Bas-Saint-Laurent – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 27 Apr 2026 22:05:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Bas-Saint-Laurent – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Grève imminente dans deux résidences privées pour aîné-es https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-imminente-dans-deux-residences-privees-pour-aine-es/ Mon, 27 Apr 2026 22:05:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114371 Devant l’absence persistante d’offres sérieuses de la part des employeurs, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis et du Manoir Les Générations à Rimouski déclencheront une grève au début du mois de mai.

Le débrayage est prévu du 6 au 10 mai aux Marronniers et du 6 au 11 mai au Manoir Les Générations.

Alors que les salarié-es des Marronniers en seront à leur première séquence de grève, leurs collègues du Manoir Les Générations entameront pour leur part une deuxième mobilisation.

Travailler à temps plein et s’appauvrir : inacceptable

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la situation reflète un problème beaucoup plus large dans l’ensemble du secteur.

« Cogir est une entreprise qui a des moyens. Pourtant, à la table de négociation, on envoie des représentants avec un mandat clair : régler rabais pour ensuite tirer les conditions vers le bas dans tout le réseau. C’est une stratégie préoccupante qui contribue directement à l’appauvrissement des travailleuses et travailleurs », dénonce-t-elle.

Le groupe Cogir, qui exploite six RPA — dont quatre dans la région de Québec et deux à Rimouski — illustre bien cette dynamique. Dans plusieurs de ses établissements, les salarié-es, majoritairement des femmes, peinent à dépasser le salaire minimum, malgré l’importance essentielle de leur travail.

Un conflit devenu inévitable

Face au refus de la partie patronale d’offrir des conditions leur permettant de vivre dignement, les travailleuses et travailleurs n’ont d’autre choix que d’exercer leur droit de grève — un levier souvent utilisé en dernier recours pour se faire entendre.

« La CSN et ses conseils centraux seront aux côtés des travailleuses et travailleurs aussi longtemps qu’il le faudra. Ces personnes jouent un rôle essentiel auprès de nos aîné-es, et il est hors de question qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs employeurs s’enrichissent », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Tenir une ligne de piquetage demande du courage et de la détermination. Quand l’employeur mise sur l’usure pour imposer des conditions à la baisse, il faut savoir dire non et se tenir debout », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève implique des sacrifices, mais nos membres peuvent être fiers : ils et elles défendent leur dignité, leurs conditions de travail et la valeur de leur travail », conclut-elle.

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Tramway et métro : Christine Fréchette doit s’entendre avec Ottawa https://www.csn.qc.ca/actualites/tramway-et-metro-christine-frechette-doit-sentendre-avec-ottawa/ Thu, 23 Apr 2026 12:06:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114153

La nouvelle première ministre du Québec devrait effectuer un virage important en faveur du transport collectif en finalisant les ententes avec le gouvernement fédéral, tant pour le tramway de Québec que pour la phase 3 des trains Azur du métro de Montréal. 

«À l’heure où le prix de l’essence joue avec nos nerfs, c’est le temps d’accélérer la mise en chantier des projets de transport collectif à Montréal, à Québec et dans d’autres villes qui attendent depuis trop longtemps. Pour ça, il faut conclure des ententes de financement avec le fédéralet conserver notre expertise au Québec», affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon. 

La CSN rappelait d’ailleurs récemment l’incroyable retard du Québec, qui laisse dormir sa part du Fonds pour le transport en commun du Canada, alors que l’Ontario a déjà encaissé plus de deux milliards de dollars. «La nouvelle première ministre doit mettre fin à cet immobilisme de la CAQ pour le transport en commun», ajoute le président de la FIM–CSN.

«L’usine est en croissance, mais on attend toujours l’arrivée de nouveaux contrats pour combler la fin de certains mandats actuels. L’obtention du contrat du tramway de Québec et une commande de trains Azur pour le métro de Montréal permettraient de garantir la place de l’usine de La Pocatière au sein du groupe Alstom en Amérique du Nord», indique le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Alstom La Pocatière–CSN, Claude Michaud. Ce dernier souligne que les industries pétrolière et automobile génèrent très peu d’emploi au Québec, mais qu’il serait possible d’en créer de très bons en accélérant les projets de transport collectif. 

Claude Michaud ajoute qu’un autre fournisseur impliqué dans la construction des métros Azur a récemment été contacté, ce qui laisse entrevoir du mouvement dans ce dossier. Rappelons par ailleurs que les wagons MR-73 encore en circulation dans le métro de Montréal ont maintenant plus de 50 ans et qu’ils occasionnent plus de pannes.

Économie du Bas-Saint-Laurent

«Plus d’emplois et plus de stabilité à l’usine d’Alstom, c’est bon pour tout le Bas-Saint-Laurent. Le nouveau gouvernement du Québec a l’occasion de montrer qu’il travaille pour les régions. En plus, le métro et le tramway profiteraient à nos deux plus grandes villes, c’est gagnant-gagnant», résume la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats, partout au Québec.

Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent regroupe près de 10000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

 

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SP des Centres d’hébergement et des institutions religieuses Rimouski-Neigette–CSN https://www.csn.qc.ca/conflits/sp-des-centres-dhebergement-et-des-institutions-religieuses-rimouski-neigette-csn/ Mon, 20 Apr 2026 19:13:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=113947 Section Manoir Les Générations | 08-12-074-04

 

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Mort programmée du métier de sylviculteur au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/mort-programmee-du-metier-de-sylviculteur-au-quebec/ Thu, 26 Mar 2026 12:07:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113095 Le secteur sylvicole est laissé pour compte. Le maintien des sommes allouées aux travaux sylvicoles dans le dernier budget du Québec et la récente baisse des droits de coupe – lesquels profitent aux industriels – n’y changent rien. Pire encore, les taux offerts par le gouvernement pour les différents travaux sylvicoles sont en baisse cette année – entre 2 et 5 %, selon le type d’intervention.

L’argent octroyé aux entreprises et aux groupements forestiers qui effectuent le travail de sylviculture stagne depuis des années, et ce, malgré l’inflation liée au prix du carburant et à celui de l’équipement. Sans surprise, cette situation a des répercussions négatives sur la rémunération des travailleuses et des travailleurs.

« Tout le monde s’en va. Il n’y a plus de relève », affirme Serge Desrosiers, président du Syndicat national de la sylviculture (SNS-CSN). De fait, le nombre de membres de ce syndicat a diminué d’environ 80 % en dix ans et ils ne sont désormais qu’un peu plus de 200.

Des budgets qui ne se rendent pas jusqu’aux salarié-es

La CSN estime qu’avec le budget actuel alloué à la sylviculture, il faudrait 33 ans pour que l’ensemble du territoire compris dans les zones prioritaires soit entretenu.

« Une hausse significative du budget consacré à la sylviculture est essentielle si on veut conserver ce maillon indispensable de notre foresterie au Québec.  Il faut aussi absolument que l’argent ne reste pas dans les poches des entrepreneurs, mais qu’il se rende jusqu’à celles et ceux qui effectuent le travail sylvicole sur le terrain », affirme Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

Pour ce faire, la FIM–CSN rappelle qu’un projet pilote de rémunération horaire des sylvicultrices et sylviculteurs avait démontré un potentiel certain par rapport aux conditions archaïques qui ont cours actuellement. Pour le moment, les travailleuses et les travailleurs reçoivent un forfait par parcelle et doivent payer leurs déplacements, leur équipement et le carburant pour les débrousailleuses.

Québec de nouveau interpellé

« Les élu-es à Québec ont une responsabilité historique d’agir pour sauver le métier de sylviculteur et l’échec de la réforme du régime forestier ne doit pas en dissuader le prochain gouvernement. Il faut arrêter de reporter ce problème à plus tard », ajoute Kevin Gagnon.

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L’incertitude des approvisionnements entraine la fin d’une autre scierie au Québec – à Saint-Joseph-de-Kamouraska https://www.csn.qc.ca/actualites/lincertitude-des-approvisionnements-entraine-la-fin-dune-autre-scierie-au-quebec-a-saint-joseph-de-kamouraska/ Wed, 25 Mar 2026 15:46:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113017 La très grande incertitude qui plane au sujet de l’approvisionnement en bois force la fermeture d’une nouvelle scierie au Québec : celle du Groupe Lebel, à Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ pèse lourd dans la balance. À cela s’ajoutent les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.

Face à cette tempête, une seule réponse provient tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs, qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage.

« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonnés », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé. C’est une dizaine de travailleuses et de travailleurs qui perdent définitivement leur emploi maintenant, même si l’usine était à l’arrêt depuis février 2025.

L’employeur rappelle que ce moulin était capable de scier 170 000 mètres cubes, mais qu’il n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture, par manque d’approvisionnement. Évidemment, cette faible production empêchait la scierie de Saint-Joseph de faire ses frais. L’employeur a donc fait le choix de la fermer.

L’hémorragie continue

En plus de la scierie du Groupe Lebel, c’est aussi l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités, puisqu’elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint-Joseph-de-Kamouraska. On se rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn. Sans compter les autres, où les employé-es ne sont pas représentés par la CSN et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années.

Qui va s’occuper des communautés forestières ?

« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.

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Les résidences privées pour aînés (RPA) en grève dès la semaine prochaine https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residences-privees-pour-aines-rpa-en-greve-des-la-semaine-prochaine/ Tue, 24 Mar 2026 14:38:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112988 Devant des employeurs qui refusent toujours de déposer des offres dignes de ce nom, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski seront en grève du 2 au 6 avril prochain.

Il s’agit d’une première vague de débrayage qui pourrait s’étendre si l’employeur continue de faire traîner les négociations.

