Affaires municipales – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 10 Apr 2024 19:55:45 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Affaires municipales – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Dénonciation de l’utilisation abusive de la sous-traitance par le RTC https://www.csn.qc.ca/actualites/denonciation-de-lutilisation-abusive-de-la-sous-traitance-par-le-rtc/ Fri, 05 Apr 2024 19:24:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95219 Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC, CSN inc. dénonce l’utilisation accrue de la sous-traitance dans l’entretien des pièces et des véhicules du Réseau de transport de la Capitale (RTC). Cette pratique, qui s’est intensifiée au cours des dernières années, met en péril la qualité du service et les emplois des travailleurs syndiqués, mais a aussi un impact inquiétant sur les finances de la société de transport.

« La mauvaise planification de l’entretien qui engendre de la sous-traitance est une menace pour la sécurité des usagers et la qualité du service, dénonce Nicolas Louazel, président du syndicat. En confiant l’entretien des véhicules à des entreprises privées, tel que pour le Flexibus, le RTC se déresponsabilise et met en danger la qualité du service. Il se prive volontairement de l’expertise de ses travailleuses et de ses travailleurs en la matière et se rend esclave des compagnies privées et du plus bas soumissionnaire. »

Le syndicat constate que la sous-traitance provoque une baisse des standards de sécurité et à une détérioration de la qualité du service. Les entreprises privées ne sont pas soumises aux mêmes exigences que les employés du RTC en matière de formation, d’expérience et de conditions de travail.

« Le RTC doit cesser de sous-traiter l’entretien des véhicules et investir dans ses propres employés, souligne Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Les travailleurs du RTC sont compétents et dévoués, et ils sont les mieux placés pour assurer la sécurité et la qualité du service. D’un côté, on cherche à diminuer les déficits des sociétés de transports et de l’autre une municipalité songe à imposer une nouvelle taxe pour le transport en commun. Il serait judicieux d’arrêter de jeter l’argent des contribuables par les fenêtres en sous-traitant le travail que les membres du syndicat sont capables de faire à l’interne. »

« Les sociétés de transports doivent revoir leurs procédés, déclare Frédéric Brun, vice-président de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Il est inacceptable que la qualité des services à la population comme le transport en commun soit remise entre les mains de sous-traitants. Ce sont les usagers et les usagères, mais plus largement tous les contribuables qui en écoperont. »

Le syndicat, le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches et la Fédération des employées et employés de services publics appellent le RTC à revoir sa politique de sous-traitance et à investir dans ses propres employés. Ils invitent à une réflexion importante sur les méthodes utilisées et la planification des entretiens, et souhaitent que l’expertise des travailleuses et des travailleurs soit mise à contribution.

À propos

Le Syndicat des salariés(ées) d’entretien du RTC, CSN inc. regroupe 332 membres. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui regroupe 60 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics ainsi qu’au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances. Pour sa part, la CSN compte plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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Les employés municipaux interpellent le conseil de ville de Saint-Georges https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employes-municipaux-interpellent-le-conseil-de-ville-de-saint-georges/ Tue, 12 Mar 2024 14:40:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94531 Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de la Ville de Saint-Georges–CSN, qui représente les salarié-es du service des loisirs et de la culture, seront présents ce soir à l’Hôtel de Ville de Saint-Georges à 19 h, pour interpeller les membres du conseil municipal. Des porte-paroles syndicaux seront disponibles par la suite pour répondre aux questions des journalistes.

La partie patronale a manifesté la semaine dernière dans les médias son désir de s’entendre rapidement avec les grévistes. Une volonté que salue le syndicat, même s’il demeure sceptique. « Sous couvert d’équité, la Ville nous propose les mêmes pourcentages d’augmentation que ceux prévus dans les conventions collectives qui ne sont pas échues, sur papier ça peut sembler intéressant, mais il y a un os », explique Mario Boissé, président du syndicat, « les autres conventions collectives ont été négociées en 2019, avant l’explosion de l’inflation que nous avons connue. » Le syndicat réitère qu’avec les propositions actuelles de la Ville, ses membres s’appauvrissent. « Ce n’est pas acceptable pour nous, et c’est pourquoi nous disons que ça va prendre de l’argent frais pour régler. »

À la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), on est un peu surpris de la position de la municipalité. « La Ville de Saint-Georges a tenu compte de l’inflation pour majorer son compte de taxes, pourquoi n’en tiendrait-elle pas compte pour les salaires de ses employés ? » se demande Simon-Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la FEESP–CSN. Pour le syndicaliste, il est évident que les autres groupes syndiqués de la municipalité vont demander un rattrapage lors de leurs prochaines négociations. « L’inflation a été de 6,5 % en 2023 et on prévoit 4,8 % en 2024, c’est évident qu’il va falloir que la municipalité bouge sur les salaires. »

« La Ville reconnaît d’ailleurs que les salaires de ses cols-bleus ne sont plus compétitifs, » poursuit Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), « en septembre 2023, lors de l’ouverture du Complexe multisports, la partie patronale a même approché le syndicat pour augmenter le salaire d’embauche parce qu’elle avait de la difficulté à recruter. » Le vice-président du conseil central estime que la municipalité a une responsabilité morale dans le dossier. « Une ville ce n’est pas un employeur comme un autre, elle ne peut pas se permettre d’appauvrir ses employés comme ça, quel message ça envoie ? Ça n’a pas de sens. »

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Entente de principe pour les employé-es des piscines de Cowansville https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-de-principe-pour-les-employe-es-des-piscines-de-cowansville/ Fri, 16 Jun 2023 18:17:21 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91235 Après plus d’un an de négociation, les membres du Syndicat des employé-es des piscines et plans d’eau de la ville de Cowansville–CSN ont réussi à obtenir de meilleures conditions de travail. Le 14 juin, les travailleuses et les travailleurs ont adopté à l’unanimité une entente de principe pour le renouvellement de leur convention collective.

L’entente de cinq ans couvre la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026. Le nouveau contrat de travail comprend des augmentations salariales de 2,5 % par année. De plus, les salarié-es à l’emploi recevront une rétroactivité sur les heures travaillées depuis le 1er janvier 2022.

Les employé-es se verront également accorder une prime d’engagement, soit un montant forfaitaire de 1,8 % des heures travaillées après la majoration de 2,5 % des échelles de salaire. Pour sa part, la fonction de coordonnatrice des piscines bénéficie d’un rattrapage salarial de 23,11 $ à 25 $ l’heure. « Je tiens à saluer le travail de toute l’équipe au long de la négociation et de la mobilisation ainsi que l’appui de la population à notre cause », affirme Jade Galipeau, présidente du syndicat.

« Cette entente constitue une bonne nouvelle pour ces travailleuses et travailleurs essentiels qui veillent à la sécurité aquatique des citoyennes et des citoyens de Cowansville. Néanmoins, il reste du chemin à parcourir au Québec pour faire reconnaître la réelle valeur et l’importance de ces spécialistes en matière de sécurité aquatique », ajoute Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

« Il faut saluer la persévérance et la solidarité des membres du syndicat. Plus d’un an de négociation, ce n’est pas rien. Par leur mobilisation exemplaire, ils ont réussi à améliorer leurs conditions de travail », souligne Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN.

