Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 01 Oct 2026 19:12:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Les employées de bureau de Papier Clermont ratifient une nouvelle convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employees-de-bureau-de-papier-clermont-ratifient-une-nouvelle-convention-collective/ Tue, 29 Sep 2026 20:24:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118934 Après plus de deux ans de négociation, les cinq travailleuses du secteur bureau de l’usine de Papier Clermont ont adopté à l’unanimité, le 28 septembre, une entente de principe avec leur employeur. La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit une augmentation salariale moyenne de 16 %, ainsi que la pleine rétroactivité depuis le 1er mai 2023.

Les travailleuses obtiennent également une troisième semaine de vacances après deux ans de service ainsi que des améliorations à leur régime d’assurance collective.

« Nous avons travaillé fort pour en arriver là. La négociation a été longue et nous avons dû tenir notre bout, particulièrement sur la question de la rétroactivité. Nous sommes fières d’avoir maintenu notre position et d’avoir finalement obtenu une entente qui reconnaît notre travail et les années pendant lesquelles nous avons attendu un règlement », affirme la présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses du papier de Clermont – secteur bureau (CSN), Karenne Tremblay.

La rétroactivité constituait l’un des principaux enjeux de la négociation. En juillet dernier, les travailleuses avaient dénoncé publiquement le refus de l’employeur de reconnaître pleinement la période de négociation, alors que cette reconnaissance avait été accordée à d’autres unités syndicales de l’entreprise.

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) souligne également l’importance de cette entente pour un groupe de travailleuses évoluant dans un milieu industriel traditionnellement masculin.

« Les travailleuses de Clermont ont démontré qu’il est possible de faire respecter ses droits même lorsqu’on représente un petit groupe. Elles ont tenu bon et elles ont obtenu une entente qui améliore concrètement leurs conditions de travail, tout en reconnaissant la période pendant laquelle elles ont été privées d’augmentation. C’est le résultat d’une négociation menée avec détermination et solidarité », déclare la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Les travailleuses ont refusé d’accepter un traitement différent simplement parce qu’elles sont un petit groupe. Elles ont fait preuve de solidarité et de détermination jusqu’à la conclusion de cette entente. La pleine rétroactivité est importante, mais le fait qu’elles aient obtenu le respect et la reconnaissance qu’elles réclamaient l’est tout autant », souligne la vice-présidente à la condition féminine du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), le règlement obtenu démontre l’importance de rester mobilisés tout au long d’une négociation.

« Après plus de deux ans à la table, les travailleuses peuvent être fières du résultat. Elles ont maintenu leurs revendications, elles sont restées unies et elles ont pu compter sur la solidarité de leurs collègues. Les gains obtenus montrent qu’il est possible de faire avancer les conditions de travail lorsqu’on ne baisse pas les bras », affirme le président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), Kevin Gagnon.

« Nous pouvons maintenant tourner la page sur cette négociation et regarder vers l’avenir. Nous avons été cinq à mener cette bataille et nous avons toutes voté pour l’entente. C’est une belle façon de conclure cette longue négociation », conclut Karenne Tremblay.

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Deux accréditations, deux mandats de grève au CNDF https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-accreditations-deux-mandats-de-greve-au-cndf/ Thu, 24 Sep 2026 20:09:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118866 Les enseignantes et enseignants ainsi que les techniciennes et techniciens pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy (CNDF) ont tous deux voté en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée (GGI). Après des mois de négociation marqués par les délais, les pertes de temps et le manque de volonté de la direction, les deux syndicats dénoncent une situation qui perdure et qui nuit directement aux conditions de travail et à la qualité de la formation offerte aux étudiantes et aux étudiants.

Les deux syndicats négocient avec le même employeur et se butent au même problème : une direction qui ne semble pas avoir l’urgence de régler les problèmes vécus sur le terrain.

« Ça fait maintenant plus d’un an que nous négocions et nous avons déjà vécu trois années sans convention collective. Pendant ce temps, l’employeur multiplie les délais et ne démontre pas la volonté nécessaire pour régler les problèmes qui affectent directement notre travail. Nos demandes sont pourtant simples, nous voulons pouvoir effectuer notre travail dans de bonnes conditions et offrir une formation de qualité. Nous sommes rendus au point où nos membres sont prêts à utiliser les moyens nécessaires pour se faire entendre », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret.

Du côté des techniciennes et techniciens pompiers, la situation est tout aussi préoccupante. Les problèmes d’organisation du travail, les conditions dans lesquelles le personnel doit accomplir ses tâches et le manque de reconnaissance de la réalité vécue sur le terrain font partie des enjeux qui doivent être réglés à la table de négociation.

« Nous avons assez perdu de temps. Nos membres sont fiers de leur travail et veulent pouvoir l’accomplir correctement, mais encore faut-il que l’employeur accepte de s’asseoir sérieusement avec nous pour trouver des solutions. Nous avons maintenant deux mandats de grève qui démontrent clairement que le personnel n’acceptera pas que la situation continue comme si de rien n’était », déclare le président par intérim du Syndicat des techniciennes et techniciens pompiers du CNDF, Terry Gilbert.

Pour les deux syndicats, l’enjeu dépasse largement la question salariale. Il est question de l’organisation du travail, des moyens disponibles pour accomplir les tâches et des conditions nécessaires pour assurer une formation professionnelle de qualité.

Un exemple flagrant, le matériel de cours et l’équipement sont désuets. Les techniciens et les enseignants sont obligés d’utiliser leur propre matériel pour donner leurs cours, parce que celui fourni par l’école ne leur permet pas de travailler efficacement et sécuritairement.

Les syndicats tiennent également à dénoncer les mesures disciplinaires prises par la direction envers des étudiantes et étudiants qui ont manifesté leur appui à leurs enseignantes, enseignants, techniciennes et techniciens.

Les syndicats ne leur ont jamais demandé de poser quelque geste que ce soit. Elles et ils ont choisi de soutenir leur personnel enseignant et technique parce qu’elles et ils ont confiance en son travail.

« Les étudiantes et étudiants voient ce qui se passe et observent comment la direction traite leurs profs et les personnes qui les accompagnent dans leur formation. En prenant position aujourd’hui, elles et ils commencent aussi à comprendre qu’il est important de défendre leurs droits et leurs conditions pour l’avenir. Ce n’est pas un problème, c’est la preuve qu’elles et ils prennent déjà en charge leur propre défense », ajoute le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret.

Pour les syndicats, la réponse de la direction est révélatrice. Plutôt que de chercher à rétablir un climat propice au dialogue, elle choisit de s’en prendre à des étudiantes et étudiants qui ont exprimé leur soutien à leur personnel.

Les deux syndicats demandent maintenant à la direction du CNDF de prendre acte des mandats de grève et de démontrer une réelle volonté de négocier.

Après des mois de délais et de négociations qui piétinent, les travailleuses et travailleurs ont maintenant clairement indiqué qu’elles et ils sont prêts à passer à l’action.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy déclenchent la grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-declenchent-la-greve/ Wed, 09 Sep 2026 19:48:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118512 C’est aujourd’hui que les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN passent à l’action. Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les profs-pompiers déclenchent une grève de deux jours à compter d’aujourd’hui.

Ce conflit aurait pourtant pu être évité. La semaine dernière, les membres ont lancé un ultimatum clair à l’employeur : une entente devait intervenir avant le 9 septembre, à défaut de quoi une grève de deux jours serait déclenchée.  Mais, l’employeur n’a toujours pas convoqué le syndicat à une séance de négociation.

