Confédération des syndicats nationaux (CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 20 Jan 2026 15:21:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Confédération des syndicats nationaux (CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La SAQ poursuit la privatisation de son réseau en douce https://www.csn.qc.ca/actualites/la-saq-poursuit-la-privatisation-de-son-reseau-en-douce/ Tue, 20 Jan 2026 15:21:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111065 À la suite de la divulgation de la stratégie immobilière de la Société des alcools du Québec (SAQ), incluant son plan de gestion des succursales dévoilé la semaine dernière, le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) déplore à nouveau les orientations prises par la haute direction de la société d’État.

« Tout d’abord, nous déplorons que ces décisions importantes quant à l’avenir de la SAQ soient prises alors que le débat tant réclamé sur sa mission se déroule derrière des portes closes. Nous l’avons dit plus d’une fois : nous ne pouvons pas gérer la vente d’alcool comme celle de tous les autres produits à cause des trop nombreux impacts sociaux et de santé publique qui sont en jeu », souligne le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance.

« Entre autres, après avoir annoncé un recul sur ce projet, la SAQ fait volte-face et décide d’aller de l’avant avec ses Zones SAQ. En octobre dernier, la société d’État avait pourtant renoncé à ces ouvertures en évoquant la détermination de “paramètres acceptablesavec la Direction de santé publique (DSP). Or, malgré nos demandes répétées auprès de la DSP, nous n’avons pas eu de précisions quant à ces “paramètres acceptables” et si ceux-ci existent, nous sommes très inquiets qu’ils ne soient pas connus publiquement », ajoute le président du syndicat.

Aussi, le syndicat se questionne légitimement à savoir si les nombreux bâillons imposés par la CAQ à l’automne dernier n’expliqueraient pas le mutisme actuel de la DSP, lequel a un impact sur la société civile.

La privatisation toujours au menu

« La ligne de mire est claire : ces nouvelles annonces poussent plus que jamais la privatisation lente, mais certaine de la SAQ. En ouvrant 15 nouvelles agences, la SAQ atteindra un total de 475 agences privées au Québec, sans compter les 100 nouvelles mini-agences récemment annoncées. Or, comme nous l’avions déjà souligné, le concept de ces 100 points de vente dans des commerces privés en milieu urbain marque un changement majeur dans l’approche commerciale de la société d’État. Nous sommes d’avis que la décision de vendre de la vodka dans les dépanneurs de Montréal, de Québec et des autres grandes villes du Québec, sans discussion publique préalable et sans se préoccuper de l’effet sur la santé et la sécurité du public, demeure une décision très importante et d’intérêt public », s’inquiète la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton.

La privatisation : un projet perdant-perdant

« La tendance est clairement à une diminution du réseau public au profit du réseau privé et les conséquences sont importantes : moins de service-conseil de qualité, moins d’offre de produits et surtout, moins d’emplois de qualité au Québec, et ce, sans aucune garantie de meilleurs prix ni de service pour la clientèle. Pour nous, le portrait est clair : la haute direction de la SAQ annonce la fermeture de deux succursales rentables qui génèrent plusieurs millions de dollars de profit annuellement et elle présente cette décision tel un “pari”. La société d’État déclare vouloir éviter de perdre des ventes, mais se prive de points de vente rentables pour diminuer à très court terme ses dépenses, ce qui n’est pas une bonne gestion à notre avis », renchérit monsieur Lachance.

Livraisons par UBER : pousser l’insulte à l’injure

Si l’annonce du recours à UBER pour des livraisons visait à détourner l’attention des décisions qui poussent la SAQ toujours plus vers la privatisation, le syndicat considère que cet objectif fut largement atteint.

« C’est littéralement honteux et scandaleux qu’une société d’État du Québec confie la livraison d’alcool à une entreprise étasunienne détenant une réputation plus que douteuse. Alors que nous sommes toujours en guerre commerciale avec les États-Unis et que les produits alcoolisés étasuniens sont encore interdits de vente, retenir les services d’une société qui exploite sa main-d’œuvre et qui contribue à la dégradation des conditions de travail au Québec est totalement inacceptable », s’insurge madame Gratton.

« Nous sommes heureux d’avoir entendu la réponse quasi unanime de la population du Québec contre cette idée plus que toxique pour nos relations avec notre clientèle. Alors que les salarié-es de la SAQ sont qualifiés, que leur expertise est reconnue et que leurs salaires sont à la hauteur du travail accompli chaque jour, la direction de la SAQ préfère retenir les services d’une multinationale étasunienne reconnue pour exploiter son monde, tout en transférant tous les risques à des travailleurs précaires, payés à la course. Pour nous, une société d’État québécoise devrait prioriser les emplois d’ici et la qualité exceptionnelle du service offert à la population que les employé-es de la SAQ garantissent depuis toujours », conclut Martin Lachance.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB–SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 65 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Forte de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Rejet unanime des offres patronales dites « finales » chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/rejet-unanime-des-offres-patronales-dites-finales-chez-lavo/ Mon, 19 Jan 2026 15:48:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111012 Réunis en assemblée générale ce samedi 17 janvier, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont rejeté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, les dernières offres, qualifiées de « finales » par la partie patronale.

« Après plus de 50 rencontres, nos négociations traînent toujours. L’employeur n’est pas à l’écoute et il persiste à ne pas déposer des offres à la hauteur. Les demandes de reculs sont encore nombreuses et les membres tenaient à envoyer un message clair à la direction : la détermination des membres à régler cette négociation reste entière et l’employeur doit en saisir la juste mesure s’il veut éventuellement qu’on en arrive à une entente de principe », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Ça fait plus d’un an que les négociations sont difficiles avec Lavo. Les salarié-es sont conscients que leur employeur ne les respecte pas et leurs dernières offres, qualifiées de “finales”, sont très révélatrices à cet égard. À la table de négociation, de simples clauses qui demandent généralement peu de temps à régler nécessitent plusieurs rencontres pour trouver un terrain d’entente. À l’issue de ce vote, la balle est dans son camp : si elle veut régler, Lavo n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager une plus grande part de ses profits avec celles et ceux qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À la suite de ce rejet clair et net, nous invitons à nouveau l’employeur à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes légitimes du syndicat. La direction s’entête à étirer inutilement la négociation, ce qui nuit au retour d’une paix industrielle souhaitable à un bon climat de travail. Actuellement, la partie patronale fait face à une vérité incontournable : pour en arriver à une entente avec ses salarié-es, ils devront sérieusement refaire leurs devoirs et revoir leurs positions », conclut le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière–CSN regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Fonderie Horne : le premier ministre Legault doit terminer le travail avant son départ https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-le-premier-ministre-legault-doit-terminer-le-travail-avant-son-depart/ Mon, 19 Jan 2026 13:28:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111003 La CSN et les Métallos (FTQ) estiment qu’il est minuit moins une pour conclure une entente entre le gouvernement du Québec et la Fonderie Horne (Glencore), afin d’assurer la pérennité de la filière du cuivre. Rappelons que le début de la procédure de fermeture est prévu pour le 31 janvier prochain.

« Le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région de l’Abitibi-Témiscamingue, doit finaliser une entente acceptable avec Glencore avant de quitter son poste. Sinon, le possible changement de gouvernement en octobre va faire perdre beaucoup de temps. On jouerait alors avec le feu pour l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada », soutient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Incertitude interminable

Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN ainsi que la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est tiennent à rappeler que la période d’incertitude sur l’avenir des emplois pèse lourdement sur la santé psychologique des travailleuses et travailleurs des deux usines ainsi que de l’ensemble de la communauté.