À propos
Le Syndicat des employé-es des piscines et plans d’eau de la ville de Cowansville–CSN compte une vingtaine de membres. Il est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics, qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic. Il est également affilié au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN, qui regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, sur une base régionale ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente plus de 330 000 membres.

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Sorel-Tracy : une administration nonchalante et méprisante https://www.csn.qc.ca/actualites/sorel-tracy-une-administration-nonchalante-et-meprisante/ Thu, 15 Jun 2023 17:47:11 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91217 Près d’un mois après le déclenchement de la grève générale illimitée, les cols bleus de Sorel-Tracy décrient la nonchalance avec laquelle les dirigeantes et dirigeants de la Ville traitent cette négociation.

Réunis en assemblée générale le 14 juin, les membres du Syndicat des employé-es municipaux de la Ville de Sorel-Tracy–CSN ont réitéré leur solidarité et leur détermination à poursuivre leur conflit de travail jusqu’à ce que la Ville accepte de faire son bout de chemin sur la question des salaires.

« Contrairement à ce que le maire a récemment affirmé dans les médias, la Ville ne tente pas de trouver le “juste milieu”. Bien au contraire. Elle fait du surplace depuis plus de 15 mois. Pour leur part, les cols bleus ont sensiblement réduit leurs demandes, souligne Martin Gingras, président du syndicat. Le maire devrait venir s’asseoir à la table de négociation pour constater ce qui se dit plutôt que de se fier à ses représentantes et représentants ».

Le maire se fait donner des informations erronées. Pendant son attaque envers les cols bleus lors d’une séance du conseil municipal, M. Péloquin a affirmé que ceux-ci avaient reçu 10 % de plus que l’indice des prix à la consommation (IPC) dans leur dernière convention collective. Or, entre 2017 et 2021, les bleus ont obtenu 2,35 % de plus que l’IPC.

Les représentantes et représentants de la Ville ont aussi tenu des propos méprisants à l’endroit des salarié-es, leur suggérant d’aller travailler ailleurs s’ils n’étaient pas satisfaits de leurs conditions de travail, puis les menaçant d’être envoyés au chômage au profit de sous-traitants. « Ces travailleuses et travailleurs qui assurent les services aux citoyennes et citoyens méritent un minimum de respect ainsi que des conditions salariales à la hauteur du marché actuel de l’emploi. À défaut de quoi, la Ville se retrouvera en pénurie de main-d’œuvre », assure Jean-Philippe Dell’Aniello, premier vice-président du Conseil central de la Montérégie–CSN.

Mépris des règles et de la sécurité
Depuis le début de la grève, la Ville fait aussi preuve de nonchalance à l’égard de la réglementation. Le syndicat a rapporté au moins un événement impliquant des briseurs de grève (scabs). De plus, un cadre de la Ville s’est improvisé surveillant de piscine sans détenir de certificat de sauveteur lors d’une activité de baignade « naturiste » (nudiste), mettant ainsi à risque la sécurité des baigneuses et des baigneurs. Pourtant, l’article 27 du Règlement sur la sécurité dans les bains publics indique clairement qu’un tel certificat est obligatoire.

Arguments bidon
Sur la place publique, le maire répète les mêmes trois arguments, à savoir l’équité avec les municipalités comparables, avec les autres employé-es municipaux et la capacité de payer de la Ville.

« Dans 27 municipalités de tailles diverses, les augmentations octroyées en 2022 et 2023 démontrent toutes un rattrapage salarial durant l’une de ces deux années afin de tenir compte de l’inflation », souligne Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN. Cette fédération compte dans ses rangs 136 syndicats du secteur municipal. « D’autres municipalités ont même rouvert les conventions collectives en vigueur afin d’éviter de perdre des employé-es dans l’actuelle situation de pénurie de main-d’œuvre », ajoute M. Malenfant.

Le maire Péloquin aime aussi se cacher derrière les contrats de travail des autres catégories d’employé-es municipaux, soit deux conventions signées en 2021 avant l’inflation actuelle. Les demandes salariales des cols bleus se basent sur l’IPC et l’inflation, un argument que le maire utilisait il y a quelques mois à peine pour justifier l’augmentation de taxes !

Les cols bleus rappellent qu’ils sont eux-mêmes des citoyens de Sorel-Tracy et des contribuables. Ils souhaitent régler rapidement le conflit et limiter les impacts négatifs pour les résidentes et les résidents de Sorel-Tracy. Ils s’attendent à une attitude similaire de la part de la Ville.

Depuis des mois, les négociatrices et négociateurs de la Ville laissent miroiter des avancées au chapitre des salaires si les cols bleus acceptent de régler le dossier prioritaire de l’employeur. Aux termes des dernières séances de négociation, force est de constater que la Ville n’a pas l’intention de tenir parole. La prochaine séance de négociation est prévue le 20 juin prochain.

À propos
Le Syndicat des employé-es municipaux de la Ville de Sorel-Tracy–CSN compte une centaine de membres. Le syndicat est affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), qui compte 65 000 membres dans les secteurs public et parapublic. Il est également affilié au Conseil central de la Montérégie–CSN, qui regroupe quelque 35 000 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, sur une base régionale ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) qui représente plus de 330 000 membres.

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Grève des cols bleus : la Ville en contravention du Code du travail https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-des-cols-bleus-la-ville-en-contravention-du-code-du-travail/ Fri, 02 Jun 2023 12:56:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91008 Moins de deux semaines après le déclenchement de leur grève générale illimitée, les cols bleus de Sorel-Tracy constatent que la Ville fait peu de cas des dispositions du Code du travail concernant les briseurs de grève (scabs).

Pourtant, une violation aux dispositions anti-briseurs de grève n’est pas banale. Le Code du travail prévoit même que des poursuites pénales assorties d’amendes peuvent être entreprises à l’encontre d’un employeur dans de pareilles situations.

En effet, un incident en ce sens a été constaté par les grévistes, qui implique le Gib Fest (anciennement Festival de la gibelotte), un organisme subventionné par la Ville. Des salarié-es de cet organisme ont procédé au ramassage des déchets dans un parc, enfreignant ainsi l’article 109.1 du Code du travail qui interdit qu’un salarié-e d’une autre entreprise fasse le travail des salarié-es en grève.

Mépris de la sécurité
Non seulement la Ville ne se préoccupe pas du Code du travail, mais elle ne semble pas faire grand cas de la sécurité des baigneuses et des baigneurs non plus. En effet, un cadre de la Ville s’est improvisé surveillant de piscine, sans détenir de certificat de sauveteur, lors d’une activité de baignade naturiste organisée à la piscine Laurier-R.-Ménard. Dans le cadre d’un tournage de la série documentaire « Le monde est à nu ! » pour la chaîne TV5 Canada, la Fédération québécoise de naturisme avait lancé une invitation spéciale aux familles pour cette baignade.

« Les cols bleus soulignent le manque de sérieux de cette administration municipale qui bafoue les règles. Cette infraction aurait pu avoir de graves conséquences pour la sécurité des baigneuses et des baigneurs », dénonce Martin Gingras, président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN.

Pendant ce temps, rien ne se passe à la table de négociation. Il faut dire que le maire Patrick Péloquin était en visite en France du 20 au 27 mai, à l’invitation de l’Association des fournisseurs de Chantier Davie Canada.

