Confédération des syndicats nationaux (CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 06 Oct 2026 13:41:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Confédération des syndicats nationaux (CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Équité salariale : sept organisations syndicales devant la Cour supérieure dès le 6 octobre https://www.csn.qc.ca/actualites/equite-salariale-sept-organisations-syndicales-devant-la-cour-superieure-des-le-6-octobre/ Mon, 05 Oct 2026 13:37:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=119023 La CSN, l’APTS, la CSQ, la FAE, la FIQ, la FTQ et le SFPQ seront devant la Cour supérieure à compter de demain pour contester des dispositions de la Loi sur l’équité salariale adoptée en 2019.

Pour les organisations syndicales, le principe au cœur de cette bataille demeure fondamental : les travailleuses ont droit à un salaire exempt de discrimination et, lorsqu’une discrimination est constatée, elles doivent obtenir tout ce qui leur est dû.

Ce principe était pourtant au cœur d’une décision de la Cour suprême du Canada, qui invalidait en 2018 certaines dispositions du régime québécois de maintien de l’équité salariale. Le gouvernement du Québec se voyait forcé de réécrire la loi, car les dispositions empêchant la rétroactivité des corrections salariales constituent une discrimination à l’égard des femmes, statuait le plus haut tribunal du pays.

Or, la nouvelle loi adoptée en 2019 par le gouvernement maintient ces dispositions discriminatoires, plaideront les organisations syndicales devant la Cour supérieure à compter de mardi.

De plus, d’autres objets de la loi sont contestés par certaines organisations syndicales, notamment en ce qui a trait à la liberté d’association.

« Près de trente ans après l’adoption de la Loi sur l’équité salariale, nous devons encore nous battre pour que les travailleuses obtiennent ce qui leur revient. Ce n’est pas un détail technique : c’est de l’argent qu’elles n’ont jamais reçu », déclarent les leaders syndicaux.

L’équité salariale ne se résume pas à un principe abstrait, rappellent les organisations. Elle vise à corriger la discrimination salariale systémique à l’égard des emplois à prédominance féminine. Lorsqu’une travailleuse est privée du salaire auquel elle a droit, les conséquences peuvent se faire sentir bien au-delà de sa paie, notamment sur ses protections sociales et sa sécurité économique.

« Derrière cette bataille juridique, il y a des travailleuses sous-payées depuis des années. Ce n’est pas une histoire de chiffres entre juristes. Ce qu’elles réclament n’est pas un cadeau, c’est ce qui leur est dû. C’est pour elles que nous sommes devant la Cour », complètent les leaders syndicaux.

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Les employé-es de Radio-Canada adoptent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-de-radio-canada-adoptent-lentente-de-principe/ Sun, 27 Sep 2026 20:36:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118900 Les 2 800 travailleuses et travailleurs de Radio-Canada ont une nouvelle convention collective. Réunis en assemblée générale, les employé-es des stations du Québec et de Moncton ont adopté à 94 % l’entente de principe intervenue le 4 septembre dernier entre leur comité de négociation et la direction du diffuseur public.

Les syndiqué-es toucheront des augmentations de 14,5 % sur quatre ans : 6 % la première année, rétroactifs au 23 mars 2026, 3 % en 2027, 3 % en 2028 et 2,5 % en 2029.

Des gains importants, qui feront reculer la précarité d’emploi présente à Radio-Canada, ont été réalisés. Les employé-es pourront notamment bénéficier d’un accès plus rapide à la stabilité d’emploi. Des horaires plus stables et prévisibles seront dorénavant accessibles pour les salarié-es temporaires. Les ratios de titulaires de postes précaires ont aussi été plafonnés à la baisse.

La nouvelle convention collective prévoit également la protection des emplois contre l’intelligence artificielle, celle-ci ne pouvant se substituer au jugement humain.

« Nous avons fait la démonstration que les conditions de travail à Radio-Canada se sont dégradées au fil des ans : nous avions du rattrapage à faire par rapport aux autres médias québécois, sans compter l’inflation des dernières années. Cette entente est un pas dans la bonne direction pour le personnel technique, administratif et journalistique », affirme la présidente par intérim du syndicat, Lise Millette.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « le retard des conditions de travail par rapport aux autres médias devenait un frein à l’attraction et la rétention du personnel. La direction de Radio-Canada devait prendre les engagements nécessaires afin de maintenir le rôle de premier plan du diffuseur public ».

La présidente de la Fédération nationale des communications et de la culture (FNCC–CSN), Annick Charette, se réjouit des gains obtenus, au terme d’une négociation qui aura duré six mois. « Les objectifs étaient grands et le syndicat n’a pas hésité à utiliser tous les moyens à sa disposition pour décrocher la meilleure entente possible. Celle-ci est le résultat d’une grande mobilisation qui s’est déployée dans l’ensemble des stations. Les membres peuvent être fiers du travail accompli. »

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Radio-Canada (STTRC–CSN) représente les 2 800 travailleuses et travailleurs de l’information, techniciennes et techniciens et membres du personnel administratif des services français du diffuseur public, soit l’ensemble des stations du Québec et celle de Moncton. La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Nouvelle convention pour les grévistes de Metro https://www.csn.qc.ca/actualites/nouvelle-convention-pour-les-grevistes-de-metro/ Thu, 24 Sep 2026 20:10:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118859 Réunis en assemblée générale ce matin, les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt, du transport et du siège social de Metro ont accepté à 77 % les termes de l’entente de principe intervenue jeudi dernier entre leur comité de négociation et l’employeur.

Les salarié-es toucheront des augmentations de 22 % sur une période de cinq ans et demi, dont 6 % rétroactifs au 19 septembre 2025 et 4 % applicables dès leur retour au travail, qui s’effectuera à compter de dimanche. Des gains ont également été obtenus en matière de protection des emplois ainsi qu’en santé et sécurité au travail.

« On a tenu bon jusqu’au bout et on est restés unis du début à la fin. On peut être fiers du chemin parcouru », déclare le président du syndicat, Matthieu Lafontaine. « Les salaires étaient la priorité de nos membres et nous avons défendu cette demande avec détermination. Dans l’ensemble, nous sommes contents du résultat obtenu. »

Aux yeux de la présidente de la CSN, la détermination des travailleuses et des travailleurs aura été décisive tout au long de ce long conflit. « Les chiffres parlaient d’eux-mêmes : après s’être enrichi démesurément ces dernières années, le groupe Metro avait les moyens de répondre aux demandes de ses salarié-es. Sans eux, les rendements de Metro piquaient du nez, comme le démontrent les résultats des deux derniers trimestres », ajoute Caroline Senneville.

Cette nouvelle convention collective rehaussera les standards de l’industrie de la distribution agroalimentaire, croit le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Le syndicat de Metro a toujours été parmi les chefs de file pour tirer vers le haut les conditions de travail du secteur des entrepôts et de la distribution. Cette nouvelle convention est tout à son honneur, surtout après un si long conflit », indique-t-il.

