L’ensemble du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 15 Oct 2026 15:36:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png L’ensemble du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Rétablir les droits syndicaux maintenant https://www.csn.qc.ca/actualites/retablir-les-droits-syndicaux-maintenant/ Thu, 15 Oct 2026 15:36:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119284 La campagne électorale qui s’est terminée par l’élection d’un nouveau gouvernement a été longue, mais le résultat a été très clair. Les électeurs ont mis à la porte l’ancien gouvernement et aucun caquiste n’a résisté à cette volonté de changement au Québec.

Parmi ces électeurs, il y a des travailleuses et des travailleurs syndiqués qui ont voté pour que leurs droits bafoués par l’adoption de lois antisyndicales soient rétablis. Ils n’acceptent pas que le dernier gouvernement, propatronal, soit venu jouer dans l’équilibre du rapport de force en s’ingérant dans l’organisation interne des syndicats. Cette intrusion risque de limiter leur pouvoir d’action et de modifier le processus des négociations collectives, favorisant dès lors la partie patronale.

En tant que représentants de ces travailleuses et travailleurs, nous souhaitons le rétablissement de leurs droits syndicaux rapidement.
La semaine dernière, le Tribunal administratif du travail (TAT) a par ailleurs donné raison à la CSN dans la cause des salariées du Jardin de Robi, CPE du Lac-Saint-Jean, en déclarant un grand pan du projet législatif de la CAQ, inconstitutionnel.

Dans cette perspective, il est essentiel de corriger sans délai cette situation. Ce déséquilibre profite aux employeurs et désavantage largement les travailleuses et les travailleurs dans leur lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail et de vie. C’est une attaque à leurs droits fondamentaux.
Dans un contexte où l’inflation exerce une pression constante sur les ménages, les travailleuses et les travailleurs doivent, plus que jamais, pouvoir compter sur tous les outils et les droits permis par l’encadrement législatif dont le Québec s’est doté. Cela comprend inévitablement la grève. Par-dessus tout, ils ont le droit de vouloir protéger leur pouvoir d’achat.

Nous nous attendons donc à des prises de position immédiates de la part des nouveaux élu-es de l’Assemblée nationale. Les lois anti-travailleurs adoptées par le gouvernement précédent doivent être abrogées au cours des 100 premiers jours du mandat. Nous demandons un retrait complet des mesures attaquant notre fonctionnement et notre droit de grève et un rétablissement complet de notre liberté à nous gouverner de manière autonome afin que nous puissions nous mobiliser à notre guise. À cet effet, nous avons sollicité des rencontres à court terme avec toutes et tous les député-es du Parti québécois.

Nous resterons visibles pour rappeler nos enjeux et nos revendications. Ce que nous demandons n’est pas compliqué. Ça ne coûte rien. Il suffit d’une volonté politique de la part du nouveau gouvernement. Agir en ce sens, c’est un pas nécessaire vers le rétablissement du dialogue avec les organisations syndicales et la société civile dont le Québec a besoin.

]]>
Le gouvernement fédéral ne doit pas perpétuer la discrimination des femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/gouv-fed-ne-doit-pas-perpetuer-la-discrimination-des-femmes/ Thu, 08 Oct 2026 19:31:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119083 Le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE), le Conseil national des chômeurs et des chômeuses (CNC) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) pressent le gouvernement fédéral de Mark Carney de ne pas porter en appel la décision de la Cour fédérale en faveur des six mères menant une bataille juridique pour faire invalider les dispositions discriminatoires de la Loi sur l’assurance-emploi.

« Nous sommes soulagés que la Cour d’appel fédérale ait rendu une décision favorable dans ce dossier. Les femmes ne devraient pas perdre leur protection en cas de chômage quand elles choisissent de prendre un congé de maternité, c’est une déficience dans la loi qui pénalise des centaines de mères chaque année. Il faut comprendre que ça va faire plus de dix ans que le gouvernement fait la sourde oreille quand on lui demande d’agir dans ce dossier, on l’exhorte aujourd’hui de ne pas porter en appel cette décision », explique Julie Proulx, porte-parole du MASSE.

Le 3 septembre dernier, la Cour d’appel fédérale a jugé que les dispositions de la Loi sur l’assurance-emploi qui privent les mères recevant des prestations de maternité et des prestations parentales de l’accès aux prestations régulières d’assurance-emploi violent l’article 15 de la Charte canadienne sans justification. Cette décision fait suite à un combat de longue haleine mené par six mères depuis 2018, accompagnées par le Mouvement Action-Chômage de Montréal et le cabinet Melançon Marceau Grenier Cohen.

La décision rendue reconnait que les mères qui sont privées de prestations d’assurance-chômage à la suite d’un congé de maternité ou de parentalité subissent une discrimination en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés. Il s’agit d’une immense victoire pour l’égalité des genres et la reconnaissance du travail invisible lié à la parentalité. Le gouvernement dispose toutefois d’un délai de 60 jours pour porter cette décision en appel. C’est dans ce contexte que les groupes de défense des chômeurs et des chômeuses et les grandes centrales syndicales s’unissent pour demander au gouvernement d’accepter cette décision et de mettre fin à la discrimination que vivent les mères dans l’application de la Loi sur l’assurance-emploi.

