Québec–Chaudière-Appalaches – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 01 May 2026 20:00:37 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Québec–Chaudière-Appalaches – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Renaud-Bray met la clé dans la porte d’une deuxième succursale en grève à Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-met-la-cle-dans-la-porte-dune-deuxieme-succursale-en-greve-a-quebec/ Fri, 01 May 2026 20:00:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114655 Après avoir fermé sa librairie des Galeries de la Capitale en octobre dernier, Renaud-Bray met la clé dans la porte de sa succursale de Laurier Québec. Les travailleuses et les travailleurs de ces deux magasins, membres du même syndicat, en ont été avisés par courrier recommandé aujourd’hui. Ils sont en grève depuis le 22 novembre 2024 pour exiger un salaire d’à peine 1 $ de plus que le salaire minimum.

« Nous sommes sous le choc, mais nous ne nous laisserons pas abattre. Surtout pas par un être aussi sans scrupule que Blaise Renaud. Il n’y a pas de mots pour décrire un tel manque de sensibilité envers ses employé-es. Un geste abject », affirme le président du syndicat, Jimmy Demers.

« Renaud-Bray aura eu le culot de choisir le 1er mai pour poser le geste le plus antisyndical qui soit : celui de tenter d’anéantir toute velléité de ses employé-es d’exiger un meilleur sort que le salaire minimum. Où est le ministre du Travail quand on bafoue de façon aussi flagrante les droits des travailleuses et des travailleurs ? », lance la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Depuis le début de ce conflit, les gestes posés par Renaud-Bray ont été condamnés à maintes reprises par le Tribunal administratif du travail (TAT). Il est clair pour nous que cette fermeture sera contestée devant le Tribunal, au même titre que celle des Galeries de la Capitale. »

La plainte déposée par la CSN à la suite de la fermeture de la succursale des Galeries de la Capitale, le 9 octobre dernier, sera d’ailleurs entendue le 14 mai par le TAT, date à laquelle Blaise Renaud doit comparaître. Dans ce recours, la centrale allègue que « cette fermeture est manifestement une entrave dans les activités du syndicat et une représaille contre ses membres qui ont voté en faveur de la grève et contre les offres patronales ». Un geste qui contrevient aux articles 3, 12, 14, 15 et 53 du Code du travail en vigueur au Québec, précise la requête.

« Nous ne laisserons jamais tomber les travailleuses et les travailleurs de Renaud-Bray. C’est dans notre essence même que d’appuyer leur lutte jusqu’au bout, particulièrement quand nous faisons face aux employeurs les plus véreux », déclare la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

« Depuis le début de ces négociations, Renaud-Bray a tout fait pour intimider ses employé-es, préférant user de menaces, d’entraves et d’intimidation plutôt que de négocier de bonne foi. Il est grand temps que l’entreprise dirigée par Blaise Renaud accepte de se conformer à la loi plutôt que de chercher sans cesse à la contourner », indique le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le Tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit. Le 13 février 2025, un rapport d’enquête du ministère du Travail concluait que Renaud-Bray avait eu recours à au moins sept briseurs en dépit d’une ordonnance provisoire qui le lui interdisait formellement.

Enfin, en février dernier, le TAT avait à nouveau condamné Renaud-Bray pour avoir contrevenu à la loi en entravant les activités du syndicat, en plus d’avoir utilisé pas moins de huit briseurs de grève depuis le déclenchement du conflit.

À propos

Les 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale sont en grève depuis le 22 novembre 2024. Au déclenchement du conflit, ils étaient tous payés à 15 cents au-dessus du salaire minimum, alors que plusieurs cumulaient plus de 20 ans d’ancienneté. Leur convention collective est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis juillet 2025, Renaud-Bray n’a donné aucun signe de vie à la table de négociation.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Grève imminente dans deux résidences privées pour aîné-es https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-imminente-dans-deux-residences-privees-pour-aine-es/ Mon, 27 Apr 2026 22:05:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114371 Devant l’absence persistante d’offres sérieuses de la part des employeurs, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis et du Manoir Les Générations à Rimouski déclencheront une grève au début du mois de mai.

Le débrayage est prévu du 6 au 10 mai aux Marronniers et du 6 au 11 mai au Manoir Les Générations.

Alors que les salarié-es des Marronniers en seront à leur première séquence de grève, leurs collègues du Manoir Les Générations entameront pour leur part une deuxième mobilisation.

Travailler à temps plein et s’appauvrir : inacceptable

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), la situation reflète un problème beaucoup plus large dans l’ensemble du secteur.

« Cogir est une entreprise qui a des moyens. Pourtant, à la table de négociation, on envoie des représentants avec un mandat clair : régler rabais pour ensuite tirer les conditions vers le bas dans tout le réseau. C’est une stratégie préoccupante qui contribue directement à l’appauvrissement des travailleuses et travailleurs », dénonce-t-elle.

Le groupe Cogir, qui exploite six RPA — dont quatre dans la région de Québec et deux à Rimouski — illustre bien cette dynamique. Dans plusieurs de ses établissements, les salarié-es, majoritairement des femmes, peinent à dépasser le salaire minimum, malgré l’importance essentielle de leur travail.

Un conflit devenu inévitable

Face au refus de la partie patronale d’offrir des conditions leur permettant de vivre dignement, les travailleuses et travailleurs n’ont d’autre choix que d’exercer leur droit de grève — un levier souvent utilisé en dernier recours pour se faire entendre.

« La CSN et ses conseils centraux seront aux côtés des travailleuses et travailleurs aussi longtemps qu’il le faudra. Ces personnes jouent un rôle essentiel auprès de nos aîné-es, et il est hors de question qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs employeurs s’enrichissent », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Tenir une ligne de piquetage demande du courage et de la détermination. Quand l’employeur mise sur l’usure pour imposer des conditions à la baisse, il faut savoir dire non et se tenir debout », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève implique des sacrifices, mais nos membres peuvent être fiers : ils et elles défendent leur dignité, leurs conditions de travail et la valeur de leur travail », conclut-elle.

