L’ensemble du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 03 Feb 2026 22:00:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png L’ensemble du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Paramédics : la valeur de l’emploi et la surcharge de travail au cœur du conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/la-valeur-de-lemploi-et-la-surcharge-de-travail-au-coeur-du-conflit/ Tue, 03 Feb 2026 18:06:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111520 Après des mois de négociation, le gouvernement a déposé une nouvelle offre aux paramédics la semaine dernière. Les négociations progressent. Deux enjeux cruciaux demeurent au cœur des discussions, soit la valeur de l’emploi de paramédic et la surcharge de travail vécue par nombre d’entre eux.

Le gouvernement doit prendre au sérieux la juste reconnaissance des paramédics, croit le premier vice-président de la CSN, François Enault : « Actuellement, le gouvernement refuse de reconnaître le travail de paramédic à sa pleine valeur. La conséquence, c’est qu’après quelques années seulement, les paramédics se réorientent dans une autre carrière plus payante et parfois aussi moins demandante, physiquement et mentalement. Ce n’est pas comme si on pouvait se passer des paramédics. Pourquoi le gouvernement n’est-il pas capable de reconnaître l’évidence à savoir que les paramédics ne reçoivent pas une juste rémunération? »

Surcharge de travail
Un autre enjeu important consiste à compenser la surcharge de travail. Dans la dernière convention collective, les parties avaient convenu d’une prime d’environ 5 % à être versée aux paramédics en surcharge de travail. Ultimement, les syndicats souhaitent que le gouvernement procède aux investissements nécessaires pour éliminer les surcharges de travail. En attendant, les paramédics doivent être compensés. Or, le gouvernement ne veut plus reconnaître la surcharge de travail. Il souhaite instaurer à la place une prime à la « performance individuelle ».

« L’approche du gouvernement est injuste à l’égard de nombreux paramédics, en particulier ceux qui œuvrent dans les zones les plus achalandées, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Ce sont le gouvernement et les employeurs qui sont responsables des délais d’intervention ou encore des temps de retenue de civières en centre hospitalier. Ils ne peuvent pas s’en laver les mains et retourner tout ça dans notre cour alors que ça découle de leurs mauvaises décisions. Clairement, nous entendons garder le cap : la surcharge de travail des paramédics contribue également à l’exode des paramédics vers d’autres emplois. Il faut s’y attaquer ! »

À propos
Les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, dans les services préhospitaliers ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330?000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les Rendez-vous Faire front https://www.csn.qc.ca/actualites/les-rendez-vous-faire-front/ Tue, 03 Feb 2026 15:58:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111524 Dans les prochaines semaines, la CSN tiendra des webinaires pour apprendre et échanger sur des grands enjeux qui touchent les travailleuses et les travailleurs. Ces moments seront aussi l’occasion de réfléchir à nos pratiques militantes.

Alors que les gouvernements et les grands patrons nous attaquent plus que jamais, nous devons faire le point pour continuer de faire front. La formation militante des travailleuses et des travailleurs est cruciale pour accentuer notre mobilisation et remporter des gains.

Un réseau d’éducation qui favorise l’égalité des chances

Le 10 février de 12 à 13 heures, l’éducation sera à l’ordre du jour. Lors de cet échange, nous discuterons de l’école à trois vitesses, de la violence qui augmente dans nos écoles et de l’impact des coupes budgétaires sur nos écoles.

Le sociologue Christophe Allaire Sévigny, auteur de l’essai Séparés mais égaux, une enquête sur la ségrégation scolaire au Québec et récipiendaire du prix Pierre-Vadeboncoeur 2025, fera partie de la discussion.

Les salarié-es du réseau de l’éducation sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les élèves. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos écoles laisse à désirer, le manque de services aux élèves est préoccupant, tout cela alors que la violence envers le personnel augmente. En éducation, nous avons de nombreuses raisons de Faire front.

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur l’éducation, veuillez remplir ce formulaire.

La CAQ contre nos droits: bien comprendre les projets de loi

Le 17 février de 12 à 13 heures, nous discuterons des lois liberticides mises de l’avant par le gouvernement caquiste. Dans les derniers mois, plusieurs projets de loi déposés par le gouvernement viendraient affaiblir l’État de droit, assez pour que le Barreau du Québec s’inquiète d’une dérive autoritaire.

Parmi ces projets de loi, mentionnons le projet de loi 89 (maintenant loi 14) qui attaque le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, le projet de constitution qui brime la démocratie et le droit de contester des lois ou encore le projet de loi 3 qui affaiblirait grandement les organisations syndicales. Pour mieux comprendre l’offensive gouvernementale contre les contre-pouvoirs, participons en grand nombre à ce webinaire de la CSN.faire

Pour vous inscrire à ce rendez-vous sur les lois liberticides, veuillez remplir ce formulaire.

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Plusieurs organisations demandent au gouvernement d’abandonner ses projets de loi autoritaires https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-organisations-demandent-au-gouvernement-dabandonner-ses-projets-de-loi-autoritaires/ Tue, 03 Feb 2026 14:07:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111522 Alors que s’amorce la reprise des travaux parlementaires, dans la foulée de la démission de François Legault et de la course à la chefferie de la CAQ, plusieurs organisations demandent au gouvernement caquiste de mettre au rancard ses projets de loi affaiblissant l’État de droit. Malgré l’instabilité politique, le gouvernement demeure responsable de poser des gestes concrets pour améliorer la vie des travailleuses et des travailleurs et de faire une réelle différence pour la population. À quelques mois des élections, le gouvernement caquiste n’a plus la légitimité d’aller de l’avant avec ces projets de loi qui divisent la société québécoise. Il doit mettre fin à cette préoccupante dérive autoritaire qui s’en prend sans cesse aux contre-pouvoirs. C’est le message que lancent d’une même voix la CSN, la CSQ, la FTQ, la CSD, l’APTS, la FAE, la FIQ, le SFPQ et le SPGQ.

En annonçant sa démission le 14 janvier dernier, le premier ministre François Legault a finalement fait le constat de son échec, quelques mois seulement après avoir annoncé un remaniement ministériel qui devait pourtant relancer son gouvernement. Or, ce remaniement a surtout été le point de départ pour la multiplication des initiatives législatives qui ont suscité de sérieuses inquiétudes au point où le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) s’inquiètent publiquement d’une dérive autoritaire et d’une atteinte à l’État de droit.

C’est pourquoi les organisations syndicales demandent au gouvernement de retirer les projets de loi qui fragilisent les droits, notamment les projets de loi 1 et 9. Quant au projet de loi 3 du ministre du Travail sur le fonctionnement des organisations syndicales, le gouvernement doit particulièrement abandonner la portion sur les cotisations facultatives. Il reste quelques mois à ce gouvernement pour changer de cap et livrer des résultats là où les besoins sont criants. Il doit recentrer ses priorités sur celles des Québécoises et des Québécois : répondre à la crise de l’itinérance et du logement, freiner l’explosion du coût de la vie et améliorer l’accès aux services publics.

« Les attaques aux contre-pouvoirs sont malheureusement devenues la marque de commerce du gouvernement caquiste dans les derniers mois. Avec le départ de François Legault, ce gouvernement a une dernière occasion de changer de cap. La prise à partie des contre-pouvoirs était visiblement la dernière carte utilisée par monsieur Legault pour tenter de relancer son gouvernement en perte de vitesse. Nous savons maintenant qu’il s’agit d’un cul-de-sac stérile. Le gouvernement doit en prendre acte, cesser d’effriter l’État de droit et se concentrer sur des mesures capables d’avoir un impact réel et durable dans la vie des gens », déclarent les porte-paroles des organisations.