]]>
Cinq ans après la réforme, un vrai bilan s’impose https://www.csn.qc.ca/actualites/cinq-ans-apres-la-reforme-un-vrai-bilan-simpose/ Tue, 06 Oct 2026 18:48:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119029 Cinq ans après l’entrée en vigueur de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail, des membres d’organisations syndicales et de groupes de défense des droits des travailleuses et des travailleurs se rassembleront à midi aujourd’hui devant les bureaux de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), à Montréal. Leur message est clair : « Le bilan de cette réforme ne peut pas se résumer à un exercice de reddition de comptes. Il doit être l’occasion de réparer les reculs et de renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs », déclarent les représentantes et représentants de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM).

La réforme adoptée en 2021 a profondément modifié le régime québécois de santé et de sécurité du travail. Cinq ans plus tard, les organisations syndicales et de défense des droits des travailleuses et des travailleurs constatent que plusieurs des changements apportés ont affaibli la capacité des salarié-es d’exercer leurs droits, notamment en matière de prévention, de réparation des lésions professionnelles et de reconnaissance des atteintes à la santé liées au travail.

Alors que le prochain ministre ou la prochaine ministre du Travail devra présenter cet automne un bilan de la réforme à l’Assemblée nationale, ces organisations comptent bien faire entendre leur voix.

« Le bilan doit servir à corriger les effets néfastes de la réforme, et non à les cautionner. Le constat est clair : quand on affaiblit leurs droits, les travailleuses et les travailleurs en paient le prix. Une réforme de la santé et de la sécurité du travail devrait d’abord protéger les personnes qui se blessent, qui tombent malades ou qui risquent leur santé au travail », affirme le directeur exécutif du SEPB-Québec et vice-président de la FTQ, Pierrick Choinière-Lapointe.

« Nous ne laisserons pas le prochain gouvernement transformer ce bilan en exercice de relations publiques. Nous voulons des correctifs, des avancées et des droits renforcés. Et surtout, nous n’accepterons aucun recul, comme ceux que le gouvernement de la CAQ  a tenté d’imposer au secteur de la construction à la fin de la dernière session parlementaire », poursuit le président de la CSD, Luc Vachon.

« Ce bilan doit être l’occasion de corriger des injustices que le dernier gouvernement a introduites dans les lois sur la santé et la sécurité du travail, comme la discrimination que subissent les travailleuses et les travailleurs des secteurs de la santé et de l’éducation. Les mécanismes de prévention au rabais qui s’appliquent à ces secteurs à prédominance féminine, où l’État est employeur, n’offrent que des protections réduites. C’est complètement inacceptable et il est urgent que ça change ! », renchérit la vice-présidente de la CSQ, Nadine Bédard St-Pierre.

Ce rassemblement se tient le lendemain de l’élection provinciale, alors qu’un nouveau gouvernement s’apprête à prendre les commandes. Pour les organisations, le message doit être sans équivoque : les travailleuses et les travailleurs ne laisseront pas leurs droits être sacrifiés au nom de la modernisation du régime.

« Les droits des victimes d’accidents et de maladies du travail ont subi plusieurs reculs avec la dernière réforme. Et rien n’a été fait pour s’attaquer à la judiciarisation du régime de réparation. Les contestations abusives des employeurs continuent de croître chaque année et atteignent un niveau insoutenable. Ça ne peut plus durer, il faut que ça change, et vite ! », ajoute le secrétaire général de l’UTTAM, Félix Lapan.

« La prévention, ce n’est pas négociable. La réparation, ce n’est pas un privilège. Et le droit à un travail sain et sécuritaire ne doit jamais être traité comme une dépense qu’il faudrait réduire. Le nouveau gouvernement devra choisir : protéger les travailleuses et les travailleurs ou maintenir les reculs de la dernière réforme. Nous sommes dans la rue pour lui rappeler que nous ne resterons pas les bras croisés », conclut le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

]]>
Élection d’un gouvernement du Parti québécois – Le devoir de rassembler https://www.csn.qc.ca/actualites/election-dun-gouvernement-du-parti-quebecois-le-devoir-de-rassembler/ Tue, 06 Oct 2026 02:02:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119020 Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l’élection du Parti québécois est une occasion de renouer avec une gouvernance qui mise sur la consultation et la concertation auprès de toutes les parties prenantes de la société québécoise.

« De toute évidence, les Québécoises et les Québécois attendent de leur gouvernement qu’il puisse travailler avec toutes les parties prenantes. Notre plus grand souhait est d’être un véritable partenaire dans les grandes décisions qui forgent notre économie, notre société, explique-t-elle. C’est certain que nous aurons des désaccords politiques. Toutefois, c’est dans le débat et les échanges respectueux que nous pourrons trouver les solutions les plus porteuses pour l’ensemble de la société. En ce sens nous appelons à la mise au rancart des lois antisyndicales imposées par la CAQ ».

Devant la montée de la droite et du Parti conservateur du Québec, la CSN entend redoubler de vigilance. La privatisation des services publics et le rétrécissement du rôle de l’État dans l’économie affaibliraient les protections dont dépend l’immense majorité de la population. Face aux crises et à la volatilité de l’économie, les Québécoises et les Québécois ont besoin d’un État fort.