Pour le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord, ce conflit aura démontré la pertinence du recours à la grève comme moyen ultime pour améliorer ses conditions de travail. « En mars dernier, Metro plafonnait ses offres à 11 % sur six ans. On est en mesure aujourd’hui de constater l’ampleur des gains obtenus par les travailleuses et les travailleurs par l’exercice de la grève », se réjouit-il.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des épiciers unis Métro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central du Montréal métropolitain. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

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Une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/une-entente-qui-renforce-le-role-de-premiere-ligne-des-sages-femmes-du-quebec/ Thu, 24 Sep 2026 14:55:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118862 Les sages-femmes du Québec pourront bénéficier de meilleures conditions de garde, tout en voyant leur rôle de première ligne du réseau de la santé être renforcé. C’est dans une proportion de 79 % qu’elles ont adopté hier soir l’entente de principe intervenue le 2 septembre dernier.

Une refonte du modèle de garde en disponibilité assumée par les sages-femmes permettra de mieux reconnaître l’ampleur et l’intensité de cette exigence professionnelle. Une nouvelle unité de mesure sera également appliquée afin de mieux refléter l’étendue des tâches assumées par les sages-femmes.

« Les nouvelles modalités contractuelles auxquelles nous aurons droit vont augmenter l’accessibilité aux soins et faciliter l’élargissement de notre champ de pratique », affirme la présidente du Regroupement Les sages-femmes du Québec, Amaili Jetté. « C’est une entente qui renforce le rôle de première ligne des sages-femmes, notamment le suivi complet, de la grossesse à la période postnatale, incluant l’accouchement et les soins au nouveau-né, pour lesquels la demande demeure forte et largement non comblée. »

D’une durée de six ans, l’entente prévoit des augmentations salariales de 11,89 % pour les quatre premières années ainsi qu’une clause de parité avec le secteur public pour les deux dernières.

La vice-présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Marie-Michèle Doiron, se réjouit des gains obtenus. « Les sages-femmes jouent un rôle essentiel en matière de santé sexuelle et reproductive. Elles viennent aujourd’hui consolider leur présence au sein du réseau de la santé, dans l’intérêt des femmes du Québec. »

Les sages-femmes déplorent néanmoins le peu d’écoute du gouvernement à la table de négociation quant à la nécessité d’augmenter leur nombre, particulièrement dans certaines régions où les besoins sont critiques. C’est notamment le cas des sages-femmes œuvrant au Nord, où les conditions doivent être actualisées.

« Non seulement il faut renforcer le rôle de première ligne des sages-femmes, il faut également s’assurer qu’elles soient en nombre suffisant. Il est inacceptable que des femmes accouchent seules, faute d’accès à une sage-femme dans leur région. Le prochain gouvernement devra voir à augmenter leur nombre et poursuivre les projets de maisons de naissance », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

 

À propos

Le Regroupement Les sages-femmes du Québec (RSFQ) rassemble plus de 300 membres réparties dans une vingtaine d’établissements de santé. Il est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

 

 

 

 

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Les juristes de la CDPDJ envisagent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-juristes-de-la-cdpdj-envisagent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:10:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118514 Après avoir adopté un mandat de grève générale illimitée vendredi dernier, les avocates et les avocats de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) interpelleront les porte-paroles des différents partis politiques en matière de justice, qui prendront part cet après-midi à un débat organisé dans le cadre du Sommet québécois pour l’état de droit, à Montréal.

À quelques jours d’une intégration forcée au sein de la fonction publique entraînée par l’adoption du projet de loi 7, les avocates et les avocats de la CDPDJ n’ont toujours pas réglé leur convention collective pour la période allant du 1er avril 2023 à aujourd’hui.

Pour la vingtaine d’avocates et d’avocats de l’organisme, les répercussions de cette négociation sont majeures, signale la présidente du Syndicat des employé-es de la CDPDJ, Marie-Iris Légaré : « Non seulement elle doit fixer leur rémunération des trois dernières années, mais elle doit également déterminer comment se fera leur intégration dans la structure salariale de la fonction publique – et donc leur rémunération pour le reste de leur carrière. Dans le contexte de l’intégration forcée des avocates et avocats à la fonction publique, l’absence d’entente sur une convention collective échue depuis le 31 mars 2023 risque en outre de les priver de tout droit de négociation. »

Les positions patronales n’ont pas changé depuis plus de 18 mois malgré tous les efforts consentis par la partie syndicale à la table de négociation. Une prochaine rencontre de conciliation doit avoir lieu le 16 septembre. Si aucune avancée réelle vers une entente n’est enregistrée d’ici là, une grève générale illimitée pourrait être déclenchée dès le 18 septembre, prévient le syndicat.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le gouvernement en place doit conclure cette négociation sans plus de délai. « Malgré nombre de critiques et de contestations légitimes, le gouvernement de la CAQ a décidé d’aller de l’avant en portant atteinte à l’indépendance d’une institution pourtant chargée de veiller à l’application de la Charte québécoise des droits et libertés. La moindre des choses serait de conclure la négociation entreprise avec ses salarié-es, qui attendent un nouveau contrat de travail depuis plus de trois ans. »

À propos

Le Syndicat des employé-es de la CDPDJ représente les 160 travailleuses et travailleurs de la Commission, dont 19 conseillères et conseillers juridiques. La convention collective de ces derniers est échue depuis le 31 mars 2023. Les avocates et avocats de la CDPDJ sont engagés, au quotidien, dans la promotion et la défense des droits et libertés de la personne. Ces juristes luttent contre la discrimination et pour l’égalité, travaillent contre l’exploitation des personnes âgées ou handicapées, défendent les droits fondamentaux — tels que la liberté d’expression ou le droit au respect de sa vie privée ― le droit à l’instruction publique gratuite, le droit au logement, etc. et veillent en outre au respect des droits des enfants, particulièrement des enfants parmi les plus vulnérables de la société en besoin de protection.

Le syndicat est affilié à la Fédération des professionnèles (FP–CSN) et à la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Un contrat qui tombe à point https://www.csn.qc.ca/actualites/un-contrat-qui-tombe-a-point/ Thu, 03 Sep 2026 18:30:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118431 La CSN se réjouit de la commande de VIA Rail, annoncée ce midi, pour la construction de 313 nouvelles voitures par les usines d’Alstom situées à La Pocatière et à Thunder Bay. « C’est une excellente nouvelle pour les travailleuses et les travailleurs d’ici. Après des années parfois incertaines, cette entente nous assure une prévisibilité et nous permet de respirer mieux », explique Claude Michaud, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Alstom La Pocatière–CSN, qui regroupe 300 membres. « Trop souvent dans le passé, notre usine a été contournée lorsque venait le temps d’accorder des contrats majeurs. Nous demandions depuis des années aux gouvernements d’augmenter le contenu local dans leurs appels d’offres. Notre expertise est mise à contribution et nous nous en réjouissons. »

De son côté, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, salue l’importance de cette entente dans le contexte économique actuel. « Les représentations effectuées par la CSN, notamment auprès de VIA Rail, pour décrocher des contrats de cette envergure ont finalement porté leurs fruits. Pour la première fois en 40 ans, les voitures de VIA Rail seront construites au Canada. C’est d’autant plus important dans le contexte actuel de guerre commerciale où l’on doit plus que jamais favoriser la production locale et la main-d’œuvre d’ici. Acheter local, c’est si simple ! »

 

Pôle ferroviaire majeur

« Ce nouveau contrat permet au complexe de La Pocatière de redevenir plus que jamais un joueur majeur dans le domaine. Nous espérons que cela attirera d’autres entreprises pour permettre à La Pocatière de pleinement jouer son rôle de pôle industriel », note pour sa part le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

 

Une force économique régionale

Finalement, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN, Liette Ross, souligne les importantes retombées de cette entente pour la région et les nombreux emplois de qualité qui seront maintenus et consolidés au Bas-Saint-Laurent. « Grâce à ce nouveau contrat, ce sont des centaines d’emplois de qualité qui demeureront dans notre région. Alors que le coût de la vie inquiète, cette nouvelle tombe à point pour les travailleuses et travailleurs d’ici et leurs familles. Le savoir-faire unique de ces hommes et de ces femmes qualifiés fait de notre région une force économique essentielle. »

 

À propos

La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs, réunis au sein de 320 syndicats partout au Québec. Le Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN regroupe près de 10 000 membres issus de tous les secteurs d’activité. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs.