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Entente de principe acceptée chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-autobus-des-erables/ Thu, 23 Apr 2026 14:14:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114158 Hier soir, mercredi 22 avril, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à 93 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le jour même avec leur employeur.

« Pour l’année 2024-2025, nous avons obtenu une rétroactivité salariale variant de 8,7 à 15,44 % selon l’échelon, tandis que pour 2025-2026, avec un salaire de 25 $ l’heure au dernier échelon, les augmentations varient de 15,63 à 23 %, selon nos trois échelons restants, puisque nous en avons supprimé un. Les plus fortes hausses touchent les salarié-es cumulant moins d’un an d’ancienneté, ce qui favorisera l’attraction et la rétention de notre monde. Nous avons également obtenu des bonifications pour nos cellulaires et pour les outils des mécaniciens et nos vacances passent à 8 % après 8 ans (au lieu de 10 ans) et à 10 % après 15 ans (au lieu de 20 ans). Les salaires horaires des mécaniciens 1 et 2 seront respectivement de 38,50 $ et 30 $ l’heure », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Nous saluons le fait que l’employeur ait accepté de s’attaquer avec nous aux problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire. Pour nous, cette entente constitue une avancée dans la bonne direction pour garantir le service aux parents. Il s’agit d’une convention collective qui vient à échéance en juin 2026 et nous reprendrons la négociation en septembre prochain », ajoute le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond.

« Nous saluons le changement de ton de Sogesco et le vote des membres d’hier soir est très éloquent à cet égard. Notre fédération reconnaît l’effort de l’employeur à consentir des augmentations salariales intéressantes sans confrontation avec ses chauffeuses et chauffeurs. Nous souhaitons vivement que ce climat soit durable, surtout avec la reprise des négociations à l’automne prochain », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Faire front pour l’égalité des chances https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-pour-legalite-des-chances/ Thu, 16 Apr 2026 18:52:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113701 À quelques mois des élections, la CSN réclame un réseau de l’enseignement supérieur qui favorise l’égalité des chances. Des militantes et des militants de la CSN prennent part à une manifestation au Complexe G ce midi pour dénoncer le bilan lamentable du gouvernement caquiste en enseignement supérieur et pour exiger un rehaussement du financement public.

Les travailleuses et les travailleurs du réseau de l’enseignement supérieur sont aux premières loges pour constater l’effet des coupes budgétaires et des mauvaises décisions gouvernementales sur les étudiantes et les étudiants. Le gel d’embauche fait mal, l’état de nos cégeps laisse à désirer, tout cela alors que les compressions budgétaires s’accumulent et qu’elles affectent directement les services. La CSN tenait cette action dans la région pour exiger, de la part du gouvernement caquiste et des principaux partis politiques, des engagements qui favorisent l’égalité des chances en enseignement supérieur.

« Les compressions budgétaires font mal dans le réseau collégial : leur impact se fait sentir aussi bien chez le personnel que chez les étudiantes et les étudiants. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps qui sont en mauvais état. Il est grand temps de procéder à un réinvestissement significatif pour prendre soin autant des infrastructures que des services donnés chaque jour dans nos établissements », explique le vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN), Yves de Repentigny.

« Nos réseaux d’éducation et d’enseignement supérieur sont une richesse et un investissement à long terme. Notre gouvernement s’acharne à gérer le tout comme une entreprise à profit. C’est à se demander si son but n’est pas de cultiver l’ignorance pour mieux faire adopter ses lois qui nous enlèvent du pouvoir. Le Québec mérite mieux », lance la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), Mélanie Pelletier.

« Le gouvernement caquiste nous laisse l’austérité comme héritage en éducation et en enseignement supérieur. Avec les élections qui approchent, il est temps d’entendre les partis politiques sur leurs engagements dans ces domaines. À la CSN, ce qu’on veut, c’est un système public, inclusif, accessible et gratuit. L’éducation, c’est l’avenir de notre société. Il faut en faire plus pour assurer l’égalité des chances pour tout le monde », de conclure le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr.

Faire front pour le Québec

La CSN mène la campagne Faire front pour le Québec pour inviter la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. La CSN fait front pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

À propos de la CSN

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Paramédics – La surcharge de travail encore en hausse dans la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/paramedics-la-surcharge-de-travail-encore-en-hausse-dans-la-capitale-nationale/ Tue, 07 Apr 2026 10:51:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113338 La charge de travail des paramédics de la Capitale-Nationale atteint maintenant 143 %, soit une hausse de 6 % en un an! Ces données viennent d’être dévoilées par le ministère de la Santé et des Services sociaux qui les met à jour sur une base régulière. Une charge de travail normale s’établit à 90 %, selon le ministère.

Pour l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN), ce portrait vient confirmer ce que les paramédics constatent chaque jour, chaque soir, chaque nuit : le système est au bord de l’effondrement.

Sans convention collective depuis maintenant trois ans, les paramédics se heurtent à la table de négociation aux demandes irréalistes du gouvernement. Il veut notamment mettre fin à une mesure de la convention collective qui dédommage les paramédics en surcharge de travail, tant que le problème n’aura pas été corrigé à la source. Le gouvernement propose à la place une « prime au rendement ». Or, pour les syndicats CSN, il ne fait aucun sens d’exiger plus de « rendement » de la part de paramédics dont la surcharge atteint 143 % ! Rappelons que cette prime avait été introduite à la convention collective à l’issue de la dernière négociation et que la surcharge n’a cessé d’augmenter depuis.