Faire front pour le Québec qu’on veut

Sous le thème « Faire front pour le Québec », la CSN porte six grandes revendications qui définissent le Québec qu’on veut.

Sur la question de la défense des droits des travailleuses et des travailleurs, la CSN réitère son appel à retirer les lois 4 et 14, imposées par la CAQ.

En matière de redistribution de la richesse, la CSN s’inquiète des discours tenus par plusieurs partis politiques durant la campagne électorale. Ceux-ci annoncent des coupes draconiennes dans les services publics et le retour à des politiques d’austérité, alors que bien peu de propositions visent un système d’imposition plus progressif.

En santé et services sociaux, la CSN poursuivra sa lutte contre la privatisation des soins et des services. La centrale syndicale appuiera les propositions visant à décentraliser le réseau public. À cet égard, le Parti québécois entend valoriser le rôle des CLSC, miser davantage sur la prévention et développer le soutien à domicile. Pour la CSN, ce sont là des pistes d’action prometteuses.

Afin de favoriser l’égalité des chances, de la petite enfance à l’université, un financement adéquat sera déterminant. Or, le Parti québécois propose des compressions budgétaires massives dans l’appareil étatique, alors que les réseaux des CPE, de l’éducation et de l’enseignement supérieur souffrent déjà d’un sous-financement chronique.

Pour une économie durable et des emplois de qualité, la CSN appelle à une réelle politique industrielle ainsi qu’à une stratégie de formation continue.

Enfin, la lutte contre les changements climatiques a fait couler bien peu d’encre durant la campagne. C’est pourtant le plus grand défi de notre siècle. La CSN demande notamment une politique structurante pour le secteur forestier ainsi qu’une bonification du financement public du transport en commun urbain et interurbain. À cet égard, la centrale syndicale accueille favorablement la proposition du PQ d’instaurer une passe unique pour l’ensemble du Québec.

Réformer le mode de scrutin
Pour la CSN, il faut que cette élection soit la dernière au scrutin uninominal à un tour. Ce mode de scrutin introduit des distorsions : les voix ne sont pas toutes représentées adéquatement. Le Parti québécois s’est engagé à modifier le mode de scrutin. La CSN l’invite à faire preuve de courage politique et à aller de l’avant.

Souveraineté du Québec
Rappelons que la CSN actualisera sa position sur la souveraineté du Québec, conformément à une résolution adoptée en mai dernier lors du 68e Congrès. Tous les syndicats affiliés seront appelés à participer à cette réflexion.

]]>
Équité salariale : sept organisations syndicales devant la Cour supérieure dès le 6 octobre https://www.csn.qc.ca/actualites/equite-salariale-sept-organisations-syndicales-devant-la-cour-superieure-des-le-6-octobre/ Mon, 05 Oct 2026 13:37:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119023 La CSN, l’APTS, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ et le SFPQ seront devant la Cour supérieure à compter de demain pour contester des dispositions de la Loi sur l’équité salariale adoptée en 2019.

Pour les organisations syndicales, le principe au cœur de cette bataille demeure fondamental : les travailleuses ont droit à un salaire exempt de discrimination et, lorsqu’une discrimination est constatée, elles doivent obtenir tout ce qui leur est dû.

Ce principe était pourtant au cœur d’une décision de la Cour suprême du Canada, qui invalidait en 2018 certaines dispositions du régime québécois de maintien de l’équité salariale. Le gouvernement du Québec se voyait forcé de réécrire la loi, car les dispositions empêchant la rétroactivité des corrections salariales constituent une discrimination à l’égard des femmes, statuait le plus haut tribunal du pays.

Or, la nouvelle loi adoptée en 2019 par le gouvernement maintient ces dispositions discriminatoires, plaideront les organisations syndicales devant la Cour supérieure à compter de mardi.

De plus, d’autres objets de la loi sont contestés par certaines organisations syndicales, notamment en ce qui a trait à la liberté d’association.

« Près de trente ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, nous devons encore nous battre pour que les travailleuses obtiennent ce qui leur revient. Ce n’est pas un détail technique : c’est de l’argent qu’elles n’ont jamais reçu », déclarent les leaders syndicaux.

L’équité salariale ne se résume pas à un principe abstrait, rappellent les organisations. Elle vise à corriger la discrimination salariale systémique à l’égard des emplois à prédominance féminine. Lorsqu’une travailleuse est privée du salaire auquel elle a droit, les conséquences peuvent se faire sentir bien au-delà de sa paie, notamment sur ses protections sociales et sa sécurité économique.

« Derrière cette bataille juridique, il y a des travailleuses sous-payées depuis des années. Ce n’est pas une histoire de chiffres entre juristes. Ce qu’elles réclament n’est pas un cadeau, c’est ce qui leur est dû. C’est pour elles que nous sommes devant la Cour », complètent les leaders syndicaux.

]]>
Le syndicat de la CDPDJ déplore son arrêt de mort https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-de-la-cdpdj-deplore-son-arret-de-mort/ Wed, 30 Sep 2026 13:59:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118940 Après 50 ans d’existence, le syndicat représentant les 160 employé-es de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse devra s’éteindre. Le personnel de la CDPDJ sera intégré de force au sein de la fonction publique à compter de demain, sans jamais avoir été consulté à cet effet.