« L’employeur avait une semaine pour nous convoquer et négocier. Il avait une semaine pour trouver des solutions. Il n’a rien fait. Et maintenant, il essaie de jouer à la victime, alors qu’il refuse simplement d’assumer ses responsabilités, dénonce le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. Ça fait plus d’un an qu’on négocie. On aurait pu régler cette convention collective depuis longtemps si l’employeur avait réellement voulu avancer. Nos membres ont été patients. Ils ont fait leur part. Maintenant, c’est terminé, demain, nous serons en grève. »

Une organisation du travail qui n’est plus acceptable

Au cœur du conflit : un manque de prévisibilité dans l’organisation du travail qui impose une pression inutile aux enseignantes et enseignants.

Les profs-pompiers doivent pouvoir connaître leurs horaires et leur charge de travail suffisamment à l’avance pour être en mesure de planifier leur travail, préparer leurs cours et assurer un enseignement de qualité. Pourtant, les problèmes de planification persistent.

La situation s’est détériorée à tel point qu’à seulement une semaine du début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas précisément leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais pas quand ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

Ce n’est pas une façon acceptable d’organiser le travail de professionnel-les de l’enseignement.

« On parle ici de personnes qui doivent préparer des cours, organiser leur travail et assurer la formation de futures pompières et de futurs pompiers. On ne peut pas leur demander d’être disponibles sans leur donner la moindre prévisibilité sur leur propre horaire, affirme la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Les enseignantes et enseignants ont été patients et ont négocié de bonne foi. L’employeur, lui, avait encore une occasion de démontrer qu’il voulait régler. Il a choisi de ne pas la saisir. »

Plus d’un an à attendre des solutions

Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) appuie sans réserve les profs-pompiers dans leur décision de déclencher la grève.

« Ces enseignantes et enseignants n’ont pas demandé la lune. Ils demandent de pouvoir effectuer leur travail dans des conditions qui permettent une organisation normale et prévisible du travail pour améliorer la qualité de l’enseignement. Après trois ans sans convention collective et plus d’un an de négociations, ils ont assez attendu, affirme le vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Pierre Emond. L’employeur avait le temps de négocier. Il avait été prévenu. Il connaissait la date de la grève. Il avait toutes les cartes en main pour éviter le conflit. Il a choisi de ne pas agir. Maintenant, les membres passent à l’action et nous serons avec eux. »

Les enseignantes et enseignants sont disponibles pour négocier et souhaitent toujours parvenir à une entente. Mais après plus d’un an de négociations, plusieurs années sans convention collective et l’inaction de l’employeur depuis l’annonce du mandat de grève, les membres considèrent que la grève est devenue nécessaire.

La grève se terminera demain, le jeudi 10 septembre en fin de journée.

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Les profs-pompiers du Campus Notre-Dame-de-Foy se donnent un mandat de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/les-profs-pompiers-du-campus-notre-dame-de-foy-se-donnent-un-mandat-de-greve/ Thu, 03 Sep 2026 15:24:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118427 Après plus d’un an de négociations et trois ans sans convention collective, les enseignantes et enseignants du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN ont voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Les profs-pompiers du DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy sont maintenant prêts à passer à l’action. Le syndicat donne un ultimatum à l’employeur, une entente doit intervenir avant jeudi prochain, sans quoi les enseignantes et les enseignants seront en grève pour deux jours.

Au cœur du conflit se trouve notamment la question de la rétroactivité salariale. Après trois ans sans convention collective, et donc sans augmentations, les enseignantes et enseignants revendiquent une reconnaissance juste de leur travail et demandent notamment un arrimage de leurs conditions salariales avec celles des enseignantes et enseignants du réseau public des cégeps qui offrent des formations au DEP.

« Ces enseignantes et enseignants font un travail essentiel pour former les prochaines générations de pompières et de pompiers. Pourtant, après trois ans sans convention collective, trois ans sans augmentation salariale, l’employeur continue de faire traîner les choses. Ce n’est pas acceptable », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Quand on demande simplement d’être traité équitablement, l’employeur devrait chercher des solutions plutôt que de multiplier les retards. »

« Les travailleuses et les travailleurs n’ont pas à accepter indéfiniment les retards et les refus de leur employeur. Après trois ans sans convention collective, il est temps que l’employeur reconnaisse la valeur du travail de ces enseignantes et enseignants et fasse les compromis nécessaires pour arriver à une entente. La CSN est derrière eux et nous serons là pour les appuyer dans leur lutte pour des conditions de travail justes et équitables », affirme la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, Caroline Senneville.

Les problèmes ne se limitent toutefois pas qu’aux salaires. Le syndicat dénonce également une organisation du travail qui manque cruellement de prévisibilité.

À titre d’exemple, une semaine avant le début des cours, les enseignantes et enseignants ne connaissaient toujours pas leur horaire. Ils savaient quels cours ils allaient donner, mais ne savaient toujours pas précisément à quel moment ils les donneraient, combien d’heures ils travailleraient, ni comment leur semaine serait organisée.

« Les enseignantes et les enseignants demandent simplement une prévisibilité dans leur horaire. Une meilleure organisation du travail a un effet concret sur la qualité de la préparation des cours et donc sur la qualité de l’enseignement, au bénéfice des personnes étudiantes », souligne la vice-présidente responsable par intérim du regroupement privé de la FNEEQ–CSN, Saleha Hedaraly. Pour le syndicat, cette situation illustre un problème plus large, l’employeur doit prendre les négociations au sérieux et mettre sur la table des solutions concrètes.

« Nous sommes en négociation depuis plus d’un an et nous sommes sans convention collective depuis trois ans. Nous avons fait notre bout de chemin. Maintenant, c’est à l’employeur de démontrer qu’il veut réellement régler », affirme le président du Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy–CSN, Robin Fougeret. « Nos membres veulent travailler, enseigner et former des pompières et des pompiers. Mais ils veulent aussi être respectés et avoir des conditions de travail à la hauteur de leur contribution. Le message envoyé aujourd’hui est clair, si l’employeur ne règle pas, nous serons en grève jeudi prochain. »

Le syndicat demeure disponible pour négocier et souhaite éviter la grève. Mais le temps des délais et des tergiversations est terminé. Les membres ont donné un mandat clair et sans règlement, ils exerceront leur droit de grève pendant deux jours à compter de jeudi prochain.

 

À propos

Le Syndicat du personnel enseignant au DEP du Campus Notre-Dame-de-Foy – CSN représente environ 20 travailleuses et travailleurs. Il est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui regroupe quelque 240 syndicats et 45 000 membres dans les secteurs publics et privés ainsi qu’à la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ–CSN) qui compte plus d’une centaine de syndicats et représente plus de 40 000 membres.

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Les syndiqué-es de la Coopérative funéraire des Deux Rives adoptent une entente de principe https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-de-la-cooperative-funeraire-des-deux-rives-adoptent-une-entente-de-principe/ Fri, 14 Aug 2026 18:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118348 Réunis en assemblée générale le jeudi 13 août en soirée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN ont adopté à 98 % l’entente de principe qui leur était présentée. La nouvelle convention collective leur garantit les meilleures conditions de travail dans le milieu funéraire au Québec.