« Nos membres vivent avec une pression constante depuis 2018, et même depuis plus longtemps encore. Lorsque surviennent des événements hors de notre contrôle, comme l’annonce du premier ministre cette semaine, cela peut amplifier le stress, l’inquiétude et le sentiment d’insécurité face à l’avenir », soulignent le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda–CSN, Shawn Smith, ainsi que celui de la section locale 6887 des Métallos à l’affinerie CCR de Montréal-Est, Stéphane Côté.

Soulignons qu’à l’heure actuelle, la Fonderie Horne compte un peu plus de 50 travailleuses et travailleurs de moins qu’à pareille date l’an dernier. La polarisation médiatique et politique entourant le dossier n’est pas sans conséquences : presque aucun nouveau curriculum vitae n’est reçu, alors que l’usine doit continuer de produire au même rythme. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les équipes en place. « C’est intenable à moyen terme », précise Shawn Smith.

L’importance du cuivre

 Si la Fonderie Horne disparaît, l’usine CCR de Montréal fermerait aussi ses portes, puisqu’elle s’approvisionne principalement à l’usine de Rouyn-Noranda. « La norme de 15 nanogrammes d’arsenic permet d’assurer un équilibre entre la santé de la population et la pérennité des emplois et des communautés. Le Québec et le Canada au complet ont besoin de cuivre et ces deux usines sont essentielles au recyclage des batteries. Le suspense a assez duré, le gouvernement doit faire son lit », plaide le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

« Le cuivre est essentiel pour la transition énergétique, puisqu’il est une composante de tout appareil électrique ou électronique, de même que des lignes de transport d’électricité. Et c’est possible de produire du cuivre selon des normes environnementales comparables à celles du reste du Canada ou de l’Europe. Il ne s’agit pas de donner une passe gratuite à Glencore, simplement d’être réaliste sur les objectifs », soutient Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN).

Ce dernier ajoute que l’immense chantier prévu par Hydro-Québec dans les prochaines années nécessitera plusieurs tonnes de cuivre et qu’il serait hasardeux de dépendre complètement des importations en ces temps incertains.

Les discussions sur le rachat de Glencore par Rio Tinto ajoutent à l’incertitude. Si cette fusion de deux grandes multinationales advient, le géant qui en résulterait pourrait prendre de nouvelles décisions en fonction de l’ensemble de ses nombreuses usines partout dans le monde, surtout si l’incertitude persiste sur le droit de produire à la Fonderie Horne. « Il est donc urgent de régler si l’on veut que l’intérêt du Québec et du Canada compte dans la décision finale sur l’avenir de la Fonderie Horne », font valoir le président de la FIM-CSN, Kevin Gagnon, ainsi que le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.

Instabilité politique pour la région

Depuis la fin du premier mandat de la CAQ en 2022, aucun député régional n’a occupé le poste de ministre responsable de la région. Pendant cette période, Mathieu Lacombe, Jean Boulet et François Legault se sont succédé dans ce rôle. Ce dernier va quitter à son tour et il n’a pas encore terminé ce mandat. « Cette instabilité n’envoie pas un signal positif, tant pour l’attractivité de Rouyn-Noranda que pour celle de l’ensemble de la région. », souligne Félix-Antoine Lafleur, président du Conseil central d’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec.

À propos

 Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

 

 

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2026 doit être l’année du retour vers le social espèrent plusieurs groupes sociaux aux côtés du FRAPRU https://www.csn.qc.ca/actualites/2026-doit-etre-lannee-du-retour-vers-le-social-esperent-plusieurs-groupes-sociaux-aux-cotes-du-frapru/ Thu, 15 Jan 2026 16:37:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110950 Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) tient aujourd’hui à Montréal la première d’une série d’assemblées publiques « Logement : retour vers le social ». Plus d’une cinquantaine d’organisations de divers horizons y sont attendues. Pour le lancement de cette tournée, des représentant•es de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Coalition de résistance pour l’unité étudiante syndicale (CRUES), du Réseau SOLIDARITÉ Itinérance du Québec (RSIQ) et de la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) se sont joint au FRAPRU, lors d’une conférence de presse, afin de dénoncer les violations du droit au logement, illustrer les conséquences de la crise dans leur milieu et interpeller le gouvernement pour des investissements massifs dans le logement social. La suite de la tournée du FRAPRU se déploiera au cours de l’hiver, dans plusieurs régions du Québec.

Alors que Québec amorce sa période prébudgétaire dans un contexte où l’inabordabilité du logement prend de l’ampleur, les organisations réunies sont scandalisées du peu d’investissements récents dans le logement social. Les rares fonds publics sont trop souvent dirigés vers des projets qui demeurent hors de prix pour les locataires à faible et modeste revenus. L’absence de programme de logement social risque d’accentuer l’effritement du filet social en matière de logement. 

Si la tournée d’assemblées publiques du FRAPRU s’inscrit sous le thème d’un « retour vers le social » c’est aussi pour rappeler que, malgré le discours dominant sur la nécessité d’en faire plus avec moins, l’ingénierie financière, les approches « portefeuille”, et autres pirouettes exigées pour minimiser la part d’argent public investie, ces économies se font au détriment de la mission sociale des projets. Le « social » dans « logement social » n’est pas une marotte : il réaffirme le pouvoir des locataires sur leurs conditions de logement, une accessibilité financière immédiate, la pérennité des logements dans un patrimoine collectif pour toutes les générations et leur ancrage communautaire. Tout ceci garantit que les investissements publics demeurent un patrimoine collectif avec les retombées économiques et sociales qui font la force du logement social.

L’inabordabilité des logements entraîne des coûts sociaux et économiques majeurs : les impacts sur la santé physique et mentale et la hausse de l’itinérance sont documentés, notamment par l’Observatoire québécois des inégalités. Ces coûts continueront d’augmenter tant que le gouvernement du Québec, du Canada et les municipalités n’adopteront pas la perspective de doubler le parc de logements sociaux. Or, les politiques actuelles misent sur des logements dits « hors marché » dont les loyers s’apparentent à ceux du marché, ou sur des logements qualifiés d’«abordables», sans l’être réellement et qui n’ont pas les mêmes retombées sociales et économiques que le logement social

Le regroupement et ses nombreux alliés dans la société civile insistent sur l’urgence d’agir: la véritable solution structurelle, pour répondre aux besoins urgents et amoindrir les besoins futurs, demeure un retour affirmé vers le logement social, sous toutes ses formes, incluant un programme de logements publics. Ils demandent que le prochain budget québécois prévoie un financement suffisant, assorti de cibles claires de développement.