Au détour d’une modalité incluse à la dernière minute avant l’adoption, au printemps dernier, du projet de loi 7 portant sur l’efficacité de l’État, le gouvernement de la CAQ a signé l’arrêt de mort de ce syndicat, forçant l’éparpillement des 160 travailleuses et travailleurs au sein de trois syndicats distincts.

Une intégration qui se fera d’ailleurs au rabais : pour pas moins de 17 corps d’emploi, les postes appariés dans la fonction publique sont moins bien rémunérés. Un déclassement qui aura des incidences majeures pour le reste de leur carrière, dénoncent les salarié-es touchés.

« Nous maintenons ce que nous affirmons depuis le printemps dernier : non seulement notre intégration forcée au sein de la fonction publique va à l’encontre de la liberté d’association protégée par la Charte, mais elle affaiblit aussi l’indépendance de la Commission, qui a pour mission de défendre les droits et libertés de la Charte », soutient la présidente du syndicat, Marie-Iris Légaré.

« En réalisant cette intégration forcée et au rabais du personnel de la Commission à la fonction publique, ce gouvernement n’améliore pas l’efficacité de l’État : il piétine plutôt les droits des syndiqué-es concernés et traite avec désinvolture une institution vénérable garante des droits et libertés de toute personne au Québec. C’est une atteinte de plus à la santé démocratique du Québec », poursuit-elle.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, déplore que les gestes antidémocratiques d’un gouvernement caquiste en fin de vie emportent un syndicat qui était à l’avant-plan de la défense des droits des enfants et des populations vulnérables. « En plus de défendre les droits de ses membres ainsi que la mission première de la Commission, le syndicat de la CDPDJ était très actif au sein même de nos instances pour faire primer la question des droits fondamentaux et de l’importance de les préserver. En forçant la dissolution de ce syndicat autonome, le gouvernement s’attaque aux fondements mêmes du droit d’association », affirme-t-elle.

« Cette réforme n’a fait l’objet d’aucune consultation », rappelle pour sa part la présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Katrin Peter. « Le gouvernement de la CAQ n’a offert aucun espace de discussion où nous aurions pu débattre, en toute transparence, des conséquences d’une telle décision sur l’application d’une loi aussi fondamentale que la Charte des droits et libertés – de même que sur le personnel chargé de la faire respecter. »

À propos

Le projet de loi 7, « visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires », a été adopté le 1er avril 2026. Lors de la dernière journée de son étude par la Commission des finances publiques, un amendement prévoyant l’inclusion forcée des employé-es de la CDPDJ au sein de la fonction publique a été adopté, sans consultation aucune.
Constituée en 1976 par la Charte des droits et libertés de la personne, la CDPDJ a pour mission d’assurer la promotion et le respect des principes de la Charte et de faire respecter la Loi sur la protection de la jeunesse et la Loi sur l’accès à l’égalité en emploi dans des organismes publics. Dans l’exercice de ce mandat, il lui arrive couramment de traiter des plaintes et d’intenter des recours contre des ministères et organismes de la fonction publique lorsqu’une atteinte aux droits protégés par la Charte leur est reprochée.

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont les 19 conseillères et conseillers juridiques. Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

]]>
Les employé-es de Radio-Canada adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-radio-canada-adoptent-lentente-de-principe/ Sun, 27 Sep 2026 20:36:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118900 Les 2 800 travailleuses et travailleurs de Radio-Canada ont une nouvelle convention collective. Réunis en assemblée générale, les employé-es des stations du Québec et de Moncton ont adopté à 94 % l’entente de principe intervenue le 4 septembre dernier entre leur comité de négociation et la direction du diffuseur public.

Les syndiqué-es toucheront des augmentations de 14,5 % sur quatre ans : 6 % la première année, rétroactifs au 23 mars 2026, 3 % en 2027, 3 % en 2028 et 2,5 % en 2029.

Des gains importants, qui feront reculer la précarité d’emploi présente à Radio-Canada, ont été réalisés. Les employé-es pourront notamment bénéficier d’un accès plus rapide à la stabilité d’emploi. Des horaires plus stables et prévisibles seront dorénavant accessibles pour les salarié-es temporaires. Les ratios de titulaires de postes précaires ont aussi été plafonnés à la baisse.

La nouvelle convention collective prévoit également la protection des emplois contre l’intelligence artificielle, celle-ci ne pouvant se substituer au jugement humain.

« Nous avons fait la démonstration que les conditions de travail à Radio-Canada se sont dégradées au fil des ans : nous avions du rattrapage à faire par rapport aux autres médias québécois, sans compter l’inflation des dernières années. Cette entente est un pas dans la bonne direction pour le personnel technique, administratif et journalistique », affirme la présidente par intérim du syndicat, Lise Millette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « le retard des conditions de travail par rapport aux autres médias devenait un frein à l’attraction et la rétention du personnel. La direction de Radio-Canada devait prendre les engagements nécessaires afin de maintenir le rôle de premier plan du diffuseur public ».

