L’ensemble du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png L’ensemble du Québec – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-qui-renforce-le-role-de-premiere-ligne-des-sages-femmes-du-quebec/ Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118862 Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.

Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.

« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »

D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.

La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »

Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.

« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

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Le respect du droit de grève à géométrie variable https://www.csn.qc.ca/actualites/le-respect-du-droit-de-greve-a-geometrie-variable/ Tue, 22 Sep 2026 13:06:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118824 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille avec froideur le projet de loi C-39 de la ministre fédérale du Travail, Patty Hajdu, visant à réformer le Code canadien du travail.

« Le droit de grève est un droit fondamental, qui permet un rapport de force plus équilibré entre les travailleuses, les travailleurs et les employeurs lors de négociations. Ottawa a déjà commencé à l’affaiblir avec le recours à l’article 107 du Code canadien du travail ces dernières années. Pour protéger véritablement ce droit, la ministre aurait dû abolir l’article 107, ce que nous demandions. Avec son projet de loi, Ottawa dit vouloir encadrer son utilisation, mais laisse un grand flou autour de la notion d’intérêt national et de la discrétion ministérielle à ce sujet. Les gouvernements ne peuvent pas appuyer sur le bouton « Suppression du droit de grève » quand un conflit devient inconfortable. Après avoir vu le droit de grève être sérieusement mis à mal , les travailleuses et les travailleurs étaient en droit d’attendre des changements qui auraient de véritables effets sur le terrain, pas l’inverse », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

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Abandonnons le mirage de la privatisation de la SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/abandonnons-le-mirage-de-la-privatisation-de-la-saq/ Sat, 19 Sep 2026 13:08:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118808 La vente d’alcool fait partie des discussions de la présente campagne électorale provinciale, que ce soit parce qu’il s’agit de tarifs douaniers ou d’ouverture du marché. Jusqu’à maintenant, il a été possible d’entendre et de lire plusieurs opinions et promesses sur le sujet. Le SEMB SAQ (CSN) représente près de 5 000 travailleuses et travailleurs de la Société des Alcools du Québec provenant de partout à travers le Québec. À ce titre, nous souhaitons porter à votre connaissance notre idée en lien avec les changements proposés pour la Société des Alcools du Québec.

Nous comprenons que l’objectif de ces promesses est d’alléger le fardeau administratif et bureaucratique des distillateurs et les vignerons québécois. Nous croyons cependant qu’envisager l’évolution de l’offre des produits en succursales est une vision plus avantageuse pour tous.

Les 5 000 travailleuses et travailleurs spécialisés dans le domaine de la vente de produits alcoolisés que nous représentons sont passionnés, assoiffés de connaissance et ils seraient très heureux d’obtenir davantage de formation afin de mieux conseiller et vendre ces produits découlant de l’expertise québécoise. Ces travailleuses et travailleurs des quatre coins du Québec, travaillant dans l’une des 400 succursales de la société d’État, sont les mieux placés pour promouvoir et faire découvrir les produits d’ici, de manière responsable, à travers un espace dédié à ces produits à même les succursales de la SAQ.

De cette manière, les entrepreneurs du secteur de l’alcool au Québec pourraient gagner à faire connaître leurs produits à l’ensemble de la population québécoise, qu’elle soit en ville ou en région, tout en s’assurant que la SAQ demeure un fleuron du Québec qui offre des emplois et des produits de qualité partout à travers la province.

Rappelons qu’en 2022, l’IRIS avait publié une étude concernant les commerces spécialisés en vente d’alcool et en produits d’importation privée (cavistes). La conclusion de cette étude était sans équivoque : l’ouverture de telles boutiques aurait peu de bénéfices pour la majorité des régions de la province au profit de métropoles comme Québec et Montréal, en plus d’être peu rentable pour la plupart des petites et moyennes entreprises.

Comme travailleuses et travailleurs de la SAQ, nous suivons de près les propositions des partis politiques durant cette campagne. Notre souhait, c’est que le prochain gouvernement abandonne le mirage de la privatisation et œuvre avec nous à préserver et développer ce fleuron québécois.

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Régime forestier : un an de mobilisation, une demande claire aux partis https://www.csn.qc.ca/actualites/regime-forestier-un-an-de-mobilisation-une-demande-claire-aux-partis/ Fri, 18 Sep 2026 15:43:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118774 L’avenir des forêts du Québec doit se décider à plusieurs voix. La forêt est à la fois un territoire de droits, un écosystème vivant, un milieu de vie, un moteur économique et un lieu d’usages multiples : sa modernisation est un vrai projet de société, non un simple dossier sectoriel.

Depuis un an, une démarche collective inédite, réunissant Premières Nations, syndicats de travailleuses et travailleurs, groupes environnementaux, gestionnaires de territoires fauniques, acteurs récréotouristiques et, plus récemment, entrepreneurs forestiers, travaille de façon structurée à élaborer des pistes d’actions pour une modernisation du régime forestier.