SOURCES : CSN, CSQ, FTQ, CSD, APTS, FAE, FIQ, SFPQ et SPGQ

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RIEN DE RASSURANT https://www.csn.qc.ca/actualites/rien-de-rassurant/ Fri, 30 Jan 2026 19:42:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111507 « Ce n’est que de la poudre aux yeux ! », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville, en réaction au point de presse du ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, concernant le PSTQ, programme qui remplace le PEQ.

« Le ministre est simplement venu nous expliquer comment fonctionne son nouveau programme. Mais il n’écoute en rien les appels que lui fait la société civile depuis des mois. Nous voulons une clause de droit acquis pour les travailleuses et travailleurs immigrants en ce moment sur notre territoire. Nous avons besoin d’eux! On est allé les chercher avec des promesses de résidence permanente, et là, on va les expulser parce que le gouvernement de la CAQ a décidé arbitrairement que 29 000 était un nombre raisonnable d’immigrants ? », se demande Caroline Senneville.

Le gouvernement du Québec maintient son cap de 29 000 admissions sans voir les besoins du terrain. Le PSTQ a des critères de sélection beaucoup plus restrictifs qu’avait le PEQ. Résultat : une immense majorité des candidatures du PEQ n’est plus admissible à la résidence permanente.

Les professeurs de l’UQAM
Lors de la période de questions, le ministre a été questionné quant à la sortie de la CSN hier. « La réponse du ministre se veut une belle ouverture, mais nous sommes loin de la coupe aux lèvres. Il faut quand même que les professeur-es étrangers accumulent des points (âge, études au Québec, vivre en région, niveau de français, etc.). Ils doivent ensuite satisfaire aux critères du volet 4 (Talents d’exception), dont l’envoi d’une lettre de recommandation des partenaires du ministère confirmant qu’ils sont effectivement des talents exceptionnels. Tout ça pour espérer obtenir une invitation dans les prochaines rondes », déclare la présidente de la CSN.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Pour une clause grand-père https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-clause-grand-pere/ Thu, 29 Jan 2026 17:27:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111495 La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), réclament qu’une clause de droits acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec.

« Aujourd’hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d’employeurs, d’organismes communautaires et d’établissements publics et demande au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre », affirme d’entrée de jeu Caroline Senneville.

Des professeur-es devant l’incertitude
« Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s’inscrit dans une politique d’immigration désastreuse pour les universités québécoises et l’UQAM en particulier. Parce qu’en plus d’abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d’accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN.

Elle ajoute que les décisions irrationnelles de la politique d’immigration du gouvernement caquiste auront également des effets néfastes sur l’innovation et le développement économique et culturel du Québec à travers le rayonnement de ses universités. « Des cours ne se donneront pas et des recherches ne se réaliseront pas. »

« Le gouvernement québécois doit cesser de blâmer Ottawa pour toutes ses bévues. Le PEQ est une création du Québec et a été aboli par le Québec. C’est à Québec de résoudre ce problème », conclut Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des professeurs et professeurs de l’Université du Québec à Montréal–CSN, affilié à la Fédération des professionèles (FP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 1200 professeur-es de l’UQAM.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La sororité, sur tous les fronts https://www.csn.qc.ca/actualites/la-sororite-sur-tous-les-fronts/ Thu, 29 Jan 2026 17:25:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111493 L’École féministe syndicale de la CSN lançait sa deuxième édition le 27 janvier dernier. Sous le thème Tant qu’il le faudra ! – qui trouve écho auprès des militantes depuis quelques années. Des dizaines de participantes se sont réunies pour traiter d’idées féministes de l’heure. Et les sujets ne manquaient pas cette année. Pendant deux jours, la CSN a accueilli un grand forum consacré aux droits des femmes à travers des ateliers collaboratifs et des conférences données par des expertes en la matière. Un espace de mentorat et de réseautage féministe toujours si pertinent, tant que l’égalité des genres demeurera un objectif à atteindre – ici comme ailleurs.

« Le mois de janvier n’est pas fini, qu’on dénombre déjà cinq féminicides au Québec. Je tiens à dédier la tenue de l’école à ces merveilleuses femmes qui ont perdu la vie, lance d’emblée la secrétaire générale de la CSN et responsable politique du comité confédéral de la condition féminine, Nathalie Arguin. Sans vouloir alourdir l’atmosphère en ouverture d’événement, je vous invite à vous lever et à clamer haut et fort so-so-so-sororité ! », scande Nathalie avec ses consœurs.

À l’École féministe de la CSN, les participantes ne chôment pas. Une multitude de sujets présentés en conférence résonnent auprès des militantes. De la division sexuelle du travail, à la dénonciation de l’antiféminisme, en passant par les risques psychosociaux de l’épuisement professionnel et par les menstruations et la ménopause en milieu de travail, le champ exploré par l’école se distingue par sa grande diversité.

Caroline Senneville, au lancement de l’événement, rappelle l’importance de la lutte féministe au cœur du mouvement CSN. « La rémunération des employées syndiquées a atteint 95,6 % de celles de leurs collègues masculins, près de cinq points de plus que pour l’ensemble des travailleuses. Les femmes, qu’elles soient syndiquées ou non, gagnent cependant toujours moins que leurs homologues masculins. Les acquis le sont jusqu’à tant qu’on nous les enlève », met en garde la présidente de la confédération.

À la deuxième journée, les membres avaient l’occasion de partager leurs idées et de consolider leurs militances syndicales dans les ateliers organisés par l’école. La grève comme objet d’émancipation, le continuum des violences envers les femmes et l’analyse différenciée selon les sexes en santé et sécurité du travail ont nourri les débats lors des laboratoires animés.

« Durant ces deux journées, j’ai vu des féministes qui se tiennent debout et qui déploieront divers projets pour améliorer les conditions de vie et d’emploi de toutes les membres. À la CSN, on a une force de mobilisation sans commune mesure. Nous ne baisserons jamais la garde et nous poursuivrons l’action collective pour une véritable égalité ! », clame Nathalie Arguin en mot de clôture.

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Des mesures qui fragiliseront encore plus le réseau public https://www.csn.qc.ca/actualites/des-mesures-qui-fragiliseront-encore-plus-le-reseau-public/ Thu, 29 Jan 2026 16:40:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111486 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) et ses fédérations affiliées œuvrant en santé et services sociaux dénoncent le parti pris de la CAQ en faveur du privé dans les services de soutien à domicile, sans aucun égard à l’expertise des équipes du réseau public, notamment celle des auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS).

La politique qui vient d’être dévoilée par la ministre de la Santé et ministre responsable des aîné-es, Sonia Bélanger, ouvre toute grande la porte à la privatisation du soutien à domicile (SAD). Cette politique va ainsi à l’encontre des recommandations de nombreux experts. Dans une récente étude, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) démontre que la privatisation des services et l’imposition de méthodes de gestion propres au secteur privé (gestion centralisée, hiérarchique et autoritaire des services, production d’indicateurs quantitatifs de performance) dans le SAD sont des erreurs et qu’elles sont responsables de la dégradation de l’accès et de la qualité des services, des conditions de travail et de l’équité dans tous les pays où elles ont sévi au cours des dernières décennies.

« Le gouvernement choisit volontairement d’accélérer la déqualification de la profession d’auxiliaires aux services de santé et sociaux du réseau public, déplore le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. L’absence de mention des ASSS lors du dévoilement de la politique et dans le document lui-même confirme le mépris de ce gouvernement envers les 7 000 ASSS formées qui sont le cœur du soutien à domicile au Québec. « Le gouvernement préfère sous-traiter des services aux entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile (EÉSAD) et aux entreprises privées de soutien à domicile, dont le personnel ne possède pas la formation requise », ajoute M. Leclerc.

