1er mai – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 01 May 2025 11:28:10 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png 1er mai – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Journée internationale des travailleuses et des travailleurs – Toujours debout contre l’austérité https://www.csn.qc.ca/actualites/journee-internationale-des-travailleuses-et-des-travailleurs-toujours-debout-contre-lausterite/ Thu, 01 May 2025 11:28:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104780 C’est sous le thème Toujours debout contre l’austérité que des milliers de personnes marcheront aujourd’hui dans les rues de Montréal à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, marche organisée par la Coalition du 1er mai. Pour la Coalition, l’austérité imposée par le gouvernement Legault érode l’édifice social dont s’est doté le Québec et s’attaque aux droits humains.

« Si le gouvernement a fait le choix de l’austérité, ce n’est certainement pas celui des travailleuses et des travailleurs. C’est un film dans lequel le Québec a déjà joué et dont les grands gagnants sont les mêmes qui votent ces mesures d’austérité : le patronat et les plus riches. Et ô surprise, on retrouve plusieurs de leurs représentantes et représentants au gouvernement », déclarent les porte-paroles de la Coalition, Dominique Daigneault, du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN et Cheolki Yoon, du Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI).

Les mesures d’austérité fragilisent considérablement notre société, nos services publics et notre filet social, affectant en premier lieu les populations les plus vulnérables. « Il n’y a pas si longtemps, notre cher gouvernement caquiste a choisi de se priver de revenus en appliquant des baisses d’impôts et il a préféré distribuer des chèques de centaines de dollars plutôt que d’investir dans les services publics et des programmes sociaux qui profitent à toutes et à tous. Maintenant, sous prétexte de rationalisation budgétaire, ce même gouvernement procède à des coupes systématiques dans les services publics, accentuant les inégalités. La population paye cher ces mauvaises décisions », déplore Cheolki Yoon.

« Comment ne pas être en colère quand on voit que pendant ce temps, ce gouvernement jette des centaines de millions de dollars par les fenêtres avec Northvolt, qui est un échec monumental, et avec SAAQclic, un autre fiasco, et qu’il contribue à l’explosion des coûts en santé avec l’implantation de Santé Québec ? Ça profite à qui tout ça ? Toujours aux mêmes », continue M. Yoon.

« De plus, on ne peut pas dire que le gouvernement Legault fait dans la subtilité ! Avec son projet de loi 89, qui vise à restreindre le droit de grève, ce qu’il veut faire, c’est casser les mobilisations collectives des travailleuses et des travailleurs. Pourquoi ? Pour faciliter l’imposition de l’austérité et ses politiques propatronales. Mais ces dernières semaines, partout au Québec, des milliers de personnes se mobilisent contre ce projet de loi et contre l’austérité, en général. Nous sommes toujours debout et nous ne lâcherons pas le morceau », termine Dominique Daigneault.

À propos de la Coalition du 1er mai

La Coalition du 1er mai est un regroupement d’organisations syndicales, communautaires, étudiantes ainsi que de groupes de la société civile, qui s’unissent pour organiser, chaque année, la traditionnelle marche du 1er mai afin de souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

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La CSN lance une offensive de syndicalisation dans l’industrie du jeu vidéo https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-lance-une-offensive-de-syndicalisation-dans-lindustrie-du-jeu-video/ Wed, 01 May 2024 10:00:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=96146 À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) annonce une campagne de syndicalisation qui touchera l’industrie du jeu vidéo partout à travers le Québec.

« Les studios vendent du rêve aux travailleuses et aux travailleurs, mais derrière la façade, la réalité est tout autre. Ce n’est pas vrai que les gens doivent vivre ça seuls et c’est là qu’un syndicat comme la CSN peut agir comme porte-voix pour la collectivité », explique Caroline Senneville, présidente de la centrale syndicale.

L’offensive est lancée conjointement aux côtés de Game Workers Unite Montréal, une organisation de défense des droits et de promotion de la syndicalisation des travailleuses et des travailleurs de l’industrie du jeu vidéo partout dans le monde.

Après les années fastes de la pandémie, l’industrie du jeu vidéo a récemment connu des vagues de licenciements massifs, en plus d’offrir un milieu de travail que plusieurs jugent propice à l’épuisement professionnel. Notamment au banc des accusés, les périodes de crunch, ou de travail intense dans le développement d’un jeu vidéo.

« Nous pouvons transformer l’industrie pour qu’elle reflète nos priorités: faire du jeu vidéo un milieu humain où tout le monde se sent libre de créer et d’innover dans des conditions stables et dignes », ajoute Carolyn Jong, de Game Workers Unite Montréal.

« Le syndicat national du jeu vidéo assurera le développement d’une solidarité entre studios et d’un partage autour des enjeux communs du secteur. Ainsi, le syndicat tirera vers le haut les conditions de travail dans toute l’industrie », explique Annick Charette, présidente de la Fédération de la culture et des communications–CSN (FNCC–CSN).

Au Québec, l’industrie du jeu vidéo emploie quelque 15 000 personnes et génère annuellement 1.4 milliard de dollars.

À propos

La FNCC–CSN regroupe 6000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle regroupe quelque 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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On ne profite pas de l’inflation, nous! https://www.csn.qc.ca/actualites/on-ne-profite-pas-de-linflation-nous/ Mon, 01 May 2023 04:01:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88982

Journée internationale des travailleuses et des travailleurs

Nous le savons, l’augmentation du coût de la vie a des impacts importants et multiples sur une grande partie de la population. De fait, de plus en plus de travailleuses et de travailleurs se retrouvent dans une situation financière précaire. Ainsi, non seulement un grand nombre de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts, mais elles et ils n’arrivent même plus à combler des besoins de base pour eux -mêmes et leurs proches.

Dans ce contexte, se loger, se nourrir et se déplacer deviennent des défis de tous les jours pour un nombre grandissant de travailleuses et de travailleurs. Pendant ce temps, ce sont encore les mêmes personnes, les riches et les grandes corporations, notamment les chaînes d’alimentation et pétrolières, qui en profitent allègrement et se remplissent les poches sans scrupules.

Ne pas profiter de l’inflation… et avoir de la difficulté à se loger

Nous ne le dirons jamais assez, avoir accès à un toit est un droit et non un privilège. Or, la crise du logement perdure depuis plusieurs années et rien n’a été fait pour la contenir, si bien que l’accès au logement est de plus en plus difficile. Malheureusement, nous assistons à une flambée du prix des logements, à de la surenchère, aux méthodes douteuses de certains propriétaires, dont la réno-éviction, à une hausse des taux hypothécaires ainsi qu’à l’absence quasi totale de logements sociaux. Toutes ces problématiques finissent par porter atteinte au droit de se loger comme jamais. Pour nous, il est impératif que nos gouvernements réagissent enfin.

Ne pas profiter de l’inflation… et avoir de la difficulté à se nourrir

Il va sans dire que la hausse des prix des aliments est un enjeu de tous les jours pour plusieurs travailleuses et travailleurs. Le coût du panier d’épicerie ne cesse d’augmenter alors que les grandes chaînes d’alimentation engrangent sans cesse des profits faramineux. Du même souffle, les banques alimentaires n’arrivent plus à répondre aux besoins grandissants et font face à un achalandage inégalé. D’ailleurs, de plus en plus de travailleuses et travailleurs doivent avoir recours aux banques alimentaires pour se nourrir. Mais est-il normal de devoir faire appel à une banque alimentaire lorsque l’on travaille? Poser la question, c’est y répondre. Subséquemment, nos élus doivent cesser de se complaire dans l’aveuglement volontaire et plutôt gouverner dans l’intérêt du bien commun.

Ne pas profiter de l’inflation… et avoir de la difficulté à se déplacer

Pouvoir se déplacer librement sur le territoire est un gage important permettant l’épanouissement individuel et collectif. De fait, la mobilité permet d’exercer des droits fondamentaux comme le droit au travail, le droit à l’éducation et bien d’autres. Or, l’augmentation du prix des voitures, la flambée du coût de l’essence, de même que les transports collectifs déficients et de plus en plus chers ont des impacts réels sur la mobilité des travailleuses et travailleurs.

Pour nous, plus que jamais, il est grand temps que nos élus gouvernent dans l’intérêt du plus grand nombre!

Manifestation

Ce lundi 1er mai aura lieu à Montréal une marche à compter de 17 h 30 au parc du Souvenir, à quelques pas de la station de métro Verdun. La marche se terminera au parc Madeleine-Parent. Toutes et tous sont les bienvenus à se joindre à la marche.

Outils et matériel promo

Pour les outils et matériel promo du 1er mai, incluant affiches, bandeaux Facebook, gif animé, et autre, visitez la page du 1er mai sur le site de la CSN.

Signataires

Catherine Beauvais-St-Pierre, Alliance des professeures et professeurs de Montréal
Jérémie Dhavernas, Mouvement Action-Chômage (MAC) de Montréal

*Les auteurs agissent à titre de porte-parole de la Coalition montréalaise du 1er mai, qui regroupe les organisations suivantes : l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), l’organisme Au bas de l’échelle, la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTTI), le Conseil central du Montréal métropolitain – CSN, le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain (CRFTQMM), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), le Mouvement Action-Chômage (MAC), la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP), l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM) et l’Union étudiante du Québec (UEQ).

