Confédération des syndicats nationaux (CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Sat, 25 Apr 2026 14:29:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.5 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Confédération des syndicats nationaux (CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Chirurgies au privé – Vers une explosion des coûts pour le système https://www.csn.qc.ca/actualites/chirurgies-au-prive-vers-une-explosion-des-couts-pour-le-systeme/ Sun, 26 Apr 2026 10:45:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114342 Le gouvernement de la CAQ ainsi que Santé Québec savent que le transfert de certaines chirurgies du secteur public vers le secteur privé entraînera des coûts supplémentaires importants pour le système de santé, et donc pour l’ensemble des contribuables. C’est ce que révèlent des documents obtenus par la CSN à la suite de demandes d’accès à l’information. Aux yeux de la CSN, les Québécoises et les Québécois ont droit à plus de transparence de la part des élus et des établissements publics.

« On dit qu’il est inacceptable au Québec de faire du profit sur la maladie, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce n’est pas juste une question d’équité sociale, c’est aussi une question de saine gestion des finances publiques. Selon certains, le Québec n’aurait pas les moyens financiers d’offrir les services publics à l’ensemble de la population. Nous pensons que les contribuables n’ont surtout pas les moyens de payer des frais supplémentaires et des marges de profit de 25, 35, voire 54 % à des entreprises privées qui se développent au détriment des établissements publics, en plus de drainer une partie de leur personnel. »

Depuis janvier 2026, le gouvernement déploie un « projet vitrine » visant à confier au secteur privé à but lucratif des chirurgies supplémentaires. L’objectif du gouvernement est de systématiser l’envoi de chirurgies en orthopédie ou de chirurgies plastiques en sous-traitance au privé à partir du moment où une personne est sur une liste d’attente depuis plus d’un an. Le gouvernement souhaiterait à terme que cette pratique soit étendue à davantage de chirurgies, voire à d’autres services professionnels.

Il faut noter que l’orthopédie et la chirurgie plastique sont les deux types de chirurgie où on trouve déjà le plus de médecins spécialistes œuvrant dans le secteur privé à but lucratif.

Dans son mémoire présenté au Conseil des ministres le 8 juillet 2025, le ministre de la Santé de l’époque, Christian Dubé, écrit : « On observe une tendance générale selon laquelle les spécialités avec des pourcentages élevés de médecins qui sont des professionnels non participants tendent également à démontrer des taux d’attente hors délai plus élevés. Ainsi, la dermatologie, la chirurgie plastique et la chirurgie orthopédique, qui présentent les plus hauts pourcentages de médecins non participants (27,40 %, 20,59 % et 15,11 % respectivement), affichent des taux d’attente hors délai parmi les plus élevés (67,16 %, 79,76 % et 70,07 %), la palme revenant à la chirurgie plastique. »

Rappelons que le gouvernement de la CAQ refuse de fermer la porte à la désaffiliation des médecins du régime public. Ces médecins qui quittent le public pour le privé à but lucratif entraînent avec eux du personnel du réseau public, ce qui laisse les établissements dans une position encore plus précaire. La CAQ a laissé la situation se détériorer au point où pas moins de 800 médecins québécois exercent aujourd’hui en dehors du secteur public alors qu’ils sont une douzaine dans cette situation pour tout le reste du Canada !

 

Coûts importants

Dans son mémoire présenté aux ministres, Christian Dubé explique également que l’État devra payer 35 % de plus pour les chirurgies effectuées dans le secteur privé, notamment pour assurer une marge de profits confortable aux acteurs privés. Ce coût supplémentaire ne devrait surprendre personne, c’est ce qu’ont démontré, notamment, les projets pilotes en ce sens lancés par l’ancien ministre libéral Gaétan Barrette.

Par la voie de l’accès à l’information, la CSN a demandé à tous les établissements publics combien il leur en coûte actuellement de recourir au privé pour des chirurgies pour lesquelles le recours au privé est déjà autorisé. La plupart des établissements ont refusé de dévoiler ces informations, mais le CISSS des Laurentides a fourni des tableaux détaillés. Il en ressort que certains actes coûtent aux contribuables jusqu’à 54 % de plus ! Les données obtenues auprès du CHU Sainte-Justine à Montréal montrent que les coûts des chirurgies en ORL sont plus élevés de 25 % dans le privé.

La CSN a envoyé de nouvelles demandes d’accès à l’information à tous les établissements afin d’obtenir un portrait global de la situation.

Des solutions

La CSN met en avant plusieurs solutions pour améliorer la capacité des établissements publics d’assurer toutes les chirurgies nécessaires. À l’heure actuelle, aucune région n’atteint un taux optimal d’utilisation des salles d’opération, soit environ 85 %. Pour y parvenir, la CSN propose :

Des mesures pour retenir et attirer le personnel nécessaire dans le secteur public ;

Fermer la porte complètement à la désaffiliation des médecins du régime public, comme la plupart des autres provinces canadiennes ;

Mettre un terme aux contrats avec les entreprises privées qui se développent au détriment des capacités au sein du secteur public.

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Entente de principe acceptée chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-autobus-des-erables/ Thu, 23 Apr 2026 14:14:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114158 Hier soir, mercredi 22 avril, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à 93 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le jour même avec leur employeur.

« Pour l’année 2024-2025, nous avons obtenu une rétroactivité salariale variant de 8,7 à 15,44 % selon l’échelon, tandis que pour 2025-2026, avec un salaire de 25 $ l’heure au dernier échelon, les augmentations varient de 15,63 à 23 %, selon nos trois échelons restants, puisque nous en avons supprimé un. Les plus fortes hausses touchent les salarié-es cumulant moins d’un an d’ancienneté, ce qui favorisera l’attraction et la rétention de notre monde. Nous avons également obtenu des bonifications pour nos cellulaires et pour les outils des mécaniciens et nos vacances passent à 8 % après 8 ans (au lieu de 10 ans) et à 10 % après 15 ans (au lieu de 20 ans). Les salaires horaires des mécaniciens 1 et 2 seront respectivement de 38,50 $ et 30 $ l’heure », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Nous saluons le fait que l’employeur ait accepté de s’attaquer avec nous aux problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire. Pour nous, cette entente constitue une avancée dans la bonne direction pour garantir le service aux parents. Il s’agit d’une convention collective qui vient à échéance en juin 2026 et nous reprendrons la négociation en septembre prochain », ajoute le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond.

« Nous saluons le changement de ton de Sogesco et le vote des membres d’hier soir est très éloquent à cet égard. Notre fédération reconnaît l’effort de l’employeur à consentir des augmentations salariales intéressantes sans confrontation avec ses chauffeuses et chauffeurs. Nous souhaitons vivement que ce climat soit durable, surtout avec la reprise des négociations à l’automne prochain », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La première ministre devra livrer sa loi Gabie Renaud https://www.csn.qc.ca/actualites/la-premiere-ministre-devra-livrer-sa-loi-gabie-renaud/ Thu, 23 Apr 2026 11:00:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114148 La CSN salue la volonté de la nouvelle première ministre, Christine Fréchette, d’entamer rapidement les travaux nécessaires afin de doter le Québec d’une loi Gabie Renaud, inspirée de la loi de Clare. Pour la centrale syndicale, cette loi est vitale afin de mieux protéger les victimes de conjoints violents et plus urgente que jamais alors que neuf féminicides ont été perpétrés dans un contexte de violence conjugale depuis janvier 2026. « Mener à terme une telle loi constitue un geste significatif et solidaire de la part de la deuxième femme à diriger le Québec. La CSN entend talonner le gouvernement afin que cette loi puisse voir le jour avant la fin des travaux parlementaires », prévient Caroline Senneville, présidente de la CSN.