Appauvrir les salarié-es : une tendance inquiétante dans les RPA

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, la situation dépasse ces deux établissements : « Ce que l’on observe ici se répète dans plusieurs négociations en cours dans des résidences incluses dans la présente négociation coordonnée. Nous faisons face à des employeurs qui possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d’imposer ces conditions à l’ensemble de leurs tables de négociation. C’est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage », déplore-t-elle.

Rappelons que Cogir possède cinq RPA, dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. La situation observée actuellement dans les résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements que le groupe exploite.

La grève : un recours nécessaire pour se faire entendre

Dans un contexte marqué par une inflation élevée et par la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et d’alimentation, proposer des conditions qui appauvrissent les salarié-es est inacceptable.

« La CSN et ses conseils centraux appuient, et continueront d’appuyer, les travailleuses et travailleurs des RPA tant qu’il le faudra. Ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n’accepterons pas qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs patrons s’enrichissent sur leur dos », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l’employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu’à dire “assez, c’est assez !” et à se tenir debout sur les lignes de piquetage », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève et se priver de revenu n’est jamais facile, mais nous sommes fiers de nos membres qui se tiennent debout pour obtenir le respect qu’ils méritent », conclut-elle.

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Les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 11 Dec 2025 04:12:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110318 Les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN de la traverse Québec–Lévis, de l’atelier de réparation navale de Québec et de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout ont accepté la recommandation du conciliateur.

« En plus des 17,4 % d’augmentations salariales prévues au règlement du secteur public, nous avons obtenu un 2 % supplémentaire pour la sixième année de notre nouveau contrat de travail. Celui-ci contient également diverses bonifications des échelles salariales, des primes, des vacances et de nos assurances collectives, souligne le président du syndicat, Patrick St-Laurent. Finalement, nous avons réussi à contrer plusieurs reculs majeurs que l’employeur voulait nous imposer ».

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Québec–Lévis, à l’atelier de réparation navale de Québec et à la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout sur terre et sur mer. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

 

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Faire front pour nos services publics https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-pour-nos-services-publics/ Tue, 18 Nov 2025 21:40:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109353 Des militantes et des militants de la CSN participaient ce midi à une action devant le bureau de la députée Amélie Dionne pour réclamer la fin des attaques gouvernementales envers nos services publics. En marge d’une instance de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), cette manifestation appelle la population à faire front pour un autre Québec.

À quelques mois des prochaines élections, le gouvernement Legault traine un lourd bilan marqué par de nombreuses mauvaises décisions. L’austérité touche de plein fouet le réseau de l’éducation et le sous-financement nuit à nos services publics et à celles et ceux qui y travaillent. La CSN, qui mène la campagne Faire front pour le Québec, invite la population à prendre part à un grand rassemblement qui se tiendra à Montréal le 29 novembre prochain.

 « Nous devons faire front pour l’éducation et pour nos services publics. Notre filet social soutient la population dans toutes les régions du Québec. Le bilan du gouvernement est désastreux et les travailleuses et les travailleurs en ont assez de faire les frais du sous-financement. Nous devons faire front pour que le travail des gens dans les services publics soit enfin reconnu à sa juste valeur », explique la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton.

Attaquer les travailleuses et travailleurs pour masquer l’échec d’un gouvernement périmé

La CSN déplore que le gouvernement Legault crée une diversion en s’attaquant aux droits des travailleuses et des travailleurs plutôt que de répondre aux préoccupations de la population. En déposant le projet de loi 3 sur les affaires syndicales, le gouvernement espère qu’une bonne chicane avec les syndicats lui permet de se relancer. Cette ingérence vise à faire oublier l’inaction gouvernementale sur des priorités comme l’accès aux services publics et la crise du logement. Pour la CSN, ce projet de loi montre à quel point le gouvernement est désespéré. Le Barreau du Québec intervenait récemment pour dénoncer l’érosion de l’État de droit causée par les décisions du gouvernement Legault.

« S’il y a bien quelqu’un qui ne peut pas faire de leçon de transparence et de bonne gestion, c’est ce gouvernement. Après les scandales comme SAAQclic et Northvolt, il tente de nous faire croire que ce qui est urgent, c’est de venir jouer dans la gestion des affaires syndicales. Ce que les gens veulent savoir, c’est quand ils vont avoir accès à un médecin de famille, à une école avec le personnel suffisant et à une place en service de garde à but non lucratif. Le gouvernement a décidé qu’il va passer à l’histoire comme celui qui s’attaque aux droits des travailleuses et des travailleurs plutôt que comme celui qui améliore le quotidien des gens », poursuit le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

Le Bas-Saint-Laurent fait front pour l’avenir de nos services publics

Les mauvaises décisions du gouvernement ont un impact majeur sur la vie des citoyennes et des citoyens de la région. Les coupes dans les services publics et les atteintes aux droits des travailleuses et des travailleurs se répercutent directement dans la vie régionale.

