Québec–Chaudière-Appalaches – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Mon, 17 Aug 2026 18:28:38 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Québec–Chaudière-Appalaches – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les syndiqué-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-cooperative-funeraire-des-deux-rives-adoptent-une-entente-de-principe/ Fri, 14 Aug 2026 18:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118348 Réunis en assemblée générale le jeudi 13 août en soirée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

 

Des gains majeurs

La convention collective négociée prévoit des augmentations salariales de 21 % sur quatre ans ainsi qu’une diminution importante du nombre d’échelons de la grille salariale. Mais ce n’est pas tout : elle prévoit également une augmentation des primes et la création d’une prime de formation, l’augmentation du nombre de semaines de vacances et la réduction du nombre d’années nécessaires pour y avoir droit, l’augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite, d’importants gains en matière de droits syndicaux, notamment sur le plan de la santé et sécurité au travail, et finalement une limitation du droit de gérance en matière de sous-traitance.

 

Objectif atteint sans conflit de travail

« Nous sommes très satisfaits du résultat de la négociation », commente la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN, Catherine Caron. « Notre objectif était de conclure une entente reconnaissant l’importance et l’excellence du travail de nos membres et nous pouvons dire : mission accomplie. »

« La très bonne entente négociée à la Coopérative funéraire des Deux Rives prouve qu’avec de la bonne volonté, il est possible d’en arriver à des solutions gagnantes pour toutes les parties », ajoute le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Il ne faut pas croire qu’un règlement comme celui-ci est tombé du ciel », précise la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Les membres étaient mobilisés et déterminés, conscients de la valeur de leur travail. Ce sont des gens de cœur, qui font une profonde différence dans l’accompagnement. » Rappelons que le syndicat avait en poche un mandat pour une banque de cinq jours de grève et avait mené des actions de mobilisation. « Quand on approche la négociation avec sérieux, c’est possible de s’entendre sans conflit de travail », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN représente 100 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 250 syndicats et 50 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération du commerce (FC–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs.

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Les employées de bureau de Papier Clermont réclament le respect https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-reclament-le-respect/ Thu, 30 Jul 2026 13:37:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118256 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine Domtar de Clermont dénoncent le refus de l’employeur de leur accorder la pleine rétroactivité salariale, alors que cette reconnaissance a été accordée aux autres unités syndicales de l’entreprise. Pour elles, il s’agit d’un traitement inéquitable qui soulève de sérieuses questions quant à la façon dont l’employeur traite un groupe composé exclusivement de femmes.

La convention collective des employées de bureau est échue depuis le 30 avril 2024. Malgré plus de trois ans sans augmentation salariale, l’employeur refuse aujourd’hui de reconnaître l’ensemble de la période de négociation dans le calcul de la rétroactivité. Pourtant, cette pratique a été appliquée ailleurs chez Domtar, notamment pour les travailleuses et travailleurs de l’usine de Clermont.

« Nous avons fait notre part. Nous avons retiré des demandes importantes, comme le télétravail et les horaires flexibles, afin de favoriser un règlement. Malgré cette ouverture, l’employeur refuse toujours de nous traiter avec la même équité que nos collègues. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons simplement le même respect et les mêmes conditions que les autres travailleuses et travailleurs de Domtar », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont | Secteur bureau–CSN, Karenne Tremblay.

 

Une injustice qui ne passe pas

Pour le comité de la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), il est difficile d’ignorer que les personnes pénalisées sont les seules employées de bureau de l’usine, un petit groupe composé exclusivement de femmes.

« Le même employeur a reconnu la rétroactivité aux travailleurs de l’usine, mais refuse de l’accorder aux cinq employées de bureau. C’est légitime de se demander pourquoi. Nous refusons de banaliser cette différence de traitement. Les travailleuses méritent le même respect et la même reconnaissance que leurs collègues. Nous serons à leurs côtés aussi longtemps qu’il le faudra », soutient la vice-présidente à la condition féminine au CCQCA–CSN, Mélanie Pelletier.

La mobilisation des travailleuses reçoit d’ailleurs l’appui des membres du syndicat de l’usine, venus démontrer leur solidarité envers leurs collègues.

« Une négociation, ça avance quand les deux parties font des efforts. Les travailleuses ont démontré leur volonté de trouver un terrain d’entente en retirant des demandes importantes. Quand l’employeur répond en refusant de reconnaître plus de deux ans d’attente, il envoie le mauvais signal. Il est encore temps de conclure cette négociation sur une base saine et durable », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Keven Gagnon.

Pour la CSN, cette négociation dépasse largement le cadre d’un simple litige salarial. Elle pose la question du traitement réservé aux travailleuses dans les milieux traditionnellement masculins.

« Lorsqu’un employeur applique des conditions différentes à un groupe exclusivement féminin sans justification valable, il est normal de s’interroger. L’équité ne peut pas être à géométrie variable. Les travailleuses de Clermont réclament exactement ce qui a été accordé ailleurs dans l’entreprise : ni plus ni moins. Domtar doit corriger cette injustice », conclut la vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Katia Lelièvre.

Les représentantes syndicales réitèrent leur volonté de parvenir rapidement à une entente négociée, mais rappellent que celle-ci devra obligatoirement reconnaître les droits des travailleuses et mettre fin à cette iniquité.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont ainsi que la section bureau regroupe ensemble environ 125 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats.