 

Ministère de la Condition féminine

La centrale syndicale déplore cependant que la nouvelle première ministre ait choisi de ne pas créer de ministère de la Condition féminine. « Nous réitérons cette demande depuis de nombreuses années. Malheureusement, le gouvernement s’entête à ne nommer qu’une ministre responsable de cet enjeu pourtant névralgique », note la présidente. Depuis plusieurs jours, la pression s’est accentuée sur la CAQ, alors qu’une lettre signée par quelque 600 Québécoises et Québécois — dont la présidente de la CSN Caroline Senneville — a été publiée plus tôt cette semaine. « Mme Fréchette et son gouvernement doivent entendre la voix des femmes », affirme Caroline Senneville.

 

Tant qu’il le faudra

Comme chaque jeudi suivant un féminicide, les militantes de la CSN joindront le mouvement des femmes dans différentes villes à travers la province sur l’heure du midi, en participant à des actions éclairs dans les rues, dans le but de sensibiliser la population au phénomène inacceptable des féminicides. « Toutes les personnes qui, comme nous, considèrent qu’il y a urgence d’agir sont invitées à venir rejoindre les contingents CSN. Et nous répéterons ces actions éclairs tant qu’il le faudra », conclut Caroline Senneville.

Depuis le début de l’année 2026, dix femmes ont été tuées par des hommes. Elles s’appelaient : Tadjan’ah Desir (31 ans), Mary Tukalak Iqiquq (54 ans), Susana Rocha Cruz (44 ans), Véronic Champagne (40 ans), Marie-Kate Ottawa (39 ans), Sonia Maricela Gonzalez Vasquez (54 ans), Danielle Lascelles (67 ans), Julie Pontbriand (35 ans), Katerine Alejandra Mejia Salinas (18 ans) et Hiba Elrhazi (25 ans).

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Une rupture de dialogue signée Pascale Déry https://www.csn.qc.ca/actualites/une-rupture-de-dialogue-signee-pascale-dery/ Tue, 14 Apr 2026 12:00:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113619 La décision de la ministre de l’Emploi, Pascale Déry, d’alléger unilatéralement les règles entourant la « loi du 1 % » rompt avec une tradition de dialogue social qui a pourtant démontré son efficacité au Québec. Pour la CSD, la CSN, la CSQ et la FTQ, cette décision soulève des préoccupations quant à la reconnaissance du rôle des partenaires dans l’élaboration des politiques publiques touchant notamment le développement de la main-d’œuvre.

En 2023, la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT), où siègent différents représentants patronaux, syndicaux, du communautaire, du milieu de l’éducation et du gouvernement, recommandait de maintenir le dispositif actuel d’investissement en formation et le seuil d’assujettissement pour une durée de cinq ans, afin de compléter un exercice d’analyse et, le cas échéant, de soumettre des recommandations. La Loi favorisant le développement et la reconnaissance des compétences de la main-d’œuvre, connue sous la « loi du 1 % », exige que les entreprises dont la masse salariale atteint 2 millions de dollars consacrent 1 % à la formation des travailleuses et des travailleurs.

« Ce consensus témoignait d’une volonté commune de préserver la stabilité du cadre législatif tout en poursuivant la réflexion sur l’amélioration continue du développement des compétences. Malgré des réserves, les partenaires ont démontré leur ouverture à analyser différents scénarios d’évolution du dispositif et à proposer la mise en place de divers projets pilotes. Nous avions invité la CPMT à continuer la discussion afin de trouver un consensus », précisent Luc Vachon de la CSD, Nathalie Arguin de la CSN, Nadine Bédard-St-Pierre de la CSQ, Olivier Carrière de la FTQ et Anouk Collet des TUAC-FTQ.

« La décision annoncée par la ministre Déry de rendre admissible la formation informelle soulève des inquiétudes quant à la qualité de celle-ci et vient court-circuiter la poursuite de l’analyse souhaitée par plusieurs partenaires. Nous demandons à la ministre de sursoir à son projet d’allègement le temps de mettre en place un projet pilote dont les balises seraient déterminées conjointement », demandent les porte-paroles.

 

Une loi porteuse

La « loi du 1 % » constitue un outil structurant pour le développement du capital humain, la réduction des inégalités d’accès à la formation et le renforcement de la résilience économique et sociale.

Plus que jamais, la consolidation d’un socle de compétences solide ainsi que l’accès à des formations qualifiantes reconnues et transférables constituent des conditions essentielles pour favoriser le maintien en emploi des personnes plus vulnérables, soutenir la mobilité professionnelle et assurer une adaptation durable de la main-d’œuvre aux mutations économiques, technologiques et organisationnelles.

« La culture de dialogue social de la CPMT est d’ailleurs fréquemment citée comme étant une bonne pratique pour renforcer la cohérence entre les politiques d’emploi, d’éducation et de développement économique en permettant de concilier les intérêts des travailleurs, des entreprises et de la société, tout en soutenant l’innovation, la productivité et l’inclusion dans le marché du travail. Pourquoi prendre un chemin contraire ? », questionnent les représentantes et représentants des organisations syndicales.

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Paramédics – La surcharge de travail encore en hausse dans la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/paramedics-la-surcharge-de-travail-encore-en-hausse-dans-la-capitale-nationale/ Tue, 07 Apr 2026 10:51:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113338 La charge de travail des paramédics de la Capitale-Nationale atteint maintenant 143 %, soit une hausse de 6 % en un an! Ces données viennent d’être dévoilées par le ministère de la Santé et des Services sociaux qui les met à jour sur une base régulière. Une charge de travail normale s’établit à 90 %, selon le ministère.

Pour l’Association des travailleurs du préhospitalier (ATPH–CSN), ce portrait vient confirmer ce que les paramédics constatent chaque jour, chaque soir, chaque nuit : le système est au bord de l’effondrement.

Sans convention collective depuis maintenant trois ans, les paramédics se heurtent à la table de négociation aux demandes irréalistes du gouvernement. Il veut notamment mettre fin à une mesure de la convention collective qui dédommage les paramédics en surcharge de travail, tant que le problème n’aura pas été corrigé à la source. Le gouvernement propose à la place une « prime au rendement ». Or, pour les syndicats CSN, il ne fait aucun sens d’exiger plus de « rendement » de la part de paramédics dont la surcharge atteint 143 % ! Rappelons que cette prime avait été introduite à la convention collective à l’issue de la dernière négociation et que la surcharge n’a cessé d’augmenter depuis.

