Montréal métropolitain – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 27 Apr 2026 21:31:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Montréal métropolitain – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les employé-es d’entretien de la STM votent en faveur de la recommandation du médiateur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-dentretien-de-la-stm-votent-en-faveur-de-la-recommandation-du-mediateur/ Mon, 27 Apr 2026 21:31:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114368 Rassemblés en assemblée générale le 26 avril, les employé-es d’entretien de la STM ont voté à 86 % en faveur de la recommandation du médiateur, mettant ainsi fin à une longue négociation avec la société de transport. Si la négociation a permis de freiner plusieurs demandes de recul de l’employeur, la lutte pour un financement adéquat du transport collectif doit se poursuivre pour assurer la pérennité des infrastructures de la STM.

Une négociation marquée par le sous-financement gouvernemental

La recommandation soumise aux parties par le médiateur, le 24 mars dernier, prévoit une augmentation salariale de 17,5 % sur 5 ans pour le groupe des métiers et de 16 % sur 5 ans pour le groupe de soutien, de même qu’une bonification du système de cumul et de reprise de temps et une amélioration du processus de grief et d’arbitrage. Le syndicat parvient aussi à freiner la majorité des demandes de recul de la STM, notamment en ce qui concerne la sous-traitance. La négociation des 2400 employé-es d’entretien aura duré plus de deux ans et aura nécessité la tenue de plusieurs jours de grève pour faire cheminer la STM. Cette négociation a été particulièrement difficile en raison du sous-financement chronique du transport collectif par le gouvernement. 

« Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette négociation n’a pas été de tout repos. Notre mobilisation a permis de freiner bien des demandes de recul dans nos conditions de travail. Nous avons été confrontés à la fermeture de l’employeur et au désintérêt du gouvernement envers le transport collectif tout au long de la négociation. On doit maintenant poursuivre la bataille pour l’avenir du transport collectif », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Alors que les infrastructures de la STM ont tellement besoin d’amour, il est pour le moins surprenant de voir à quel point cette négociation a été difficile. Le syndicat s’est tenu debout du début à la fin pour aller chercher la meilleure convention collective possible », de poursuivre la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), Stéphanie Gratton.

Faire front pour une bonification du financement public du transport collectif

À quelques mois des élections, la CSN exige des engagements des partis politiques sur plusieurs enjeux, dont celui du transport collectif. La campagne Faire front pour le Québec se poursuit partout au Québec pour exiger des gestes concrets afin d’enclencher la transition juste. Les 1er et 2 mai prochain, des actions se tiendront un peu partout pour revendiquer un autre Québec.

« La négociation des employé-es d’entretien nous montre à quel point il est urgent de rehausser le financement du transport collectif. Plus de la moitié des stations du métro sont en mauvais état. Les gouvernements vont devoir en faire plus pour donner les moyens aux employé-es de la STM de bien entretenir les infrastructures et ainsi agir pour l’avenir de la planète », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

« Le gouvernement caquiste a une grande part de responsabilité dans cette négociation qui s’est prolongée. En menaçant d’utiliser sa Loi 14, il a invité la STM à s’asseoir sur ses mains plutôt que de négocier avec le syndicat. Par son manque d’intérêt pour le transport collectif, il a montré qu’il n’était pas à la hauteur. Pour la CSN, il est temps que les partis politiques s’engagent à bonifier le financement public du transport interurbain et du transport en commun des villes », de conclure la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Metro utilise des briseurs de grève, conclut le ministère du Travail https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-utilise-des-briseurs-de-greve-conclut-le-ministere-du-travail/ Fri, 24 Apr 2026 11:37:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114194 Metro a contrevenu au Code du travail en employant des briseurs de grève : c’est le constat auquel parviennent deux inspectrices du ministère du Travail qui ont visité les installations de l’entreprise, le 3 avril dernier, quelques jours après le déclenchement d’une grève générale à l’entrepôt de fruits et légumes et à l’entrepôt Mérite 1.

« Pas plus tard qu’hier, le groupe Metro se targuait d’être une fière entreprise québécoise qui respecte la loi, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Sennevile. Nous avons la confirmation aujourd’hui que c’est faux : en plus d’utiliser tous les stratagèmes possibles pour contourner la loi, Metro a contrevenu à celle-ci en embauchant des briseurs de grève pour faire le travail de ses employé-es. »

L’enquête menée par le ministère du Travail constate également que Métro a outrepassé les mesures d’exception prévues dans le Code du travail en ayant recours à des briseurs de grève pour sortir de l’entrepôt de fruits et légumes des produits non-périssables à court terme.

« On avait de sérieux doutes que Metro ne pouvait honorer ses obligations sans avoir recours à des briseurs de grève. On en a aujourd’hui la confirmation. Cette attitude est décevante et révoltante. Que Metro vienne négocier à la table plutôt que de trouver tous les moyens pour enfreindre la loi », affirme le président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine.  

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Après un blitz intensif de sept journées consécutives, la grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le plan de contingence de Metro, un stratagème pour contourner la loi anti-briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-plan-de-contingence-de-metro-un-stratageme-pour-contourner-la-loi-anti-briseurs-de-greve/ Thu, 23 Apr 2026 12:56:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114155 En dépit du conflit de travail qui affecte son siège social et son entrepôt de fruits et légumes, le groupe Metro contourne allègrement les dispositions anti-briseurs de grève du Code du travail afin d’approvisionner ses 670 magasins, dénonce la CSN.

Depuis 6 h ce matin, des centaines de grévistes de Metro manifestent devant les installations du groupe Courchesne Larose, à Anjou. Un point de presse du syndicat et de la présidente de la CSN, Caroline Senneville, y sera tenu à 7 h 30 ce matin (9761, boulevard des Sciences, Anjou).