Les représentantes et représentants syndicaux attendent impatiemment d’autres dates afin de régler rapidement le conflit et limiter les impacts négatifs pour les résidentes et les résidents de Sorel-Tracy. « Autant les élu-es que la direction générale de la Ville font preuve de mépris. Lors d’un récent incident, les cadres ont d’abord refusé de prêter le matériel nécessaire au club de soccer. Ils ont préféré blâmer, à tort, les cols bleus », dénonce pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN. « La Ville n’a qu’à négocier de bonne foi pour que les cols bleus reprennent les tâches sous leur responsabilité », ajoute Mme Herbeuval.

« Par respect pour les citoyennes et les citoyens, nous demandons au maire Péloquin et aux dirigeantes et dirigeants de la Ville de prendre les responsabilités qui leur incombent et de s’assoir à la table de négociation pour y négocier de bonne foi plutôt que de laisser traîner les choses, comme c’est le cas depuis 15 mois », termine Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

 

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Les cols bleus de Sorel-Tracy dénoncent la campagne de peur menée par la Ville https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-de-sorel-tracy-denoncent-la-campagne-de-peur-menee-par-la-ville/ Fri, 19 May 2023 13:00:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=90776 En grève générale illimitée depuis le 17 mai, le Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN se désole de la campagne de peur que la Ville mène auprès des citoyennes et des citoyens dans le but de discréditer les demandes salariales des cols bleus. Le Syndicat invite plutôt l’administration municipale à s’assoir à la table et à négocier de bonne foi.

« Nous, les cols bleus, souhaitons réitérer que nos demandes ne visent qu’à maintenir notre pouvoir d’achat et ne pas nous appauvrir davantage », affirme Martin Gingras, président du Syndicat des employé-es municipaux de Sorel-Tracy–CSN.

Les demandes salariales des cols bleus se basent sur l’indice des prix à la consommation (IPC) et l’inflation, un argument que le maire utilisait pourtant il y a quelques mois à peine pour justifier l’augmentation de taxes. « Nous avons déjà réduit nos demandes et nous sommes prêts à dialoguer depuis 15 mois. À l’opposé, l’administration Péloquin demeure fermée et préfère discréditer nos revendications sur la place publique plutôt que de négocier avec nous », dénonce M. Gingras.

Au surplus, le maire vient d’annoncer que la Ville a engrangé de meilleurs revenus que ceux anticipés soient 5,6 M$ pour la dernière année. Les cols bleus invitent la population à questionner les dirigeants de la Ville. Ils tiennent à rappeler qu’ils ont à cœur les citoyennes et les citoyens de Sorel-Tracy. Ils souhaitent pouvoir continuer de leur offrir des services de qualité.

Comparables
Le maire de Sorel-Tracy justifie son inaction à la table de négociation notamment par l’équité avec les autres villes. « Un simple comparatif de près d’une trentaine de municipalités québécoises de tailles diverses ayant récemment renouvelé leurs conventions collectives démontre un rattrapage salarial en 2022 et/ou 2023 afin de tenir compte de l’inflation », indique Simon Mathieu Malenfant, vice-président trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics–CSN.

De plus, la directrice du Service des ressources humaines, madame Desbiens affirme qu’au cours des 10 dernières années, la Ville a été plus généreuse que l’IPC. Elle omet cependant de mentionner qu’en obtenant ces augmentations, les travailleuses et travailleurs ont aussi dû essuyer des reculs dans leurs avantages sociaux.

« Nous demandons aux citoyennes et aux citoyens de ne pas se laisser berner par la campagne de peur de l’administration Péloquin et plutôt d’appuyer les cols bleus dans leurs revendications. Trop de travailleurs ont quitté leur emploi à la Ville au cours de la dernière année. Travaillons ensemble pour que Sorel-Tracy redevienne un endroit où les emplois sont attrayants, en cette période de pénurie de main-d’œuvre », souligne pour sa part Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie–CSN.

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Rencontrer les membres, un Gatorade à la fois https://www.csn.qc.ca/actualites/rencontrer-les-membres-un-gatorade-a-la-fois/ Tue, 10 Aug 2021 13:02:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80157 Depuis le début de la pandémie, les échanges entre les syndicats et leurs membres se sont limités aux réunions par vidéoconférences. Après de longs mois de rencontres virtuelles, le syndicat des employés municipaux de la Ville de Saguenay (CSN) a trouvé une façon originale de reprendre un réel contact avec ses membres. Sa tournée estivale fait donc d’une pierre deux coups : elle sert à discuter de la négociation à venir tout en offrant à ceux qui travaillent d’arrache-pied sous le soleil un moyen de se réhydrater. « L’opération Gatorade » rencontre désormais un énorme succès.

À la veille d’une renégociation de la convention collective des cols bleus de Saguenay, le syndicat CSN cherchait un moyen de rencontrer ses 500 membres sur leurs lieux de travail, alors que ceux-ci doivent souvent se déplacer au jour le jour, d’un lieu extérieur à un autre.

C’est alors que la conseillère à la mobilisation au Conseil central du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Émilie Jean, a eu une idée qui s’est avérée extrêmement fructueuse : cibler les journées chaudes pour aller à la rencontre des membres afin de leur distribuer ce dont ils ont le plus besoin : une boisson hydratante. Devant le succès de l’opération, on a également ajouté les fameux Mr. Freeze à l’arsenal.

« On a vécu quelques journées super chaudes au début de l’été et l’idée d’aller à la rencontre des membres en leur offrant un Gatorade m’est venue à l’esprit, explique-t-elle. Depuis, je n’ai jamais vu des gens aussi contents de nous voir ! »

Même son de cloche du côté du président du syndicat, Éric Blanchette, qui se dit agréablement surpris de l’accueil chaleureux des membres. « Même l’employeur a applaudi notre démarche parce qu’elle répond à une mission de santé et sécurité au travail. Mais ça nous permet surtout de mobiliser nos membres pour la négociation et d’entendre leurs revendications. C’est une consultation vraiment exhaustive. On rencontre des gens qui sont plus difficiles à rejoindre en temps normal, soit en raison de leur situation familiale ou parce que dans les grandes assemblées, avec tous les protocoles, ça peut être intimidant pour certaines personnes qui n’osent pas prendre la parole ».

« Ces discussions permettent donc d’avoir le pouls exact des membres par rapport aux revendications et de cibler plus précisément les demandes en vue de la renégociation de la convention collective », ajoute-t-il.

Rebâtir des liens, malgré la COVID
L’opération qui se déroule en moyenne une fois par semaine permet d’atteindre des membres qui sont souvent difficiles à rejoindre en temps normal. Plusieurs d’entre eux sont constamment en mouvement, car ils doivent effectuer des travaux à l’extérieur, d’un bout à l’autre de la municipalité de Saguenay.

La stratégie, qui se base sur l’usage des réseaux sociaux, est simple, mais efficace : la veille d’une journée chaude, le syndicat planifie une alerte sur sa page Facebook pour le lendemain matin. Une fois l’alerte publiée, les travailleurs intéressés n’ont qu’à indiquer leur lieu de travail et le nombre de personnes sur le site. « On arrive avec nos glacières et les boissons bien froides, alors l’accueil est toujours excellent, assure le président du syndicat. Nos membres nous disent qu’on ne les a pas oubliés, malgré la COVID, et qu’on s’occupe d’eux. » De la musique aux oreilles du président après des mois difficiles de restrictions imposées par les enjeux de santé publique.

