Montréal métropolitain – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 18 Aug 2026 15:50:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Montréal métropolitain – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les profs du Cégep John Abbott se mobilisent pour dénoncer un climat de travail toxique https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-du-cegep-john-abbott-se-mobilisent-pour-denoncer-un-climat-de-travail-toxique/ Tue, 18 Aug 2026 15:50:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118368 Aux prises avec un climat de travail toxique depuis des mois, les enseignantes et les enseignants du Cégep John Abott, situé dans l’Ouest de l’île de Montréal, manifestent devant l’établissement mardi matin, alors que s’amorce officiellement la rentrée. Ils profitent aussi de la solidarité des délégations d’autres cégeps, venues physiquement les appuyer. Ensemble, ils espèrent mettre de la pression sur la partie patronale pour régler les nombreux litiges et assainir les relations de travail.

« Un nuage plombe la rentrée 2026, alors qu’on s’enlise dans un climat de travail exécrable. Aucune personne n’est dédiée à temps complet à la Direction des ressources humaine depuis janvier dernier. Et les attaques injustifiées à l’endroit de nos membres qui siègent aux instances de gouvernance (Commission des études et conseil d’administration) se multiplient, plombant la liberté académique et la collégialité dans l’établissement. Ce sont l’engagement et le dévouement du corps professoral qui commencent à être minés par les conflits, au détriment de la population étudiante », déplore Maria Mastorakos, présidente de la John Abbott College Faculty Association (JACFA–CSN).

En effet, dans un document récent obtenu par le syndicat par la Loi sur l’accès à l’information, quand la direction du Collège a demandé aux travailleuses et travailleurs de décrire la culture à John Abbott, les mots utilisés par les personnels ont souvent été accablants : toxique, tendue, problématique, oppressante, irrespectueuse, dysfonctionnelle, décourageante, démotivante, etc.

Le ministère doit intervenir

« Après des mois de tension qui pourrissent le climat, après les appels syndicaux au dialogue, il est temps que la ministre de l’Enseignement supérieur donne les moyens au Collège de pacifier ses relations de travail et sensibilise la direction », estime Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN).

Les revendications du syndicat tombent pourtant sous le sens : il souhaite que le Collège cesse les représailles auprès des enseignant·es siégeant aux instances de gouvernance, respecte ses obligations prévues à la convention en matière de ressources enseignantes à embaucher, négocie de bonne foi pour régler les nombreux griefs actifs, se dote d’un Service de ressources humaines fonctionnel avec une DRH qui choisit la discussion au lieu de forcer la judiciarisation de l’ensemble des enjeux de relations de travail.

« En choisissant la confrontation avec ses employé·es plutôt que de travailler à la recherche de solutions, la direction du Collège John Abott ruine la réputation de cet établissement cher à la communauté anglophone de l’Ouest de l’île de Montréal. Elle compromet ses possibilités de recruter du personnel », conclut Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des profs de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 47 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités, incluant des étudiant·es salarié·es. Elle est l’organisation syndicale la plus représentative de l’enseignement supérieur au Québec et constitue l’une des huit fédérations affiliées à la CSN.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM­–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

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Résultats trimestriels de Metro: le syndicat rappelle que l’entreprise a les moyens de régler le conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/resultats-trimestriels-de-metro-le-syndicat-rappelle-que-lentreprise-a-les-moyens-de-regler-le-conflit/ Wed, 12 Aug 2026 14:44:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118305 Alors que Metro inc. dévoile aujourd’hui ses résultats financiers du troisième trimestre de l’exercice 2026, le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, qui représente les 550 salarié-es en grève, rappelle que l’entreprise dispose des moyens nécessaires pour mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis mars.

Les résultats financiers font notamment état d’un manque à gagner de 66 millions de dollars après impôts, soit 0,32 $ par action, attribuable directement au conflit. Pour le syndicat, cette situation démontre une chose : plus la situation s’aggrave, plus les travailleuses et les travailleurs, mais aussi l’entreprise et ses actionnaires, en paient le prix.

 

Artisan de son propre malheur

Alors que le titre de Metro a également connu un recul au cours des dernières semaines et que le chiffre d’affaires est miné par le conflit, le syndicat estime que la direction doit assumer sa part de responsabilité dans l’impasse actuelle.

« Metro est l’artisan de son propre malheur. Nos demandes sont raisonnables et elles le sont depuis le début. Nous demandons des conditions de travail équitables, un rattrapage salarial qui nous permette de récupérer le pouvoir d’achat perdu en raison de l’inflation et une véritable reconnaissance de la contribution des employé-es au succès de l’entreprise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

 

Des décisions lourdes de conséquences

Le syndicat martèle que les travailleuses et les travailleurs ont largement contribué à la croissance et à la rentabilité de Metro au cours des dernières années. Ils ont été au cœur des activités de l’entreprise pendant la pandémie, alors que le secteur de l’alimentation connaissait une forte croissance et enregistrait des bénéfices importants.