Le gouvernement sous-traite déjà des actes cliniques octroyés par la Loi aux ASSS du réseau, détentrices d’un diplôme d’études professionnelles, à du personnel non qualifié provenant du privé et formé de façon accélérée en moins de 140 heures. Le Commissaire à la santé et au bien-être a d’ailleurs recommandé que les interventions des EÉSAD soient renforcées par des formations et par un accroissement du contrôle de la qualité. Pour l’instant, rien dans la nouvelle politique ne semble prévu pour remédier à ces problèmes.

« Plus il y a d’intervenantes et d’intervenants, plus cela rend les suivis compliqués, et plus on perd de l’expertise sur le terrain, note pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldschleger. Nos équipes le constatent déjà sur le terrain et cette politique met encore plus à risque le continuum de soins et leur coordination. Ultimement, ce sont les usagères et les usagers qui paieront le prix de cette valse entre les prestataires de services privés et les équipes multidisciplinaires des CLSC. Une difficulté qui n’existe pas lorsqu’on priorise les équipes du réseau public. »

D’ailleurs, l’IRIS calcule que le remplacement du modèle québécois actuel de SAD, largement privatisé, par un modèle basé sur une prestation entièrement publique des services et une gestion de proximité permettrait, à terme, de réaliser des économies de plusieurs milliards de dollars à l’échelle du réseau tout entier. Pour la CSN, c’est dans un tel modèle que le rôle des CLSC se trouverait véritablement revalorisé et non en tant que chef d’orchestre de la privatisation.

Ressources au mauvais endroit
« La solution réside dans le renforcement des équipes du secteur public, sans exclure complètement une certaine collaboration avec le personnel des entreprises privées et d’économies sociales en aide à domicile », rappelle Réjean Leclerc. Ces dernières devraient concentrer leur offre dans les services de soutien pour les activités de la vie domestique (AVD). Ces services comprennent, entre autres, l’entretien ménager, la préparation de repas, la lessive, etc. « Malheureusement, le regroupement des EÉSAD trahit une entente historique en s’offrant comme substitut bon marché au personnel du public pour dispenser des soins. La population fera les frais de cette approche au rabais. Nous intensifierons nos actions pour que le Québec continue de construire sa capacité publique de répondre aux besoins de la population.

« Force est d’admettre que le gouvernement a préféré poursuivre la privatisation du soutien à domicile au détriment de la qualité des soins et du bien-être des usagères et des usagers, soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville. La CAQ n’apprend visiblement pas de ses erreurs, elle qui tente de se sevrer du recours aux agences et autres prestataires de services privés dans le reste du réseau, termine Mme Senneville.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec.

À propos de la FP–CSN
La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens œuvrant dans les secteurs de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des organismes gouvernementaux, de l’économie sociale et de l’action communautaire, ainsi que dans le secteur privé.

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Salades de fruits et inflation  https://www.csn.qc.ca/actualites/salades-de-fruits-et-inflation/ Thu, 29 Jan 2026 16:28:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111484 Par Camila Rodriguez-Cea

Sylvie se lève tôt pour arriver au IGA d’Alma à 7 h, mais, après 13 ans, elle a l’habitude. Le poste de commis qu’elle y occupe est son premier emploi. Après avoir élevé ses trois enfants, elle est entrée à la Coop IGA et y est restée.

« Je suis encore ici parce que je m’entends bien avec mes collègues et qu’on a de bons avantages, mais honnêtement, si on m’avait dit qu’après tant d’années, je toucherais encore ce salaire-là, je serais partie », soupire la mère de famille.

La grille salariale du IGA d’Alma ressemble à celle de beaucoup d’épiceries. On y gravit les échelons à coup de quelques centaines d’heures travaillées et on gagne alors 25 ou 35 sous de plus. Vu le montant, la hausse du salaire minimum annuelle les rattrape constamment, faisant reculer l’ensemble des employé-es dans ce qui devient un véritable jeu de serpents et échelles. Après 18 000 heures cumulées, Sylvie n’est toujours pas au sommet de la grille.

Les travailleuses et les travailleurs du IGA d’Alma ont parti le bal de la négociation coordonnée des marchés d’alimentation. Au terme des pourparlers, ils ont obtenu une hausse de 1,50 $ de l’heure, un montant substantiel pour le milieu, permettant de dépasser 20 $ l’heure au dernier échelon de la grille salariale. « Ce n’est pas la fin du monde, mais ça aide », souligne Sylvie. Autre amélioration, l’échelle salariale sera modifiée de façon à ce que les syndiqué-es puissent désormais atteindre le sommet en quatre ans.

« On est les premiers à constater la hausse du prix de l’épicerie. Chaque matin, j’imprime des étiquettes pour les bols de fruits et je vois les changements. Pareil sur le plancher, le sac de pommes qui coûtait 2,50 $ il y a quelques années coûte maintenant 6 $ », explique Sylvie. La commise n’a pas la berlue. En 2025, le prix des fruits frais a augmenté de 4,4 %. Alors que l’inflation globale a atteint 2,2 % l’année dernière, plusieurs ont accusé les marchés d’alimentation d’abuser de ce phénomène pour augmenter leurs prix et multiplier leurs profits.

En 2025, Empire Company Limited, la société mère de Sobeys, qui exploite principalement IGA au Québec, cumulait 700 millions de profit. Même son de cloche du côté de Métro et Loblaws, qui ont respectivement enregistré des gains de 1 et de 2,6 milliards.

Vers 15 h 30, elle nettoie le plancher et les ustensiles, ajuste l’inventaire et remplit le comptoir. C’est l’heure de rentrer à la maison. En saluant sa collègue qui a plus de 27 ans d’ancienneté, elle se demande qui la remplacera quand elle aura pris sa retraite.

« On a pas mal de problèmes de roulement. C’est bien beau, les étudiantes et étudiants, mais ça prend des gens avec plus d’expérience pour les guider et pour occuper les horaires de jour », explique-t-elle. Une vague de départs à la retraite touche présentement son épicerie et de nombreux employé-es qui cumulent plus de 25 ans d’ancienneté sont difficilement remplacés.

« Quand les gens viennent déposer leur CV et voient le salaire d’entrée, ils font demi-tour », ajoute Sylvie. Elle espère que les meilleures conditions de travail dernièrement négociées par le syndicat faciliteront le recrutement.

Le modèle de négociation coordonnée de la CSN est bien rodé au Saguenay, alors qu’un nombre considérable des épiceries de cette région sont affiliées à la CSN. Durant la prochaine année, 16 autres marchés, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans les régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec, suivront les pas du syndicat du IGA d’Alma. Ensemble, les membres tenteront d’instaurer un nouveau standard dans le secteur.

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Violence en milieu scolaire https://www.csn.qc.ca/actualites/violence-en-milieu-scolaire/ Thu, 29 Jan 2026 16:00:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111478 Par Jean Grégoire

« Le jeune charge la technicienne en éducation spécialisée, la fait basculer et lui saute dessus jusqu’à ce qu’elle hurle de douleur. » « J’ai été frappée à l’œil et j’ai perdu la vue, je suis toujours suivie par un ophtalmologue, je vois flou. » « Coups de poings, morsures, claques au visage, coups de pied, insultes… j’ai craqué, je suis en arrêt de travail depuis plusieurs mois : stress post-traumatique dû aux agressions. » Ce ne sont là que quelques extraits des centaines d’histoires qu’a reçues le secteur du soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN).