 

Jérôme Godbout, conseiller à l’information au CCQCA–CSN : 581 398-0093 ou jerome.godbout@csn.qc.ca

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Une entente de principe adoptée dans deux résidences de la région de Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-de-principe-adoptee-dans-deux-residences-de-la-region-de-quebec/ Fri, 10 Jul 2026 12:49:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118177 À l’issue d’une assemblée générale, les travailleuses et les travailleurs des résidences privées pour aîné-es (RPA) La Roseraie et Le Manoir Manrèse et Pavillon Murray, appartenant toutes deux au groupe Cogir, ont adopté leur entente de principe. Plus de 120 salarié-es réalisent ainsi d’importantes avancées dans leurs conditions de travail, notamment grâce aux gains obtenus dans le cadre de la négociation coordonnée.

Parmi les principaux gains, notons une hausse salariale de 16,5 % sur quatre ans, une amélioration du régime de retraite ainsi que diverses bonifications à la convention collective.

Rappelons que, le 11 juin dernier, des avis de grève avaient été déposés auprès de sept résidences privées pour aîné-es (RPA) visées par la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartenant au groupe Cogir.

La négociation coordonnée de la CSN a par ailleurs enregistré d’importantes avancées au cours des dernières semaines, alors que 25 des 30 RPA participantes ont désormais conclu une entente de principe.

« Cette entente démontre qu’en se mobilisant et en négociant ensemble, les travailleuses et les travailleurs peuvent améliorer concrètement leurs conditions de travail. Ces gains constituent une reconnaissance du travail essentiel réalisé chaque jour auprès des personnes aînées », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Marlène Ross.

« Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers du chemin parcouru. Cette entente reflète leur détermination et leur engagement à obtenir des conditions de travail à la hauteur de l’importance de leur rôle. Elle représente une avancée significative, tant pour le personnel que pour l’avenir de ces résidences », de conclure la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

 

 À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Le gouvernement de la CAQ encourage les patrons délinquants https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-de-la-caq-encourage-les-patrons-delinquants/ Sat, 27 Jun 2026 18:06:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118098 Après dix-huit mois de grève, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray-CSN tiennent leur dernière journée de piquetage aujourd’hui. Rappelons que dans ce conflit, Renaud-Bray a notamment été reconnu coupable par le Tribunal administratif du travail de négociation de mauvaise foi, d’entrave aux activités syndicales et d’utilisation de briseurs de grève.

« Cette grève n’aurait jamais dû se solder par une fermeture. Nous demandions simplement des conditions décentes et un salaire qui dépasse d’un dollar le salaire minimum. Mais plutôt que de négocier sérieusement, l’employeur a choisi de fermer ses portes et de sacrifier des dizaines d’emplois. Et s’il peut faire cela impunément, c’est bien parce que le gouvernement de la CAQ est un gouvernement de patrons », déclare le président du syndicat, Jimmy Demers.

Pour la CSN, cette affaire illustre à merveille le parti pris de la CAQ envers les patrons.

« Ce conflit est révélateur d’un choix politique. Depuis plusieurs années, le gouvernement favorise les demandes patronales tout en affaiblissant les contrepouvoirs qui permettent aux salarié-es de défendre leurs droits. Le résultat est clair : des employeurs condamnés par les tribunaux comme Blaise Renaud peuvent multiplier les manœuvres antisyndicales et bafouer les droits des travailleuses et des travailleurs sans craindre de véritables conséquences », poursuit Katia Lelièvre, vice-présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

Pour Serge Monette, président de la Fédération du commerce, le message envoyé est extrêmement inquiétant. « Quel signal envoie-t-on aux travailleuses et aux travailleurs lorsqu’un employeur reconnu coupable d’entrave syndicale, de négociation de mauvaise foi et d’utilisation de briseurs de grève peut tout simplement fermer boutique ? On normalise l’idée qu’il est plus avantageux de contourner les droits fondamentaux que de négocier une convention collective. C’est extrêmement préoccupant pour l’ensemble du monde du travail », s’indigne-t-il.

Malgré cette issue malheureuse, la CSN réaffirme son engagement envers les membres touchés.

« Cette conclusion amère n’affecte en rien notre solidarité et nous demeurerons aux côtés des salarié-es bafoués. Nous allons les soutenir dans leur transition professionnelle et poursuivre les recours encore disponibles. Leur courage et leur persévérance tout au long de ce conflit imposent le respect et témoignent de la force de la solidarité syndicale », conclut Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN.

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Des ententes dans les cinq RPA du groupe Cogir https://www.csn.qc.ca/actualites/des-ententes-dans-les-cinq-rpa-du-groupe-cogir/ Tue, 16 Jun 2026 17:40:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118004 La menace du recours à la grève a permis de faire débloquer les négociations et d’obtenir des ententes pour cinq résidences privées pour aîné-es (RPA) du groupe Cogir. Ces ententes seront présentées aux membres dans les prochains jours.

Le 11 juin dernier, des avis de grève étaient transmis aux gestionnaires de sept RPA prenant part à la négociation coordonnée de la CSN, dont cinq appartiennent au groupe Cogir. Depuis l’envoi des avis de grève, les pourparlers se sont accélérés et ont permis de convenir d’ententes de principe respectant les paramètres de la coordonnée. Conséquemment, la grève est suspendue dans ces cinq résidences.

Notons toutefois que les grèves prévues du 19 au 24 juin au Manoir St-Augustin à Gaspé et du 20 au 24 juin à la résidence Le Duplessis de Trois-Rivières sont maintenues, et ce, tant qu’une entente ne sera pas intervenue. Rappelons que les services essentiels seront maintenus si des grèves ont lieu.