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), Annick Charette, se réjouit des gains obtenus, au terme d’une négociation qui aura duré six mois. « Les objectifs étaient grands et le syndicat n’a pas hésité à utiliser tous les moyens à sa disposition pour décrocher la meilleure entente possible. Celle-ci est le résultat d’une grande mobilisation qui s’est déployée dans l’ensemble des stations. Les membres peuvent être fiers du travail accompli. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada (STTRC–CSN) représente les 2 800 travailleuses et travailleurs de l’information, techniciennes et techniciens et membres du personnel administratif des services français du diffuseur public, soit l’ensemble des stations du Québec et celle de Moncton. La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

]]>
Une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-qui-renforce-le-role-de-premiere-ligne-des-sages-femmes-du-quebec/ Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118862 Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.

Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.

« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »

D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.

La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »

Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.

« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

]]>
Le respect du droit de grève à géométrie variable https://www.csn.qc.ca/actualites/le-respect-du-droit-de-greve-a-geometrie-variable/ Tue, 22 Sep 2026 13:06:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118824 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec froideur le projet de loi C-39 de la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, visant à réformer le Code canadien du travail.

« Le droit de grève est un droit fondamental, qui permet un rapport de force plus équilibré entre les travailleuses, les travailleurs et les employeurs lors de négociations. Ottawa a déjà commencé à l’affaiblir avec le recours à l’article 107 du Code canadien du travail ces dernières années. Pour protéger véritablement ce droit, la ministre aurait dû abolir l’article 107, ce que nous demandions. Avec son projet de loi, Ottawa dit vouloir encadrer son utilisation, mais laisse un grand flou autour de la notion d’intérêt national et de la discrétion ministérielle à ce sujet. Les gouvernements ne peuvent pas appuyer sur le bouton « Suppression du droit de grève » quand un conflit devient inconfortable. Après avoir vu le droit de grève être sérieusement mis à mal , les travailleuses et les travailleurs étaient en droit d’attendre des changements qui auraient de véritables effets sur le terrain, pas l’inverse », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

]]>
Abandonnons le mirage de la privatisation de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/abandonnons-le-mirage-de-la-privatisation-de-la-saq/ Sat, 19 Sep 2026 13:08:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118808 La vente d’alcool fait partie des discussions de la présente campagne électorale provinciale, que ce soit parce qu’il s’agit de tarifs douaniers ou d’ouverture du marché. Jusqu’à maintenant, il a été possible d’entendre et de lire plusieurs opinions et promesses sur le sujet. Le SEMB SAQ (CSN) représente près de 5 000 travailleuses et travailleurs de la Société des Alcools du Québec provenant de partout à travers le Québec. À ce titre, nous souhaitons porter à votre connaissance notre idée en lien avec les changements proposés pour la Société des Alcools du Québec.

Nous comprenons que l’objectif de ces promesses est d’alléger le fardeau administratif et bureaucratique des distillateurs et les vignerons québécois. Nous croyons cependant qu’envisager l’évolution de l’offre des produits en succursales est une vision plus avantageuse pour tous.

Les 5 000 travailleuses et travailleurs spécialisés dans le domaine de la vente de produits alcoolisés que nous représentons sont passionnés, assoiffés de connaissance et ils seraient très heureux d’obtenir davantage de formation afin de mieux conseiller et vendre ces produits découlant de l’expertise québécoise. Ces travailleuses et travailleurs des quatre coins du Québec, travaillant dans l’une des 400 succursales de la société d’État, sont les mieux placés pour promouvoir et faire découvrir les produits d’ici, de manière responsable, à travers un espace dédié à ces produits à même les succursales de la SAQ.

De cette manière, les entrepreneurs du secteur de l’alcool au Québec pourraient gagner à faire connaître leurs produits à l’ensemble de la population québécoise, qu’elle soit en ville ou en région, tout en s’assurant que la SAQ demeure un fleuron du Québec qui offre des emplois et des produits de qualité partout à travers la province.

Rappelons qu’en 2022, l’IRIS avait publié une étude concernant les commerces spécialisés en vente d’alcool et en produits d’importation privée (cavistes). La conclusion de cette étude était sans équivoque : l’ouverture de telles boutiques aurait peu de bénéfices pour la majorité des régions de la province au profit de métropoles comme Québec et Montréal, en plus d’être peu rentable pour la plupart des petites et moyennes entreprises.

Comme travailleuses et travailleurs de la SAQ, nous suivons de près les propositions des partis politiques durant cette campagne. Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement abandonne le mirage de la privatisation et œuvre avec nous à préserver et développer ce fleuron québécois.

]]>
Régime forestier : un an de mobilisation, une demande claire aux partis https://www.csn.qc.ca/actualites/regime-forestier-un-an-de-mobilisation-une-demande-claire-aux-partis/ Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118774 L’avenir des forêts du Québec doit se décider à plusieurs voix. La forêt est à la fois un territoire de droits, un écosystème vivant, un milieu de vie, un moteur économique et un lieu d’usages multiples : sa modernisation est un vrai projet de société, non un simple dossier sectoriel.

Depuis un an, une démarche collective inédite, réunissant Premières Nations, syndicats de travailleuses et travailleurs, groupes environnementaux, gestionnaires de territoires fauniques, acteurs récréotouristiques et, plus récemment, entrepreneurs forestiers, travaille de façon structurée à élaborer des pistes d’actions pour une modernisation du régime forestier.