Au terme du Dialogue national sur la forêt, auquel nous avons pris part cette semaine à l’Université Laval, nous entendons la volonté partagée du milieu forestier de se parler et d’agir. La main tendue, nous souhaitons poursuivre le dialogue avec tous les acteurs.

Notre demande est simple. Nous invitons chaque parti politique à s’engager formellement à  poser deux gestes concrets pour que s’ouvre une véritable concertation nationale. Nous proposons que le prochain gouvernement mette sur pied dans les 100 premiers jours :

  • Un Conseil national de «gouvernements à gouvernement», entre les Premières Nations et le gouvernement du Québec, chargé de co-construire le prochain régime forestier.
  • Une Table nationale des partenaires, menée par une présidence indépendante, réunissant l’ensemble des acteurs de la forêt et du milieu forestier et ayant pour mandat de conseiller le gouvernement dans la préparation d’un nouveau régime forestier.

Ces deux instances composeront les assises d’un chantier structuré pour mener, dans un délai raisonnable, une modernisation juste, durable et rassembleuse du régime forestier.  Une réelle concertation menée en amont permettra à tous les acteurs de la forêt et du milieu forestier d’exprimer leurs attentes et leurs craintes afin de trouver ensemble les solutions les plus convergentes possibles.

Dans un contexte d’incertitude économique et de tensions commerciales persistantes, la recherche de solutions durables et consensuelles devient plus essentielle que jamais. Avec une telle approche, il est selon nous possible de réactualiser le régime forestier et de  l’arrimer de manière efficace à une nouvelle politique industrielle du bois, sans avoir à perpétuellement recommencer le travail faute d’adhésion. C’est seulement ainsi que pourront se rétablir un climat social sain et un environnement d’affaires prévisible dans les forêts du Québec.

Sur le fond, nos priorités sont déjà connues : nous avons détaillé en juin, dans une lettre ouverte, nos cinq grands chantiers pour une modernisation juste et durable, que nous porterons à ces instances dès leur création.

La forêt est un patrimoine collectif; son avenir aussi. Des voies de passage existent, et c’est ensemble que nous les trouverons.

Signataires

Francis Verreault-Paul, Chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador,

Alice-Anne Simard, Directrice générale de Nature Québec

Alain Branchaud, Directeur général de la SNAP Québec

Martin Vaillancourt, Directeur général du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec

Daniel Cloutier, Directeur québécois d’Unifor

Kevin Gagnon, Président de la Fédération de l’industrie manufacturière – CSN

Nicolas Lapierre, Directeur québécois du Syndicat des Métallos

Luc Vachon, Président de la Centrale des syndicats démocratiques

Guillaume Ouellet, Président de Zecs Québec

Dominic Dugré, Président-Directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec

Normand Fiset, Président de la Fédération québécoise pour le saumon atlantique

Pierre Gaudreault, Directeur général d’Aventure Écotourisme Québec et de l’Association des parcs régionaux du Québec

Benoît Lasalle, Président de l’Association québécoise des entrepreneurs forestiers

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Une forte mobilisation au campus de Saint-Jérôme de l’UQO https://www.csn.qc.ca/actualites/une-forte-mobilisation-au-campus-de-saint-jerome-de-luqo/ Thu, 17 Sep 2026 16:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118713 Des personnes chargées de cours de l’Université du Québec en Outaouais (UQO), appuyées par des délégations syndicales issues d’une dizaine d’universités québécoises, se sont rassemblées aujourd’hui pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et réclamer une meilleure reconnaissance de leur contribution à l’enseignement supérieur.

En négociation depuis plus d’un an et sans contrat de travail depuis le 1er janvier 2026, le Syndicat des chargées et chargés de cours de l’UQO (SCCC-UQO–CSN) intensifie ses moyens de pression.

Pour la présidente du SCCC-UQO–CSN, Marie-Josée Bourget, cette mobilisation survient à un moment charnière : « Nous sommes à un tournant important de la négociation. Le soutien reçu aujourd’hui nous donne l’élan nécessaire pour aborder des enjeux majeurs, comme l’intelligence artificielle qui menace nos emplois, la liberté universitaire qui diminue d’année en année, l’appréciation de l’enseignement qui inclut fréquemment des commentaires inappropriés ainsi que le congé de maternité qui précarise plusieurs femmes. »

« Le SCCC-UQO–CSN peut compter sur la solidarité de nombreux syndicats de personnes chargées de cours et tutrices de partout au Québec. Leurs représentants syndicaux sont présents aujourd’hui à l’UQO pour manifester aux côtés des personnes chargées de cours qui se mobilisent pour obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de leur contribution majeure à l’université », a déclaré Christine Gauthier, vice-présidente de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

La présidente du Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), Chantal Maillé, a pour sa part insisté sur l’importance de valoriser le campus de Saint-Jérôme : « L’UQO est une institution fondamentale pour notre région. Les chargé-es de cours doivent avoir de bonnes conditions de travail afin de s’assurer du bon développement des programmes dans les Laurentides. »

Le SCCC-UQO–CSN prévient que d’autres moyens de pression pourraient être envisagés si les discussions n’aboutissent pas à des avancées significatives dans les prochaines semaines.