« La pression a permis de faire bouger Cogir. Nous sommes heureux d’obtenir des ententes dans les cinq résidences du groupe. Ce sera maintenant aux travailleuses et aux travailleurs de voter sur leur contenu », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

Plus de 20 RPA ont une entente

Pour le moment, 22 des 30 RPA prenant part à la négociation coordonnée ont conclu une entente de principe. Parmi les gains de la coordonnée, mentionnons une augmentation salariale minimale de 16,5 % sur 4 ans, une bonification de la retraite et des mesures locales, selon les résidences.

« Avec les ententes chez Cogir, il est temps que les autres propriétaires de RPA comme Chartwell et Corev comprennent le message. S’ils veulent qu’on passe tous et toutes un bel été, qu’ils mettent toute leur énergie pour régler au plus vite », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Les salarié-es des Jardins Logidor sont en grève pendant 5 jours https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-des-jardins-logidor-sont-en-greve-pendant-5-jours/ Wed, 03 Jun 2026 14:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117398 Les quelque 50 travailleuses et travailleurs des Jardins Logidor sont en grève du 3 au 7 juin pour faire avancer leur négociation. La direction de la résidence privée pour aîné-es (RPA) appartenant au groupe Cogir tarde à reconnaitre la valeur du travail de ses salarié-es.

Le groupe Cogir doit se mettre en mode règlement

Alors que plus de la moitié des RPA prenant part à la ronde de négociation coordonnée de la CSN ont obtenu une entente, il en va autrement pour les cinq résidences du groupe Cogir. C’est pour forcer l’employeur à déposer des offres sérieuses que les travailleuses et les travailleurs ont décidé de déclencher une première séquence de grève. Le salaire moyen de 20 $ l’heure est nettement insuffisant pour ces travailleuses et ces travailleurs qui prennent soin des aîné-es au quotidien. À noter que les services essentiels sont maintenus durant la grève.

« Si les résidentes et les résidents des Jardins Logidor reçoivent des services de qualité, c’est grâce aux efforts des travailleuses et travailleurs. Un peu partout au Québec, nous parvenons à nous entendre avec les employeurs. Il n’y a aucune raison pour qu’un groupe aussi profitable que Cogir n’accorde pas les gains de la négociation coordonnée à ses salarié-es », explique la porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Marlène Ross.

« Cinq résidences du groupe Cogir font partie de la négociation coordonnée et tous leurs salarié-es doivent se résoudre à exercer la grève pour que ça bouge à la table de négociation. Il est temps que cette entreprise en ait pour autre chose que ses profits. Si on veut continuer de donner les meilleurs services aux résidentes et aux résidents, il faut bonifier les conditions de travail des salarié-es », poursuit la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamp.

« Les salarié-es de la résidence Jardins Logidor font face à la hausse du coût de la vie. Pendant qu’ils ont du mal à joindre les deux bouts, les coffres du groupe Cogir débordent. Si l’employeur pense qu’il va réussir à nous épuiser, il se trompe royalement. Nous serons aux côtés des salarié-es jusqu’à l’obtention d’une bonne entente », de conclure la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À propos de la négociation coordonnée des RPA de la CSN

La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es œuvrant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l’application d’une plateforme salariale, la création d’une mutuelle de formation, l’élaboration d’un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.

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Une première convention CSN au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-csn-au-club-med-de-charlevoix/ Tue, 02 Jun 2026 15:03:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117386 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med Québec Charlevoix–CSN ont adopté à 90%, l’entente de principe qui leur a été présentée.

Il s’agit d’une première convention collective négociée sous l’affiliation à la CSN. Cette entente marque une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs, qui ont choisi de se mobiliser afin d’améliorer leurs conditions de travail et de faire reconnaître leur contribution essentielle au succès de l’établissement.

La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit des augmentations salariales pouvant atteindre près de 19 % dès la première année et près de 30 % sur l’ensemble de sa durée. Les membres ont également obtenu des améliorations substantielles concernant la reconnaissance de l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité au travail, la prévention du harcèlement psychologique ainsi que les clauses syndicales, notamment par une bonification des libérations syndicales.

L’entente comprend aussi des avancées considérables pour les travailleuses et travailleurs étrangers. Une clause de statu quo a notamment été intégrée afin de mieux protéger les salarié-es détenteurs d’un permis de travail fermé en cas de congédiement. L’employeur s’engage également à faciliter les démarches des salarié-es qui souhaitent présenter une demande de certificat de sélection du Québec.

« Dès le début des négociations, nous voulions une convention collective qui reconnaisse réellement notre contribution au succès du Club Med. Les membres peuvent être fiers du résultat. En plus d’obtenir des augmentations salariales importantes, nous avons fait des gains sur l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité ainsi que sur les protections offertes à plusieurs de nos collègues, notamment les travailleuses et travailleurs étrangers. Cette première convention nous donne des bases solides pour l’avenir, » affirme Jenny Anamaria Granados Mendiola, vice-présidente du syndicat.

Pour le conseil central, cette première convention collective représente une avancée importante pour l’ensemble des membres.

« Une convention collective, c’est toujours plus qu’une simple entente sur les salaires. Les travailleuses et les travailleurs du Club Med ont réussi à améliorer plusieurs aspects de leur quotidien tout en renforçant leurs protections et leurs droits. Les gains obtenus auront des effets durables bien au-delà de la durée de cette convention. C’est le résultat d’un travail rigoureux et d’une mobilisation soutenue des membres. Le syndicat a aussi pu compter sur la force de notre mouvement tout au long de la négociation, » souligne François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), les résultats obtenus à Charlevoix pourraient également inspirer d’autres travailleuses et travailleurs du réseau.