Ces cris du cœur collectés par la fédération font suite à l’annonce, en octobre 2025, des résultats d’un sondage sur les risques psychosociaux mené auprès de plus de 6 000 travailleuses et travailleurs du soutien scolaire. Les résultats sont troublants : 52 % disent avoir été victimes de violence physique directe. Si, dans la majorité des cas, on parle de cris avec colère (61 %) ou de langage grossier (62 %), on relève aussi des proportions alarmantes d’attaques avec objets (24 %), de conduites déplacées à caractère sexuel (propos 18 %, gestes 9 %) et même, dans 14 % des cas, de menaces de mort.

En marge du dévoilement de ces statistiques effarantes lors d’un colloque regroupant les syndicats, Annie Charland, présidente du secteur, ne mâche pas ses mots. « Ça n’a juste pas de sens qu’on tolère un tel niveau de violence. Et c’est pire qu’avant. On a sondé les membres avec les mêmes questions qu’avait posées l’Institut national de santé publique du Québec en 2022 et tous les chiffres sont plus élevés. Les membres sont à bout, on en a un sur quatre qui songe à quitter son emploi ! »

Forte d’une longue expérience syndicale, Annie témoigne sans hésitation de l’envergure de la crise. « Ce n’est pas mêlant, dénonce-t-elle, on n’a jamais vu ça. Plus de 60 % de notre monde rentre au travail malgré des problèmes de santé. L’appui des supérieurs est au plus bas et il n’y a aucune reconnaissance, ni pour le travail accompli ni de la violence qu’on subit. Le ministère de l’Éducation, les commissions scolaires et les centres de services doivent s’asseoir et trouver des solutions pour protéger la santé et la sécurité du personnel de soutien. »

« On l’a souvent répété et on sait que l’image est forte, conclut Annie, mais est-ce que ça prendra un mort pour que le gouvernement agisse ? On se le demande pour vrai. »

À la suite de son colloque, Cultiver le bien-être, prévenir les risques, le secteur du soutien scolaire de la FEESP–CSN a interpellé ses membres pour leur demander des exemples concrets et des histoires détaillées de la violence physique et psychologique qu’ils subissent au travail. La réponse a été vive : des centaines d’histoires ont rempli la boite courriel.

Voici quelques-uns de ces témoignages, de femmes et d’hommes qui travaillent dans le soutien scolaire. Notez que, pour protéger l’identité des membres, certains éléments ont été modifiés ou retirés.

Violence physique

Une technicienne en éducation spécialisée (TES) soutient une stagiaire. Elle amorce sa formation finale par une intervention de crise auprès d’un jeune de huit ans.

La TES empêche l’élève de faire du mal à la stagiaire en la relevant de ses fonctions, mais la situation se retourne contre la TES. L’enfant la charge, au point de la faire basculer sur le dos, et lui saute dessus jusqu’à ce qu’elle hurle de douleur. La TES s’est retrouvée aux travaux légers pour un mois et demi, à cause d’une entorse lombaire.

Blessures permanentes

« Je travaillais dans une école où un élève ramassait et lançait des chaises. Il renversait également les tables.

Dans la même classe, il y avait un autre élève qui piquait des crises, se jetait par terre et se cachait sous les meubles. Il frappait aussi. J’ai été frappée à l’œil et j’ai perdu la vue. Oui, je suis allée à l’hôpital et je suis toujours suivie par un ophtalmologue. Oui, ma vue s’est détériorée au fil des ans. Même avec des lunettes, ma vision est toujours floue. »

Surcharge et épuisement

« J’ai subi plusieurs agressions physiques et psychologiques de la part d’élèves en désorganisation. Coups de poing, morsures, claques au visage, coups de pied, insultes…

Ces élèves ont de grands besoins, qui ne sont malheureusement pas comblés, compte tenu du manque de ressources. J’ai demandé de l’aide à la direction à plusieurs reprises. J’ai verbalisé mon état de surcharge, de stress intense, d’hypervigilance constante. J’ai essayé de planifier une rencontre avec la direction, mais elle a dû être annulée.

Notre syndicat a identifié plusieurs situations à risque pour les employé-es de soutien comme moi. Des avis ont été envoyés au centre de services scolaire, mais rien de concret n’a été déployé afin de régler la situation. Notre syndicat a aussi déposé une plainte à la CNESST.

Moi, j’ai craqué… je suis en arrêt de travail depuis l’automne : stress post-traumatique dû aux agressions. Depuis plus de 15 ans, je suis éducatrice au service de garde et je n’ai jamais été aussi malheureuse au travail.

J’ai de grandes inquiétudes pour la sécurité et la santé de mes collègues et celles des enfants, alors que notre secteur est en crise. »

 

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Des paramédics et des agents de la paix au 5 à 7 de la CAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/des-paramedics-et-des-agents-de-la-paix-au-5-a-7-de-la-caq/ Tue, 27 Jan 2026 22:45:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111454 Des paramédics et des agents de la paix en services correctionnels manifestent bruyamment à l’occasion d’un 5 @ 7 de la CAQ, organisé en marge de son caucus. Près de trois ans suivant l’échéance de leur convention collective, ils ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme un manque de respect de la CAQ à l’égard de personnels indispensables à la santé et à la sécurité de la population.

« Dans ses dernières entrevues en forme de bilan, François Legault se dit bien fier d’avoir pu négocier des ententes dans tout le secteur public, rappelle le premier vice-président de la CSN, François Enault. Pourtant, la réalité, c’est qu’il y a encore plusieurs groupes, dont les paramédics et les agents de la paix, pour qui le gouvernement n’est toujours pas en mode règlement. On parle pourtant de missions essentielles. C’est irresponsable de laisser ça traîner ».

Les paramédics attendent un nouveau dépôt du gouvernement dès demain. « Les paramédics doivent être payés à leur juste valeur et c’est ce qui nous guidera dans l’analyse de l’offre du gouvernement, explique le représentant du secteur préhospitalier de la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Depuis le début de la négociation, ce que le gouvernement nous propose, c’est au contraire une baisse de rémunération. Nous espérons constater un changement de ton dès demain. On ne sent aucune reconnaissance du gouvernement envers les paramédics, même si notre travail est indispensable à la santé et la sécurité de la population. Il faut que ça change ! »

Du côté du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN), qui est encore en négociation, les membres revendiquent une rémunération à la hauteur des divers défis vécus dans les établissements de détention : « Même si le ministère de la Sécurité publique martèle qu’il souhaite être un employeur de choix pour attirer du personnel et le retenir, il abuse du recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) dans certains établissements, une approche déconnectée de leurs prétentions. Nous comptons environ 200 postes vacants, plus de 300 agentes et agents sont en arrêt de travail pour diverses raisons – soit 20 % de nos effectifs –, et on compte une centaine de démissions en moyenne chaque année. Pour freiner cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions qui reflètent les exigences de notre travail et, selon nous, la négociation actuelle est le moment propice pour y parvenir. »

À propos

Les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux, dans les services préhospitaliers ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 17 établissements de détention partout au Québec.

 

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Un nouvel ordre du jour proposé par les militantes et militants de la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouvel-ordre-du-jour-propose-par-les-militantes-et-militants-de-la-csn/ Mon, 26 Jan 2026 21:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111451 Des militantes et des militants de la CSN sont réunis aujourd’hui devant le Delta de Trois-Rivières où se tiendra le caucus de la Coalition Avenir Québec. Les travailleuses et travailleurs veulent déposer une proposition d’ordre du jour afin que soient débattus les réels enjeux qui préoccupent les Québécoises et les Québécois.

Depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, la population s’est vu imposer de multiples décisions politiques qui, dans la grande majorité, ont été adoptées sans consulter la population et qui ont des impacts extrêmement négatifs sur celle-ci. Les exemples sont nombreux : centralisation et privatisation du système de la santé et des services sociaux, coupures massives dans les services publics, projets de loi limitant les droits des Québécoises et Québécois, dilapidation des fonds publics dans des projets privés, sans oublier l’expulsion forcée de travailleuses et de travailleurs essentiels, pourtant bien intégrés dans leurs milieux, via la Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Avec les sondages actuels, on voit que la grogne se fait de plus en plus sentir sur le terrain.

« Visiblement, les Québécois sont exaspérés de se faire prendre pour des valises et les élu-es de la CAQ voient arriver le mur des prochaines élections ! Pourtant, ce n’est pas compliqué, ce que les gens veulent, c’est un gouvernement qui agit sur les véritables enjeux du Québec et le plus pressant d’entre eux, c’est d’avoir des services publics qui prennent soin de tout le monde. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes venus proposer aux député-es caquistes réunis en caucus un projet d’ordre du jour qui est en phase avec les besoins de la population », mentionne Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec – CSN.

FAIRE FRONT

Cette action menée dans la région s’inscrit dans la campagne Faire front pour le Québec, lancée par la CSN. Dans les prochaines semaines, la confédération multipliera d’ailleurs les actions pour dénoncer le bilan désastreux du gouvernement et pour réclamer des mesures favorisant les travailleuses et les travailleurs, la préservation de notre État social et la mise en place de mesures pour favoriser la transition juste.

« Des milliers de travailleuses et de travailleurs vivent d’une paie à l’autre. La privatisation et l’austérité frappent nos services publics. L’inaction est ce qui reste en tête quand on pense aux deux mandats de la CAQ pour l’avenir de notre planète. Le gouvernement a perdu le contrôle. La seule chose sensée à faire aujourd’hui est d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

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Québec: la CSI solidaire des syndicats face à une offensive antisyndicale sans précédent https://www.csn.qc.ca/actualites/quebec-la-csi-solidaire-des-syndicats-face-a-une-offensive-antisyndicale-sans-precedent/ Thu, 22 Jan 2026 19:24:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111338

La Confédération syndicale internationale (CSI) exprime son plein et entier soutien aux syndicats au Québec confrontés à une série d’attaques graves contre les droits syndicaux et la démocratie.

Le mouvement syndical québécois fait face à une utilisation répétée et abusive du pouvoir législatif par le gouvernement du Québec, visant à affaiblir l’autonomie des organisations syndicales, à restreindre le droit de grève et à réduire les contre-pouvoirs essentiels dans une société démocratique.

Pour la CSI, ces mesures constituent une dérive autoritaire incompatible avec les engagements internationaux du Canada.

« Ce qui se passe aujourd’hui au Québec n’est pas une simple réforme technique: c’est une attaque frontale contre la liberté syndicale et la démocratie. »Luc Triangle, secrétaire général de la CSI

« Partout dans le monde, nous voyons des gouvernements chercher à museler les syndicats pour affaiblir la capacité des travailleuses et des travailleurs à se défendre. La CSI se tient aux côtés des syndicats – la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ – pour défendre leurs droits fondamentaux. La CSI appelle le gouvernement du Québec à revenir sur ces mesures antisyndicales et à respecter pleinement les droits du travail, la liberté syndicale et la démocratie sociale. Elle réaffirme sa solidarité indéfectible avec les travailleuses et les travailleurs du Québec et leurs organisations représentatives. »

Les organisations syndicales québécoises dénoncent notamment:

  • les ingérences dans leur fonctionnement démocratique interne;
  • les restrictions imposées à l’exercice du droit de grève, pilier du rapport de force légitime dans toute négociation collective.

Ces mesures vont à l’encontre des conventions fondamentales de l’Organisation internationale du Travail (OIT), que le Canada s’est engagé à respecter.

« Pour la CSI, le cas du Québec s’inscrit dans une tendance mondiale inquiétante: sous couvert de gouvernance, de sécurité ou d’efficacité économique, des gouvernements cherchent à affaiblir le syndicalisme, à criminaliser la mobilisation sociale et à restreindre les droits collectifs. Ces attaques visent directement la capacité des travailleuses et des travailleurs à participer pleinement à la vie démocratique. »

« Défendre les syndicats, c’est défendre la démocratie elle-même. »

« La CSI continuera de se mobiliser, y compris au niveau international, pour rappeler aux gouvernements leurs obligations et pour soutenir les syndicats qui résistent à ces offensives. La solidarité internationale est plus que jamais indispensable », ajoute Luc Triangle.

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La SAQ poursuit la privatisation de son réseau en douce https://www.csn.qc.ca/actualites/la-saq-poursuit-la-privatisation-de-son-reseau-en-douce/ Tue, 20 Jan 2026 15:21:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111065 À la suite de la divulgation de la stratégie immobilière de la Société des alcools du Québec (SAQ), incluant son plan de gestion des succursales dévoilé la semaine dernière, le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) déplore à nouveau les orientations prises par la haute direction de la société d’État.

« Tout d’abord, nous déplorons que ces décisions importantes quant à l’avenir de la SAQ soient prises alors que le débat tant réclamé sur sa mission se déroule derrière des portes closes. Nous l’avons dit plus d’une fois : nous ne pouvons pas gérer la vente d’alcool comme celle de tous les autres produits à cause des trop nombreux impacts sociaux et de santé publique qui sont en jeu », souligne le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance.

« Entre autres, après avoir annoncé un recul sur ce projet, la SAQ fait volte-face et décide d’aller de l’avant avec ses Zones SAQ. En octobre dernier, la société d’État avait pourtant renoncé à ces ouvertures en évoquant la détermination de “paramètres acceptablesavec la Direction de santé publique (DSP). Or, malgré nos demandes répétées auprès de la DSP, nous n’avons pas eu de précisions quant à ces “paramètres acceptables” et si ceux-ci existent, nous sommes très inquiets qu’ils ne soient pas connus publiquement », ajoute le président du syndicat.

Aussi, le syndicat se questionne légitimement à savoir si les nombreux bâillons imposés par la CAQ à l’automne dernier n’expliqueraient pas le mutisme actuel de la DSP, lequel a un impact sur la société civile.

La privatisation toujours au menu

« La ligne de mire est claire : ces nouvelles annonces poussent plus que jamais la privatisation lente, mais certaine de la SAQ. En ouvrant 15 nouvelles agences, la SAQ atteindra un total de 475 agences privées au Québec, sans compter les 100 nouvelles mini-agences récemment annoncées. Or, comme nous l’avions déjà souligné, le concept de ces 100 points de vente dans des commerces privés en milieu urbain marque un changement majeur dans l’approche commerciale de la société d’État. Nous sommes d’avis que la décision de vendre de la vodka dans les dépanneurs de Montréal, de Québec et des autres grandes villes du Québec, sans discussion publique préalable et sans se préoccuper de l’effet sur la santé et la sécurité du public, demeure une décision très importante et d’intérêt public », s’inquiète la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

La privatisation : un projet perdant-perdant

« La tendance est clairement à une diminution du réseau public au profit du réseau privé et les conséquences sont importantes : moins de service-conseil de qualité, moins d’offre de produits et surtout, moins d’emplois de qualité au Québec, et ce, sans aucune garantie de meilleurs prix ni de service pour la clientèle. Pour nous, le portrait est clair : la haute direction de la SAQ annonce la fermeture de deux succursales rentables qui génèrent plusieurs millions de dollars de profit annuellement et elle présente cette décision tel un “pari”. La société d’État déclare vouloir éviter de perdre des ventes, mais se prive de points de vente rentables pour diminuer à très court terme ses dépenses, ce qui n’est pas une bonne gestion à notre avis », renchérit monsieur Lachance.