À propos

Le SCCC-UQO-CSN a été fondé en 1992 et compte environ 900 membres répartis à Gatineau et à Saint-Jérôme. Il est le syndicat le plus représentatif de l’Université du Québec en Outaouais.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec-CSN parle au nom de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises (11 000 membres). Le syndicat est aussi affilié Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN (CCSNL–CSN) qui regroupe quelque 70 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés.

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Guerre commerciale: Il faut renforcer l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/guerre-commerciale-il-faut-renforcer-lassurance-emploi/ Mon, 07 Sep 2026 19:43:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118502 À la veille de la mise en place des contre-tarifs de la part du gouvernement canadien, les groupes de défense des sans-emploi, le Conseil national des chômeurs et chômeuses (CNC) et le Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi (MASSE) et les grandes centrales syndicales québécoises (CSD, CSN, CSQ et FTQ) font valoir leurs revendications par rapport à l’aide aux travailleuses et travailleurs dans le contexte de la guerre commerciale avec les États-Unis.

Le 25 août dernier, le gouvernement a annoncé la prolongation des mesures temporaires de l’assurance-emploi et la mise en place d’une nouvelle mesure, limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé, ce qui était une revendication des groupes et des centrales syndicales. Ensemble, ils ont accueilli positivement cette annonce, mais invitent tout de même le gouvernement à complémenter ces mesures de trois manières:

  1. En adoptant une norme universelle d’admissibilité de 420 heures, plus simple et permettant la couverture de plus de travailleuses et de travailleurs;
  2. En élargissant la mesure des 20 semaines supplémentaires de prestations d’assurance-emploi à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs pour la durée du conflit commercial avec les États-Unis. De cette manière, et contrairement à la mesure actuelle, on ne laisse pas tomber ceux et celles avec des emplois précaires et vulnérables, comme les travailleurs saisonniers, les employés contractuels et à temps partiels, les jeunes et les nouveaux arrivants, de même que certains secteurs importants de l’économie;
  3. En rendant permanentes les mesures suspendant le délai de carence et les règles entourant le traitement des indemnités de cessation d’emploi, ainsi que de celle limitant l’exclusion pour départ volontaire au dernier emploi occupé.

Nous croyons que le gouvernement devrait également considérer l’adoption de manière pérenne de nos suggestions sur la norme universelle d’admissibilité et les semaines supplémentaires de prestations.

« Les mesures temporaires annoncées la semaine dernière par le gouvernement Carney en matière d’assurance-emploi sont bienvenues, mais elles ne répondent pas à la hausse préoccupante du chômage de longue durée. Pourquoi le gouvernement allonge-t-il la durée des prestations seulement aux travailleurs dits de longue durée, alors qu’il serait nécessaire, dans les circonstances actuelles, d’inclure l’ensemble des travailleurs et travailleuses, notamment les jeunes, ainsi que les personnes qui ont déjà subi des périodes de chômage au cours des dernières années? » questionnent à l’unisson Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Pascal Côté, 3e vice-président de la CSQ, et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

«Depuis 2020, les travailleuses et travailleurs ont dû affronter une succession de périodes économiques troubles, avec la crise sanitaire, de nombreux feux de forêt dévastant des communautés entières et une guerre commerciale avec les États-Unis qui ne cesse de se prolonger, résultant en une grave instabilité économique », ont déclaré Milan Bernard et Selma Lavoie, du Conseil national des chômeurs et chômeuses. « Le programme d’assurance-emploi doit s’adapter pour être en mesure de répondre efficacement à ces crises : le gouvernement fédéral doit donc agir, dès maintenant, pour renforcer cet élément crucial du filet social canadien ».

« L’insécurité économique et politique que nous traversons nécessite qu’on se dote d’une assurance-chômage solide et fiable, il est grand temps d’apporter des modifications permanentes au régime qui ne répond plus à la réalité du travail actuel. Que ce soit les travailleurs et travailleuses de l’industrie saisonnière ou à la demande, des jeunes ou des nouveaux parents, ils et elles sont trop nombreux à tomber entre les mailles du filet », a conclu Roxane Bélisle, co-coordinatrice du MASSE.

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Le comité de négociation prêt à retourner négocier https://www.csn.qc.ca/actualites/le-comite-de-negociation-syndical-pret-a-retourner-negocier/ Thu, 03 Sep 2026 19:28:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118434 Les différents syndicats de paramédics affiliés à la CSN se sont réunis en instance aujourd’hui à Drummondville. L’objectif de la rencontre était de débattre des principaux enjeux qui ont mené au rejet de l’entente de principe de juillet dernier et de consolider les mandats des syndicats avant de retourner à la table de négociation.