« Le gouvernement a la responsabilité d’assurer une offre adéquate de services à la population, rappelle le président de l’ATPH–CSN, Frédéric Maheux. Présentement, il agit comme s’il souhaitait s’en défiler complètement. »

« La source du problème, ajoute-t-il, ce sont en bonne partie les conditions de travail, dont les salaires, qui ne soutiennent pas la concurrence avec les autres emplois comparables, que ce soit en santé et services sociaux ou dans le secteur de la sécurité publique. Chaque jour, nous perdons des paramédics qui choisissent d’aller travailler ailleurs, où les conditions de travail sont plus en phase avec leurs compétences, leurs responsabilités, leur environnement de travail. Nous appelons le gouvernement à entendre les signaux d’alarme émis par son propre ministère. Il est évident qu’une surcharge de travail de 143 %, c’est insoutenable ! »

À propos
L’Association des Travailleurs du Préhospitalier–CSN représente plus de 400 paramédics de la grande région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 3300 paramédics partout au Québec. Ils sont également affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) ce sont 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Mandat unanime : 14 jours de grève chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-unanime-14-jours-de-greve-chez-autobus-des-erables/ Thu, 02 Apr 2026 12:02:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113309 Ce mercredi 1er avril au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de 14 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Depuis le 2 décembre dernier, nous avons tenu huit séances de négociation. Nous avons retravaillé une bonne partie de la convention collective, qui était désuète. Nous avons presque terminé les clauses normatives et, outre celles à incidences financières, il ne reste qu’une seule demande que l’employeur refuse d’accorder, sans fournir d’explication rationnelle. La dynamique à la table de négociation n’est pas mauvaise, mais, ce matin, nous attendions une réponse de l’employeur sur le volet des salaires et avantages sociaux. Or, on a reçu exactement la même offre que l’an dernier, sans aucune bonification. Bref, les membres sont en colère et ça s’est fortement reflété dans le vote d’hier soir », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Avec les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire, offrir des salaires en dessous de la moyenne des autres entreprises du secteur, c’est une atteinte au service aux parents. Avec la hausse du coût de la vie et de celui de l’essence, il y a des salarié-es qui ont deux jobs pour arriver, c’est inacceptable ! On va se battre avec eux pour que ça change », ajoute le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré.

Dans la région de Québec et ses environs, pour 2025, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a fixé le revenu viable à 35 872 $ par année pour une personne seule et à 48 099 $ pour une famille monoparentale avec un enfant en CPE.

« Avec un salaire actuel d’environ 20 000 $ par année, les membres s’attendent à une bonification significative de leurs conditions de travail. L’employeur, Sogesco, n’est pas reconnu pour offrir de bons salaires… sans qu’une lutte soit livrée par les syndiqué-es. L’entreprise est historiquement reconnue pour ses nombreux bris de services, directement reliés aux salaires trop bas qu’ils imposent à leurs travailleuses et travailleurs. Mais les membres ont décidé de se battre et nous serons à leurs côtés pour les épauler, jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail satisfaisant », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les résidences privées pour aînés (RPA) en grève dès la semaine prochaine https://www.csn.qc.ca/actualites/les-residences-privees-pour-aines-rpa-en-greve-des-la-semaine-prochaine/ Tue, 24 Mar 2026 14:38:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112988 Devant des employeurs qui refusent toujours de déposer des offres dignes de ce nom, les travailleuses et travailleurs de la résidence Les Marronniers à Lévis ainsi que du Manoir Les Générations à Rimouski seront en grève du 2 au 6 avril prochain.

Il s’agit d’une première vague de débrayage qui pourrait s’étendre si l’employeur continue de faire traîner les négociations.

Appauvrir les salarié-es : une tendance inquiétante dans les RPA

Pour Marlène Ross, porte-parole du secteur des RPA affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, la situation dépasse ces deux établissements : « Ce que l’on observe ici se répète dans plusieurs négociations en cours dans des résidences incluses dans la présente négociation coordonnée. Nous faisons face à des employeurs qui possèdent plusieurs RPA et qui proposent des augmentations dérisoires, sans réel rattrapage salarial, tout en tentant d’imposer ces conditions à l’ensemble de leurs tables de négociation. C’est un effort concerté pour affaiblir les travailleuses et travailleurs et les appauvrir davantage », déplore-t-elle.

Rappelons que Cogir possède cinq RPA, dont quatre dans la région de Québec et une à Rimouski. La situation observée actuellement dans les résidences en grève reflète une dynamique similaire dans les autres établissements que le groupe exploite.

La grève : un recours nécessaire pour se faire entendre

Dans un contexte marqué par une inflation élevée et par la hausse du coût de la vie, notamment en matière de logement et d’alimentation, proposer des conditions qui appauvrissent les salarié-es est inacceptable.

« La CSN et ses conseils centraux appuient, et continueront d’appuyer, les travailleuses et travailleurs des RPA tant qu’il le faudra. Ces personnes prennent soin de nos aîné-es et contribuent à notre société. Nous n’accepterons pas qu’elles s’appauvrissent pendant que leurs patrons s’enrichissent sur leur dos », affirme Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

« Se tenir dehors, dans le froid, pour réclamer sa juste part, ça demande du courage. Quand l’employeur adopte une stratégie visant à vous affaiblir et à vous faire accepter des miettes, il ne reste plus qu’à dire “assez, c’est assez !” et à se tenir debout sur les lignes de piquetage », ajoute Liette Ross, présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN). « Faire la grève et se priver de revenu n’est jamais facile, mais nous sommes fiers de nos membres qui se tiennent debout pour obtenir le respect qu’ils méritent », conclut-elle.

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Hausse majeure de la violence en milieu carcéral https://www.csn.qc.ca/actualites/hausse-majeure-de-la-violence-en-milieu-carceral/ Mon, 16 Mar 2026 20:00:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112705 À la suite d’une violente agression de ce matin à l’établissement de détention de Québec, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec–CSN (SAPSCQ–CSN) dénonce la hausse majeure de la violence en milieu carcéral.