« Cette entente établit un précédent important. Les gains obtenus démontrent qu’il est possible d’améliorer de façon significative les salaires, les conditions de travail et les protections des salarié-es dans les établissements du réseau. Les membres du Club Med Québec Charlevoix viennent de tracer une voie qui pourra servir de référence dans l’avenir. Cette convention envoie un message clair : lorsque les travailleuses et les travailleurs se mobilisent, ils peuvent obtenir des avancées concrètes et durables, » ajoute Alexandre Filiatrault, vice-président de la FC–CSN.

Le syndicat tient à remercier l’ensemble des membres pour leur confiance, leur implication et leur solidarité tout au long des négociations.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix (CSN) représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Québec est une ville pro-choix et va le rester https://www.csn.qc.ca/actualites/quebec-est-une-ville-pro-choix-et-va-le-rester/ Sat, 30 May 2026 17:47:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117090 Un rassemblement « Riposte pro-choix » se tient aujourd’hui, devant l’Assemblée nationale du Québec. Initié par la CSN, et soutenu par de nombreuses organisations féministes, le rassemblement se voulait une réponse à la « marche pour la vie », une manifestation contre le droit à l’avortement organisée pour la troisième année consécutive par un groupe intégriste chrétien.

« Il y a quelques semaines, « Campagne Québec Vie » a annoncé qu’elle renonçait à organiser sa manifestation anti-avortement. C’est une grande une victoire pro-choix ! Nous avons quand même décidé de maintenir le rassemblement « Riposte pro-choix » pour célébrer nos victoires et rappeler haut et fort que Québec est une ville pro-choix et va le rester. Si on pouvait leur enlever à jamais l’envie de revenir, ce serait parfait ! » a déclaré Mélanie Pelletier, vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN).

« N’en déplaise à certains, la question du droit à l’avortement est une question syndicale. Le droit à l’avortement est indissociable du droit au travail des femmes, car pour elles, contrôler sa force reproductrice est une condition cruciale pour atteindre une autonomie réelle et une égalité dans les études, l’emploi ou la carrière ! » rappelle Jessica Goldschleger, la nouvelle secrétaire générale de la CSN tout juste élue mercredi dernier par le congrès de la centrale qui se tenait à Québec. Pour la secrétaire générale, il est essentiel que la CSN, qui représente une majorité de femmes rappelons-le, continue de Faire front pour les droits des travailleuses.

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Les salarié-es de la résidence Jardins Logidor en grève dès le 3 juin 2026 https://www.csn.qc.ca/actualites/les-salarie-es-de-la-residence-jardins-logidor-en-greve-des-le-3-juin-2026/ Wed, 20 May 2026 19:55:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115674 Devant l’impasse qui perdure depuis plusieurs mois à la table de négociation, les travailleuses et travailleurs de la résidence Jardins Logidor déclencheront une grève du 3 au 7 juin 2026. Par cette mobilisation, ils entendent envoyer un message sans équivoque à leur employeur, Cogir Immobilier : il est temps de les prendre au sérieux.

Une troisième résidence en grève en moins d’un mois

La résidence Jardins Logidor devient ainsi la troisième RPA du groupe Cogir à déclencher une grève au cours des 30 derniers jours, ce qui témoigne d’un problème structurel dans les négociations.

« Le fait que les syndiqué-es d’une autre résidence de Cogir déclenchent la grève démontre que l’employeur applique une stratégie uniforme à travers ses établissements », souligne Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN. « L’objectif de la direction est clair : étirer les négociations pour épuiser les travailleuses et travailleurs et leur imposer des ententes au rabais. »

Elle ajoute : « Pour Cogir, c’est une question de profit. Chaque concession arrachée aux salarié-es est perçue comme un gain pour les actionnaires. » Pendant ce temps, plusieurs employé-es des RPA figurent parmi les moins bien rémunérés du secteur et peinent à joindre les deux bouts.

Si rien ne débloque aux tables de négociation, il faut s’attendre à une intensification des mobilisations, et pas seulement à Logidor, mais aussi dans les autres RPA présentement en conflit avec Cogir.

Refus de s’appauvrir

De son côté, Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, dénonce fermement la situation :

« Les travailleuses et travailleurs des RPA accomplissent un travail essentiel en prenant soin de nos aîné-es — souvent dans des conditions exigeantes — et le font avec un dévouement remarquable. Qu’ils et elles soient contraints de faire la grève simplement pour exiger de leur employeur de ne pas les appauvrir est honteux. »

Elle conclut : « Il est hors de question de laisser Cogir imposer son approche. Les salarié-es méritent mieux et la CSN, ses fédérations et ses conseils centraux les appuieront jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause. »

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Après avoir fermé deux magasins en grève, Renaud-Bray doit répondre de ses actes https://www.csn.qc.ca/actualites/apres-avoir-ferme-deux-magasins-en-greve-renaud-bray-doit-repondre-de-ses-actes/ Thu, 14 May 2026 12:45:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115335 Pour un dollar de plus que le salaire minimum

Après avoir fermé coup sur coup ses succursales des Galeries de la Capitale et de Laurier Québec, toutes deux en grève depuis un an et demi, Renaud-Bray doit maintenant se défendre devant le Tribunal administratif du travail (TAT). Le propriétaire de Renaud-Bray, Blaise Renaud, sera appelé aujourd’hui à la barre des témoins.

Dans leur recours, la CSN et le syndicat des employé-es reprochent à son entreprise d’avoir fait preuve d’entraves et de représailles antisyndicales en fermant ses deux magasins en grève, en plus de ne pas avoir respecté son obligation de négocier de bonne foi. Un geste qui contrevient aux articles 3, 12, 14, 15 et 53 du Code du travail en vigueur au Québec, précise la plainte.