« Au Bas-Saint-Laurent, nous sommes des gens fiers, travaillants et profondément attachés à nos services publics. Nous manifestons aujourd’hui parce qu’on en a assez. Assez du mépris, assez des décisions imposées par un gouvernement qui agit sans respect pour celles et ceux qui ont bâti le Québec d’aujourd’hui. Ce gouvernement a choisi la confrontation envers les travailleuses et les travailleurs. Ce qui est certain, c’est que nous allons continuer de faire front », de conclure la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les établissements de détention au bord du gouffre https://www.csn.qc.ca/actualites/les-etablissements-de-detention-au-bord-du-gouffre/ Wed, 12 Nov 2025 15:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109089 Alors que leurs négociations avec le gouvernement piétinent, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN a interpellé Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia, au sujet des problèmes qui sont le quotidien des agentes et agents en service correctionnel du Québec, et qui perdurent non seulement à Rimouski, mais dans tous les établissements de détention (ED) de la province.

« Au centre de tous ces problèmes, soulignons d’abord la nécessité d’avoir les effectifs nécessaires et suffisants pour assurer la sécurité publique. Même si le ministère de la Sécurité publique (MSP) répète souvent qu’il souhaite être un employeur de choix pour attirer du personnel et le retenir, dans les faits, nous comptons environ 250 postes vacants, plus de 300 agentes et agents en arrêt de travail pour diverses raisons – soit 20 % de nos effectifs –, et une centaine de démissions en moyenne chaque année. Pour arrêter cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions à la hauteur des exigences de notre travail et, pour nous, la négociation actuelle est le moment propice pour y parvenir », souligne le président national du syndicat, Mathieu Lavoie.

« Aussi, malgré des investissements en matériel promis de 36 millions de dollars sur trois ans, sur le terrain, les nouveaux équipements n’arrivent pas assez rapidement. Dans un contexte où le gouvernement de la CAQ a récemment annoncé des compressions au MSP de l’ordre de 40 millions $, on comprend que le MSP tient un double langage. Cette nouvelle tuile nous apparaît totalement à l’opposé des priorités gouvernementales visant la loi et l’ordre. Pire encore, les récentes suppressions de postes affectés à la sécurité des ED compromettent les bases de la sécurité de nos milieux de travail », renchérit le président national.

« Pendant ce temps, nous constatons des hausses des livraisons par drones qui sont directement liées à ces suppressions de poste, des livraisons de drogues, d’armes blanches et d’objets interdits en milieu carcéral. Rappelons que contrer ces livraisons par drone, rôle assujetti à tous les ED, c’est couper à la base le financement du crime organisé et des activités criminelles dans la population, à l’extérieur des murs », conclut monsieur Lavoie.

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 17 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Deux jours de grève les 2 et 9 octobre https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-jours-de-greve-les-2-et-9-octobre/ Thu, 02 Oct 2025 14:07:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108058 Les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout déclenchent deux jours de grève, un aujourd’hui le 2 octobre 2025 et un autre le jeudi 9 octobre prochain.

« Même si la Société des traversiers du Québec (STQ) parle encore publiquement d’une offre bonifiée, ce qu’il y a sur la table actuellement, c’est une offre datant du mois de juillet 2025 et que l’on avait rejetée le jour même, sachant qu’elle ne répondait pas à l’attente de nos membres. La table de négociation n’est pas rompue : les pourparlers se poursuivent et nous travaillons sur une réelle offre bonifiée, précise le président du syndicat, Patrick St-Laurent. Rappelons que nous en sommes à notre troisième année sans augmentation salariale, à assumer la forte inflation des dernières années, et toujours sans convention collective depuis le 1er avril 2023 ».

Au mois de juin 2025, le syndicat a adopté à 90 % un mandat de moyens de pression incluant une banque de jours de grève illimitée.

« Le syndicat doit vivre sa négociation avec la désorganisation de la STQ, ce qui n’est pas de tout repos. Alors que les salarié-es demandent une réelle bonification significative de leurs conditions de travail, l’employeur persiste à vouloir imposer des reculs. Nous le répétons : cette négociation traîne inutilement et depuis trop longtemps. Presque tous les autres salarié-es de l’État se sont entendus avec le gouvernement. Il n’y a aucune raison pour que le SCT et l’employeur ne finalisent pas cette négociation dès que possible », conclut la vice-présidente de la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton.

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout sur terre et sur mer, sur celle de Québec-Lévis et à l’atelier de réparation navale de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Syndicat national de la sylviculture https://www.csn.qc.ca/conflits/syndicat-national-de-la-sylviculture/ Mon, 28 Jul 2025 15:01:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=106403 Nouvelle séquence de grève pour la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-sequence-de-greve-pour-la-traverse-matane-baie-comeau-godbout/ Wed, 09 Jul 2025 14:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106331 Face au peu d’avancées dans la négociation, les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN annoncent de nouvelles journées de grève pour la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout.