« L’entreprise a choisi de délocaliser une partie de ses activités hors du Québec. Les coûts et les délais de transport ont ainsi explosé, laissant des tablettes vides dans plusieurs épiceries. Ce sont non seulement nos membres qui font les frais des décisions désastreuses de Metro, mais aussi le grand public », souligne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« La grève a clairement un impact important sur les profits de Metro. Pourtant, les travailleuses et les travailleurs de Metro ne demandent rien d’extravagant. Simplement de retrouver une partie du pouvoir d’achat perdu depuis 2020. Nous invitons donc la direction de Metro à revenir à la table de négociation avec une réelle volonté de parvenir à une entente et de mettre fin à ce conflit », conclut le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

 

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

 

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les travailleurs de Béton Provincial refusent de se faire acheter https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-beton-provincial-refusent-de-se-faire-acheter/ Tue, 07 Jul 2026 15:40:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118141 Appelés à se prononcer sur des offres de leur employeur pour la première fois après 19 mois de lockout, les travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et Longueuil ont massivement rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur.

L’entreprise d’André Bélanger proposait à chacun de ses employé-es un chèque de 10 000 $. En échange, ceux-ci devaient accepter des augmentations salariales faméliques, en plus de voir leur régime de retraite être démembré et leur assurance collective sérieusement amputée. Cette « proposition » a été rejetée à 95 % par les membres du syndicat au terme d’un vote tenu à scrutin secret.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance le président du syndicat, Jean-François Gagné. « Presque tous les membres étaient présents pour l’assemblée, y compris ceux qui ont fini par devoir se trouver un emploi ailleurs. Plusieurs auraient pu être tentés de prendre l’argent. Mais il en va des conditions de travail de l’ensemble de l’industrie du béton. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser Béton Provincial racheter toutes les usines, multiplier les lockouts et scrapper des conventions collectives au complet ! »

Comme plusieurs usines de béton appartenant auparavant au groupe Demix, celles de LaSalle et Longueuil, qui emploient 47 travailleurs, ont été rachetées par Béton Provincial en avril 2024. Quatre mois plus tard, le nouveau propriétaire exigeait de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout, rappelle le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. Notre fonds de grève et la solidarité du mouvement CSN permettent aux travailleurs de résister aux attaques de leur employeur et nous les soutiendrons jusqu’au bout. »

Rappelons qu’un deuxième lockout a été déclaré par Béton Provincial le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués avec la CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Première convention collective au PHI et Studio PHI https://www.csn.qc.ca/actualites/premiere-convention-collective-au-phi-et-studio-phi/ Tue, 23 Jun 2026 13:09:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118059 Au terme d’une assemblée générale tenue dimanche soir, les quelque 80 employé-es du PHI et Studio PHI ont adopté à 100 % leur première convention collective.

Le Syndicat national des employé-es de musées (FNCC–CSN), qui regroupe les sections Studio PHI et Fondation PHI pour l’art contemporain, obtient des avancées majeures dans cette première entente, notamment la mise en place d’une structure de rémunération incluant des principes de progression salariale innovants. Cette convention collective sonne par ailleurs la fin du modèle d’emploi contractuel, lequel sera remplacé par des postes à quarts fixes, qui offriront davantage de stabilité aux employé-es. Autre gain significatif : les salarié-es recevront, après chaque exposition, une prime correspondant à 1 % des revenus générés par celle-ci.

Cette convention collective de trois ans contribue à l’établissement de conditions de travail plus justes et équitables. Elle constitue aussi un jalon important pour les salarié-es du milieu culturel, notamment grâce à une hausse salariale atteignant 19 % sur la durée de l’entente pour certains membres.

« Cette entente marque un moment très important pour le milieu culturel québécois. L’abolition du modèle sous contrat, la mise en place de quarts fixes, les gains salariaux et la prime de fin d’exposition sont des avancées concrètes qui montrent qu’il est possible d’améliorer les conditions de travail dans un secteur en pleine mutation, tout en reconnaissant les personnes qui font vivre notre culture au quotidien », souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Cette première convention collective envoie un signal fort à l’ensemble du secteur culturel : les travailleuses et les travailleurs ont le pouvoir de se regrouper pour faire reconnaître leur travail et améliorer de manière tangible leurs conditions de travail », ajoute Annick Charette, présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN).

« Ce vote représente une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs du Studio PHI. Il témoigne de leur détermination à se faire entendre pour améliorer collectivement leurs conditions de travail. Nous saluons leur mobilisation ainsi que le travail du comité de négociation, qui ont permis d’en arriver à une entente à la hauteur de la contribution essentielle de nos membres à la vitalité culturelle montréalaise », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat national des employé-es de musées représente 80  du PHI et Studio PHI, situés à Montréal. Il est affilié à la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN) qui regroupe des syndicats autonomes de salarié-es ainsi que des travailleuses et des travailleurs contractuels de l’industrie des communications et de la culture, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Procès d’Amazon : les tentatives de syndicalisation étaient surveillées https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-les-tentatives-de-syndicalisation-etaient-surveillees/ Fri, 19 Jun 2026 14:37:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118044 Après avoir nié pendant de longues minutes qu’Amazon surveillait les activités syndicales dans ses entrepôts, Valérie Levesque, gestionnaire des «relations avec les employés», a fini par admettre du bout des lèvres que son équipe suit le niveau de satisfaction des salarié-es à l’aide d’une échelle allant de 1 à 5. Des événements comme la signature de cartes syndicales pourraient ainsi faire grimper l’indice de risque en passant de 5, «risque perçu», à 1, «risque imminent», explique-t-elle pendant son interrogatoire. 

Au sortir d’une séquence d’audiences de six jours au Tribunal administratif du travail (TAT), la CSN a continué de brosser le portrait du fonctionnement des entrepôts Amazon ainsi que des mécanismes de surveillance de la «satisfaction des employés». 