« Le premier point qui a été soulevé par l’ensemble des représentants syndicaux – qui ont tenu les assemblées de vote sur l’entente de principe – est la nécessité pour les paramédics de rebâtir des liens de confiance avec le gouvernement et les employeurs », affirme le responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jean Gagnon.

« Les principaux enjeux au cœur de ce refus sont le salaire, la nouvelle prime d’optimisation des soins préhospitaliers d’urgence, la retraite et la durée de la convention collective. Le comité de négociation est maintenant prêt à retourner à la table », soutient la vice-présidente responsable des secteurs privés de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.
« Nous entendons donc relancer les négociations. Nous demandons au gouvernement de dégager les mandats nécessaires à la conclusion d’une entente de principe qui répondra aux attentes et aux besoins de nos membres, et ainsi rétablir le lien de confiance avec les paramédics », ajoute Jean Gagnon.

Quelque 3 500 paramédics sont membres de syndicats CSN, partout au Québec. Leurs conventions collectives sont échues depuis le 31 mars 2023.

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Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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La CSN conteste la loi devant les tribunaux https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-conteste-la-loi-devant-les-tribunaux/ Tue, 01 Sep 2026 12:18:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118425 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) dépose un pourvoi en contrôle judiciaire devant la Cour supérieure pour contester la loi 4 concernant la gouvernance syndicale. Par le dépôt de ce recours, la CSN continue d’intervenir pour mettre fin aux nombreuses attaques contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Alors que la campagne électorale est en cours, elle appelle les partis politiques à s’engager à abroger les lois liberticides.

La CSN demande à la Cour de déclarer inconstitutionnelle la Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail. Pour la CSN, cette loi porte atteinte à la liberté d’association et à la liberté d’expression garanties par les chartes. Dans les derniers mois, plusieurs reculs en matière de droits fondamentaux ont été dénoncés par la CSN, notamment l’atteinte au droit de grève avec la loi 14 et l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la loi 28.

Rappelons qu’en juillet dernier, les neuf principales organisations syndicales québécoises ont déposé une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 et demander qu’elle soit déclarée contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. De nombreux organismes, comme le Barreau du Québec et la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ), ont eux aussi déploré les attaques récentes à l’endroit des contre-pouvoirs.

« L’incertitude économique actuelle devrait mener les partis politiques à vouloir s’allier aux travailleuses et aux travailleurs et à leurs syndicats », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Affaiblir les salarié-es, ce n’est jamais une bonne idée. Mais le faire en pleine guerre commerciale, c’est pire que jamais. C’est pourquoi nous continuons de prendre tous les moyens à notre disposition pour faire retirer les lois qui portent atteinte aux droits des salarié-es et déséquilibrent les relations de travail en faveur des patrons. Avec la campagne électorale en cours, il faut souhaiter que les différents partis s’engagent à changer de ton avec les syndicats et à retirer des lois comme la loi 4 », conclut la présidente.

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

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Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

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Résultats trimestriels de Metro: le syndicat rappelle que l’entreprise a les moyens de régler le conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/resultats-trimestriels-de-metro-le-syndicat-rappelle-que-lentreprise-a-les-moyens-de-regler-le-conflit/ Wed, 12 Aug 2026 14:44:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118305 Alors que Metro inc. dévoile aujourd’hui ses résultats financiers du troisième trimestre de l’exercice 2026, le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, qui représente les 550 salarié-es en grève, rappelle que l’entreprise dispose des moyens nécessaires pour mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis mars.

Les résultats financiers font notamment état d’un manque à gagner de 66 millions de dollars après impôts, soit 0,32 $ par action, attribuable directement au conflit. Pour le syndicat, cette situation démontre une chose : plus la situation s’aggrave, plus les travailleuses et les travailleurs, mais aussi l’entreprise et ses actionnaires, en paient le prix.

 

Artisan de son propre malheur

Alors que le titre de Metro a également connu un recul au cours des dernières semaines et que le chiffre d’affaires est miné par le conflit, le syndicat estime que la direction doit assumer sa part de responsabilité dans l’impasse actuelle.

« Metro est l’artisan de son propre malheur. Nos demandes sont raisonnables et elles le sont depuis le début. Nous demandons des conditions de travail équitables, un rattrapage salarial qui nous permette de récupérer le pouvoir d’achat perdu en raison de l’inflation et une véritable reconnaissance de la contribution des employé-es au succès de l’entreprise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

 

Des décisions lourdes de conséquences

Le syndicat martèle que les travailleuses et les travailleurs ont largement contribué à la croissance et à la rentabilité de Metro au cours des dernières années. Ils ont été au cœur des activités de l’entreprise pendant la pandémie, alors que le secteur de l’alimentation connaissait une forte croissance et enregistrait des bénéfices importants.