Cette nouvelle séquence de grève se tiendra du 18 au 29 juillet pour les travailleuses et les travailleurs de Matane mer et du 30 juillet au 3 août pour les membres à quai. Ce débrayage aura lieu à moins d’avancées significatives dans la négociation. La grève déclenchée le 4 juillet dernier n’a pour l’instant pas permis de débloquer la négociation. Rappelons que ces salarié-es sont sans convention collective depuis le 1er avril 2023 et que le syndicat a récemment adopté à 90 % un mandat de moyens de pression incluant une banque illimitée de jours de grève.

« L’employeur et le gouvernement doivent faire ce qu’il faut pour que la négociation progresse. C’est ridicule de nous présenter toujours les mêmes offres en exigeant une flexibilité à outrance. On nous dépose encore une offre salariale de 12,7 % sur cinq ans en exigeant des concessions exagérées. Souhaitons que la pression exercée permette enfin d’obtenir une bonne entente », explique le président du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN, Patrick St-Laurent.

« Pourquoi le gouvernement et la Société des traversiers du Québec continuent-ils de se trainer les pieds ? Ils nuisent tellement à la négociation qu’ils forcent les travailleuses et les travailleurs à faire la grève pour que ça bouge enfin. Après des mois de négociation, il est temps d’avoir les mandats à la table pour régler », poursuit la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

« La CAQ prétend être un gouvernement des régions. Pourtant, elle abandonne les travailleurs et les travailleuses de la traverse qui est un service important pour les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord. Avec la haute saison en cours, ça prend un règlement au plus vite », de conclure la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross.

Revue de presse du 4 au 14 juillet 2025

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Québec-Lévis, à l’atelier de réparation navale de Québec ainsi que sur terre et sur mer à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans
8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Dix jours de grèves sur deux traverses du Saint-Laurent https://www.csn.qc.ca/actualites/dix-jours-de-greves-sur-deux-traverses-du-saint-laurent/ Fri, 04 Jul 2025 14:13:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=106204 En ce vendredi 4 juillet, les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN déclenchent dix jours de grève sur les traverses de Québec–Lévis et de Matane–Baie-Comeau–Godbout, ainsi qu’à l’atelier de réparation navale de Québec. Le syndicat a récemment adopté à 90 % un mandat de moyens de pression incluant une banque illimitée de jours de grève.

« Pour nous, la grève, c’est vraiment le moyen de pression ultime. On aurait préféré régler bien avant aujourd’hui, mais la Société des traversiers du Québec (STQ) s’est traîné les pieds tout au long de notre négociation et on ne figure pas dans les priorités du gouvernement. On le répète encore : on est sans convention collective depuis le 1er avril 2023 et on en est à notre troisième année sans augmentation salariale, à assumer l’inflation démesurée des dernières années. Même si presque tous les autres salarié-es du gouvernement ont réglé, le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) ne semble toujours pas pressé de conclure notre négociation », précise le président du syndicat, Patrick Saint-Laurent.

Ligne de piquetage ce 4 juillet 2025 à la gare fluviale de Québec.

« En plus de laisser traîner la négociation inutilement, l’employeur a déposé une liste de reculs dans les conditions de travail qui n’ont tout simplement pas d’allure. Si vous cherchez des responsables de cette grève-là, on vous invite à interpeler la STQ et le SCT. Ça fait plusieurs fois qu’on demande au SCT de donner des mandats clairs à la Société des traversiers du Québec et à son équipe de porte-paroles pour enfin régler cette négociation-là », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton. « On demande donc au gouvernement d’enfin assumer ses responsabilités et de passer à l’action afin d’assurer à la population le service auquel elle a droit. »

« On a déjà joué dans ce film-là et sérieusement, si le gouvernement avait compris l’an dernier, dans cette même négociation, on n’en serait pas là aujourd’hui. Il y a des salarié-es qui sont encore payé à peine plus de 20 $ l’heure pour travailler sur les navires de la STQ et nous, on trouve ça inacceptable. On est donc solidaires avec les salarié-es en grève qui ont décidé d’exercer leur rapport de force à un moment où le gouvernement n’aura pas le choix de les écouter », souligne Pierre Emond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Quand la STQ ne prend pas la négociation avec ses salarié-es au sérieux, ce sont les régions du Bas-Saint-Laurent et de la Côte-Nord qui en paient le prix. On vit déjà avec les problèmes liés au F.-A. Gauthier, qui a coûté une fortune aux contribuables. Ce serait bien la moindre des choses que le gouvernement négocie sérieusement et respectueusement avec les salarié-es de la STQ pour assurer le service toute l’année, particulièrement en haute saison. Bref, on veut un règlement et ça presse », martèle la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross.