« Nous condamnons la violente agression survenue ce matin même à l’établissement de détention de Québec. Depuis des mois, nous décrions des actes de plus en plus violents vécus par les agents en service correctionnels (ASC) en les plaçant dans un contexte de montée généralisée de ce type d’agressions dans les établissements de détentions du Québec. Face à cette hausse vertigineuse des agressions en milieu carcéral, nous nous sentons carrément abandonnés par le ministère de la Sécurité publique (MSP) qui banalise ces événements par son inaction », souligne le président du SAPSCQ–CSN, Mathieu Lavoie.

« Le MSP doit engager et fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer la santé et la sécurité du travail des ASC et reconnaitre le caractère particulier de notre métier », conclut le président du syndicat.  

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Victoire majeure pour la fonderie Bibby-Ste-Croix dans une cause antidumping https://www.csn.qc.ca/actualites/victoire-majeure-pour-la-fonderie-bibby-ste-croix-dans-une-cause-antidumping/ Thu, 26 Feb 2026 14:10:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112262 La CSN salue une décision déterminante du Tribunal canadien du commerce extérieur, laquelle confirme le bien-fondé d’une plainte de dumping visant des importations de tuyaux d’évacuation en fonte en provenance de la Chine. Des droits antidumping et compensateurs allant jusqu’à 472 % seront imposés sur les importations des marchandises en cause.

Dans son mémoire présenté au Tribunal, le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Bibby-Ste-Croix-CSN, a notamment soutenu que les importations chinoises, vendues à des prix injustement bas, ont entraîné une baisse des ventes et de la part de marché de Bibby-Ste-Croix, qui embauche présentement près de 300 travailleuses et travailleurs, dont 200 sont syndiqués. Depuis 2021, les salarié-es ont subi des mises à pied, une réduction des heures supplémentaires et une pression constante sur la rétention de la main-d’œuvre qualifiée, explique la CSN.

« Les pratiques commerciales déloyales menacent directement nos emplois et la vitalité économique de notre région. Cette victoire devant le Tribunal aura des impacts à long terme pour notre communauté à Sainte-Croix », souligne le président du syndicat, Jean-François Laliberté, qui a livré un vibrant témoignage lors des audiences.

La fonderie Bibby-Ste-Croix joue un rôle économique central dans la région de Lotbinière, où les occasions d’emploi comparables sont peu courantes. D’autres pertes d’emplois dans le secteur manufacturier avaient déjà fragilisé la région, notamment chez Meubles South Shore, dans le même village.

Pour le syndicat, il s’agit d’un pas crucial pour stabiliser la production et protéger les emplois existants.

« À travers leur combat pour sauver leur entreprise des effets destructeurs des pratiques commerciales déloyales, les syndiqué-es de Bibby-Ste-Croix font une poignante démonstration qu’un syndicat, c’est bon pour les affaires ! », s’exclame la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Difficile de rivaliser avec d’autres lorsque les dés sont pipés. Cette décision vient remettre de l’ordre dans le marché et enfin offrir une possibilité au secteur de prospérer », explique le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« Dans Lotbinière, les entreprises comme la fonderie sont de véritables moteurs économiques, je salue la décision du Tribunal qui a su prendre la mesure des impacts du dumping sur la communauté pour mieux la protéger », conclut la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN, Barbara Poirier.

À propos 
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble quelque 252 syndicats et plus de 22 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) a été fondé en 1918. Il regroupe près de 200 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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Entente de principe adoptée par les travailleuses et travailleurs de General Dynamics https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-par-les-travailleuses-et-travailleurs-de-general-dynamics/ Tue, 17 Feb 2026 19:54:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112105 Réunis en assemblée générale, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de General Dynamics–CSN ont adopté l’entente de principe intervenue entre les deux parties. Cette entente prévoit une augmentation salariale totale de 29 % sur cinq ans.

« C’est le résultat de la solidarité et de la détermination des travailleuses et des travailleurs. Rien n’a été donné : chaque gain a été arraché par la mobilisation », indique le président du Syndicat, Dominic Jobin. « Cette entente nous permet d’avancer concrètement sur la reconnaissance de notre travail et l’équité avec les autres usines du groupe », poursuit-il.

Du côté du conseil central, on salue une victoire qui dépasse l’usine. « Chaque gain salarial obtenu par la lutte fait avancer l’ensemble de la classe ouvrière. Cette entente démontre encore une fois que lorsqu’on s’organise et qu’on se tient debout, on peut faire reculer les inégalités », souligne Pierre Émond, vice-président au Conseil Central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Cette entente, ce n’est pas un cadeau. C’est le résultat d’un rapport de force clair et assumé. Les membres ont tenu bon et aujourd’hui, elles et ils récoltent une partie de ce pour quoi on s’est battu collectivement », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Rappelons que les travailleuses et les travailleurs étaient sous le coup d’un lock-out décrété par l’Employeur depuis le 10 novembre dernier. Après plusieurs semaines de négociation marquées par des enjeux majeurs, notamment la question du rattrapage salarial, les membres ont maintenu la pression jusqu’à l’obtention d’une entente de principe.

 

À propos 

Le Syndicat des salarié-es de General Dynamics Produits de défense et Systèmes tactiques Canada–CSN | Usine Saint-Augustin regroupe près de 125 membres affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de 320 syndicats. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public. 

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Le Tribunal condamne à nouveau Renaud-Bray pour usage de scabs et entrave à l’endroit du syndicat https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-condamne-a-nouveau-renaud-bray-pour-usage-de-scabs-et-entrave-a-lendroit-du-syndicat/ Thu, 12 Feb 2026 16:03:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111915 Alors qu’un conflit de travail persiste depuis 14 mois dans deux succursales Renaud-Bray à Québec, le Tribunal administratif du travail (TAT) constate que l’entreprise a contrevenu à la loi en entravant les activités du syndicat, en plus d’avoir utilisé pas moins de huit briseurs de grève depuis le déclenchement du conflit.

« Le Tribunal ne peut que conclure à la lumière de la preuve que les agissements de Renaud-Bray ont eu comme conséquence de déstabiliser le syndicat dans sa mission de représentation de ses membres », affirme le juge Christian Drolet dans sa décision.