« L’entreprise a choisi de délocaliser une partie de ses activités hors du Québec. Les coûts et les délais de transport ont ainsi explosé, laissant des tablettes vides dans plusieurs épiceries. Ce sont non seulement nos membres qui font les frais des décisions désastreuses de Metro, mais aussi le grand public », souligne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« La grève a clairement un impact important sur les profits de Metro. Pourtant, les travailleuses et les travailleurs de Metro ne demandent rien d’extravagant. Simplement de retrouver une partie du pouvoir d’achat perdu depuis 2020. Nous invitons donc la direction de Metro à revenir à la table de négociation avec une réelle volonté de parvenir à une entente et de mettre fin à ce conflit », conclut le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

 

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

 

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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L’éducation et l’enseignement supérieur doivent être de vraies priorités https://www.csn.qc.ca/actualites/leducation-et-lenseignement-superieur-doivent-etre-de-vraies-priorites/ Wed, 12 Aug 2026 14:15:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118298 Des bâtiments qui tombent en ruine, des classes bondées, des gels d’embauche, des services faméliques aux personnes étudiantes, des actes de violence qui se multiplient, l’école québécoise est malade et le sous-financement chronique en est le principal virus. La campagne électorale qui se déroulera simultanément à la rentrée 2026 doit impérativement aborder ces enjeux qui minent l’avenir du Québec.

« On est en pleine austérité. Ce n’est pas avec des crédits budgétaires incertains et insuffisants que nous pourrons protéger tous les services aux élèves, pourtant promis par la première ministre sortante, Christine Fréchette », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Trois demandes de la CSN aux partis politiques

  1. Augmenter substantiellement le financement public et prévisible des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur afin, notamment, de soutenir la réussite des élèves et des étudiantes et étudiants. Cela implique d’embaucher le personnel requis, d’assurer sa santé et sa sécurité et de voir à l’entretien et à la rénovation des infrastructures.
  2. Intégrer les écoles privées – et l’ensemble de leur personnel – au sein d’un système d’éducation public, inclusif, accessible, non sélectif et gratuit, mettant ainsi un terme à l’école à trois vitesses.
  3. Tenir des états généraux sur l’éducation, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

La CSN demande par ailleurs à tous les partis qui aspirent à diriger le Québec en octobre prochain de faire connaître leurs engagements concrets et chiffrés en éducation et en enseignement supérieur. « L’éducation doit être la vraie priorité du prochain gouvernement, pas juste un slogan de campagne », rappelle la présidente de la CSN.

Ce que les fédérations de la CSN en disent

« Le gouvernement sortant a beau tenter de balayer sous le tapis l’austérité qu’il impose aux réseaux, nos membres constatent au quotidien les effets négatifs bien concrets du sous-financement des dernières années. Un important virage s’impose afin de fournir aux personnes étudiantes les infrastructures et les services auxquels elles ont droit », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Pour le personnel de soutien au primaire et au secondaire, le sous-financement et la violence subie par les travailleuses et travailleurs sont les enjeux prioritaires. Au collégial, le gouvernement manque de vision à long terme, incapable d’offrir des services adéquats et des espaces convenables à une population étudiante en pleine croissance », affirme le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.

« Les derniers gouvernements ont pressé le citron de tous les côtés pendant des années. Le prochain gouvernement n’aura d’autre choix que de réinvestir massivement dans les réseaux collégial et universitaire afin de rattraper le retard de financement, alors même que la population étudiante est appelée à continuer à croître. Le Québec a besoin d’élu-es qui comprennent que c’est dans nos établissements d’enseignement que l’on bâtit l’avenir », avance le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

Répercussions multiples sur les cégeps et les universités

Près des deux tiers des cégeps appréhendent un déficit de fonctionnement totalisant quelque 25 millions de dollars et une proportion semblable d’établissements présente des infrastructures vétustes, selon la vérificatrice générale du Québec. Devant ce constat, bonifier leur financement n’est plus une option : c’est une urgence.

Cette situation budgétaire précaire est exacerbée par une surpopulation étudiante qui devrait s’amplifier. Comme les embauches ne suivent pas, la prestation de services aux étudiantes et étudiants est affectée. La surcharge de travail qui découle de cette situation entraîne des absences du personnel, ce qui aggrave le problème. Il n’y a par ailleurs pas assez de personnel ouvrier, ce qui ne fait que repousser et gonfler la facture d’entretien des cégeps.

Dans le réseau universitaire, le resserrement de l’admission des étudiantes et étudiants internationaux prive les établissements d’un financement essentiel. Plusieurs universités écrivent désormais leurs budgets à l’encre rouge.

Manque de personnel et sous-financement en éducation

Évidemment, le dernier budget de la CAQ a pavé la voie à une autre rentrée très difficile en éducation, alors que le ministère de l’Éducation aura droit à une maigre hausse de 0,9 % de ses crédits pour 2026-2027. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cette hausse devrait être de 3,8 % pour couvrir les coûts de système.