 

Des gains majeurs

La convention collective négociée prévoit des augmentations salariales de 21 % sur quatre ans ainsi qu’une diminution importante du nombre d’échelons de la grille salariale. Mais ce n’est pas tout : elle prévoit également une augmentation des primes et la création d’une prime de formation, l’augmentation du nombre de semaines de vacances et la réduction du nombre d’années nécessaires pour y avoir droit, l’augmentation de la contribution de l’employeur au régime de retraite, d’importants gains en matière de droits syndicaux, notamment sur le plan de la santé et sécurité au travail, et finalement une limitation du droit de gérance en matière de sous-traitance.

 

Objectif atteint sans conflit de travail

« Nous sommes très satisfaits du résultat de la négociation », commente la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN, Catherine Caron. « Notre objectif était de conclure une entente reconnaissant l’importance et l’excellence du travail de nos membres et nous pouvons dire : mission accomplie. »

« La très bonne entente négociée à la Coopérative funéraire des Deux Rives prouve qu’avec de la bonne volonté, il est possible d’en arriver à des solutions gagnantes pour toutes les parties », ajoute le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Steeve Bouchard.

« Il ne faut pas croire qu’un règlement comme celui-ci est tombé du ciel », précise la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier. « Les membres étaient mobilisés et déterminés, conscients de la valeur de leur travail. Ce sont des gens de cœur, qui font une profonde différence dans l’accompagnement. » Rappelons que le syndicat avait en poche un mandat pour une banque de cinq jours de grève et avait mené des actions de mobilisation. « Quand on approche la négociation avec sérieux, c’est possible de s’entendre sans conflit de travail », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Coopérative funéraire des Deux Rives–CSN représente 100 travailleuses et travailleurs. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) regroupe quelque 250 syndicats et 50 000 membres dans les secteurs publics et privés. La Fédération du commerce (FC–CSN) rassemble plus de 30 000 travailleuses et travailleurs.

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Pénurie de personnel au CHU de Québec–Université Laval : le réseau est à bout de souffle https://www.csn.qc.ca/actualites/penurie-de-personnel-au-chu-de-quebec-universite-laval-le-reseau-est-a-bout-de-souffle/ Wed, 15 Jul 2026 20:43:04 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=118195 La situation continue de se détériorer au CHU de Québec–Université Laval. Les postes vacants s’accumulent, les absences pour maladie augmentent et les équipes sont poussées à bout. Nous sommes à un point de rupture. Pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN), il est urgent de mettre fin à la diminution drastique des embauches et de donner aux établissements les moyens de recruter le personnel nécessaire avant que la situation ne devienne irréversible.

En pharmacie, 32 % des postes d’assistantes et assistants techniques en pharmacie (ATP) sont actuellement vacants. Chez les préposées et préposés aux bénéficiaires (PAB), près de 20 % des postes demeurent à pourvoir. Ces pénuries ont déjà des conséquences sur les services, notamment par une réduction des heures d’ouverture en pharmacie, tout en augmentant la pression sur les équipes en place. Problématique qui s’accentue en raison de la période des vacances en cours.

« Nos membres sont pris dans un cercle vicieux. Quand une personne s’absente parce qu’elle est épuisée ou malade, il n’y a souvent personne pour la remplacer. Ce sont les collègues qui absorbent la charge de travail supplémentaire. Jour après jour, la pression augmente, les gens s’épuisent et finissent eux aussi par tomber en arrêt de travail. On voit des équipes entières fonctionner en mode survie. À cet effet, l’employeur a d’ailleurs confirmé au Syndicat que le taux d’absentéisme avoisinait les 20 %. Si rien ne change rapidement, ce sont autant les travailleuses et les travailleurs que les services à la population qui en paieront le prix », déplore la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec–CSN, Caroline Verret.

Pour la vice-présidente responsable du secteur public à la Fédération de la santé et des services sociaux–CSN, Carole Duperré, la situation observée au CHU de Québec–Université Laval est loin d’être isolée. « Ce qui se passe au CHU de Québec–Université Laval est le reflet de ce que l’on constate partout au Québec. Depuis trop longtemps, le réseau fonctionne avec des équipes incomplètes qui compensent constamment pour les postes vacants. Les travailleuses et les travailleurs continuent de porter le réseau sur leurs épaules, mais ils ne peuvent pas compenser éternellement les décisions qui fragilisent le réseau public et leur santé. Si le gouvernement veut améliorer l’accès aux soins, il doit d’abord s’assurer que les établissements disposent du personnel nécessaire pour les offrir. »

Le conseil central estime que les décisions de gestion du gouvernement et de Santé Québec contribuent directement à l’aggravation de la crise.

« On ne peut pas reconnaître qu’il manque de personnel partout et, en même temps, maintenir une diminution des embauches qui empêche de remplacer les départs. Cette logique est complètement contre-productive. À force de vouloir gérer le réseau avec une calculatrice, on épuise les personnes qui prennent soin de la population en plus de la mettre en danger. Santé Québec et le gouvernement doivent agir sans tarder et mettre en place des solutions durables, adaptées à la réalité des travailleuses et des travailleurs. Chaque semaine d’inaction épuise davantage les équipes et compromet la qualité ainsi que l’accessibilité des services », affirme la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier.

Pour Caroline Verret, il est urgent de lever les obstacles au recrutement, de pourvoir les postes vacants et de reconstituer des listes de rappel capables de soutenir les équipes lorsque des absences surviennent. « N’avons-nous pas appris de la dernière pandémie qui avait clairement démontré la fragilité du réseau notamment par le manque d’effectifs en place ? », conclut-elle.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du CHU de Québec (CSN) représente plus de 3200 membres dans la catégorie 2 dans 5 établissements de la région de Québec. Le syndicat est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), représentant quelque 140 000 membres partout au Québec, ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN), regroupant 240 syndicats comptant plus de 45 000 membres dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches. La Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce sont 350 000 travailleuses et travailleurs de tous les milieux d’activité, partout au Québec.

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Une première convention CSN au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-csn-au-club-med-de-charlevoix/ Tue, 02 Jun 2026 15:03:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=117386 Réunis en assemblée générale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med Québec Charlevoix–CSN ont adopté à 90%, l’entente de principe qui leur a été présentée.

Il s’agit d’une première convention collective négociée sous l’affiliation à la CSN. Cette entente marque une étape importante pour les travailleuses et les travailleurs, qui ont choisi de se mobiliser afin d’améliorer leurs conditions de travail et de faire reconnaître leur contribution essentielle au succès de l’établissement.

La nouvelle convention collective, d’une durée de quatre ans, prévoit des augmentations salariales pouvant atteindre près de 19 % dès la première année et près de 30 % sur l’ensemble de sa durée. Les membres ont également obtenu des améliorations substantielles concernant la reconnaissance de l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité au travail, la prévention du harcèlement psychologique ainsi que les clauses syndicales, notamment par une bonification des libérations syndicales.

L’entente comprend aussi des avancées considérables pour les travailleuses et travailleurs étrangers. Une clause de statu quo a notamment été intégrée afin de mieux protéger les salarié-es détenteurs d’un permis de travail fermé en cas de congédiement. L’employeur s’engage également à faciliter les démarches des salarié-es qui souhaitent présenter une demande de certificat de sélection du Québec.

