Montréal – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sat, 11 Apr 2026 14:13:09 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Montréal – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Cégep de Saint-Laurent : la CSN dénonce les coupes sauvages en francisation https://www.csn.qc.ca/actualites/cegep-de-saint-laurent-la-csn-denonce-les-coupes-sauvages-en-francisation/ Sat, 11 Apr 2026 14:06:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113440

Alors que le gouvernement du Québec prétend vouloir protéger la langue française et favoriser l’intégration des nouveaux arrivants, le programme de francisation établi depuis deux décennies au Cégep de Saint-Laurent, à Montréal, fermera complètement dans quelques jours. Pour la CSN, c’est une quinzaine de postes de perdus, des animatrices et animateurs, ainsi que des professionnel-les. Pour le Québec, c’est un recul inexplicable. Rappelons que le gouvernement caquiste se targuait, slogan à l’appui, que des personnes immigrantes, « il faut en prendre moins, mais en prendre soin ».

On envoie ainsi un signal contradictoire quant au maintien du programme de francisation, pourtant si bénéfique à l’intégration. Cette fermeture met aussi en lumière l’état pitoyable de nombreux cégeps, puisque le manque de locaux utilisables est l’un des facteurs qui ont sonné la fin des cours de francisation au Cégep Saint-Laurent.

Le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, se vantait cette semaine d’avoir repris le « contrôle » sur la liste d’attente en francisation, notamment en raison de la baisse de l’immigration. Le ministre semble plutôt déconnecté de la réalité terrain : des groupes de francisation sont dissous, des travailleurs et travailleuses perdent leur emploi et on met en péril l’intégration socio-économique d’immigrants et d’immigrantes qui veulent contribuer à la société québécoise.

« Le nouveau premier ministre ou la nouvelle première ministre, qu’on connaîtra dimanche, doit infirmer cette décision et s’engager à maintenir l’offre de francisation pour que tous les nouveaux arrivants apprennent le français. C’est important pour l’avenir de la langue française au Québec, mais aussi pour favoriser l’intégration en emploi », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Impact des cégeps vétustes

« Le Cégep de Saint-Laurent doit composer avec un pavillon fermé parce qu’il est trop vétuste. Plusieurs années de sous-investissement gouvernemental dans l’entretien des infrastructures sont directement en cause. Et qui paie pour les conséquences de ce sous-financement ? Une population fragilisée et une demi-douzaine d’animateurs et d’animatrices engagées dans une mission sociale indispensable », fulmine Benoit Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, qui représente la forte majorité du personnel enseignant dans les cégeps, dont les animatrices et les animateurs en francisation.

« Les mauvais choix budgétaires de ce gouvernement s’étendent même aux domaines qu’il juge prioritaires, comme la francisation », souligne Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèles–CSN. Son refus d’investir suffisamment dans nos cégeps pour maintenir les installations ou encore de déplacer les activités dans des locaux en meilleur état mène aujourd’hui à la fin du programme de francisation et aux pertes de postes de professionnel-les. »  

« Il y a quelques années déjà, le Vérificateur général du Québec soulevait que la majorité des établissements étaient en mauvais état et que les investissements déjà prévus ne suffiraient pas à renverser leur dégradation importante. La situation ne va pas en s’améliorant. Le gouvernement agit de façon irresponsable en laissant les choses aller », fait valoir Frédéric Brun, président de la Fédération des employé-es de services publics–CSN.

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 49 établissements privés et 12 universités.

Avec ses 6300 membres travaillant dans le soutien au niveau collégial, répartis dans 34 établissements collégiaux et un centre informatique, la Fédération des employé-es de services publics (FEESP–CSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.   

 

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Contrat à Amazon Web Services : Québec doit faire marche arrière https://www.csn.qc.ca/actualites/contrat-a-amazon-web-services-quebec-doit-faire-marche-arriere/ Mon, 30 Mar 2026 13:51:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113183 C’est avec stupéfaction que la CSN a appris ce matin que le ministère des Ressources naturelles et des Forêts du Québec a accordé un contrat nuagique à la multinationale Amazon Web Services au cours des dernières semaines. Pour la centrale syndicale, cette décision contrevient directement à la directive lancée par le Conseil du trésor il y a à peine un an, dans la foulée de la fermeture des sept entrepôts d’Amazon situés au Québec et la perte de plus de 4500 emplois.