« Pour la CSN, il y a clairement une crise dans le transport au Québec. Au lieu de s’y attaquer et de planifier un financement adéquat pour bien rémunérer les salarié-es et bâtir des infrastructures durables, qui offriront un service fiable à la population, le gouvernement préfère engloutir des milliards dans un projet de 3e lien de plus en plus critiqué, ce qui ne fait qu’aggraver la situation. Il serait temps qu’on investisse l’argent de la population aux bons endroits, ce qui implique, entre autres, d’offrir de bonnes conditions aux travailleuses et aux travailleurs de la STQ », conclut François Enault, premier vice-président de la CSN.

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Québec-Lévis, à l’atelier de réparation navale de Québec ainsi que sur terre et sur mer à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le personnel de soutien de l’aide juridique vote en faveur de la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-de-soutien-de-laide-juridique-vote-en-faveur-de-la-recommandation-du-conciliateur/ Fri, 20 Jun 2025 18:45:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105976 Les membres du Regroupement du personnel de l’aide juridique – qui réunit huit syndicats affiliés à la CSN – ont accepté à 78 % la recommandation du conciliateur hier en assemblée générale. Cette recommandation vient mettre fin à la grève de neuf jours. Les syndicats étaient sans contrat de travail depuis deux ans.

Le Regroupement a réussi à réaliser des avancées significatives et à bloquer les reculs demandés par l’employeur. Avec une même convention collective, les salarié-es ont maintenant toutes et tous le même droit à un horaire variable, au télétravail et à la semaine de quatre jours. Ils obtiennent également une augmentation salariale de 17,4 % sur 5 ans avec une clause d’IPC et les mêmes gains que le secteur public.

« Après deux ans de négociation et neuf jours de grève, nous nous réjouissons de mettre fin ainsi au conflit. La mobilisation et la détermination des membres ont permis d’améliorer nos conditions de travail et forcer l’employeur à retirer ses demandes de recul », affirme la présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

« Faire la grève est toujours un choix difficile à prendre, mais c’est ce qui a permis de débloquer la négociation. Au premier jour de la grève, l’employeur s’est réveillé et s’est assis avec le comité de négociation », explique la vice-présidente de la Fédération des employées et employés des services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

Le conciliateur a été appelé en renfort au moment de négocier la rémunération. « Les lois québécoises détiennent des outils efficaces pour débloquer les négociations difficiles. Le ministre n’a pas besoin de diminuer notre droit de grève pour régler des conflits. Les travailleurs et travailleuses de l’aide juridique ont une fois de plus démontré l’utilité d’un droit de grève entier », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Des grèves le 4 juillet prochain sur deux traverses du Saint-Laurent https://www.csn.qc.ca/actualites/des-greves-le-4-juillet-prochain-sur-deux-traverses-du-saint-laurent/ Fri, 20 Jun 2025 17:16:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105971 Réunis en assemblées générales cette semaine, les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN ont adopté à 90 % un mandat de moyens de pression incluant une banque de jours de grève illimitée. Des avis de grève sont donc envoyés aujourd’hui même et un déclenchement de grève est prévu pour le 4 juillet prochain sur les traverses de Québec-Lévis et de Matane–Baie-Comeau–Godbout.

« Nous en sommes à notre troisième année sans augmentation salariale, à assumer la forte inflation des dernières années, et toujours sans convention collective depuis le 1er avril 2023. Le peu d’avancement sérieux à notre table de négociation nous a fait comprendre plus d’une fois que pour le gouvernement, nous ne figurons pas dans ses priorités. Malgré des discussions parfois prometteuses, aucune avancée significative n’a été réalisée et le Secrétariat du Conseil du trésor (SCT) ne semble toujours pas pressé de régler notre négociation, précise Patrick Saint-Laurent, président du syndicat. Avec le vote fort de cette semaine, nous entendons lui faire comprendre qu’on veut un règlement, et ça presse ».

« Pour nous, cette négociation traîne inutilement et depuis trop longtemps. Presque tous les autres salarié-es de l’État se sont entendus avec le gouvernement. Il est donc urgent que le SCT donne des mandats clairs à la Société des traversiers du Québec et à son équipe de porte-paroles pour finaliser cette négociation dès que possible, ajoute Stéphanie Gratton, vice-présidente de la FEESP–CSN. Avec les vacances qui ont déjà débuté et le Festival d’été de Québec qui arrive à grands pas, un moment de l’année où l’achalandage est grand sur les navires, le gouvernement devra assumer et expliquer son inaction si les traversiers restent aux quais ».

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Québec-Lévis, à l’atelier de réparation navale de Québec ainsi que sur terre et sur mer à la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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« Le Conseil du trésor doit nous entendre » https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-du-tresor-doit-nous-entendre/ Fri, 13 Jun 2025 16:15:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105897 Des centaines de travailleuses et travailleurs du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique ont manifesté ce midi devant les bureaux du Conseil du trésor à Québec pour faire débloquer la négociation sur les enjeux de rémunération. Ils entament leur 5e journée de grève.