Ces fermetures doivent être mises en contexte avec les changements de bannière des magasins Archambault Lebourgneuf et Place Ste-Foy, également propriétés de l’homme d’affaires Blaise Renaud. Ces établissements, situés à proximité des magasins en grève, affichent dorénavant la marque de commerce Renaud-Bray.

« Un dollar de plus que le salaire minimum : c’est ce que demandaient les employé-es de Renaud-Bray. Plutôt que de négocier, Blaise Renaud a préféré fermer ses magasins, pourtant rentables, pour ouvrir de nouvelles bannières de l’autre côté de la rue. De tels gestes d’intimidation et de telles représailles sont contraires à la loi et doivent être sanctionnés », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La porte-parole du syndicat, Isabelle Nadeau, souligne que Renaud-Bray n’a donné aucun signe de vie après avoir forcé la tenue d’un scrutin l’été dernier, au cours duquel les travailleuses et les travailleurs avaient rejeté à 93 % les plus récentes offres patronales. « Malgré nos nombreuses tentatives de relancer les discussions et malgré les relances de la conciliatrice, Renaud-Bray n’a jamais voulu se rassoir à la table de négociation. Mais pour nous, il n’était pas question de rentrer travailler dans les mêmes conditions de misère. »

Pour la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier, les récentes fermetures dépassent l’entendement. « On connaît l’antisyndicalisme primaire de Renaud-Bray, qui a maintes fois été condamné par les tribunaux : entraves et ingérence antisyndicales, usage de briseurs de grève, négociation de mauvaise foi… Mais jamais Blaise Renaud n’était allé jusqu’à fermer un magasin, voire deux, parce que ses employé-es avaient osé lui tenir tête. Un geste inhumain, totalement inacceptable, qui doit être condamné. »

La CSN demande au TAT de condamner Renaud-Bray à verser 250 000 $ au syndicat à titre de dommages moraux et punitifs.

« Renaud-Bray avait amplement les moyens financiers de répondre aux demandes de ses salarié-es. C’est par pure cupidité que Blaise Renaud préfère fermer deux magasins plutôt que de respecter ses employé-es », d’ajouter le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray est poursuivi devant le tribunal pour avoir enfreint les dispositions du Code du travail. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale, coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le Tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit. En février dernier, une nouvelle décision du TAT condamnait Renaud-Bray à verser 7000 $ au syndicat à titre de dommages moraux et punitifs pour avoir eu recours à des briseurs de grève, enfreignant ainsi la loi.

Sans convention collective depuis le 31 décembre 2023

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. En grève depuis le 22 novembre 2024, les employé-es des Galeries de la Capitale et de Laurier Québec se sont prononcés en juillet dernier à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, après que celui-ci eut demandé au TAT d’ordonner un tel vote. Depuis, aucune offre de négociation n’a été déposée par l’entreprise de Blaise Renaud.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN dépose une plainte au Tribunal administratif du travail https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-depose-une-plainte-au-tribunal-administratif-du-travail/ Mon, 11 May 2026 17:39:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115204 Après avoir fermé son magasin des Galeries de la Capitale, le groupe Renaud-Bray devra se défendre devant les tribunaux pour avoir fermé une deuxième succursale en grève à Québec. Une plainte pour entrave, représailles et négociation de mauvaise foi a en effet été déposée par la CSN et par le syndicat des employé-es, auprès du Tribunal administratif du travail (TAT), à la suite de la fermeture, le 1er mai dernier, du Renaud-Bray de Laurier Québec, dont les syndiqué-es étaient en grève depuis le 22 novembre 2024.

Dans sa requête, qui vient amender le recours intenté à la suite de la fermeture des Galeries de la Capitale, la CSN allègue que « par ses fermetures d’une rare violence, l’employeur intimide non seulement le syndicat et ses membres, mais aussi les salarié-es de toutes ses autres succursales, syndiquées ou non ». Un geste qui contrevient aux articles 3, 12, 14, 15 et 53 du Code du travail en vigueur au Québec, précise le recours.

Ces fermetures doivent être mises en contexte avec les changements de bannière des magasins Archambault Lebourgneuf et Place Ste-Foy, également propriétés de l’homme d’affaires Blaise Renaud. Ces établissements, situés à proximité des magasins en grève, affichent dorénavant la marque de commerce Renaud-Bray.

« Personne n’est dupe : nous savons très bien que Renaud-Bray tente de se débarrasser d’un syndicat qui lui tient tête, tout en intimidant l’ensemble de ses employé-es », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En grève depuis le 22 novembre 2024, les employé-es des Galeries de la Capitale et de Laurier Québec se sont prononcés en juillet dernier à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, après que celui-ci eut demandé au TAT d’ordonner un tel vote. Depuis, aucune offre de négociation n’a été déposée par l’entreprise de Blaise Renaud.

« Renaud-Bray n’a jamais eu l’intention de négocier sérieusement, déplore le président du syndicat, Jimmy Demers. On demandait à peine un dollar au-dessus du salaire minimum, mais l’entreprise préfère fermer deux succursales rentables plutôt que de répondre aux demandes de ses employé-es. Un geste ignoble. »

Pour la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Barbara Poirier, de tels gestes ne peuvent rester impunis. « Nous avons des lois au Québec. Des lois du travail qui protègent les droits collectifs des travailleuses et des travailleurs. De telles représailles envers des salarié-es qui ont exercé leur droit fondamental à faire la grève doivent être sanctionnées par le Tribunal. »

La CSN demande au TAT de condamner Renaud-Bray à verser 250 000 $ au syndicat à titre de dommages moraux et punitifs.