«Les contradictions s’accumulent et il devient de plus en plus difficile pour Amazon de prétendre que la fermeture de leurs entrepôts n’est pas une réponse directe à la syndicalisation», explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

Dans les derniers jours, le tribunal a également entendu le gestionnaire du Projet Maple, Rajkumar Chatterjee. Ce dernier a expliqué à la cour qu’Amazon, afin de faire face à la période achalandée de fin d’année, préfère sous-traiter ses activités plutôt que de payer pour l’ouverture de quarts supplémentaires. La CSN a aussi plaidé à l’encontre de l’ordonnance de non-divulgation, non-diffusion et non-publication visant plusieurs documents déposés au dossier et qui contiennent des renseignements pertinents à la résolution du litige. Les audiences ne reprendront qu’en décembre prochain. 

À propos
Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. 

La négociation en vue d’établir une première convention collective a commencé en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit actuellement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval. 

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Les membres rejettent massivement la dernière offre de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-rejettent-massivement-la-derniere-offre-de-lemployeur/ Thu, 18 Jun 2026 16:27:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118027 Lors d’une assemblée générale tenue ce 18 juin au matin, les membres du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN ont rejeté à 95 % la dernière offre déposée par l’employeur.

« Après douze semaines de grève, les travailleurs et les travailleuses ne veulent pas accepter un règlement au rabais. Même si nous n’avions pas d’obligation légale en ce sens, nous avons présenté la dernière offre de l’employeur et les membres l’ont fortement rejetée. Donc, pour nous, la partie patronale devra revoir ses propositions et les bonifier en conséquence », souligne le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, rappelle quant à lui que le Groupe Metro a amplement les moyens de répondre aux demandes du syndicat, en lien avec le pouvoir d’achat des salarié-es. « La croissance du chiffre d’affaires de Metro a atteint 28 % depuis 2019, leurs profits ont bondi de 39 %, l’argent est là et les employé-es veulent leur juste part. Nous serons à leurs côtés jusqu’à ce qu’ils obtiennent leur dû ».

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, « Metro, dont les profits ont dépassé le milliard de dollars en 2025, doit partager ces gains majeurs avec les employé-es qui sont à la base de cette incroyable croissance de l’entreprise. Le résultat du vote d’aujourd’hui devra les inciter à agir en ce sens ».

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

 

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Gains records pour les employé-es de Sucre Lantic https://www.csn.qc.ca/actualites/gains-records-pour-les-employe-es-de-sucre-lantic/ Thu, 11 Jun 2026 16:01:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117923 Après une période de mobilisation intensive, les 250 travailleuses et travailleurs de Sucre Lantic ont réussi à arracher des augmentations salariales de 30,4 % sur les cinq prochaines années, dont 12 % la première année. Le salaire médian atteindra ainsi 48,76 $ en 2030 et les salariés les mieux rémunérés toucheront 58,49 $.

« L’inflation des dernières années s’est accompagnée de profits substantiels pour Lantic. Notre objectif était de nous assurer que les travailleuses et les travailleurs touchent leur part du profit », explique Benoît Desrosiers, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Sucre Lantic–CSN.

Sucre Lantic est responsable de 50 % de la production de sucre canadien et son usine montréalaise est la plus importante au pays. Dans les cinq dernières années, le chiffre d’affaires de la compagnie a augmenté de 437 millions de dollars. L’entente inclut également une mise à niveau du régime de retraite à prestations déterminées ainsi que l’ajout d’une septième journée de congé de maladie.

« Depuis cinq ans, la haute direction s’était octroyé des augmentations faramineuses. Le syndicat leur a rappelé que ce sont les travailleuses et les travailleurs de la raffinerie qui permettent à Lantic de faire autant d’argent. Cette augmentation historique, elle est pleinement méritée », se réjouit la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce sont les augmentations de salaire les plus importantes du secteur agroalimentaire des dernières années. Grâce à cette négociation, les employé-es de Lantic seront les mieux rémunérés du secteur », ajoute Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Pour la première fois, l’unité générale, mais aussi celles qui s’occupent du raffinage du sucre et des laboratoires ont fait front commun et se sont dotées d’un mandat de grève en même temps. C’est cette solidarité, combinée à la combativité historique du STTSL, qui a permis d’obtenir ce règlement. », termine Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

Le 18 avril dernier, les trois syndicats représentant les travailleuses et les travailleurs de Lantic s’étaient munis d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

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Entente de principe acceptée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-lavo/ Fri, 29 May 2026 18:05:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117035 Réunis en assemblée générale ce 29 mai au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 87 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue dans la nuit du 28 mai 2026.