« Le gouvernement de la CAQ nous avait donné l’assurance qu’une compagnie qui ne respectait pas le cadre légal du Québec ne devrait pas pouvoir faire des affaires au Québec », rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Le Conseil du trésor avait également mis en place une procédure d’exception pour empêcher l’administration québécoise de s’approvisionner auprès d’Amazon. La décision du ministère des Ressources naturelles et des Forêts contrevient directement à cette politique et doit être annulée. »

Dans la foulée de la fermeture sans préavis des sept entrepôts d’Amazon, le 21 janvier 2024, la CSN avait lancé une campagne de boycottage de la multinationale américaine en invitant la population et les différents paliers de gouvernement à cesser tout achat et à rompre tout contrat avec Amazon. Québec, Ottawa et de nombreuses municipalités avaient joint le mouvement.

« La décision du gouvernement est une claque au visage des 4500 personnes qui ont perdu leur emploi à la suite d’une décision profondément antisyndicale et contraire à nos chartes des droits et libertés. Nous demandons au gouvernement de faire marche arrière et de privilégier des entreprises québécoises ou, à défaut, des compagnies qui respectent le droit à la syndicalisation au Québec », de poursuivre la présidente de la CSN.

Le procès intenté par la CSN au lendemain de ces fermetures se poursuit au Tribunal administratif du travail (TAT). La décision d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec constitue un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la centrale dans sa plainte déposée le 20 février 2025. « La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code. « Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête au TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai suivant, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier 2025, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance.

Rappelons qu’Amazon a été condamnée par le TAT, en juillet 2024, pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La FEESP–CSN dénonce une situation intenable dans nos écoles https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-denonce-une-situation-intenable-dans-nos-ecoles/ Wed, 25 Mar 2026 15:18:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113012 À peine une semaine après le dévoilement du budget de la CAQ, prévoyant moins de 1% d’investissement en éducation primaire et secondaire publique, la Santé publique de Montréal dévoile une hausse inquiétante de la violence envers les filles dans nos écoles. Des chiffres troublants dans le contexte où le personnel de soutien dévoilait, il y a quelques mois, des chiffres similaires concernant la violence subie par le personnel. Manque de ressources ; budget insuffisant ; personnel à bout de souffle et élèves victimes de violence : notre système d’éducation est une poudrière et la CAQ joue avec des allumettes.

« Notre réseau public manque déjà de ressources, dénonce Annie Charland, présidente du Secteur soutien scolaire de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). On se remet à peine des allers et retours d’un demi-milliard de l’été dernier. Notre personnel est de plus en plus victime de violence, sous toutes ses formes, et on apprend, sans grande surprise, que la violence envers les filles augmente dans nos écoles. Et la réponse de la CAQ : donner des miettes au réseau! »

« On l’a dit ; les profs l’ont dit ; les professionnel-les l’ont dit ; les directions le disent, mêmes les élèves le disent : le réseau de l’éducation n’a plus aucun moyen, il n’y a nulle part où couper. Comment voulez-vous qu’on aide les élèves victimes de violence si on n’a pas le personnel suffisant pour même assurer le service de base », poursuit Annie Charland.

La semaine dernière, le gouvernement du Québec se targuait d’octroyer un financement à hauteur de 2,4 % pour l’éducation. Or, en regardant plus attentivement le budget, on constate que seul 0,9 % d’augmentation est prévu pour les centres de services et les commissions scolaires. La balance de l’enveloppe globale de l’éducation est affectée à d’autres programmes ou projets.

« Au-delà du débat de chiffres, on n’a toujours pas les sommes suffisantes pour remplir adéquatement la mission du réseau et aider nos jeunes. Il faut comprendre que, depuis l’arrivée de la CAQ au pouvoir, le réseau de l’éducation est mis à mal. La CAQ le démonte tranquillement, à coups de gel d’embauche, de sous-financement chronique, de laisser-aller de nos établissements et d’improvisation. Il est grand temps que nous passions à autre chose et que les Québécoises et les Québécois aient un gouvernement qui pense à l’avenir et qui investit massivement en éducation. Il en va de la santé et de la sécurité de nos enfants », conclut Annie Charland.

 

À propos

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) représente environ 69 000 membres dans près de 425 syndicats, dont 36 000 travailleuses et travailleurs de soutien dans le réseau scolaire dans 37 syndicats regroupés au sein de notre Secteur soutien scolaire, ce qui fait de la FEESP–CSN l’organisation représentant la vaste majorité du personnel de soutien au Québec.