Depuis le début du conflit de travail, l’entreprise Courchesne Larose, grossiste en fruits et légumes, exploite le centre de distribution du boulevard Albert-Hudon, à Rivière-des-Prairies, au bénéfice du groupe Metro afin d’approvisionner les épiceries Metro, Super C et Adonis au Québec. Jusqu’à tout récemment, le centre Albert-Hudon appartenait au groupe Metro, qui l’utilisait pour la distribution de ses produits surgelés.

Pour la CSN, il s’agit d’un stratagème par lequel Metro profite des failles du Code du travail pour faire exécuter par un sous-traitant, dans un lieu distinct de ceux visés par le conflit de travail, les tâches normalement effectuées par ses 550 salarié-es, en grève depuis le 30 mars dernier.

La centrale syndicale a de bonnes raisons de croire que Metro a également utilisé, depuis le début du conflit, de « vrais » briseurs de grève, contrevenant ainsi aux dispositions du Code du travail. À la demande de la CSN, des inspectrices du ministère du Travail ont visité les lieux de travail le 2 avril dernier pour constater la situation.

« Le plan de contingence de Metro, c’est de trouver toutes les façons possibles pour contourner les dispositions anti-briseurs de grève afin de maintenir ses opérations. Le groupe Metro devrait plutôt concentrer ses énergies à la table de négociation et répondre adéquatement aux demandes des travailleuses et des travailleurs. » Caroline Senneville, présidente de la CSN

« On connaît nos installations. On connaît le monde de la distribution alimentaire. On sait très bien comment Metro s’y prend pour contourner la loi anti-scabs et pour tenter de nous intimider. Malgré cela, on constate des pénuries de fruits et légumes partout au Québec. Que Metro négocie sérieusement, on souhaite en arriver à un règlement satisfaisant rapidement. » Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN

« Metro encaisse des profits records : en six ans, le chiffre d’affaires a grimpé de 28 %, les profits ont augmenté de 39 % et les dividendes aux actionnaires de 56 %. Pour la même période, le salaire des employé-es n’a augmenté que de 11 %. Les employé-es veulent retrouver la perte de leur pouvoir d’achat, c’est tout à fait légitime. » Serge Monette, président de la Fédération du commerce–CSN

« Chez Metro, le salaire d’entrée tourne autour de 20 $ l’heure. Un salaire dérisoire comparativement aux profits démesurés réalisés au cours des dernières années. Se faire offrir entre 1 et 2 % par année, c’est insultant. Les grévistes de Metro auront notre appui jusqu’à ce qu’une entente satisfaisante soit atteinte. » Chantale Ide, secrétaire générale du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN


À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. Après un blitz intensif de sept journées consécutives, la grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Semaine d’action : Des gouvernements mauvais pour la santé https://www.csn.qc.ca/actualites/semaine-daction-des-gouvernements-mauvais-pour-la-sante/ Wed, 15 Apr 2026 18:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113677 La Coalition solidarité santé tient cette semaine des actions partout au Québec sous le thème « Des gouvernements mauvais pour la santé ». À Montréal, une centaine de personnes, principalement des travailleuses et travailleurs du réseau de la santé affilié au Conseil central du Montréal métropolitain — CSN et à l’APTS, mais également des groupes communautaires comme l’Union des consommateurs, se sont rassemblés aujourd’hui au pied du pont Jacques-Cartier pour porter leur message.

Pour la Coalition solidarité santé, les gouvernements qui se sont succédé depuis 30 ans partagent tous une part de responsabilité dans la situation actuelle. Ils ont tous contribué à fragiliser le réseau public, à fragmenter les services et à affaiblir le communautaire tout en mettant en place des conditions favorables à l’expansion du secteur privé. La coalition estime qu’un changement de cap s’impose, une vision largement partagée par la population.

« Depuis 30 ans, des politiciens se font élire en promettant de sauver le réseau public, mais à peine quelques années plus tard, ils laissent derrière eux un système encore plus mal en point, dénonce Hugo Vaillancourt, président de la Coalition Solidarité santé. Nous leur disons : les réformes placebo et les compressions toxiques, c’est assez ! Foutez la paix à celles et ceux qui tiennent ce réseau à bout de bras et donnez-leur donc les moyens d’accomplir leur travail pour une fois. Ça, ce serait un changement ! »

Pour appuyer ses revendications en faveur du renforcement du réseau public, la coalition a produit des tracts relatant certains constats réalisés par la firme de sondage Léger en décembre 2025. Par exemple :

  • 69 % des Québécoises et des Québécois s’opposent à l’idée de payer.
  • Une majorité considère que la santé ne doit pas être une source de profits.
  • Une personne sur quatre a éprouvé de la difficulté à accéder à un soin nécessaire. Un quart de ces personnes n’a jamais reçu de soins. 15 % d’entre elles estiment que leur état de santé s’est aggravé par manque d’accès.
  • 68 % voient en Santé Québec un monstre bureaucratique inefficace et 63 % croient que ses gestionnaires sont trop éloignés des véritables besoins sur le terrain.
  • 72 % des répondantes et répondants n’ont pas confiance envers les compagnies étrangères pour gérer les systèmes informatiques du réseau. Pourtant, l’État s’est placé en position de dépendance face à cinq grands géants américains du numérique.

Pour la Coalition solidarité santé, ce coup de sonde démontre que les gouvernements des 30 dernières années ne se sont pas attardés aux enjeux qui préoccupent véritablement la population. Bref, de réforme en réforme, ils ont refusé de s’attaquer à l’essentiel : financer les services et les soins adéquatement et assurer leur universalité sur tout le territoire. C’est pourtant ça la priorité des Québécoises et des Québécois.