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Déclenchement des élections générales au Québec : la CSN interpelle les formations politiques https://www.csn.qc.ca/actualites/declenchement-des-elections-generales-au-quebec-la-csn-interpelle-les-formations-politiques/ Thu, 27 Aug 2026 11:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118411 La CSN profite du déclenchement officiel de la campagne électorale pour interpeller l’ensemble des formations politiques à se positionner clairement sur les enjeux qui touchent le monde du travail et l’ensemble de la société québécoise.

« Cette élection survient à un moment charnière pour le Québec. Entre la guerre tarifaire qui fragilise notre économie, un réseau de la santé à bout de souffle et une crise du logement et du coût de la vie qui frappe durement les familles, les partis politiques ne peuvent pas se contenter de promesses vagues. La population a besoin d’engagements clairs et de gestes concrets », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Des revendications pour un Québec plus juste

À l’occasion du coup d’envoi de la campagne, la CSN réitère ses principales revendications :

  • Une réforme du mode de scrutin, pour que chaque vote compte véritablement et que notre système électoral reflète enfin la diversité des choix de la population.
  • Une réforme fiscale ambitieuse, permettant une plus grande redistribution de la richesse et un financement adéquat des services publics.
  • L’abrogation des lois anti-travailleurs (lois 4, 14 et 28), d’autant plus urgente dans le contexte actuel de guerre tarifaire et d’incertitude économique, où les travailleuses et travailleurs ont besoin de protections renforcées, et non affaiblies.
  • La déprivatisation et la décentralisation du réseau de la santé et des services sociaux, pour un système public fort, accessible et ancré dans les communautés.
  • La fin de l’école à trois vitesses et la complétion du réseau de CPE, afin de garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite dès le plus jeune âge.
  • Une véritable politique industrielle, accompagnée d’une stratégie de formation continue de la main-d’œuvre, pour bâtir une économie résiliente et créatrice d’emplois de qualité.
  • Un plan ambitieux de lutte aux changements climatiques, incluant une bonification substantielle du financement du transport en commun.

La CSN entend suivre de près la campagne électorale pour s’assurer que les préoccupations de ses 350 000 membres soient au cœur des débats. La CSN rappelle enfin qu’en vertu de ses statuts et règlements, elle demeure une organisation entièrement non partisane.

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Programmes fédéraux d’aide aux travailleurs : la CSN réclame plus de mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/programmes-federaux-daide-aux-travailleurs-la-csn-reclame-plus-de-mordant/ Tue, 25 Aug 2026 17:27:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118405 La CSN réagit aux annonces faites ce matin par le gouvernement fédéral visant à soutenir les travailleuses, les travailleurs et les entreprises durement touchés par la nouvelle offensive tarifaire américaine. Si plusieurs mesures méritent d’être saluées, la CSN estime que celles-ci demeurent incomplètes et mériteraient d’être bonifiées si la situation économique devait se détériorer.

 

Des bonifications à l’assurance-emploi, mais des angles morts importants

La CSN accueille favorablement la prolongation, pour une durée d’un an, des bonifications temporaires de l’assurance-emploi, une décision bienvenue dans le contexte d’incertitude actuel, mais souligne toutefois que ces mesures laissent de côté une partie importante de la main-d’œuvre touchée.

« La prolongation des bonifications de l’assurance-emploi est une bonne nouvelle, mais Ottawa laisse pour compte celles et ceux qui en ont le plus besoin. Les jeunes travailleurs et les personnes qui ont connu des passages au chômage récemment, notamment dans le secteur forestier, se retrouvent exclus d’une mesure censée les protéger », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La CSN déplore par ailleurs que la faiblesse du montant des prestations et les critères d’admissibilité ne soient toujours pas revus.

 

Nouveau programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre

La CSN prend acte de la création d’un nouveau Programme de maintien à l’emploi et de réorientation de la main-d’œuvre. Pour la CSN, profiter des ralentissements de production pour investir dans la formation de la main-d’œuvre constitue une nécessité absolue. L’organisation rappelle toutefois que le gouvernement fédéral devra collaborer étroitement avec les acteurs sociaux, incluant les syndicats, ainsi qu’avec le gouvernement du Québec, afin d’instaurer une véritable culture de formation en emploi.

 

Une aide aux entreprises : oui, mais pas à n’importe quelle condition

La CSN considère qu’il est important de soutenir les entreprises pour prévenir les mises à pied et accueille favorablement les sommes annoncées à cet effet. L’organisation insiste cependant pour que cette aide soit consentie en contrepartie d’engagements fermes pour le maintien en emploi, et que le gouvernement demeure en contact avec les syndicats afin d’évaluer si ces mesures s’avéreront suffisantes.

« Soutenir les entreprises, c’est nécessaire, mais ça ne peut pas se faire à n’importe quelle condition. L’argent public doit servir à protéger des emplois, pas à financer des baisses d’impôt qui mineraient la justice fiscale. Le gouvernement fédéral doit rester à l’écoute des syndicats pour s’assurer que ces mesures répondent réellement aux besoins des travailleuses et des travailleurs », ajoute Caroline Senneville.

La CSN note qu’aucune subvention salariale n’a été annoncée pour favoriser le maintien en emploi. Il s’agit d’une piste qui devra être sérieusement considérée si la situation économique devait s’envenimer dans les secteurs touchés, à condition d’être ciblée vers les entreprises réellement affectées par la crise tarifaire.

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Les paramédics rejettent l’entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-paramedics-rejettent-lentente-de-principe/ Thu, 20 Aug 2026 13:59:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118388 Au terme d’une série d’assemblées tenues du 4 au 19 août 2026, les membres des syndicats de paramédics affiliés à la CSN ont rejeté à 71,6 % l’entente de principe intervenue le 25 juillet dernier avec le gouvernement du Québec. 

« Nos membres nous envoient un signal clair. On en prend acte et on demeure déterminés à parvenir à une entente satisfaisante avec le gouvernement. Cependant, la première étape pour y parvenir sera de faire le point avec nos instances », explique le responsable du secteur préhospitalier à la FSSS–CSN, Jean Gagnon. 

Rappelons que les quelque 3 500 paramédics et répondants du secteur préhospitalier sont sans convention collective depuis le 1er avril 2023. 

À propos 

Les paramédics membres de syndicats affiliés à la CSN assurent les services préhospitaliers d’urgence partout au Québec, tant dans les grandes villes que dans les secteurs ruraux. Ces syndicats sont affiliés à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), qui rassemble 244 syndicats et plus de 165 000 membres œuvrant dans les secteurs public et privé.  

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 350 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec. 