« Le gouvernement a la responsabilité d’assurer une offre adéquate de services à la population, rappelle le président de l’ATPH–CSN, Frédéric Maheux. Présentement, il agit comme s’il souhaitait s’en défiler complètement. »

« La source du problème, ajoute-t-il, ce sont en bonne partie les conditions de travail, dont les salaires, qui ne soutiennent pas la concurrence avec les autres emplois comparables, que ce soit en santé et services sociaux ou dans le secteur de la sécurité publique. Chaque jour, nous perdons des paramédics qui choisissent d’aller travailler ailleurs, où les conditions de travail sont plus en phase avec leurs compétences, leurs responsabilités, leur environnement de travail. Nous appelons le gouvernement à entendre les signaux d’alarme émis par son propre ministère. Il est évident qu’une surcharge de travail de 143 %, c’est insoutenable ! »

À propos
L’Association des Travailleurs du Préhospitalier–CSN représente plus de 400 paramédics de la grande région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 3300 paramédics partout au Québec. Ils sont également affiliés au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN) ce sont 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Adoption du projet de loi no 3 – Un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/adoption-du-projet-de-loi-no-3-un-recul-historique-pour-les-droits-des-travailleuses-et-travailleurs/ Thu, 02 Apr 2026 19:01:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113336 L’adoption aujourd’hui du projet de loi no 3 par l’Assemblée nationale – qui constitue un recul historique pour les droits des travailleuses et travailleurs et un legs honteux du gouvernement Legault en toute fin de législature – est dénoncée d’une même voix par l’APTS, la CSD, la CSN, la CSQ, la FAE, la FTQ, le SFPQ et le SPGQ.

« Il faut énormément de culot pour s’entêter comme le fait ce gouvernement, alors qu’il n’a plus de premier ministre ni d’appui de la population. Sans compter l’absence de consensus social et toutes les mises en garde émises par les organisations syndicales, les organisations de la société civile et les expert•e•s universitaires, qui ont démontré les nombreuses failles de ce projet de loi. L’application du texte adopté créera en effet un carcan administratif aussi inutile qu’insensé pour nos organisations et nos milieux de travail, et la CAQ devra en porter l’entière responsabilité », dénoncent conjointement les porte-paroles Robert Comeau (APTS), Luc Vachon (CSD), Caroline Senneville (CSN), Éric Gingras (CSQ), Mélanie Hubert (FAE), Magali Picard (FTQ), Christian Daigle (SFPQ) et Guillaume Bouvrette (SPGQ).

Cette nouvelle attaque du gouvernement contre les droits des travailleuses et des travailleurs s’ajoute à une longue série de reculs : l’atteinte au droit de grève avec la Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out (Loi 14), qui affaiblit le pouvoir de négociation et la capacité d’améliorer les conditions de travail; l’imposition d’un régime discriminatoire en santé et sécurité du travail dans les réseaux de l’éducation ainsi que de la santé et des services sociaux avec la Loi modifiant la Loi sur les services de santé et les services sociaux et modifiant diverses dispositions législatives (Loi 28), les compressions draconiennes dans les services publics ainsi que des réorganisations mal planifiées. Les atteintes aux droits fondamentaux se multiplient. Au bout du compte, c’est le pouvoir collectif des travailleuses et des travailleurs qui est attaqué directement.

« Le gouvernement ne cache même plus son mépris pour les droits des travailleuses et des travailleurs, des personnes les plus vulnérables de notre société et de la classe moyenne. Ce n’est pas en s’attaquant aux associations qui les défendent qu’on va améliorer la qualité de vie de ceux et celles qui en ont besoin. Le projet de loi est adopté, mais nous ne baisserons pas les bras et comptons utiliser tous les moyens à notre disposition pour protéger leurs droits et contrer les politiques antidémocratiques d’un gouvernement en fin de régime. Nous sensibiliserons la population et talonnerons les partis de l’opposition. Ce doit être un enjeu important durant les prochaines élections », ajoutent les porte-paroles.

Le texte de loi adopté sera maintenant analysé en détail par les organisations syndicales, qui évalueront les recours possibles afin d’assurer la protection des droits des travailleuses et travailleurs du Québec.

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Mandat unanime : 14 jours de grève chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-unanime-14-jours-de-greve-chez-autobus-des-erables/ Thu, 02 Apr 2026 12:02:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113309 Ce mercredi 1er avril au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de 14 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Depuis le 2 décembre dernier, nous avons tenu huit séances de négociation. Nous avons retravaillé une bonne partie de la convention collective, qui était désuète. Nous avons presque terminé les clauses normatives et, outre celles à incidences financières, il ne reste qu’une seule demande que l’employeur refuse d’accorder, sans fournir d’explication rationnelle. La dynamique à la table de négociation n’est pas mauvaise, mais, ce matin, nous attendions une réponse de l’employeur sur le volet des salaires et avantages sociaux. Or, on a reçu exactement la même offre que l’an dernier, sans aucune bonification. Bref, les membres sont en colère et ça s’est fortement reflété dans le vote d’hier soir », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Avec les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire, offrir des salaires en dessous de la moyenne des autres entreprises du secteur, c’est une atteinte au service aux parents. Avec la hausse du coût de la vie et de celui de l’essence, il y a des salarié-es qui ont deux jobs pour arriver, c’est inacceptable ! On va se battre avec eux pour que ça change », ajoute le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré.

Dans la région de Québec et ses environs, pour 2025, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a fixé le revenu viable à 35 872 $ par année pour une personne seule et à 48 099 $ pour une famille monoparentale avec un enfant en CPE.

« Avec un salaire actuel d’environ 20 000 $ par année, les membres s’attendent à une bonification significative de leurs conditions de travail. L’employeur, Sogesco, n’est pas reconnu pour offrir de bons salaires… sans qu’une lutte soit livrée par les syndiqué-es. L’entreprise est historiquement reconnue pour ses nombreux bris de services, directement reliés aux salaires trop bas qu’ils imposent à leurs travailleuses et travailleurs. Mais les membres ont décidé de se battre et nous serons à leurs côtés pour les épauler, jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail satisfaisant », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Le Jardin de Robi – Les travailleuses gardent le cap https://www.csn.qc.ca/actualites/le-jardin-de-robi-les-travailleuses-gardent-le-cap/ Wed, 01 Apr 2026 15:21:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113293 Pour la première fois depuis plus de cinq mois, des travailleuses du CPE Le Jardin de Robi accueillaient les enfants ce matin, conformément à la décision du Tribunal administratif du travail (TAT) exigeant l’instauration de services de garde du mercredi au vendredi jusqu’à la fin du conflit de travail. Leurs collègues qui ne sont pas à l’horaire aujourd’hui de même que de nombreux allié-es de la région leur avaient organisé une haie d’honneur tôt ce matin.

Car si un nouveau chapitre s’ouvre dans ce conflit de travail, rien n’est encore réglé au CPE Le Jardin de Robi. Le syndicat attend toujours un signal de la partie patronale pour reprendre la négociation. L’employeur dit vouloir charcuter les conditions d’emploi des travailleuses pour des raisons financières tout en refusant de discuter des solutions de rechange proposées par le syndicat. Il vient d’engloutir des sommes importantes dans un très lourd processus judiciaire pour ne pas avoir à négocier.