 

CITATIONS 

Louis-Frédéric Verrault-Giroux, organisateur communautaire au Réseau SOLIDARITÉ itinérance du Québec (RSIQ)
 « Construire des logements “abordables” au prix du marché n’aide en rien les personnes précarisées, qui continuent jour après jour d’être poussées vers l’itinérance. Pour renverser la tendance en itinérance, la solution, on la connaît, c’est le logement social. Il faut donner aux organismes communautaires les moyens de bâtir des logements sociaux et d’accompagner durablement les personnes qui sortent de la rue. »

Chloé Dauphinais, responsable des dossiers politiques à la Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ)
«L’inabordabilité du logement frappe de plein fouet les familles monoparentales. Quand plus de la moitié du revenu passe dans le loyer, il ne reste plus assez pour la nourriture, les vêtements, le transport ou les activités des enfants, elles doivent alors faire des choix déchirants. Les familles peinent à joindre les deux bouts! Il faut développer des logements sociaux familiaux véritablement abordables, pour que les familles puissent sortir du cycle de la pauvreté. C’est urgent! »

David Bergeron-Cyr, vice-président de la Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN)
« Dans tous les secteurs d’emploi, l’inabordabilité des loyers contribue à l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, même lorsque leurs revenus augmentent un peu. On ne peut pas parler de conditions de travail décentes si les gens doivent choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner.  Il est scandaleux de constater qu’on retourne carrément dans des situations où il faut compter sur la charité pour survivre alors qu’on a fait le choix comme société de miser sur un filet social fort. C’est pourquoi nous réaffirmons l’importance des programmes sociaux, dont des programmes de logements sociaux efficaces et adéquatement financés, comme piliers du filet social québécois. »

Sophie Bouchard, Responsable aux affaires internes à la Coalition de Résistance pour l’Unité Étudiante Syndicale (CRUES)
« La crise du logement amène de plus en plus d’étudiant•e•s à vivre de l’insécurité alimentaire et une précarisation étouffante. Présentement, avec le délaissement actif dont fait preuve le gouvernement à l’égard de l’éducation, il est impossible de considérer que les conditions de vie de la population étudiante sont saines et propices à un apprentissage libre, accessible et de qualité. Il faut donc que le gouvernement comprenne que les logements sociaux étudiants, ce n’est pas une option, c’est une nécessité. »

Véronique Laflamme, porte-parole du Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
« Non seulement les gouvernements ont-ils réagi à la crise à retardement, mais quand ils s’y sont attelés c’est pour s’en remettre à une politique de l’offre. L’État a tout bonnement profité de la crise pour sous-traiter la solution, au lieu de consolider son expertise et prendre ses responsabilités de mise en œuvre du droit au logement. La solution éprouvée, on la connaît : un grand chantier de logement social centré sur la participation des locataires et des communautés. Plutôt que de céder aux sirènes de l’ingénierie financière ou de tenter de réinventer la roue pour réduire la facture de l’État, il faut simplement financer adéquatement ces logements en tenant compte de la capacité de payer des locataires.»

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LM Wind Power : la CSN demande à Ottawa de stopper les expulsions de TET https://www.csn.qc.ca/actualites/lm-wind-power-la-csn-demande-a-ottawa-de-stopper-les-expulsions-de-tet/ Mon, 12 Jan 2026 11:00:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110884 Quelque 140 travailleuses et travailleurs philippins expérimentés sont menacés d’expulsion en 2026 et 2027, en raison de nouvelles règles fédérales plus strictes et qui se resserrent sans cesse. En effet, la nouvelle exigence imposée aux entreprises pour qu’elles puissent conserver tous ses travailleurs étrangers temporaires (TET) implique des seuils salariaux élevés. Le seuil, qui permet de se conformer à la catégorie des hauts salaires, avait déjà été haussé de 20 % en 2024 et il a été fixé à près de 35 $ l’heure en juin 2025.

La CSN estime que le resserrement des règles en immigration ne devrait pas nuire à l’économie canadienne et québécoise. Plusieurs des TET philippins chez LM Wind Power ont plusieurs années d’expérience et jouent un rôle essentiel dans cette usine de pales d’éoliennes. « On demande à la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Metlege Diab, d’éviter les expulsions de travailleurs essentiels à l’économie des régions. On veut maintenir les TET qui sont déjà établis au Québec. Ils et elles jouent un rôle crucial dans la transition écologique et dans l’économie régionale », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« On est d’accord avec ce principe de seuil salarial. On demande justement à LM Wind Power d’augmenter nos salaires et avantages à hauteur de 35 $ l’heure dans la prochaine convention collective, mais on craint que ça ne suffise pas pour conserver nos employé-es. Ce barème a été augmenté ces dernières années. Même si on atteint le seuil actuel, on risque de seulement gagner du temps puisqu’il pourrait de nouveau être haussé significativement en cours de convention », explique le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de LM Wind Power–CSN, Jean-Éric Cloutier. Le syndicat demande donc au gouvernement fédéral de maintenir le seuil à 35 $ et d’établir une simple indexation annuelle prévisible en fonction de l’inflation. L’usine compte plus de 400 travailleuses et travailleurs au total.

Une multinationale qui paye moins bien ses travailleurs

LM Wind Power est une filiale de GE, une très grande multinationale américaine active notamment dans le secteur des énergies renouvelables. « Il est inadmissible qu’une entreprise comme GE paye ses travailleuses et ses travailleurs moins que les autres entreprises du secteur. Plusieurs gagnent seulement 28 $ l’heure, alors qu’ils sont dans un secteur de pointe », lance le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une hausse des salaires dans cette usine est d’autant plus faisable que les nombreux projets de développement d’énergie éolienne d’Hydro-Québec (10 000 MW de plus d’ici 2035), devraient être favorables à LM Wind Power au Québec. « On demande justement au gouvernement provincial et à Hydro-Québec de faire le maximum pour utiliser des composantes québécoises d’éoliennes. À cet égard, notre voisin du Sud ne se gêne pas pour favoriser son pays », ajoute Kevin Gagnon.

Gaspé peut accueillir des travailleurs

« Il y a un nouvel écoquartier en préparation qui accueillera 320 logements à Gaspé en 2026. On a aussi 86 logements abordables déjà en construction dans la ville. On peut continuer de recevoir les Philippins et les Philippines. Les politiciens ne devraient pas aller contre la volonté des régions quand la capacité d’accueil est respectée », affirme le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madelaine–CSN, Pierre-Luc Boulay. Ce dernier craint qu’on restreigne trop radicalement la possibilité d’engager des TET en Gaspésie et que la main-d’œuvre locale ne suffise pas pour assurer un développement économique dans la région.

À propos

Le CCGIM–CSN regroupe environ 4500 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité. Celui-ci compte plus de 85 syndicats affiliés.

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Les paramédics du Québec entament de nouveaux moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-du-quebec-entament-de-nouveaux-moyens-de-pression/ Thu, 08 Jan 2026 14:16:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110837 À 8 h ce matin, les sirènes des ambulances ont retenti durant une minute, partout au Québec, marquant le déploiement de moyens de pression supplémentaires des paramédics sur le terrain.

En négociation les 6 et 7 janvier, le comité de négociation des paramédics a reçu une réponse gouvernementale pour le moins décevante au dépôt global qu’il lui avait présenté à la fin décembre 2025. Malgré les compromis proposés par les syndicats, le gouvernement maintient pratiquement l’ensemble de ses demandes de recul aux conventions collectives, notamment celles ayant trait à la rémunération, que le gouvernement souhaite voir diminuer de près de 10 %.

Trois ans après l’échéance des conventions collectives, les paramédics déplorent un manque de sérieux du gouvernement et enclenchent immédiatement de nouveaux moyens de pression dans les milieux de travail.

« Malheureusement, on ne sent pas le moindre sentiment d’urgence du côté de la partie patronale, déplore le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Nous avons fait un grand pas vers un règlement avec notre dépôt global de décembre dernier. Il n’y a pas de scénario dans lequel nos membres accepteraient une baisse de leur salaire au lieu de se voir offrir une rémunération à leur juste valeur.

Le gouvernement doit en prendre acte. Ce dont le secteur préhospitalier a besoin c’est un juste salaire pour les paramédics et une reconnaissance de leur surcharge de travail, ce qui les encouragera à faire carrière dans le réseau et atténuera les problèmes de pénurie de main-d’œuvre».