« Dès le début des négociations, nous voulions une convention collective qui reconnaisse réellement notre contribution au succès du Club Med. Les membres peuvent être fiers du résultat. En plus d’obtenir des augmentations salariales importantes, nous avons fait des gains sur l’ancienneté, les vacances, la santé et la sécurité ainsi que sur les protections offertes à plusieurs de nos collègues, notamment les travailleuses et travailleurs étrangers. Cette première convention nous donne des bases solides pour l’avenir, » affirme Jenny Anamaria Granados Mendiola, vice-présidente du syndicat.

Pour le conseil central, cette première convention collective représente une avancée importante pour l’ensemble des membres.

« Une convention collective, c’est toujours plus qu’une simple entente sur les salaires. Les travailleuses et les travailleurs du Club Med ont réussi à améliorer plusieurs aspects de leur quotidien tout en renforçant leurs protections et leurs droits. Les gains obtenus auront des effets durables bien au-delà de la durée de cette convention. C’est le résultat d’un travail rigoureux et d’une mobilisation soutenue des membres. Le syndicat a aussi pu compter sur la force de notre mouvement tout au long de la négociation, » souligne François Proulx-Duperré, secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

Pour la Fédération du commerce (FC–CSN), les résultats obtenus à Charlevoix pourraient également inspirer d’autres travailleuses et travailleurs du réseau.

« Cette entente établit un précédent important. Les gains obtenus démontrent qu’il est possible d’améliorer de façon significative les salaires, les conditions de travail et les protections des salarié-es dans les établissements du réseau. Les membres du Club Med Québec Charlevoix viennent de tracer une voie qui pourra servir de référence dans l’avenir. Cette convention envoie un message clair : lorsque les travailleuses et les travailleurs se mobilisent, ils peuvent obtenir des avancées concrètes et durables, » ajoute Alexandre Filiatrault, vice-président de la FC–CSN.

Le syndicat tient à remercier l’ensemble des membres pour leur confiance, leur implication et leur solidarité tout au long des négociations.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix (CSN) représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce (CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada.

 

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Entente de principe au Club Med de Charlevoix https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-au-club-med-de-charlevoix/ Fri, 08 May 2026 17:50:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=115073 Une entente de principe est intervenue entre le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix – CSN et le Club Med. Les membres seront appelés à se prononcer sur cette entente dans les prochains jours.

D’ici à la présentation en assemblée générale, aucun commentaire public ne sera formulé par respect pour les membres. 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du Club Med de Québec Charlevoix représente plus de 300 membres dans la région. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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Entente de principe acceptée chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-acceptee-chez-autobus-des-erables/ Thu, 23 Apr 2026 14:14:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=114158 Hier soir, mercredi 22 avril, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à 93 %, par voie de scrutin secret, l’entente de principe intervenue le jour même avec leur employeur.

« Pour l’année 2024-2025, nous avons obtenu une rétroactivité salariale variant de 8,7 à 15,44 % selon l’échelon, tandis que pour 2025-2026, avec un salaire de 25 $ l’heure au dernier échelon, les augmentations varient de 15,63 à 23 %, selon nos trois échelons restants, puisque nous en avons supprimé un. Les plus fortes hausses touchent les salarié-es cumulant moins d’un an d’ancienneté, ce qui favorisera l’attraction et la rétention de notre monde. Nous avons également obtenu des bonifications pour nos cellulaires et pour les outils des mécaniciens et nos vacances passent à 8 % après 8 ans (au lieu de 10 ans) et à 10 % après 15 ans (au lieu de 20 ans). Les salaires horaires des mécaniciens 1 et 2 seront respectivement de 38,50 $ et 30 $ l’heure », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Nous saluons le fait que l’employeur ait accepté de s’attaquer avec nous aux problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire. Pour nous, cette entente constitue une avancée dans la bonne direction pour garantir le service aux parents. Il s’agit d’une convention collective qui vient à échéance en juin 2026 et nous reprendrons la négociation en septembre prochain », ajoute le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond.

« Nous saluons le changement de ton de Sogesco et le vote des membres d’hier soir est très éloquent à cet égard. Notre fédération reconnaît l’effort de l’employeur à consentir des augmentations salariales intéressantes sans confrontation avec ses chauffeuses et chauffeurs. Nous souhaitons vivement que ce climat soit durable, surtout avec la reprise des négociations à l’automne prochain », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Mandat unanime : 14 jours de grève chez Autobus des Érables https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-unanime-14-jours-de-greve-chez-autobus-des-erables/ Thu, 02 Apr 2026 12:02:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=113309 Ce mercredi 1er avril au soir, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables–CSN ont adopté à l’unanimité, par voie de scrutin secret, un mandat de 14 jours de grève à déclencher au moment jugé opportun.

« Depuis le 2 décembre dernier, nous avons tenu huit séances de négociation. Nous avons retravaillé une bonne partie de la convention collective, qui était désuète. Nous avons presque terminé les clauses normatives et, outre celles à incidences financières, il ne reste qu’une seule demande que l’employeur refuse d’accorder, sans fournir d’explication rationnelle. La dynamique à la table de négociation n’est pas mauvaise, mais, ce matin, nous attendions une réponse de l’employeur sur le volet des salaires et avantages sociaux. Or, on a reçu exactement la même offre que l’an dernier, sans aucune bonification. Bref, les membres sont en colère et ça s’est fortement reflété dans le vote d’hier soir », déclare le trésorier du syndicat, André Vaillancourt.

« Avec les problèmes d’attraction et de rétention de main-d’œuvre qui existent en Beauce, particulièrement dans le secteur du transport scolaire, offrir des salaires en dessous de la moyenne des autres entreprises du secteur, c’est une atteinte au service aux parents. Avec la hausse du coût de la vie et de celui de l’essence, il y a des salarié-es qui ont deux jobs pour arriver, c’est inacceptable ! On va se battre avec eux pour que ça change », ajoute le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré.

Dans la région de Québec et ses environs, pour 2025, l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a fixé le revenu viable à 35 872 $ par année pour une personne seule et à 48 099 $ pour une famille monoparentale avec un enfant en CPE.

« Avec un salaire actuel d’environ 20 000 $ par année, les membres s’attendent à une bonification significative de leurs conditions de travail. L’employeur, Sogesco, n’est pas reconnu pour offrir de bons salaires… sans qu’une lutte soit livrée par les syndiqué-es. L’entreprise est historiquement reconnue pour ses nombreux bris de services, directement reliés aux salaires trop bas qu’ils imposent à leurs travailleuses et travailleurs. Mais les membres ont décidé de se battre et nous serons à leurs côtés pour les épauler, jusqu’à l’obtention d’un contrat de travail satisfaisant », conclut la vice-présidente de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, Josée Dubé.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Autobus des Érables Ltée–CSN regroupe environ 50 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) et à la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Victoire majeure pour la fonderie Bibby-Ste-Croix dans une cause antidumping https://www.csn.qc.ca/actualites/victoire-majeure-pour-la-fonderie-bibby-ste-croix-dans-une-cause-antidumping/ Thu, 26 Feb 2026 14:10:13 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=112262 La CSN salue une décision déterminante du Tribunal canadien du commerce extérieur, laquelle confirme le bien-fondé d’une plainte de dumping visant des importations de tuyaux d’évacuation en fonte en provenance de la Chine. Des droits antidumping et compensateurs allant jusqu’à 472 % seront imposés sur les importations des marchandises en cause.