 

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Manifestation des salarié-es des RPA devant le siège social de Corev https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-des-salarie-es-des-rpa-devant-le-siege-social-de-corev/ Wed, 25 Feb 2026 20:39:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112256 Alors que plusieurs résidences privées pour aîné-es (RPA) ont conclu leur négociation, un nombre important d’établissements visés par la négociation coordonnée accuse toujours un sérieux retard. C’est notamment le cas de la RPA du Manoir St-Augustin, dont les travailleuses et travailleurs sont sans convention collective depuis maintenant deux ans. Dans ce contexte, plusieurs dizaines de salarié-es ont manifesté aujourd’hui devant les bureaux de Corev, nouveau propriétaire du Manoir.

Des augmentations dérisoires

La grande majorité des travailleuses et travailleurs des RPA gagnent des salaires à peine supérieurs au minimum. « Cela fait deux ans que les salarié-es négocient sans véritable avancée de la part de l’employeur. Les offres déposées prévoient des augmentations de 0,40 $ l’heure, puis de 0,25 $ pour les années suivantes », déplore Marlène Ross, représentante des RPA à la négociation coordonnée. « De telles propositions équivalent à un appauvrissement réel pour des travailleuses et travailleurs déjà proches du seuil de pauvreté. C’est totalement inacceptable. »

La situation au Manoir St-Augustin reflète celle de plusieurs RPA rachetées par des entreprises dont l’activité principale n’est pas de prodiguer des soins de santé. La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Lucie Longchamps, croit que le propriétaire a une responsabilité sociale envers le personnel et les résidents : « La partie patronale nous sert la même vieille cassette en plaidant l’absence de moyens financiers et les risque d’insolvabilité… Or, nous parlons ici d’un promoteur immobilier loin d’être en situation de précarité. Offrir des salaires de misère et espérer que le personnel accepte en silence ne passera pas ! »

La mobilisation s’intensifie

Corev n’est malheureusement pas le seul employeur à adopter ces pratiques. En Gaspésie et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, comme au Bas-Saint-Laurent, le constat se répète : des employeurs qui demandent au personnel de s’appauvrir pour préserver leurs marges. « Face à un employeur aussi méprisant, nous n’avons d’autre choix que de hausser le ton et de nous mobiliser. La CSN sera aux côtés des travailleuses et travailleurs des RPA aussi longtemps qu’il le faudra pour obtenir une entente digne de ce nom », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.

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Toujours sans entente, les lock-outés de Béton Provincial interpellent l’industrie https://www.csn.qc.ca/actualites/toujours-sans-entente-les-lock-outes-de-beton-provincial-interpellent-lindustrie/ Wed, 04 Feb 2026 22:30:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111593 Mis en lock-out par leur employeur il y a plus d’un an, les employés de Béton Provincial à Longueuil et à LaSalle ont manifesté leur exaspération, mercredi, en marge d’un 5 à 7 qui réunissait les bonzes de l’industrie québécoise du béton.

Alors que l’Association béton Québec tient ces jours-ci sa semaine du béton, les lock-outés ont profité de l’événement pour dénoncer l’intransigeance de la compagnie Béton Provincial et de son propriétaire, André Bélanger, après que celui-ci ait racheté les usines du groupe Demix. Quatre mois après l’acquisition, en avril 2024, Béton Provincial a exigé de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« Béton Provincial se targue d’être le chef de file de l’industrie, mais offre des conditions de misère à ses employés et refuse de négocier. Ce n’est pas ce qu’on appelle une saine concurrence. Ça se fait sur le dos de la cinquantaine d’employés de LaSalle et de Longueuil, ainsi que sur celui de leurs familles. Ça fait plus d’un an que Béton Provincial nous a jeté à la rue, nous privant de notre gagne-pain, sans même tenter de relancer la table de négociation. Cette posture est totalement inacceptable ! », de lancer Jean-François Gagné, opérateur de bétonnière et porte-parole du syndicat.