Les conséquences de ce sous-financement est d’autant plus grave que le réseau accuse déjà un manque important de personnel de soutien pour fournir des services adaptés aux élèves. Cette situation augmente la pression sur le terrain et met à risque le personnel qui, selon une vaste enquête, est de plus en plus victime de violence au quotidien. Le ministère doit trouver rapidement des solutions pour contrer la violence à l’école en recrutant davantage de personnel qualifié et en levant le régime d’exception qui empêche les salarié-es de l’éducation de bénéficier des mêmes mécanismes de prévention que ceux prévus par le régime permanent de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST).

La question du financement du transport scolaire est aussi préoccupante dans certaines régions où les centres de services scolaires ont coupé les budgets, bloquant du même coup l’accès au service à des centaines d’élèves. 

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. En tout, la CSN représente 350 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

Représentant 36 000 travailleuses et travailleurs au primaire et au secondaire répartis au sein de 37 syndicats, 6 300 membres dans les collèges répartis dans 34 syndicats, ainsi que quelques centaines de membres au niveau universitaire, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) est le plus grand représentant du personnel de soutien dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 12 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1 500 professeur-es d’université.

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Entente de principe intervenue au terme d’un blitz de négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-intervenue-au-terme-dun-blitz-de-negociation/ Sun, 26 Jul 2026 12:06:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118249 À la suite d’un blitz de négociation mené du 20 au 25 juillet, les syndicats de paramédics affiliés à la CSN et le gouvernement du Québec sont parvenus à une entente de principe.

« Après six jours de négociations, nous sommes fiers d’en arriver à une entente que le comité de négociations recommandera aux membres. Ce sont eux qui auront le dernier mot sur son adoption », explique Jean Gagnon, responsable du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

L’entente sera présentée aux membres le plus rapidement possible. D’ici là, aucun détail sur son contenu ne sera communiqué.

Les paramédics affiliés à la CSN sont sans convention collective depuis avril 2023.

À propos
Les 3 500 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), qui rassemble quelque 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Adoption de l’hypothèse de règlement par les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/adoption-de-lhypothese-de-reglement-par-les-agentes-et-agents-de-la-paix-en-services-correctionnels-du-quebec/ Tue, 07 Jul 2026 23:16:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118153 L’hypothèse de règlement conclue entre le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) et le gouvernement a été adoptée par les agentes et agents en services correctionnels du Québec.

Après plusieurs présentations dans tous les établissements de détention du Québec, c’est dans une proportion de 78 % que les membres ont adopté cette hypothèse de règlement émise par un conciliateur. Rappelons que les agentes et agents de la paix en services correctionnels du Québec étaient sans contrat de travail depuis le 1er avril 2023 et qu’une entente de principe avait été rejetée en juin 2025 par les membres.

Du 15 juin au 6 juillet 2026, les représentants syndicaux du SAPSCQ–CSN se sont déplacés dans chacun des 18 établissements de détention du territoire québécois pour présenter à leurs membres le contenu de cette hypothèse de règlement et permettent à ceux-ci de se prononcer par vote sur l’issue de cette entente.

La nouvelle convention collective, qui s’échelonnera sur six ans, soit jusqu’au 31 mars 2029, prévoit notamment l’accès aux heures supplémentaires volontaires rémunérées à taux double durant les fins de semaine, lors de périodes ciblées. Ce gain important pour les syndiqué-es se veut une solution pour diminuer le « temps supplémentaire obligatoire ».

Aucune entrevue ne sera accordée pour le moment.

 

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics de la Confédération des syndicats nationaux depuis 2006. Il représente plus de 2 800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les neufs principales organisations syndicales québécoises portent plainte à l’OIT https://www.csn.qc.ca/actualites/les-neuf-principales-organisations-syndicales-quebecoises-portent-plainte-a-loit/ Tue, 07 Jul 2026 16:12:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118143 Les neuf principales organisations syndicales québécoises déposent une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 du gouvernement caquiste. Par le dépôt de ce recours, les organisations syndicales représentant plus de 1,5 million de travailleuses et de travailleurs québécois montrent leur détermination à défendre les droits des salarié-es face aux attaques antisyndicales répétées du gouvernement.

Dans la plainte déposée au comité de la liberté syndicale de l’OIT, les organisations demandent de déclarer la loi 4 contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. S’appuyant sur plusieurs décisions rendues par le comité, la plainte rappelle l’existence du droit des syndicats de déterminer leur gestion interne sans ingérence de l’État.

Les syndicats souhaitent ainsi que le gouvernement abroge cette loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux et qui s’ingère dans les affaires syndicales, notamment en limitant leur rôle social et en ajoutant de nombreuses contraintes administratives qui coûteront cher aux syndiqué-es. À l’aube d’une campagne électorale, les organisations syndicales demandent aux partis politiques de s’engager à retirer les lois antisyndicales.