« On espère que toute l’énergie de l’employeur sera dorénavant concentrée sur la conclusion d’une entente négociée dans les meilleurs délais, explique la présidente du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Nathalie Duperré. De notre côté, nous sommes prêtes à reprendre la négociation à tout moment. »

La secrétaire du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Darlène Tremblay, souligne la détermination des travailleuses qui sont les premières à être assujetties à la Loi 14. « Nous savions que cette loi aurait pour effet de rendre certains conflits de travail plus longs et plus difficiles. Ces travailleuses entendent bien se tenir debout jusqu’à l’obtention d’une entente respectueuse et satisfaisante. C’est tout à leur honneur. »

La vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Hélène Brassard, déplore le silence de la ministre de la Famille, Kateri Champagne Jourdain. « Est-ce qu’elle approuve la stratégie de l’employeur, qui mise sur la judiciarisation du conflit au lieu de rechercher des pistes de solution ? Nous comprenons très bien qu’elle ne veuille pas se mêler de la négociation, mais il est assez clair que la direction du CPE pourrait être mieux accompagnée ! »

À propos
La vingtaine de salarié-es du Jardin de Robi sont membres du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN. Celui-ci est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance.

Le Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, ce sont 160 syndicats comptant plus de 16 000 membres dans la région.

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Quatre actions du SAPSCQ–CSN à travers le Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/quatre-actions-du-sapscq-csn-a-travers-le-quebec/ Wed, 01 Apr 2026 11:38:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113273 En ce 1er avril 2026, le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ–CSN) souligne sa troisième année sans convention collective en déployant des actions de visibilité à Montréal, à Québec, à Gatineau et à Percé.

« Ça fait trois ans que les agents et agentes en services correctionnels (ASC) du Québec sont sans convention collective et près de quatre ans donc sans augmentation salariale. En conciliation, à la table de négociation, nous en sommes rendus aux clauses à incidences financières et nos nombreuses pressions actuelles sur les acteurs politiques visent à faire débloquer les mandats nécessaires pour aboutir à une entente satisfaisante », souligne le président du SAPSCQ–CSN, Mathieu Lavoie.

« Nous martelons depuis plusieurs mois que nos conditions salariales doivent tenir compte de la spécificité de notre métier. La hausse vertigineuse de la violence, des agressions, des livraisons par drones, de la présence de cellulaires et d’armes à l’intérieur même des murs augmentent considérablement les risques liés à notre travail. Malgré toutes nos explications, tous les arguments concrets documentés, notre employeur refuse de dégager les sommes qui témoignent de cette reconnaissance. Pour nous, la balle est indéniablement dans le camp de l’employeur. On se mobilise en grand nombre depuis plusieurs mois et on est résolus à continuer », ajoute le président du syndicat.

« Nos conditions de travail actuelles font en sorte que plus de 200 postes sont vacants et que nous comptons environ 250 absences pour diverses raisons. Nous manquons cruellement d’effectifs et les ressources matérielles mises à notre disposition sont insuffisantes. Le ministère de la Sécurité publique doit offrir de meilleures conditions de travail et fournir les ressources humaines et matérielles nécessaires pour assurer la santé et la sécurité du travail des ASC et reconnaitre le caractère particulier de notre métier », conclut le président du syndicat.  

À propos

Le SAPSCQ–CSN est un syndicat autonome affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) depuis 2006. Il représente plus de 2800 agentes et agents de la paix en services correctionnels, répartis dans 18 établissements de détention partout au Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Encadrement des honoraires des pharmaciens: une intervention nécessaire, réitère la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/encadrement-des-honoraires-des-pharmaciens-une-intervention-necessaire-reitere-la-csn/ Mon, 30 Mar 2026 21:00:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113250 Les parlementaires ont raison de vouloir encadrer les honoraires des pharmaciens facturés aux assureurs privés, soutient la CSN.

« Les salarié-es bénéficiant de couverture d’assurances privées n’ont pas à faire les frais des négociations en cours entre le gouvernement et les pharmaciens, explique la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Il en va de la responsabilité du gouvernement d’édicter des balises. Les travailleuses et les travailleurs bénéficiant de régimes privés subissent la situation actuelle, car ils voient leurs primes d’assurances augmenter sans cesse, sans toutefois pouvoir exercer le moindre contrôle sur les honoraires des pharmaciens. Voilà une façon concrète de redonner un peu de pouvoir d’achat aux travailleuses et aux travailleurs. »

Malgré les pressions exercées par les pharmaciens, la CSN et ses fédérations affiliées invitent le gouvernement à garder le cap au nom du bien commun.

 

À propos
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Des bonnes idées… en contradiction complète avec les décisions passées de la CAQ ! https://www.csn.qc.ca/actualites/des-bonnes-idees-en-contradiction-completes-avec-les-decisions-passees-de-la-caq/ Fri, 27 Mar 2026 18:40:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113166 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) retrouve plusieurs de ses propositions dans la nouvelle Politique gouvernementale sur les soins et services de première ligne présentée ce matin par le gouvernement. Par exemple, la revalorisation des CLSC – que la CSN revendique depuis des années – pour en faire de véritables points d’ancrage des soins et services et des portes d’entrée toutes désignées pour favoriser l’accès à l’ensemble de la population aux soins et services requis.

La CSN aurait souhaité que le gouvernement en profite pour faire le ménage dans la courtepointe d’acteurs, souvent privés, qui constituent la première ligne. D’ailleurs, dans cette politique, on peut lire que « les données probantes démontrent que le développement de l’offre privée n’améliore pas l’accès aux soins et que ces services ne sont pas plus efficients que ceux offerts sans frais pour les usagers dans les milieux financés par le gouvernement ».

Cette nouvelle politique vient confirmer l’échec des GMF comme porte d’entrée du réseau. Le gouvernement aurait pu aller plus loin pour améliorer les services à la population, notamment en interdisant aux médecins de pratiquer au privé comme d’autres provinces canadiennes ont choisi de le faire et en rapatriant les omnipraticiens en CLSC, dans le réseau public.

Dans sa politique, le gouvernement relève des problèmes importants liés à la rémunération à l’acte des médecins. Rappelons que la CSN revendique une révision globale du mode de rémunération. La CSN partage la vision d’un accès à la première ligne qui ne passe pas obligatoirement par les médecins. La politique actuelle n’est pas assez explicite quant au renforcement de la collaboration interprofessionnelle, clé de voûte d’une amélioration systémique.

La CSN note que la politique vise une décentralisation réelle vers les CLSC, ce qui est fort souhaitable. Cependant, il faut bien noter que le gouvernement agit dans le sens inverse depuis des années, notamment avec la création de Santé Québec.