En conséquence, le TAT ordonne à Renaud-Bray de cesser d’utiliser des briseurs de grève et de s’abstenir d’entraver les activités du syndicat, en plus de condamner l’entreprise à verser 7000 $ au syndicat à titre de dommages moraux et punitifs.

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray se voit rabrouée par les tribunaux. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le Tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit. Le 13 février 2025, un rapport d’enquête du ministère du Travail concluait que Renaud-Bray avait eu recours à au moins sept briseurs malgré qu’une ordonnance provisoire le lui en avait formellement interdit l’usage.

Renaud-Bray devra également se défendre d’avoir contrevenu à plusieurs articles du Code du travail en annonçant le 9 octobre 2025, sans préavis, la fermeture de la succursale des Galeries de la Capitale. Une plainte en ce sens a été déposée auprès du TAT en novembre dernier par le syndicat et la CSN.

« Depuis le début de ces négociations, Renaud-Bray a tout fait pour intimider ses employé-es, préférant user de menaces, d’entraves et d’intimidation plutôt que de négocier de bonne foi avec ses employé-es. Il est grand temps que l’entreprise dirigée par Blaise Renaud accepte de se conformer à la loi plutôt que de chercher sans cesse à la contourner », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui rappelle que Renaud-Bray figurait dans le palmarès des pires employeurs du Québec publié par la CSN en décembre dernier.

« On ne demande qu’une chose : que Renaud-Bray revienne à la table de négociation avec une autre proposition qu’un salaire à 15 cents au-dessus du salaire minimum, affirme Isabelle Nadeau, porte-parole du syndicat. Cette offre a été largement rejetée par les employé-es l’été dernier, mais depuis, Renaud-Bray n’a posé aucun geste pour relancer la négociation. Nos demandes sont raisonnables : un salaire situé à un dollar au-dessus du salaire minimum, avec une véritable échelle salariale permettant aux salarié-es de progresser en fonction de leurs années de service. »

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Santé et services sociaux: la CSN dénonce les abolitions de postes au CIUSSS de la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-et-services-sociaux-la-csn-denonce-les-coupures-de-postes-au-ciusss-de-la-capitale-nationale/ Tue, 10 Feb 2026 17:17:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111808 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux était déjà sous pression, les directives budgétaires imposées d’en haut ne font qu’empirer la situation. Les exigences comptables du ministère et les coupes imposées par Santé Québec qui en découlent, obligent les établissements régionaux comme les CIUSSS et les CISSS à devoir couper dans les services. « Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, nous avons subi quatre vagues de coupes de postes depuis janvier 2025 », dénonce le président du Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Xavier Isabelle. « À ce jour, on parle de 206 postes abolis juste dans notre catégorie d’emploi », poursuit-il.

« Nous parlons de postes de professionnèles, de techniciennes et de techniciens, qui sont coupés. Ça a un impact majeur et direct sur les équipes, sur les soins, mais surtout sur les délais de prises en charge à la population », explique Xavier Isabelle. « Concrètement, dans certaines équipes, on ne prend plus en charge la prévention, on ne traite que les urgences. Les salariés sont déprimés, découragés et épuisés et ils craignent de plus en plus de ne plus pouvoir remplir leur mission. » Le résultat, c’est que la population, notamment la clientèle vulnérable et les enfants, attend plus longtemps sur des listes d’attentes et, parfois, des personnes qui auraient pu être prises en charge préventivement se retrouvent sans service et voient leur état s’aggraver. « Et les coupes de postes ne sont que la pointe de l’iceberg. Santé Québec oblige désormais les établissements à fonctionner avec des budgets axés sur la performance comptable, on ne remplace pas les absences à cause du gel d’embauche, on tente de réduire les heures de travail, on coupe aussi dans des surcroits qui avaient été accordés pour des besoins pourtant dûment identifiés. Nos membres nous le disent, ils constatent que la performance recherchée par Santé Québec et le gouvernement, ce n’est pas une performance humaine, c’est une performance financière. Il faut que ça cesse ! Quand est-ce qu’on va cesser de saigner le réseau de la santé ? », se demande le président du SPTSSS–CSN.

« Les contraintes budgétaires imposées d’en haut sont en contradiction flagrante avec les objectifs officiels de Santé Québec », poursuit Marie-Michèle Doiron, vice-présidente et responsable du secteur de la santé et des services sociaux pour la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, mais ce n’est pas du tout ce qu’on observe sur le terrain. « Dans les faits, tout ce que Santé Québec fait depuis son entrée en scène, c’est de couper dans le personnel et dans les services à la population, tout en multipliant les postes de cadres grassement rémunérés. Ça amène des bris de service, des délais d’attente prolongés et du personnel surmené et démotivé. Tout le monde est perdant », ajoute Marie-Michèle Doiron. « Il est plus que temps que Santé Québec cesse de serrer la vis au personnel sur le terrain et recommence à mettre l’argent là où ça peut vraiment faire la différence : dans les services à la population. »

« La logique comptable qui préside aux coupes est contre-productive », explique le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré. « Pallier au plus pressé, ne traiter que les urgences, négliger la prévention, ça finit par coûter plus cher à la société et ce n’est bon ni pour les personnes qui ont besoin de soins ni pour les travailleuses et les travailleurs du réseau, ni pour l’État. On voudrait détruire le système public en le rendant dysfonctionnel et inefficace qu’on ne s’y prendrait pas autrement. » La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents acteurs du grand spectre politique dans les prochains mois. « Ça prend au minimum des garanties qu’il y aura un financement adéquat et stable pour maintenir les services actuels, on ne peut pas se permettre une autre vague de coupes », ajoute François Proulx-Duperré. « On le sait, on s’en va en campagne électorale bientôt, ça va être le temps de demander des engagements aux différents partis pour savoir où ils logent par rapport à nos services publics, notamment le réseau de la santé et des services sociaux. »

 