 

À propos
Sans convention collective depuis le 31 mars 2023, les quelque 3300 paramédics membres de syndicats CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence, partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) qui compte 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

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Un nouveau dépôt global pour forcer les vraies discussions https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouveau-depot-global-pour-forcer-les-vraies-discussions/ Tue, 16 Dec 2025 19:44:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110568 Le lundi 15 décembre, le comité de négociation des 3300 paramédics membres de syndicats CSN a présenté une proposition globale aux employeurs et au gouvernement afin de favoriser un règlement satisfaisant dans les meilleurs délais des conventions collectives, lesquelles sont échues depuis le 1er avril 2023. Les dernières augmentations de salaire des paramédics remontent à 2022.

« Depuis près d’un an, nous avons concentré presque tous nos efforts à trouver des solutions aux objectifs du gouvernement, rappelle le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. Nous avons beaucoup parlé de disponibilité et de mobilité de main-d’œuvre en cherchant de notre côté des compromis qui minimiseraient les impacts négatifs sur la rétention des paramédics dans la profession.

Pendant ce temps, on n’a pas parlé de la question importante de la rémunération. Faut-il rappeler que la position actuelle du gouvernement en négociation mènerait à une baisse de salaire au jour 1 de la prochaine convention collective ? Il y a des limites à faire sans cesse des compromis sans que cela n’entraîne une once de mouvement du côté patronal. Les paramédics que nous représentons le reçoivent comme un énorme manque de respect pour leur profession indispensable ».

Réponse patronale attendue
En déposant une proposition globale, incluant autant les priorités patronales que syndicales, les syndicats attendent une réponse, elle aussi globale. Il est grand temps pour le gouvernement de laisser tomber les propositions qui appauvrissent les paramédics, de mettre de l’énergie à convenir d’une échelle salariale qui reflète pleinement la valeur de leur travail et de chercher, tout comme la partie syndicale, des voies de passage menant à une entente de principe.

Côté syndical, la disponibilité est totale d’ici la fin de l’année pour poursuivre les négociations. À ce jour, les employeurs et le gouvernement n’ont pas offert de plage de disponibilité avant le 6 janvier 2026.

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Le syndicat des travailleurs du Mont-Sainte-Anne déplore la gestion de la montagne https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-travailleurs-du-mont-sainte-anne-deplore-la-gestion-de-la-montagne/ Tue, 16 Dec 2025 18:07:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110564 Le syndicat représentant les travailleuses et travailleurs du Mont-Sainte-Anne est inquiet de la gestion de la montagne. La fermeture inhabituelle de la station de ski, malgré les conditions météorologiques favorables, retarde l’entrée en poste de plusieurs centaines de travailleurs saisonniers. La non-conformité de la compagnie gestionnaire, Resorts of Canadian Rockies, à des exigences d’entretien de la Régie du bâtiment, est en cause.  

À pareille date l’année dernière, plus de 270 travailleuses et travailleurs étaient déjà en fonction, mais ce ne sont qu’une cinquantaine de personnes qui travaillent sur la montagne à l’heure actuelle.  

«C’est une des plus belles montagnes du Québec et les salarié-es ne demandent qu’à offrir une belle expérience aux clients, mais ça devient de plus en plus difficile pour eux de compenser les années de sous-investissements du gestionnaire», explique le trésorier de la Fédération du commerce de la CSN, Michel Valiquette.  

Le syndicat a par ailleurs fait valoir le droit de refus de travail en raison de conditions dangereuses au département de l’enneigement. Il souligne notamment le manque de véhicules qui servent aux déplacements quotidiens sur la montagne, de même qu’à l’évacuation d’urgence des employé-es. 

Les problèmes électriques ont également eu des impacts sur les travailleurs en fonction qui, au-delà de la station d’accueil, devaient opérer avec l’aide de génératrices qui ne suffisent pas aux besoins. Le syndicat mentionne notamment le cas des patrouilleurs qui ont dû prendre leurs pauses dans le froid. 

«Les problèmes de gestion sont récurrents avec la compagnie, on se souviendra que l’année dernière, les travailleuses, les travailleurs et les plaisanciers avaient eu droit à une fermeture de la station dès la première journée de la saison, c’est déplorable qu’on joue encore dans le même film», explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.  

La CSN appelle la compagnie gestionnaire à redresser la situation et à investir les sommes nécessaires pour que la montagne fasse à nouveau la fierté de la région. 

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Le syndicat adopte un mandat de moyens de pression https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-adopte-un-mandat-de-moyens-de-pression/ Thu, 11 Dec 2025 13:00:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110283 Réunis en assemblée générale ce mercredi 10 décembre, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont adopté à l’unanimité un mandat de moyens de pression, excluant la grève.

« Après seulement cinq rencontres de négociation, nous faisons face à un employeur qui a déjà annulé deux rencontres à la dernière minute, dont celle qui devait avoir lieu hier. Nous avions pourtant déposé nos demandes salariales le 26 novembre dernier et nous étions prêts à en discuter avec la partie patronale », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Avec un excédent actuel totalisant environ 1,7 million $, la situation financière de la ville est excellente. Depuis le mois de février 2025, le syndicat est prêt à négocier son prochain contrat de travail qui assurera des services de qualité aux citoyennes et citoyens de Murdochville », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Nous avons un seul message pour la nouvelle administration de la municipalité : nous voulons des dates et nous voulons négocier. « Les opérations de la future mine de Métaux Osisko ont débuté et cet employeur offre déjà des conditions d’emploi supérieures, ce qui pourrait entraîner rapidement une perte d’expertise si les employés de la ville vont travailler ailleurs », conclut le vice-président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Steeve Bernard.

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le prix Pierre-Vadeboncoeur est remis à Christophe Allaire Sévigny https://www.csn.qc.ca/actualites/le-prix-pierre-vadeboncoeur-est-remis-a-christophe-allaire-sevigny/ Wed, 10 Dec 2025 23:27:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110213 Le jury du prix Pierre-Vadeboncoeur a décerné le prix de l’édition 2025 au sociologue Christophe Allaire Sévigny pour son essai Séparés mais égaux, une enquête sur la ségrégation scolaire au Québec.

Créé en 2011 et décerné par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce prix est doté d’une bourse de 5000 $. La centrale syndicale québécoise a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncoeur, qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois. Le lauréat a reçu son prix à l’occasion du conseil confédéral qui se tient à Trois-Rivières. C’est la secrétaire générale Nathalie Arguin qui a remis le prix au lauréat. Le conseil rassemble plus de 200 délégué-es des fédérations et des conseils centraux affiliés à la CSN.

Ce prix souligne la qualité d’un essai publié en français et produit par une autrice ou un auteur québécois en plus d’être édité par une maison d’édition québécoise. Une dizaine de maisons ont soumis plus d’une quarantaine d’essais cette année.

Le jury, composé de l’ex-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau, de Catherine Ladouceur, professeure de littérature française au Cégep de Sherbrooke, des chercheuses Julia Posca et Anne Plourde, lauréates de l’année dernière.

Claudette Carbonneau a rappelé que dès les années 1960, le sociologue Guy Rocher disait craindre l’avènement d’un système scolaire à deux vitesses. « L’auteur fait la démonstration qu’aujourd’hui, nous en sommes à l’école à trois vitesses avec la multiplication des programmes sélectifs dans le réseau public, qui se sont ajoutés à un secteur public largement subventionné », a-t-elle souligné.

Cet essai a été publié chez Lux Éditeur.

Des mentions spéciales ont été accordées à Claudel Pétrin-Desrosiers pour son essai Santé Planétaire, Prescriptions médicales pour un environnement sain, publié chez Écosociété, et à Pascale Navarro, qui a publié chez Leméac Pour une féminisation du pouvoir.