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Marche de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/marche-de-la-journee-internationale-des-travailleuses-et-des-travailleurs/ Thu, 05 May 2022 15:34:16 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83700 Des milliers de citoyennes et de citoyens sont rassemblés, dimanche après-midi, à Montréal, pour souligner, sous le thème « Pour vivre comme du monde », la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. La traditionnelle marche a débuté au square Cabot, et s’est terminée à la Place des Festivals.

« En 2022, c’est inacceptable qu’autant de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts. Le salaire minimum s’établit désormais à 14,25 $ l’heure et le ministre du Travail se réjouit de peut-être atteindre 15 $ en 2023. C’est indécent, de déclarer Marie-Claude Tremblay, co-porte-parole de la Coalition du 1er mai. Quinze dollars l’heure, c’est ce dont nous avions besoin en 2016. Il est grand temps que nos gouvernements mettent finalement en place les mécanismes pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier d’un salaire décent qui leur permette de vivre comme du monde. »

La précarité financière résulte des faibles salaires offerts dans de trop nombreux secteurs d’activités et de la difficulté à pouvoir compter sur des emplois stables. Il ne devrait pas être normal de devoir cumuler des emplois, travailler à temps plein et, malgré tout, vivre dans la précarité. Bénéficier d’un emploi stable à un salaire décent devrait être un droit et non un privilège. Il est temps que toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui occupent ces emplois, même celles et ceux au bas de l’échelle, puissent recevoir un salaire qui leur permette de vivre dignement!

La Coalition du 1er mai saisit l’occasion offerte par la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour revendiquer des emplois de qualité et empreints de respect. Des charges de travail plus humaines, des périodes de repos suffisantes et l’accès réel à une conciliation travail-famille-vie personnelle doivent être à la base des conditions de travail. La pandémie a été révélatrice à cet effet; pouvoir compter sur des travailleuses et des travailleurs en santé, c’est essentiel! Tant la santé physique que la santé mentale doivent être mieux protégées. Il est grand temps de favoriser des milieux de travail psychologiquement plus sains et plus sécuritaires.

« Les inégalités ne cessent de croître. Pour vivre comme du monde, nous devons les combattre et placer les droits de la personne au cœur des politiques publiques et des choix économiques, de conclure Benedicte Carole Ze, l’autre co-porte-parole de la Coalition du 1er mai. Ces droits ne devraient pas être malléables ou négociables selon les humeurs de nos dirigeants politiques. Nous demandons, de façon urgente, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux. »

À propos de la Coalition du 1er mai

La Coalition du 1er mai est un regroupement d’organisations syndicales et communautaires, ainsi que de groupes de la société civile, qui s’unissent pour organiser, chaque année, la traditionnelle marche du 1er mai pour souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs. Elle regroupe l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), la Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP), l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM) et l’Union étudiante du Québec (UEQ).

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Marche du 1er mai à Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/journee-internationale-des-travailleuses-et-des-travailleurs-sortons-de-la-crise-en-sante-et-en-securite/ Sat, 01 May 2021 11:00:16 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79172 À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Coalition montréalaise du 1er mai soulève l’importance des enjeux sociétaux mis en lumière par la crise sanitaire et marchera aujourd’hui sous le thème : sortons de la crise en santé et en sécurité.

Le rassemblement est prévu à 13 h à la place Charles de Gaulle, au parc La Fontaine, pour entamer la marche à 13 h 30.

Le thème Sortons de la crise en santé et en sécurité se décline en 5 revendications :

Sortir de la crise avec un travail qui ne rend pas malade
La Coalition demande de mieux protéger au quotidien la santé des travailleuses et des travailleurs. La pandémie de COVID-19 aura été un exemple frappant pour le personnel de la santé et les travailleuses et travailleurs essentiels.

Non seulement la santé physique des travailleuses et travailleurs doit être mieux protégée, mais il faut assurer leur bonne santé mentale, notamment par une meilleure reconnaissance des maladies psychologiques. En plus d’une meilleure culture de prévention, la Coalition demande un meilleur accompagnement des victimes d’accident de travail ou de maladies professionnelles.

Sortir de la crise avec un salaire décent
Pour la Coalition, la santé et la sécurité passent également par un salaire décent. Alors que de nombreux travailleurs et travailleuses peinent à joindre les deux bouts financièrement, offrir de meilleures conditions de travail constitue un levier concret qui permet de réduire les inégalités en favorisant une plus grande justice sociale.

Sortir de la crise avec des droits renforcés
La Coalition demande de renforcer les droits dans l’ensemble des sphères de la société, que ce soit les droits sociaux et économiques, les droits du travail, la sécurité sociale ou les droits des immigrantes et immigrants; il nous faut tendre vers un plus grand respect des droits en tirant les leçons de la crise.

Sortir de la crise avec des services publics forts
Pour assurer la santé et la sécurité de tous, la Coalition demande un réinvestissement majeur dans les services publics et des mesures importantes pour assurer de meilleures conditions de travail pour celles et ceux qui les dispensent. Il faut pouvoir garantir à la population le droit d’avoir des services publics de qualité.

Sortir de la crise avec un réel engagement environnemental
Dans l’urgence de la crise, les gouvernements ont misé sur des mesures à court terme. La Coalition demande aux gouvernements de s’engager dans une relance économique qui ne se fasse pas au détriment de l’environnement. Il faut déployer une plus grande énergie pour s’attaquer aux changements climatiques à l’aide d’une économie plus verte, des énergies renouvelables et du développement durable.

Rappel historique
La Journée internationale des travailleuses et des travailleurs est née à la suite d’un mouvement de grève lancé à Chicago le 1er mai 1886 par 300 000 travailleuses et travailleurs qui voulaient obtenir la journée de travail de huit heures. Une répression policière sanglante est alors survenue : des militantes et des militants syndicaux furent arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux ont été pendus. Six ans plus tard, ils furent innocentés.

À propos de la Coalition montréalaise du 1er mai

Organisations syndicales :

Centrale des syndicats démocratiques (CSD), Confédération des syndicats nationaux (CSN), Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), Fédération autonome de l’enseignement (FAE), Fédération Interprofessionnelle de la santé du Québec – FIQ, Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), Syndicat de professionnels et de professionnelles du gouvernement du Québec (SPGQ)

Organismes communautaires et groupes de la société civile :

Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de Montréal (TROVEP), Union étudiante du Québec (UEQ), Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)

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Le 1er mai prochain, sortons de la crise en santé et en sécurité https://www.csn.qc.ca/actualites/le-1er-mai-prochain-sortons-de-la-crise-en-sante-et-en-securite/ Mon, 12 Apr 2021 11:15:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78901 Cette année, c’est sous le thème « Sortons de la crise en santé et en sécurité » que nous marcherons lors de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, qui se tiendra le samedi 1er maiLors de cette journée, une marche aura lieu à :

Montréal
Rendez-vous à 13 h au parc La Fontaine, devant l’obélisque Charles de Gaulle (1560, rue Sherbrooke E.)

Québec
Une manifestation se tiendra samedi le 1er mai. Rendez-vous à 13 h à la Gare du Palais (450, rue de la Gare du Palais) afin de revendiquer une amélioration de notre filet de sécurité sociale, une réforme de l’assurance emploi, des amendements majeurs au projet de loi 59, Loi modernisant le régime de santé et de sécurité du travail ainsi qu’un rehaussement d’urgence des prestations d’aide sociale. Pour plus d‘informations : https://www.facebook.com/events/722462231763043/

Outaouais 
Webinaire « L’apport de Paulo Freire aux luttes actuelles du mouvement social de l’Outaouais ». Jeudi le 29 avril à 17 h. Pour vous inscrire : https://forms.gle/A6GJTEyLoK6SsjYB6

Cœur du Québec
Conférence de presse le vendredi 30 avril à midi devant les bureaux du ministre responsable de la région du Centre-du-Québec, M. André Lamontagne, à Drummonville

Côte-Nord
Action le vendredi 30 avril à midi devant les bureaux des deux député-es provinciaux de la Côte Nord, Mme Lorraine Richard à Sept-Îles et M. Martin Ouellet, à Baie Comeau

SaguenayLac-Saint-Jean
Défilé en voitures samedi le 1er mai à compter de 9 h. Plus de détails suivront.

Pour la santé et la sécurité de toutes et de tous, c’est au plus vite qu’il faut en sortir. Mais pas n’importe comment.

Pour s’en sortir pour vrai, ça prend :

Des services publics forts
La pandémie a mis en lumière, plus que jamais, l’importance d’avoir accès à des services publics de qualité. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra un réinvestissement majeur dans les services publics et des mesures importantes pour offrir de meilleures conditions de travail à ceux et celles qui les dispensent. C’est le meilleur moyen de garantir les services publics auxquels la population a droit.

Un travail qui ne nous rend pas malades
Pouvoir compter sur des travailleurs et travailleuses en santé est essentiel. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra que non seulement la santé physique soit mieux protégée, mais la santé mentale également, notamment avec une meilleure reconnaissance des maladies psychologiques. Mieux protéger au quotidien la santé des travailleuses et travailleurs, c’est aussi les accompagner adéquatement lorsqu’ils et elles sont victimes d’un accident du travail ou d’une maladie psychologique et instaurer une réelle culture de prévention.

Un salaire décent
Actuellement, des centaines de milliers d’hommes et de femmes peinent à joindre les deux bouts. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra offrir un salaire décent aux travailleuses et aux travailleurs, qui constitue un levier concret pour permettre de réduire les inégalités et ainsi, favoriser une plus grande justice sociale.