Au terme du Dialogue national sur la forêt, auquel nous avons pris part cette semaine à l’Université Laval, nous entendons la volonté partagée du milieu forestier de se parler et d’agir. La main tendue, nous souhaitons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs.

Notre demande est simple. Nous invitons chaque parti politique à s’engager formellement à  poser deux gestes concrets pour que s’ouvre une véritable concertation nationale. Nous proposons que le prochain gouvernement mette sur pied dans les 100 premiers jours :

  • Un Conseil national de «gouvernements à gouvernement», entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargé de co-construire le prochain régime forestier.
  • Une Table nationale des partenaires, menée par une présidence indépendante, réunissant l’ensemble des acteurs de la forêt et du milieu forestier et ayant pour mandat de conseiller le gouvernement dans la préparation d’un nouveau régime forestier.

Ces deux instances composeront les assises d’un chantier structuré pour mener, dans un délai raisonnable, une modernisation juste, durable et rassembleuse du régime forestier.  Une réelle concertation menée en amont permettra à tous les acteurs de la forêt et du milieu forestier d’exprimer leurs attentes et leurs craintes afin de trouver ensemble les solutions les plus convergentes possibles.

Dans un contexte d’incertitude économique et de tensions commerciales persistantes, la recherche de solutions durables et consensuelles devient plus essentielle que jamais. Avec une telle approche, il est selon nous possible de réactualiser le régime forestier et de  l’arrimer de manière efficace à une nouvelle politique industrielle du bois, sans avoir à perpétuellement recommencer le travail faute d’adhésion. C’est seulement ainsi que pourront se rétablir un climat social sain et un environnement d’affaires prévisible dans les forêts du Québec.

Sur le fond, nos priorités sont déjà connues : nous avons détaillé en juin, dans une lettre ouverte, nos cinq grands chantiers pour une modernisation juste et durable, que nous porterons à ces instances dès leur création.

La forêt est un patrimoine collectif; son avenir aussi. Des voies de passage existent, et c’est ensemble que nous les trouverons.

Signataires

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador,

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

Dominic Dugré, Président-Directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

]]>
Une forte mobilisation au campus de Saint-Jérôme de l’UQO https://www.csn.qc.ca/actualites/une-forte-mobilisation-au-campus-de-saint-jerome-de-luqo/ Thu, 17 Sep 2026 16:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118713 Des personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis plus d’un an et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO–CSN) intensifie ses moyens de pression.

Pour la présidente du SCCC-UQO–CSN, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO–CSN peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

La présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), Chantal Maillé, a pour sa part insisté sur l’importance de valoriser le campus de Saint-Jérôme : « L’UQO est une institution fondamentale pour notre région. Les chargé-es de cours doivent avoir de bonnes conditions de travail afin de s’assurer du bon développement des programmes dans les Laurentides. »

Le SCCC-UQO–CSN prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres). Le syndicat est aussi affilié Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN (CCSNL–CSN) qui regroupe quelque 70 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés.

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

]]>
Guerre commerciale: Il faut renforcer l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/guerre-commerciale-il-faut-renforcer-lassurance-emploi/ Mon, 07 Sep 2026 19:43:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118502 À la veille de la mise en place des contre-tarifs de la part du gouvernement canadien, les groupes de défense des sans-emploi, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) font valoir leurs revendications par rapport à l’aide aux travailleuses et travailleurs dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Le 25 août dernier, le gouvernement a annoncé la prolongation des mesures temporaires de l’assurance-emploi et la mise en place d’une nouvelle mesure, limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé, ce qui était une revendication des groupes et des centrales syndicales. Ensemble, ils ont accueilli positivement cette annonce, mais invitent tout de même le gouvernement à complémenter ces mesures de trois manières:

  1. En adoptant une norme universelle d’admissibilité de 420 heures, plus simple et permettant la couverture de plus de travailleuses et de travailleurs;
  2. En élargissant la mesure des 20 semaines supplémentaires de prestations d’assurance-emploi à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs pour la durée du conflit commercial avec les États-Unis. De cette manière, et contrairement à la mesure actuelle, on ne laisse pas tomber ceux et celles avec des emplois précaires et vulnérables, comme les travailleurs saisonniers, les employés contractuels et à temps partiels, les jeunes et les nouveaux arrivants, de même que certains secteurs importants de l’économie;
  3. En rendant permanentes les mesures suspendant le délai de carence et les règles entourant le traitement des indemnités de cessation d’emploi, ainsi que de celle limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé.

Nous croyons que le gouvernement devrait également considérer l’adoption de manière pérenne de nos suggestions sur la norme universelle d’admissibilité et les semaines supplémentaires de prestations.

« Les mesures temporaires annoncées la semaine dernière par le gouvernement Carney en matière d’assurance-emploi sont bienvenues, mais elles ne répondent pas à la hausse préoccupante du chômage de longue durée. Pourquoi le gouvernement allonge-t-il la durée des prestations seulement aux travailleurs dits de longue durée, alors qu’il serait nécessaire, dans les circonstances actuelles, d’inclure l’ensemble des travailleurs et travailleuses, notamment les jeunes, ainsi que les personnes qui ont déjà subi des périodes de chômage au cours des dernières années? » questionnent à l’unisson Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Pascal Côté, 3e vice-président de la CSQ, et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

«Depuis 2020, les travailleuses et travailleurs ont dû affronter une succession de périodes économiques troubles, avec la crise sanitaire, de nombreux feux de forêt dévastant des communautés entières et une guerre commerciale avec les États-Unis qui ne cesse de se prolonger, résultant en une grave instabilité économique », ont déclaré Milan Bernard et Selma Lavoie, du Conseil national des chômeurs et chômeuses. « Le programme d’assurance-emploi doit s’adapter pour être en mesure de répondre efficacement à ces crises : le gouvernement fédéral doit donc agir, dès maintenant, pour renforcer cet élément crucial du filet social canadien ».