« Le gouvernement n’a pas de quoi être fier. En s’entêtant à s’ingérer dans les affaires syndicales, il se retrouve maintenant montré du doigt à l’international. Comme organisation syndicale, nous continuons de nous battre chaque jour pour un Québec où les droits des travailleuses et des travailleurs sont respectés. Ce sont elles et eux qui font rouler notre économie au quotidien. Au lieu de les aider, le gouvernement a multiplié les lois pour leur nuire. Son objectif était de museler les travailleuses et les travailleurs, et leurs organisations syndicales. Plutôt que de choisir le dialogue, le gouvernement a privilégié la confrontation », déclarent les présidentes et présidents des organisations syndicales, Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD), Nathalie Levesque (FIQ), Robert Comeau (APTS), Mélanie Hubert (FAE), Patrick Audy (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ). 

Cette plainte s’ajoute à un contexte déjà préoccupant pour les droits syndicaux au Canada. Dans son Indice des droits dans le monde 2026, la Confédération syndicale internationale (CSI) classe le Canada parmi les pays où des violations régulières des droits des travailleuses et des travailleurs sont constatées. 

 

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Metro refuse d’entendre le message de ses travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-refuse-dentendre-le-message-de-ses-travailleuses-et-travailleurs/ Fri, 26 Jun 2026 00:22:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118091 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs des Épiciers unis Metro-Richelieu–CSN déplore que Metro ait rejeté la contre-offre syndicale déposée aujourd’hui. Après avoir vu ses dernières propositions être rejetées à 95 % par les membres la semaine dernière, l’employeur persiste à faire la sourde oreille plutôt que de répondre aux revendications légitimes de celles et ceux qui assurent chaque jour le bon fonctionnement de ses opérations.

« Notre contre-offre d’aujourd’hui visait justement à rapprocher les parties. En la refusant aussi cavalièrement, Metro refuse une fois de plus de reconnaître la valeur de ses travailleuses et de ses travailleurs. Nous savons que Metro a les moyens de répondre à nos demandes financières. Depuis 2019, notre salaire a augmenté de 11 % alors que le chiffre d’affaires de Metro a augmenté de 28 %, leurs profits de 39 %, les dividendes versés aux actionnaires de plus de 56 % et le salaire de l’ancien PDG Éric LaFlèche, d’au moins 37 %. En agissant ainsi, il est le seul responsable de ce conflit qui s’éternise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Rappelons que les salarié-es sont en grève depuis maintenant 13 semaines pour obtenir une convention collective qui protège leur pouvoir d’achat. Alors que Metro continue d’engranger des profits importants, rien ne justifie son refus de faire les compromis nécessaires pour parvenir à une entente négociée.

Une plainte à l’endroit de Metro a d’ailleurs été déposée en mai auprès du Tribunal administratif du travail pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es.

« Nous sommes toujours prêts à négocier sérieusement. La balle est dans le camp de Metro. Plus l’employeur s’entête, plus il prolonge inutilement un conflit qu’il a les moyens de régler », conclut M. Lafontaine.

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Trop de travailleuses et de travailleurs exclus https://www.csn.qc.ca/actualites/trop-de-travailleuses-et-de-travailleurs-exclus/ Mon, 22 Jun 2026 18:05:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118056 La CSN, Le Québec c’est nous aussi (LQCNA) et l’Union étudiante du Québec (UEQ) prennent la parole ensemble aujourd’hui pour dénoncer l’annonce du gouvernement de Christine Fréchette, qui exclut trop de travailleuses et de travailleurs immigrants et trop d’étudiantes et d’étudiants étrangers, pourtant intégrés et parlant français.

Les règles mises en place le 17 juin dernier par l’arrêté ministériel de François Bonnardel, ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, pour la « réouverture » du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), sont trop restrictives et ne répondent pas à la promesse faite par la première ministre en février dernier, lors de sa course à la chefferie.

« Cette soi-disant réouverture est faite quelques mois à peine avant le déclenchement des élections. Et on vient d’apprendre que le traitement des demandes ne commencera qu’après le 31 octobre, presque un mois après les élections. Le prochain gouvernement pourrait mettre fin à cette annonce, selon l’issue des élections. C’est loin d’être la garantie promise ! Depuis le gel du PEQ, des milliers de personnes recrutées par le Québec ont dû quitter le territoire. Plus de 51 000 résidents non permanents ont quitté le Québec en 2025 », affirme Katia Lelièvre, vice-présidente à la CSN.