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Quand les actions contredisent la mission https://www.csn.qc.ca/actualites/quand-les-actions-contredisent-la-mission/ Wed, 19 Aug 2026 11:26:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118373 Mission contredite
Plusieurs enjeux demeurent sans règlement malgré les échanges. Les travailleuses soutiennent que certaines positions de l’employeur sont difficiles à concilier avec la mission d’un organisme voué à l’accueil et à l’intégration des femmes immigrantes.

« Nous avons nous-mêmes déjà eu à surmonter les défis que rencontrent les femmes que nous accompagnons au quotidien », explique la représentante syndicale Michelle Makoko. « Nous les informons de leurs droits et les encourageons à les faire respecter. Nous demandons simplement que les valeurs que porte l’organisme s’appliquent aussi à celles qui remplissent la mission », poursuit-elle. « Le climat de travail s’est nettement détérioré depuis l’accréditation », dénonce par ailleurs la déléguée syndicale Aïcha Koné. « Les employées sentent qu’elles doivent se taire pour ne pas être mises à l’écart. Ce n’est plus seulement un enjeu de négociation, c’est un enjeu de santé et de sécurité au travail », ajoute-t-elle.

Des pratiques contestées
Depuis l’accréditation syndicale, deux postes de cadre ont été créés, portant à quatre le nombre de cadres pour une équipe de seize personnes. La direction dit vouloir ainsi accompagner les employées « de manière sereine et pacifique ». Le syndicat a déposé plusieurs plaintes en vertu de l’article 59 du Code du travail, qui interdit à un employeur de modifier les conditions de travail en cours de négociation sans le consentement du syndicat.

« On nous dit qu’il n’y a pas d’argent pour améliorer les conditions de travail, mais visiblement il y en a pour ajouter des postes de gestion », affirme le vice-président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais–CSN, Mickaël Lavoie.

Des problèmes non résolus
Aucune avancée n’a été possible sur plusieurs enjeux centraux. L’employeur refuse notamment :

  • de consentir à des augmentations salariales;
  • de reconnaître tout principe de rétroactivité;
  • d’encadrer le télétravail, une pratique pourtant déjà en vigueur dans l’organisation;
  • de reconnaître l’expérience de certaines employées;
  • d’appliquer à l’ensemble des employées la nouvelle structure salariale qu’il a lui-même déposée à la suite d’un audit des ressources humaines.

La conciliation, seule avenue

« Nous aurions préféré régler ce dossier à la table, mais après neuf séances et un refus obstiné de bouger sur les questions monétaires, la conciliation devient la seule avenue responsable pour faire progresser ce dossier », affirme le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

À propos
Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais (CCSNO–CSN) regroupe plus de 70 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 12 000 membres dans tous les secteurs d’activité, publics et privés. La Fédération des professionnèles (FP–CSN) rassemble 53 syndicats et plus de 12 000 membres, qui œuvrent dans les secteurs public et privé et qui occupent un large éventail de disciplines et de professions dans les milieux de la santé et des services sociaux, de l’éducation, de l’économie sociale et de l’action communautaire. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs au Québec et au Canada.

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La CSN ne lâchera pas le dossier de Béton Provincial https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-ne-lachera-pas-le-dossier-de-beton-provincial/ Tue, 18 Aug 2026 14:26:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118361 Sur place, les travailleuses et travailleurs ne mâchent pas leurs mots.

« Ça fait plus de dix semaines qu’on tient le coup. Le jugement du Tribunal vient nous donner raison : on ne s’est pas battus pour rien, et on ne lâchera pas tant que l’employeur ne reviendra pas négocier sérieusement. Nous, on est prêts depuis le jour 1 du lockout ! », lance d’emblée Sylvain Péloquin, travailleur membre du syndicat de Demix au site de Saint-Eustache.  

Le Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides–CSN incarne concrètement ce soutien depuis le début du conflit, comme le rappelle son secrétaire-trésorier, Eric Céré : « Le Conseil est aux côtés de ses membres depuis le tout début de ce conflit, et on va rester là aussi longtemps qu’il le faudra. On s’assure que nos travailleuses et travailleurs aient les ressources nécessaires pour tenir le coup, peu importe la durée du lockout. »

Le vice-président du Conseil central de Lanaudière–CSN, Martin Hachey, voit par ailleurs un symbole fort dans la tenue de ce rassemblement intersyndical dans sa région : « On envoie un message clair : la solidarité syndicale ne connaît pas de frontières. Ce que vivent les travailleuses et travailleurs de Saint-Eustache, ça nous concerne tous. » 

Pour plusieurs, cette accumulation d’événements dépasse la coïncidence. Le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon, est catégorique : « Ce n’est plus une impression : c’est un mode opératoire. Saint-Eustache, LaSalle–Longueuil, Saint-Jacques-le-Mineur : trois établissements, trois syndicats répartis dans deux centrales syndicales, la même histoire de briseurs de grève. Béton Provincial peut bien prétendre que l’impasse des négociations est limitée aux syndicats CSN, mais les faits parlent d’eux-mêmes. »  

Ce constat résonne au-delà des syndicats directement touchés. « Ce qui touche un syndicat aujourd’hui peut toucher n’importe lequel d’entre nous demain. On est ici pour dire à Béton Provincial que les travailleurs ne sont pas seuls », assure le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Bridgestone Joliette–CSN, Jean-François Bergeron.  

Des contrats publics, des attentes légitimes 

L’industrie québécoise de la construction connaît une croissance historique, portée notamment par des grands chantiers d’infrastructures publiques. Béton Provincial profite pleinement de cet essor : l’entreprise participe elle-même à des projets d’envergure comme le tunnel Louis-Hippolyte-La Fontaine et le complexe de la Romaine. Un dossier de La Presse paru le 13 août rapporte par ailleurs que Béton Provincial est l’entreprise ayant reçu le plus de sanctions environnementales au Québec depuis le début de l’année. 

En clôture, la présidente de la CSN, Caroline Senneville, rappelle que l’organisation entend rester engagée jusqu’au bout : « La CSN ne lâchera pas ce dossier : peu importe combien de temps ça prendra, on sera là, aux côtés des travailleuses et des travailleurs. Et comme Béton Provincial profite de contrats financés par l’ensemble de la population, la CSN sera aussi là pour rappeler au gouvernement du Québec qu’il ne peut pas fermer les yeux devant une entreprise qui bafoue à répétition les droits de ses travailleuses et travailleurs. Quand on s’enrichit avec des fonds publics, on a des comptes à rendre ! » 

LaSalle–Longueuil, en lockout depuis bientôt deux ans

Un constat s’impose : depuis le rachat de Demix par Béton Provincial le 1er avril 2024, l’employeur déploie tous les moyens à sa disposition pour aligner les conditions de travail des anciennes usines Demix sur celles de ses autres installations, au prix d’importants reculs pour des travailleuses et travailleurs comptant parfois plus de 30 ans d’ancienneté, avec les obligations économiques que cela suppose. C’est dans cette perspective que nous suivrons de très près le renouvellement de la convention collective, prévu en 2027, de l’ancienne usine Demix de Laval, elle aussi propriété de Béton Provincial. 