Dans son mémoire présenté au Tribunal, le Syndicat des travailleurs et travailleuses de Bibby-Ste-Croix-CSN, a notamment soutenu que les importations chinoises, vendues à des prix injustement bas, ont entraîné une baisse des ventes et de la part de marché de Bibby-Ste-Croix, qui embauche présentement près de 300 travailleuses et travailleurs, dont 200 sont syndiqués. Depuis 2021, les salarié-es ont subi des mises à pied, une réduction des heures supplémentaires et une pression constante sur la rétention de la main-d’œuvre qualifiée, explique la CSN.

« Les pratiques commerciales déloyales menacent directement nos emplois et la vitalité économique de notre région. Cette victoire devant le Tribunal aura des impacts à long terme pour notre communauté à Sainte-Croix », souligne le président du syndicat, Jean-François Laliberté, qui a livré un vibrant témoignage lors des audiences.

La fonderie Bibby-Ste-Croix joue un rôle économique central dans la région de Lotbinière, où les occasions d’emploi comparables sont peu courantes. D’autres pertes d’emplois dans le secteur manufacturier avaient déjà fragilisé la région, notamment chez Meubles South Shore, dans le même village.

Pour le syndicat, il s’agit d’un pas crucial pour stabiliser la production et protéger les emplois existants.

« À travers leur combat pour sauver leur entreprise des effets destructeurs des pratiques commerciales déloyales, les syndiqué-es de Bibby-Ste-Croix font une poignante démonstration qu’un syndicat, c’est bon pour les affaires ! », s’exclame la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Difficile de rivaliser avec d’autres lorsque les dés sont pipés. Cette décision vient remettre de l’ordre dans le marché et enfin offrir une possibilité au secteur de prospérer », explique le président de la Fédération de l’industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.

« Dans Lotbinière, les entreprises comme la fonderie sont de véritables moteurs économiques, je salue la décision du Tribunal qui a su prendre la mesure des impacts du dumping sur la communauté pour mieux la protéger », conclut la présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches-CSN, Barbara Poirier.

À propos 
Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. La Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble quelque 252 syndicats et plus de 22 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec. Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN) a été fondé en 1918. Il regroupe près de 200 syndicats représentant, sur une base régionale, quelque 45 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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Santé et services sociaux: la CSN dénonce les abolitions de postes au CIUSSS de la Capitale-Nationale https://www.csn.qc.ca/actualites/sante-et-services-sociaux-la-csn-denonce-les-coupures-de-postes-au-ciusss-de-la-capitale-nationale/ Tue, 10 Feb 2026 17:17:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111808 Alors que le réseau de la santé et des services sociaux était déjà sous pression, les directives budgétaires imposées d’en haut ne font qu’empirer la situation. Les exigences comptables du ministère et les coupes imposées par Santé Québec qui en découlent, obligent les établissements régionaux comme les CIUSSS et les CISSS à devoir couper dans les services. « Au CIUSSS de la Capitale-Nationale, nous avons subi quatre vagues de coupes de postes depuis janvier 2025 », dénonce le président du Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN), Xavier Isabelle. « À ce jour, on parle de 206 postes abolis juste dans notre catégorie d’emploi », poursuit-il.

« Nous parlons de postes de professionnèles, de techniciennes et de techniciens, qui sont coupés. Ça a un impact majeur et direct sur les équipes, sur les soins, mais surtout sur les délais de prises en charge à la population », explique Xavier Isabelle. « Concrètement, dans certaines équipes, on ne prend plus en charge la prévention, on ne traite que les urgences. Les salariés sont déprimés, découragés et épuisés et ils craignent de plus en plus de ne plus pouvoir remplir leur mission. » Le résultat, c’est que la population, notamment la clientèle vulnérable et les enfants, attend plus longtemps sur des listes d’attentes et, parfois, des personnes qui auraient pu être prises en charge préventivement se retrouvent sans service et voient leur état s’aggraver. « Et les coupes de postes ne sont que la pointe de l’iceberg. Santé Québec oblige désormais les établissements à fonctionner avec des budgets axés sur la performance comptable, on ne remplace pas les absences à cause du gel d’embauche, on tente de réduire les heures de travail, on coupe aussi dans des surcroits qui avaient été accordés pour des besoins pourtant dûment identifiés. Nos membres nous le disent, ils constatent que la performance recherchée par Santé Québec et le gouvernement, ce n’est pas une performance humaine, c’est une performance financière. Il faut que ça cesse ! Quand est-ce qu’on va cesser de saigner le réseau de la santé ? », se demande le président du SPTSSS–CSN.

« Les contraintes budgétaires imposées d’en haut sont en contradiction flagrante avec les objectifs officiels de Santé Québec », poursuit Marie-Michèle Doiron, vice-présidente et responsable du secteur de la santé et des services sociaux pour la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Santé Québec et ses « top guns du privé » devaient améliorer la performance et l’efficacité du réseau, mais ce n’est pas du tout ce qu’on observe sur le terrain. « Dans les faits, tout ce que Santé Québec fait depuis son entrée en scène, c’est de couper dans le personnel et dans les services à la population, tout en multipliant les postes de cadres grassement rémunérés. Ça amène des bris de service, des délais d’attente prolongés et du personnel surmené et démotivé. Tout le monde est perdant », ajoute Marie-Michèle Doiron. « Il est plus que temps que Santé Québec cesse de serrer la vis au personnel sur le terrain et recommence à mettre l’argent là où ça peut vraiment faire la différence : dans les services à la population. »

« La logique comptable qui préside aux coupes est contre-productive », explique le secrétaire général du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, François Proulx-Duperré. « Pallier au plus pressé, ne traiter que les urgences, négliger la prévention, ça finit par coûter plus cher à la société et ce n’est bon ni pour les personnes qui ont besoin de soins ni pour les travailleuses et les travailleurs du réseau, ni pour l’État. On voudrait détruire le système public en le rendant dysfonctionnel et inefficace qu’on ne s’y prendrait pas autrement. » La CSN, qui est actuellement en campagne sur le thème Faire front pour le Québec, entend interpeller les différents acteurs du grand spectre politique dans les prochains mois. « Ça prend au minimum des garanties qu’il y aura un financement adéquat et stable pour maintenir les services actuels, on ne peut pas se permettre une autre vague de coupes », ajoute François Proulx-Duperré. « On le sait, on s’en va en campagne électorale bientôt, ça va être le temps de demander des engagements aux différents partis pour savoir où ils logent par rapport à nos services publics, notamment le réseau de la santé et des services sociaux. »

 

À propos

Le Syndicat des professionèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS-CSN) représente plus de 5600 membres de la catégorie 4 du CIUSSS de la Capitale Nationale réparti en plus de 60 titres d’emploi, œuvrant dans plus de 200 installations. La Fédération des professionnèles (FP–CSN), représente près de 11 000 professionnèles, techniciennes et techniciens de partout au Québec dont celles et ceux du CIUSSS de la Capitale-Nationale. Le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN est une organisation syndicale et sociale qui regroupe les syndicats CSN des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches. Il représente un peu plus de 45 000 travailleuses et travailleurs dans tous les domaines d’activité, tant dans le secteur public que dans le secteur privé.

 

 

 

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Massif de Charlevoix: les membres acceptent la recommandation du conciliateur https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-les-membres-acceptent-la-recommandation-du-conciliateur/ Thu, 22 Jan 2026 19:26:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111334 Après trois semaines de grève générale illimitée, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif de Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont accepté à 91 % la recommandation du conciliateur, à la suite d’un scrutin secret tenu en assemblée générale.