Pouvoir compter sur des droits renforcés
Le respect des droits de tout le monde ne peut être malléable et négociable au gré des humeurs politiques. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, le respect des droits de la personne devra être mis de l’avant dans l’élaboration des politiques publiques et dans les choix économiques. Cette crise nous a encore une fois cruellement démontré à quel point les inégalités sont importantes. Que l’on pense au droit au travail, à la protection sociale ou à l’éducation, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux est urgent.

Un réel engagement environnemental
La relance économique ne doit pas se faire au détriment de l’environnement et de la crise écologique dans laquelle nous sommes plongés. Pour sortir de la crise en santé et en sécurité, il faudra déployer une grande énergie et une réelle volonté de s’attaquer véritablement au réchauffement climatique et prendre le chemin d’une nécessaire transition juste.

C’est autour de ces revendications que nous marcherons cette année.

Soyez nombreuses et nombreux à vous joindre à nous!

Télécharger l’affiche du 1er mai et ses déclinaisons

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À l’occasion du 1er mai, les dirigeants des centrales syndicales rencontrent le premier ministre https://www.csn.qc.ca/actualites/a-loccasion-du-1er-mai-les-dirigeants-des-centrales-syndicales-rencontrent-le-premier-ministre/ Fri, 01 May 2020 19:15:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75514 C’est dans un contexte de crise de la COVID-19 et d’appréhensions reliées au plan de déconfinement annoncé cette semaine que les dirigeants des centrales syndicales ont tenu virtuellement, aujourd’hui, leur rencontre avec le premier ministre du Québec, François Legault, et avec le ministre du Travail, Jean Boulet, à l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

Pour le président de la FTQ, Daniel Boyer, la nécessaire relance économique du Québec doit plus que jamais s’appuyer sur les principes de la transition juste à l’endroit des travailleuses, des travailleurs et des communautés. Un immense effort de mobilisation est nécessaire pour redonner à l’économie du Québec l’élan dont elle est capable. Pour cela, il faut s’inspirer de l’élan de solidarité des dernières semaines. « Les politiques fiscales et budgétaires devront continuer à soutenir les ménages, les entreprises et l’économie. Clairement, l’austérité ne doit pas être au programme de cette relance. La crise que nous traversons actuellement nous offre l’occasion d’effectuer un virage à
180 degrés et d’adopter une stratégie en matière de développement économique. Cette stratégie doit être réfléchie, planifiée et mise en œuvre dès maintenant par tous les partenaires de la société québécoise et avec une réelle préoccupation pour les changements climatiques. Cette crise nous donne l’occasion de revoir nos modèles de production et de consommation pour se donner une société plus juste, plus durable, plus verte et plus autonome », déclare le président de la FTQ Daniel Boyer.

Du côté de la CSN, son président, Jacques Létourneau, a exhorté le premier ministre à tout mettre en œuvre pour assurer la santé et la sécurité des travailleuses et des travailleurs, et ce, dans tous les milieux de travail. « Nous avons réitéré cette exigence cruciale au bon déroulement du plan de déconfinement. Alors que nous apprenions cette semaine le décès de deux travailleuses du réseau de la santé, nous réitérons qu’il est de la responsabilité du gouvernement de fournir l’équipement de protection adéquat dans tous les réseaux publics, particulièrement en santé, en éducation et dans les services de garde. Le gouvernement doit également s’assurer, par l’entremise du renforcement des actions de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), que les mesures adéquates soient mises en place par tous les employeurs du Québec. Ceux-ci doivent à tout prix privilégier le dialogue avec les syndicats pour s’assurer de l’efficacité des mesures de protection afin de prévenir la contamination en milieu de travail », de déclarer Jacques Létourneau.

La présidente de la CSQ, Sonia Ethier, a insisté sur le caractère essentiel des services publics qui a été mis en lumière par la crise du coronavirus. Elle a lancé un vibrant plaidoyer mettant en garde le premier ministre Legault en lui enjoignant de ne pas replonger le Québec dans l’austérité. « On sait que la pandémie aura des répercussions majeures sur les finances publiques, mais on a aussi vu les ravages du sous-investissement chronique des dernières années. L’investissement dans les services publics est toujours une bonne façon de relancer l’économie. Cela permettrait de faire d’une pierre deux coups : régler des problèmes sociaux et relancer l’économie ! », a lancé la présidente. Par ailleurs, Sonia Ethier a interpellé le premier ministre sur la conciliation travail-famille-études qui prendra plus de place que jamais dans les prochains mois. « La flexibilité offerte par les employeurs à leurs employé-es sera cruciale. Le télétravail génère un lot de stress important avec les enfants à la maison. Le gouvernement devra donc s’assurer de protéger les parents et instaurer des mesures favorisant cette nécessaire conciliation famille-travail-études pour les travailleuses et les travailleurs », a exprimé la présidente de la centrale.

Pour Luc Vachon, président de la CSD, il est important de tenir un dialogue social pour revoir l’avenir du travail. « S’il y a quelque chose que la crise de la Covid-19 nous a démontré, c’est que lorsque l’on assoit tout le monde autour de la table, on trouve rapidement des solutions efficaces, explique-t-il. Après la crise, nous allons devoir continuer à parler de santé et sécurité au travail, de transformations dans l’organisation du travail et de reprise économique. En ce sens, le dépôt du projet de loi sur la réforme de la santé et sécurité au travail va devenir urgent. Il faut que l’ensemble des acteurs concernés continuent d’être présents autour de la table pour réfléchir à l’avenir du travail, et que les syndicats soient perçus et reconnus comme des partenaires faisant partie de la solution. »

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Salaire minimum à 15 $ l’heure : un impératif socioéconomique essentiel https://www.csn.qc.ca/actualites/salaire-minimum-a-15-lheure-un-imperatif-socioeconomique-essentiel/ Fri, 01 May 2020 12:00:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75497 À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs qui marque également, au Québec, l’entrée en vigueur du nouveau taux horaire minimum à 13,10 $, les organisations membres de la campagne 5-10-15 interpellent à nouveau le gouvernement pour lui rappeler la nécessité d’augmenter ce taux à 15 $ l’heure. Le contexte de pandémie actuel démontre plus que jamais l’importance d’une rémunération adéquate pour les bas salarié-es dont la contribution essentielle, tout particulièrement en temps de crise, a été mise en lumière.

« La pandémie a révélé à quel point les travailleuses et les travailleurs au bas de l’échelle jouent un rôle primordial dans la société. Qu’il s’agisse des employé-es dans les épiceries, du personnel d’entretien ou des préposé-es aux bénéficiaires, pour ne nommer que ceux-là, nous remarquons que bon nombre de services essentiels sont assurés par des personnes à faible revenu, affirme Virginie Larivière, co-porte-parole de la campagne 5-10-15 et porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté. Il est inacceptable que ces personnes n’arrivent pas à sortir de la pauvreté avec le salaire minimum actuel, même en travaillant à temps plein. Il est clair que ce ne sont pas des primes circonstancielles qui vont régler le problème à long terme. En ce sens, le gouvernement a le devoir impératif de corriger le tir. »

Au moment où s’amorce un débat public sur la relance économique, il faudra également tenir compte du fait qu’une hausse de la rémunération des ménages à faible revenu contribuerait activement à stimuler l’économie du Québec grâce, notamment, à un pouvoir d’achat bonifié. En 2018, une étude de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS) a démontré qu’un salaire minimum à 15 $ l’heure aurait des retombées économiques au Québec se situant entre 2,2 et 3,4 milliards $ par année, sans compter les retombées indirectes et induites. Toujours selon cette étude, les retombées positives, expliquées par une hausse de la rémunération, seraient de neuf à onze fois plus importantes que les retombées négatives liées à d’éventuelles pertes d’emploi.

« Cela démontre tout l’impact qu’aurait une augmentation notable du salaire minimum sur l’économie du Québec et sur le quotidien des quelque 620 000 personnes qui travaillent sous les 15 $ l’heure, ajoute Mélanie Gauvin, co-porte-parole de la campagne 5-10-15 et coordonnatrice du Front de défense des non-syndiquéEs. De plus, si l’on souhaite favoriser et soutenir l’achat local, comme le recommande le premier ministre Legault, encore faut-il qu’il y ait suffisamment de consommateurs pouvant assurer une telle demande. En ce sens, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure aurait pour effet d’accroître le revenu disponible des personnes à bas salaire et donc d’augmenter la consommation des biens et services auprès d’entreprises québécoises. »

« En cette période de crise exceptionnelle qui démontre plus que jamais la contribution indispensable des personnes à bas salaire, le gouvernement doit, une fois pour toutes, corriger cette situation déplorable et faire en sorte que salaire minimum ne rime plus jamais avec pauvreté », de conclure les deux porte-parole.

À propos de la campagne 5-10-15
La campagne 5-10-15 mise sur trois grandes revendications : connaître son horaire cinq jours à l’avance, avoir dix jours de congés payés en cas de maladie ou pour responsabilités familiales et un salaire minimum de 15 $ l’heure.

Les sept organisations membres de la campagne sont : le Collectif pour un Québec sans pauvreté, le Front de défense des non-syndiquéEs (FDNS), la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), la Confédération des syndicats nationaux (CSN), la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

http://www.cinqdixquinze.org/

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Journée internationale des travailleuses et des travailleurs : solidaires plus que jamais ! https://www.csn.qc.ca/actualites/journee-internationale-des-travailleuses-et-des-travailleurs-solidaires-plus-que-jamais%e2%80%89/ Fri, 01 May 2020 10:30:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75495 À l’occasion de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Coalition du 1er mai met en lumière le travail de millions de femmes et d’hommes sous la thématique « Solidaires plus que jamais ! ».