« Notre nouvelle convention collective contient des augmentations salariales de 6 % en 2025, 3,75 % en 2026, 3 % en 2027 et en 2028, puis 3,5 % en 2029, pour un total de 19,25 % sur 5 ans, applicable rétroactivement au 1er janvier 2025. Elle contient aussi une clause de protection annuelle contre l’indice des prix à la consommation (IPC) de 0,75 %. En plus de freiner tous les projets de reculs que l’employeur voulait nous imposer, nous avons également obtenu des ajustements salariaux de base pour plusieurs employé-es, afin d’arrimer leur rémunération au marché. Finalement, les parties s’engagent dans un processus de médiation préarbitrale visant à assainir les relations de travail et à régler les litiges encore en cours », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Quand on se bat pour améliorer nos conditions de travail et de vie, on le fait avec notre cœur et avec cette conviction de la juste cause. Tout au long de leur négociation, les membres du syndicat ont porté fièrement leurs convictions tout en luttant contre les reculs majeurs que l’employeur voulait imposer. Nous partageons leur satisfaction et nous sommes convaincus que leur contribution à ce combat pour de meilleures conditions de travail constitue une avancée pour toutes et tous dans leur secteur », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« Au nom de la FIM, à l’issue d’une longue et ardue négociation, je salue le travail acharné du syndicat qui vient tout juste d’accepter leur nouvelle convention collective dont les membres peuvent être fiers. Leur lutte pour maintenir leurs acquis et obtenir une bonification de leurs conditions d’emploi a porté ses fruits et nous sommes également heureux et satisfaits pour les travailleurs et les travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fière d’avoir soutenu la lutte des travailleurs et des travailleuses de chez Lavo. Après avoir tenu tête et manifesté leur détermination envers leur employeur, nous partageons la satisfaction des membres », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres affiliés à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). Celle-ci regroupe plus de 320 syndicats représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Procès d’Amazon : un haut dirigeant américain comparaît mercredi https://www.csn.qc.ca/actualites/proces-damazon-un-haut-dirigeant-americain-comparait-mercredi/ Tue, 19 May 2026 15:35:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115622 Après une pause de quelques semaines, les audiences du procès d’Amazon reprendront mercredi devant le Tribunal administratif du travail (TAT). David Alperson, vice-président d’Amazon Logistics, sera appelé à la barre des témoins. Le dirigeant américain, basé à Nashville et responsable de l’ensemble des opérations d’Amazon en matière de livraison du « dernier mile », devra expliquer à la juge Irène Zaïkoff en quoi la fermeture des sept entrepôts québécois de la multinationale américaine n’avait rien à voir avec le processus de syndicalisation y ayant cours.

Le rôle de David Alperson dans la fermeture des entrepôts d’Amazon a été maintes fois souligné lors de ce procès. Au cours de son témoignage, le président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, a décrit M. Alperson comme son supérieur immédiat. C’est à lui qu’il rendait des comptes lors de la réorganisation des opérations de la multinationale dans les semaines suivant la syndicalisation d’un premier centre de distribution au Canada.

M. Alperson, qui supervise l’ensemble des opérations de livraison d’Amazon en Amérique du Nord, était personnellement tenu au courant des travaux effectués par le « Project Maple », chargé de réorganiser le réseau d’entrepôts et de livraison à l’automne 2024.

Selon le témoignage de Jasmin Begagic, c’est David Alperson lui-même qui l’aurait avisé de la décision de fermer les sept entrepôts d’Amazon situés au Québec, entraînant ainsi la perte de plus de 4 500 emplois.

Un « vaste subterfuge »

Cette décision constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire à ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la CSN dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code du travail.

« Il est clair pour nous que la fermeture des entrepôts d’Amazon visait principalement à freiner la campagne de syndicalisation en cours et la conclusion d’une première convention collective en Amérique du Nord », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle demande également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

À propos

Le 19 avril 2024, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet 2024. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN dépose une plainte au Tribunal https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-une-plainte-au-tribunal/ Thu, 07 May 2026 10:56:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115051 Une plainte à l’endroit de Metro pour utilisation de briseurs de grève, entrave et ingérence dans les activités syndicales a été déposée, hier en fin de journée, auprès du Tribunal administratif du travail. La CSN et le syndicat représentant les 550 salarié-es du centre de distribution de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 reprochent à l’entreprise d’avoir eu recours à de nombreux briseurs de grève, en plus d’avoir recours à des agences de placement et autres sous-traitants, pour effectuer le travail de ses employé-es, en grève depuis le 30 mars dernier.

Cette plainte en vertu des articles 3, 12, 109.1 et 109.3 du Code du travail fait suite au rapport de deux inspectrices du ministère du Travail qui concluaient, le 22 avril dernier, que Metro avait eu recours à des briseurs de grève, en plus d’avoir outrepassé les mesures d’exception prévues dans le Code du travail en ayant recours à des briseurs de grève pour sortir de l’entrepôt de fruits et légumes des produits non périssables à court terme.

« Malgré les conclusions très claires du ministère du Travail, Metro continue de clamer qu’elle respecte les lois. Nous savons que c’est faux et nous en ferons la preuve devant le Tribunal : Metro, une entreprise bien de chez nous, a contrevenu au Code du travail en embauchant des briseurs de grève pour effectuer le travail de ses employé-es et ça, c’est illégal au Québec », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La plainte s’appuie notamment sur les nombreuses admissions faites lors de la visite des inspectrices du ministère du Travail par les gestionnaires du siège social et des deux entrepôts visés par la grève. Ces cadres avaient admis avoir embauché de la main-d’œuvre fournie par des agences de placement pour vider l’entrepôt de fruits et légumes de Laval et avoir intensifié le recours à la main-d’œuvre des magasins Metro indépendants pour remplacer les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1.  

La CSN et le syndicat réclament que le Tribunal ordonne à Metro de ne plus recourir à des briseurs de grève, en plus de sommes de 5000 $ en dommages moraux et de 5000 $ à titre de dommages punitifs.