Pour rappel

Les 25 salarié-es de l’usine de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin 2026, au lendemain du rejet unanime d’une offre patronale prévoyant notamment un gel salarial, des augmentations totalisant 3,8 % sur cinq ans, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite. Le 28 juillet 2026, le Tribunal administratif du travail a conclu que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement à 18 des 25 salarié-es afin de leur proposer individuellement une offre qui omettait plusieurs reculs importants. Le Tribunal a ordonné à l’employeur de cesser cette pratique et de négocier avec diligence et bonne foi. 

Une enquête ministérielle menée en vertu de l’article 109.4 du Code du travail a aussi confirmé qu’un individu a exécuté des tâches normalement accomplies par les salarié-es en lockout à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, en contravention de l’article 109.1 g). À LaSalle–Longueuil, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN sont en lockout depuis le 5 décembre 2024. L’employeur exige d’importants reculs, notamment un gel salarial depuis le début du lockout, l’inclusion du samedi dans la semaine normale de travail, ainsi qu’une réduction des avantages liés aux heures supplémentaires. 

Enfin, une enquête du ministère du Travail menée à l’établissement de LaSalle–Longueuil a révélé des contraventions aux paragraphes e) et g) de l’article 109.1 du Code du travail, ce qui a mené au dépôt d’une plainte amendée devant le Tribunal administratif du travail le 3 mars 2026, toujours pendante. Une ordonnance provisoire rendue par le Tribunal administratif du travail le 7 novembre 2025 a également confirmé un recours à un briseur de grève dans un troisième établissement appartenant autrefois à Demix, celui de Saint-Jacques-le-Mineur, à la suite d’une plainte déposée par un autre syndicat. 

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), assemble quelque 320 syndicats et plus de 25 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, et au Conseil central des syndicats nationaux des Laurentides (CCSNL–CSN), qui regroupe quelque 70 syndicats représentant, sur une base régionale, plus de 20 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, publics et privés. Leur lockout fait écho à celui du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (LaSalle–Longueuil) qui en sera sous peu à deux ans de lockout. Ce dernier est aussi affilié à la FIM–CSN, au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN (CCMM–CSN) et au Conseil central de la Montérégie (CCM–CSN). 

Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. Le Conseil central de Lanaudière–CSN représente plus de 15 000 membres répartis en 84 syndicats sur son territoire. 

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Résultats trimestriels de Metro: le syndicat rappelle que l’entreprise a les moyens de régler le conflit https://www.csn.qc.ca/actualites/resultats-trimestriels-de-metro-le-syndicat-rappelle-que-lentreprise-a-les-moyens-de-regler-le-conflit/ Wed, 12 Aug 2026 14:44:12 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118305 Alors que Metro inc. dévoile aujourd’hui ses résultats financiers du troisième trimestre de l’exercice 2026, le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN, qui représente les 550 salarié-es en grève, rappelle que l’entreprise dispose des moyens nécessaires pour mettre fin au conflit de travail qui perdure depuis mars.

Les résultats financiers font notamment état d’un manque à gagner de 66 millions de dollars après impôts, soit 0,32 $ par action, attribuable directement au conflit. Pour le syndicat, cette situation démontre une chose : plus la situation s’aggrave, plus les travailleuses et les travailleurs, mais aussi l’entreprise et ses actionnaires, en paient le prix.

 

Artisan de son propre malheur

Alors que le titre de Metro a également connu un recul au cours des dernières semaines et que le chiffre d’affaires est miné par le conflit, le syndicat estime que la direction doit assumer sa part de responsabilité dans l’impasse actuelle.

« Metro est l’artisan de son propre malheur. Nos demandes sont raisonnables et elles le sont depuis le début. Nous demandons des conditions de travail équitables, un rattrapage salarial qui nous permette de récupérer le pouvoir d’achat perdu en raison de l’inflation et une véritable reconnaissance de la contribution des employé-es au succès de l’entreprise », affirme le président du syndicat, Matthieu Lafontaine.

 

Des décisions lourdes de conséquences

Le syndicat martèle que les travailleuses et les travailleurs ont largement contribué à la croissance et à la rentabilité de Metro au cours des dernières années. Ils ont été au cœur des activités de l’entreprise pendant la pandémie, alors que le secteur de l’alimentation connaissait une forte croissance et enregistrait des bénéfices importants.

« L’entreprise a choisi de délocaliser une partie de ses activités hors du Québec. Les coûts et les délais de transport ont ainsi explosé, laissant des tablettes vides dans plusieurs épiceries. Ce sont non seulement nos membres qui font les frais des décisions désastreuses de Metro, mais aussi le grand public », souligne le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« La grève a clairement un impact important sur les profits de Metro. Pourtant, les travailleuses et les travailleurs de Metro ne demandent rien d’extravagant. Simplement de retrouver une partie du pouvoir d’achat perdu depuis 2020. Nous invitons donc la direction de Metro à revenir à la table de négociation avec une réelle volonté de parvenir à une entente et de mettre fin à ce conflit », conclut le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

 

À propos

Le Syndicat des travailleur(euses) des épiciers unis Metro-Richelieu–CSN représente les 550 salarié-es du centre de distribution Metro à Laval et du siège social de l’entreprise à Montréal ainsi que les chauffeurs de l’entrepôt Mérite 1, à Rivière-des-Prairies. Leur convention collective est échue depuis le 19 septembre 2025. Lors d’une assemblée générale tenue le 15 mars dernier, les travailleuses et les travailleurs avaient adopté à 97 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée. La grève a été déclenchée le 30 mars dernier. Les négociations se poursuivent depuis.

 

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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L’éducation et l’enseignement supérieur doivent être de vraies priorités https://www.csn.qc.ca/actualites/leducation-et-lenseignement-superieur-doivent-etre-de-vraies-priorites/ Wed, 12 Aug 2026 14:15:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118298 Des bâtiments qui tombent en ruine, des classes bondées, des gels d’embauche, des services faméliques aux personnes étudiantes, des actes de violence qui se multiplient, l’école québécoise est malade et le sous-financement chronique en est le principal virus. La campagne électorale qui se déroulera simultanément à la rentrée 2026 doit impérativement aborder ces enjeux qui minent l’avenir du Québec.

« On est en pleine austérité. Ce n’est pas avec des crédits budgétaires incertains et insuffisants que nous pourrons protéger tous les services aux élèves, pourtant promis par la première ministre sortante, Christine Fréchette », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Trois demandes de la CSN aux partis politiques

  1. Augmenter substantiellement le financement public et prévisible des réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur afin, notamment, de soutenir la réussite des élèves et des étudiantes et étudiants. Cela implique d’embaucher le personnel requis, d’assurer sa santé et sa sécurité et de voir à l’entretien et à la rénovation des infrastructures.
  2. Intégrer les écoles privées – et l’ensemble de leur personnel – au sein d’un système d’éducation public, inclusif, accessible, non sélectif et gratuit, mettant ainsi un terme à l’école à trois vitesses.
  3. Tenir des états généraux sur l’éducation, depuis la maternelle jusqu’à l’université.

La CSN demande par ailleurs à tous les partis qui aspirent à diriger le Québec en octobre prochain de faire connaître leurs engagements concrets et chiffrés en éducation et en enseignement supérieur. « L’éducation doit être la vraie priorité du prochain gouvernement, pas juste un slogan de campagne », rappelle la présidente de la CSN.