Dans le contexte de crise du coronavirus qui a forcé l’annulation de la traditionnelle marche du 1er mai, la Coalition annonce que des activités de mobilisation se tiendront plutôt cette année par des moyens virtuels avec la tenue d’un webinaire et des actions de visibilité sur les médias sociaux.

En ce jour international des travailleuses et des travailleurs, la Coalition souhaitait reconnaître le travail exceptionnel des travailleuses et des travailleurs qui offrent des services essentiels à la population, tout en restant solidaire de celles et de ceux qui ont perdu leur emploi ou qui continuent de travailler à distance en respectant les directives de santé publique. Plus spécifiquement, la Coalition insiste sur le fait qu’il est plus que temps de faire attention à la santé physique et mentale des travailleuses et des travailleurs. La crise qui secoue le monde entier rappelle ainsi l’importance d’entretenir la solidarité et de garantir à chacune et à chacun un filet social mettant de l’avant l’humain avant le profit.

Webinaire
Dans le but d’interpeller la population quant aux enjeux touchant le monde du travail malgré le confinement, la Coalition du 1er mai annonce la tenue d’un webinaire qui abordera les stratégies de mobilisation en lien avec la santé et la sécurité du travail. Cette discussion en ligne, qui se déroulera aujourd’hui de 12 h 15 à 13 h, sera diffusée en direct sur la page Facebook du 1er mai.

Le webinaire sera animé par Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Les personnes suivantes y prendront la parole :

  • Félix Lapan, organisateur communautaire à l’Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)
  • Jacques Parenteau, secrétaire général de l’Association des professeurs de Ligneryet président du comité en santé et sécurité du travail de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
  • Sophie Leclair, ancienne présidente du Syndicat des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CHU Sainte-Justine (SPSIC–CSN), représentante de la
    catégorie 1 à la FSSS–CSN
  • Roxane Larouche, responsable des communications au Bureau québécois des Travailleurs unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) affiliés à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Présence sur les médias sociaux
Pour souligner la journée du 1er mai, la Coalition invite également les travailleuses et les travailleurs à se prendre en photo avec le visuel du 1er mai en y inscrivant le nom d’une personne ou d’un métier afin de souligner leur solidarité. Ces photos seront relayées sur la page Facebook du 1er mai.

Rappel historique
La Journée internationale des travailleuses et des travailleurs est née à la suite d’un mouvement de grève lancé à Chicago le 1er mai 1886 par 300 000 travailleurs qui voulaient obtenir la journée de travail de huit heures. Une répression policière sanglante est alors survenue : des militantes et des militants syndicaux furent arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux ont été pendus. Six ans plus tard, ils furent innocentés.

À propos de la Coalition du 1er mai
Les groupes organisateurs sont, par ordre alphabétique :

  • Organisations et centrales syndicales

APTS, CSD, CSN, CSQ, FAE, FIQ, FTQ, SFPQ et SPGQ

  • Organismes communautaires

Au bas de l’échelle, Centre des travailleurs et travailleuses immigrants (CTI) et Union des travailleuses et travailleurs accidentés ou malades (UTTAM)

https://www.facebook.com/1ermai

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Journée internationale des travailleuses et des travailleurs : Solidaires plus que jamais ! https://www.csn.qc.ca/actualites/journee-internationale-des-travailleuses-et-des-travailleurs-solidaires-plus-que-jamais/ Mon, 27 Apr 2020 11:00:49 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75379 Cette année, pour souligner la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Coalition du 1er mai vous propose de participer à une campagne participative d’affichage sur les réseaux sociaux qui aura pour thème Solidaires plus que jamais !

Pour participer à la campagne, il suffit d’écrire un message personnalisé sur le visuel du 1er mai et publier une photo de vous et de votre affiche sur la page Facebook de la Coalition du 1er mai.

Matériel visuel

Si vous avez une imprimante
Inscrivez le nom d’une personne, d’un groupe de travailleuses et de travailleurs ou d’un métier sur le visuel du 1er mai dans l’espace prévu à cette fin et publiez une photo de vous et de votre affiche sur la page Facebook du 1er mai et sur votre page personnelle !

Si vous n’avez pas d’imprimante
Inscrivez le nom d’une personne, d’un groupe de travailleuses et de travailleurs ou d’un métier sur le visuel du 1er mai. Ensuite, il faut convertir votre fichier PDF en format JPEG pour pouvoir partager en image votre affiche sur la page Facebook de la Coalition du 1er mai et sur votre page personnelle.

  • Si vous avez Adobe Acrobat, vous pouvez sauvegarder votre fichier PDF directement en format JPEG en choisissant « JPEG » après avoir cliqué sur « Enregistrer sous ».
  • Si vous n’avez pas Adobe Acrobat, vous pouvez convertir votre fichier PDF en JPEG via ce site Web : https://pdf2jpg.net/

Filtre (décor) de photo de profil Facebook disponible le 1er mai
En plus de cette campagne, un filtre (décor) de photo de profil Facebook aux couleurs du visuel du 1er mai sera également disponible ce vendredi, 1er mai. Nous vous encourageons à l’adopter massivement pour souligner cette journée et afficher votre solidarité envers les travailleuses et travailleurs du Québec.

Webinaire vendredi 1er mai – 12h à 13h15
En plus de la campagne participative, un webinaire qui abordera les stratégies de mobilisation en lien avec la santé et la sécurité du travail aura lieu vendredi le 1er mai de 12h à 13h15. Cette discussion en ligne sera diffusée en direct sur la page Facebook du 1er mai. Pour tous les détails concernant le webinaire : https://www.facebook.com/events/540939989907620/

Outils de visibilité pour les réseaux sociaux

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Affiche couleur

Affiche noir et blanc

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Pour le Québec qu’on veut https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-le-quebec-quon-veut/ Wed, 01 May 2019 12:00:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71211 Des travailleuses et des travailleurs répondant à l’appel de la Coalition montréalaise du 1er mai marchent aujourd’hui dans les rues de Montréal pour souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs sous le thème Pour le Québec qu’on veut. Les membres de la Coalition se rassembleront au métro Parc pour commencer la marche vers 18 h 30 dans les rues du quartier Parc-Extension.

La thématique retenue cette année fait écho aux luttes menées sur différents fronts par les organisations membres de la coalition pour un Québec plus juste, plus solidaire et plus vert. « Cette marche populaire et familiale est l’occasion de rappeler à nos élus le Québec que nous voulons. Une société dans laquelle les travailleurs et travailleuses peuvent vivre dignement où les personnes plus démunies ne sont pas laissées pour compte et qui se préoccupe de l’avenir de ses enfants », explique la porte-parole des groupes communautaires, Mélanie Gauvin.

Les revendications visent également à rappeler l’urgence de la lutte contre les changements climatiques qui doit devenir prioritaire pour nos gouvernements et qui doit se faire de façon équitable pour les travailleurs et travailleuses, ainsi que pour les communautés.

« Nous marchons pour rappeler à nos élus que la société dans laquelle nous vivons est le reflet de nos choix collectifs. Ainsi, nous les invitons à choisir le réinvestissement dans nos services publics, à lutter contre les paradis fiscaux qui nous privent collectivement de sommes astronomiques, à assurer des retraites décentes pour nos aînés, des soins de santé accessibles pour tous et toutes, des traitements jusqu’aux médicaments. Et nous les invitons surtout à engager un dialogue social avec la société civile afin que les choix faits soient le reflet des aspirations de la population », conclut le porte-parole des groupes syndicaux, Marc-Édouard Joubert.

Rappel historique

La Fête internationale des travailleuses et des travailleurs est née à la suite d’un mouvement de grève, lancé à Chicago le 1er mai 1886 par 300 000 travailleurs qui voulaient obtenir la journée de travail de 8 heures. Une répression policière sanglante est alors survenue : des militantes et des militants syndicaux furent arrêtés et condamnés à mort. Quatre d’entre eux ont été pendus. Six ans plus tard, ils furent innocentés…

À propos

Les groupes organisateurs sont : CSD, CSN, CSQ, FTQ, APTS, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ, Au bas de l’échelle, ASSÉ, CIAFT, CTI, FECQ, FFQ, Jeunesse ouvrière chrétienne, MASSE, MEPACQ, Mouvement des travailleuses et travailleurs chrétiens, UEQ.

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Le salaire minimum à 12,50 $ : encore trop loin de la cible https://www.csn.qc.ca/actualites/le-salaire-minimum-a-1250-encore-trop-loin-de-la-cible/ Wed, 01 May 2019 11:42:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71197 À l’occasion de l’entrée en vigueur du nouveau taux horaire du salaire minimum à 12,50 $ l’heure et de la Journée internationale des travailleuses et travailleurs, les porte-paroles des sept organisations membres de la campagne 5-10-15 tiennent à exprimer leur déception. En campagne électorale, le parti de François Legault, la Coalition avenir Québec, disait vouloir créer des « jobs payants ». Il aurait pu commencer par améliorer le salaire de près de 900 000 personnes qui travaillent sous les 15 $ l’heure, mais il a raté l’occasion. « Il ne faut pas oublier que 15 $ l’heure, c’est ce qui est nécessaire, quand on travaille à temps plein, pour sortir de la pauvreté au Québec et pour cesser de vivre dans la crainte constante d’une dépense imprévue », a déclaré Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

L’augmentation de 50 cents l’heure arrive dans un contexte économique extrêmement favorable qui aurait dû éliminer toutes les craintes, souvent non fondées, liées à un salaire minimum plus élevé. Le taux de chômage est à un plancher historique (5,4 %), la pénurie de main-d’œuvre affecte plusieurs secteurs et régions et l’inflation demeure faible malgré une croissance forte. « Le gouvernement aurait dû faire preuve de courage et avancer vers les 15 $ l’heure. Cela aurait été une action en faveur d’une plus grande égalité homme-femme, car les femmes occupent environ 58 % des emplois à moins de 15 $ l’heure au Québec », comme le rappelle Mélanie Gauvin, porte-parole du Front de défense des non-syndiquéEs.