« Renaud-Bray démontre malheureusement sa vraie nature : celle d’une entreprise qui bouscule toute l’industrie du livre pour maximiser les profits, sans égard au bien-être de ses employé-es et sans aucun respect pour le cadre légal des relations de travail. Un tel employeur doit être condamné par le Tribunal », de renchérir le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. 

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray est poursuivi devant le tribunal pour avoir enfreint les dispositions du Code du travail. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le Tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit. En février dernier, une nouvelle décision du TAT condamnait Renaud-Bray à verser 7000 $ au syndicat à titre de dommages moraux et punitifs pour avoir eu recours à des briseurs de grève, enfreignant ainsi la loi.

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Entente de principe au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-au-club-med-de-charlevoix/ Fri, 08 May 2026 17:50:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115073 Une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix – CSN et le Club Med. Les membres seront appelés à se prononcer sur cette entente dans les prochains jours.

D’ici à la présentation en assemblée générale, aucun commentaire public ne sera formulé par respect pour les membres. 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Renaud-Bray met la clé dans la porte d’une deuxième succursale en grève à Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-met-la-cle-dans-la-porte-dune-deuxieme-succursale-en-greve-a-quebec/ Fri, 01 May 2026 20:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114655 Après avoir fermé sa librairie des Galeries de la Capitale en octobre dernier, Renaud-Bray met la clé dans la porte de sa succursale de Laurier Québec. Les travailleuses et les travailleurs de ces deux magasins, membres du même syndicat, en ont été avisés par courrier recommandé aujourd’hui. Ils sont en grève depuis le 22 novembre 2024 pour exiger un salaire d’à peine 1 $ de plus que le salaire minimum.

« Nous sommes sous le choc, mais nous ne nous laisserons pas abattre. Surtout pas par un être aussi sans scrupule que Blaise Renaud. Il n’y a pas de mots pour décrire un tel manque de sensibilité envers ses employé-es. Un geste abject », affirme le président du syndicat, Jimmy Demers.

« Renaud-Bray aura eu le culot de choisir le 1er mai pour poser le geste le plus antisyndical qui soit : celui de tenter d’anéantir toute velléité de ses employé-es d’exiger un meilleur sort que le salaire minimum. Où est le ministre du Travail quand on bafoue de façon aussi flagrante les droits des travailleuses et des travailleurs ? », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Depuis le début de ce conflit, les gestes posés par Renaud-Bray ont été condamnés à maintes reprises par le Tribunal administratif du travail (TAT). Il est clair pour nous que cette fermeture sera contestée devant le Tribunal, au même titre que celle des Galeries de la Capitale. »

La plainte déposée par la CSN à la suite de la fermeture de la succursale des Galeries de la Capitale, le 9 octobre dernier, sera d’ailleurs entendue le 14 mai par le TAT, date à laquelle Blaise Renaud doit comparaître. Dans ce recours, la centrale allègue que « cette fermeture est manifestement une entrave dans les activités du syndicat et une représaille contre ses membres qui ont voté en faveur de la grève et contre les offres patronales ». Un geste qui contrevient aux articles 3, 12, 14, 15 et 53 du Code du travail en vigueur au Québec, précise la requête.

« Nous ne laisserons jamais tomber les travailleuses et les travailleurs de Renaud-Bray. C’est dans notre essence même que d’appuyer leur lutte jusqu’au bout, particulièrement quand nous faisons face aux employeurs les plus véreux », déclare la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

« Depuis le début de ces négociations, Renaud-Bray a tout fait pour intimider ses employé-es, préférant user de menaces, d’entraves et d’intimidation plutôt que de négocier de bonne foi. Il est grand temps que l’entreprise dirigée par Blaise Renaud accepte de se conformer à la loi plutôt que de chercher sans cesse à la contourner », indique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le Tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit. Le 13 février 2025, un rapport d’enquête du ministère du Travail concluait que Renaud-Bray avait eu recours à au moins sept briseurs en dépit d’une ordonnance provisoire qui le lui interdisait formellement.

Enfin, en février dernier, le TAT avait à nouveau condamné Renaud-Bray pour avoir contrevenu à la loi en entravant les activités du syndicat, en plus d’avoir utilisé pas moins de huit briseurs de grève depuis le déclenchement du conflit.

À propos

Les 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale sont en grève depuis le 22 novembre 2024. Au déclenchement du conflit, ils étaient tous payés à 15 cents au-dessus du salaire minimum, alors que plusieurs cumulaient plus de 20 ans d’ancienneté. Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis juillet 2025, Renaud-Bray n’a donné aucun signe de vie à la table de négociation.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Grève imminente dans deux résidences privées pour aîné-es https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-imminente-dans-deux-residences-privees-pour-aine-es/ Mon, 27 Apr 2026 22:05:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114371 Devant l’absence persistante d’offres sérieuses de la part des employeurs, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis et du Manoir Les Générations à Rimouski déclencheront une grève au début du mois de mai.

Le débrayage est prévu du 6 au 10 mai aux Marronniers et du 6 au 11 mai au Manoir Les Générations.

Alors que les salarié-es des Marronniers en seront à leur première séquence de grève, leurs collègues du Manoir Les Générations entameront pour leur part une deuxième mobilisation.

Travailler à temps plein et s’appauvrir : inacceptable

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la situation reflète un problème beaucoup plus large dans l’ensemble du secteur.