« Aujourd’hui, on regarde vers l’avant ! Nous sommes extrêmement satisfaits de l’entente conclue, mais surtout heureux de pouvoir relancer la saison et de faire revivre notre belle montagne. Les dernières années ont été marquées par une inflation galopante. Il était essentiel d’obtenir une véritable protection pour le pouvoir d’achat. Aujourd’hui, on peut le dire clairement : la lutte a payé », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La nouvelle convention collective prévoit en effet un mécanisme de protection contre l’inflation permettant de bonifier les augmentations salariales si l’indice des prix dépasse les hausses négociées. Sur une période de cinq ans, les membres bénéficieront d’augmentations totalisant 5 %, 4 %, 3 %, 3 % et 4 %. S’ajoute à ces augmentations accordées une protection contre l’inflation les trois dernières années, qui peut amener l’augmentation jusqu’à 5 % par année.

Pour le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, l’issue de cette négociation allait de soi : « Les demandes syndicales étaient plus que légitimes, surtout au regard des conventions collectives signées dans les autres montagnes de la région. Les membres se sont tenus debout, solidaires, pour obtenir ce qui leur revenait. Aujourd’hui, c’est la tête haute qu’elles et ils retournent faire vivre la montagne. »

Une implication politique qui ne passe pas inaperçue

Malgré cette issue positive pour la région et pour les membres, le syndicat ne peut passer sous silence les interventions politiques survenues au cours des dernières semaines. Les prises de position de Kariane Bourassa, députée à l’Assemblée nationale pour la région, ont clairement favorisé l’employeur, sans égards aux conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de son propre territoire.

« Lorsqu’une élue prend parti pour l’employeur sans même connaître l’état réel des discussions à la table de négociation, lorsqu’elle demande encore et toujours au syndicat de faire des concessions sans se demander qui bloque réellement, on comprend vite que la priorité n’est pas le bien-être des travailleuses et des travailleurs. Ce sont plutôt les intérêts de la bourgeoisie et des grands propriétaires qui sont défendus. Les gens vont s’en souvenir », dénonce la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

De son côté, le premier vice-président de la CSN, François Énault, souligne que ce règlement démontre encore une fois l’efficacité des mécanismes existants lorsque toutes les parties jouent leur rôle : « Malgré l’intensité du conflit, toutes les ressources ont été mises à contribution pour parvenir à un règlement. L’intervention du ministère a été significative et démontre que le système fonctionne. C’est une preuve supplémentaire que la dernière loi du ministre du Travail est inutile et qu’elle ne ferait qu’accentuer le déséquilibre déjà fragile entre les travailleuses, les travailleurs et leurs employeurs. »

Ce règlement démontre une fois de plus que la solidarité et la détermination des travailleuses et des travailleurs sont les véritables moteurs du progrès. En se tenant debout collectivement, les membres ont non seulement amélioré leurs conditions de travail, mais ont aussi défendu le respect, la dignité et l’avenir de l’emploi dans la région. Cette lutte rappelle une vérité essentielle : la solidarité porte toujours fruit.

 

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Une première délégation de travailleurs de la Davie s’envole vendredi pour un transfert de savoirs en Finlande https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-delegation-de-travailleurs-de-la-davie-senvole-vendredi-pour-un-transfert-de-savoirs-en-finlande/ Wed, 21 Jan 2026 14:51:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111154 Une première délégation de travailleurs du chantier Davie s’envolera vendredi pour la Finlande dans le cadre d’un projet pilote rendu possible grâce à une lettre d’entente intervenue entre le Syndicat des travailleurs du chantier naval de Lauzon (CSN) et leur employeur.

Quatre soudeurs-monteur, accompagnés du président du syndicat, d’un contre-maître et d’une directrice sont du voyage d’un mois. « Notre délégation va travailler pendant un mois avec les équipes du Helsinki Shipyard dans une perspective de transfert de savoirs », explique Jessy Piché, président du syndicat, « entre 60 et 70 travailleurs auront la chance de participer à ce programme d’ici 2027 ».

Rappelons que la Davie a acheté le Helsinki Shipyard Oy (HSO) en novembre 2023 et qu’elle a conclu un contrat de construction d’un brise-glace polaire avec le gouvernement du Canada. « Ce navire sera construit en partie au Canada, au Chantier Davie, et en partie en Finlande, au Chantier Helsinki », explique Jessy Piché, « c’est important dans ce contexte de pouvoir aller voir sur place comment travaillent les équipes finlandaises et échanger avec elles ».

Le programme de transfert de savoirs négocié entre le Syndicat et l’Employeur prévoit que toutes les dépenses des travailleurs sont payées et qu’une prime de 15% s’applique aux salaires. « C’est l’une des ententes, sinon l’entente la plus généreuse de l’industrie », explique Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN) qui négocie plusieurs ententes de ce type, on peut penser par exemple au programme d’échange avec le Brésil de Alstöm, à La Pocatière.

« On va se le dire, c’est une très belle opportunité qui est offerte aux ouvriers syndiqués de la Davie », poursuit Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « c’est un bon coup du syndicat et de la CSN qui vaut la peine d’être souligné ». La syndicaliste ne cache pas sa fierté de voir l’expertise et le savoir-faire lévisien s’exporter à l’international. « On est déjà le meilleur chantier naval en Amérique du Nord, imaginez après! », conclue la présidente du conseil central.

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Les travailleuses et les travailleurs du Massif exigent le retour à une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-du-massif-exigent-le-retour-a-une-vraie-negociation/ Mon, 19 Jan 2026 21:30:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111092 Réuni-es en assemblée générale spéciale aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN ont rejeté l’hypothèse de règlement soumise par le conciliateur ainsi que le recours à l’arbitrage. Les membres ont clairement exprimé leur volonté de poursuivre la négociation et de ne pas se laisser intimider par les pressions et les ultimatums patronaux.

Cette décision est un geste de courage et de cohérence. Les travailleuses et les travailleurs veulent une entente négociée, juste et durable. Ils refusent de confier leur avenir à des raccourcis imposés et réaffirment que la table de négociation demeure le seul endroit légitime pour régler le conflit.

« Les travailleuses et les travailleurs ont parlé d’une seule voix. Ils refusent l’intimidation et les menaces. Ils veulent négocier pour vrai et obtenir une entente qui reconnaît pleinement la valeur de leur travail. L’intimidation a assez duré. Nous ne rentrerons pas à genoux », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

La décision des membres s’inscrit aussi dans une volonté de défendre la région et celles et ceux qui la font vivre, en refusant qu’un employeur impose unilatéralement sa vision et ses règles.

« La solidarité régionale est essentielle. Quand un employeur agit comme s’il était un roi et tente d’imposer sa vision du monde par la pression et l’intimidation, il faut savoir lui tenir tête collectivement. Les travailleuses et les travailleurs du Massif font preuve de dignité et de courage, et toute la région a intérêt à ce qu’ils soient respectés », déclare la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

Du côté de la Fédération du commerce–CSN, on rappelle que les demandes des membres sont légitimes et réalistes. « Dans les autres montagnes, les travailleuses et les travailleurs ont obtenu des conditions décentes et une reconnaissance de leur travail. Les membres du Massif méritent la même chose. Ils ne demandent rien d’exagéré », souligne le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Les travailleuses et les travailleurs demeurent disponibles pour négocier à tout moment. Leur détermination est intacte. Ils resteront uni-es, solidaires et debout jusqu’à l’obtention d’une entente négociée et juste.