« L’insécurité économique et politique que nous traversons nécessite qu’on se dote d’une assurance-chômage solide et fiable, il est grand temps d’apporter des modifications permanentes au régime qui ne répond plus à la réalité du travail actuel. Que ce soit les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière ou à la demande, des jeunes ou des nouveaux parents, ils et elles sont trop nombreux à tomber entre les mailles du filet », a conclu Roxane Bélisle, co-coordinatrice du MASSE.

]]>
Le comité de négociation prêt à retourner négocier https://www.csn.qc.ca/actualites/le-comite-de-negociation-syndical-pret-a-retourner-negocier/ Thu, 03 Sep 2026 19:28:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118434 Les différents syndicats de paramédics affiliés à la CSN se sont réunis en instance aujourd’hui à Drummondville. L’objectif de la rencontre était de débattre des principaux enjeux qui ont mené au rejet de l’entente de principe de juillet dernier et de consolider les mandats des syndicats avant de retourner à la table de négociation.

« Le premier point qui a été soulevé par l’ensemble des représentants syndicaux – qui ont tenu les assemblées de vote sur l’entente de principe – est la nécessité pour les paramédics de rebâtir des liens de confiance avec le gouvernement et les employeurs », affirme le responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon.

« Les principaux enjeux au cœur de ce refus sont le salaire, la nouvelle prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, la retraite et la durée de la convention collective. Le comité de négociation est maintenant prêt à retourner à la table », soutient la vice-présidente responsable des secteurs privés de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.
« Nous entendons donc relancer les négociations. Nous demandons au gouvernement de dégager les mandats nécessaires à la conclusion d’une entente de principe qui répondra aux attentes et aux besoins de nos membres, et ainsi rétablir le lien de confiance avec les paramédics », ajoute Jean Gagnon.

Quelque 3 500 paramédics sont membres de syndicats CSN, partout au Québec. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.

]]>
Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

]]>
La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

]]>
Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

]]>
Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

]]>
Résultats trimestriels de Metro: le syndicat rappelle que l’entreprise a les moyens de régler le conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/resultats-trimestriels-de-metro-le-syndicat-rappelle-que-lentreprise-a-les-moyens-de-regler-le-conflit/ Wed, 12 Aug 2026 14:44:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118305 Alors que Metro inc. dévoile aujourd’hui ses résultats financiers du troisième trimestre de l’exercice 2026, le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, qui représente les 550 salarié-es en grève, rappelle que l’entreprise dispose des moyens nécessaires pour mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis mars.

Les résultats financiers font notamment état d’un manque à gagner de 66 millions de dollars après impôts, soit 0,32 $ par action, attribuable directement au conflit. Pour le syndicat, cette situation démontre une chose : plus la situation s’aggrave, plus les travailleuses et les travailleurs, mais aussi l’entreprise et ses actionnaires, en paient le prix.

 

Artisan de son propre malheur

Alors que le titre de Metro a également connu un recul au cours des dernières semaines et que le chiffre d’affaires est miné par le conflit, le syndicat estime que la direction doit assumer sa part de responsabilité dans l’impasse actuelle.

« Metro est l’artisan de son propre malheur. Nos demandes sont raisonnables et elles le sont depuis le début. Nous demandons des conditions de travail équitables, un rattrapage salarial qui nous permette de récupérer le pouvoir d’achat perdu en raison de l’inflation et une véritable reconnaissance de la contribution des employé-es au succès de l’entreprise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

 

Des décisions lourdes de conséquences

Le syndicat martèle que les travailleuses et les travailleurs ont largement contribué à la croissance et à la rentabilité de Metro au cours des dernières années. Ils ont été au cœur des activités de l’entreprise pendant la pandémie, alors que le secteur de l’alimentation connaissait une forte croissance et enregistrait des bénéfices importants.

« L’entreprise a choisi de délocaliser une partie de ses activités hors du Québec. Les coûts et les délais de transport ont ainsi explosé, laissant des tablettes vides dans plusieurs épiceries. Ce sont non seulement nos membres qui font les frais des décisions désastreuses de Metro, mais aussi le grand public », souligne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« La grève a clairement un impact important sur les profits de Metro. Pourtant, les travailleuses et les travailleurs de Metro ne demandent rien d’extravagant. Simplement de retrouver une partie du pouvoir d’achat perdu depuis 2020. Nous invitons donc la direction de Metro à revenir à la table de négociation avec une réelle volonté de parvenir à une entente et de mettre fin à ce conflit », conclut le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

 

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

 

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

]]>
L’éducation et l’enseignement supérieur doivent être de vraies priorités https://www.csn.qc.ca/actualites/leducation-et-lenseignement-superieur-doivent-etre-de-vraies-priorites/ Wed, 12 Aug 2026 14:15:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118298 Des bâtiments qui tombent en ruine, des classes bondées, des gels d’embauche, des services faméliques aux personnes étudiantes, des actes de violence qui se multiplient, l’école québécoise est malade et le sous-financement chronique en est le principal virus. La campagne électorale qui se déroulera simultanément à la rentrée 2026 doit impérativement aborder ces enjeux qui minent l’avenir du Québec.