L’édition 2025 est la quinzième de ce prix, créé en 2011. Pour souligner cet anniversaire, le jury a décerné une mention d’honneur à l’auteur Jean-Sébastien Marsan pour son essai Pierre Vadeboncoeur, le compagnon de route. Dans sa préface, l’écrivain Yvon Rivard écrit que : « La synthèse de Marsan aura pour effet de révéler à nouveau l’œuvre ainsi feuilletée, comme lorsqu’on aperçoit pour la première fois du coin de l’œil, en s’en éloignant, un tableau qu’on avait longuement fixé. »

CSN PoleDoc Separes mais egaux

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Des travailleurs essentiels sont sans convention depuis près de trois ans https://www.csn.qc.ca/actualites/pendant-que-les-deputes-de-la-caq-celebrent-les-fetes/ Wed, 10 Dec 2025 22:45:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110218 En ce 10 décembre 2025, la CAQ tient aujourd’hui une petite fête, à Québec, pour souligner le passage de 2025 à 2026. Des paramédics et des agents de la paix en services correctionnels du Québec ont profité de l’occasion pour rappeler aux député-es caquistes que les négociations piétinent pour le renouvellement de leurs conventions collectives, échues depuis le 1er avril 2023.

« On est venu rappeler aux député-es que, pendant qu’ils festoieront durant les Fêtes, il y a des milliers de travailleuses et de travailleurs essentiels qui seront à pied d’œuvre pour remplir leur mission de santé et de sécurité publiques, explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. La CAQ profite du fait que les moyens de pression de ces deux groupes sont fortement limités pour tenter de leur faire avaler des conditions de travail inacceptables. Ils ne se laisseront pas faire! Ce sont des métiers difficiles tant physiquement que mentalement ; le gouvernement doit le reconnaître et conclure des ententes qui en tiennent compte ».

Du côté des paramédics, les négociations accrochent particulièrement sur l’enjeu de la rémunération : le gouvernement propose de baisser leur rémunération, jusqu’à quatre dollars l’heure pour de nombreux paramédics. « Nous serons en négociation les 12 et 15 décembre », explique le représentant du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. « Quant à nous, la partie patronale devra avoir des mandats pour pouvoir progresser. Il est clair que nous n’accepterons pas de diminuer nos revenus. Au contraire, nous demandons d’être pleinement reconnus à notre juste valeur. Il y a une certaine urgence de le faire, car les entreprises peinent déjà à retenir les paramédics à leur emploi », ajoute-t-il.

Un scénario similaire du côté du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN), qui revendiquent une rémunération à la hauteur des divers défis vécus dans les établissements de détention : « Même si le ministère de la Sécurité publique martèle qu’il souhaite être un employeur de choix pour attirer du personnel et le retenir, tout en abusant du recours au temps supplémentaire obligatoire (TSO) dans certains établissements, dans les faits, son approche est tout autre. Nous comptons environ 200 postes vacants, plus de 300 agentes et agents en arrêt de travail pour diverses raisons – soit 20 % de nos effectifs –, et une centaine de démissions en moyenne chaque année. Pour freiner cet exode, le gouvernement doit impérativement offrir des conditions à la hauteur des exigences de notre travail et selon nous, la négociation actuelle est le moment propice pour y parvenir ».

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Deuxième grève chez Kruger à LaSalle https://www.csn.qc.ca/actualites/deuxieme-greve-chez-kruger-a-lasalle/ Wed, 10 Dec 2025 13:52:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110154 Les employé-es de Kruger à LaSalle ont déclenché ce matin une grève de sept jours pour faire aboutir leur négociation. Les travailleuses et les travailleurs ont rejeté à 92,5 % les dernières offres sur la table, à la suite d’un compromis proposé par le conciliateur. Ce vote s’est tenu samedi dernier.

Cette usine de Kruger est responsable de l’emballage carton de plusieurs produits connus dont certains sont fabriqués par Kruger même : Cashmere, Scotties et Sponge Towels. D’autres entreprises connues traitent avec l’usine de LaSalle, notamment dans les secteurs agroalimentaires et pharmaceutiques.

« On le répète, les offres de l’employeur doivent permettre d’éviter l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs, si l’on considère l’inflation élevée pendant la durée de la dernière convention collective. Il n’y a aucune raison que notre pouvoir d’achat ne profite pas des succès de Kruger. Nous sommes un maillon important de la chaîne, essentiel à l’expédition des produits d’autres divisions de Kruger », affirme le président du syndicat de Kruger à LaSalle, Benoit St-Cyr. Rappelons qu’une première grève de 36 heures a eu lieu les 21 et 22 novembre dernier.

Kruger, le milliardaire

« Le grand patron milliardaire, Joseph Kruger II, devrait être en mesure de bien payer ses employé-es. Aujourd’hui, c’est une demande de négociation, mais c’est aussi une question de justice quant à la redistribution de la richesse. C’est d’autant plus pertinent que l’entreprise Kruger bénéficie d’importantes subventions de l’État québécois depuis plusieurs années. Ces subventions proviennent des impôts payés par toute la population, y compris par ses travailleurs et travailleuses. M. Kruger peut mettre fin à cette grève rapidement s’il le décide », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Kruger procède à l’expansion de sa production à Sherbrooke et construira une nouvelle usine aux États-Unis. Les affaires vont bien, il est possible de régler ce conflit rapidement si la volonté est là, » ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Une semaine de grève

« Je tiens à saluer le courage des travailleuses et des travailleurs qui ont décidé de se tenir debout, de ne pas plier et de continuer la bataille jusqu’à l’obtention d’une convention satisfaisante », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), qui rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec.

Le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d’activités.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

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Les employé-es de l’École nationale de police se joignent à la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-lecole-nationale-de-police-se-joignent-a-la-csn/ Tue, 09 Dec 2025 20:37:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110238 Le Syndicat des employé-es de l’École nationale de police du Québec–CSN a été accrédité le 4 cembre par le Tribunal administratif du travail, confirmant une forte majorité d’adhésion parmi les 460 membres concernées.

Renouveau et sir d’inpendance

« On ressent ce changement comme un renouveau pour l’École, c’est une nouvelle façon de faire. Une nouvelle façon de se reconstruire. C’est enlevant ce qui s’en vient », a commenté le chef d’équipe en approvisionnement et un des membres du nouveau syndicat, Stéphane Biron.

Ce dernier ajoute que l’offre de services rendu possible par le plus grand nombre de membres à la CSN est un des éléments qui a pesé dans la balance.

Le principal facteur du choix pour ce changement d’allégeance syndicale a toutefois été de sortir d’un fonctionnement basé sur des « cisions centralisées » et de concrétiser un « sir d’inpendance ». Bref, une plus grande autonomie comme syndicat.

Avec leur ancienne organisation, Stéphane Biron explique qu’il est même arrivé qu’une entente de principe soit réalisée entre la direction politique nationale de l’ancien syndicat et la direction de l’École. Les membres avaient été mis devant le fait accompli au moment du vote. « Il n’y aura plus une seule personne nommée à négocier pour nous dans un bureau », ajoute Stéphane Biron.