« Avec le réchauffement climatique et la hausse des journées de chaleur accablante, la distribution de rafraîchissements est une formule qui sera assurément répétée au cours des prochaines années », ajoute Éric Blanchette. « Je n’ai aucun doute là-dessus ! »

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Le patrimoine enfoui complètement oublié https://www.csn.qc.ca/actualites/le-patrimoine-enfoui-completement-oublie/ Tue, 15 Dec 2020 16:09:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=77808 Le patrimoine culturel enfoui au Québec est une richesse collective incommensurable. Il nous aide à améliorer notre connaissance des peuples autochtones qui habitent notre territoire depuis des millénaires et à comprendre la vie que menaient les premiers colons européens qui y sont débarqués.

L’archéologie étant essentielle à la découverte et à la conservation de ce patrimoine, nous déplorons que le projet de loi 69 modifiant la Loi sur le patrimoine culturel ne comprenne aucune mesure pour améliorer les conditions qui régissent les travaux archéologiques, et ce, même si les règles encadrant le travail des archéologues découlent en grande partie de cette loi.

Bien que nous comprenions la nécessité de mieux encadrer la protection du patrimoine bâti et que nous saluions la volonté de la ministre de la Culture et des Communications en ce sens, force est de constater que l’archéologie demeure aujourd’hui le parent pauvre de la protection de biens culturels. Le fait qu’aucun organisme ou regroupement d’archéologues n’ait même été invité à participer aux consultations menées par la commission parlementaire sur ce projet de loi le démontre une fois de plus.

Pourtant, l’encadrement législatif des travaux archéologiques doit être amélioré. Ceux-ci ne doivent pas être uniquement considérés comme une étape préalable aux nouvelles constructions, mais comme une réelle démarche de recherche scientifique, d’inventaire, de fouilles et d’analyse qui mérite toute l’attention nécessaire à sa réalisation.

L’accélération des mises en chantier exerce une pression indue sur la protection des biens culturels, d’autant plus qu’en étant enfouis, ces derniers ne sont ni visibles ni identifiés. Il appartient au ministère d’assurer la protection de ce patrimoine plutôt que de se limiter à la protection du patrimoine bâti.

Il aurait été judicieux de profiter de cette révision de la Loi sur le patrimoine culturel — la première en dix ans — pour aborder plusieurs enjeux touchant à l’environnement de travail des archéologues.

Nous suggérons, entre autres, de hausser le montant des amendes imposées aux entrepreneurs qui ne respectent pas les règles de conservation du patrimoine ; de calculer le délai maximal pour la remise du rapport archéologique à partir de la fin des fouilles ; et de prévoir un mécanisme pour ajuster les montants et les délais alloués aux travaux archéologiques en fonction des contraintes vécues ou de l’ampleur des découvertes.

Par ailleurs, l’ajout d’un pouvoir décisionnel à l’échelon des municipalités régionales de comté (MRC) nous inquiète également, puisqu’il n’apporte aucune protection supplémentaire et qu’il risque d’engendrer une forte réduction du territoire protégé.

Notre patrimoine enfoui est non renouvelable et riche d’une histoire qui dépasse les intérêts économiques à court terme. Nous espérons que le gouvernement saura reconnaître son importance et modifier le projet de loi 69 en conséquence.

Ginette Langlois
Présidente
Fédération des professionnèles–CSN

Maxime Vaillancourt
Président
Syndicat national des archéologues du Québec–CSN

Cliquez ici pour lire le commentaire envoyé par le SNAQ-CSN la FP-CSN à la commission de la culture et de l’éducation de l’Assemblée nationale.

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La FEESP–CSN salue l’annonce du gouvernement concernant les sociétés de transport et municipalités https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-salue-lannonce-du-gouvernement-concernant-les-societes-de-transport-et-municipalites/ Fri, 25 Sep 2020 21:04:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76448 La Fédération des employées et employés des services publics (FEESP–CSN), qui représente plusieurs syndicats de sociétés de transport et 6500 travailleuses et travailleurs municipaux, accueille positivement les investissements annoncés par le gouvernement cet après-midi. « Les sociétés de transport ont été mises à mal le printemps dernier. Nous souhaitons à tout prix que les effets négatifs des pertes de revenus n’aient aucun impact sur les employé-es qui ont maintenu ces services essentiels au pire de la crise », de souligner Nathalie Arguin, présidente de la FEESP–CSN.

« Cette aide était très attendue et nous nous réjouissons que les gouvernements provincial et fédéral se soient entendus sur la nécessité de réserver ces montants aux municipalités pour permettre aux travailleuses et travailleurs de maintenir des services de qualité à la population », a ajouté André Lajoie, secrétaire général de la FEESP–CSN.

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Demande de médiation : les négociations doivent avancer pour le bien des services publics et de la population du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/demande-de-mediation-les-negociations-doivent-avancer-pour-le-bien-des-services-publics-et-de-la-population-du-quebec/ Fri, 25 Sep 2020 12:22:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76433 Près d’un an après le début du processus de négociation et alors que les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2020, l’ensemble des fédérations du secteur public de la CSN demande au ministre du Travail, Jean Boulet, de nommer des médiateurs aux tables de négociation sectorielle de la FEESPCSN, de la FPCSN et de la FSSSCSN, la FNEEQCSN ayant pour sa part fait sa demande en juillet dernier. Avec l’amorce d’une deuxième vague de la COVID-19, la CSN estime qu’il est plus que temps de mettre en place des solutions pérennes pour rebâtir les services publics.

« Les pénuries de main-d’œuvre se multiplient. Il manque de monde pour assurer les services à la population. Si on veut régler ce problème une fois pour toutes, il faut améliorer les conditions de travail du personnel des réseaux publics. Le statu quo des conventions collectives n’est pas une option », lance Caroline Senneville, vice-présidente de la CSN.

Dans le secteur de la santé et des services sociaux, la situation est critique. Le gouvernement Legault répète sans cesse depuis quelques mois que le réseau était déjà mal en point bien avant la pandémie. Pour la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN), il est impératif de mettre en place des solutions qui répondent aux besoins réels du personnel sur le terrain et aux problèmes majeurs de recrutement de main-d’œuvre qui touchent toutes les catégories de personnel. « Nous avons mis sur la table un grand nombre de propositions concrètes pour améliorer le quotidien dans nos établissements, mais nos vis-à-vis patronaux n’ont toujours pas de mandat pour discuter de sujets importants pour nous, comme la santé et la sécurité au travail, et agir concrètement dès maintenant. C’est inconcevable, considérant que nous atteignons des taux inégalés d’absences, car le personnel est constamment en surcharge, épuisé et au bout du rouleau », souligne Josée Marcotte, vice-présidente de la FSSS–CSN.