Livraisons par UBER : pousser l’insulte à l’injure

Si l’annonce du recours à UBER pour des livraisons visait à détourner l’attention des décisions qui poussent la SAQ toujours plus vers la privatisation, le syndicat considère que cet objectif fut largement atteint.

« C’est littéralement honteux et scandaleux qu’une société d’État du Québec confie la livraison d’alcool à une entreprise étasunienne détenant une réputation plus que douteuse. Alors que nous sommes toujours en guerre commerciale avec les États-Unis et que les produits alcoolisés étasuniens sont encore interdits de vente, retenir les services d’une société qui exploite sa main-d’œuvre et qui contribue à la dégradation des conditions de travail au Québec est totalement inacceptable », s’insurge madame Gratton.

« Nous sommes heureux d’avoir entendu la réponse quasi unanime de la population du Québec contre cette idée plus que toxique pour nos relations avec notre clientèle. Alors que les salarié-es de la SAQ sont qualifiés, que leur expertise est reconnue et que leurs salaires sont à la hauteur du travail accompli chaque jour, la direction de la SAQ préfère retenir les services d’une multinationale étasunienne reconnue pour exploiter son monde, tout en transférant tous les risques à des travailleurs précaires, payés à la course. Pour nous, une société d’État québécoise devrait prioriser les emplois d’ici et la qualité exceptionnelle du service offert à la population que les employé-es de la SAQ garantissent depuis toujours », conclut Martin Lachance.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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2026 doit être l’année du retour vers le social espèrent plusieurs groupes sociaux aux côtés du FRAPRU https://www.csn.qc.ca/actualites/2026-doit-etre-lannee-du-retour-vers-le-social-esperent-plusieurs-groupes-sociaux-aux-cotes-du-frapru/ Thu, 15 Jan 2026 16:37:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110950 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tient aujourd’hui à Montréal la première d’une série d’assemblées publiques « Logement : retour vers le social ». Plus d’une cinquantaine d’organisations de divers horizons y sont attendues. Pour le lancement de cette tournée, des représentant•es de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES), du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) et de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) se sont joint au FRAPRU, lors d’une conférence de presse, afin de dénoncer les violations du droit au logement, illustrer les conséquences de la crise dans leur milieu et interpeller le gouvernement pour des investissements massifs dans le logement social. La suite de la tournée du FRAPRU se déploiera au cours de l’hiver, dans plusieurs régions du Québec.

Alors que Québec amorce sa période prébudgétaire dans un contexte où l’inabordabilité du logement prend de l’ampleur, les organisations réunies sont scandalisées du peu d’investissements récents dans le logement social. Les rares fonds publics sont trop souvent dirigés vers des projets qui demeurent hors de prix pour les locataires à faible et modeste revenus. L’absence de programme de logement social risque d’accentuer l’effritement du filet social en matière de logement. 

Si la tournée d’assemblées publiques du FRAPRU s’inscrit sous le thème d’un « retour vers le social » c’est aussi pour rappeler que, malgré le discours dominant sur la nécessité d’en faire plus avec moins, l’ingénierie financière, les approches « portefeuille”, et autres pirouettes exigées pour minimiser la part d’argent public investie, ces économies se font au détriment de la mission sociale des projets. Le « social » dans « logement social » n’est pas une marotte : il réaffirme le pouvoir des locataires sur leurs conditions de logement, une accessibilité financière immédiate, la pérennité des logements dans un patrimoine collectif pour toutes les générations et leur ancrage communautaire. Tout ceci garantit que les investissements publics demeurent un patrimoine collectif avec les retombées économiques et sociales qui font la force du logement social.

L’inabordabilité des logements entraîne des coûts sociaux et économiques majeurs : les impacts sur la santé physique et mentale et la hausse de l’itinérance sont documentés, notamment par l’Observatoire québécois des inégalités. Ces coûts continueront d’augmenter tant que le gouvernement du Québec, du Canada et les municipalités n’adopteront pas la perspective de doubler le parc de logements sociaux. Or, les politiques actuelles misent sur des logements dits « hors marché » dont les loyers s’apparentent à ceux du marché, ou sur des logements qualifiés d’«abordables», sans l’être réellement et qui n’ont pas les mêmes retombées sociales et économiques que le logement social

Le regroupement et ses nombreux alliés dans la société civile insistent sur l’urgence d’agir: la véritable solution structurelle, pour répondre aux besoins urgents et amoindrir les besoins futurs, demeure un retour affirmé vers le logement social, sous toutes ses formes, incluant un programme de logements publics. Ils demandent que le prochain budget québécois prévoie un financement suffisant, assorti de cibles claires de développement.

 

CITATIONS 

Louis-Frédéric Verrault-Giroux, organisateur communautaire au Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ)
 « Construire des logements “abordables” au prix du marché n’aide en rien les personnes précarisées, qui continuent jour après jour d’être poussées vers l’itinérance. Pour renverser la tendance en itinérance, la solution, on la connaît, c’est le logement social. Il faut donner aux organismes communautaires les moyens de bâtir des logements sociaux et d’accompagner durablement les personnes qui sortent de la rue. »

Chloé Dauphinais, responsable des dossiers politiques à la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
«L’inabordabilité du logement frappe de plein fouet les familles monoparentales. Quand plus de la moitié du revenu passe dans le loyer, il ne reste plus assez pour la nourriture, les vêtements, le transport ou les activités des enfants, elles doivent alors faire des choix déchirants. Les familles peinent à joindre les deux bouts! Il faut développer des logements sociaux familiaux véritablement abordables, pour que les familles puissent sortir du cycle de la pauvreté. C’est urgent! »

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN)
« Dans tous les secteurs d’emploi, l’inabordabilité des loyers contribue à l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, même lorsque leurs revenus augmentent un peu. On ne peut pas parler de conditions de travail décentes si les gens doivent choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner.  Il est scandaleux de constater qu’on retourne carrément dans des situations où il faut compter sur la charité pour survivre alors qu’on a fait le choix comme société de miser sur un filet social fort. C’est pourquoi nous réaffirmons l’importance des programmes sociaux, dont des programmes de logements sociaux efficaces et adéquatement financés, comme piliers du filet social québécois. »

Sophie Bouchard, Responsable aux affaires internes à la Coalition de Résistance pour l’Unité Étudiante Syndicale (CRUES)
« La crise du logement amène de plus en plus d’étudiant•e•s à vivre de l’insécurité alimentaire et une précarisation étouffante. Présentement, avec le délaissement actif dont fait preuve le gouvernement à l’égard de l’éducation, il est impossible de considérer que les conditions de vie de la population étudiante sont saines et propices à un apprentissage libre, accessible et de qualité. Il faut donc que le gouvernement comprenne que les logements sociaux étudiants, ce n’est pas une option, c’est une nécessité. »

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
« Non seulement les gouvernements ont-ils réagi à la crise à retardement, mais quand ils s’y sont attelés c’est pour s’en remettre à une politique de l’offre. L’État a tout bonnement profité de la crise pour sous-traiter la solution, au lieu de consolider son expertise et prendre ses responsabilités de mise en œuvre du droit au logement. La solution éprouvée, on la connaît : un grand chantier de logement social centré sur la participation des locataires et des communautés. Plutôt que de céder aux sirènes de l’ingénierie financière ou de tenter de réinventer la roue pour réduire la facture de l’État, il faut simplement financer adéquatement ces logements en tenant compte de la capacité de payer des locataires.»