À propos

Le Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS-CSN) représente plus de 5600 membres de la catégorie 4 du CIUSSS de la Capitale Nationale réparti en plus de 60 titres d’emploi, œuvrant dans plus de 200 installations. La Fédération des professionnèles (FP–CSN), représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec dont celles et ceux du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN est une organisation syndicale et sociale qui regroupe les syndicats CSN des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente un peu plus de 45 000 travailleuses et travailleurs dans tous les domaines d’activité, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

 

 

 

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Massif de Charlevoix: les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 22 Jan 2026 19:26:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111334 Après trois semaines de grève générale illimitée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif de Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont accepté à 91 % la recommandation du conciliateur, à la suite d’un scrutin secret tenu en assemblée générale.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfaits de l’entente conclue, mais surtout heureux de pouvoir relancer la saison et de faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La nouvelle convention collective prévoit en effet un mécanisme de protection contre l’inflation permettant de bonifier les augmentations salariales si l’indice des prix dépasse les hausses négociées. Sur une période de cinq ans, les membres bénéficieront d’augmentations totalisant 5 %, 4 %, 3 %, 3 % et 4 %. S’ajoute à ces augmentations accordées une protection contre l’inflation les trois dernières années, qui peut amener l’augmentation jusqu’à 5 % par année.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, l’issue de cette négociation allait de soi : « Les demandes syndicales étaient plus que légitimes, surtout au regard des conventions collectives signées dans les autres montagnes de la région. Les membres se sont tenus debout, solidaires, pour obtenir ce qui leur revenait. Aujourd’hui, c’est la tête haute qu’elles et ils retournent faire vivre la montagne. »

Une implication politique qui ne passe pas inaperçue

Malgré cette issue positive pour la région et pour les membres, le syndicat ne peut passer sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

De son côté, le premier vice-président de la CSN, François Énault, souligne que ce règlement démontre encore une fois l’efficacité des mécanismes existants lorsque toutes les parties jouent leur rôle : « Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs. »

Ce règlement démontre une fois de plus que la solidarité et la détermination des travailleuses et des travailleurs sont les véritables moteurs du progrès. En se tenant debout collectivement, les membres ont non seulement amélioré leurs conditions de travail, mais ont aussi défendu le respect, la dignité et l’avenir de l’emploi dans la région. Cette lutte rappelle une vérité essentielle : la solidarité porte toujours fruit.

 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Une première délégation de travailleurs de la Davie s’envole vendredi pour un transfert de savoirs en Finlande https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-delegation-de-travailleurs-de-la-davie-senvole-vendredi-pour-un-transfert-de-savoirs-en-finlande/ Wed, 21 Jan 2026 14:51:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111154 Une première délégation de travailleurs du chantier Davie s’envolera vendredi pour la Finlande dans le cadre d’un projet pilote rendu possible grâce à une lettre d’entente intervenue entre le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) et leur employeur.

Quatre soudeurs-monteur, accompagnés du président du syndicat, d’un contre-maître et d’une directrice sont du voyage d’un mois. « Notre délégation va travailler pendant un mois avec les équipes du Helsinki Shipyard dans une perspective de transfert de savoirs », explique Jessy Piché, président du syndicat, « entre 60 et 70 travailleurs auront la chance de participer à ce programme d’ici 2027 ».

Rappelons que la Davie a acheté le Helsinki Shipyard Oy (HSO) en novembre 2023 et qu’elle a conclu un contrat de construction d’un brise-glace polaire avec le gouvernement du Canada. « Ce navire sera construit en partie au Canada, au Chantier Davie, et en partie en Finlande, au Chantier Helsinki », explique Jessy Piché, « c’est important dans ce contexte de pouvoir aller voir sur place comment travaillent les équipes finlandaises et échanger avec elles ».

Le programme de transfert de savoirs négocié entre le Syndicat et l’Employeur prévoit que toutes les dépenses des travailleurs sont payées et qu’une prime de 15% s’applique aux salaires. « C’est l’une des ententes, sinon l’entente la plus généreuse de l’industrie », explique Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui négocie plusieurs ententes de ce type, on peut penser par exemple au programme d’échange avec le Brésil de Alstöm, à La Pocatière.

« On va se le dire, c’est une très belle opportunité qui est offerte aux ouvriers syndiqués de la Davie », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « c’est un bon coup du syndicat et de la CSN qui vaut la peine d’être souligné ». La syndicaliste ne cache pas sa fierté de voir l’expertise et le savoir-faire lévisien s’exporter à l’international. « On est déjà le meilleur chantier naval en Amérique du Nord, imaginez après! », conclue la présidente du conseil central.

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Les travailleuses et les travailleurs du Massif exigent le retour à une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-du-massif-exigent-le-retour-a-une-vraie-negociation/ Mon, 19 Jan 2026 21:30:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111092 Réuni-es en assemblée générale spéciale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur ainsi que le recours à l’arbitrage. Les membres ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et de ne pas se laisser intimider par les pressions et les ultimatums patronaux.

Cette décision est un geste de courage et de cohérence. Les travailleuses et les travailleurs veulent une entente négociée, juste et durable. Ils refusent de confier leur avenir à des raccourcis imposés et réaffirment que la table de négociation demeure le seul endroit légitime pour régler le conflit.

« Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La décision des membres s’inscrit aussi dans une volonté de défendre la région et celles et ceux qui la font vivre, en refusant qu’un employeur impose unilatéralement sa vision et ses règles.

« La solidarité régionale est essentielle. Quand un employeur agit comme s’il était un roi et tente d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation, il faut savoir lui tenir tête collectivement. Les travailleuses et les travailleurs du Massif font preuve de dignité et de courage, et toute la région a intérêt à ce qu’ils soient respectés », déclare la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

Du côté de la Fédération du commerce–CSN, on rappelle que les demandes des membres sont légitimes et réalistes. « Dans les autres montagnes, les travailleuses et les travailleurs ont obtenu des conditions décentes et une reconnaissance de leur travail. Les membres du Massif méritent la même chose. Ils ne demandent rien d’exagéré », souligne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Les travailleuses et les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront uni-es, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste.