La Fédération des professionnèles (FPCSN) signale que les paroles lancées cette semaine par le ministre Dubé, selon lesquelles tout le réseau de la santé et des services sociaux se trouve actuellement dans un état de fragilité extrême, doivent s’accompagner de gestes concrets pour remédier à la situation. « Bien que nous dressions des constats communs sur certaines problématiques, nous avons de la difficulté à nous entendre avec la partie patronale sur les moyens qui pourraient remédier notamment à la surcharge de travail, aux heures supplémentaires ainsi qu’à la conciliation travail et vie personnelle, affirme le vice-président de la FPCSN, Danny Roy. Nous devons innover pour répondre à la hauteur de la crise que nous traversons. Les ressources proposées actuellement à la table de négociation sont toujours insuffisantes. »

Dans les réseaux de l’éducation et de l’enseignement supérieur aussi, la pandémie est venue révéler des failles qui doivent être colmatées pour que la population étudiante du Québec ait accès à des services de qualité. Pour la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQCSN), il est grand temps que le gouvernement Legault envoie un signal clair et sans ambiguïté quant au réseau collégial. « Nous sommes des milliers de professeur-es à avoir tout mis en œuvre de manière à contribuer à une rentrée de qualité pour les étudiantes et les étudiants, et ce, malgré le contexte difficile et la surcharge de travail incroyable que celui-ci génère. La négociation en cours doit donc paver la voie à un réinvestissement significatif dans notre réseau et s’attaquer, entre autres choses, aux enjeux de précarité vécus par plusieurs d’entre nous. Je pense notamment à celles et ceux qui donnent des cours à la formation continue. Les cégeps ont besoin de soutien et nous sommes là pour proposer des solutions », ajoute Yves de Repentigny, vice-président de la FNEEQCSN.

Même son de cloche quant aux problèmes de précarité pour le personnel de soutien scolaire et dans les cégeps de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN).

« Détenir un poste de moins de 20 heures par semaine, devoir cumuler deux emplois, ne pas être remplacé en cas d’absence et être surchargé à son retour, c’est le lot du personnel de soutien en éducation depuis trop longtemps. L’élastique est tendu au maximum et il n’y a plus de marge de manœuvre pour réagir à des imprévus, encore moins à une crise de l’ampleur d’une pandémie. Des solutions doivent être rapidement mises en place et cela passe par la négociation », renchérit Nathalie Arguin, présidente de la FEESPCSN. Du côté du personnel de l’aide juridique, des traversiers et du Parc Olympique, la négociation avance à pas de tortue. « Le gouvernement doit donner un message clair à ces organismes gouvernementaux concernant le rythme des négociations et la hauteur des demandes patronales. »

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Loi 15 sur les régimes de retraite : jugement très décevant pour les employé-es du secteur municipal https://www.csn.qc.ca/actualites/loi-15-sur-les-regimes-de-retraite-jugement-tres-decevant-pour-les-employe-es-du-secteur-municipal/ Fri, 10 Jul 2020 11:46:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76140 La Cour supérieure vient de rendre une décision qui confirme plusieurs dispositions de la loi 15 qui a permis de sabrer les droits acquis des travailleuses et des travailleurs du secteur municipal pour leur retraite. Seul point positif de la présente décision, les retraité-es n’auront pas à concéder de droits pour financer les déficits des caisses de retraite municipales. C’est tout le contraire qui attend celles et ceux qui sont encore actifs.

Rappelons que la loi 15, votée en 2014, a eu des conséquences dramatiques pour certains employé-es municipaux qui ont parfois perdu jusqu’à 40 % de leur rente de retraite en étant forcés de céder des droits sur le passé. Après la loi 15, plusieurs syndiqué-es ont été forcés de payer 50 % des déficits de leur régime de retraite, même si les conventions collectives convenaient d’un autre arrangement plus favorable envers les travailleuses et travailleurs. À la CSN, c’est quelque 8000 membres qui sont touchés par cette décision. Au Québec, on parle de plusieurs dizaines de milliers d’employé-es des municipalités ou des sociétés de transport en commun.

La CSN dénonce l’attaque que ce jugement du 9 juillet porte aux droits des associations et à leur capacité de négocier. Le juge Benoit Moulin confirme plusieurs effets néfastes de la loi 15. Selon la centrale syndicale, cette orientation est contraire à des arrêts passés de la Cour suprême. Cette loi permet en effet de revenir sur des droits déjà négociés et impose des limites pour la négociation du financement des régimes de retraite dans le futur. Selon la jurisprudence, revenir de façon substantielle sur les droits passés n’est pas constitutionnel. C’est une entrave sérieuse au droit d’association.

La CSN analysera rigoureusement ce jugement du 9 juillet 2020 afin de décider si elle le porte en appel.

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La FTQ et la CSN pressent Québec d’intervenir auprès des municipalités https://www.csn.qc.ca/actualites/la-ftq-et-la-csn-pressent-quebec-dintervenir-aupres-des-municipalites/ Mon, 06 Apr 2020 14:17:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75159 La FTQ et la CSN pressent le gouvernement de François Legault d’assouplir l’obligation imposée aux municipalités en matière d’équilibre budgétaire. Québec doit également intervenir auprès de celles-ci afin qu’elles évitent les mises à pied et continuent à verser les salaires de leurs employé-es. Pour les centrales syndicales, les municipalités du Québec doivent adopter une approche similaire à celle du gouvernement en gardant tous leurs effectifs, et ce, afin de ne pas aggraver les impacts sanitaires et économiques actuels.

Plusieurs municipalités ont déjà mis en place des mesures visant le redéploiement de leurs effectifs pour contrer les effets de la crise en privilégiant le télétravail, la réaffectation du personnel et le renforcement des services de proximité aux citoyens, font valoir la FTQ et la CSN. À l’autre opposé du spectre, certaines d’entre elles ont effectué un nombre important de mises à pied, invoquant l’obligation qu’elles ont de présenter un budget équilibré. Contrairement à d’autres paliers de gouvernement, la crise actuelle n’a pas eu d’effets catastrophiques sur les finances des municipalités, plaident les centrales syndicales.

« Le gouvernement doit envoyer aux municipalités un message sans équivoque afin qu’elles maintiennent un maximum de services de proximité aux citoyennes et aux citoyens, martèle le président de la FTQ, Daniel Boyer. Nous sommes en période de crise, nous vivons une situation exceptionnelle : le gouvernement doit offrir plus de flexibilité aux villes en les soutenant financièrement et en assouplissant, le cas échéant, l’obligation qu’ont les municipalités de présenter un budget équilibré. »

« Les syndicats du secteur municipal ont fait preuve de beaucoup de souplesse pour trouver des aménagements visant à tenir compte de la situation, fait remarquer le président de la CSN, Jacques Létourneau. On aimerait bien présumer de la bonne foi des villes, mais malheureusement, certaines d’entre elles ont décidé de procéder à des mises à pied massives sans autre formalité. Pourtant, les salaires des employé-es ont déjà été budgétés et les taxes municipales continueront d’être payées. »

« Nous demandons au gouvernement d’interpeller les municipalités afin qu’elles continuent de rémunérer leurs employés, comme il le fait lui-même de manière responsable à l’égard de tous les employé-es des services publics. Ces services sont indispensables pour soutenir la population en ces temps de crise », rappelle Marc Ranger, directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique au Québec (SCFP–FTQ).