Ce que les fédérations de la CSN en disent

« Le gouvernement sortant a beau tenter de balayer sous le tapis l’austérité qu’il impose aux réseaux, nos membres constatent au quotidien les effets négatifs bien concrets du sous-financement des dernières années. Un important virage s’impose afin de fournir aux personnes étudiantes les infrastructures et les services auxquels elles ont droit », lance le président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN, Benoît Lacoursière.

« Pour le personnel de soutien au primaire et au secondaire, le sous-financement et la violence subie par les travailleuses et travailleurs sont les enjeux prioritaires. Au collégial, le gouvernement manque de vision à long terme, incapable d’offrir des services adéquats et des espaces convenables à une population étudiante en pleine croissance », affirme le président de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Frédéric Brun.

« Les derniers gouvernements ont pressé le citron de tous les côtés pendant des années. Le prochain gouvernement n’aura d’autre choix que de réinvestir massivement dans les réseaux collégial et universitaire afin de rattraper le retard de financement, alors même que la population étudiante est appelée à continuer à croître. Le Québec a besoin d’élu-es qui comprennent que c’est dans nos établissements d’enseignement que l’on bâtit l’avenir », avance le vice-président de la Fédération des professionnèles–CSN, Ryan W. Moon.

Répercussions multiples sur les cégeps et les universités

Près des deux tiers des cégeps appréhendent un déficit de fonctionnement totalisant quelque 25 millions de dollars et une proportion semblable d’établissements présente des infrastructures vétustes, selon la vérificatrice générale du Québec. Devant ce constat, bonifier leur financement n’est plus une option : c’est une urgence.

Cette situation budgétaire précaire est exacerbée par une surpopulation étudiante qui devrait s’amplifier. Comme les embauches ne suivent pas, la prestation de services aux étudiantes et étudiants est affectée. La surcharge de travail qui découle de cette situation entraîne des absences du personnel, ce qui aggrave le problème. Il n’y a par ailleurs pas assez de personnel ouvrier, ce qui ne fait que repousser et gonfler la facture d’entretien des cégeps.

Dans le réseau universitaire, le resserrement de l’admission des étudiantes et étudiants internationaux prive les établissements d’un financement essentiel. Plusieurs universités écrivent désormais leurs budgets à l’encre rouge.

Manque de personnel et sous-financement en éducation

Évidemment, le dernier budget de la CAQ a pavé la voie à une autre rentrée très difficile en éducation, alors que le ministère de l’Éducation aura droit à une maigre hausse de 0,9 % de ses crédits pour 2026-2027. Selon l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), cette hausse devrait être de 3,8 % pour couvrir les coûts de système.

Les conséquences de ce sous-financement est d’autant plus grave que le réseau accuse déjà un manque important de personnel de soutien pour fournir des services adaptés aux élèves. Cette situation augmente la pression sur le terrain et met à risque le personnel qui, selon une vaste enquête, est de plus en plus victime de violence au quotidien. Le ministère doit trouver rapidement des solutions pour contrer la violence à l’école en recrutant davantage de personnel qualifié et en levant le régime d’exception qui empêche les salarié-es de l’éducation de bénéficier des mêmes mécanismes de prévention que ceux prévus par le régime permanent de la Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail (LMRSST).

La question du financement du transport scolaire est aussi préoccupante dans certaines régions où les centres de services scolaires ont coupé les budgets, bloquant du même coup l’accès au service à des centaines d’élèves. 

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN compte près de 80 000 membres dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. En tout, la CSN représente 350 000 membres dans tous les secteurs de l’économie.

Représentant 36 000 travailleuses et travailleurs au primaire et au secondaire répartis au sein de 37 syndicats, 6 300 membres dans les collèges répartis dans 34 syndicats, ainsi que quelques centaines de membres au niveau universitaire, la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) est le plus grand représentant du personnel de soutien dans les secteurs de l’éducation et de l’enseignement supérieur au Québec.

Fondée en 1969, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargées et chargés de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40 000 membres dans 45 cégeps, 50 établissements privés et 11 universités.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) représente plus de 12 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1 500 professeur-es d’université.

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L’employeur enfreint l’interdiction d’utiliser des briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-enfreint-linterdiction-dutiliser-des-briseurs-de-greve/ Mon, 10 Aug 2026 09:59:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118293 Ce que l’enquête a révélé
Les enquêteurs ont mené une visite inopinée de l’usine dans la nuit du 15 juillet. Leur rapport conclut qu’un salarié de Béton Provincial rattaché à un autre établissement a effectué, à cinq reprises entre le 5 et le 16 juillet 2026, des tâches normalement réservées aux salarié-es en lock-out. Cette utilisation contrevient à l’article 109.1du Code du travail, qui interdit à un employeur de faire appel à un de ses employés pour remplir les fonctions de salarié-es en grève ou en lock-out.

« Ce que nos membres soupçonnaient depuis des semaines vient d’être confirmé : Béton Provincial a fait travailler un briseur de grève dans notre usine, la nuit, pendant que nos membres sont maintenus à l’extérieur », déclare Yves Beaupré, secrétaire du syndicat.

Deux mois sans convention, et un dossier qui s’alourdit
Ce constat s’ajoute à la plainte déposée au Tribunal administratif du travail (TAT) pour une contravention à l’article 109.1 C.t., à la décision rendue le 28 juillet 2026 par le TAT, qui concluait déjà que Béton Provincial avait tenté de contourner le syndicat en s’adressant directement aux salarié-es avec une offre incomplète et trompeuse.

« Deux constats et une plainte en l’espace de deux semaines, deux entorses à la loi : l’employeur multiplie les gestes déloyaux ! », affirme Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

Un appel clair à reprendre les négociations
La reprise immédiate des négociations est souhaitée.

« Nous tendons la main à Béton Provincial pour reprendre les discussions dès maintenant. Chaque jour additionnel de lock-out prolonge inutilement les difficultés pour ces 25 travailleuses et travailleurs et leurs familles », déclare Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Une entente de principe adoptée chez Distribution Multi-Marques Laval https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-adoptee-multi-marques-laval/ Mon, 03 Aug 2026 15:26:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118267 À l’issue d’une assemblée générale tenue dimanche, les travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval ont adopté à 67% l’entente de principe. Cette entente marque une étape importante pour les quelque 120 salarié-es de l’entreprise, qui obtiennent ainsi des gains substantiels à leur convention collective.

Parmi les principaux éléments figurent notamment une meilleure protection des acquis et de la sécurité d’emploi, ainsi que des augmentations salariales significatives. L’entente permet également de moderniser plusieurs dispositions et d’apporter des améliorations durables aux conditions de travail à court et à long terme.

« Les travailleuses et les travailleurs peuvent être fiers du chemin parcouru. Cette entente intègre des gains salariaux appréciables et débloque des dossiers en suspens depuis longtemps. Elle témoigne aussi de la force de notre solidarité et de notre détermination », a déclaré le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Distribution Multi-Marques Laval–CSN, Daniel Rioux.

« L’adoption de cette entente représente une belle victoire collective. Je tiens à souligner le professionnalisme et l’engagement du comité de négociation, qui a mené ce dossier avec détermination. Les membres ont toutes les raisons d’être fiers des avancées obtenues », a ajouté le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Derrière cette entente se trouvent des mois d’efforts et de solidarité. Le comité de négociation n’a jamais perdu de vue les priorités des membres et a su obtenir des résultats qui répondent aux réalités de leur milieu de travail. C’est une réussite dont toute l’équipe syndicale peut être fière », a conclu la première vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Chantal Morin.