« Les travailleurs et les travailleuses sont en colère : que Metro utilise des scabs, ça ne passe tout simplement pas. Pendant que Metro bafoue la loi, les avancées demeurent minimes à la table de négociation », déplore le président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, le groupe Metro a amplement les moyens de répondre au souhait des employé-es de retrouver leur pouvoir d’achat. « La croissance des dernières années a été fulgurante : une croissance du chiffre d’affaires de 28 % depuis 2019, des profits qui ont bondi de 39 %, pendant que les employé-es voyaient leur pouvoir d’achat reculer année après année », fait-il remarquer.

« En bafouant ainsi la loi, Metro se magasine une place au palmarès des pires employeurs de l’année, laisse tomber le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord. Metro, dont les profits ont dépassé le milliard de dollars en 2025, n’a pas à attendre de se faire rappeler à l’ordre par le Tribunal pour régler une convention qui reflète la contribution de ses employé-es à la croissance de l’entreprise. Il ne lui manque que la volonté de le faire. »

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es d’entretien de la STM votent en faveur de la recommandation du médiateur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-dentretien-de-la-stm-votent-en-faveur-de-la-recommandation-du-mediateur/ Mon, 27 Apr 2026 21:31:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114368 Rassemblés en assemblée générale le 26 avril, les employé-es d’entretien de la STM ont voté à 86 % en faveur de la recommandation du médiateur, mettant ainsi fin à une longue négociation avec la société de transport. Si la négociation a permis de freiner plusieurs demandes de recul de l’employeur, la lutte pour un financement adéquat du transport collectif doit se poursuivre pour assurer la pérennité des infrastructures de la STM.

Une négociation marquée par le sous-financement gouvernemental

La recommandation soumise aux parties par le médiateur, le 24 mars dernier, prévoit une augmentation salariale de 17,5 % sur 5 ans pour le groupe des métiers et de 16 % sur 5 ans pour le groupe de soutien, de même qu’une bonification du système de cumul et de reprise de temps et une amélioration du processus de grief et d’arbitrage. Le syndicat parvient aussi à freiner la majorité des demandes de recul de la STM, notamment en ce qui concerne la sous-traitance. La négociation des 2400 employé-es d’entretien aura duré plus de deux ans et aura nécessité la tenue de plusieurs jours de grève pour faire cheminer la STM. Cette négociation a été particulièrement difficile en raison du sous-financement chronique du transport collectif par le gouvernement. 

« Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette négociation n’a pas été de tout repos. Notre mobilisation a permis de freiner bien des demandes de recul dans nos conditions de travail. Nous avons été confrontés à la fermeture de l’employeur et au désintérêt du gouvernement envers le transport collectif tout au long de la négociation. On doit maintenant poursuivre la bataille pour l’avenir du transport collectif », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Alors que les infrastructures de la STM ont tellement besoin d’amour, il est pour le moins surprenant de voir à quel point cette négociation a été difficile. Le syndicat s’est tenu debout du début à la fin pour aller chercher la meilleure convention collective possible », de poursuivre la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Stéphanie Gratton.

Faire front pour une bonification du financement public du transport collectif

À quelques mois des élections, la CSN exige des engagements des partis politiques sur plusieurs enjeux, dont celui du transport collectif. La campagne Faire front pour le Québec se poursuit partout au Québec pour exiger des gestes concrets afin d’enclencher la transition juste. Les 1er et 2 mai prochain, des actions se tiendront un peu partout pour revendiquer un autre Québec.

« La négociation des employé-es d’entretien nous montre à quel point il est urgent de rehausser le financement du transport collectif. Plus de la moitié des stations du métro sont en mauvais état. Les gouvernements vont devoir en faire plus pour donner les moyens aux employé-es de la STM de bien entretenir les infrastructures et ainsi agir pour l’avenir de la planète », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

« Le gouvernement caquiste a une grande part de responsabilité dans cette négociation qui s’est prolongée. En menaçant d’utiliser sa Loi 14, il a invité la STM à s’asseoir sur ses mains plutôt que de négocier avec le syndicat. Par son manque d’intérêt pour le transport collectif, il a montré qu’il n’était pas à la hauteur. Pour la CSN, il est temps que les partis politiques s’engagent à bonifier le financement public du transport interurbain et du transport en commun des villes », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Metro utilise des briseurs de grève, conclut le ministère du Travail https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-utilise-des-briseurs-de-greve-conclut-le-ministere-du-travail/ Fri, 24 Apr 2026 11:37:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114194 Metro a contrevenu au Code du travail en employant des briseurs de grève : c’est le constat auquel parviennent deux inspectrices du ministère du Travail qui ont visité les installations de l’entreprise, le 3 avril dernier, quelques jours après le déclenchement d’une grève générale à l’entrepôt de fruits et légumes et à l’entrepôt Mérite 1.

« Pas plus tard qu’hier, le groupe Metro se targuait d’être une fière entreprise québécoise qui respecte la loi, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Sennevile. Nous avons la confirmation aujourd’hui que c’est faux : en plus d’utiliser tous les stratagèmes possibles pour contourner la loi, Metro a contrevenu à celle-ci en embauchant des briseurs de grève pour faire le travail de ses employé-es. »

L’enquête menée par le ministère du Travail constate également que Métro a outrepassé les mesures d’exception prévues dans le Code du travail en ayant recours à des briseurs de grève pour sortir de l’entrepôt de fruits et légumes des produits non-périssables à court terme.