« Depuis des années nous plaidons pour la décentralisation. Il est certain que le gouvernement pourra compter sur la collaboration de la CSN pour atteindre cet objectif, réagit sa présidente, Caroline Senneville. Nous demeurons sceptiques quant à la capacité de Santé Québec de relever véritablement ce défi de décentralisation, mais il faut souligner le virage politique que la CAQ semble vouloir emprunter. »

« Ce qui manque le plus dans cette politique, ce sont des signaux clairs qu’on va construire nos capacités publiques de répondre aux besoins, ajoute le président de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Réjean Leclerc. Pour vraiment atteindre les objectifs de cette politique, il faudra nécessairement procéder à la déprivatisation et ramener, dans le secteur public, des soins et des services qui ont été livrés au marché au fil des dernières décennies de réformes et de compressions budgétaires. Nous aurons le gouvernement à l’œil pour nous assurer que cette politique ne permette pas de faire du profit sur la maladie. »

La présidente de la Fédération des professionnèles–CSN, Jessica Goldshleger, rappelle que ce sera un énorme défi pour Santé Québec de réussir ce virage dans un contexte de resserrement du financement du réseau. « Sur papier, en théorie, ce qui nous est présenté ce matin peut vraiment améliorer les choses. Cependant, certaines de ces orientations vont tellement à contresens des récentes décisions prises par la CAQ, que nous devrons demeurer vigilants. Le diable est dans les détails, alors nous avons hâte de voir comment ces objectifs louables se concrétiseront sur le terrain et nous espérons que Santé Québec nous consultera à ce sujet. »

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Le Jardin de Robi: rien de réglé ! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-jardin-de-robi-rien-de-regle/ Fri, 27 Mar 2026 14:05:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113164 Malgré l’imposition de services minimaux par le Tribunal administratif du travail (TAT) à compter du 1er avril, la grève se poursuit au CPE Le Jardin de Robi. Les travailleuses demeurent déterminées à obtenir une entente négociée, dans les meilleurs délais, afin de permettre le retour complet des services au CPE.

« C’est certain que les travailleuses déplorent que l’employeur mette tous ses efforts dans la judiciarisation au lieu de chercher une solution à la table de négociation, comme il se doit, explique Nathalie Duperré, présidente du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN. Il prétend n’avoir aucune marge de manœuvre financière à la table de négociation mais il a pu engloutir des sommes importantes en frais d’avocats! Nous ne baisserons pas les bras. La seule issue à ce conflit demeure la conclusion d’une entente négociée. »

La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, souligne que le gouvernement est responsable de la situation. Il a encouragé tacitement l’employeur à refuser toute négociation durant des mois, dans l’espoir que le tribunal impose des services minimaux. Il s’agit d’un précédent dangereux. « Le gouvernement a ouvert une véritable boîte de Pandore. Sous prétexte de protéger les personnes les plus vulnérables des effets d’un conflit de travail, il a rompu l’équilibre du rapport de force inhérent à toute négociation. Cela aura pour effet d’allonger la durée des conflits de travail, car plusieurs employeurs choisiront de s’asseoir sur leurs mains et d’appeler le ministre du Travail à leur rescousse au lieu de négocier. »

Le vice-président du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Gilles Vaillancourt, appelle la population de la région à exiger un retour à la table de négociation. « Je pense que tout le monde souhaite un retour à la normale le plus rapidement possible au Jardin de Robi. Malgré les nombreux appels du syndicat à reprendre les négociations, il n’y a eu aucune rencontre depuis le début novembre. C’est inacceptable ! Nous nous tiendrons aux côtés des travailleuses jusqu’à ce qu’elles obtiennent une entente satisfaisante. Si l’employeur croit pouvoir leur imposer ses volontés à l’usure, il se trompe. Elles tiendront leur bout tant qu’il le faudra ».

Rappelons que la décision du TAT impose également à la directrice et à la directrice adjointe de contribuer au maintien de services minimaux. Elles reçoivent leur plein salaire depuis le début du conflit, même si elles ont choisi de fermer complètement le CPE.

À propos

La vingtaine de salariées du Jardin de Robi est membre du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu’en services de garde éducatifs à l’enfance. Il fait également partie du Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, regroupant 160 syndicats CSN comptant plus de 16 000 membres dans la région. La CSN, ce sont 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d’activité.

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Vote et déclenchement de grève générale illimitée chez Lavo https://www.csn.qc.ca/actualites/vote-et-declenchement-de-greve-generale-illimitee-chez-lavo/ Thu, 26 Mar 2026 16:16:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113103 Réunis en assemblée générale ce 26 mars au matin, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Lavo ltée–CSN ont adopté à 97 %, par voie de scrutin secret, un mandat de grève générale illimitée qui sera déclenché dès ce vendredi 27 mars 2026.

« Après plus de 65 rencontres de négociation et 10 jours complets de grève déjà exercés, nous en sommes rendus au troisième mandat de grève adopté par notre syndicat en moins de 12 mois. En janvier dernier, nous avons rejeté unanimement les dernières offres dites “finales” de l’employeur et nous sommes encore en train d’argumenter pour conclure une entente qui tienne compte de nos demandes légitimes. Lavo a reculé sur des propositions déjà déposées et tente maintenant de revenir sur des clauses sur lesquelles nous nous étions entendus. Pour nous, ça sent clairement la mauvaise foi. Mais que l’employeur se le tienne pour dit : nous sommes tenaces, déterminés et confiants », souligne le président du syndicat, Sébastien Sylver.

« Nous sommes habitués aux négociations difficiles qui frôlent la mauvaise foi et Lavo suit cette dynamique malsaine que nous connaissons très bien. L’entreprise fait partie des employeurs qui ne respectent pas leur monde et la haute direction pense qu’en laissant traîner les négociations, ils feront des gains sur le dos de leurs salarié-es. Or, nous répétons que si Lavo veut régler la présente négociation, elle n’aura pas le choix d’offrir de meilleures conditions de travail et de partager davantage de ses profits avec ceux et celles qui les génèrent », ajoute le président du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Bertrand Guibord.

« À l’approche des ménages printaniers, nous savons très bien que les produits de Lavo sont déjà en forte demande. La production est à son plus haut niveau et un arrêt de celle-ci ne serait bon pour personne. Le message du syndicat ne peut donc être plus clair : nous souhaitons que l’employeur se décide dès maintenant à négocier de bonne foi en tenant compte des demandes financières légitimes des travailleurs et des travailleuses », précise le président de la Fédération de l’industrie manufacturière–CSN, Kevin Gagnon.

« La CSN est fièrement et entièrement aux côtés des travailleurs et travailleuses de chez Lavo. Peu importe les turpitudes de l’employeur, notre organisation mettra tout son poids pour que ces hommes et ces femmes obtiennent leur dû », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Le STTL–CSN compte environ 130 membres sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2024. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN) regroupe plus de 320 syndicats affiliés représentant environ 25 000 membres qui œuvrent dans le secteur industriel québécois. Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN rassemble 110 000 membres dans 400 syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d’Eeyou Istchee Baie-James.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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L’incertitude des approvisionnements entraine la fin d’une autre scierie au Québec – à Saint-Joseph-de-Kamouraska https://www.csn.qc.ca/actualites/lincertitude-des-approvisionnements-entraine-la-fin-dune-autre-scierie-au-quebec-a-saint-joseph-de-kamouraska/ Wed, 25 Mar 2026 15:46:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113017 La très grande incertitude qui plane au sujet de l’approvisionnement en bois force la fermeture d’une nouvelle scierie au Québec : celle du Groupe Lebel, à Saint-Joseph-de-Kamouraska, dans le Bas-Saint-Laurent.

L’échec de la réforme du régime forestier par le gouvernement de la CAQ pèse lourd dans la balance. À cela s’ajoutent les tarifs instaurés par l’administration Trump, à la hauteur de 45 % sur le bois québécois exporté aux États-Unis.

Face à cette tempête, une seule réponse provient tardivement du gouvernement du Québec : la fin des redevances sur le bois de la forêt publique conjuguée à l’abolition du Bureau de mise en marché des bois. Ce dernier geste risque cependant de compliquer l’approvisionnement de plus petits joueurs, qui n’ont pas suffisamment de contrats en bois de la forêt publique et qui n’ont plus accès à cette possibilité pour en acheter davantage.