À propos
La Coalition solidarité santé est un regroupement d’organisations communautaires, syndicales et citoyennes qui défend les principes de base de notre système de santé : gratuité, accessibilité, universalité et intégralité.

 

 

 

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Les employé-es d’entrepôt et du siège social de Metro rejettent les offres de l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-dentrepot-et-du-siege-social-de-metro-rejettent-les-offres-de-lemployeur/ Thu, 02 Apr 2026 16:49:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113332 Alors que les pénuries en fruits et légumes se font déjà sentir dans plusieurs des 670 magasins du groupe Metro, les travailleuses et travailleurs du centre de distribution Metro Laval – le seul du genre au Québec appartenant à Metro –, du siège social ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies, ont rejeté à l’unanimité les offres salariales lors d’une assemblée générale tenue ce matin. 

Déposées par l’employeur avant le déclenchement de la grève lundi, les offres salariales du groupe Metro se situent à 11 % sur six ans. Les bas salarié-es, soit ceux qui n’ont pas atteint encore atteint le maximum de leur échelle salariale, n’auraient droit qu’à 1 % par année.

« Les gens sont en colère », témoigne le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine. « L’inflation des dernières années a été très dure pour nos membres. On s’est appauvris considérablement, pendant que le groupe Metro multipliait les profits en profitant de la hausse du panier d’épicerie. On mérite notre part et on va continuer notre combat ! Depuis le déclenchement de la grève, nous avons réitéré notre entière disponibilité. Malheureusement, l’employeur n’a toujours pas accepté notre invitation à reprendre les travaux à la table de négociation. »

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de « chauffeurs inc. », à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, rappelle à quel point les dernières années ont été fructueuses pour le groupe Metro. « En six ans, le chiffre d’affaires a grimpé de 28 %, les profits ont augmenté de 39 % et les dividendes aux actionnaires de 56 %. Les salaires des employé-es, pour la même période ? Seulement 11 %. »

Une telle situation financière permet largement au groupe Metro de répondre aux demandes salariales de ses salarié-es, enchaîne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. « Chez Metro, le salaire d’entrée tourne autour de 20 $ l’heure. Un salaire dérisoire comparativement aux profits démesurés réalisés au cours des dernières années. Se faire offrir entre 1 et 2 % par année, c’est insultant. Les grévistes de Metro auront notre appui jusqu’à ce qu’une entente satisfaisante soit atteinte. »


À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier, après un blitz intensif de sept journées consécutives.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Groupe Metro : grève à l’entrepôt de fruits et légumes et au siège social https://www.csn.qc.ca/actualites/groupe-metro-greve-a-lentrepot-de-fruits-et-legumes-et-au-siege-social/ Mon, 30 Mar 2026 14:23:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113181 Les emplettes en vue du congé pascal pour la clientèle du groupe Metro seront compliquées, en particulier pour les fruits et légumes. Les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval – le seul du genre au Québec appartenant à Metro – du siège social ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies, ont déclenché la grève, tôt ce matin, insatisfaits de l’état des discussions après un blitz de sept journées de négociation.

À quelques jours du congé pascal, l’une des périodes les plus achalandées, ce conflit de travail affectera grandement l’approvisionnement des 1000 magasins du groupe Metro à travers le Québec, particulièrement en produits frais.

« Nous avons mis toutes nos énergies pour en arriver à un règlement au courant du week-end », souligne le président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, Matthieu Lafontaine. « Nous avons retiré plusieurs demandes pour nous concentrer sur nos priorités, nous avons fait plusieurs contre-propositions, mais, malgré cela, l’employeur demeure à des années-lumière de ce que les travailleuses et les travailleurs souhaitent obtenir, soit un rattrapage important du pouvoir d’achat perdu au cours des dernières années. »

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de « chauffeurs inc. », à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

La présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que le salaire d’entrée à l’entrepôt (à 20,29 $ l’heure) et au siège social (à 19,88 $ l’heure) ne permet pas aux employé-es d’affronter la hausse du coût de la vie des dernières années. « Metro est une entreprise québécoise qui a amplement profité, au fil des ans, de la montée du prix du panier d’épicerie. Il est temps que ces profits soient partagés avec les travailleurs et les travailleuses qui ont rendu possible cette croissance.

« Depuis 2019, le chiffre d’affaires a crû de 28 % et les profits ont augmenté de 39 % », indique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Les dividendes aux actionnaires ont progressé de 56 %, alors que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a bénéficié d’une augmentation salariale de 37 %. Pour cette même période, les employé-es n’ont eu droit qu’à 11 % d’augmentation salariale. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, souligne pour sa part que les grévistes/lock-outés de Metro pourront compter sur l’appui de l’ensemble du mouvement CSN pendant toute la durée du conflit. « À la CSN, la solidarité est forte et notre fonds de défense professionnelle nous permet de répondre à l’intransigeance des employeurs. Tant que les travailleuses et les travailleurs de Metro n’auront pas obtenu une entente satisfaisante, ils pourront compter sur tout notre soutien ! »

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté 
à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Vote et déclenchement de grève générale illimitée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-et-declenchement-de-greve-generale-illimitee-chez-lavo/ Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113103 Réunis en assemblée générale ce 26 mars au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève générale illimitée qui sera déclenché dès ce vendredi 27 mars 2026.

« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites “finales” de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La FEESP–CSN dénonce une situation intenable dans nos écoles https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-une-situation-intenable-dans-nos-ecoles/ Wed, 25 Mar 2026 15:18:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113012 À peine une semaine après le dévoilement du budget de la CAQ, prévoyant moins de 1% d’investissement en éducation primaire et secondaire publique, la Santé publique de Montréal dévoile une hausse inquiétante de la violence envers les filles dans nos écoles. Des chiffres troublants dans le contexte où le personnel de soutien dévoilait, il y a quelques mois, des chiffres similaires concernant la violence subie par le personnel. Manque de ressources ; budget insuffisant ; personnel à bout de souffle et élèves victimes de violence : notre système d’éducation est une poudrière et la CAQ joue avec des allumettes.