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Au-delà de la personne, ce sont les politiques de la CAQ qui ne fonctionnent pas https://www.csn.qc.ca/actualites/au-dela-de-la-personne-ce-sont-les-politiques-de-la-caq-qui-ne-fonctionnent-pas/ Wed, 14 Jan 2026 16:36:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110947 François Legault prend la bonne décision en démissionnant. Il était devenu évident qu’il n’était plus l’homme de la situation. Mais au-delà de la personne, ce sont les politiques de la CAQ qui ne fonctionnent pas. La déconnexion de ce gouvernement face aux besoins criants de la population demeure entière. L’année électorale dans laquelle nous entrons s’avère donc cruciale.

Avis au successeur de M. Legault : persister dans la même veine de confrontation avec les organisations syndicales et autres contre-pouvoirs ne sera jamais payant. Dans de telles circonstances, la seule chose sensée à faire serait d’abandonner les projets de loi qui découlent d’une dérive autoritaire décriée de toutes parts, notamment le projet de loi 3.

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LM Wind Power : la CSN demande à Ottawa de stopper les expulsions de TET https://www.csn.qc.ca/actualites/lm-wind-power-la-csn-demande-a-ottawa-de-stopper-les-expulsions-de-tet/ Mon, 12 Jan 2026 11:00:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110884 Quelque 140 travailleuses et travailleurs philippins expérimentés sont menacés d’expulsion en 2026 et 2027, en raison de nouvelles règles fédérales plus strictes et qui se resserrent sans cesse. En effet, la nouvelle exigence imposée aux entreprises pour qu’elles puissent conserver tous ses travailleurs étrangers temporaires (TET) implique des seuils salariaux élevés. Le seuil, qui permet de se conformer à la catégorie des hauts salaires, avait déjà été haussé de 20 % en 2024 et il a été fixé à près de 35 $ l’heure en juin 2025.

La CSN estime que le resserrement des règles en immigration ne devrait pas nuire à l’économie canadienne et québécoise. Plusieurs des TET philippins chez LM Wind Power ont plusieurs années d’expérience et jouent un rôle essentiel dans cette usine de pales d’éoliennes. « On demande à la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, d’éviter les expulsions de travailleurs essentiels à l’économie des régions. On veut maintenir les TET qui sont déjà établis au Québec. Ils et elles jouent un rôle crucial dans la transition écologique et dans l’économie régionale », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« On est d’accord avec ce principe de seuil salarial. On demande justement à LM Wind Power d’augmenter nos salaires et avantages à hauteur de 35 $ l’heure dans la prochaine convention collective, mais on craint que ça ne suffise pas pour conserver nos employé-es. Ce barème a été augmenté ces dernières années. Même si on atteint le seuil actuel, on risque de seulement gagner du temps puisqu’il pourrait de nouveau être haussé significativement en cours de convention », explique le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de LM Wind Power–CSN, Jean-Éric Cloutier. Le syndicat demande donc au gouvernement fédéral de maintenir le seuil à 35 $ et d’établir une simple indexation annuelle prévisible en fonction de l’inflation. L’usine compte plus de 400 travailleuses et travailleurs au total.

Une multinationale qui paye moins bien ses travailleurs

LM Wind Power est une filiale de GE, une très grande multinationale américaine active notamment dans le secteur des énergies renouvelables. « Il est inadmissible qu’une entreprise comme GE paye ses travailleuses et ses travailleurs moins que les autres entreprises du secteur. Plusieurs gagnent seulement 28 $ l’heure, alors qu’ils sont dans un secteur de pointe », lance le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une hausse des salaires dans cette usine est d’autant plus faisable que les nombreux projets de développement d’énergie éolienne d’Hydro-Québec (10 000 MW de plus d’ici 2035), devraient être favorables à LM Wind Power au Québec. « On demande justement au gouvernement provincial et à Hydro-Québec de faire le maximum pour utiliser des composantes québécoises d’éoliennes. À cet égard, notre voisin du Sud ne se gêne pas pour favoriser son pays », ajoute Kevin Gagnon.

Gaspé peut accueillir des travailleurs

« Il y a un nouvel écoquartier en préparation qui accueillera 320 logements à Gaspé en 2026. On a aussi 86 logements abordables déjà en construction dans la ville. On peut continuer de recevoir les Philippins et les Philippines. Les politiciens ne devraient pas aller contre la volonté des régions quand la capacité d’accueil est respectée », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madelaine–CSN, Pierre-Luc Boulay. Ce dernier craint qu’on restreigne trop radicalement la possibilité d’engager des TET en Gaspésie et que la main-d’œuvre locale ne suffise pas pour assurer un développement économique dans la région.

À propos

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 85 syndicats affiliés.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Les paramédics du Québec entament de nouveaux moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-du-quebec-entament-de-nouveaux-moyens-de-pression/ Thu, 08 Jan 2026 14:16:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110837 À 8 h ce matin, les sirènes des ambulances ont retenti durant une minute, partout au Québec, marquant le déploiement de moyens de pression supplémentaires des paramédics sur le terrain.

En négociation les 6 et 7 janvier, le comité de négociation des paramédics a reçu une réponse gouvernementale pour le moins décevante au dépôt global qu’il lui avait présenté à la fin décembre 2025. Malgré les compromis proposés par les syndicats, le gouvernement maintient pratiquement l’ensemble de ses demandes de recul aux conventions collectives, notamment celles ayant trait à la rémunération, que le gouvernement souhaite voir diminuer de près de 10 %.

Trois ans après l’échéance des conventions collectives, les paramédics déplorent un manque de sérieux du gouvernement et enclenchent immédiatement de nouveaux moyens de pression dans les milieux de travail.

« Malheureusement, on ne sent pas le moindre sentiment d’urgence du côté de la partie patronale, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Nous avons fait un grand pas vers un règlement avec notre dépôt global de décembre dernier. Il n’y a pas de scénario dans lequel nos membres accepteraient une baisse de leur salaire au lieu de se voir offrir une rémunération à leur juste valeur.

Le gouvernement doit en prendre acte. Ce dont le secteur préhospitalier a besoin c’est un juste salaire pour les paramédics et une reconnaissance de leur surcharge de travail, ce qui les encouragera à faire carrière dans le réseau et atténuera les problèmes de pénurie de main-d’œuvre».

 

À propos
Sans convention collective depuis le 31 mars 2023, les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

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La CSN publie son palmarès des pires employeurs du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-beton-provincial-renaud-bray-la-csn-publie-son-palmares-des-pires-employeurs-du-quebec/ Mon, 22 Dec 2025 16:00:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110798 Conflits de longue durée, absence de volonté de négocier sérieusement, usage de briseurs de grève, fermetures entraînant des milliers de pertes d’emplois : nombreux sont les gestes antisyndicaux qui ont ponctué l’année 2025, faisant reculer les droits des travailleuses et des travailleurs québécois. Voilà les raisons qui amènent la CSN à publier son palmarès annuel des pires employeurs du Québec.