Le 26 janvier dernier, un rapport d’enquête du ministère du Travail avait conclu à la présence de briseur de grève à l’usine de LaSalle, en pleine violation du Code du travail. Il s’agit de la deuxième infraction en la matière constatée par les enquêteurs du ministère.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, présente à la manifestation, cette attitude intransigeante porte ombrage aux autres joueurs de l’industrie. « En général, l’industrie bétonnière s’efforce de respecter ses employés. Nous avons été en mesure de négocier plusieurs conventions collectives dans le secteur. Ce n’est pas toujours facile, mais nous sommes en mesure de convenir d’ententes satisfaisantes pour les deux parties, sans même que les conflits de travail deviennent la norme. Voilà pourquoi nous sommes de plus en plus étonnés du mépris de Béton Provincial envers ses employés : 14 mois de lock-out, sans même changer d’un iota sa position à la table de négociation, c’est du jamais-vu. Il est temps que la direction revoie sa façon de faire et mette tout en œuvre pour en arriver à un règlement. »

Après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable beaucoup moins avantageux.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN dépose ses vœux pour le gouvernement caquiste https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-ses-voeux-pour-le-gouvernement-caquiste/ Fri, 30 Jan 2026 20:47:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111513 Des militantes et des militants de la CSN ont manifesté devant les bureaux du ministre du Travail pour réclamer le retrait des projets de loi autoritaires, un réinvestissement dans le filet social et des actions face à la crise climatique. À quelques mois des élections, il est urgent d’agir sur les priorités de la population plutôt que d’attaquer sans cesse les contre-pouvoirs.

Un gouvernement qui doit cesser d’attaquer les droits des travailleuses et des travailleurs

L’action de ce midi visait à rappeler au gouvernement qu’il doit plus que jamais changer de cap. Le gouvernement doit cesser de s’attaquer aux droits des travailleuses et des travailleurs avec son projet de loi 3 sur la cotisation facultative. Ce projet de loi s’ingère dans les affaires syndicales et déséquilibre les relations de travail en faveur des patrons.

« Nous étions plus de 50 000 dans les rues le 29 novembre dernier. Les syndicats affiliés au CCMM–CSN se penchent aujourd’hui même sur un plan d’action prévoyant une escalade des moyens de pression afin d’accentuer la pression sur le gouvernement, qui continue de s’en prendre aux droits des travailleuses, des travailleurs et de la population dans son ensemble. Nous continuerons aussi à lutter contre les coupes dans notre filet social et pour réclamer une transition juste », déclare le président du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), Bertrand Guibord.

Réinvestir dans notre filet social

À quelques mois des prochaines élections, l’ensemble des partis politiques doivent s’engager à réinvestir dans notre filet social. De nombreux exemples montrent à quel point il est urgent d’investir davantage dans nos services publics, aussi bien pour bien entretenir nos infrastructures que pour améliorer l’accès et la qualité des services.

« L’état des cégeps a de quoi préoccuper. Les compressions budgétaires du gouvernement caquiste dans l’enseignement supérieur ont un impact direct sur les étudiantes et les étudiants comme sur le personnel. L’austérité caquiste doit prendre fin, il est encore temps pour ce gouvernement d’agir pour la population », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Le gouvernement abandonne notre filet social, ce qui a des conséquences tragiques sur la vie de milliers de Québécoises et de Québécois. Rien n’est fait pour contrer à la crise du logement et à la crise du coût de la vie. Le bilan caquiste est désastreux. Quand des gens doivent choisir entre payer le loyer ou manger, c’est qu’on a un problème. Qu’attend le gouvernement pour aider les Québécoises et les Québécois ? », demande le président du Front de défense des non-syndiqué-es, Vincent Chevarie.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

« Avec la démission de François Legault, la CAQ ne peut plus faire comme si de rien n’était. Ça fait des mois qu’on réclame des actions concrètes pour prendre en compte les priorités de la population. Nous devons continuer de réclamer haut et fort un autre Québec qui veut améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs », de conclure la vice-présidente de la CSN, Katia Lelièvre.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Béton Provincial, de glace après un an de lock-out https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-de-glace-apres-un-an-de-lock-out/ Fri, 05 Dec 2025 17:15:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109596 Il y a un an jour pour jour, la direction de Béton Provincial, chef de file de l’industrie au Québec, mettait ses 50 employés de Longueuil et de LaSalle en lock-out, les privant ainsi des prestations de chômage auxquelles ils auraient eu droit la semaine suivante pour traverser la saison froide.

Depuis ce jour, l’entreprise de l’homme d’affaires de Matane, André Bélanger, n’a toujours pas changé de position à la table de négociation : laisser ses employé-es à la rue tant qu’ils n’accepteront pas un gel salarial de quatre ans, une abolition de leur régime de retraite et une réduction substantielle de la couverture de leur assurance collective.