« Notre réseau public manque déjà de ressources, dénonce Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). On se remet à peine des allers et retours d’un demi-milliard de l’été dernier. Notre personnel est de plus en plus victime de violence, sous toutes ses formes, et on apprend, sans grande surprise, que la violence envers les filles augmente dans nos écoles. Et la réponse de la CAQ : donner des miettes au réseau! »

« On l’a dit ; les profs l’ont dit ; les professionnel-les l’ont dit ; les directions le disent, mêmes les élèves le disent : le réseau de l’éducation n’a plus aucun moyen, il n’y a nulle part où couper. Comment voulez-vous qu’on aide les élèves victimes de violence si on n’a pas le personnel suffisant pour même assurer le service de base », poursuit Annie Charland.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec se targuait d’octroyer un financement à hauteur de 2,4 % pour l’éducation. Or, en regardant plus attentivement le budget, on constate que seul 0,9 % d’augmentation est prévu pour les centres de services et les commissions scolaires. La balance de l’enveloppe globale de l’éducation est affectée à d’autres programmes ou projets.

« Au-delà du débat de chiffres, on n’a toujours pas les sommes suffisantes pour remplir adéquatement la mission du réseau et aider nos jeunes. Il faut comprendre que, depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le réseau de l’éducation est mis à mal. La CAQ le démonte tranquillement, à coups de gel d’embauche, de sous-financement chronique, de laisser-aller de nos établissements et d’improvisation. Il est grand temps que nous passions à autre chose et que les Québécoises et les Québécois aient un gouvernement qui pense à l’avenir et qui investit massivement en éducation. Il en va de la santé et de la sécurité de nos enfants », conclut Annie Charland.

 

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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La recommandation du médiateur sera présentée aux 2400 employé-es d’entretien de la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/la-recommandation-du-mediateur-sera-presentee-aux-2400-employe-es-dentretien-de-la-stm/ Tue, 24 Mar 2026 15:29:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112991 Une entente de principe sur la base d’une recommandation du médiateur est intervenue ce matin dans la négociation des 2400 employé-es d’entretien de la STM. Le Syndicat du transport de Montréal–CSN présentera cette entente en assemblée générale dans les prochaines semaines.

Les négociations intensives en conciliation ont permis de rapprocher les parties dans les derniers jours. Certains éléments du protocole de retour au travail restent à négocier avec l’employeur. Rappelons que cette négociation dure depuis plus de deux ans et que les employé-es d’entretien ont exercé plusieurs jours de grève, notamment afin de freiner le recours à la sous-traitance par la STM. Cette négociation a été particulièrement difficile en raison du sous-financement gouvernemental chronique du transport collectif.  

« Les discussions ont été longues et ardues. Nous avons mis tous les efforts possibles pour obtenir le règlement le plus satisfaisant pour les employé-es d’entretien de la STM dans le contexte actuel. Ce sera maintenant aux membres de voter sur cette entente », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

La CSN n’accordera pas d’entrevues d’ici la présentation de l’entente de principe aux membres.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN s’oppose à un interdit de publication https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-soppose-a-un-interdit-de-publication/ Mon, 16 Mar 2026 19:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112702 Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter de demain devant le Tribunal administratif du travail (TAT).

La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des stratégies d’affaires de la multinationale contenues dans des documents déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, plusieurs de ces informations financières et opérationnelles sont au cœur du litige, ne serait-ce parce qu’elles démontrent qu’Amazon avait un plan d’expansion de ses opérations de distribution au Québec. L’analyse financière au cœur de la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts doit également pouvoir être soumise à un examen public, argue la centrale syndicale.

La décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code. « Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es de l’entrepôt fruits et légumes du groupe Metro votent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-lentrepot-fruits-et-legumes-du-groupe-metro-votent-la-greve/ Mon, 16 Mar 2026 16:54:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112697 Un conflit de travail pourrait affecter la livraison de fruits et légumes auprès des 1000 magasins du groupe Metro : les employé-es du centre de distribution Metro Laval, le seul du genre appartenant à Metro au Québec, ont voté la grève à 97 % lors d’une assemblée générale tenue hier.

Comme leur dernière convention collective a été négociée avant la pandémie et que l’inflation a depuis frappé de plein fouet, les 550 travailleuses et travailleurs demandent un rattrapage salarial important. Des questions liées à la sous-traitance du transport dans un contexte de chauffeurs inc., à la santé et la sécurité au travail et à la protection du télétravail pour les employé-es du siège social sont également en jeu.

« Les travailleuses et les travailleurs sont tannés du manque d’indications de l’employeur quant aux augmentations salariales. Aucune offre salariale n’a été déposée encore. Avec un tel mandat de grève, on envoie un message très clair : on veut retrouver le pouvoir d’achat qu’on a perdu au cours des dernières années », indique Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN.

La situation financière du groupe Metro est des plus reluisantes, souligne le syndicat. Depuis 2019, le chiffre d’affaires a crû de 28 % et les profits ont augmenté de 39 %. Les dividendes aux actionnaires ont progressé de 56 %, alors que le président et chef de la direction du groupe, Eric La Flèche, a profité d’une augmentation salariale de 37 %.