« Notre usine manque de bois, c’est déplorable, on est quand même dans une région forestière. On se sent abandonnés », déplore le président du Syndicat des travailleurs du sciage de Kamouraska-CSN, Francis Dubé. C’est une dizaine de travailleuses et de travailleurs qui perdent définitivement leur emploi maintenant, même si l’usine était à l’arrêt depuis février 2025.

L’employeur rappelle que ce moulin était capable de scier 170 000 mètres cubes, mais qu’il n’en sciait pas plus de 60 000 mètres cubes avant sa fermeture, par manque d’approvisionnement. Évidemment, cette faible production empêchait la scierie de Saint-Joseph de faire ses frais. L’employeur a donc fait le choix de la fermer.

L’hémorragie continue

En plus de la scierie du Groupe Lebel, c’est aussi l’usine de papier F.F. Soucy, de Rivière-du-Loup, qui a mis fin à ses activités, puisqu’elle recevait ses copeaux de la scierie de Saint-Joseph-de-Kamouraska. On se rappelle également les fermetures relativement récentes des scieries de Saint-Ludger-de-Milot et de Val-d’Or. Plusieurs usines sont quant à elles arrêtées pour une durée indéterminée, comme celles d’Outardes et de Béarn. Sans compter les autres, où les employé-es ne sont pas représentés par la CSN et qui ont également mis fin à leurs activités ces dernières années.

Qui va s’occuper des communautés forestières ?

« Il faut arrêter l’hémorragie. Le gouvernement doit enfin préciser ce que deviendra l’industrie forestière à moyen et à long terme et doit établir un plan pour la diversification des usines qui ne pourront plus être approvisionnées en bois comme avant. Ça fait des années qu’on le demande. Il faut que la nouvelle ou le nouveau premier ministre ou encore le prochain gouvernement entendent enfin les régions forestières », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les mesures proposées récemment sur les redevances payées par les forestières ne suffisent pas à rassurer l’industrie. Il faut une stratégie globale d’un côté et une aide à court terme de l’autre », ajoute le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« C’est encore un dur coup pour notre économie régionale. Nos communautés forestières méritent mieux », déplore quant à elle Liette Ross, la présidente du Conseil central du Bas-Saint-Laurent-CSN.

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Le retour de l’austérité au menu jusqu’au prochain budget du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/le-retour-de-lausterite-au-menu-jusquau-prochain-budget-du-quebec/ Wed, 18 Mar 2026 21:03:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112784 Le dernier budget de l’ère Legault-Girard ne fera pas exception, il n’y a pas de réelle vision d’avenir pour améliorer les services publics ou pour s’attaquer au problème du coût de la vie, notamment en améliorant l’accès au logement.

En éducation, pour les niveaux préscolaire, primaire et secondaire, c’est une hausse des dépenses de seulement 0,9 % de 2025-2026 à 2026-2027. C’est en deçà de l’inflation et sous la prévision des coûts du système évalué à 3,8 % par l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS).

En santé et services sociaux, le gel d’embauche du personnel administratif est maintenu. Par conséquent, ce sont majoritairement des femmes qui assumeront la charge de travail nécessaire pour permettre à ce secteur de couvrir ses coûts de système. Notons aussi la baisse constante des sommes consacrées aux infrastructures de la santé et des services sociaux de 2026, jusqu’en 2036, alors que les besoins sont pourtant criants. Par ailleurs, un montant
de 22 M$ seulement est prévu cette année pour convertir des places de service de garde non subventionnées en places subventionnées.

En enseignement supérieur, la CSN salue la couverture des coûts de système qui est prévue, après des années de stagnation dans le secteur. Notons cependant que l’évaluation de l’état des bâtiments sera connue seulement l’an prochain et que ces résultats seront décisifs pour freiner la dégradation des bâtiments vétustes.

Relevons aussi que le budget prévoit la construction de seulement 1000 nouveaux logements soi-disant « abordables ». Il n’y a toujours pas de plan d’envergure pour contrer la crise du logement.

« Toutes les annonces budgétaires qui ne couvrent pas les coûts de système signifient une chose : le retour de l’austérité. Ce sera particulièrement le cas en éducation », soutient la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La présidente de la CSN fait un appel à celles et ceux qui vont succéder au gouvernement Legault : « Il faut que celles et ceux qui dirigeront le Québec plus tard cette année recentrent leur attention sur ce qui préoccupe vraiment les travailleuses et les travailleurs, soit la santé, l’éducation et surtout le coût de la vie. Au cours des huit dernières années, le recours constant au privé n’a rien réglé de ce point de vue. »

On remarque aussi une baisse des dépenses en culture et communication ; Télé-Québec subit à cet effet une diminution de 8 % de ses dépenses. Malgré tout, le gouvernement crée un nouveau crédit d’impôt pour les médias de 40,2 M$ sur cinq ans. Le gouvernement annonce l’élargissement de l’accès à ce crédit aux différents médias, mais cela risque d’être insuffisant, considérant la crise actuelle du secteur.

Le gouvernement ajoute plus de 228 M$ en 2026-2027 pour les entreprises et les communautés du secteur forestier, dont 60 M$ pour la transformation de l’industrie. Le reste de cette enveloppe est cependant consacrée à la baisse des redevances payées par les entreprises et aux travaux sylvicoles.

Se donner les moyens de répondre aux besoins

Il est utile de rappeler qu’une autre vision des finances publiques est possible. Celle où l’État se donne les moyens de remplir toutes ses missions sans devoir compresser les dépenses de façon régulière ou sans négliger l’entretien des bâtiments, sans restreindre le rythme de développement de services publics cruciaux, comme les places de services de garde subventionnées ou les logements sociaux.

Le PIB réel du Québec a augmenté de façon quasiment constante depuis plus de 25 ans. « On ne devrait pas avoir à se casser la tête pour bonifier l’offre de transport en commun ou pour faire tenir nos écoles debout. C’est un choix idéologique que font le ministre Girard et ce gouvernement, pour limiter l’imposition de ceux qui ont accaparé la majorité de la croissance du PIB ces dernières années », ajoute Caroline Senneville.

La CSN regrette notamment que le gouvernement ait laissé tomber l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital à la suite de la décision du gouvernement fédéral. 

À propos

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Près de 800 organisations québécoises rejettent le projet de constitution du ministre Jolin-Barrette https://www.csn.qc.ca/actualites/pres-de-800-organisations-quebecoises-rejettent-le-projet-de-constitution-du-ministre-jolin-barrette/ Tue, 17 Mar 2026 14:21:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112707 Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, déposé en octobre 2025 à l’Assemblée nationale par le ministre de la Justice monsieur Simon Jolin-Barrette.