460 nouveaux membres à la CSN et à la FEESP

« La CSN souhaite la bienvenue aux employé-es de l’École nationale de police. Ils pourront compter sur la force du mouvement pour obtenir les meilleures conditions de travail, notamment dans l’enseignement et le soutien auprès de la relève. Cette belle réussite en matière de syndicalisation témoigne de tout l’intérêt que peut susciter notre mouvement auprès des travailleuses et travailleurs du Québec », clare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Nous souhaitons la bienvenue à l’ensemble des membres du nouveau syndicat et nous avons hâte de les accueillir dans nos instances », ajoute la 1ère vice-présidente et responsable politique des organismes gouvernementaux à la FEESP–CSN, Stéphanie Gratton.

La toute première assemblée générale du Syndicat des employé-es de l’École nationale de police du Québec-CSN se tiendra le 15 cembre à Nicolet.

À propos

La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 férations et 13 conseils centraux. La CSN représente quelque 80 000 travailleuses et travailleurs qui ouvrent dans le secteur de l’enseignement supérieur, dont ceux de la Fération des employées et des employés de service public (FEESP–CSN).

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Fonderie Horne : mobilisation syndicale à l’hôtel de ville https://www.csn.qc.ca/actualites/fonderie-horne-mobilisation-syndicale-a-lhotel-de-ville/ Tue, 09 Dec 2025 13:16:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110000 Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda–CSN accompagné d’autres syndicats régionaux ainsi que de la Chambre de commerce et d’industrie de Rouyn-Noranda seront présents ce soir à l’hôtel de ville pour défendre l’avenir de la seule fonderie de cuivre au Canada. L’objectif : éviter l’imposition d’une norme irréaliste qui entraînerait la fermeture de l’usine.

« Il nous faut une norme environnementale réaliste qui va atteindre des standards plus élevés que par le passé, tout en garantissant les emplois dans l’usine et ceux de plusieurs fournisseurs dans la région. Il est temps que cesse la menace de fermeture et que le gouvernement du Québec s’entende avec Glencore sur une solution durable », affirme le président du Syndicat de la mine Noranda–CSN, Shawn Smith.

Enjeu québécois

« Nous avons récemment interpellé le premier ministre Legault, responsable de la région d’Abitibi-Témiscamingue, pour qu’il établisse une cible d’émission d’arsenic atteignable, conciliant santé publique et maintien des emplois. Nous souhaitons le rencontrer rapidement afin de conclure ce dossier à l’avantage des travailleuses, des travailleurs et de la population de Rouyn-Noranda. Nous devons mettre fin à l’incertitude », ajoute la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Notons d’ailleurs que le premier ministre Legault est attendu à Rouyn-Noranda mardi le 9 décembre.

Enjeu canadien

Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN rappelle : « Il est essentiel de préserver la production de cuivre au Canada, dans un marché mondial instable. C’est d’autant plus important que notre économie québécoise et canadienne doive procéder à l’électrification du transport et à la transition énergétique. »

Enjeu régional

« Les syndicats CSN de la région ont voté une résolution d’appui au syndicat de la fonderie et des représentants de certains autres syndicats sont venus à l’hôtel de ville ce soir. Il faut que ce dossier avance enfin », conclut le président du Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN, Félix-Antoine Lafleur.

À propos

Le Syndicat des travailleurs de la mine Noranda (STMN–CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l’Abitibi-Témiscamingue–Nord-du-Québec–CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.

 

 

 

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Faire front en mémoire de toutes les femmes https://www.csn.qc.ca/actualites/faire-front-en-memoire-de-toutes-les-femmes/ Sat, 06 Dec 2025 05:01:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109564 Tant qu’il le faudra, nous aurons le devoir annuel de le rappeler : le 6 décembre 1989, un homme qui en voulait « à mort » aux féministes a tué 14 étudiantes à l’École polytechnique de Montréal. Depuis cette tragédie, de nombreuses initiatives ont été mises en place pour prévenir et combattre la violence faite aux femmes. Toutefois, force est de constater que le chemin à parcourir reste long.

Malgré l’urgence et en dépit des 31 féminicides commis depuis 2023, le gouvernement de la CAQ ne répond pas à la demande croissante de soutien ni aux besoins des maisons d’aide aux femmes, ignorées dans les budgets de 2023 à 2025. C’est hallucinant de constater à quel point l’appui de ces services essentiels est négligé. Ces violences doivent être reconnues comme un problème systémique et cette reconnaissance doit se traduire par des actions concrètes, un financement durable et une volonté politique ferme pour les contrer.

La réalité est choquante : à ce jour, la CAQ accuse un retard considérable dans la livraison de maisons d’hébergement de deuxième étape pour les femmes et leurs enfants, victimes de violence conjugale. À 30 % en deçà des objectifs fixés en 2021, nous sommes loin du compte. Cet inquiétant retard n’est pas qu’un chiffre, c’est une injustice qui met des vies en danger. Le gouvernement doit agir maintenant et respecter ses promesses pour offrir un avenir sécuritaire à celles qui en ont le plus besoin.

La dernière mise à jour économique du Québec – tenue le 25 novembre, en pleine Journée internationale contre les violences à l’égard des femmes – a pris des allures d’acte manqué, alors qu’aucun investissement n’a été annoncé pour venir en aide aux victimes, malgré un engagement récent du premier ministre à cet effet.

Et ce n’est pas tout ! Faute de financement, un organisme qui aide les femmes victimes de violence à déménager de façon sécuritaire a dû interrompre ses services, laissant tomber des centaines de bénéficiaires. Ce n’est pas un caprice, que d’avoir recours à un tel service… une fois de plus, ça sauve des vies.

Dans ce contexte, il est d’autant plus préoccupant que le gouvernement veuille inscrire dans la Constitution québécoise la protection du recours à l’avortement. La CSN, comme tant d’autres groupes, estime que cette démarche risque de fragiliser ce droit en le rendant plus vulnérable à de futures restrictions. C’est très risqué, car ça ouvre la porte à une limitation de l’accès à l’avortement – qui est, et doit rester un soin de santé comme les autres soins offerts dans le système québécois. Ceci constituerait une forme de violence institutionnelle basée sur le genre et pourrait servir les mouvements anti-choix. Nous sommons donc la CAQ de reculer sur ce projet.

La lutte contre la violence faite aux femmes ne peut se limiter à des commémorations ou à des discours. Elle doit s’incarner dans des politiques publiques courageuses et dans une éducation qui favorise le respect, la diversité et la remise en question des stéréotypes.

Encore aujourd’hui, les inégalités femmes-hommes persistent et chaque recul en matière de droits des femmes nous rappelle l’importance de poursuivre le combat. C’est en agissant dès maintenant que nous pourrons bâtir une société qui ne tolère aucune forme de discrimination ou de haine envers les femmes.

Nous ferons front !

N’oublions jamais les 14 victimes de féminicides du 6 décembre 1989.
Le 6 décembre, portons le ruban blanc.

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Succursale Monk : une fermeture qui ne passe pas pour le SEMB-SAQ https://www.csn.qc.ca/actualites/succursale-monk-une-fermeture-qui-ne-passe-pas-pour-le-semb-saq/ Thu, 04 Dec 2025 20:24:26 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109562 Réunis ce 4 décembre 2025 devant la succursale de la SAQ Monk à Montréal, les membres du Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ–CSN et ses allié-es ont à nouveau dénoncé la fermeture imminente d’une autre succursale de la SAQ.