Les salaires des employé-es du centre de distribution et du siège social, eux, n’ont progressé que de 11 % au cours de la même période, dénoncent des affiches syndicales placardées à l’entrepôt au cours des derniers jours.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, il est clair que le groupe a la capacité financière pour répondre aux demandes des salarié-es. « Metro est une entreprise québécoise en pleine santé. Sa rentabilité est le résultat direct de l’engagement et du travail de ses employé-es. Ceux-ci méritent leur part de cet enrichissement. »

« Il est temps que le groupe Metro dépose des offres salariales sérieuses à la table de négociation », affirme le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. « La forte participation et la hauteur du vote de grève d’hier confirment que les travailleuses et les travailleurs sont déterminés à retrouver leur pouvoir d’achat. Ils peuvent compter sur toute la solidarité CSN pour atteindre cet objectif ! »

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite-1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et le Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le personnel administratif du CIUSSS du CODIM en voie de se syndiquer https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-administratif-du-ciusss-du-codim-en-voie-de-se-syndiquer/ Mon, 09 Mar 2026 11:02:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112508 Le Syndicat du personnel de bureau, des techniciens et techniciennes et des professionnel-les de l’administration du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal–CSN a déposé vendredi une requête en accréditation auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter l’ensemble des salarié-es de cette catégorie de personnel du CIUSSS du CODIM.

Rappelons que ces travailleuses et travailleurs sont les seuls salarié-es du réseau public à ne pas être syndiqués. Parmi les raisons ayant convaincu une majorité du personnel à signer une carte d’adhésion à la CSN, notons les projets de réorganisation annoncés par Santé Québec ainsi que les droits et protections prévus à la convention collective de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) dont ils pourront désormais se prévaloir.

« Nous sommes heureux d’accueillir ces travailleuses et travailleurs au sein de notre mouvement, réagit la présidente de la CSN , Caroline Senneville. Cela illustre bien la pertinence, en 2026, de se syndiquer. C’est le seul moyen de se donner un véritable pouvoir sur ses conditions de travail. Nous mettrons tout en œuvre, dès maintenant pour outiller ce nouveau syndicat, pour former ses futurs représentantes et représentants et pour mettre sur pied une structure de fonctionnement efficace, à l’écoute des besoins de tous ses membres. »

S’il est accrédité par le TAT, le nouveau syndicat sera affilié à la FSSS–CSN de même qu’au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) et bien entendu, à la Confédération des syndicats nationaux.

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Volailles Marvid : 24 % d’augmentation la première année ! https://www.csn.qc.ca/actualites/volailles-marvid-24-daugmentation-la-premiere-annee/ Tue, 03 Mar 2026 15:33:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112390 Samedi dernier, les 150 travailleuses et travailleurs de Volailles Marvid ont voté à 63 % pour l’entente de principe intervenue dans les jours précédents avec l’employeur.

Les syndiqué-es obtiendront une augmentation globale de 39 %, dont 24 % dès la première des sept années de la nouvelle convention. Un mécanisme de protection contre l’inflation est également prévu à la 6e année de la convention collective de sept ans.

Cet important rattrapage était rendu nécessaire parce que l’usine de transformation de la volaille de Montréal-Nord était en retard sur tous les abattoirs de volailles du Québec. Notons aussi quelques autres gains pour une meilleure représentation syndicale avec plus de libérations et un nouveau local, un allongement de 10 minutes de la pause repas qui passe de 35 à 45 minutes et un accès un peu plus rapide à la 5e semaine de vacances.

« On est content du résultat et c’est le meilleur qu’on pouvait obtenir de notre employeur pour le moment », affirme Dieujuste Dehaut, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Volailles Marvid–CSN.

Des débats animés, principalement en créole, qui est la langue de la grande majorité des travailleuses et des travailleurs, ont néanmoins eu lieu avant le vote. Ceux-ci portaient notamment sur les fermetures sans compensation que l’entreprise effectue lors des fêtes juives pendant lesquelles l’entreprise ne peut pas produire de poulet cachère, ce qui est sa principale spécialité. « On a fait un rattrapage important, mais il va rester du travail à faire », conclut le président.

Mobilisation exemplaire au moment clé

Même si la grève n’a finalement pas eu lieu, la mobilisation des travailleuses et des travailleurs a été exemplaire pour se faire entendre et se faire voir dans l’usine et être très solidaires juste avant la période la plus occupée de l’année et à la veille d’un vote sur la grève.

 

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Laïcité dans le réseau de l’éducation: le personnel de soutien scolaire affecté par l’application de la Loi https://www.csn.qc.ca/actualites/laicite-dans-le-reseau-de-leducation-le-personnel-de-soutien-scolaire-affecte-par-lapplication-de-la-loi/ Thu, 26 Feb 2026 16:04:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112274 Des travailleuses du soutien scolaire sont renvoyées dans le cadre de l’application de la Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l’éducation et modifiant diverses dispositions législatives (la Loi). Cette situation, vivement dénoncée par la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), touchait au moins 12 salariées du Centre de services scolaire des Mille-Îles (CSSMI) au moment d’écrire ces lignes. Ce nombre est cependant appelé à augmenter alors que d’autres centres de services scolaires ont entamé les travaux en vue de se conformer à la Loi.