« On avait de sérieux doutes que Metro ne pouvait honorer ses obligations sans avoir recours à des briseurs de grève. On en a aujourd’hui la confirmation. Cette attitude est décevante et révoltante. Que Metro vienne négocier à la table plutôt que de trouver tous les moyens pour enfreindre la loi », affirme le président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine.  

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Après un blitz intensif de sept journées consécutives, la grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le plan de contingence de Metro, un stratagème pour contourner la loi anti-briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-plan-de-contingence-de-metro-un-stratageme-pour-contourner-la-loi-anti-briseurs-de-greve/ Thu, 23 Apr 2026 12:56:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114155 En dépit du conflit de travail qui affecte son siège social et son entrepôt de fruits et légumes, le groupe Metro contourne allègrement les dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail afin d’approvisionner ses 670 magasins, dénonce la CSN.

Depuis 6 h ce matin, des centaines de grévistes de Metro manifestent devant les installations du groupe Courchesne Larose, à Anjou. Un point de presse du syndicat et de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, y sera tenu à 7 h 30 ce matin (9761, boulevard des Sciences, Anjou).

Depuis le début du conflit de travail, l’entreprise Courchesne Larose, grossiste en fruits et légumes, exploite le centre de distribution du boulevard Albert-Hudon, à Rivière-des-Prairies, au bénéfice du groupe Metro afin d’approvisionner les épiceries Metro, Super C et Adonis au Québec. Jusqu’à tout récemment, le centre Albert-Hudon appartenait au groupe Metro, qui l’utilisait pour la distribution de ses produits surgelés.

Pour la CSN, il s’agit d’un stratagème par lequel Metro profite des failles du Code du travail pour faire exécuter par un sous-traitant, dans un lieu distinct de ceux visés par le conflit de travail, les tâches normalement effectuées par ses 550 salarié-es, en grève depuis le 30 mars dernier.

La centrale syndicale a de bonnes raisons de croire que Metro a également utilisé, depuis le début du conflit, de « vrais » briseurs de grève, contrevenant ainsi aux dispositions du Code du travail. À la demande de la CSN, des inspectrices du ministère du Travail ont visité les lieux de travail le 2 avril dernier pour constater la situation.

« Le plan de contingence de Metro, c’est de trouver toutes les façons possibles pour contourner les dispositions anti-briseurs de grève afin de maintenir ses opérations. Le groupe Metro devrait plutôt concentrer ses énergies à la table de négociation et répondre adéquatement aux demandes des travailleuses et des travailleurs. » Caroline Senneville, présidente de la CSN

« On connaît nos installations. On connaît le monde de la distribution alimentaire. On sait très bien comment Metro s’y prend pour contourner la loi anti-scabs et pour tenter de nous intimider. Malgré cela, on constate des pénuries de fruits et légumes partout au Québec. Que Metro négocie sérieusement, on souhaite en arriver à un règlement satisfaisant rapidement. » Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN

« Metro encaisse des profits records : en six ans, le chiffre d’affaires a grimpé de 28 %, les profits ont augmenté de 39 % et les dividendes aux actionnaires de 56 %. Pour la même période, le salaire des employé-es n’a augmenté que de 11 %. Les employé-es veulent retrouver la perte de leur pouvoir d’achat, c’est tout à fait légitime. » Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN

« Chez Metro, le salaire d’entrée tourne autour de 20 $ l’heure. Un salaire dérisoire comparativement aux profits démesurés réalisés au cours des dernières années. Se faire offrir entre 1 et 2 % par année, c’est insultant. Les grévistes de Metro auront notre appui jusqu’à ce qu’une entente satisfaisante soit atteinte. » Chantale Ide, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN


À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Après un blitz intensif de sept journées consécutives, la grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Semaine d’action : Des gouvernements mauvais pour la santé https://www.csn.qc.ca/actualites/semaine-daction-des-gouvernements-mauvais-pour-la-sante/ Wed, 15 Apr 2026 18:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113677 La Coalition solidarité santé tient cette semaine des actions partout au Québec sous le thème « Des gouvernements mauvais pour la santé ». À Montréal, une centaine de personnes, principalement des travailleuses et travailleurs du réseau de la santé affilié au Conseil central du Montréal métropolitain — CSN et à l’APTS, mais également des groupes communautaires comme l’Union des consommateurs, se sont rassemblés aujourd’hui au pied du pont Jacques-Cartier pour porter leur message.

Pour la Coalition solidarité santé, les gouvernements qui se sont succédé depuis 30 ans partagent tous une part de responsabilité dans la situation actuelle. Ils ont tous contribué à fragiliser le réseau public, à fragmenter les services et à affaiblir le communautaire tout en mettant en place des conditions favorables à l’expansion du secteur privé. La coalition estime qu’un changement de cap s’impose, une vision largement partagée par la population.