« Cogir est une entreprise qui a des moyens. Pourtant, à la table de négociation, on envoie des représentants avec un mandat clair : régler rabais pour ensuite tirer les conditions vers le bas dans tout le réseau. C’est une stratégie préoccupante qui contribue directement à l’appauvrissement des travailleuses et travailleurs », dénonce-t-elle.

Le groupe Cogir, qui exploite six RPA — dont quatre dans la région de Québec et deux à Rimouski — illustre bien cette dynamique. Dans plusieurs de ses établissements, les salarié-es, majoritairement des femmes, peinent à dépasser le salaire minimum, malgré l’importance essentielle de leur travail.

Un conflit devenu inévitable

Face au refus de la partie patronale d’offrir des conditions leur permettant de vivre dignement, les travailleuses et travailleurs n’ont d’autre choix que d’exercer leur droit de grève — un levier souvent utilisé en dernier recours pour se faire entendre.

« La CSN et ses conseils centraux seront aux côtés des travailleuses et travailleurs aussi longtemps qu’il le faudra. Ces personnes jouent un rôle essentiel auprès de nos aîné-es, et il est hors de question qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs employeurs s’enrichissent », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Tenir une ligne de piquetage demande du courage et de la détermination. Quand l’employeur mise sur l’usure pour imposer des conditions à la baisse, il faut savoir dire non et se tenir debout », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève implique des sacrifices, mais nos membres peuvent être fiers : ils et elles défendent leur dignité, leurs conditions de travail et la valeur de leur travail », conclut-elle.

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Entente de principe acceptée chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-autobus-des-erables/ Thu, 23 Apr 2026 14:14:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114158 Hier soir, mercredi 22 avril, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à 93 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le jour même avec leur employeur.

« Pour l’année 2024-2025, nous avons obtenu une rétroactivité salariale variant de 8,7 à 15,44 % selon l’échelon, tandis que pour 2025-2026, avec un salaire de 25 $ l’heure au dernier échelon, les augmentations varient de 15,63 à 23 %, selon nos trois échelons restants, puisque nous en avons supprimé un. Les plus fortes hausses touchent les salarié-es cumulant moins d’un an d’ancienneté, ce qui favorisera l’attraction et la rétention de notre monde. Nous avons également obtenu des bonifications pour nos cellulaires et pour les outils des mécaniciens et nos vacances passent à 8 % après 8 ans (au lieu de 10 ans) et à 10 % après 15 ans (au lieu de 20 ans). Les salaires horaires des mécaniciens 1 et 2 seront respectivement de 38,50 $ et 30 $ l’heure », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Nous saluons le fait que l’employeur ait accepté de s’attaquer avec nous aux problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire. Pour nous, cette entente constitue une avancée dans la bonne direction pour garantir le service aux parents. Il s’agit d’une convention collective qui vient à échéance en juin 2026 et nous reprendrons la négociation en septembre prochain », ajoute le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond.

« Nous saluons le changement de ton de Sogesco et le vote des membres d’hier soir est très éloquent à cet égard. Notre fédération reconnaît l’effort de l’employeur à consentir des augmentations salariales intéressantes sans confrontation avec ses chauffeuses et chauffeurs. Nous souhaitons vivement que ce climat soit durable, surtout avec la reprise des négociations à l’automne prochain », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Faire front pour l’égalité des chances https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-pour-legalite-des-chances/ Thu, 16 Apr 2026 18:52:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113701 À quelques mois des élections, la CSN réclame un réseau de l’enseignement supérieur qui favorise l’égalité des chances. Des militantes et des militants de la CSN prennent part à une manifestation au Complexe G ce midi pour dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste en enseignement supérieur et pour exiger un rehaussement du financement public.

Les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les étudiantes et les étudiants. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos cégeps laisse à désirer, tout cela alors que les compressions budgétaires s’accumulent et qu’elles affectent directement les services. La CSN tenait cette action dans la région pour exiger, de la part du gouvernement caquiste et des principaux partis politiques, des engagements qui favorisent l’égalité des chances en enseignement supérieur.

« Les compressions budgétaires font mal dans le réseau collégial : leur impact se fait sentir aussi bien chez le personnel que chez les étudiantes et les étudiants. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps qui sont en mauvais état. Il est grand temps de procéder à un réinvestissement significatif pour prendre soin autant des infrastructures que des services donnés chaque jour dans nos établissements », explique le vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Yves de Repentigny.

« Nos réseaux d’éducation et d’enseignement supérieur sont une richesse et un investissement à long terme. Notre gouvernement s’acharne à gérer le tout comme une entreprise à profit. C’est à se demander si son but n’est pas de cultiver l’ignorance pour mieux faire adopter ses lois qui nous enlèvent du pouvoir. Le Québec mérite mieux », lance la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Mélanie Pelletier.

« Le gouvernement caquiste nous laisse l’austérité comme héritage en éducation et en enseignement supérieur. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements dans ces domaines. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système public, inclusif, accessible et gratuit. L’éducation, c’est l’avenir de notre société. Il faut en faire plus pour assurer l’égalité des chances pour tout le monde », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Paramédics – La surcharge de travail encore en hausse dans la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/paramedics-la-surcharge-de-travail-encore-en-hausse-dans-la-capitale-nationale/ Tue, 07 Apr 2026 10:51:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113338 La charge de travail des paramédics de la Capitale-Nationale atteint maintenant 143 %, soit une hausse de 6 % en un an! Ces données viennent d’être dévoilées par le ministère de la Santé et des Services sociaux qui les met à jour sur une base régulière. Une charge de travail normale s’établit à 90 %, selon le ministère.