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Aucun arbitrage au Massif : les travailleuses et les travailleurs refusent les raccourcis et exigent une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/aucun-arbitrage-au-massif-les-travailleuses-et-les-travailleurs-refusent-les-raccourcis-et-exigent-une-vraie-negociation/ Thu, 15 Jan 2026 20:04:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110954 Réuni-es en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN n’iront pas en arbitrage tel que l’employeur l’exige. Cette décision s’inscrit dans une volonté ferme : ne pas abandonner leur avenir à une tierce partie et forcer l’employeur à revenir sérieusement à la table de négociation.

« L’arbitrage n’est pas une solution. C’est un renoncement. C’est accepter que quelqu’un qui ne connaît ni la réalité du travail sur la montagne ni les conditions vécues par les salarié-es, tranche à leur place. Les veulent un règlement négocié, et ce avant la fin de la saison. Le syndicat ne confiera pas la négociation à un tiers avec une issue incertaine. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font vivre le Massif, et ce sont elles et eux qui doivent décider », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

Le syndicat croit encore à la négociation, contrairement à l’employeur

Le syndicat tient à être parfaitement clair : la négociation demeure la voie privilégiée. La conciliation peut encore fonctionner, une entente est possible. Mais pour cela, l’employeur doit choisir de négocier pour vrai, et non multiplier les sorties médiatiques et les manœuvres pour éviter la table. Depuis le déclenchement de la grève, l’employeur tente de faire croire que le syndicat bloque les discussions. Or, les faits et les agissements de la partie patronale révèlent une tout autre histoire.

« L’employeur affirme dans les médias que le syndicat ne fait pas d’offres sérieuses. C’est faux. La dernière offre complète et structurée à la table vient du syndicat. Dire le contraire, c’est tromper volontairement l’opinion publique. On met beaucoup plus d’énergie pour entacher la réputation du syndicat et sauver son image corporative qu’à négocier. Ça n’aurait pris qu’une fraction de toute cette énergie investie par l’employeur pour en arriver à un règlement. Malheureusement, ce n’est pas leur priorité », dénonce le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Un double discours inacceptable

Alors que l’employeur prétend agir pour le bien de la région, ses gestes démontrent exactement l’inverse. Depuis le début du conflit, il a recours à des briseurs de grève pour maintenir la montagne ouverte, ce qui lui permet de retarder la négociation et d’éviter de ressentir une réelle pression. Il priorise les clients du Club Med avant de penser à sa propre région et aux travailleuses et aux travailleurs des villes avoisinantes.

« On ne peut pas prétendre se soucier de la région tout en affaiblissant celles et ceux qui la font vivre. Utiliser des briseurs de grève pour contourner un conflit, notamment en recourant à des autobus afin d’assurer la remontée du bas vers le haut de la montagne, ce n’est pas protéger l’économie régionale : c’est l’abîmer. Prioriser une clientèle de passage qui ne fera même pas vivre les commerces locaux, tout en affirmant agir pour la région, c’est tout simplement effronté », s’indigne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À cet effet, l’employeur devra se défendre devant le Tribunal administratif du travail le 20 janvier prochain en lien avec son utilisation de briseurs de grève. Une plainte formelle a été déposée par le syndicat la semaine dernière, forçant la tenue d’une audience.

Ce choix patronal prolonge inutilement le conflit, fragilise la saison hivernale et nuit à l’ensemble de la communauté. Tout cela aurait pu être évité si l’employeur avait choisi la voie du dialogue plutôt que celle de l’affrontement.

La responsabilité est claire

Les travailleuses et les travailleurs n’ont jamais fermé la porte à la négociation. Elles et ils sont encore disponibles pour négocier à tout moment, mais pas à n’importe quel prix. Le respect, la reconnaissance du travail et des conditions justes ne sont pas négociables.

Le message est limpide : la mobilisation est forte, la détermination est intacte et la solution passe par la table de négociation.

 

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Mandat de grève générale illimitée adopté au Massif https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-generale-illimitee-adopte-au-massif/ Fri, 02 Jan 2026 21:58:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110826 Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN annonce que ses membres ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 95 %, lors d’une assemblée tenue le 2 janvier, en marge de la première journée de grève. Ce mandat entre en vigueur immédiatement.

Ce vote survient dans un contexte de blocage complet des négociations. À quelques jours de l’échéance de la convention collective, l’employeur a mis fin aux discussions et aucune rencontre n’est actuellement prévue, laissant les travailleuses et les travailleurs sans autre levier que la mobilisation.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, ce mandat est un signal sans équivoque : « Les membres ont parlé clairement aujourd’hui. Ils et elles sont tannés d’attendre pendant que l’employeur étire les négociations. Par son retrait des négociations à l’aube de notre grève, l’employeur nous indiquait clairement que notre mandat de 10 jours ne l’inquiétait pas. Il était donc évident pour nous qu’un mandat plus fort serait nécessaire pour lui faire reprendre les négociations. »

Du côté du président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, la situation était prévisible : « Quand un employeur refuse de faire des avancées concrètes et quitte la table, il pousse directement vers un conflit. Les travailleuses et les travailleurs ne demandent pas l’impossible, ils demandent du respect et une entente juste. Ce mandat est la conséquence directe de l’intransigeance patronale. »

Pour le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Louis Hamel, les impacts dépassent largement le milieu de travail : « En laissant traîner la situation, l’employeur met en péril bien plus qu’une convention collective. C’est toute l’économie régionale et la saison hivernale qui sont fragilisées. Ce conflit aurait pu être évité si l’employeur avait choisi de négocier sérieusement. Il démontre son mépris pour la région et les gens qui y habitent. La région mérite mieux. »

Le Syndicat rappelle que ses revendications sont connues depuis le début et qu’il demeure disponible pour reprendre les discussions à tout moment. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs sont maintenant prêts à exercer une pression maximale pour se faire entendre et respecter.