« Depuis 30 ans, des politiciens se font élire en promettant de sauver le réseau public, mais à peine quelques années plus tard, ils laissent derrière eux un système encore plus mal en point, dénonce Hugo Vaillancourt, président de la Coalition Solidarité santé. Nous leur disons : les réformes placebo et les compressions toxiques, c’est assez ! Foutez la paix à celles et ceux qui tiennent ce réseau à bout de bras et donnez-leur donc les moyens d’accomplir leur travail pour une fois. Ça, ce serait un changement ! »

Pour appuyer ses revendications en faveur du renforcement du réseau public, la coalition a produit des tracts relatant certains constats réalisés par la firme de sondage Léger en décembre 2025. Par exemple :

  • 69 % des Québécoises et des Québécois s’opposent à l’idée de payer.
  • Une majorité considère que la santé ne doit pas être une source de profits.
  • Une personne sur quatre a éprouvé de la difficulté à accéder à un soin nécessaire. Un quart de ces personnes n’a jamais reçu de soins. 15 % d’entre elles estiment que leur état de santé s’est aggravé par manque d’accès.
  • 68 % voient en Santé Québec un monstre bureaucratique inefficace et 63 % croient que ses gestionnaires sont trop éloignés des véritables besoins sur le terrain.
  • 72 % des répondantes et répondants n’ont pas confiance envers les compagnies étrangères pour gérer les systèmes informatiques du réseau. Pourtant, l’État s’est placé en position de dépendance face à cinq grands géants américains du numérique.

Pour la Coalition solidarité santé, ce coup de sonde démontre que les gouvernements des 30 dernières années ne se sont pas attardés aux enjeux qui préoccupent véritablement la population. Bref, de réforme en réforme, ils ont refusé de s’attaquer à l’essentiel : financer les services et les soins adéquatement et assurer leur universalité sur tout le territoire. C’est pourtant ça la priorité des Québécoises et des Québécois.

À propos
La Coalition solidarité santé est un regroupement d’organisations communautaires, syndicales et citoyennes qui défend les principes de base de notre système de santé : gratuité, accessibilité, universalité et intégralité.

 

 

 

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Les employé-es d’entrepôt et du siège social de Metro rejettent les offres de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-dentrepot-et-du-siege-social-de-metro-rejettent-les-offres-de-lemployeur/ Thu, 02 Apr 2026 16:49:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113332 Alors que les pénuries en fruits et légumes se font déjà sentir dans plusieurs des 670 magasins du groupe Metro, les travailleuses et travailleurs du centre de distribution Metro Laval – le seul du genre au Québec appartenant à Metro –, du siège social ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies, ont rejeté à l’unanimité les offres salariales lors d’une assemblée générale tenue ce matin. 

Déposées par l’employeur avant le déclenchement de la grève lundi, les offres salariales du groupe Metro se situent à 11 % sur six ans. Les bas salarié-es, soit ceux qui n’ont pas atteint encore atteint le maximum de leur échelle salariale, n’auraient droit qu’à 1 % par année.

« Les gens sont en colère », témoigne le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine. « L’inflation des dernières années a été très dure pour nos membres. On s’est appauvris considérablement, pendant que le groupe Metro multipliait les profits en profitant de la hausse du panier d’épicerie. On mérite notre part et on va continuer notre combat ! Depuis le déclenchement de la grève, nous avons réitéré notre entière disponibilité. Malheureusement, l’employeur n’a toujours pas accepté notre invitation à reprendre les travaux à la table de négociation. »

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de « chauffeurs inc. », à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, rappelle à quel point les dernières années ont été fructueuses pour le groupe Metro. « En six ans, le chiffre d’affaires a grimpé de 28 %, les profits ont augmenté de 39 % et les dividendes aux actionnaires de 56 %. Les salaires des employé-es, pour la même période ? Seulement 11 %. »

Une telle situation financière permet largement au groupe Metro de répondre aux demandes salariales de ses salarié-es, enchaîne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. « Chez Metro, le salaire d’entrée tourne autour de 20 $ l’heure. Un salaire dérisoire comparativement aux profits démesurés réalisés au cours des dernières années. Se faire offrir entre 1 et 2 % par année, c’est insultant. Les grévistes de Metro auront notre appui jusqu’à ce qu’une entente satisfaisante soit atteinte. »


À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier, après un blitz intensif de sept journées consécutives.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Groupe Metro : grève à l’entrepôt de fruits et légumes et au siège social https://www.csn.qc.ca/actualites/groupe-metro-greve-a-lentrepot-de-fruits-et-legumes-et-au-siege-social/ Mon, 30 Mar 2026 14:23:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113181 Les emplettes en vue du congé pascal pour la clientèle du groupe Metro seront compliquées, en particulier pour les fruits et légumes. Les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval – le seul du genre au Québec appartenant à Metro – du siège social ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies, ont déclenché la grève, tôt ce matin, insatisfaits de l’état des discussions après un blitz de sept journées de négociation.

À quelques jours du congé pascal, l’une des périodes les plus achalandées, ce conflit de travail affectera grandement l’approvisionnement des 1000 magasins du groupe Metro à travers le Québec, particulièrement en produits frais.

« Nous avons mis toutes nos énergies pour en arriver à un règlement au courant du week-end », souligne le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine. « Nous avons retiré plusieurs demandes pour nous concentrer sur nos priorités, nous avons fait plusieurs contre-propositions, mais, malgré cela, l’employeur demeure à des années-lumière de ce que les travailleuses et les travailleurs souhaitent obtenir, soit un rattrapage important du pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années. »

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de « chauffeurs inc. », à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que le salaire d’entrée à l’entrepôt (à 20,29 $ l’heure) et au siège social (à 19,88 $ l’heure) ne permet pas aux employé-es d’affronter la hausse du coût de la vie des dernières années. « Metro est une entreprise québécoise qui a amplement profité, au fil des ans, de la montée du prix du panier d’épicerie. Il est temps que ces profits soient partagés avec les travailleurs et les travailleuses qui ont rendu possible cette croissance.

