Coalition du 1er mai – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 01 May 2026 12:28:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Coalition du 1er mai – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Droits piétinés: résister pour préserver notre avenir collectif https://www.csn.qc.ca/actualites/droits-pietines-resister-pour-preserver-notre-avenir-collectif/ Fri, 01 May 2026 12:21:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114563 En cette Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, nous prenons la parole publiquement parce que le silence n’est plus tolérable. Partout au Québec, les droits économiques, les droits du travail et le filet social reculent à un rythme inquiétant.

Ce qui est en jeu, c’est notre capacité collective à vivre dignement, à nous loger, à accéder à des services publics de qualité et à participer pleinement à la vie démocratique.

Depuis trop longtemps, les travailleuses et les travailleurs subissent les contrecoups de décisions politiques qui affaiblissent leurs protections et réduisent leur pouvoir d’agir.

Les projets de loi du gouvernement ont successivement fragilisé la négociation collective, instauré des régimes discriminatoires en matière de santé et de sécurité du travail – notamment dans les secteurs névralgiques de l’éducation, de la santé et des services sociaux – et imposé une lourdeur administrative inutile aux organisations syndicales. Ces choix ne sont pas anodins, tous déséquilibrent le rapport de force au détriment des personnes qui assurent la vitalité de nos milieux de travail.

À cela s’ajoutent des compressions sévères dans les services publics et des réorganisations mal planifiées qui désorganisent les équipes, alourdissent les charges de travail et nuisent à la qualité des services offerts à la population.

Récemment, une nouvelle offensive législative menace de rendre les chantiers de construction encore plus dangereux, et d’affaiblir ou de faire stagner les conditions de travail dans plusieurs secteurs en abolissant les décrets de conventions collectives.

Les atteintes aux droits fondamentaux se multiplient. Au bout du compte, c’est le pouvoir collectif des travailleuses et des travailleurs qui est directement attaqué. Ces reculs touchent de façon disproportionnée les femmes et les gens vulnérables qui occupent des emplois précaires, entre autres les personnes travailleuses migrantes ou demandeuses d’asile. Lorsque les droits s’effritent, ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix fort.

Logement, filet social, transition juste: des droits fondamentaux

Les problèmes auxquels nous faisons face dépassent le seul cadre du travail. La crise du logement, par exemple, impose un fardeau financier sans cesse croissant à des ménages déjà fragilisés.

Avec la hausse rapide des loyers, les évictions abusives et le manque criant de logements sociaux, se loger devient un combat quotidien, indissociable de celui pour les conditions de travail. Pouvoir se loger dignement doit être reconnu comme un droit fondamental et non comme un privilège.

Parallèlement, l’effritement du filet social compromet l’accès à des services publics universels et de qualité. Le sous-financement chronique de la santé, des services sociaux, de l’éducation et de la fonction publique, combiné à l’ouverture croissante au privé, creuse les inégalités et met une pression insoutenable sur les travailleuses et les travailleurs qui tiennent ces réseaux à bout de bras.

En ne prenant pas ses responsabilités face au financement de la mission des groupes communautaires autonomes, l’État empêche ceux-ci d’améliorer les conditions de vie et de travail des personnes qui en ont le plus besoin. Il contribue donc à l’appauvrissement des femmes, celles-ci occupant la majorité des emplois de ce secteur essentiel pour la démocratie, et même pour l’économie. Défendre le filet social, c’est défendre un modèle de société fondé sur la solidarité et la redistribution équitable de la richesse.

À l’heure où se conjuguent des crises économique, climatique et sociale, la nécessité d’une transition juste est indéniable. Elle ne peut se faire en sacrifiant les droits des travailleuses et des travailleurs ou les conditions de vie de celles et ceux qui sont déjà parmi les plus vulnérables.

Il faut lutter contre les changements climatiques sans que cela se fasse au détriment de celles et ceux qui peinent déjà à joindre les deux bouts. Une société véritablement équitable veille à ce que nul ne soit laissé pour compte.

Enfin, rappelons que les contre-pouvoirs sont essentiels. Les organisations syndicales, communautaires, de défense des droits humains, étudiantes et citoyennes jouent un rôle fondamental dans la défense des droits de la population et dans la vitalité de notre démocratie. Les affaiblir, c’est fragiliser l’équilibre social tout entier.

Nous affirmons haut et fort en cette Journée internationale des travailleuses et des travailleurs qu’il est temps de résister. Résister aux reculs, se mobiliser collectivement et revendiquer un modèle de société fondé sur la justice sociale, la solidarité et le respect des droits. C’est ensemble, et seulement ensemble, que nous pourrons défendre nos acquis et construire un avenir plus équitable.

]]>
Marche de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/marche-de-la-journee-internationale-des-travailleuses-et-des-travailleurs/ Thu, 05 May 2022 15:34:16 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83700 Des milliers de citoyennes et de citoyens sont rassemblés, dimanche après-midi, à Montréal, pour souligner, sous le thème « Pour vivre comme du monde », la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. La traditionnelle marche a débuté au square Cabot, et s’est terminée à la Place des Festivals.

« En 2022, c’est inacceptable qu’autant de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts. Le salaire minimum s’établit désormais à 14,25 $ l’heure et le ministre du Travail se réjouit de peut-être atteindre 15 $ en 2023. C’est indécent, de déclarer Marie-Claude Tremblay, co-porte-parole de la Coalition du 1er mai. Quinze dollars l’heure, c’est ce dont nous avions besoin en 2016. Il est grand temps que nos gouvernements mettent finalement en place les mécanismes pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier d’un salaire décent qui leur permette de vivre comme du monde. »

La précarité financière résulte des faibles salaires offerts dans de trop nombreux secteurs d’activités et de la difficulté à pouvoir compter sur des emplois stables. Il ne devrait pas être normal de devoir cumuler des emplois, travailler à temps plein et, malgré tout, vivre dans la précarité. Bénéficier d’un emploi stable à un salaire décent devrait être un droit et non un privilège. Il est temps que toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui occupent ces emplois, même celles et ceux au bas de l’échelle, puissent recevoir un salaire qui leur permette de vivre dignement!

La Coalition du 1er mai saisit l’occasion offerte par la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour revendiquer des emplois de qualité et empreints de respect. Des charges de travail plus humaines, des périodes de repos suffisantes et l’accès réel à une conciliation travail-famille-vie personnelle doivent être à la base des conditions de travail. La pandémie a été révélatrice à cet effet; pouvoir compter sur des travailleuses et des travailleurs en santé, c’est essentiel! Tant la santé physique que la santé mentale doivent être mieux protégées. Il est grand temps de favoriser des milieux de travail psychologiquement plus sains et plus sécuritaires.

« Les inégalités ne cessent de croître. Pour vivre comme du monde, nous devons les combattre et placer les droits de la personne au cœur des politiques publiques et des choix économiques, de conclure Benedicte Carole Ze, l’autre co-porte-parole de la Coalition du 1er mai. Ces droits ne devraient pas être malléables ou négociables selon les humeurs de nos dirigeants politiques. Nous demandons, de façon urgente, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux. »

À propos de la Coalition du 1er mai

La Coalition du 1er mai est un regroupement d’organisations syndicales et communautaires, ainsi que de groupes de la société civile, qui s’unissent pour organiser, chaque année, la traditionnelle marche du 1er mai pour souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Elle regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP), l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM) et l’Union étudiante du Québec (UEQ).

]]>