« Le Conseil du trésor doit nous entendre ce midi. C’est lui qui donne les mandats à la partie patronale. Cette dernière est fermée à nos demandes monétaires. Nous sommes donc venus à Québec pour exprimer nos demandes directement au donneur de mandats », affirme Josée Désilets, présidente du Regroupement du personnel de soutien de l’aide juridique.

« Le Conseil du trésor détient la clé pour mettre fin à cette grève. Il ne manque que quelques éléments financiers à régler. Ils sont ici aujourd’hui parce qu’ils sont déterminés à obtenir de meilleures conditions de travail », explique Jimmy Ducharme, président du secteur des organismes gouvernementaux de la Fédération des employées et employés de services publics – CSN.

«  Le personnel de soutien de l’aide juridique a le droit, au même titre que d’autres organisations du secteur public, d’avoir une clause d’IPC, afin de s’assurer que leur augmentation salariale suive celle du coût de la vie », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la CSN.
Les salarié-es réclament, entre autres, une prime pour les formatrices et formateurs et une prime pour l’usage d’une langue seconde. Des demandes sectorielles sont également sur la table afin de répondre aux enjeux de rétention des différentes régions.

« Ces travailleuses et travailleurs sont un pilier de l’aide juridique, un service important pour les plus démunis de notre société. Leur travail dans l’ombre est indispensable et il mérite d’être reconnu avec une rémunération en ce sens », de conclure François Proulx Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleuses et travailleurs dans différentes régions du Québec.

La Fédération des employées et employés de services publics–CSN compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN regroupe 240 syndicats représentant plus de 45 000 membres. Son territoire s’étend sur les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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L’homme d’affaires André Bélanger de Béton Provincial dénoncé à Rivière-du-Loup https://www.csn.qc.ca/actualites/lhomme-daffaires-andre-belanger-de-beton-provincial-denonce-a-riviere-du-loup/ Thu, 12 Jun 2025 18:48:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105782 Plus de 250 manifestantes et manifestants se sont rassemblés au centre-ville de Rivière-du-Loup, ce midi, pour dénoncer les méthodes fortes employées par le PDG de Béton Provincial, André Bélanger, dans le conflit qui l’oppose à la cinquantaine de travailleurs de ses usines de LaSalle et Longueuil.

Mis en lock-out par Béton Provincial à quelques jours de Noël, les privant ainsi des prestations de chômage durant la période creuse de l’hiver, plusieurs de ces travailleurs en lock-out ont fait le déplacement jusqu’à Rivière-du-Loup aujourd’hui pour prendre part à la manifestation. Ils étaient accompagnés des représentantes et des représentants des syndicats de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et du Conseil central du Bas-Saint-Laurent.

« Voilà maintenant six mois que Béton Provincial nous a jetés à la rue, privant de revenus les familles de 50 travailleurs », a déploré le président du syndicat, Gilles Marleau. « À la table de négociation, c’est toujours la même fermeture de l’employeur : gel de nos salaires pendant quatre ans, abolition de notre régime de retraite et diminution draconienne de sa contribution à notre régime d’assurance. Ne pas bouger de position en six mois, on ne peut pas dire que ça s’appelle de la négociation. »

Pour le président de la FIM–CSN, Kevin Gagnon, il est temps pour André Bélanger d’envoyer de véritables mandats à ses négociateurs afin d’en arriver à un règlement satisfaisant pour les deux parties. « Le syndicat a fait énormément d’ouvertures lors des dernières rencontres de négociation. Il est temps pour Béton Provincial de faire le bout de chemin qui lui revient. »

Nouvellement élue à la présidence du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross a tenu à témoigner de la solidarité des syndicats de la région envers les lock-outés de Béton Provincial. « Ce n’est pas vrai que nous allons laisser André Bélanger niveler vers le bas les conditions de travail de tout le secteur du béton au Québec. Nombreux sont les syndicats CSN de la région qui ont été solidaires en contribuant au fonds de grève des lock-outés de Béton Provincial afin qu’ils puissent tenir la minute de plus et obtenir un règlement satisfaisant. »


À propos

Autrefois propriétés de Demix Béton, les usines de Longueuil et de LaSalle ont été rachetées en avril 2024 par Béton Provincial, acteur de premier plan de l’industrie au Québec. Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle–Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le personnel de l’aide juridique retourne en grève ce matin https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-de-laide-juridique-retourne-en-greve-ce-matin/ Wed, 11 Jun 2025 11:03:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105554 Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique affilié à la CSN a décidé de déclencher la grève une seconde fois pour faire comprendre à l’employeur qu’il tient à ses demandes sectorielles et de rémunération.

« Notre vis-à-vis doit comprendre que dans une négociation, nous sommes deux. Il ne peut pas simplement dire non à nos demandes sectorielles. Ce n’est pas négocier, ça ! Nous lui avons clairement démontré notre volonté de régler, c’est à son tour de nous offrir les améliorations souhaitées à nos conditions de travail », affirme la présidente du Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique, Josée Désilets.