« Bien que la SAQ ait suspendu en octobre dernier son projet d’ouvrir une centaine d’agences privées en milieu urbain, cette décision ne remettait pas en question la fermeture de la succursale de la rue Monk. Nous poursuivons notre mobilisation car cette mesure va carrément à l’encontre des intérêts de la population, souligne le président du SEMB-SAQ–CSN, Martin Lachance. Alors que le plan initial visait la fermeture de huit succursales de la SAQ, l’ouverture de 34 nouvelles agences et d’une centaine de micro-agences, la Direction de la santé publique, préoccupée par son offre de services sur le territoire, a mis un frein sur ces projets. Nous invitons la SAQ à poursuivre sa prise de conscience en reconnaissant les liens entre l’ouverture de nouveaux points de vente privés et les questions de santé et de sécurité publique. »

Un autre rassemblement tenu le 28 juin dernier dénonçait la fermeture imminente de cette succursale le 31 août 2025. La SAQ avait toutefois revu ses plans, puisqu’à la suite d’une interpellation du syndicat, la direction a constaté que le bail de la succursale se terminait en réalité le 31 janvier 2026.

« Nous avons déjà vécu plusieurs fermetures sauvages de succursales, des points de vente très rentables que la SAQ a fermés afin de pousser la clientèle vers de plus gros magasins. Et chaque fois, le résultat a été désastreux : les rues se dévitalisent, la plupart des commerces ferment et les locaux commerciaux voisins se vident. À titre d’exemple, la fermeture de la succursale de la rue Centre à Pointe-Saint-Charles en 2012, a transformé une rue dynamique en désert commercial », dénonce la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Stéphanie Gratton. Pour nous, la fermeture prévue pour la mi-janvier ne passe pas du tout. »

Le syndicat va suivre de près la stratégie immobilière que la SAQ va présenter le 18 janvier 2026, à l’occasion du dévoilement des plans de gestion de ses succursales sur le territoire.

« Rappelons que la mission principale de la SAQ est la vente de produits de l’alcool de qualité, dans le respect des normes éthiques responsables et des lois encadrant ces activités. Malgré le récent recul, nous voyons d’un mauvais œil l’implantation de micro-agences dans les dépanneurs en milieu densément peuplé, comme Montréal et Laval, avec la commercialisation de petits formats de spiritueux, sans le même engagement législatif pour la vente de ces produits. Avec la multiplicité des micro-agences, dont certaines sont déjà en place, la vérification de l’âge et de la sobriété de la clientèle par des tiers non formés sur ces enjeux nous inquiète », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

À propos

Le Syndicat des employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ (SEMB-SAQ–CSN) représente les 5000 employé-es de magasins et de bureaux de la SAQ, partout au Québec. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant 69 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Entrée en vigueur de la Loi no 14 – Contestations déposées par les organisations syndicales https://www.csn.qc.ca/actualites/entree-en-vigueur-de-la-loi-no-14-contestations-deposees-par-les-organisations-syndicales/ Mon, 01 Dec 2025 11:30:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109498 À peine entrée en vigueur le 30 novembre 2025, la Loi no 14, Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out qui a été adoptée par le gouvernement de François Legault le printemps dernier, est déjà contestée devant les tribunaux. La FTQ, la CSN, la CSQ, la CSD et l’APTS, qui représentent ensemble plus d’un million de travailleuses et de travailleurs, annoncent le dépôt de contestations juridiques coordonnées.

« La Loi no 14 brime le droit de grève des travailleuses et des travailleurs, brise l’équilibre des relations de travail et remet trop de pouvoirs entre les mains du ministre du Travail. Dès le départ, nous avions prévenu que la Loi no 14 conforterait les employeurs à laisser traîner les négociations dans l’attente de l’intervention du ministre, qu’elle envenimerait les relations de travail et aurait une incidence importante sur les conflits de travail. Non seulement la Loi no 14 compromet gravement, à notre avis, les droits des travailleuses et des travailleurs, mais elle est aussi inconstitutionnelle, en plus d’être un élément toxique pour le climat social au Québec, dénoncent d’une voix commune les porte-paroles syndicaux Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD) et Robert Comeau (APTS).

« Nous l’avons signifié à maintes reprises : la Loi no 14 est une atteinte à l’action collective des travailleuses et des travailleurs. Elle modifie les règles du jeu unilatéralement sur de fausses prémisses. À vouloir faire taire, ce gouvernement attise la grogne. La voix que nous portons, c’est celle des membres que nous représentons. Et que le gouvernement se le tienne pour dit : ça fait pas mal de monde! »

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Rapport de l’ISQ sur la rémunération des salariés – La vigilance est de mise https://www.csn.qc.ca/actualites/rapport-de-lisq-sur-la-remuneration-des-salaries-la-vigilance-est-de-mise/ Thu, 27 Nov 2025 14:00:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109449 Le rapport de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) confirme encore une fois que l’écart salarial et de rémunération globale persiste entre les travailleuses et les travailleurs des services publics et les autres salarié-es du Québec.

Sur le plan de la rémunération globale (qui tient compte à la fois des salaires, des avantages sociaux, de la semaine normale de travail et des congés), le retard des travailleuses et des travailleurs des services publics comparativement aux autres salarié-es du Québec est de 3,2 %, alors qu’il était de 2,1 % l’an dernier. Le retard des salaires est quant à lui de 12,1 % comparativement à 11,4 % en 2024.

« Nos luttes des dernières années, dont la dernière négociation du secteur public marquée par une mobilisation historique, ont permis de diminuer l’écart au fil des ans. Nous sommes passés d’un retard de 9,4 % en 2021 à 3,2 % cette année pour la rémunération globale. Sur le plan des salaires, l’écart était de 17,6 % en 2021, alors qu’il est à 12,1 % aujourd’hui. Or, nous constatons un glissement dans la tendance pour 2025. Dans ce contexte, nous serons vigilants », ont expliqué François Enault, premier vice-président de la CSN, Éric Gingras, président de la CSQ, Magali Picard, présidente de la FTQ et Robert Comeau, président de l’APTS.

 

Une conjoncture inquiétante

D’autre part, la CSN, la CSQ, la FTQ et l’APTS ne peuvent que déplorer les récents gestes posés par la CAQ et par le ministre du Travail en matière de relations de travail et d’autonomie syndicale. « Alors que le gouvernement Legault et son ministre du Travail Jean Boulet s’évertuent à mettre des obstacles à l’action syndicale, le rapport de l’ISQ fait ressortir que, pour des emplois comparables, tant le salaire que la rémunération globale des travailleuses et travailleurs syndiqués du secteur privé sont largement supérieurs à ceux des non syndiqués. Une preuve de plus de l’avantage que procure le fait de s’organiser collectivement et d’être membre d’un syndicat », ont renchéri les porte-paroles.

Avec ses projets de loi récents qui attaquent le droit de grève, le droit de contester, en plus de s’ingérer dans les processus démocratiques syndicaux, le gouvernement s’attaque frontalement à la capacité des organisations syndicales d’exercer pleinement leur rôle de contre-pouvoir. « Ces projets de loi visent à affaiblir la capacité des travailleuses et travailleurs des services publics à poursuivre les avancées importantes que leurs luttes ont rendues possibles au fil des dernières années : amélioration des salaires, de la rémunération globale et des conditions de travail et de pratique. En réduisant notre marge de manœuvre collective, le gouvernement cherche à limiter notre capacité d’obtenir des progrès réels pour l’ensemble du personnel des services publics, mais également pour l’ensemble de la population », ont rappelé François Enault, Éric Gingras, Magali Picard et Robert Comeau.

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Les patrons et le gouvernement sont-ils si transparents ? https://www.csn.qc.ca/actualites/les-patrons-et-le-gouvernement-sont-ils-si-transparents/ Wed, 26 Nov 2025 15:28:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109439 Le projet de loi 3 du gouvernement de la CAQ impose aux syndicats plusieurs nouvelles exigences dites de transparence financière, mais il semble bien que nous ayons là deux poids, deux mesures. En effet, si l’on compare ces nouvelles requêtes à celles que le gouvernement exige de lui-même ou encore aux pratiques des grandes entreprises, on remarque plusieurs disparités. 