« Rien ne semble émouvoir la direction de Béton Provincial. Un véritable cœur de pierre », déplore le premier vice-président de la CSN, François Enault. « Le syndicat a multiplié les relances à la table de négociation, des gestes concrets ignorés les uns après les autres par Béton Provincial. Malheureusement ce type de lock-out, qui prive les travailleurs de leurs revenus depuis un an, ne semble pas faire partie des priorités du ministre du Travail… »

Une manifestation de solidarité envers la cinquantaine de lock-outés a eu lieu ce midi aux abords du pont Jacques-Cartier.

« Il n’y a rien qui va nous casser, a lancé Jean-François Gagné, opérateur de bétonnière et porte-parole du syndicat. Si les gars sont encore dans la rue aujourd’hui, à tenir une ligne de piquetage devant l’usine jour après jour, c’est qu’ils tiennent à leurs conditions de travail. On ne demande pas la lune, on veut juste maintenir nos acquis. »

Le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord, a témoigné de la grande solidarité du mouvement CSN. « Partout où ils vont, les gars de Béton Provincial reçoivent un grand appui des syndicats qu’ils rencontrent. Et ça, André Bélanger le sait. Ce n’est pas vrai qu’on abandonne un des nôtres, surtout pas quand une entreprise se met à acheter ses concurrents et entreprend de niveler les conditions de travail de tout un secteur vers le bas. »

Car c’est ce dont il s’agit : après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable beaucoup moins avantageux.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Licenciements anti-syndicaux : la CSN dénonce les prêtres de Saint-Sulpice https://www.csn.qc.ca/actualites/licenciements-anti-syndicaux-la-csn-denonce-les-pretres-de-saint-sulpice/ Tue, 25 Nov 2025 12:00:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109420 Le syndicat dénonce vivement le licenciement de trois travailleurs de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice survenu hier. La quarantaine de salarié-es s’est jointe à la CSN en septembre dernier et signalait alors un climat de peur dans leur milieu de travail. La résidence est concomitante à la basilique Notre-Dame de Montréal.

« On s’est syndiqués pour se faire respecter par notre employeur, alors on reçoit ces mises à pied comme une gifle en plein visage. On entend des rumeurs de licenciement depuis des semaines; imaginez ce que ça a comme impact sur l’ambiance de travail », se désole Ruben Read Rainville, président du syndicat et mécanicien de bâtiment à la résidence sulpicienne. 

« En septembre dernier, le syndicat signalait un climat de peur dans le milieu de travail. L’employeur continue de renforcer ce climat par des menaces constantes de licenciements et un manque de transparence envers le syndicat. De telles tactiques d’intimidation n’ont pas leur place au XXIe siècle », indique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

« On a affaire à un employeur qui se comporte en seigneur avec ses employé-es. On pourrait croire que l’Église catholique voudrait se passer d’une nouvelle éclaboussure à sa réputation, mais si elle veut se comporter de façon déloyale, nous allons nous tenir debout », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.   

« Nous évaluons la possibilité de déposer les plaintes pertinentes, la situation est très inquiétante. Notre objectif est de bâtir des relations de travail cordiales sur le long terme, mais si l’employeur essaie de casser le syndicat, nous réagirons », conclut la secrétaire générale de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Linda Tavolaro. 

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La vérité derrière les grèves à la STM  https://www.csn.qc.ca/actualites/la-verite-derriere-les-greves-a-la-stm/ Thu, 20 Nov 2025 15:14:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109361 Depuis le début des grèves du transport en commun, l’idée que les travailleuses et travailleurs du secteur se plaignent le ventre plein gagne en popularité. Leurs conditions de travail ne seraient « pas assez mauvaises » pour justifier la grève, peut-on lire dans plusieurs médias.  

Quand on y regarde de plus près, les employé-es de l’entretien représentés par la CSN ont de bonnes conditions de travail, qui se situent dans « les comparables ». Ces conditions d’emploi sont le fruit des luttes syndicales menées au fil des années. 

« Bien sûr, on peut être fiers de nos conditions qu’on a acquises en se mobilisant. Mais comme tout le monde, on a souffert de l’inflation des dernières années. On a le droit de vouloir que nos conditions demeurent satisfaisantes. Les stations de métro et les autobus vieillissent et nous devons continuer d’avoir les moyens de bien les entretenir », exprime Bruno Jeannotte, président du Syndicat du transport de Montréal–CSN, avant d’expliquer que le syndicat se mobilise également contre la sous-traitance et la perte d’expertise interne qu’elle entrainerait. 

