fréquentent l’installation Minime

Nadjim Bouadjil, 4 ans, fils de Hind Djermouni sera relocalisé à l’installation principale

Nadjim Bouadjil, 4 ans, fils de Hind Djermouni sera relocalisé à l’installation principale

Taylor Bois, 9 mois, fils de Daliana Jean Baptiste sera relocalisé au CPE l’Oasis puisque le CPE Mini-fée ferme sa seule pouponnière

Taylor Bois, 9 mois, fils de Daliana Jean Baptiste sera relocalisé au CPE l’Oasis puisque le CPE Mini-fée ferme sa seule pouponnière

Le 4 juin, on se rassemble à Québec pour soutenir notre réseau

Les travailleuses et les travailleurs présents rappellent qu’il ne faut pas baisser les bras pour la défense de nos services de garde en CPE, en milieu familial et en milieu scolaire. Nous devons nous mobiliser massivement, que ce soit en signant les cartes postales destinées à Philippe Couillard ou encore le 4 juin prochain.

« Nous allons continuer à maintenir la pression, nous serons présents vendredi et samedi pour une vigile de 24 heures devant l’Assemblée nationale, qui se terminera par une manifestation dans les rues de Québec. Nous invitons les travailleuses, les parents et l’ensemble de la population à se joindre à nous. La CSN n’abandonnera pas nos tout-petits, la CSN n’abandonnera pas les travailleuses et les travailleurs du réseau », conclut Véronique De Sève.

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Non au travail qui tue ! https://www.csn.qc.ca/actualites/non-au-travail-qui-tue/ Thu, 28 Apr 2016 21:39:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=51117 Des membres de la CSN-Construction ont distribué des tracts au chantier du CHUM dans le cadre des activités du 28 avril.

L’élimination des dangers à la source est un droit de toutes les travailleuses et de tous les travailleurs. Le travail s’intensifie et les pressions sont de plus en plus importantes sur la main-d’œuvre pour augmenter la productivité, aggravant ainsi les risques d’accidents et d’épuisement.

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La CSN-Construction milite activement afin d’améliorer les conditions de travail et veut rappeler aux employeurs et aux gouvernements que les risques auxquels sont exposés les travailleurs sont trop importants pour que nous baissions les bras.

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« Le 28 avril, c’est la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail. 196 personnes sont mortes au travail au Québec en 2015, mais il y a également des milliers de travailleurs qui se sont blessés dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans l’industrie de la construction, ce sont les chutes qui nuisent à notre santé. Les blessures s’aggravent et perdurent.  Il faut actualiser nos pratiques en matière de santé et sécurité. »

Benoit Desmarais, menuisier, CSN-Construction

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La CSN-Construction revendique la mise en place d’une structure permanente qui s’appliquerait à tous les chantiers au lieu d’avoir à négocier la présence des représentants syndicaux à la prévention sur chaque chantier.

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