Pour une obligation de donner l’horaire de travail au moins cinq jours à l’avance
Outre l’augmentation du salaire minimum, la campagne 5-10-15 porte deux autres revendications qui visent à permettre de mieux concilier le travail et la vie personnelle et familiale. D’abord, les organisations membres demandent à ce que les personnes salariées aient le droit de connaître leur horaire au moins cinq jours à l’avance. Dans un monde où les emplois atypiques sont la réalité pour une part de plus en plus importante des travailleuses et travailleurs, l’instabilité des heures de travail entraîne des défis de taille pour la planification de la vie personnelle et familiale et la gestion du budget. « Le gouvernement doit continuer sur la lancée de la récente réforme de la Loi sur les normes du travail (LNT). Celle-ci permet désormais à une personne de refuser de travailler si elle n’est pas avisée à l’intérieur d’un délai de cinq jours. Ce premier gain doit être bonifié. La responsabilité doit être mise du côté de l’employeur avec une règle qui oblige la divulgation de l’horaire à l’avance », d’expliquer Sonia Ethier, présidente de la CSQ.

Dix jours de congé payé en cas de maladie ou de responsabilités familiales
Actuellement, la Loi sur les normes du travail prévoit seulement deux jours de congé payé lorsque les travailleuses ou travailleurs s’absentent pour raisons familiales ou de santé. Au-delà de deux jours, les personnes salariées doivent choisir : soit s’appauvrir pour se soigner ou s’occuper d’un proche, soit travailler malgré la maladie ou une responsabilité familiale.

« Les chiffres démontrent que ce sont encore aujourd’hui les femmes qui souffrent davantage de cette situation, a expliqué Jacques Létourneau, président de la CSN. En 2016, les femmes se sont absentées en moyenne 74 heures pour des obligations personnelles ou familiales alors que chez les hommes, la moyenne était de moins de 20 heures. L’équité homme-femme s’en trouve lourdement affectée », précise-t-il. Pour contribuer à établir l’équité homme-femme, le gouvernement doit rendre accessibles dix jours de congé payé à toutes et à tous.

La théorie démentie par la réalité
Plusieurs exemples démontrent que l’augmentation du salaire minimum n’a pas les impacts défavorables sur l’emploi que présument certaines théories économiques. Le seuil théorique de 50 % du salaire moyen qui avait été établi, bien que ce dernier était hautement discutable, ne peut certainement plus apparaître comme un critère valable et encore moins représentatif de la réalité du marché du travail. « Surtout, les données choisies par le ministère pour établir le salaire moyen excluent toutes les personnes employées à salaire fixe, ce qui fait baisser lourdement la moyenne, a clarifié Luc Vachon, président de la CSD. S’il y a eu corrélation dans les années 1970 ou 1980 entre le dépassement du ratio de 50 % et la hausse du chômage des jeunes, d’autres facteurs sont aussi à prendre en compte tels que l’arrivée des baby-boomers sur le marché du travail ou les crises économiques. Le contexte actuel est totalement différent et doit appeler à une autre approche », a-t-il dit.

Richard Perron, président du SPGQ, renchérit : « D’ailleurs, les prévisions de pertes d’emploi lancées par certains opposants de la hausse ne se sont pas concrétisées ailleurs. En Ontario, la hausse du salaire minimum à 14 $ l’heure en janvier 2018 devait, selon eux, provoquer la perte de centaines de milliers d’emplois. Or, on constate en Ontario une croissance de 2 % de l’emploi entre l’année 2017 et le premier trimestre de 2019 alors que la moyenne canadienne est de seulement 1,2 % », a-t-il poursuivi.

Et si l’effet de la hausse sur l’emploi était positif? C’est ce que démontre une étude récente de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). « On ne peut pas garantir qu’il n’y aura pas quelques pertes d’emploi, mais ça n’a rien à voir avec les prédictions catastrophistes, de mentionner Christian Daigle, président général du SFPQ. En contrepartie, la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure stimulera l’économie locale en ajoutant de 2,2 à 3,4 milliards de masses salariales. Celles et ceux qui en bénéficieront dépenseront leurs revenus supplémentaires pour mieux combler leurs besoins essentiels, plutôt que de les placer dans un paradis fiscal! »

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En route vers les élections https://www.csn.qc.ca/actualites/en-route-vers-les-elections/ Mon, 04 Jun 2018 09:59:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67940 À quelques mois de l’élection québécoise, le message était clair : les partis politique devront considérer les revendications de la classe ouvrière.

Les militantes et militants ont profité de l’occasion pour dénoncer le sous-financement chronique des services publics et des programmes sociaux, les mesures d’austérité et les multiples réformes responsables des surcharges de travail et des mauvaises conditions de travail qui leur sont associées. Ils ont également réclamé que le futur gouvernement se positionne pour une société plus juste et équitable en instaurant un salaire minimum à 15 $ l’heure. En matière de conciliation travail-famille-études, on lui demande de reconnaître que le travail, la famille et les études comportent leurs lots d’exigences et de responsabilités et que des gestes concrets sont nécessaires pour résoudre les nombreux problèmes qui leur sont reliés.

La mise en place de moyens concrets visant à éradiquer l’évitement fiscal des plus riches et des grandes entreprises faisait aussi partie des revendications, tout comme la nécessité d’un virage vers une économie plus verte, fondée sur des énergies renouvelables et un modèle de développement durable, qui favorise une transition juste et qui inclut des mesures d’adaptation au marché du travail pour les travailleuses et travailleurs.

Le message porté par les participantes et participants lors de la manifestation s’inscrivait directement en lien avec le 65e Congrès de la CSN de juin 2017, qui rappelons-le, a tracé la ligne de nos interventions pour les trois années suivantes. L’élection provinciale d’octo­bre 2018 s’était alors avérée incon­tournable en raison de l’importance qu’elle revêt pour tout le Québec.

Le congrès avait ainsi invité les syndicats à réunir leurs membres pour débattre de l’une des propositions contenues dans le manifeste Voir loin, viser juste. L’objectif étant de bâtir une plateforme régionale qui servirait de base aux conseils centraux pour interpeller les candidats et candidates des partis politiques de leur région.

Le Point syndical a choisi de marcher aux côtés d’une travailleuse et d’un travailleur pour qu’ils expriment leurs attentes envers le futur gouvernement. Ils devront être entendus.


J’ai marché avec Érika
Travailleuse du secteur privé

Érika Plante-Jean travaille comme cheffe d’équipe pour le restaurant Aux vivres à Montréal. La jeune femme, qui est aussi présidente de son syndicat, poursuit des études en histoire de l’art.

Dans le cadre de son travail, Érika doit coordonner trois caissières, s’occuper des commandes des clients, gagner la fidélité de la clientèle et même, la faire croître. La demande augmente lorsque l’été se pointe le bout du nez ; la jeune étudiante doit alors faire preuve d’une grande créativité pour gérer les ressources sur le terrain. Comme le taux de roulement de personnel s’emballe, elle est souvent dans l’obligation de mettre les bouchées doubles, voire triples, pour assurer un bon service client. Son statut d’étudiante l’empêche de travailler à temps plein et lui donne du fil à retordre pour joindre les deux bouts. « Le gouvernement a beau augmenter le salaire minimum à 12 $ l’heure, c’est encore nettement insuffisant pour permettre aux gens de vivre, s’exclame-t-elle. Quand on est aux études, c’est pire parce qu’on ne peut pas faire beaucoup d’heures de travail. »

Érika voudrait qu’un prochain gouvernement révise la question des prêts et bourses étudiants. « Je suis limitée dans mon nombre d’heures de travail : si j’en fais trop, on coupe dans le montant de mes bourses. C’est profondément injuste. » Pour cette raison, elle a toujours milité en faveur d’une gratuité scolaire. « J’aimerais pouvoir me consacrer entièrement à mes études et ne pas être obligée de travailler en même temps », souligne celle qui pense prochainement à fonder une famille. « Je ne comprends pas comment il est possible d’avoir un enfant dans une situation comme la mienne. La seule raison qui me permet de croire que je pourrais boucler mes fins de mois, c’est que mon conjoint travaille à temps plein. »

En tant que présidente de son syndicat, Érika est réaliste : les employé-es d’Aux vivres sont encore loin de la coupe aux lèvres pour obtenir le salaire minimum à 15 $ l’heure ou encore 10 jours de congés rémunérés pour responsabilités familiales. « Les employeurs ne sont pas particulièrement généreux. On doit donc absolument passer par les lois et continuer à se faire entendre chaque fois que les occasions se présentent ». C’est d’ailleurs ce qu’elle fait aujourd’hui, alors que la plupart de ses collègues sont retenus au travail puisqu’ils suivent des cours pendant la semaine. « Quand il faut ajouter le militantisme à la question de la conciliation travail-­famille-études, les choses se compliquent pour de bon », conclut-elle en riant.