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe quelque 285 syndicats et près de 30 000 membres œuvrant dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui concernent de près la société québécoise. Elle rassemble plus de 1600 syndicats et quelque 350 000 travailleuses et travailleurs, lesquels sont réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, et sur une base régionale dans 13 conseils centraux, avec près de 30 points de service au Québec et au Canada.

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Béton Provincial reconnue coupable d’entrave syndicale et de négociation de mauvaise foi https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-coupable-dentrave-syndicale-et-de-negociation-de-mauvaise-foi/ Mon, 03 Aug 2026 15:11:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118262 Après huit semaines de lockout, le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) se réjouit d’une décision rendue le 28 juillet 2026 par le Tribunal administratif du travail (TAT), qui conclut que Béton Provincial a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en s’adressant directement aux salarié-es pour contourner le processus de négociation collective.

Ce que le TAT a constaté
Le 10 février 2026, avant même la tenue de la première séance de négociation prévue pour le renouvellement de la convention collective, deux dirigeants de l’employeur se sont présentés à l’usine de Saint-Eustache et ont rencontré individuellement 18 salarié-es, sur les 25 que compte l’établissement, pour leur remettre un document intitulé « Offre monétaire – St-Eustache ». Ce document proposait notamment une prime forfaitaire pour chaque employé si une entente était conclue avant le 31 mars 2026.

« Cette décision confirme ce que nous savions depuis le 10 février : l’employeur a tenté de nous court-circuiter et de négocier par-dessus la tête du syndicat. Le Tribunal vient rappeler clairement que ce genre de pratique est illégal et ne sera pas toléré », rapporte le secrétaire du syndicat, Yves Beaupré.

Le Tribunal a jugé que cette démarche visait à court-circuiter le comité syndical de négociation et à faire pression sur les salariés pour qu’ils adhèrent individuellement aux propositions patronales, en écartant l’acteur syndical. Le Tribunal a également relevé que le document présenté aux salariés était incomplet, voire trompeur, en omettant plusieurs reculs importants demandés par l’employeur, notamment en matière de primes de soir et de nuit, d’assurances collectives, d’heures supplémentaires, de régime de retraite et de mobilité de la main-d’œuvre entre les usines.

« Un employeur ne peut pas s’adresser directement à nos membres pour tenter d’obtenir leur adhésion individuelle à une offre, surtout avant même le début des négociations. C’est notre rôle de représenter nos membres à la table de négociation. Le Tribunal vient de le réaffirmer sans équivoque », explique la présidente du Conseil central des Laurentides–CSN, Chantal Maillé.

Les ordonnances rendues

Le Tribunal a :

  • accueilli la plainte et déclaré que Béton Provincial Ltée a contrevenu aux articles 12 et 53 du Code du travail en diffusant le document « Offre monétaire – St-Eustache »;
  • ordonné à l’employeur de cesser de s’adresser directement ou indirectement aux salarié-es au sujet de la négociation en cours;
  • ordonné à l’employeur de négocier avec diligence et bonne foi avec le syndicat;
  • ordonné à l’employeur de transmettre lui-même, par courriel et dans les 72 heures, une copie de la décision à l’ensemble des salarié-es de l’unité de négociation;
  • réservé sa décision quant à la demande de dommages punitifs du syndicat, laquelle sera tranchée ultérieurement.

« Nos membres ont vu clair dans cette tentative de division, et le Tribunal leur donne aujourd’hui raison. Nous nous attendons maintenant à ce que Béton Provincial négocie de bonne foi, avec diligence, et nous serons au rendez-vous pour défendre les intérêts de nos membres jusqu’à l’obtention d’une convention collective juste », déclare le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

Pour rappel
L’offre patronale déposée le 5 juin dernier, rejetée à l’unanimité par les membres, prévoyait notamment un gel salarial pour les deux premières années de la convention, suivi d’augmentations totalisant 3,8 % pour les trois années suivantes, ainsi qu’une réduction des avantages liés au régime d’assurance collective, à l’accès aux heures supplémentaires, à la période de repas et au régime de retraite.

À propos
Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Demix Béton–CSN (Division Saint-Eustache) représente les 25 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de l’usine de Saint-Eustache. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) et au Conseil central des Laurentides–CSN. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Représailles antisyndicales à l’usine Cascades Cabano https://www.csn.qc.ca/actualites/represailles-antisyndicales-a-lusine-cascades-cabano/ Thu, 23 Jul 2026 19:27:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118229 Visiblement, la direction de l’usine Cascades de Cabano n’a toujours pas digéré la syndicalisation de ses quelque 82 employé-es. Après avoir usé de tous les stratagèmes possibles pour étirer les négociations d’une première convention collective, voilà que l’entreprise renoue avec des représailles envers les principaux dirigeants du syndicat.

En effet, trois officiers du syndicat – le président, le vice-président et le secrétaire-trésorier – ont été suspendus sans salaire au cours des derniers jours. La direction leur reproche d’avoir tenu un barbecue de solidarité à l’extérieur de l’usine, le 30 juin dernier. Pour le syndicat, cette activité, qui n’a affecté en rien les opérations de l’usine, visait à informer les membres du syndicat des derniers développements à la table de négociation.

Le syndicat compte bien entendu contester ces suspensions.

Ce ne serait pas la première fois que le Tribunal condamnerait la direction de l’usine Cascades de Cabano. En août 2025, le Tribunal administratif du travail avait statué que l’employeur avait fait preuve de représailles antisyndicales en refusant le retour au travail de Carl Belzile, privant ce dernier de revenus à la suite d’une absence reliée à son état de santé. Secrétaire-trésorier du syndicat, Carl Belzile avait activement participé à la campagne de syndicalisation de l’usine. Il est l’un des trois dirigeants syndicaux suspendus récemment.

Pour le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier, ces agissements doivent cesser.

« Ça fait deux ans que nous sommes syndiqués et Cascades a tout fait pour nous mettre des bâtons dans les roues et pour reporter l’application d’une convention collective, déclare le président du syndicat, Pierre-Luc Pelletier. Alors que le Code du travail prévoit que l’employeur doit maintenir nos conditions de travail, Cascades ne s’est pas gêné pour changer nos conditions sans préavis. Nous avons dû déposer une douzaine de plaintes au Tribunal à ce sujet. »

Devant le refus de la direction de l’usine de Cabano de s’entendre sur les salaires, le syndicat a dû faire valoir son droit à l’arbitrage de première convention collective. Le 10 juin dernier, alors que les audiences de l’arbitre devaient prendre fin, l’employeur a encore une fois demandé un délai, jusqu’à septembre cette fois, évoquant… la demande salariale revue à la baisse par la partie syndicale.

« Le groupe Cascades doit se faire à l’idée que les employé-es de Cabano ne veulent pas être payés au rabais par rapport aux autres usines. Les travailleuses et travailleurs se sont syndiqués pour améliorer leur sort. La compagnie doit respecter ses employé-es et cesser de retarder l’application d’une convention collective », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

La présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent, Liette Ross, croit, elle aussi, que de telles pratiques antisyndicales n’ont pas leur place dans la région. « La majorité des employé-es des usines de Cascades sont syndiqués et ont des conditions de travail négociées. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas à Cabano, où les employé-es ont décidé de s’unir pour négocier de bonnes conditions. Assez, c’est assez ! »

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Cascades Cabano–CSN compte 82 membres. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN et au Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es des Îles-de-la-Madeleine s’entendent avec la municipalité https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-des-iles-de-la-madeleine-sentendent-avec-la-municipalite/ Mon, 20 Jul 2026 12:34:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118207 Réunis en assemblée générale hier, les membres du Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN ont adopté leur nouvelle convention collective.