« D’abord, c’est épouvantable sur le plan humain de forcer des femmes à choisir entre leur gagne-pain et leurs croyances personnelles, s’insurge la présidente du Secteur soutien scolaire de la FEESP–CSN, Annie Charland. S’attaquer au prosélytisme, c’est une chose. Jeter des femmes à la rue, des travailleuses qui s’occupent de nos enfants avec cœur et conviction, sans le moindre remord et sans réfléchir aux impacts, c’est un geste qu’on croirait posé par des compagnies comme Amazon, pas par le gouvernement du Québec et les centres de services scolaires! »

« Mais, en plus du drame humain qui se joue, en agissant de la sorte, le CSSMI risque de provoquer une crise, poursuit Annie Charland. Pour le moment, on parle de quelques écoles, d’une partie du CSSMI et ça touche déjà 12 salariées qui s’occupent chacune de 20 à 45 enfants, selon les contextes. On parle donc de 240 à 540 enfants pour lesquels on doit trouver de nouvelles travailleuses. C’est déjà difficile d’embaucher dans ce secteur à la rentrée… en plein hiver, oubliez ça! Soit la charge va retomber sur les collègues déjà au bout du rouleau, soit on tombera en bris de service. J’aimerais que ce soient les ministres de la CAQ qui expliquent ça aux parents ; qu’ils doivent venir chercher leur enfant pour le dîner. »

Comme d’autres centres de services scolaires, le CSSMI a récemment envoyé une lettre à toutes les membres visées de son personnel de soutien pour leur demander de se conformer, dans un court délai (5 à 7 jours ouvrables selon les cas), à la Loi, sous peine de congédiement. Les 12 cas de cessation d’emploi, au CSSMI, sont les premiers qui ont été signalés aux syndicats de la FEESP–CSN, mais, les démarches étant encore en cours, de nombreuses autres situations sont à prévoir.

« On avait prévenu les ministères concernés que l’application de la Loi serait un problème, rappelle le président de la FEESP–CSN, Frédéric Brun, que ça entrainerait de nombreux départs de salariées et que ça provoquerait des bris de services. Mais, comme pour de nombreux autres dossiers qui touchent à des droits fondamentaux, la CAQ fonce tête baissée dans un mur. Un gouvernement ne peut pas opérer des changements de société sur un coup de tête. Ça prend de la réflexion, des débats, de la préparation et une longue période d’adaptation. On explique même aux enfants que ce genre de comportement est inacceptable, qu’on ne peut pas isoler ou mettre à part des personnes du groupe pour leurs différences. Tu parles d’un exemple… »

Pourtant, la FEESP–CSN avait proposé de nombreuses solutions pour que la Loi soit appliquée de façon à en limiter les impacts sur le personnel de soutien déjà à l’emploi.

« Reporter l’application de la clause grand-père au 30 octobre plutôt qu’au 19 mars pour préserver le personnel embauché pour l’année scolaire 2025-2026 ; permettre au personnel de soutien de conserver cette clause lors d’un changement de poste au sein de la même grande catégorie de personnel pour faciliter la mobilité ; aviser le personnel de l’entrée en vigueur de la Loi, mais n’appliquer les cessations d’emploi qu’à la fin de la présente année scolaire pour assurer la stabilité pour les membres, les enfants et les parents ; appliquer la clause grand-père jusqu’à celles qui étudient actuellement dans le domaine pour étaler l’impact dans le temps… On a proposé une dizaine d’idées, explique Frédéric Brun. Mais les ministres de la CAQ n’en font qu’à leur tête et propulsent, une fois de plus, le réseau de l’éducation vers une énième crise depuis qu’ils sont au pouvoir. »

Pour conclure, la FEESP–CSN demande à Mme Sonia LeBel, ministre de l’Éducation, d’intervenir promptement pour mettre un frein au dérapage en cours et pour évaluer adéquatement la situation afin de trouver des solutions qui réduiront les impacts pour le personnel de soutien, mais aussi pour les enfants et leurs parents.

 

À propos
La Fédération des employées et employés de services publics représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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Reprise de la conciliation pour tenter de régler la négociation des 2400 employé-es d’entretien de la STM https://www.csn.qc.ca/actualites/reprise-de-la-conciliation-pour-tenter-de-regler-la-negociation-des-2400-employe-es-dentretien-de-la-stm/ Wed, 25 Feb 2026 15:30:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112242 La CSN souhaite que la reprise de la conciliation mène à une entente pour les 2400 employé-es d’entretien de la STM. Rappelons que le Syndicat du transport de Montréal–CSN poursuit la négociation avec le souhait de freiner le recours à la sous-traitance.

Une demande conjointe de conciliation a été transmise par les parties au ministre du Travail afin de la relancer dans les prochains jours. Cette démarche initiée par la CSN a pour objectif de conclure une entente négociée le plus rapidement possible. La négociation qui se déroule depuis près de deux ans se concentre maintenant sur des enjeux majeurs, comme le salaire et la sous-traitance. Une récente étude de l’IRIS est venue démontrer que le recours à la sous-traitance défendu par la STM entraine pourtant une baisse de qualité des services pour les usagères et les usagers. Pour la CSN, la reprise de la conciliation permettra d’identifier des solutions et d’en arriver à une entente pour les employé-es d’entretien.

« Il est grand temps de mettre fin à cette négociation qui s’éternise et de nous donner les moyens d’entretenir les infrastructures vieillissantes de la STM. C’est pourquoi nous avons proposé de relancer la conciliation. Depuis le début de la négociation, nous martelons le même message : ça nous prend une entente négociée », explique le président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, Bruno Jeannotte.

« Le transport collectif mérite mieux que le sous-financement imposé par le gouvernement. Si l’on veut convaincre la population de l’utiliser et de laisser la voiture à la maison, il faut donner les moyens aux employé-es d’offrir le meilleur service aux usagères et aux usagers. La demande conjointe de conciliation permet de mettre l’arbitrage derrière nous pour et de se concentrer sur une entente négociée », poursuit le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.

« La négociation reste le meilleur moyen de trouver des solutions dans les milieux de travail, et on y croit. En relançant la conciliation, on peut parvenir à une entente et empêcher le ministre d’utiliser sa loi 14, qui nuirait aux travailleurs et aux travailleuses. Avec tous les défis qui attendent la STM, il est temps que l’employeur règle la négociation et que le gouvernement finance le transport collectif comme du monde », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

La CSN n’accordera pas d’entrevues dans les prochains jours afin de laisser place à la conciliation.