Le message est clair : la mobilisation est au rendez-vous et la balle reste dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

 

 

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Massif de Charlevoix: l’employeur rompt la table de négociation et met la saison de ski en péril https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-lemployeur-rompt-la-table-de-negociation-et-met-la-saison-de-ski-en-peril/ Tue, 30 Dec 2025 21:45:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110822 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN dénonce la décision unilatérale de l’employeur de rompre la table de négociation à quelques jours seulement de l’échéance de la convention collective et de la grève annoncée du 2 janvier.

Réunis hier pour un retour à la table, les représentants syndicaux ont appris que l’employeur refusait de revenir sur l’offre syndicale déposée et qu’il lui faudrait « plus de temps ». En conséquence, l’employeur a annulé le reste de la rencontre d’hier ainsi que celle prévue aujourd’hui. Il n’y a donc désormais aucune rencontre de négociation prévue d’ici la grève du 2 janvier.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, la responsabilité de la situation est claire : « Depuis plusieurs semaines, on dénonce le manque de volonté de l’employeur. Aujourd’hui, il vient lui-même confirmer ce que nous disons. Le syndicat a tendu la main, envoyé des signaux clairs et répété ses mises en garde. Malgré tout, l’employeur a choisi de quitter la table. Les membres n’ont jamais eu comme objectif de faire la grève. Malheureusement, l’employeur nous force la main par son manque de volonté flagrant. »

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, y voit une stratégie d’évitement : « Refuser d’améliorer son offre, annuler les rencontres et gagner du temps, ce n’est pas négocier. C’est laisser pourrir la situation. L’employeur savait très bien où ça menait et il a quand même décidé de rompre la table. Il y a quelques jours on parlait d’intérêt pour l’achat d’une nouvelle montagne. Avant de penser à une autre station, il devrait peut-être s’assurer que la sienne ne soit pas en grève… »

Pour le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond, la rupture est lourde de sens : « À quelques jours du 2 janvier, il n’y a plus d’ambiguïté possible. L’employeur a été averti à répétition. En quittant la table aujourd’hui, il prend la décision consciente de plonger la région dans un conflit de travail évitable. C’est non seulement la saison de ski qui est en péril, mais toute l’industrie récréotouristique qui va être affectée. »

Le Syndicat rappelle que ses demandes sont raisonnables, connues et sur la table depuis le début. En mettant fin aux discussions, l’employeur confirme qu’il n’a pas la volonté de conclure une entente avant l’échéance.

À quelques jours du 2 janvier, le message des travailleuses et des travailleurs est limpide : ils sont prêts, mobilisés et déterminés à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois et l’avenir du Massif. La balle demeure entièrement dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.   

 

 

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Le syndicat des travailleurs du Mont-Sainte-Anne déplore la gestion de la montagne https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-travailleurs-du-mont-sainte-anne-deplore-la-gestion-de-la-montagne/ Tue, 16 Dec 2025 18:07:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110564 Le syndicat représentant les travailleuses et travailleurs du Mont-Sainte-Anne est inquiet de la gestion de la montagne. La fermeture inhabituelle de la station de ski, malgré les conditions météorologiques favorables, retarde l’entrée en poste de plusieurs centaines de travailleurs saisonniers. La non-conformité de la compagnie gestionnaire, Resorts of Canadian Rockies, à des exigences d’entretien de la Régie du bâtiment, est en cause.  

À pareille date l’année dernière, plus de 270 travailleuses et travailleurs étaient déjà en fonction, mais ce ne sont qu’une cinquantaine de personnes qui travaillent sur la montagne à l’heure actuelle.  

«C’est une des plus belles montagnes du Québec et les salarié-es ne demandent qu’à offrir une belle expérience aux clients, mais ça devient de plus en plus difficile pour eux de compenser les années de sous-investissements du gestionnaire», explique le trésorier de la Fédération du commerce de la CSN, Michel Valiquette.  

Le syndicat a par ailleurs fait valoir le droit de refus de travail en raison de conditions dangereuses au département de l’enneigement. Il souligne notamment le manque de véhicules qui servent aux déplacements quotidiens sur la montagne, de même qu’à l’évacuation d’urgence des employé-es. 

Les problèmes électriques ont également eu des impacts sur les travailleurs en fonction qui, au-delà de la station d’accueil, devaient opérer avec l’aide de génératrices qui ne suffisent pas aux besoins. Le syndicat mentionne notamment le cas des patrouilleurs qui ont dû prendre leurs pauses dans le froid. 

«Les problèmes de gestion sont récurrents avec la compagnie, on se souviendra que l’année dernière, les travailleuses, les travailleurs et les plaisanciers avaient eu droit à une fermeture de la station dès la première journée de la saison, c’est déplorable qu’on joue encore dans le même film», explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.  

La CSN appelle la compagnie gestionnaire à redresser la situation et à investir les sommes nécessaires pour que la montagne fasse à nouveau la fierté de la région. 

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Les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 11 Dec 2025 04:12:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110318 Les membres du Syndicat national des traversiers du Québec–CSN de la traverse Québec–Lévis, de l’atelier de réparation navale de Québec et de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout ont accepté la recommandation du conciliateur.

« En plus des 17,4 % d’augmentations salariales prévues au règlement du secteur public, nous avons obtenu un 2 % supplémentaire pour la sixième année de notre nouveau contrat de travail. Celui-ci contient également diverses bonifications des échelles salariales, des primes, des vacances et de nos assurances collectives, souligne le président du syndicat, Patrick St-Laurent. Finalement, nous avons réussi à contrer plusieurs reculs majeurs que l’employeur voulait nous imposer ».

À propos

Le Syndicat national des traversiers du Québec–CSN regroupe 200 membres travaillant sur la traverse de Québec–Lévis, à l’atelier de réparation navale de Québec et à la traverse de Matane–Baie-Comeau–Godbout sur terre et sur mer. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

 

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