Survenue lundi soir, à quelques heures du déclenchement d’une deuxième séquence de grève, l’entente de principe prévoit des augmentations salariales de 18,5 % sur cinq ans, dont 4,5 % sont rétroactives au 1er janvier 2025 et 4 % au 1er janvier 2026. Plusieurs salarié-es verront également leur rémunération progresser en raison de l’augmentation de la semaine de travail, de 32 à 35 heures par semaine, pour certains titres d’emploi.

Les syndiqué-es auront accès plus rapidement à un plus grand nombre de semaines de vacances. Alors que les primes de soir et de nuit ont été augmentées de façon importante, les employé-es obtiennent également une uniformisation à la hausse des différents congés prévus à la convention.

« Après plusieurs mois de négociation, nous sommes très heureux de cette entente avec la municipalité », déclare le président du syndicat, Gilles Turbide. « Nous sommes parvenus à préserver nos emplois et à mettre un frein à la sous-traitance de nos services publics, tout en nous entendant sur une structure salariale plus attrayante. C’est gagnant pour tout le monde. »

La vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé, se réjouit de ce dénouement.

« Personne ne voulait une deuxième séquence de grève. Mais il fallait s’entendre sur des augmentations salariales qui permettront aux employé-es des Îles de faire face à l’augmentation du coût de la vie », affirme la dirigeante syndicale.

« Les employé-es municipaux des Îles-de-la-Madeleine peuvent être fiers de leur négociation. Ils ont réussi à obtenir un bon règlement, à la hauteur de ceux des autres villes en Gaspésie. Et ça, c’est grâce à la mobilisation des derniers mois! »

Le Syndicat des employé-es municipaux des Îles–CSN représente 175 salarié-es de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine. Il est affilié au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN et à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les neufs principales organisations syndicales québécoises portent plainte à l’OIT https://www.csn.qc.ca/actualites/les-neuf-principales-organisations-syndicales-quebecoises-portent-plainte-a-loit/ Tue, 07 Jul 2026 16:12:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118143 Les neuf principales organisations syndicales québécoises déposent une plainte à l’Organisation internationale du travail (OIT) pour contester la loi 4 du gouvernement caquiste. Par le dépôt de ce recours, les organisations syndicales représentant plus de 1,5 million de travailleuses et de travailleurs québécois montrent leur détermination à défendre les droits des salarié-es face aux attaques antisyndicales répétées du gouvernement.

Dans la plainte déposée au comité de la liberté syndicale de l’OIT, les organisations demandent de déclarer la loi 4 contraire à la Convention sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical de l’OIT, ratifiée par le Canada. S’appuyant sur plusieurs décisions rendues par le comité, la plainte rappelle l’existence du droit des syndicats de déterminer leur gestion interne sans ingérence de l’État.

Les syndicats souhaitent ainsi que le gouvernement abroge cette loi qui porte atteinte aux droits fondamentaux et qui s’ingère dans les affaires syndicales, notamment en limitant leur rôle social et en ajoutant de nombreuses contraintes administratives qui coûteront cher aux syndiqué-es. À l’aube d’une campagne électorale, les organisations syndicales demandent aux partis politiques de s’engager à retirer les lois antisyndicales.

« Le gouvernement n’a pas de quoi être fier. En s’entêtant à s’ingérer dans les affaires syndicales, il se retrouve maintenant montré du doigt à l’international. Comme organisation syndicale, nous continuons de nous battre chaque jour pour un Québec où les droits des travailleuses et des travailleurs sont respectés. Ce sont elles et eux qui font rouler notre économie au quotidien. Au lieu de les aider, le gouvernement a multiplié les lois pour leur nuire. Son objectif était de museler les travailleuses et les travailleurs, et leurs organisations syndicales. Plutôt que de choisir le dialogue, le gouvernement a privilégié la confrontation », déclarent les présidentes et présidents des organisations syndicales, Magali Picard (FTQ), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Luc Vachon (CSD), Nathalie Levesque (FIQ), Robert Comeau (APTS), Mélanie Hubert (FAE), Patrick Audy (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ). 

Cette plainte s’ajoute à un contexte déjà préoccupant pour les droits syndicaux au Canada. Dans son Indice des droits dans le monde 2026, la Confédération syndicale internationale (CSI) classe le Canada parmi les pays où des violations régulières des droits des travailleuses et des travailleurs sont constatées. 

 

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Les travailleurs de Béton Provincial refusent de se faire acheter https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleurs-de-beton-provincial-refusent-de-se-faire-acheter/ Tue, 07 Jul 2026 15:40:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118141 Appelés à se prononcer sur des offres de leur employeur pour la première fois après 19 mois de lockout, les travailleurs de Béton Provincial de LaSalle et Longueuil ont massivement rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur.

L’entreprise d’André Bélanger proposait à chacun de ses employé-es un chèque de 10 000 $. En échange, ceux-ci devaient accepter des augmentations salariales faméliques, en plus de voir leur régime de retraite être démembré et leur assurance collective sérieusement amputée. Cette « proposition » a été rejetée à 95 % par les membres du syndicat au terme d’un vote tenu à scrutin secret.

« Ce n’est pas vrai qu’on va se laisser acheter, encore moins après 19 mois de conflit de travail ! », lance le président du syndicat, Jean-François Gagné. « Presque tous les membres étaient présents pour l’assemblée, y compris ceux qui ont fini par devoir se trouver un emploi ailleurs. Plusieurs auraient pu être tentés de prendre l’argent. Mais il en va des conditions de travail de l’ensemble de l’industrie du béton. Ce n’est pas vrai qu’on va laisser Béton Provincial racheter toutes les usines, multiplier les lockouts et scrapper des conventions collectives au complet ! »

Comme plusieurs usines de béton appartenant auparavant au groupe Demix, celles de LaSalle et Longueuil, qui emploient 47 travailleurs, ont été rachetées par Béton Provincial en avril 2024. Quatre mois plus tard, le nouveau propriétaire exigeait de ses employés qu’ils acceptent un gel salarial de quatre ans, l’abolition de leur régime de retraite et la réduction substantielle de leurs assurances.

« À peu de choses près, les travailleurs ont rejeté les mêmes offres qu’ils avaient rejetées en novembre 2024, juste avant d’être mis en lockout, rappelle le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr. Ce n’est pas vrai qu’on va accepter que Béton Provincial nivelle vers le bas les conditions de toute l’industrie. Notre fonds de grève et la solidarité du mouvement CSN permettent aux travailleurs de résister aux attaques de leur employeur et nous les soutiendrons jusqu’au bout. »

Rappelons qu’un deuxième lockout a été déclaré par Béton Provincial le 6 juin dernier à son usine de Saint-Eustache, dont les membres sont aussi syndiqués avec la CSN.

Le Syndicat des travailleurs de Béton Provincial (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 47 opérateurs de bétonnières, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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