À propos

Le Syndicat du transport de Montréal–CSN, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 2400 travailleuses et travailleurs de la Société de transport de Montréal.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN dénonce des suppressions de postes affectant les services au CISSS de Laval https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-des-suppressions-de-postes-affectant-les-services-au-cisss-de-laval/ Wed, 18 Feb 2026 21:39:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112118 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux du Québec traverse une crise majeure, les directives budgétaires imposées par Santé Québec ne font que dégrader la situation. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), ainsi que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) unissent leurs voix afin de dénoncer les suppressions de postes au CISSS de Laval découlant de ces demandes de compressions budgétaires, ainsi que de la privatisation des services publics. Ces décisions affecteront négativement la qualité des services aux usagères et usagers.

En plus des quelque 500 postes supprimés depuis octobre 2024, le CISSS de Laval débute 2026 en poursuivant les abolitions. Les suppressions toucheront plus de 338 postes, essentiellement de préposé aux bénéficiaires (PAB) en CHSLD à temps complet, qui seront en partie convertis en temps partiel. De plus, c’est 120 postes d’auxiliaire aux services de santé et sociaux (ASSS) du soutien à domicile qui ne seront pas renouvelés à mesure qu’il y aura des départs, et qui seront remplacés par de la sous-traitance.

La présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN, Nathalie Bourque, s’inquiète des répercussions de ces décisions sur les personnes usagères : « La direction justifie les coupes de PAB et la réduction du ratio PAB/résidents de 1 sur 5 à 1 sur 6, voire 1 sur 8, en invoquant l’obligation d’avoir une saine gestion financière et le fait que ces ratios demeurent sécuritaires. Ce qu’elle omet de dire, c’est que ce seuil est minimal et vise uniquement à assurer une sécurité et des soins de base sans assurer la dignité des patients. Ce n’est pas réaliste de penser qu’autant de suppressions de postes terrain n’affecteront pas directement la qualité des services. »

« Il faut apprendre des erreurs de la pandémie. Actuellement, ce qu’on nous propose, ce sont des services minimaux, une sécurité minimale et une incapacité de bien accompagner les personnes résidentes au quotidien. Si une épidémie de gastro ou encore d’influenza survenait, il serait très difficile d’y faire face. Ces suppressions de postes auront pour effet d’augmenter la charge de travail, d’appauvrir les travailleuses et les travailleurs, de précariser les soins aux usagères et usagers, ainsi que de favoriser la sous-traitance. C’est un recul social majeur pour récupérer un peu d’argent », dit le président de la FSSS–CSN, Réjean Leclerc.

Cette logique comptable ne tient pas la route, explique la 1re vice-présidente du CCMM–CSN, Chantal Morin : « D’un côté, le gouvernement dit qu’il veut économiser. Mais, de l’autre, il investit des sommes colossales dans des salaires et bonus aux nouveaux cadres implantés dernièrement. Il vise à sous-traiter une partie des services au secteur privé, alors que de nombreuses études démontrent que le recours au privé coûte plus cher pour une qualité de service moindre. Il est plus difficile d’avoir une continuité des soins, sans parler de la précarisation des conditions de travail. On ne peut pas accepter ça, ni pour nos ainé-es ni pour nos membres. Ce sont les droits et la dignité des personnes qui sont en jeu. »

La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents partis politiques dans les prochains mois. « La recette des compressions et de l’austérité budgétaire en santé et services sociaux, on nous l’a déjà servie durant les années Couillard-Barrette et on en paie encore le prix aujourd’hui. Ce n’est pas parce qu’on passe maintenant par une agence-paravent comme Santé Québec pour procéder aux mêmes compressions budgétaires qu’on va obtenir des résultats différents. À l’aube de la prochaine campagne électorale, on espère que les partis politiques qui aspirent à prendre le pouvoir ne répéteront pas les mêmes erreurs que la CAQ et comprendront qu’un financement soutenu de notre réseau public de santé est la seule façon de redresser la situation lamentable dans laquelle on est plongés depuis trop longtemps déjà », conclut le 1er vice-président de la CSN, François Enault.

Une pétition a été lancée à ce sujet par le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval-CSN : https://www.change.org/p/contre-les-coupures-de-237-postes-%C3%A0-temps-complet-au-cisss-de-laval?

 

À propos du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSS de Laval–CSN
Ce syndicat représente les travailleuses et les travailleurs de la santé et des services sociaux du CISSS de Laval, des catégories 2, 3 et DRILLL, soit un peu moins de 5 000 membres. Sa mission est de défendre et de préserver les droits, les conditions de travail, la santé et la sécurité de ses membres qui donnent des services essentiels à la population.

À propos du CCMM–CSN
Le Conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l’industrie manufacturière, les services publics et parapublics, l’éducation, le commerce, etc.

À propos de la FSSS–CSN
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), affiliée à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux et services de garde éducatifs à l’enfance. Force reconnue du syndicalisme au Québec, elle compte plus de 140 000 membres, dont 80 % sont des femmes, répartis dans plus de 260 syndicats se trouvant sur l’ensemble du Québec. 

À propos de la CSN
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La CSN dépose ses vœux pour le gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-ses-voeux-pour-le-gouvernement-caquiste/ Fri, 30 Jan 2026 20:47:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111513 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.

Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs

L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.

« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

Réinvestir dans notre filet social

À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.

« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Pour une clause grand-père https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-clause-grand-pere/ Thu, 29 Jan 2026 17:27:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111495 La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), réclament qu’une clause de droits acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec.

« Aujourd’hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d’employeurs, d’organismes communautaires et d’établissements publics et demande au ministre de l’Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d’œuvre », affirme d’entrée de jeu Caroline Senneville.