À propos 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN représente plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de plus de 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans toutes les régions du Québec et ailleurs au Canada. 

 

 

 

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Aucun arbitrage au Massif : les travailleuses et les travailleurs refusent les raccourcis et exigent une vraie négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/aucun-arbitrage-au-massif-les-travailleuses-et-les-travailleurs-refusent-les-raccourcis-et-exigent-une-vraie-negociation/ Thu, 15 Jan 2026 20:04:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110954 Réuni-es en assemblée générale ce matin, les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif Petite-Rivière-Saint-François–CSN n’iront pas en arbitrage tel que l’employeur l’exige. Cette décision s’inscrit dans une volonté ferme : ne pas abandonner leur avenir à une tierce partie et forcer l’employeur à revenir sérieusement à la table de négociation.

« L’arbitrage n’est pas une solution. C’est un renoncement. C’est accepter que quelqu’un qui ne connaît ni la réalité du travail sur la montagne ni les conditions vécues par les salarié-es, tranche à leur place. Les veulent un règlement négocié, et ce avant la fin de la saison. Le syndicat ne confiera pas la négociation à un tiers avec une issue incertaine. Ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font vivre le Massif, et ce sont elles et eux qui doivent décider », affirme la présidente du syndicat, Annick Simard.

Le syndicat croit encore à la négociation, contrairement à l’employeur

Le syndicat tient à être parfaitement clair : la négociation demeure la voie privilégiée. La conciliation peut encore fonctionner, une entente est possible. Mais pour cela, l’employeur doit choisir de négocier pour vrai, et non multiplier les sorties médiatiques et les manœuvres pour éviter la table. Depuis le déclenchement de la grève, l’employeur tente de faire croire que le syndicat bloque les discussions. Or, les faits et les agissements de la partie patronale révèlent une tout autre histoire.

« L’employeur affirme dans les médias que le syndicat ne fait pas d’offres sérieuses. C’est faux. La dernière offre complète et structurée à la table vient du syndicat. Dire le contraire, c’est tromper volontairement l’opinion publique. On met beaucoup plus d’énergie pour entacher la réputation du syndicat et sauver son image corporative qu’à négocier. Ça n’aurait pris qu’une fraction de toute cette énergie investie par l’employeur pour en arriver à un règlement. Malheureusement, ce n’est pas leur priorité », dénonce le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Un double discours inacceptable

Alors que l’employeur prétend agir pour le bien de la région, ses gestes démontrent exactement l’inverse. Depuis le début du conflit, il a recours à des briseurs de grève pour maintenir la montagne ouverte, ce qui lui permet de retarder la négociation et d’éviter de ressentir une réelle pression. Il priorise les clients du Club Med avant de penser à sa propre région et aux travailleuses et aux travailleurs des villes avoisinantes.

« On ne peut pas prétendre se soucier de la région tout en affaiblissant celles et ceux qui la font vivre. Utiliser des briseurs de grève pour contourner un conflit, notamment en recourant à des autobus afin d’assurer la remontée du bas vers le haut de la montagne, ce n’est pas protéger l’économie régionale : c’est l’abîmer. Prioriser une clientèle de passage qui ne fera même pas vivre les commerces locaux, tout en affirmant agir pour la région, c’est tout simplement effronté », s’indigne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.

À cet effet, l’employeur devra se défendre devant le Tribunal administratif du travail le 20 janvier prochain en lien avec son utilisation de briseurs de grève. Une plainte formelle a été déposée par le syndicat la semaine dernière, forçant la tenue d’une audience.

Ce choix patronal prolonge inutilement le conflit, fragilise la saison hivernale et nuit à l’ensemble de la communauté. Tout cela aurait pu être évité si l’employeur avait choisi la voie du dialogue plutôt que celle de l’affrontement.

La responsabilité est claire

Les travailleuses et les travailleurs n’ont jamais fermé la porte à la négociation. Elles et ils sont encore disponibles pour négocier à tout moment, mais pas à n’importe quel prix. Le respect, la reconnaissance du travail et des conditions justes ne sont pas négociables.

Le message est limpide : la mobilisation est forte, la détermination est intacte et la solution passe par la table de négociation.

 

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Mandat de grève générale illimitée adopté au Massif https://www.csn.qc.ca/actualites/mandat-de-greve-generale-illimitee-adopte-au-massif/ Fri, 02 Jan 2026 21:58:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110826 Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN annonce que ses membres ont adopté un mandat de grève générale illimitée à 95 %, lors d’une assemblée tenue le 2 janvier, en marge de la première journée de grève. Ce mandat entre en vigueur immédiatement.

Ce vote survient dans un contexte de blocage complet des négociations. À quelques jours de l’échéance de la convention collective, l’employeur a mis fin aux discussions et aucune rencontre n’est actuellement prévue, laissant les travailleuses et les travailleurs sans autre levier que la mobilisation.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, ce mandat est un signal sans équivoque : « Les membres ont parlé clairement aujourd’hui. Ils et elles sont tannés d’attendre pendant que l’employeur étire les négociations. Par son retrait des négociations à l’aube de notre grève, l’employeur nous indiquait clairement que notre mandat de 10 jours ne l’inquiétait pas. Il était donc évident pour nous qu’un mandat plus fort serait nécessaire pour lui faire reprendre les négociations. »

Du côté du président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, la situation était prévisible : « Quand un employeur refuse de faire des avancées concrètes et quitte la table, il pousse directement vers un conflit. Les travailleuses et les travailleurs ne demandent pas l’impossible, ils demandent du respect et une entente juste. Ce mandat est la conséquence directe de l’intransigeance patronale. »

Pour le trésorier du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Louis Hamel, les impacts dépassent largement le milieu de travail : « En laissant traîner la situation, l’employeur met en péril bien plus qu’une convention collective. C’est toute l’économie régionale et la saison hivernale qui sont fragilisées. Ce conflit aurait pu être évité si l’employeur avait choisi de négocier sérieusement. Il démontre son mépris pour la région et les gens qui y habitent. La région mérite mieux. »

Le Syndicat rappelle que ses revendications sont connues depuis le début et qu’il demeure disponible pour reprendre les discussions à tout moment. Toutefois, les travailleuses et les travailleurs sont maintenant prêts à exercer une pression maximale pour se faire entendre et respecter.

Le message est clair : la mobilisation est au rendez-vous et la balle reste dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salariés-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

 

 

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Massif de Charlevoix: l’employeur rompt la table de négociation et met la saison de ski en péril https://www.csn.qc.ca/actualites/massif-de-charlevoix-lemployeur-rompt-la-table-de-negociation-et-met-la-saison-de-ski-en-peril/ Tue, 30 Dec 2025 21:45:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110822 Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN dénonce la décision unilatérale de l’employeur de rompre la table de négociation à quelques jours seulement de l’échéance de la convention collective et de la grève annoncée du 2 janvier.

Réunis hier pour un retour à la table, les représentants syndicaux ont appris que l’employeur refusait de revenir sur l’offre syndicale déposée et qu’il lui faudrait « plus de temps ». En conséquence, l’employeur a annulé le reste de la rencontre d’hier ainsi que celle prévue aujourd’hui. Il n’y a donc désormais aucune rencontre de négociation prévue d’ici la grève du 2 janvier.