« Les municipalités doivent agir comme des gouvernements de proximité, particulièrement en situation de crise. Ce n’est certainement pas le moment de faire des coupes dans les services. Avec la période d’inondation qui s’en vient, on a besoin de tout notre monde », rappelle pour sa part le secrétaire général de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESPCSN), André Lajoie.

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La Ville de Donnacona effectue des mises à pied massives https://www.csn.qc.ca/actualites/la-ville-de-donnacona-effectue-des-mises-a-pied-massives/ Sun, 05 Apr 2020 13:59:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75144 Prétextant une obligation de déficit zéro, la Ville de Donnacona effectue des mises à pied massives d’employé-es syndiqués permanents. Une avenue que très peu de municipalités au Québec ont choisi d’emprunter.

« Environ 60 % des employé-es syndiqués sont victimes de mises à pied à la suite du plan de contingence adopté par la Ville », dénonce Israël Leblanc, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs municipaux de la Ville de Donnacona – CSN.

« Nous sommes surpris et déçus de la décision de la Ville. Ils nous ont présenté ça comme une stricte question budgétaire », de dire le président du syndicat, « nous avons été placés devant le fait accompli, sans être consultés ». Le syndicat n’a pas été informé d’un tel plan de contingence touchant les membres de la direction et du personnel-cadre. « Il y a lieu de se demander si toutes les options ont été étudiées sérieusement », confie monsieur Leblanc.

Pour le Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), la municipalité n’agit pas en citoyen responsable en cette période de crise. « Ça n’aidera sûrement pas l’économie locale de rajouter des chômeurs alors que la ville, en tant qu’administration publique, a les moyens de faire autrement », croit Ann Gingras, présidente du conseil central, « nous nous serions attendus à plus de jugement et d’empathie ».

La présidente du conseil central souligne par ailleurs qu’il n’y a pas de mot d’ordre des instances municipales ou gouvernementales à l’effet de couper dans la masse salariale afin d’équilibrer les budgets. « En fait, ça va à l’encontre de l’essence du message des gouvernements qui demandent plutôt aux organisations de tout faire pour garder leurs salariés à l’emploi avec plusieurs mesures de soutien », souligne-t-elle.

« L’administration municipale ne doit pas oublier qu’il y aura un après-crise du coronavirus, conclut Israël Leblanc, le syndicat souhaite préserver un climat de travail sain et c’est pourquoi nous aurions souhaité que la ville discute au préalable avec nous afin de trouver des solutions plus humaines ».

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Les cols bleus de Gatineau en mode solution https://www.csn.qc.ca/actualites/les-cols-bleus-de-gatineau-en-mode-solution/ Fri, 03 Apr 2020 20:08:38 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75123 À pareille date l’an dernier, Denis Savard ne savait plus où donner de la tête : la montée des eaux des affluents de la Rivière des Outaouais avait provoqué des inondations majeures dans la région de Gatineau. Les travailleuses et les travailleurs municipaux de la ville avaient d’ailleurs fait l’objet à l’époque d’un long reportage dans les pages du Point syndical.

« Mettons qu’on n’avait pas besoin de ça cette année ! », s’exclame-t-il au bout de la ligne.

« On en a parlé avec l’employeur, surtout après l’expérience de l’an passé. On se prépare, même si le risque est faible selon la Sécurité civile. Environ 32 000 sacs ont été commandés, on va les entreposer dans les arénas qui sont fermés à cause du coronavirus. On a également pris des dispositions pour mettre en place des mesures d’urgence tout en gardant une distance minimale de deux mètres entre les  employé-es. »

Bien entendu, Denis a surtout d’autres enjeux à gérer ces jours-ci, alors que la crise du coronavirus affecte tout le Québec. « Le téléphone n’arrête pas de sonner. Nos membres ont beaucoup de préoccupations, ils sont inquiets. »

À la ville de Gatineau, restreindre les activités aux services réellement essentiels ne semble pas avoir été un problème jusqu’à maintenant. « Ça va relativement bien. On a réduit ça au strict minimum. On a renvoyé le plus de monde possible chez eux. Mais ça, c’était au début. Avec les nids de poule et le balayage des rues, on va devoir augmenter les effectifs la semaine prochaine. Je prévois déjà quelques problèmes à venir. »

Dans un contexte où la Santé publique demande aux gens de respecter une distance de deux mètres entre eux, la proximité imposée par le travail en équipe a rapidement posé problème. « On s’est ajusté, notamment dans les camions. Deux personnes par véhicule, c’est terminé. Maintenant, c’est chacun dans son camion. On continue de travailler en équipe, mais on respecte la distance de deux mètres. »

Les mesures d’hygiène ont également dû être améliorées. « Avec la fermeture de certains centres, les équipements et les produits de nettoyage et de désinfection étaient centralisés dans un seul centre d’approvisionnement. Ça créait des problèmes d’accessibilité pour les équipes qui travaillent dans les quartiers plus éloignés. On a remédié à ça. » Le syndicat, indique Denis, a par ailleurs fait de la désinfection des espaces de travail et des véhicules l’une de ses priorités.

Contrairement à d’autres municipalités, la ville de Gatineau n’a pas procédé à des mises à pied massives. « Si le boss décide de te renvoyer chez vous parce que t’as des symptômes ou que ton service est fermé en raison de la crise, t’es payé à 100 %. Si t’as des craintes en raison de ton système immunitaire, tu prends trois jours de maladie, puis l’assurance salaire court terme à 85 %. L’important, c’est de protéger notre monde. »

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Consternation chez les employé-es ayant reçu des avis de mise à pied https://www.csn.qc.ca/actualites/consternation-chez-les-employe-es-ayant-recu-des-avis-de-mise-a-pied/ Thu, 02 Apr 2020 13:02:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=75034 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) dénonce la décision de la Ville de Port-Cartier de mettre à pied plusieurs de ses employé-es, et ce, malgré les recommandations de la Fédération des municipalités du Québec (FQM). Celle-ci estime en effet que les villes devraient donner l’exemple en matière de maintien des emplois durant l’actuelle crise.

Stress et incompréhension
« Nous sommes toutes et tous terriblement stressés depuis que nous avons été mis au courant de cette orientation prise par la Ville. On n’en revient tout simplement pas », commente le président du syndicat, Nelson Coulombe.

« Les villes ne sont pas des entreprises privées, elles ne font pas face aux mêmes problèmes et ont accès à de nombreuses solutions en matière de finances. On comprend mal comment la Ville de Port-Cartier peut se préparer à mettre plus de 30 familles en situation de précarité économique, alors que ces mêmes familles vivent pour la plupart sur le territoire même de la ville. Ce n’est certainement pas une façon de soutenir l’économie locale durant cette période difficile ! » ajoute Nelson Coulombe.

La Ville a fait parvenir des avis de mise à pied à 32 employé-es, cols blancs et cols bleus confondus. Une orientation qui détonne avec les décisions prises par des municipalités telles que Baie-Comeau et Sept-Îles, qui ont respectivement décidé de maintenir 100 % et 75 % des salaires de leurs employé-es en cette période de crise.

« On se demande si le maire et la directrice générale instrumentalisent la crise pour procéder à ces mises à pied », explique André Lajoie, secrétaire général de la FEESP–CSN. Selon lui, les raisons invoquées ne tiennent pas la route et démontrent un manque de vision politique et de solidarité en ces temps difficiles. « Ils peuvent interpeller le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation afin d’assouplir l’obligation d’équilibre budgétaire, si c’est ce qui motive leur action », commente André Lajoie.