Inquiétées par les effets désastreux qu’aurait cette loi sur le régime québécois de protection des droits humains et indignées par la démarche elle-même qui témoigne d’un autoritarisme mal dissimulé, des dizaines d’organisations communautaires et syndicales ont fait circuler une courte déclaration, qui a rapidement récolté le soutien de plusieurs secteurs. Selon les signataires, dont le nombre exceptionnel constitue un précédent, le PL1 doit être retiré en bloc :

« Le projet de loi No 1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, est une attaque contre la démocratie et les droits humains. La démarche est unilatérale et précipitée et elle ne respecte pas les critères démocratiques pour l’élaboration d’une constitution légitime. En outre, elle perpétue une logique coloniale en niant le droit des peuples autochtones à l’autodétermination. Au lieu d’affronter les questions qui préoccupent les citoyen·nes (la santé, l’éducation, le logement, l’environnement, l’égalité des genres, le coût de la vie, etc.), le gouvernement québécois s’attaque aux droits et libertés, aux contre-pouvoirs et à l’État de droit. Par conséquent, les groupes soussignés exigent le retrait complet du PL1. »

Réuni·es en conférence de presse sur la colline parlementaire à Québec, la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Fédération des femmes du Québec (FFQ), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), le Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA) et la Ligue des droits et libertés (LDL), exposent les raisons qui expliquent un tel rejet de la part de la société civile québécoise.

 

Citations

 

« Une constitution, c’est la Loi des lois. C’est un document fondamental qui devrait rassembler une société, inclure plutôt qu’exclure. Or, lorsqu’un tel texte est élaboré sans véritable consultation, et qu’en prime, il vient affaiblir certains contre-pouvoirs, on passe à côté de cet objectif essentiel. Une constitution n’appartient pas à un gouvernement ou à une formation politique. Elle appartient à l’ensemble de la population du Québec, incluant les Premières nations, qui doivent être parties prenantes de toute démarche de cette importance. Avant de créer de graves précédents, le projet de loi 1 doit impérativement être retiré. »

Caroline Senneville, présidente de la CSN

 

« Un des aspects les plus inquiétants du projet de loi 1 est l’utilisation d’une notion floue de “valeurs québécoises” pour limiter la contestation de certaines lois. Mais ces valeurs, qui les définit? Une société évolue, ses valeurs aussi. On ne peut pas confier à un gouvernement le pouvoir de fixer ces valeurs pour ensuite restreindre l’accès à la justice. »

Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ

 

« Une constitution devrait renforcer les droits et la démocratie, pas affaiblir les contre-pouvoirs ni hiérarchiser les libertés fondamentales. Sans consultation réelle des groupes de femmes et de la société civile, ce processus alimente le cynisme de celles et ceux qui ont l’impression que le gouvernement ne les écoute pas, ou fait seulement semblant de le faire. »

Vé Mikaelian, coordonnatrice à la vie associative à la FFQ

 

« En empêchant des organismes financés par l’État de défendre nos droits devant les tribunaux, le gouvernement transforme le financement public en un outil pour forcer leur loyauté politique. L’arbitraire est total : par simple règlement ou grâce à une majorité au parlement, un ministre pourrait étendre cette interdiction comme il le souhaite. Cela risque d’affaiblir les protections juridiques qui servent à défendre la population contre les abus de pouvoir. Les organismes d’action communautaire autonome rejettent fermement l’orientation autoritaire qui traverse ce projet de constitution. »

Tristan Ouimet-Savard, responsable des dossiers politique au RQ-ACA

 

« Le dépôt PL1 s’inscrit dans la continuité d’une série d’actions gouvernementales qui témoignent d’une dérive centralisatrice et autoritaire visant à renforcer les pouvoirs du gouvernement et à affaiblir les contre-pouvoirs, en particulier ceux des tribunaux et de la société civile. La LDL dénonce la volonté du gouvernement de centraliser le pouvoir entre ses mains et d’affaiblir le régime de protection des droits et libertés de l’ensemble de la population québécoise. »

Paul-Étienne Rainville, chargé de dossier à la LDL

 

« Le projet de loi 1 rétrograde la Charte québécoise des droits de la personne en lui imposant de nouvelles limitations. Il affaiblit les droits individuels et collectifs en les hiérarchisant. Il nie les droits des peuples autochtones et marginalise davantage les droits économiques, sociaux et culturels. Il restreint l’accès à la justice pour défendre les droits des plus vulnérables. Cela en ignorant les exigences procédurales découlant à la fois des droits humains et de principes que la « constitution » prétend enchâsser »

Josée Marie Robitaille, conseillère principale communication et affaires gouvernementales, Amnistie internationale Canada francophone

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La CSN et les étudiant-es demandent de renflouer l’enseignement supérieur https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-et-les-etudiant-es-demandent-de-renflouer-lenseignement-superieur/ Mon, 16 Mar 2026 15:25:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112688 Avant le dernier budget de la CAQ, la plus importante organisation syndicale en enseignement supérieur ainsi que les deux plus grandes associations étudiantes de ce secteur unissent leurs voix pour demander un réinvestissement dans les cégeps et les universités.

«On doit à tout prix éviter les compressions du dernier budget Girard et prévoir au contraire un réinvestissement significatif afin de couvrir la hausse des coûts de système et de permettre le maintien des bâtiments en bon état. L’enseignement supérieur, c’est un investissement dans l’avenir du Québec», affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Notons que l’inflation en 2025 au Québec s’est élevée à 2,4 % et qu’elle était de 3 % de janvier 2025 à janvier 2026. Une hausse des salaires du même ordre est à prévoir. Ces augmentations doivent être couvertes et il doit rester de l’argent pour les rénovations.

Comme le Québec est en année électorale, l’appel s’adresse aussi à celles et ceux qui aspirent à diriger le Québec. «Les institutions d’enseignement supérieur ont besoin de prévisibilité. Nous demandons aux partis d’opposition ainsi qu’aux deux candidats pour le poste de premier ministre de se prononcer en faveur d’un réinvestissement dans les cégeps et les universités», ajoute la présidente de la CSN.

Les étudiantes et les étudiants écopent

«La CAQ a procédé à des coupes qui ont fait très mal aux personnes étudiantes. L’annulation de l’enquête sur les violences à caractère sexuel en milieu étudiant, pour faire des économies de bout de chandelle, a été particulièrement odieuse. Le prochain budget Girard doit rétablir le financement de cette enquête!» exige Flora Dommanget, porte-parole de l’Union étudiante du Québec (UEQ).

«Le gouvernement répète que l’enseignement supérieur est une priorité. Pourtant, les restrictions budgétaires imposées ont un effet direct sur les services offerts aux personnes étudiantes. Plusieurs de nos membres nous disent que ces coupes nuisent concrètement à leur expérience collégiale, et c’est tout simplement inacceptable», soutient Christopher Zéphyr, président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

 Effets négatifs des compressions passées

Rappelons que le dernier budget Girard a amené des compressions de 151 M$ dans les cégeps. Pour les universités, il s’agit d’une baisse de 4 % du budget de fonctionnement.

«Une étude menée auprès des membres de notre secteur soutien cégeps montre l’impact concret des compressions. On note en particulier que 37 % des 753 répondantes et répondants ont constaté le non-remplacement de personnes dans leur environnement immédiat», soutient Frédéric Brun, président de la Fédération des employées et employés de services publicsCSN.

«Notre sondage montre que 74 % des professionnel-les des cégeps ont pu observer le non-remplacement du personnel en absence prolongée. De plus, 68 % d’entre eux se font imposer des restrictions pour les heures supplémentaires, ce qui les empêche de compenser pour les absences de leurs collègues. Au bout du compte, ce sont les étudiants et les étudiantes qui en souffrent, puisqu’ils et elles doivent composer avec des délais déraisonnables afin de recevoir les services nécessaires à leur réussite», ajoute Jessica Goldschleger, présidente de la Fédération des professionnèlesCSN.