J’ai marché avec Vianney
Travailleur du secteur public

Vianney Boivin est employé de soutien au cégep de Matane depuis 19 ans. Il est technicien en travaux pratiques en agriculture, mais occupe un emploi de manœuvre depuis 2013, année de l’abolition de la formation en agriculture au cégep où il travaille.

Lorsque je l’ai rencontré, en plein milieu de la manifestation, il était heureux d’être là. Et cela, malgré le fait qu’il s’était levé à 3 h du matin pour partir de chez lui, tout près de Matane, et se rendre à Rimouski afin de monter dans l’autobus du Conseil central du Bas-Saint-Laurent qui prenait la route vers Montréal pour l’occasion.

Je lui ai demandé pourquoi c’était important selon lui d’être là. « Le travail est au centre de nos vies. Et pourtant, les moments où l’on se rassemble pour souligner l’apport des travailleuses et des travailleurs à la société québécoise sont extrêmement rares. C’est un événement important qui brise l’isolement dans lequel nous nous retrouvons de plus en plus, dans nos secteurs d’emploi respectifs. »

Au milieu du bruit de la manifestation, c’était parfois difficile de s’entendre parler, mais Vianney en avait beaucoup à dire sur la détérioration des conditions de travail dans le secteur public. « Les cégeps subissent depuis plus de 20 ans des compressions. On a eu une première vague dans les années 1990 et une deuxième avec l’austérité libérale des dernières années. Sur le terrain, ça se ressent grandement, particulièrement en région. Des abolitions de postes chez nous entraînent automatiquement de la surcharge et le service aux étudiants est immédiatement affecté. »

Pour Vianney, il est clair que l’État doit prioriser l’éducation et reconnaître tous les emplois qui s’y rattachent. « Je suis préoccupé par la marchandisation de l’éducation. Juste dans le langage, on voit que les choses ont changé. On ne parle plus d’étudiants, mais plutôt de « clientèle ». Aussi, on tend de plus en plus vers la sous-traitance, principalement pour les tâches de soutien, sous prétexte qu’elle coûte moins cher. Pourtant, la perte d’expertise dans le réseau entraîne des coûts encore plus importants. »

Avec les élections qui arrivent à grands pas, Vianney a une suggestion fort intéressante pour celles et ceux qui prendront le pouvoir. « Le prochain gouvernement devrait travailler avec les employeurs, au public comme au privé, afin d’encourager la syndicalisation, ou du moins le rassemblement des travailleuses et travailleurs en groupes organisés. Ce serait bénéfique pour le fonctionnement de la société. Dans tous les secteurs d’emploi, les salarié-es peuvent être des moteurs de changement, pour autant qu’ils soient parties prenantes des dé­ci­sions. »

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Grève nationale le 15 mai https://www.csn.qc.ca/actualites/des-syndicats-de-la-csn-declencheront-une-greve-nationale-le-15-mai-prochain/ Tue, 01 May 2018 14:30:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67388 En cette journée de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, le Secteur transport scolaire (STS) de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) annonce le déclenchement d’une grève nationale dans leur secteur.

« Le 15 mai prochain, nous déclencherons une grève nationale qui touchera près de 110 000 élèves dans 32 commissions scolaires, dans l’ensemble des régions au Québec. En tout, 2170 conductrices et conducteurs de 44 syndicats de la FEESP–CSN seront en arrêt de travail, ce qui affectera tous leurs circuits, de préciser Stephen P. Gauley, président du STS. Tous ces syndicats se sont dotés d’un mandat de grève de six jours, en assemblée générale, par voie de scrutin secret. Nous maintenons toujours la même revendication depuis l’automne dernier, soit celle de l’obtention de la part du gouvernement du Québec, dans les plus brefs délais, d’une enveloppe budgétaire supplémentaire, fermée et dédiée à l’amélioration de nos conditions de travail. Nous prévoyons également un débrayage au cours de la semaine du 28 mai si rien ne se règle d’ici là. »

Denis Marcoux, Jacques Létourneau et Stephen P. Gauley en conférence de presse ce matin. – Photo : Michel Giroux

À la suite d’une rencontre tenue le 17 avril dernier avec le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, Sébastien Proulx, durant laquelle la problématique actuelle dans le transport scolaire a largement été exposée, la Confédération des syndicats nationaux s’attendait à une réponse rapide dans le dossier du financement du transport scolaire au Québec. Depuis cette rencontre, la seule décision qu’a prise le gouvernement, c’est de mettre un terme à la possibilité qu’avaient les commissions scolaires d’utiliser à d’autres fins 50 % des surplus générés par les enveloppes du transport scolaire. Même si cette réponse a bien été reçue, elle demeure nettement insuffisante, en plus de ne rien régler à la problématique fondamentale.

« Depuis le début de l’année, la Fédération des transporteurs par autobus (FTA), qui représente la presque totalité des transporteurs scolaires du Québec, a reconnu la problématique de la pénurie de main-d’œuvre, tout en validant le constat de début de crise dans leur domaine. Depuis ce temps, trois transporteurs de la ville de Laval ont exposé publiquement leur important manque de main-d’œuvre. À plusieurs autres endroits, des circuits n’ont pas été effectués ou ont été effectués en retard en raison de ce manque de conducteurs. Tous ces faits nous démontrent que le gouvernement doit impérativement agir afin de régler ce problème systémique qui menace ce service, d’ajouter Denis Marcoux, président de la FEESP–CSN. Nous attendons donc la mise en œuvre d’une solution durable à ce problème qui risque de tourner en crise majeure si le gouvernement n’agit pas rapidement. »

« Les mauvaises conditions de travail qui règnent depuis trop longtemps dans ce secteur causent actuellement de graves problèmes d’attraction et de rétention des conductrices et des conducteurs de véhicules scolaires. Nous souhaitons donc vivement que le gouvernement règle ce problème une fois pour toutes afin de garantir un financement qui assurera la pérennité de cet important service public sur lequel des centaines de milliers de parents comptent tous les jours d’école », de préciser Jacques Létourneau, président de la CSN.

Rappelons que les salarié-es du transport scolaire touchent un taux horaire moyen de 17,86 $ l’heure — pour un revenu annuel moyen de 19 288 dollars —, alors que d’autres reçoivent 12,07 $ l’heure, un taux avoisinant le salaire minimum, sans autres avantages sociaux. En 2015, les salarié-es œuvrant dans le transport scolaire touchaient 8,5 % de moins en moyenne que d’autres emplois comparables dans le secteur privé du transport et, depuis ce temps, l’écart n’a cessé de s’amplifier.

Rappelons également que dans le cadre d’un processus rigoureux d’évaluation de l’emploi de conducteur et de conductrice de véhicule scolaire, qui fut mis en œuvre par la CSN et auquel le gouvernement et les associations de transporteurs ont participé, le comité de travail a fixé un taux horaire minimal de référence à 19,14 $ l’heure en janvier 2015, ce qui représente actuellement un taux indexé de 20,02 $ à l’embauche, sans évidemment tenir compte de l’ancienneté.

Plus de 521 000 écoliers, soit un peu plus de 60 % de tous les élèves du primaire et du secondaire, montent à bord des autobus scolaires tous les jours.

Le STS regroupe environ 3000 travailleuses et travailleurs membres de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Celle-ci compte plus de 425 syndicats affiliés, représentant environ 60 000 syndiqué-es dans le domaine des services publics et parapublics.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 300 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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La mobilisation pour un salaire minimum à 15 $ se poursuit https://www.csn.qc.ca/actualites/la-mobilisation-pour-un-salaire-minimum-a-15-se-poursuit/ Tue, 01 May 2018 11:20:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67497

À l’occasion de l’entrée en vigueur du nouveau taux de salaire minimum à 12 $ l’heure, le 1er mai, et de la Journée internationale des travailleuses et travailleurs, les porte-parole des sept organisations membres de la campagne 5-10-15 ont tenu à rappeler leurs revendications. Qu’il s’agisse de connaître son horaire de travail au moins 5 jours à l’avance, d’obtenir 10 journées rémunérées de congé pour maladie ou responsabilités familiales ou encore d’obtenir minimalement un salaire de 15 $ l’heure, les sept porte-paroles ont tous réitéré l’importance de ces revendications pour faire une différence dans la vie des travailleuses et des travailleurs.

Regarder le débat sur le salaire minimum diffusé au téléjournal de 18h, à Radio-Canada, entre le président de la CSN, Jacques Létourneau, et Martine Hébert, de la FCEI.

Photo: Jean-François Coutu

« La hausse du salaire minimum la plus importante des dernières années est à saluer, surtout parce qu’elle démontre que notre mobilisation porte fruits. Mais elle ne saurait faire oublier que c’est 15 $ l’heure qu’il faut, en travaillant à temps plein au Québec, pour sortir de la pauvreté et cesser de vivre dans la crainte constante d’une dépense imprévue », a déclaré Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Horaire de travail au moins 5 jours à l’avance : c’est un minimum!