« Le moment n’est pas à obtenir le plus beau bilan financier à la fin de l’année et on invite les responsables de la Ville à travailler à des solutions plus humaines avec l’appui des employé-es », conclut Sébastien Lebreux, vice-président du Conseil central Côte-Nord.

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Le syndicat du transport de Montréal dénonce le non-respect des directives de la santé publique https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-du-transport-de-montreal-denonce-le-non-respect-des-directives-de-la-sante-publique/ Sat, 28 Mar 2020 16:09:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=74902 Le Syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) dénonce de graves lacunes dans l’application des consignes de la direction de la santé publique, notamment en ce qui a trait aux mesures sanitaires et aux travailleurs considérés comme essentiels. Celui-ci invite la STM à mettre en place dès maintenant des mesures de rotation des employé-es jugés essentiels dans les quarts de travail et des directives sanitaires plus strictes.

« Pour l’instant, aucune réduction des effectifs n’a été mise en place, alors que comme le stipulent les directives gouvernementales, nous devrions nous en tenir strictement aux services dits essentiels, d’autant plus que l’achalandage a baissé de plus de 80 %. La STM profite donc de cette situation pour effectuer des tâches non essentielles afin de rattraper les retards accumulés dans certains travaux, comme l’entretien sur des véhicules immobiles », s’est exclamé le président du syndicat, Gleason Frenette. « En demandant à des dizaines d’employé-es non essentiels de se déplacer au travail, la STM augmente les risques de contamination et met à risque la sécurité des travailleuses et des travailleurs de la STM » de déclarer Nathalie Arguin, présidente de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). « L’état d’urgence sanitaire a été déclaré à Montréal hier, nous nous attendons à ce que la STM ajuste ses opérations en conséquence », a ajouté Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal-métropolitain – CSN.

Parmi les 2485 membres que compte le syndicat, une soixantaine de cantonniers ont obtenu gain de cause en exerçant leur droit de refus auprès de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Un inspecteur qui s’est déplacé sur les lieux a émis une liste de recommandations et de dérogations à l’attention de la STM. « Ce n’est pas le temps d’engorger les services de la CNESST. On ne va tout de même pas régler les problèmes de l’entretien à la STM à coup de droits de refus, 60 personnes à la fois ! On s’attend donc à ce que la STM applique les recommandations de l’inspecteur et celles de la Santé publique à l’ensemble des travailleuses et des travailleurs de l’entretien et des mécaniciens », a renchéri M. Frenette.

Par ailleurs, le syndicat déplore le laxisme des gestionnaires quant à l’application des procédures de nettoyage des espaces publics. Il déplore également l’absence de mesures de contrôle dans les espaces communs tels que les cafétérias et les vestiaires ainsi que le refus de la STM d’appliquer à tous les secteurs de la STM les dérogations de la CNESST accordées aux cantonniers. Considérant que Montréal est actuellement la ville au Québec où il y a le plus de cas de COVID-19 et que le transport en commun est un environnement à haut risque, le syndicat estime que la STM se doit d’être proactive dans la prévention et l’application de mesures concrètes afin que tous ensemble, nous puissions ralentir au maximum la propagation du coronavirus.

À propos

Le syndicat du transport de Montréal (STM–CSN) compte 2485 membres, dont les services d’entretien et les mécaniciens. Il est affilié à la FEESP–CSN, qui compte plus de 425 syndicats affiliés représentant environ 60 000 membres œuvrant dans le domaine des services publics et parapublics.

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La FEESP–CSN invite certaines municipalités à se montrer conciliantes https://www.csn.qc.ca/actualites/la-feesp-csn-invite-certaines-municipalites-a-se-montrer-conciliantes/ Wed, 25 Mar 2020 23:29:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=74746 La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN) invite certaines municipalités à se montrer conciliantes avec leur personnel en ces temps difficiles. Considérant la situation exceptionnelle à laquelle nous sommes toutes et tous confrontés, la FEESP–CSN demande donc aux municipalités qui ne l’ont pas encore fait de mettre sur pied des mesures tout aussi exceptionnelles pour leurs employé-es. Ces mesures devraient leur permettre de conserver leur rémunération et ainsi d’éviter des mises à pied, à l’instar des mesures prises par le gouvernement et de plusieurs autres municipalités du Québec.

« Ces employeurs du secteur public ont une responsabilité sociale et économique importante et doivent donner l’exemple », a mentionné Denis Savard, président du secteur municipal de la FEESP–CSN. « Les revenus de ces employeurs ne subiront pas les impacts de la présente crise de la même façon que ceux d’une entreprise privée. Ils ont donc les moyens de trouver des solutions qui seront gagnantes pour l’économie et les services qu’ils donnent à la population », a-t-il ajouté.

« Un trop grand nombre de mises à pied pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’économie québécoise. N’oublions pas que les prestations d’assurance-emploi équivalent à seulement 55 % du salaire, ce qui pourrait causer une baisse importante de la consommation en ces temps où il est crucial de supporter nos PME et nos entreprises québécoises », s’est pour sa part exclamé André Lajoie, secrétaire général de la FEESP–CSN.

 

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Les membres du STT de la ville de Percé renouvellent leur convention collective https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-du-stt-de-la-ville-de-perce-renouvellent-leur-convention-collective/ Fri, 21 Feb 2020 21:47:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73961 Réunis en assemblée générale le jeudi 20 février, les travailleuses et travailleurs de la ville de Percé se sont prononcés à 89 % en faveur des termes de leur nouvelle convention collective, venue à échéance le 31 décembre 2018. D’une durée de 6 ans, le contrat de travail de ces 34 syndiqué-es, membres d’un syndicat affilié à la FEESP-CSN, prévoit des augmentations de salaire totalisant 14 %.

Les salarié-es enregistrent également des gains notamment aux chapitres suivants : REER, congés sociaux, vacances et entente encadrant la période de déneigement hivernale. Ils voient la contribution de l’employeur au REER bonifiée, passant de 5 % à 6 % au cours de la période couvrant l’entente. De même, la part des membres est augmentée à 6 %. Également, une amélioration dans les relations de travail avec l’employeur et une amélioration de la gestion des mésententes de travail.

Aussi, les salarié-es ont obtenu des gains au chapitre des congés sociaux et des vacances. Les congés sociaux, pour des raisons familiales, ont été mis à jour pour refléter la réalité familiale d’aujourd’hui. Ils gagnent un congé mobile supplémentaire. Pour ce qui est des vacances, une septième semaine de vacances annuelles a été introduite à la convention. Quant aux relations de travail, un comité de relation de travail avec un minimum de rencontres annuelles est dorénavant inclus dans la convention collective. Une procédure visant le règlement rapide des mésententes de travail, en améliorant les discussions entre les parties, avant une judiciarisation des problématiques pouvant survenir.

« Bien que le processus de négociation ait été long, nous pensons avoir atteint nos objectifs de négociation en raison de la solidarité de nos membres. La décision prise en assemblée de voter des moyens de pression a fait débloquer les négociations. Nous avons obtenu des avancées concrètes qui amélioreront nos conditions de travail et de vie pour les prochaines années », affirme Jason Quirion, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la ville de Percé.