Pour la présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs du Massif–CSN, Annick Simard, la responsabilité de la situation est claire : « Depuis plusieurs semaines, on dénonce le manque de volonté de l’employeur. Aujourd’hui, il vient lui-même confirmer ce que nous disons. Le syndicat a tendu la main, envoyé des signaux clairs et répété ses mises en garde. Malgré tout, l’employeur a choisi de quitter la table. Les membres n’ont jamais eu comme objectif de faire la grève. Malheureusement, l’employeur nous force la main par son manque de volonté flagrant. »

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, y voit une stratégie d’évitement : « Refuser d’améliorer son offre, annuler les rencontres et gagner du temps, ce n’est pas négocier. C’est laisser pourrir la situation. L’employeur savait très bien où ça menait et il a quand même décidé de rompre la table. Il y a quelques jours on parlait d’intérêt pour l’achat d’une nouvelle montagne. Avant de penser à une autre station, il devrait peut-être s’assurer que la sienne ne soit pas en grève… »

Pour le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond, la rupture est lourde de sens : « À quelques jours du 2 janvier, il n’y a plus d’ambiguïté possible. L’employeur a été averti à répétition. En quittant la table aujourd’hui, il prend la décision consciente de plonger la région dans un conflit de travail évitable. C’est non seulement la saison de ski qui est en péril, mais toute l’industrie récréotouristique qui va être affectée. »

Le Syndicat rappelle que ses demandes sont raisonnables, connues et sur la table depuis le début. En mettant fin aux discussions, l’employeur confirme qu’il n’a pas la volonté de conclure une entente avant l’échéance.

À quelques jours du 2 janvier, le message des travailleuses et des travailleurs est limpide : ils sont prêts, mobilisés et déterminés à défendre leurs conditions de travail, leurs emplois et l’avenir du Massif. La balle demeure entièrement dans le camp de l’employeur.

À propos 

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.   

 

 

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Le syndicat des travailleurs du Mont-Sainte-Anne déplore la gestion de la montagne https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-travailleurs-du-mont-sainte-anne-deplore-la-gestion-de-la-montagne/ Tue, 16 Dec 2025 18:07:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=110564 Le syndicat représentant les travailleuses et travailleurs du Mont-Sainte-Anne est inquiet de la gestion de la montagne. La fermeture inhabituelle de la station de ski, malgré les conditions météorologiques favorables, retarde l’entrée en poste de plusieurs centaines de travailleurs saisonniers. La non-conformité de la compagnie gestionnaire, Resorts of Canadian Rockies, à des exigences d’entretien de la Régie du bâtiment, est en cause.  

À pareille date l’année dernière, plus de 270 travailleuses et travailleurs étaient déjà en fonction, mais ce ne sont qu’une cinquantaine de personnes qui travaillent sur la montagne à l’heure actuelle.  

« C’est une des plus belles montagnes du Québec et les salarié-es ne demandent qu’à offrir une belle expérience aux clients, mais ça devient de plus en plus difficile pour eux de compenser les années de sous-investissements du gestionnaire », explique le trésorier de la Fédération du commerce de la CSN, Michel Valiquette.  

Le syndicat a par ailleurs fait valoir le droit de refus de travail en raison de conditions dangereuses au département de l’enneigement. Il souligne notamment le manque de véhicules qui servent aux déplacements quotidiens sur la montagne, de même qu’à l’évacuation d’urgence des employé-es. 

Les problèmes électriques ont également eu des impacts sur les travailleurs en fonction qui, au-delà de la station d’accueil, devaient opérer avec l’aide de génératrices qui ne suffisent pas aux besoins. Le syndicat mentionne notamment le cas des patrouilleurs qui ont dû prendre leurs pauses dans le froid. 

« Les problèmes de gestion sont récurrents avec la compagnie, on se souviendra que l’année dernière, les travailleuses, les travailleurs et les plaisanciers avaient eu droit à une fermeture de la station dès la première journée de la saison, c’est déplorable qu’on joue encore dans le même film », explique la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Barbara Poirier.  

La CSN appelle la compagnie gestionnaire à redresser la situation et à investir les sommes nécessaires pour que la montagne fasse à nouveau la fierté de la région. 

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Les travailleuses et les travailleurs du Massif dénoncent les reculs exigés par l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-les-travailleurs-du-massif-denoncent-les-reculs-exiges-par-lemployeur/ Sat, 06 Dec 2025 12:30:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109642 Alors que la saison débute, les membres du Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN dénoncent une approche patronale qui cherche à affaiblir leurs conditions de travail au moment même où le Massif connaît une croissance et une notoriété enviables. Malgré les bons résultats vantés publiquement, l’employeur veut réduire presque à néant la possibilité de congés sans solde. L’entreprise propose de plafonner la prime de soir à 75 cents, comme si le temps en famille, la fatigue et les contraintes de travailler le soir ne valaient que des miettes. 

« Le Massif, c’est nous ! Ce sont les femmes et les hommes qui accueillent, entretiennent et sécurisent la montagne jour après jour. Si l’employeur se félicite de ses succès, il doit reconnaître celles et ceux qui les rendent possibles. Nos vies ne sont pas extensibles et nos conditions ne doivent pas servir de variable d’ajustement », affirme Annick Simard, présidente du syndicat. 

Face à ces reculs, les membres portent des demandes simples et justes : encadrer réellement la sous-traitance pour protéger les emplois, augmenter les congés de maladie pour que chacune et chacun puisse se soigner sans perdre au change, améliorer les équipements de la montagne afin de travailler de façon plus sécuritaire et efficace, et réduire le nombre d’années nécessaires avant d’obtenir une semaine de vacances supplémentaire. L’objectif est clair : que l’engagement, le savoir-faire et la passion qui font la réputation du Massif soient enfin reconnus dans les conditions de travail. 

Pour le Conseil central Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, l’attitude de l’employeur heurte frontalement les valeurs qu’il affiche publiquement. « Le Massif se présente comme un fleuron touristique, un lieu d’expérience exceptionnel. Cette expérience repose sur le travail de centaines de femmes et d’hommes. Exiger plus de flexibilité tout en refusant de partager équitablement les fruits de la réussite, c’est envoyer le message que l’humain passe après la performance », soutient le vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Pierre Émond. 

Du côté de la Fédération du commerce–CSN, on rappelle que les travailleuses et les travailleurs portent la marque du Massif dans chaque interaction. « On ne bâtit pas une destination internationale avec des reculs. Investir dans celles et ceux qui créent l’expérience, c’est investir dans l’avenir de la montagne. Les membres ne demandent pas la lune : elles et ils demandent du respect, de la dignité et une part équitable des gains qu’ils génèrent », déclare le trésorier de la Fédération du commerce–CSN, Michel Valiquette. 

Malgré les tensions, les travailleuses et les travailleurs demeurent déterminés à accueillir les visiteuses et visiteurs avec le même professionnalisme qu’à l’habitude. Elles et ils souhaitent maintenant que leur employeur démontre le même esprit d’équipe qu’il revendique publiquement. 

À propos 

Le Syndicat des salarié-es du Massif Petite-Rivière-St-François–CSN représente un peu plus de 300 membres. Il est affilié à la Fédération du commerce (FC-CSN) et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA-CSN). Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada. 

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