La campagne 5-10-15, lancée le 7 octobre 2016, porte deux autres revendications, tout aussi importantes. Dans un monde où les emplois atypiques prennent une place de plus en plus grande, connaître un horaire à la dernière minute entraîne des défis de taille pour la planification de la vie personnelle et familiale de centaines de milliers de travailleuses et travailleurs. C’est pourquoi les organisations membres demandent, depuis le début, que les salarié-es aient le droit de connaître leur horaire au moins cinq jours à l’avance. « Il faut croire encore une fois que notre action porte puisque le projet de loi 176, qui va modifier la Loi sur les normes du travail, fait un pas dans cette direction. Sans obliger l’employeur à donner l’horaire à l’avance, une personne pourra légalement refuser de travailler si elle n’est pas avisée à l’intérieur d’un délai de cinq jours. Ce premier gain, bien qu’incomplet, indique qu’il faut maintenir notre campagne », d’expliquer Line Camerlain, vice-présidente de la CSQ.

Photo: Jean-François Coutu

Journées rémunérées pour congé de maladie ou responsabilités familiales et salaire à 15 $ : une question d’équité et d’égalité

Actuellement, la Loi sur les normes du travail (LNT) ne prévoit pas de rémunération pour les travailleuses ou travailleurs qui s’absentent pour raisons familiales et rien n’est prévu pour les absences maladie. Avec pour conséquence que des gens vont entrer travailler malades et risquer de contaminer les personnes avec lesquelles elles viennent en contact. D’autres encore vont s’absenter pour prendre soin de leur famille et vont donc s’appauvrir un peu plus dans le cadre actuel. « Les chiffres démontrent que ce sont encore aujourd’hui les femmes qui souffrent davantage de cette situation, a expliqué Jacques Létourneau, président de la CSN. En 2016, les femmes se sont absentées en moyenne 74 heures pour des obligations personnelles ou familiales alors que chez les hommes, la moyenne était de moins de 20 heures. L’équité homme-femme s’en trouve lourdement affectée », précise-t-il.

Avec le projet de loi 176, le gouvernement propose que deux journées de congé soient rémunérées, ce qui apparaît clairement insuffisant pour contribuer à établir l’équité homme-femme en matière d’absences du travail.

De plus, selon Mélanie Gauvin, porte-parole du Front de défense des non-syndiquéEs : « Les femmes sont surreprésentées dans les emplois au salaire minimum et  elles occupent également environ 58 % des emplois de moins de 15 $ au Québec. N’est-il pas étonnant qu’en 2018 ce soit encore des emplois occupés par des femmes qui soient les moins bien rémunérés?  Voici une occasion concrète,  pour un gouvernement qui prétend se soucier d’équité entre les sexes, de freiner l’appauvrissement et atteindre une plus grande égalité homme-femme. »

Un verrou invisible à faire sauter

Hausser fortement le salaire minimum se bute souvent à un ratio de 50 % du salaire horaire moyen à ne pas dépasser sous prétexte d’assister à des pertes d’emploi, à une réduction des heures de travail, voire une augmentation des prix des produits et services. En somme, des conséquences qui viendraient annuler l’effet positif de la hausse du salaire minimum.

C’est ce qu’il convient d’appeler le « verrou Fortin », du nom de l’économiste Pierre Fortin qui croit avoir démontré l’existence de ce seuil à ne pas franchir. « Pourtant, les données choisies par l’économiste réputé pour établir le salaire moyen excluent tous les employés à salaire fixe, ce qui fait baisser lourdement la moyenne, a clarifié Luc Vachon, président de la CSD. Mais aussi s’il y a eu corrélation par le passé entre le dépassement du ratio de 50 % et la hausse du chômage des jeunes, d’autres facteurs sont aussi à prendre en compte, rien n’étant aussi simple dans l’économie réelle », a-t-il dit.

Jean-François Landry, 3e vice-président du SPGQ, renchérit : « D’ailleurs, les prévisions de pertes d’emploi lancées par les anti-hausse ne se sont jamais concrétisées ailleurs. L’Institut Fraser prévoyait  des pertes de plus de 50 000 emplois en Colombie-Britannique à la suite d’une hausse de 28 % du salaire minimum, il y en a plutôt eu 3600, tous récupérés en très peu de temps par la suite », a-t-il poursuivi.

Et si l’effet était plutôt le contraire? C’est ce que démontre une étude toute récente de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS). « Oui, il y aura des pertes d’emploi, mais ça n’a rien à voir avec les prédictions catastrophes, de mentionner Christian Daigle, président général du SFPQ. Et elles seront compensées de 9 à 11 fois par le fait que la hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure stimulera l’économie locale, principalement parce que celles et ceux qui en bénéficieront dépenseront par exemple  pour combler leurs besoins essentiels et non pour cacher de l’argent au fisc. »

Photo: Jean-François Coutu

 

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La marche du 1er mai en photos https://www.csn.qc.ca/actualites/la-marche-du-1er-mai-en-photos/ Mon, 30 Apr 2018 17:36:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67364 Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal samedi après-midi dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs.

Parmi les revendications de la marche : un réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et la mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail, la conciliation travail-famille-études, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure, la lutte contre les paradis fiscaux, ainsi que la transition juste.

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Les travailleuses et travailleurs envoient un message clair aux politiciens en vue des prochaines élections https://www.csn.qc.ca/actualites/les-travailleuses-et-travailleurs-envoient-un-message-clair-aux-politiciens-en-vue-des-prochaines-elections/ Sat, 28 Apr 2018 15:30:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=67307 Dans le cadre de la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, sous le thème Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Montréal aujourd’hui pour porter la parole des travailleuses et des travailleurs et faire entendre leurs revendications. Celles-ci portent sur le réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et la mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail, la conciliation travail-famille-études, l’augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure, la lutte contre les paradis fiscaux, ainsi que la transition juste.

Réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail
La population québécoise est en droit de recevoir des services publics de qualité et mérite un véritable accès aux programmes sociaux. Pour ce faire, les travailleuses et travailleurs offrant ces services doivent pouvoir le faire dans des conditions de travail décentes. Les personnes militantes prenant part à la manifestation ont dénoncé ces conditions de travail et les surcharges de travail qui y sont associées, résultat du sous-financement chronique, des multiples réformes et des récentes mesures d’austérité. Ils ont souligné l’urgence de réinvestir massivement dans les services publics et les programmes sociaux et de mettre en place des mesures concrètes pour rehausser les conditions de travail et amenuiser la charge de travail des travailleuses et travailleurs. Une condition essentielle à des services plus accessibles qui répondent mieux aux besoins de la population.

Il faut d’ailleurs rappeler que les femmes occupant près des trois quarts des emplois relevant de l’État, elles ont été plus durement frappées que les hommes par les mesures d’austérité des dernières années.

Conciliation travail-famille-études
La conciliation travail-famille-études est un réel enjeu pour les travailleuses et travailleurs. Les personnes militantes ont ainsi demandé au futur gouvernement de reconnaître cette réalité : les sphères du travail, de la famille et des études comportent leurs lots d’exigences et de réalités. Ainsi, les travailleuses et travailleurs doivent connaître leur horaire de travail à l’avance ou encore avoir la possibilité de refuser de faire des heures supplémentaires. Ils doivent, de plus, disposer de réelles périodes de pause ou encore obtenir des congés payés en cas de maladie ou de responsabilités familiales.

Salaire minimum à 15 $ l’heure
Les personnes manifestantes ont également demandé au futur gouvernement de se positionner pour une société plus juste et équitable en instaurant une mesure concrète, soit celle de hausser le salaire minimum à 15 $ l’heure. En effet, des milliers de travailleuses et travailleurs peinent à joindre les deux bouts et gagneraient grandement à obtenir un salaire décent.

Lutte contre les paradis fiscaux
Annuellement, le gouvernement ferme les yeux sur l’existence des paradis fiscaux et se prive ainsi de revenus substantiels. Les personnes manifestantes ont exigé du futur gouvernement de mettre en place des moyens concrets afin d’éradiquer l’évitement fiscal des plus riches et des grandes entreprises. Les sommes récupérées serviraient ainsi à financer les besoins criants des services aux citoyennes et citoyens.

Transition juste
Le futur gouvernement devra financer le virage incontournable vers une économie plus verte, fondée sur des énergies renouvelables et un modèle de développement durable. Toutefois, ce virage entraînera nécessairement une restructuration majeure de l’économie et du marché du travail. Les militantes et militants ont voulu sensibiliser le futur gouvernement à faire cette transition de manière juste et à accompagner les travailleuses et travailleurs pour mettre en place les mesures d’adaptation au marché du travail.

Les personnes manifestantes ont également offert leur soutien à toutes les travailleuses et à tous les travailleurs en conflit de travail. Aussi, elles se sont associées au Jour commémoratif des personnes décédées ou blessées au travail. En effet, plusieurs arboraient un ruban noir pour l’occasion et toutes et tous ont observé une minute de silence.

À propos
Les groupes organisateurs sont : CSD, CSN, CSQ, FTQ, APTS, FAE, FIQ, SFPQ, SPGQ, Alternatives, ATTAC-Québec, Au bas de l’échelle, AVEQ, Coalition Mains rouges, CTI, Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, FECQ, MASSE, MEPAAQ, Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA), Table des regroupements provinciaux d’organismes communautaires et bénévoles, UEQ

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Manifestation nationale le 28 avril à Montréal https://www.csn.qc.ca/actualites/prendre-le-parti-des-travailleurs-et-des-travailleurs/ Wed, 28 Mar 2018 18:08:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66841 Pour souligner la Fête internationale des travailleuses et des travailleurs, une manifestation nationale aura lieu le 28 avril 2018 à Montréal. Rendez-vous au Parc olympique (Pierre-De Coubertin et Pie IX), pour un départ à 13h.