Des professeur-es devant l’incertitude
« Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s’inscrit dans une politique d’immigration désastreuse pour les universités québécoises et l’UQAM en particulier. Parce qu’en plus d’abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d’accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l’Université du Québec à Montréal–CSN.

Elle ajoute que les décisions irrationnelles de la politique d’immigration du gouvernement caquiste auront également des effets néfastes sur l’innovation et le développement économique et culturel du Québec à travers le rayonnement de ses universités. « Des cours ne se donneront pas et des recherches ne se réaliseront pas. »

« Le gouvernement québécois doit cesser de blâmer Ottawa pour toutes ses bévues. Le PEQ est une création du Québec et a été aboli par le Québec. C’est à Québec de résoudre ce problème », conclut Caroline Senneville.

À propos
Le Syndicat des professeurs et professeurs de l’Université du Québec à Montréal–CSN, affilié à la Fédération des professionèles (FP–CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), regroupe près de 1200 professeur-es de l’UQAM.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Un an après les fermetures d’Amazon, la loi de la jungle s’installe au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/un-an-apres-les-fermetures-damazon-la-loi-de-la-jungle-sinstalle-au-quebec/ Thu, 22 Jan 2026 13:55:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111283 Il y a un an aujourd’hui, la multinationale Amazon annonçait sans préavis la fermeture de ses sept entrepôts au Québec, entraînant la perte de plus de 4500 emplois. Même si la compagnie se défend devant les tribunaux d’avoir voulu mettre brutalement fin à la campagne de syndicalisation en cours, la décision de fermer ses centres de distribution faisait suite à la syndicalisation d’un premier entrepôt au Canada et à la perspective imminente de se voir imposer une convention collective par un arbitre du travail. Un droit prévu au Code du travail que les employé-es syndiqués s’apprêtaient à exercer.

Mais un an plus tard, Amazon est loin d’avoir cessé ses opérations au Québec : il est toujours possible d’acheter en ligne et de se faire livrer la marchandise à domicile par les nombreux sous-traitants d’Amazon. Or, ce modèle de sous-traitance à outrance a entraîné plusieurs problèmes connexes, notamment une surprécarisation des conditions de travail pour des centaines de faux travailleurs autonomes, constate la CSN.

« Pour maintenir ses opérations sans avoir à respecter les mêmes obligations que n’importe quel employeur au Québec, Amazon embauche des sous-traitants et impose à ces derniers de faire à leur tour affaires à des sous-traitants », constate la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Ce modèle d’affaires a largement contribué à la précarisation des conditions de travail de ses employé-es, à savoir des centaines de faux travailleurs autonomes qui sont payés, à des prix dérisoires, en fonction du nombre de colis livrés. Le salaire minimum n’est pas respecté, ces gens n’ont pas droit aux avantages sociaux habituellement consentis et personne n’assume leur protection en cas d’accident du travail. C’est carrément le retour de l’économie informelle au Québec ! », se désole la dirigeante syndicale, qui n’est pas surprise par la hausse fulgurante du nombre de plaintes à l’endroit de la multinationale constatée en 2025 par l’Office de la protection du consommateur.

Le procès d’Amazon se poursuit

Après quatre journées d’audience consacrées au témoignage du président d’Amazon Canada Fulfillment Services, Jasmin Begagic, le procès de la multinationale intenté par la CSN se poursuivra à compter du 17 mars prochain devant le Tribunal administratif du travail (TAT). La juge qui préside les audiences, Irène Zaïkoff, sera notamment appelée à décider si elle accueille la demande d’ordonnance de non-publication demandée par les avocats d’Amazon, qui désire interdire toute publication notamment au sujet des plans opérationnels de la multinationale déposés en preuve par la CSN.

Pour la CSN, la décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale syndicale dans sa plainte déposée le 20 février dernier. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte. Elle réclame également que chaque employé-e reçoive plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Mandat de grève au GRIP : Igloofest pourrait être affecté https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-au-grip-igloofest-pourrait-etre-affecte/ Wed, 21 Jan 2026 11:55:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111150  Les travailleuses et les travailleurs du Groupe de recherche et d’intervention psychosociale (GRIP) viennent de se doter à l’unanimité d’un mandat de cinq jours de grève. La rémunération est au cœur de l’impasse, particulièrement pour les salarié-es affectés aux événements (occasionnels), qui demandent un redressement salarial. 

Si elle est exercée, la grève pourrait affecter la présence des personnes intervenant lors du festival Igloofest, qui se tiendra jusqu’au 7 février. Œuvrant à Montréal en réduction des méfaits, en prévention des violences sexuelles et en diffusion de l’information concernant les substances psychoactives, les intervenants du GRIP négocient une première convention collective.  

«Les intervenants du GRIP se sont syndiqués pour que leur travail soit reconnu à sa juste valeur et pour lutter contre l’arbitraire patronal. On va tout faire pour ne pas avoir à exercer la grève, mais on n’hésitera pas si l’employeur nous y pousse», explique Rosalie Bezeau, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs en intervention communautaire de la CSN. 

Alors que la crise des surdoses persiste au Québec, la prévention est de plus en plus demandée dans les festivals de la région métropolitaine. L’INSPQ projette plus de 600 surdoses en 2025. 

«En ce moment, les conditions de travail du GRIP nuisent à la rétention des travailleurs, et donc à long terme, à l’expertise interne. Au lieu d’étioler la force de travail, le GRIP a largement avantage à ajuster les salaires», ajoute Lucie Longchamp, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN. 

«Les festivals de Montréal font sa renommée. Afin que ces derniers soient sécuritaires, le travail de prévention et d’éducation des intervenants du GRIP est essentiel. Il doit être valorisé et rémunéré à sa juste valeur, c’est une question de respect », explique le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.  

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