Le président se surprend également de l’intérêt soudain du gouvernement pour le transport en commun. Récemment, le ministre Boulet a insisté sur le caractère essentiel du travail des salarié-es de la STM : « Le transport collectif n’est pas assez essentiel pour le financer adéquatement, mais il le devient lorsque les syndicats brandissent leur droit de grève lors des négociations », dénonce le président du syndicat. 

Dans les dernières semaines, les dirigeants du Conseil du patronat du Québec, de la Fédération des chambres de commerce du Québec et de l’Association hôtelière du Grand Montréal réclamaient à grands cris au ministre du Travail d’intervenir avec une loi spéciale. Pourquoi? « Ils ont beau laisser croire qu’ils ont à cœur le sort des plus vulnérables, en réalité ils n’en ont que pour leurs profits. Si le bien-être de la population leur importe, pourquoi ne réclament-ils pas un meilleur financement du transport collectif? », demande le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.  

« Les usagères et les usagers de la STM vivent de plein fouet les impacts de la grève du transport en commun, c’est vrai. Mais leurs ennemis ne sont pas les mécaniciens et les électriciens qui tentent de maintenir de bonnes conditions de travail. Les vrais responsables, ce sont ceux qui sous-financent le transport collectif depuis trop longtemps, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. 

« La rémunération des grands patrons s’envole pendant que les travailleurs et les travailleuses ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Le patronat a-t-il intérêt à voir les travailleurs s’entredéchirer? À ce qu’on affaiblisse le droit de grève à coup de loi spéciale et de réforme étiolant le rapport de force des syndiqué-es? », se questionne-t-elle.  

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Le personnel technique et professionnel en grève jusqu’au 20 novembre https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-technique-et-professionnel-en-greve-jusquau-20-novembre/ Thu, 13 Nov 2025 16:30:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109111 Les dernières rencontres de négociation n’ayant pas permis d’en arriver à un règlement satisfaisant, le Syndicat du personnel technique et professionnel de la SAQ–CSN poursuivra la grève jusqu’au 20 novembre.

Rappelons que les quelque 500 techniciennes, techniciens et professionnel-les de la SAQ ont déclenché la grève le 6 novembre, après avoir voté à plus de 99 % en assemblée générale en faveur d’un mandat de 15 journées de grève.

Ils œuvrent, entre autres, à l’évolution constante du site transactionnel SAQ.com et des outils informatiques, à l’approvisionnement et à l’aménagement des magasins, à la commercialisation des produits, au contrôle de la qualité, aux communications, au marketing, à la paie et aux finances.

Pouvoir d’achat
Leur dernière augmentation salariale d’un pour cent leur a été versée en avril 2023. Depuis, les taux de salaire n’ont pas bougé malgré l’augmentation importante de l’indice des prix à la consommation (IPC) de plus de 6 % en 2022 et de près de 4 % en 2023.

« Notre travail est invisible pour la clientèle, mais il est indispensable au bon fonctionnement des opérations de la SAQ, rappelle le président du syndicat, Steve D’Agostino. Nous avons perdu des milliers de dollars depuis trois ans, ça fait un trou énorme dans notre budget familial : nous sommes toutes et tous choqués de constater que la SAQ ne s’en préoccupe pas ! »

« Le CCMM–CSN et ses syndicats affiliés sont avec eux, de même que toute la CSN, réitère le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord. Ils refusent de s’appauvrir et ils ont bien raison. La SAQ est certainement capable de trouver les sommes manquantes pour en arriver à un règlement satisfaisant comme elle a su le faire avec les autres travailleuses et travailleurs à son emploi. »

C’est la première fois que le SPTP-SAQ–CSN exerce la grève en 50 ans d’histoire. « C’est dommage que la SAQ ait choisi la voie de l’affrontement, poursuit Kathrin Peter, vice-présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), à laquelle le syndicat est affilié. Historiquement, on a toujours su trouver des solutions respectueuses et satisfaisantes pour les deux parties en abordant les enjeux avec ouverture. Nous nous expliquons bien mal la fermeture de la SAQ à répondre à cet enjeu pourtant fort légitime de la protection du pouvoir d’achat des salarié-es ».

 

À propos

Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

La Fédération des professionnèles (FP-CSN) représente quelque 10 500 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es d’université.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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