« On est en pleine austérité. Ce n’est pas avec des crédits budgétaires incertains et insuffisants que nous pourrons protéger tous les services aux élèves, pourtant promis par la première ministre sortante, Christine Fréchette », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Trois demandes de la CSN aux partis politiques

  1. Augmenter substantiellement le financement public et prévisible des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur afin, notamment, de soutenir la réussite des élèves et des étudiantes et étudiants. Cela implique d’embaucher le personnel requis, d’assurer sa santé et sa sécurité et de voir à l’entretien et à la rénovation des infrastructures.
  2. Intégrer les écoles privées – et l’ensemble de leur personnel – au sein d’un système d’éducation public, inclusif, accessible, non sélectif et gratuit, mettant ainsi un terme à l’école à trois vitesses.
  3. Tenir des états généraux sur l’éducation, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

La CSN demande par ailleurs à tous les partis qui aspirent à diriger le Québec en octobre prochain de faire connaître leurs engagements concrets et chiffrés en éducation et en enseignement supérieur. « L’éducation doit être la vraie priorité du prochain gouvernement, pas juste un slogan de campagne », rappelle la présidente de la CSN.

Ce que les fédérations de la CSN en disent

« Le gouvernement sortant a beau tenter de balayer sous le tapis l’austérité qu’il impose aux réseaux, nos membres constatent au quotidien les effets négatifs bien concrets du sous-financement des dernières années. Un important virage s’impose afin de fournir aux personnes étudiantes les infrastructures et les services auxquels elles ont droit », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Pour le personnel de soutien au primaire et au secondaire, le sous-financement et la violence subie par les travailleuses et travailleurs sont les enjeux prioritaires. Au collégial, le gouvernement manque de vision à long terme, incapable d’offrir des services adéquats et des espaces convenables à une population étudiante en pleine croissance », affirme le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.

« Les derniers gouvernements ont pressé le citron de tous les côtés pendant des années. Le prochain gouvernement n’aura d’autre choix que de réinvestir massivement dans les réseaux collégial et universitaire afin de rattraper le retard de financement, alors même que la population étudiante est appelée à continuer à croître. Le Québec a besoin d’élu-es qui comprennent que c’est dans nos établissements d’enseignement que l’on bâtit l’avenir », avance le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

Répercussions multiples sur les cégeps et les universités

Près des deux tiers des cégeps appréhendent un déficit de fonctionnement totalisant quelque 25 millions de dollars et une proportion semblable d’établissements présente des infrastructures vétustes, selon la vérificatrice générale du Québec. Devant ce constat, bonifier leur financement n’est plus une option : c’est une urgence.

Cette situation budgétaire précaire est exacerbée par une surpopulation étudiante qui devrait s’amplifier. Comme les embauches ne suivent pas, la prestation de services aux étudiantes et étudiants est affectée. La surcharge de travail qui découle de cette situation entraîne des absences du personnel, ce qui aggrave le problème. Il n’y a par ailleurs pas assez de personnel ouvrier, ce qui ne fait que repousser et gonfler la facture d’entretien des cégeps.

Dans le réseau universitaire, le resserrement de l’admission des étudiantes et étudiants internationaux prive les établissements d’un financement essentiel. Plusieurs universités écrivent désormais leurs budgets à l’encre rouge.

Manque de personnel et sous-financement en éducation

Évidemment, le dernier budget de la CAQ a pavé la voie à une autre rentrée très difficile en éducation, alors que le ministère de l’Éducation aura droit à une maigre hausse de 0,9 % de ses crédits pour 2026-2027. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cette hausse devrait être de 3,8 % pour couvrir les coûts de système.

Les conséquences de ce sous-financement est d’autant plus grave que le réseau accuse déjà un manque important de personnel de soutien pour fournir des services adaptés aux élèves. Cette situation augmente la pression sur le terrain et met à risque le personnel qui, selon une vaste enquête, est de plus en plus victime de violence au quotidien. Le ministère doit trouver rapidement des solutions pour contrer la violence à l’école en recrutant davantage de personnel qualifié et en levant le régime d’exception qui empêche les salarié-es de l’éducation de bénéficier des mêmes mécanismes de prévention que ceux prévus par le régime permanent de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST).

La question du financement du transport scolaire est aussi préoccupante dans certaines régions où les centres de services scolaires ont coupé les budgets, bloquant du même coup l’accès au service à des centaines d’élèves. 

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. En tout, la CSN représente 350 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

Représentant 36 000 travailleuses et travailleurs au primaire et au secondaire répartis au sein de 37 syndicats, 6 300 membres dans les collèges répartis dans 34 syndicats, ainsi que quelques centaines de membres au niveau universitaire, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) est le plus grand représentant du personnel de soutien dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 12 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1 500 professeur-es d’université.

]]>