« Les pires employeurs sont ceux qui ne daignent même pas respecter le cadre légal des relations de travail que nous avons au Québec. Les pires boss sont ceux qui bafouent la liberté fondamentale de se syndiquer et de négocier collectivement pour améliorer ses conditions de travail. Sans oublier ceux qui, une fois au pouvoir, voudraient modifier les lois du travail à leur avantage », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La palme du pire employeur de l’année revient sans conteste à la multinationale Amazon. En représailles à la syndicalisation d’un premier centre de distribution au Canada, Amazon n’a pas hésité, le 22 janvier dernier, à fermer l’ensemble de ses entrepôts situés au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. La multinationale doit aujourd’hui se défendre devant le Tribunal administratif du travail (TAT) à la suite de la contestation de ces fermetures par la CSN.

« Jour après jour, les audiences du procès nous apprennent comment Amazon, dès la syndicalisation des employé-es de l’entrepôt DXT4, a réorganisé l’ensemble de ses opérations au Québec afin d’annihiler toute présence syndicale. Un geste totalement condamnable qui a eu des répercussions sur des milliers de vies », affirme Caroline Senneville.

Les entreprises québécoises ne sont pas en reste, la compagnie Béton Provincial et les librairies Renaud-Bray se partageant les 2e et 3e positions du palmarès.

À peine six mois après avoir acquis les usines de LaSalle et Longueuil, Béton Provincial a mis ses 50 employés en lock-out le 5 décembre 2024, les privant de prestations d’assurance-emploi à l’aube de la saison morte. Alors que certains revendiquent jusqu’à 30 années de service à ces usines, les employés sont toujours dans la rue après plus d’un an et refusent les conditions exigées par l’entreprise d’André Bélanger : un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la révision à la baisse de leur assurance collective.

Le groupe Renaud-Bray, déjà sanctionné par le TAT pour négociation de mauvaise foi et usage de briseurs de grève, refuse toujours de négocier autre chose qu’un salaire fixé à 15 sous au-dessus du salaire minimum. En grève depuis plus d’un an, les employé-es des succursales Laurier Québec et des Galeries de la Capitale avaient rejeté, en juillet, les dernières offres de l’employeur après que celui-ci ait demandé au ministère du Travail d’ordonner un vote sur celles-ci. Depuis, l’employeur n’a pas daigné se représenter à la table de négociation, préférant envoyer un avis de fermeture pour la succursale des Galeries de la Capitale.


Les attaques aux lois du travail en trame de fond

En maintenant une position inflexible à la table de négociation pendant plus de 120 rencontres, la Société de transport de Montréal (STM) a amplement mérité sa présence au palmarès des pires employeurs du Québec.

« Nous avions prédit en début d’année que la révision des balises sur les services essentiels du ministre Boulet allait avoir un effet paralysant sur une multitude de négociations. La STM avait tout intérêt à jouer le calendrier : elle savait qu’une nouvelle loi allait entrer en vigueur ; elle est restée campée sur ses positions et refuse toujours de s’entendre avec l’ensemble de ses employé-es », fait valoir Caroline Senneville.

À titre d’employeur, le gouvernement du Québec se hisse aussi parmi les pires du Québec.

« Que ce soit en services préhospitaliers, en milieu correctionnel ou à l’aide juridique, des milliers de travailleuses et de travailleurs n’ont eu aucune augmentation de salaire depuis 2022 : le gouvernement n’a aucune raison valable de laisser traîner ces négociations. Il n’y a aucune raison non plus que des milliers de travailleuses du réseau de la santé et des services sociaux ne reçoivent toujours pas les primes qui ont été négociées il y a maintenant deux ans », ajoute-t-elle.

En matière de santé et sécurité du travail, le ministre Boulet s’est encore une fois démarqué au cours de l’année en retirant, au sein des réseaux de santé, de services sociaux et d’éducation, les mécanismes de prévention pourtant prévus pour l’ensemble des travailleuses et travailleurs québécois. Sans parler de sa responsabilité directe dans le recul des droits des travailleuses et des travailleurs par l’entremise de la loi 14 et du projet de loi 3.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les familles d’accueil affiliées à la CSN obtiennent des gains significatifs https://www.csn.qc.ca/actualites/les-familles-daccueil-affiliees-a-la-csn-obtiennent-des-gains-significatifs/ Thu, 18 Dec 2025 14:10:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110650 Après plus de deux ans de négociations, et suite à un vote à 97%, les Ressources de type familial – communément appelées familles d’accueil – syndiquées avec la CSN ont entériné hier soir une entente de principe.

L’entente leur garantit une augmentation de 17,4 % sur 5 ans, appliquée à la rétribution pour le soutien ou l’assistance des bénéficiaires. Le montant quotidien alloué aux familles passera par ailleurs à 34,71 $ par jour à partir du 1er avril 2026, un gain de près de 3 % supérieur à l’inflation.

« Nous sommes fières d’être allées chercher l’équivalent des gains du secteur public, mais aussi d’avoir été en mesure de bonifier le montant quotidien des dépenses de bases pour les usagers. C’était une question de dignité pour ces derniers, et d’équité pour les personnes-ressources qui devaient souvent piger dans leurs poches pour compenser », explique la vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN, Lucie Longchamps.

« Il reste du chemin à faire pour que les ressources de type familial soient reconnues à la hauteur de leur apport à la société québécoise, mais nous sommes satisfaites des gains que nous sommes allés chercher. Rappelons que nous avons pu compter sur un mandat fort de moyens de pression, adopté à 98 % par nos quelque 1500 membres afin de nous garantir ces résultats », ajoute de son côté Diane McNicoll, représentante du secteur.

D’autres gains ont également été obtenus par la CSN, notamment sur le plan de la représentation syndicale, de l’enquête administrative et du travail de partenariat entre les ressources et les établissements avec lesquels elles sont contractuellement liées.

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Un nouveau dépôt global pour forcer les vraies discussions https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouveau-depot-global-pour-forcer-les-vraies-discussions/ Tue, 16 Dec 2025 19:44:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110568 Le lundi 15 décembre, le comité de négociation des 3300 paramédics membres de syndicats CSN a présenté une proposition globale aux employeurs et au gouvernement afin de favoriser un règlement satisfaisant dans les meilleurs délais des conventions collectives, lesquelles sont échues depuis le 1er avril 2023. Les dernières augmentations de salaire des paramédics remontent à 2022.

« Depuis près d’un an, nous avons concentré presque tous nos efforts à trouver des solutions aux objectifs du gouvernement, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Nous avons beaucoup parlé de disponibilité et de mobilité de main-d’œuvre en cherchant de notre côté des compromis qui minimiseraient les impacts négatifs sur la rétention des paramédics dans la profession.

Pendant ce temps, on n’a pas parlé de la question importante de la rémunération. Faut-il rappeler que la position actuelle du gouvernement en négociation mènerait à une baisse de salaire au jour 1 de la prochaine convention collective ? Il y a des limites à faire sans cesse des compromis sans que cela n’entraîne une once de mouvement du côté patronal. Les paramédics que nous représentons le reçoivent comme un énorme manque de respect pour leur profession indispensable ».

Réponse patronale attendue
En déposant une proposition globale, incluant autant les priorités patronales que syndicales, les syndicats attendent une réponse, elle aussi globale. Il est grand temps pour le gouvernement de laisser tomber les propositions qui appauvrissent les paramédics, de mettre de l’énergie à convenir d’une échelle salariale qui reflète pleinement la valeur de leur travail et de chercher, tout comme la partie syndicale, des voies de passage menant à une entente de principe.

Côté syndical, la disponibilité est totale d’ici la fin de l’année pour poursuivre les négociations. À ce jour, les employeurs et le gouvernement n’ont pas offert de plage de disponibilité avant le 6 janvier 2026.

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