Bandeau Facebook rougeBandeau Facebook vert Affiches

En attendant l’événement, nous vous transmettons nos revendications.

Salaire minimum à 15 $ l’heure
Le fait de pouvoir vivre dans une société juste et équitable devrait être au centre des préoccupations de nos élus. Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est offrir de meilleurs salaires à des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui peinent à joindre les deux bouts. La hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure est l’un des leviers concrets qui permettraient de réduire les inégalités et de favoriser une plus grande justice sociale.

Réinvestissement dans les services publics et les programmes sociaux et mise en place de mesures concrètes pour mettre fin aux surcharges de travail
La population québécoise a le droit de recevoir des services publics de qualité et elle mérite un véritable accès à des programmes sociaux. Celles et ceux qui donnent ces services doivent être capables de le faire dans des conditions de travail décentes. Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est réinvestir massivement dans les services publics et les programmes sociaux et c’est mettre en place des mesures concrètes qui permettront à ceux et celles qui offrent ces services de le faire dans des conditions de travail satisfaisantes et exemptes de charges de travail déraisonnables.

Conciliation travail-famille-études
Une réelle conciliation travail-famille-études nécessite des mesures concrètes permettant aux travailleurs et aux travailleuses d’avoir une prise sur la gestion de leur temps. Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est reconnaître que l’organisation du travail doit tenir compte des exigences et des responsabilités liées au travail, à la famille et aux études. Le droit de connaître son horaire de travail à l’avance, celui de refuser les heures supplémentaires, celui de disposer de vraies périodes de pause ou celui de bénéficier de jours de congé payé en cas de maladie ou de responsabilités familiales en sont de bons exemples.

Lutte contre les paradis fiscaux
En matière de fiscalité, il ne devrait pas être possible de mettre à l’abri du fisc une partie de ses revenus. Annuellement, le gouvernement se prive de revenus substantiels en fermant les yeux sur l’existence des paradis fiscaux. Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est prendre des moyens concrets pour mettre fin à cet évitement fiscal pour les plus riches et les grandes entreprises et, ainsi, récupérer ces sommes en impôts qui serviront à financer les services aux citoyens et citoyennes.

Transition juste
Le virage vers une économie plus verte, fondée sur des énergies renouvelables et un modèle de développement durable, entraînera une restructuration majeure de l’économie et du marché du travail. Prendre le parti des travailleurs et travailleuses, c’est s’assurer que cette transition se fera de manière juste, sans laisser pour compte les travailleurs et les travailleuses et leurs communautés. C’est prévoir les investissements nécessaires pour soutenir et accompagner les travailleurs et travailleuses et mettre en place les mesures d’adaptation au marché du travail.

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1er mai : appauvrissement pour les travailleuses et travailleurs québécois de la construction https://www.csn.qc.ca/actualites/1er-mai-appauvrissement-pour-les-travailleuses-et-travailleurs-quebecois-de-la-construction/ Mon, 01 May 2017 19:08:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59900 En cette journée internationale des travailleuses et des travailleurs, l’Alliance syndicale trouve malheureux de voir les travailleurs de la construction du Québec commencer à s’appauvrir. Les quatre conventions collectives des différents secteurs de la construction sont échues depuis le 30 avril et aucune entente de principe n’est en vue dans les quatre secteurs.

Augmentations de salaire rétroactives : illégal dans la construction !
Dans l’industrie de la construction, il est illégal de négocier des augmentations de salaire rétroactives. Les entrepreneurs ont donc tout intérêt à laisser traîner les négociations le plus longtemps possible.

Depuis des mois, on sait que les entrepreneurs soumissionnent en prenant compte d’une augmentation de salaire au 1er mai. « On estime que c’est 51 $ par semaine que les travailleurs perdent et qui va directement dans la marge de profit des employeurs. C’est un gros incitatif à ne pas négocier », dénonce Michel Trépanier, porte-parole de l’Alliance syndicale.

L’interdiction de négocier des clauses avec une application rétroactive n’a plus sa raison d’être en 2017. « On demande à la ministre responsable du Travail de changer la Loi sur les relations de travail dans l’industrie de la construction. Ce qu’on demande, c’est d’être traités comme les autres syndiqués québécois », précise Michel Trépanier.

Les équipes de négociation de l’Alliance syndicale ont l’intention de tout mettre en oeuvre pour que les négociations puissent se conclure rapidement sans que les travailleuses et les travailleurs ne subissent des reculs dans leurs conditions de travail.

À propos de l’Alliance syndicale

L’Alliance syndicale représente les 175 000 travailleurs et travailleuses de la construction dans le cadre des négociations de la construction. Elle regroupe les 5 syndicats représentatifs de la construction, soit la FTQ-Construction, le Conseil provincial (International), le Syndicat québécois de la construction (SQC), la CSD Construction et la CSN-Construction.

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Le monde a besoin d’une augmentation salariale https://www.csn.qc.ca/actualites/le-monde-a-besoin-dune-augmentation-salariale/ Mon, 01 May 2017 13:27:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59886 Dans le cadre de la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs, la Confédération syndicale internationale (CSI), dont est membre la CSN, lance cette déclaration.

Parce que des sociétés multinationales puissantes et une poignée de personnes immensément riches dictent les règles de l’économie mondiale, les progrès que des générations de travailleuses et de travailleurs ont obtenus, célébrés le 1er mai de chaque année, subissent continuellement et systématiquement des attaques. Les gouvernements battent en retraite, se pliant aux volontés des grandes richesses et ne remplissant pas leur devoir de garantir un travail décent pour tous et d’en finir avec la pauvreté. Le nationalisme et la xénophobie érodent la solidarité à une époque où le monde est confronté à la plus grande crise de réfugiés depuis 70 ans et que les travailleurs migrants sont privés de la dignité de l’égalité de traitement.

Des dizaines de millions de femmes et d’hommes sont pris au piège dans des formes modernes d’esclavage et un nombre bien supérieur encore forment la main-d’œuvre cachée des chaînes d’approvisionnement mondiales, sans droits de créer de syndicats ou d’obtenir un salaire minimum vital, souvent coincés dans des emplois dangereux et dégradants. Quarante pour cent de la main-d’œuvre mondiale est piégée dans l’économie informelle, sans droits et ayant tout juste de quoi subsister. Le dogme toxique de l’austérité, destiné à acheminer encore plus de richesses vers les « 1 % », touche plus gravement les femmes et ôte toutes chances de progresser sur les grands enjeux de notre époque.

Alors que plus d’un milliard de personnes sont touchées par la violence ou par l’insécurité, et que des centaines de milliers d’individus vivent au milieu de conflits armés, la menace de voir se développer de nouvelles guerres n’est jamais loin. Il ne peut y avoir de paix sans droits humains et c’est la garantie des droits humains, y compris les droits fondamentaux des travailleuses et des travailleurs, qui est le fondement de la prospérité et de la paix.

Le système économique est cassé et la réécriture des règles doit se faire par et pour le plus grand nombre, plutôt que par et pour une poignée d’individus. Selon un sondage de la CSI, pas moins de 78 % des personnes interrogées souhaitent que les entreprises endossent la responsabilité de leurs chaînes d’approvisionnement et 79 % des personnes interrogées estiment que le salaire minimum est trop faible pour mener une vie décente

Partout, les travailleurs ripostent, en créant des syndicats face à une violente intimidation, en faisant campagne pour le travail décent et en faisant grève, même là où le droit de grève n’existe pas. Dans les usines d’Asie de l’Est et dans les plantations d’Amérique centrale, dans les villes et les villages d’Afrique, et partout dans le monde entier, les travailleuses et les travailleurs se dressent contre les tyrans et exigent le respect de leurs droits de créer des syndicats, de négocier collectivement, de bénéficier d’une protection sociale et de disposer d’emplois sûrs et sans danger. Les travailleuses rappellent qu’il faut « Comptez avec nous » au niveau de l’égalité au travail, des investissements dans l’économie des soins, pour en finir avec l’écart de rémunération entre les hommes et les femmes et pour obtenir leur place légitime au sein de la direction des organisations syndicales.

Pendant 130 ans, cette journée a été l’occasion de célébrer la solidarité et de rendre hommage à celles et ceux qui ont tant sacrifié pour la justice sociale. En 2017, le 1er mai sera encore l’occasion de montrer la puissance et la détermination des travailleurs en vue de combattre l’oppression, de manifester leur solidarité chez eux et par-delà les frontières, et de faire avancer la construction d’un monde meilleur.

De nouveaux défis émergent : les technologies transforment le monde du travail, les émissions de carbone risquent de nuire encore davantage au climat et le populisme et les dogmes d’extrême droite deviennent de plus en plus la norme. Nous invitons tous les gouvernements à résister aux menaces et aux intimidations de l’élite qui contrôle aujourd’hui les leviers du pouvoir, et de résister aux côtés des travailleurs. Nous réaffirmons notre élan de solidarité envers toutes celles et tous ceux qui sont victimes de la répression, connaissent la pauvreté et subissent l’exploitation, et nous ne renoncerons jamais à notre mission visant à établir la prospérité, l’égalité et la dignité pour toutes et tous.

La CSI représente 181 millions de travailleuses et de travailleurs au sein de 340 organisations affiliées nationales dans 163 pays et territoires.

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