«Le gouvernement doit donner un sérieux coup de barre pour corriger l’état des infrastructures en enseignement supérieur. Ce sont 65 % des immeubles des cégeps et 44 % de ceux des universités qui sont en mauvais état. Il faudrait des investissements de plus de 2 milliards de dollars pour rattraper le déficit d’entretien», ajoute Benoît Lacoursière, président de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec–CSN.

À propos 

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise et elle compte près de 80000 membres dans le secteur de léducation et de lenseignement supérieur qui sont répartis dans trois fédérations. Près de 50000 de ces membres œuvrent dans l’enseignement supérieur.

L’Union étudiante du Québec (UEQ) est un regroupement de 15 associations étudiantes universitaires totalisant plus de 120000 membres à travers le Québec.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 80 000 personnes étudiantes provenant de 30 établissements collégiaux répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 35 ans, elle contribue à l’amélioration des conditions de vie et d’études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN) représente plus de 70 % du personnel de soutien dans les cégeps au Québec (6300 membres) et plus de 35000 membres dans le secteur soutien scolaire.

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN) parle au nom de 85 % des professeur-es de cégep et de 80 % des chargé-es de cours des universités québécoises. Elle regroupe quelque 40000 membres dans 45 cégeps, 48 établissements privés et 12 universités.

La Fédération des professionnèles (FPCSN) représente quelque 10500 professionnèles, techniciennes et techniciens, dont plus de 750 professionnèles du réseau collégial et universitaire et près de 1500 professeur-es duniversité.

 

 

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Les membres du syndicat adoptent unanimement leur nouveau contrat de travail https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-du-syndicat-adoptent-unanimement-leur-nouveau-contrat-de-travail/ Fri, 13 Mar 2026 14:24:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112627 Réunis en assemblée générale ce jeudi 12 mars au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN ont adopté à l’unanimité l’entente de principe intervenue le 5 mars dernier.

« Rétroactive au 22 février 2025, notre nouvelle convention collective inclut un rattrapage salarial bien mérité de 12 % dès la signature, pour une augmentation pouvant aller jusqu’à 20,25 % sur cinq ans. En plus de plusieurs améliorations à nos conditions, nous aurons aussi accès au Régime de retraite des employé-es municipaux du Québec, un régime à prestation déterminée. Bref, nous nous sommes mobilisés et nous avons atteint nos objectifs de négociation », souligne la trésorière du syndicat, Nadia Soucy.

« Notre fédération est fière d’avoir soutenu la négociation des employé-es de la Ville de Murdochville. Depuis qu’elles et ils ont rejoint la CSN, les membres du syndicat ont mené leur négociation, conseillés et appuyés par notre organisation, ce qui leur a permis l’atteinte de leurs objectifs. Les membres peuvent être fiers : leur mobilisation a vraiment porté ses fruits », ajoute la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

« Les employé-es des quinze municipalités de la Gaspésie qui sont syndiqués avec la CSN ont toutes et tous nettement amélioré leurs conditions de travail lors de leurs dernières négociations. Grâce à ces avancées, nous établissons dans le secteur municipal de nouvelles normes qui poussent toutes les conditions générales d’emploi vers le haut », précise le président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN, Pierre-Luc Boulay.

« Au nom des 330 000 membres de la CSN, je tiens à féliciter les travailleuses et travailleurs pour leur détermination et leur combativité. Nous partageons leur satisfaction face aux gains obtenus à la table de négociation », conclut la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

À propos

Les 11 membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Murdochville–CSN sont affiliés à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) et au Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine–CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Supervision de stagiaires – Le Tribunal rejette la demande des employeurs https://www.csn.qc.ca/actualites/supervision-de-stagiaires-le-tribunal-rejette-la-demande-des-employeurs/ Wed, 11 Mar 2026 19:12:22 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112580 Dans une décision rendue aujourd’hui, le Tribunal administratif du travail (TAT) rejette la demande de redressement des employeurs de retirer la supervision de stagiaires de la liste des tâches qui ne sont pas effectuées en temps de grève.

Pour la CSN, il s’agit d’une victoire. Près de trois ans suivant l’échéance des conventions collectives, cela rappelle que la seule façon de mettre fin au conflit sera de conclure une entente satisfaisante.

« Tous nos syndicats se réunissent ce vendredi afin de faire le point sur la suite des choses, explique le représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Jean Gagnon. Nous entendons bien obtenir un règlement qui reconnaîtra pleinement notre travail. Nous poursuivrons nos moyens de pression selon un plan de mobilisation à la mesure de ces objectifs ».

Notons d’ailleurs que dans sa décision, la juge Myriam Bédard écrit : « Par ailleurs, la durée des grèves sera déterminante. Si les parties négocient avec diligence et bonne foi, comme l’impose l’article 53 du Code du travail, le conflit pourrait se régler dans des délais permettant la reprise des stages dans les délais qui rendraient possible l’embauche des finissants au cours de l’été. »

En outre, le TAT a rappelé l’importance du droit de grève et le fait, comme le souligne la Cour suprême que “Les conflits de travail peuvent toucher des secteurs importants de l’économie et avoir des répercussions sur des villes, des régions et, parfois, sur le pays tout entier. Il peut en résulter des coûts importants pour les parties et le public.”

La FSSS–CSN représente 3300 paramédics, partout au Québec. Ils sont en grève depuis le 6 juillet 2025, avec maintien des services essentiels.

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Un nouveau syndicat pour les garderies de la Montérégie https://www.csn.qc.ca/actualites/un-nouveau-syndicat-pour-les-garderies-de-la-monteregie/ Wed, 11 Mar 2026 13:25:25 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112554 La quinzaine de travailleuses et de travailleurs de la garderie Les joyeux galopins vient tout juste de se syndiquer. C’est la gestion arbitraire des conditions de travail qui a poussé les éducatrices et les éducateurs à entamer leur processus de syndicalisation auprès de la CSN. 

«On ne peut pas être à la merci des décisions unilatérales de notre employeur. Nos conditions de travail, ce sont aussi nos conditions de vie!», explique le président du syndicat, Michel Villeneuve. 

En se syndiquant, les salarié-es créent par le fait même le Syndicat régional des garderies de la Montérégie–CSN, qui pourra représenter d’autres groupes de salarié-es dans la région. 

«Les travailleuses et travailleurs de garderie sont au cœur économique et social du Québec. C’est parce que les tout-petits sont entre de bonnes mains que les parents, et particulièrement les mères, peuvent travailler», explique la vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Mélanie Bouchard. 

«Chacune de leur côté, les travailleuses sont isolées, mais réunies, elles peuvent avoir une vue d’ensemble de leurs conditions de travail et s’assurer qu’il n’y ait ni favoritisme ni injustice. Leur syndicat régional les aidera à comparer leurs conditions et à leur fournir le soutien dont elles auront besoin», conclut la présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN, Audrey Benoit. 

Les travailleuses de La Gardienne inc., à Saint-Hyacinthe, se sont également jointes à la CSN depuis peu pour établir des conditions de travail équitables pour toutes.  

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