Rappelons que le projet de loi 3 va imposer une consultation annuelle par vote secret des membres sur la façon d’utiliser une partie des cotisations. Ceci, même si les membres ont déjà approuvé ladite cotisation et les grandes orientations en matière de défense des acquis sociaux ou d’amélioration de ceux-ci.  

Le projet de loi impose aussi la divulgation de certaines dépenses comme les voyages, les repas, l’hébergement, ainsi que toute dépense supérieure à 5000 $.  

Notons que la CSN est l’une des organisation syndicale à publier ses états financiers vérifiés sur son site web. 

Transparence gouvernementale et patronale 

Dans le dernier budget du ministère du Travail, ou dans celui du Conseil exécutif qui relève directement du premier ministre, on peut consulter la hauteur de l’enveloppe globale, de même que le salaire du ministre, mais la ventilation budgétaire, concernant les repas et autres dépenses connexes, n’est pas disponible et ne présente pas les détails granulaires de 5000 $ et plus.  

Même constat pour les chefs d’entreprises ou les lobbies d’intérêt comme le Conseil du patronat du Québec : leurs états financiers ne sont pas ventilés comme il serait désormais exigé pour les organisations syndicales.  

L’allégement du fardeau administratif, sauf pour les syndicats 

Curieusement, la CAQ souhaite alléger le fardeau administratif de plusieurs organisations pour le bien commun et pour l’efficacité globale des organisations du Québec.  

Le projet de loi 103 présenté par Lucie Lecours, ministre déléguée à l’Économie, vise notamment à alléger le fardeau administratif dans les secteurs minier et municipal, le domaine agricole, les dossiers environnementaux et pour le secteur coopératif.  

Le projet de loi 7 vise quant à lui à réduire la bureaucratie. Il parle beaucoup de fusion d’organismes, mais veut aussi : « réduire la fréquence de certains rapports et retirer l’obligation de produire différents documents, notamment des rapports dans le secteur financier ». 

Pourquoi alors adopter une approche carrément opposée visant spécifiquement les syndicats? Bref, le jupon dépasse. 

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Contre les attaques aux droits des travailleuses et des travailleurs et l’effritement du tissu social https://www.csn.qc.ca/actualites/contre-les-attaques-aux-droits-des-travailleuses-et-des-travailleurs-et-leffritement-du-tissu-social/ Tue, 25 Nov 2025 19:30:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109429 Les représentantes et représentants des organisations syndicales de l’Outaouais participaient ce matin à un point de presse devant le bureau du ministre de la Culture et de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, pour dénoncer une nouvelle attaque gouvernementale contre les droits des travailleuses et des travailleurs. Les organisations syndicales s’unissent sous le thème Dans la rue pour le Québec qui vise à mobiliser la population contre le bilan désastreux du gouvernement. L’ensemble des organisations syndicales ainsi que le milieu communautaire prendront part à un grand rassemblement qui se tiendra à Montréal, le 29 novembre prochain. Ce sont six autobus qui partiront de Gatineau vers Montréal pour dénoncer la CAQ.

Attaques aux femmes

La CAQ accélère sa marche vers l’austérité, en refusant d’assumer le mot, tout en imposant des lois qui sapent nos droits, menacent notre environnement et démolissent le filet social québécois. Ses coupes, déjà appliquées ou annoncées dans le réseau de la santé, des services sociaux et l’éducation, frappent des secteurs où les femmes sont majoritaires. « Ce sont encore les femmes qui subissent le plus l’impact des mauvaises décisions du gouvernement », affirme la vice-présidente aux dossiers spéciaux Syndicat du soutien scolaire de l’Outaouais (CSQ), Mélanie Déziel-Proulx.

Les femmes ne se laisseront pas faire et prendront la rue le 29 novembre prochain pour dénoncer le gouvernement caquiste. « Les droits des femmes ne se bâillonnent pas et nous ne laisserons pas un gouvernement, dont les mesures sont empreintes de misogynie, nous réduire au silence », poursuit la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais (FIQ), Karine D’Auteuil.

Services à la population

Ce que les gens veulent savoir, c’est quand ils auront accès à un médecin de famille, à une école en bon état et avec le personnel qualifié suffisant, et à une place en service de garde à but non lucratif. Le gouvernement a décidé qu’il va passer à l’histoire comme celui qui s’attaque aux droits des travailleuses et des travailleurs plutôt que comme celui qui améliore le quotidien des Québécois et Québécoises.

« Il est temps pour le gouvernement de cesser de faire des choix budgétaires qui nuisent aux services à la population. Il est plutôt temps de mettre en place un bouclier budgétaire pour protéger les soins et les services publics des compressions, et exiger des investissements à la hauteur des besoins », indique la représentante nationale Outaouais de l’APTS, Stéphanie Léger-Roussel.

« Les travailleuses et les travailleurs sont inquiets pour leur avenir, mais aussi inquiets de ne plus être en mesure d’offrir des services de qualité à la population », de dire le président régional SFPQ en Outaouais, Nicolas Leduc-Lafantaisie.

Attaquer les travailleuses et travailleurs pour masquer l’échec d’un gouvernement périmé 

S’il y a bien quelqu’un qui ne peut pas faire de leçons de transparence et de bonne gestion, c’est le gouvernement de la CAQ. Après les scandales comme SAAQclic et Northvolt, il tente de nous faire croire que ce qui est urgent, c’est de venir jouer dans la gestion des affaires syndicales. « Nous ne tolèrerons pas que le gouvernement s’attaque à notre droit de grève et s’ingère dans nos organisations syndicales. Nous n’avons aucune leçon à recevoir de la CAQ et nous ferons tout ce qui est nécessaire pour bloquer ces reculs historiques ! » affirme le directeur du Conseil régional de la FTQ en Outaouais, David Clément.

« La dérive autoritaire du gouvernement se traduit par un affaiblissement des conditions de travail des travailleuses et des travailleurs. Les services qu’ils offrent dans un réseau qu’ils tiennent à bout de bras sont constamment fragilisés par des décisions imposées sans véritable dialogue », déplore la présidente du Syndicat des enseignants de l’Outaouais (SEO-FAE), Nathalie Gauthier. 

« Pendant que, dans nos quartiers, de plus en plus de familles coupent dans l’essentiel pour arriver au bout du mois, le gouvernement choisit encore de se ranger du côté des grands patrons. Avec son projet de loi 3, il veut s’immiscer dans l’organisation syndicale pour nous empêcher de mieux défendre les conditions de travail de celles et ceux qui font tourner nos écoles, nos hôpitaux, nos industries, nos commerces, bref l’ensemble de la société. Cette ingérence n’a qu’un but : détourner l’attention de son inaction devant l’accès à un médecin (où les solutions ne font qu’empirer le problème), la crise du logement, la privatisation de nos sociétés d’État, la dégradation de nos services publics. Quand un gouvernement en est rendu à s’attaquer à celles et ceux qui défendent la population, c’est qu’il n’a plus rien à offrir. Il faut se mettre debout ! », affirme le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN, Alfonso Ibarra-Ramirez.

 

Dans la rue pour le Québec

Les organisations syndicales invitent la population à se mobiliser face au bilan désastreux du gouvernement Legault. Elles seront dans la rue pour un Québec qui agit pour un meilleur partage de la richesse, pour des services publics qui permettent de s’occuper de la population et pour enclencher la transition juste.

 

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