Pour l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN), ce portrait vient confirmer ce que les paramédics constatent chaque jour, chaque soir, chaque nuit : le système est au bord de l’effondrement.

Sans convention collective depuis maintenant trois ans, les paramédics se heurtent à la table de négociation aux demandes irréalistes du gouvernement. Il veut notamment mettre fin à une mesure de la convention collective qui dédommage les paramédics en surcharge de travail, tant que le problème n’aura pas été corrigé à la source. Le gouvernement propose à la place une « prime au rendement ». Or, pour les syndicats CSN, il ne fait aucun sens d’exiger plus de « rendement » de la part de paramédics dont la surcharge atteint 143 % ! Rappelons que cette prime avait été introduite à la convention collective à l’issue de la dernière négociation et que la surcharge n’a cessé d’augmenter depuis.

« Le gouvernement a la responsabilité d’assurer une offre adéquate de services à la population, rappelle le président de l’ATPH–CSN, Frédéric Maheux. Présentement, il agit comme s’il souhaitait s’en défiler complètement. »

« La source du problème, ajoute-t-il, ce sont en bonne partie les conditions de travail, dont les salaires, qui ne soutiennent pas la concurrence avec les autres emplois comparables, que ce soit en santé et services sociaux ou dans le secteur de la sécurité publique. Chaque jour, nous perdons des paramédics qui choisissent d’aller travailler ailleurs, où les conditions de travail sont plus en phase avec leurs compétences, leurs responsabilités, leur environnement de travail. Nous appelons le gouvernement à entendre les signaux d’alarme émis par son propre ministère. Il est évident qu’une surcharge de travail de 143 %, c’est insoutenable ! »

À propos
L’Association des Travailleurs du Préhospitalier–CSN représente plus de 400 paramédics de la grande région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 3300 paramédics partout au Québec. Ils sont également affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) ce sont 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Mandat unanime : 14 jours de grève chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-unanime-14-jours-de-greve-chez-autobus-des-erables/ Thu, 02 Apr 2026 12:02:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113309 Ce mercredi 1er avril au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de 14 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Depuis le 2 décembre dernier, nous avons tenu huit séances de négociation. Nous avons retravaillé une bonne partie de la convention collective, qui était désuète. Nous avons presque terminé les clauses normatives et, outre celles à incidences financières, il ne reste qu’une seule demande que l’employeur refuse d’accorder, sans fournir d’explication rationnelle. La dynamique à la table de négociation n’est pas mauvaise, mais, ce matin, nous attendions une réponse de l’employeur sur le volet des salaires et avantages sociaux. Or, on a reçu exactement la même offre que l’an dernier, sans aucune bonification. Bref, les membres sont en colère et ça s’est fortement reflété dans le vote d’hier soir », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Avec les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire, offrir des salaires en dessous de la moyenne des autres entreprises du secteur, c’est une atteinte au service aux parents. Avec la hausse du coût de la vie et de celui de l’essence, il y a des salarié-es qui ont deux jobs pour arriver, c’est inacceptable ! On va se battre avec eux pour que ça change », ajoute le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré.

Dans la région de Québec et ses environs, pour 2025, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a fixé le revenu viable à 35 872 $ par année pour une personne seule et à 48 099 $ pour une famille monoparentale avec un enfant en CPE.

« Avec un salaire actuel d’environ 20 000 $ par année, les membres s’attendent à une bonification significative de leurs conditions de travail. L’employeur, Sogesco, n’est pas reconnu pour offrir de bons salaires… sans qu’une lutte soit livrée par les syndiqué-es. L’entreprise est historiquement reconnue pour ses nombreux bris de services, directement reliés aux salaires trop bas qu’ils imposent à leurs travailleuses et travailleurs. Mais les membres ont décidé de se battre et nous serons à leurs côtés pour les épauler, jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail satisfaisant », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les résidences privées pour aînés (RPA) en grève dès la semaine prochaine https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residences-privees-pour-aines-rpa-en-greve-des-la-semaine-prochaine/ Tue, 24 Mar 2026 14:38:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112988 Devant des employeurs qui refusent toujours de déposer des offres dignes de ce nom, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski seront en grève du 2 au 6 avril prochain.

Il s’agit d’une première vague de débrayage qui pourrait s’étendre si l’employeur continue de faire traîner les négociations.

Appauvrir les salarié-es : une tendance inquiétante dans les RPA

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, la situation dépasse ces deux établissements : « Ce que l’on observe ici se répète dans plusieurs négociations en cours dans des résidences incluses dans la présente négociation coordonnée. Nous faisons face à des employeurs qui possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d’imposer ces conditions à l’ensemble de leurs tables de négociation. C’est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage », déplore-t-elle.

Rappelons que Cogir possède cinq RPA, dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. La situation observée actuellement dans les résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements que le groupe exploite.

La grève : un recours nécessaire pour se faire entendre

Dans un contexte marqué par une inflation élevée et par la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et d’alimentation, proposer des conditions qui appauvrissent les salarié-es est inacceptable.

« La CSN et ses conseils centraux appuient, et continueront d’appuyer, les travailleuses et travailleurs des RPA tant qu’il le faudra. Ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n’accepterons pas qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs patrons s’enrichissent sur leur dos », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l’employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu’à dire “assez, c’est assez !” et à se tenir debout sur les lignes de piquetage », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève et se priver de revenu n’est jamais facile, mais nous sommes fiers de nos membres qui se tiennent debout pour obtenir le respect qu’ils méritent », conclut-elle.

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