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La CSN accueille les pompiers volontaires de la ville de Cap-Chat https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-accueille-les-pompiers-volontaires-de-la-ville-de-cap-chat/ Wed, 19 Feb 2020 02:35:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73929 Le Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CCGIM–CSN) est fier d’annoncer la syndicalisation des pompiers volontaires de la ville de Cap-Chat. Le nouveau syndicat devient une section du Syndicat des employés municipaux de Cap-Chat, affilié à la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN). Depuis plusieurs semaines, nous travaillons avec les pompiers volontaires pour les syndiquer. Le Tribunal administratif du travail (TAT), par sa décision du 13 février 2020, reconnaissait la requête en accréditation des pompiers volontaires.

« Les relations de travail entre la ville de Cap-Chat et les pompiers volontaires sont difficiles et ont culminé par le congédiement injustifié de deux pompiers volontaires. Bien qu’antérieure aux congédiements, la volonté de se syndiquer des pompiers a pris tout son sens à la suite des congédiements. Ils ont contacté la CSN pour assainir les relations de travail, négocier les conditions de travail et en arriver à une première convention collective avec la ville », explique Eric Babin, conseiller syndical à la CSN.

« Les pompiers volontaires ont leur travail à cœur. Ils ont le désir de fournir à la population de Cap-Chat le service de protection incendie qu’il mérite. Ce sont des salariés qui, de leur propre chef, donnent du temps et risquent leur vie pour les citoyens, bien que ce ne soit pas leur emploi principal », renchérit Eric Babin.

Dans les prochaines semaines, des représentants seront élus par les membres du syndicat et nous pourrons débuter le travail syndical. La première étape sera de construire un cahier de négociation pour ensuite négocier leur première convention collective avec la ville. Pour le Conseil central, cette syndicalisation démontre, encore une fois, toute l’importance que les syndicats ont dans les relations de travail au Québec. La syndicalisation est un outil pour améliorer les conditions de travail et aussi pour bâtir un avenir meilleur pour les travailleuses et les travailleurs.

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La CSN se met en action à Granby https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-se-met-en-action-a-granby/ Thu, 13 Feb 2020 19:31:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=73824 Que ce soit dans le secteur de la santé, des services sociaux ou de l’éducation, les syndicats du secteur public de la ville de Granby affiliés à la CSN se mettront en action dès maintenant pour améliorer leurs conditions de travail dans la prochaine négociation du secteur public.

Pour la CSN, il est clair que les offres salariales du gouvernement, qui sont de 1,75 % pour chacune des deux premières années, de 1,5 % pour la troisième année et de 1 % pour chacune des deux dernières années, sont nettement insuffisantes. Avec des surplus budgétaires confirmés, le gouvernement a non seulement les moyens, mais il a le devoir de réinvestir massivement dans les services à la population. Des services qui, rappelons-le, ont été frappés de plein fouet par les mesures d’austérité des gouvernements précédents.

Annette Herbeuval, présidente du Conseil central de la Montérégie (CSN), est catégorique : il est urgent d’apporter des solutions pour garder suffisamment de travailleuses et de travailleurs pour offrir des services à la population. « La pénurie de main-d’oeuvre affecte sévèrement nos services publics dans la région. Comme à chaque négociation, les syndicats de Granby pourront compter sur l’appui du Conseil central de la Montérégie », affirme-t-elle.

Camille Dubuc, président du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep de Granby, demande un réel réinvestissement dans le réseau collégial. « Nous l’avons vu récemment dans les médias, il y a dix fois plus d’étudiantes et d’étudiants en situation de handicap au Cégep de Granby. Nous souhaitons que la prochaine négociation nous permette de dégager des ressources pour les profs, afin que nous puissions nous adapter à ce changement dans la population étudiante. Dans les derniers mois, le gouvernement a injecté des sommes importantes dans les cégeps, cependant rien n’a été ajouté au niveau de l’enseignement. Il y a du financement qui a été établi dans les années 90 et qui n’a pas été revu depuis. Au Cégep de Granby, il y avait environ 1000 étudiantes et étudiants et un peu moins de cent professeurs. Aujourd’hui, on est deux mille étudiants et plus de 150 profs. Le financement ne suit pas l’évolution des besoins », affirme-t-il.

Selon Benoit Racicot, président du Syndicat du personnel du Val-des-Cerfs (CSN), le gouvernement doit prendre acte de la pénurie de main-d’oeuvre, notamment en ce qui concerne le personnel ouvrier dans les commissions scolaires. « Le gouvernement a octroyé une prime d’attraction à certaines parties du personnel ouvrier lors de la dernière ronde de négociation parce que l’exode vers le secteur privé est massif. Par contre, cette prime ne comble pas tous les problèmes rencontrés et les besoins sont encore criants. Il va falloir que le gouvernement donne un coup de barre de plus pour garder les ouvriers spécialisés dans les écoles, car actuellement, ce n’est pas assez », ajoute-t-il.

Pour la présidente du Syndicat du personnel administratif du CIUSSS Estrie – CHUS – CSN, Vicky Ouellet, qui représente également des salarié-es en Montérégie, les négociations sectorielles doivent permettre de trouver des solutions qui bénéficieront au personnel tout en améliorant les services. « Entre autres, nous voulons revoir la gestion de l’accès aux postes dans nos établissements pour qu’on puisse les combler. Par exemple, la reconnaissance de l’attestation d’études collégiales (AEC) favoriserait le recrutement de la relève tout en permettant à bon nombre de travailleuses à l’emploi de l’établissement d’accéder à de nouveaux postes pour lesquels elles détiennent l’expertise. Au cours de la dernière année, plus d’une centaine de travailleuses ont quitté. Les établissements peinent à combler ces postes. Le manque de personnel provoque une accélération de la surcharge de travail de celles qui sont en poste. Les gens finissent par tomber malades. Toute cette pression s’ajoute à des années de compressions budgétaires et de réformes. On n’en peut plus ! Un virage s’impose ! » affirme-t-elle.

Pour le vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CISSSMO–CSN–Estrie, Jonathan Tétreault, les négociations sectorielles doivent permettre notamment de mettre fin aux heures supplémentaires forcées. Par exemple, dans les résidences à assistance continue, on voit de plus en plus des assistants en réadaptation ou des éducateurs forcés de travailler des heures supplémentaires imprévues à cause du manque de personnel pour assurer les soins et la sécurité des personnes hébergées. « Nos membres travaillant dans ces services s’adressant notamment à une clientèle en difficulté doivent être constamment en état d’hypervigilance, car ils peuvent à tout moment subir une agression durant leur quart de travail. Dans ce contexte, le fait de recourir régulièrement aux heures supplémentaires augmente considérablement les risques de subir un accident du travail. De plus, cela nuit beaucoup à la conciliation famille-travail-études. Les travailleuses et les travailleurs n’en peuvent plus de cette pression et en viennent à se considérer chanceux d’avoir pu terminer leur quart de travail sans avoir subi de blessure ! Il faut de vraies solutions, maintenant », affirme-t-il.

Les conventions collectives de toutes les travailleuses et tous les travailleurs des services publics arriveront à échéance le 31 mars 2020.

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