« Le ministère exige non seulement deux années d’expérience dans un emploi admissible, mais aussi que la personne conserve cet emploi jusqu’à ce que sa demande soit traitée. Or, en raison des nouvelles règles fédérales, plusieurs personnes ont déjà vu ou verront leur permis expirer avant le traitement de leur demande et leur éventuelle obtention de la sélection québécoise. C’est sans compter celles et ceux qui ne peuvent plus renouveler leur permis de travail à cause du gel, par le gouvernement du Québec, des admissibilités chez les travailleurs migrants à bas salaire de la région de Montréal et Laval. Bref, un très grand nombre de personnes admissibles au 19 novembre 2025 se retrouvent maintenant exclues parce qu’elles ont perdu ou perdront bientôt leur emploi, leur statut ou parce qu’elles ont changé d’emploi », soutient Sergio Da Silva, porte-parole de LQCNA.

« Le gouvernement crée lui-même une impasse administrative qui exclut les personnes immigrantes francisées et intégrées. Les personnes étudiantes en cours de formation se retrouvent piégés dans une situation où non seulement l’accès au PEQ leur est impossible avant le 31 octobre, mais où leur accès au PSTQ est aussi réduit par le gouvernement qui considère ces deux programmes comme des vases communicants. Est-ce que le Québec a les moyens de se passer de diplômés qui parlent français et sont bien intégrés ? », questionne Loïc Goyette, de l’Union étudiante du Québec.

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

L’Union étudiante du Québec est un regroupement de 14 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 110 000 membres à travers le Québec. L’UEQ travaille pour améliorer la condition étudiante en proposant des solutions concrètes aux enjeux sociaux, économiques et politiques vécus par la population étudiante.

Le Québec c’est nous aussi est un organisme œuvrant pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

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Le patronat ne peut pas se déresponsabiliser https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patronat-ne-peut-pas-se-deresponsabiliser/ Thu, 18 Jun 2026 18:41:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118034 La Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) dénoncent la sortie du Conseil du patronat du Québec (CPQ), de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui demandent des « correctifs immédiats » au régime québécois de santé et de sécurité du travail à la suite de l’annonce d’une hausse des cotisations à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST).

Les organisations syndicales rappellent que cette hausse a été adoptée par le conseil d’administration de la CNESST, où siègent notamment des représentantes et représentants du CPQ et de la FCCQ. « Les employeurs ne peuvent pas voter une hausse des cotisations autour de la table de la CNESST et ensuite prétendre en être les victimes lorsqu’ils s’adressent aux médias ! Cette posture manque sérieusement de crédibilité et est difficile à concilier avec le rôle qu’ils jouent au sein de la gouvernance du régime. De notre côté, nous restons cohérents et excluons toute désolidarisation à l’égard de cette décision », soutiennent Luc Vachon, président de la CSD, Caroline Senneville, présidente de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre, vice-présidente de la CSQ et Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.

Les centrales rejettent également la tentative patronale de faire porter la responsabilité de cette hausse sur la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail. « Rappelons que les organisations patronales ont activement participé aux discussions entourant la réforme et ont appuyé plusieurs des changements adoptés afin d’assurer la pérennité du régime », continuent les porte-parole.

Surtout, les organisations syndicales rappellent une évidence : les coûts du régime sont directement liés au nombre d’accidents du travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans les milieux de travail.

« Les organisations patronales dénoncent aujourd’hui le coût du régime, mais elles passent sous silence la meilleure façon de le réduire : empêcher les accidents du travail et les maladies professionnelles de se produire. Chaque blessure évitée représente une travailleuse ou un travailleur épargné, mais aussi une facture moins élevée pour les employeurs. La prévention n’est pas le problème ; c’est la solution. Il faut également rappeler que chaque dollar investi en prévention permet d’économiser jusqu’à 10 $ en indemnisation. Les associations patronales auraient intérêt à en parler à leurs comptables ! La prévention, ce n’est pas une dépense, c’est un investissement », continuent les porte-parole.

Pour les organisations syndicales, il est particulièrement inquiétant de voir les groupes patronaux utiliser cette hausse de cotisation pour réclamer des modifications à un régime qui demeure essentiel pour protéger la santé, la sécurité et l’intégrité physique des travailleuses et des travailleurs du Québec.

« On entend beaucoup parler des coûts pour les employeurs, mais trop peu des coûts humains des accidents du travail et des maladies professionnelles. Derrière chaque statistique, il y a des personnes qui subissent des blessures, perdent leur revenu ou voient leur santé affectée de façon permanente. En 2025, 257 travailleurs ont même perdu la vie en tentant de la gagner ! C’est cette réalité que le régime vise d’abord à prendre en charge », ajoutent les porte-parole.

La CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ réitèrent que les véritables solutions passent par le renforcement de la prévention, l’accompagnement des milieux de travail et l’application rigoureuse des mécanismes prévus dans la loi, et non par un affaiblissement des protections accordées aux victimes de lésions professionnelles.

Les quatre organisations demeureront vigilantes face à toute tentative de remettre en question les avancées obtenues en santé et sécurité du travail et rappellent qu’un régime moderne et efficace doit d’abord être évalué à l’aune de sa capacité à prévenir les blessures et à protéger les travailleuses et les travailleurs.

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