« Depuis 2019, le chiffre d’affaires a crû de 28 % et les profits ont augmenté de 39 % », indique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Les dividendes aux actionnaires ont progressé de 56 %, alors que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a bénéficié d’une augmentation salariale de 37 %. Pour cette même période, les employé-es n’ont eu droit qu’à 11 % d’augmentation salariale. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, souligne pour sa part que les grévistes/lock-outés de Metro pourront compter sur l’appui de l’ensemble du mouvement CSN pendant toute la durée du conflit. « À la CSN, la solidarité est forte et notre fonds de défense professionnelle nous permet de répondre à l’intransigeance des employeurs. Tant que les travailleuses et les travailleurs de Metro n’auront pas obtenu une entente satisfaisante, ils pourront compter sur tout notre soutien ! »

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté 
à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Vote et déclenchement de grève générale illimitée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-et-declenchement-de-greve-generale-illimitee-chez-lavo/ Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113103 Réunis en assemblée générale ce 26 mars au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève générale illimitée qui sera déclenché dès ce vendredi 27 mars 2026.

« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites “finales” de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La FEESP–CSN dénonce une situation intenable dans nos écoles https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-une-situation-intenable-dans-nos-ecoles/ Wed, 25 Mar 2026 15:18:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113012 À peine une semaine après le dévoilement du budget de la CAQ, prévoyant moins de 1% d’investissement en éducation primaire et secondaire publique, la Santé publique de Montréal dévoile une hausse inquiétante de la violence envers les filles dans nos écoles. Des chiffres troublants dans le contexte où le personnel de soutien dévoilait, il y a quelques mois, des chiffres similaires concernant la violence subie par le personnel. Manque de ressources ; budget insuffisant ; personnel à bout de souffle et élèves victimes de violence : notre système d’éducation est une poudrière et la CAQ joue avec des allumettes.

« Notre réseau public manque déjà de ressources, dénonce Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). On se remet à peine des allers et retours d’un demi-milliard de l’été dernier. Notre personnel est de plus en plus victime de violence, sous toutes ses formes, et on apprend, sans grande surprise, que la violence envers les filles augmente dans nos écoles. Et la réponse de la CAQ : donner des miettes au réseau! »

« On l’a dit ; les profs l’ont dit ; les professionnel-les l’ont dit ; les directions le disent, mêmes les élèves le disent : le réseau de l’éducation n’a plus aucun moyen, il n’y a nulle part où couper. Comment voulez-vous qu’on aide les élèves victimes de violence si on n’a pas le personnel suffisant pour même assurer le service de base », poursuit Annie Charland.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec se targuait d’octroyer un financement à hauteur de 2,4 % pour l’éducation. Or, en regardant plus attentivement le budget, on constate que seul 0,9 % d’augmentation est prévu pour les centres de services et les commissions scolaires. La balance de l’enveloppe globale de l’éducation est affectée à d’autres programmes ou projets.

« Au-delà du débat de chiffres, on n’a toujours pas les sommes suffisantes pour remplir adéquatement la mission du réseau et aider nos jeunes. Il faut comprendre que, depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le réseau de l’éducation est mis à mal. La CAQ le démonte tranquillement, à coups de gel d’embauche, de sous-financement chronique, de laisser-aller de nos établissements et d’improvisation. Il est grand temps que nous passions à autre chose et que les Québécoises et les Québécois aient un gouvernement qui pense à l’avenir et qui investit massivement en éducation. Il en va de la santé et de la sécurité de nos enfants », conclut Annie Charland.

 

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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La recommandation du médiateur sera présentée aux 2400 employé-es d’entretien de la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/la-recommandation-du-mediateur-sera-presentee-aux-2400-employe-es-dentretien-de-la-stm/ Tue, 24 Mar 2026 15:29:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112991 Une entente de principe sur la base d’une recommandation du médiateur est intervenue ce matin dans la négociation des 2400 employé-es d’entretien de la STM. Le Syndicat du transport de Montréal–CSN présentera cette entente en assemblée générale dans les prochaines semaines.

Les négociations intensives en conciliation ont permis de rapprocher les parties dans les derniers jours. Certains éléments du protocole de retour au travail restent à négocier avec l’employeur. Rappelons que cette négociation dure depuis plus de deux ans et que les employé-es d’entretien ont exercé plusieurs jours de grève, notamment afin de freiner le recours à la sous-traitance par la STM. Cette négociation a été particulièrement difficile en raison du sous-financement gouvernemental chronique du transport collectif.  

« Les discussions ont été longues et ardues. Nous avons mis tous les efforts possibles pour obtenir le règlement le plus satisfaisant pour les employé-es d’entretien de la STM dans le contexte actuel. Ce sera maintenant aux membres de voter sur cette entente », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

La CSN n’accordera pas d’entrevues d’ici la présentation de l’entente de principe aux membres.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN s’oppose à un interdit de publication https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-soppose-a-un-interdit-de-publication/ Mon, 16 Mar 2026 19:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112702 Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter de demain devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des stratégies d’affaires de la multinationale contenues dans des documents déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, plusieurs de ces informations financières et opérationnelles sont au cœur du litige, ne serait-ce parce qu’elles démontrent qu’Amazon avait un plan d’expansion de ses opérations de distribution au Québec. L’analyse financière au cœur de la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts doit également pouvoir être soumise à un examen public, argue la centrale syndicale.

La décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code. « Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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