Les salarié-es réclament, entre autres, une clause d’IPC dans leur convention collective comme elle a été offerte au secteur public, une prime pour les formatrices et formateurs et une prime pour l’usage d’une langue seconde. Des demandes sectorielles sont également sur la table : stationnement gratuit dans toutes les régions et une prime d’éloignement pour la Côte-Nord.

« L’employeur ne peut continuer ainsi et tenir pour acquis ses employé-es qui souhaitent juste améliorer leur sort. Il doit prendre acte de leurs besoins et y répondre positivement », souligne Stéphanie Gratton, vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

« Ce retour à la grève ce matin devrait faire comprendre à la partie patronale que les salarié-es sont déterminés comme jamais à obtenir des améliorations à leurs conditions de travail. L’employeur devrait être sensible aux demandes légitimes du personnel qui fait fonctionner l’aide juridique au quotidien », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos
Le Regroupement des syndicats du personnel de soutien de l’aide juridique rassemble huit syndicats affiliés à la CSN, qui représentent environ 300 travailleurs et travailleurs dans différentes régions du Québec. Il est affilié à la FEESP–CSN, laquelle regroupe 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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8 syndicats du regroupement de l’aide-juridique (FEESP–CSN) https://www.csn.qc.ca/conflits/8-syndicats-du-regroupement-de-laide-juridique-feesp-csn/ Mon, 02 Jun 2025 14:33:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_conflit&p=105423 STT de bureau de l’aide juridique de la Côte-Nord–CSN
SE de soutien du C. C. juridique de l’Outaouais–CSN
SE de la Commission des Services juridique–CSN
SE de l’aide juridique de Québec–CSN
SE de soutien de l’Aide juridique de l’Estrie–CSN
S du personnel de soutien du centre communautaire juridique Bas-Saint-Laurent/Gaspésie–CSN
SE du centre communautaire juridique de la Rive-Sud–CSN
S du personnel de soutien de l’aide juridique de la Mauricie Bois-Francs–CSN

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Une négociation qui doit s’accélérer https://www.csn.qc.ca/actualites/une-negociation-qui-doit-saccelerer/ Thu, 22 May 2025 10:59:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105181 À l’issue d’une tournée provinciale de consultations en assemblée, le secteur préhospitalier de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) constate que les paramédics de tout le Québec ont voté à plus de 99 % en faveur du déclenchement d’une grève générale, au moment opportun.

À l’occasion d’une rencontre de négociation aujourd’hui, à Québec, le comité de négociation des paramédics aura l’occasion d’indiquer à la partie patronale que les paramédics sont maintenant prêts à déclencher la grève si cela s’avère nécessaire. Rappelons que les conventions collectives des 3400 paramédics membres de la CSN sont échues depuis le 31 mars 2023, soit plus de deux ans.

« On demande à la partie patronale de passer en vitesse supérieure, explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN », Jean Gagnon. « À l’heure actuelle, on nous a déposé plusieurs principes et très peu d’éléments concrets. Selon les explications que nous avons reçues jusqu’à maintenant, les offres patronales n’aideront en rien à attirer de nouveaux paramédics dans la profession, ni à les retenir ! »

« On nous présente des offres salariales inférieures à ce que le gouvernement a négocié dans les autres secteurs », enchaîne-t-il. « Les employeurs nous demandent d’accepter plein de reculs à nos conditions de travail et ils ne répondent même pas à nos propres priorités, bien que nous les ayons expliquées à plusieurs reprises. Nos vis-à-vis en négociation ne semblent pas avoir les mandats nécessaires pour avancer. Assez, c’est assez ! Si on doit déclencher cette grève parce qu’on a l’impression qu’on n’avance plus à la table, le gouvernement de la CAQ en sera le seul responsable. »

Du côté de la partie syndicale, l’équipe de négociation est entièrement disponible pour s’engager dans une intensification afin de conclure une entente satisfaisante dans les meilleurs délais. « Nous invitons le gouvernement à profiter du fait que plusieurs ententes de principe ont été conclues au cours des derniers jours dans les organismes gouvernementaux pour créer du mouvement à la table de négociation des paramédics », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. « Il n’y a vraiment aucune raison pour le gouvernement de laisser traîner cette négociation ! Il faut mettre les bouchées doubles. Côté syndical, nous sommes prêts ! »

Enjeux
En plus d’une amélioration de leur rémunération pour refléter pleinement leurs responsabilités et compétences, les paramédics revendiquent, entre autres, le respect des horaires de travail, afin de lutter contre l’explosion des heures supplémentaires, et la bonification du régime de retraite, pour tenir compte de la réalité de cette profession exigeante, physiquement et mentalement.

À propos
Le secteur préhospitalier de la FSSS–CSN regroupe du personnel dans tout le Québec notamment près de 3400 paramédics. Ceux-ci travaillent pour la société d’État Urgences-santé, dans le Grand-Montréal, pour une coopérative ou encore pour une entreprise privée, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux.

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