Alimentation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 26 Nov 2025 21:42:05 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Alimentation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Des gains syndicaux importants au IGA Chicoutimi https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-syndicaux-importants-au-iga-chicoutimi/ Wed, 26 Nov 2025 21:42:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109446 Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du marché IGA Chicoutimi, affilié à la CSN, est fier d’annoncer des avancées importantes pour ses membres après la signature d’une nouvelle convention collective. En plus d’une augmentation des bonis de Noël et d’un rattrapage salarial substantiel, l’abolition de clauses normatives défavorables aux salarié-es met la table pour un nouveau modèle de rémunération bien plus équitable dans le secteur de l’alimentation.

Le président du syndicat, Roland Bouchard, célèbre un des gains majeurs obtenus : « Le 1er mai, quand le salaire minimum augmentait, le compteur des heures travaillées pour les augmentations salariales était remis à zéro : cette mesure injuste appartient maintenant au passé. Nous avons atteint nos objectifs après seulement deux séances de négociations : c’est bien la preuve que la solidarité, c’est payant ! »

L’autre gain majeur est l’accès à la médiation préarbitrale, « qui devrait favoriser des relations de travail harmonieuses, réduire les griefs et ainsi contribuer à mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « La convention est également plus équitable pour les temps partiels travaillant à temps plein, qui auront maintenant accès aux congés de maladie ».

La présidente du Conseil central Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay, met en contexte ces gains à l’aube d’une négociation coordonnée : « Dans les dernières années, les géants de l’alimentation ont engrangé des profits records, donc il est normal que les travailleuses et travailleurs exigent un partage plus important des profits. »

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe près de 30 000 membres partout au Québec, dans les secteurs du commerce, de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN compte dans ses rangs plus de 140 syndicats et 15 000 membres, sur tout le territoire de la grande région et est l’organisme de représentation régional de la Confédération des syndicats nationaux.

]]>
Entente intervenue aux Aliments Ultima (bientôt Lactalis Canada – usine de Granby) https://www.csn.qc.ca/actualites/entente-intervenue-aux-aliments-ultima-bientot-lactalis-canada-usine-de-granby/ Wed, 11 Sep 2024 21:00:30 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99375 Le samedi, 7 septembre 2024, les membres du Syndicat des travailleurs(euses) d’aliments Ultima inc. (CSN) ont entériné leur nouvelle convention collective à 97 %, après plusieurs mois de négociation.

Le syndicat a réussi à obtenir des gains majeurs, et cela, sans conflit de travail. La mobilisation des membres du syndicat était au rendez-vous et l’employeur a compris qu’il devait entendre nos revendications. La négociation n’a pas été simple, mais les parties ont su se comprendre.

Le syndicat tient à remercier ses membres pour leur appui inconditionnel et leur solidarité. Les gains de cette négociation sont le résultat de la solidarité syndicale. Le syndicat a obtenu des gains financiers importants avec une augmentation moyenne de 20,25 % sur 4 ans. Les primes de nuit passeront de 0,80 $ l’heure à 2,50 $ l’heure et les primes de soir de 0,65 $ à 1,25 $ l’heure. À l’échéance de la convention, le salaire moyen des opérateurs de l’usine sera de 40 $ l’heure.

En plus des augmentations salariales, les salaires des gens de l’entretien et des technologues sont ajustés afin d’être compétitifs. La convention collective sera d’une durée de 4 ans. Malgré les nombreuses demandes de l’employeur, cette entente a été obtenue sans perte d’acquis et elle permettra à l’usine de Granby de rester un leader de la région avec des conditions de travail enviable.

 

À propos

Le Syndicat des travailleurs(euses) d’aliments Ultima inc. (CSN) compte environ 250 membres. Il est affilié à la Confédération des syndicats nationaux, à la Fédération du commerce (FC–CSN), ainsi qu’au Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN (CCSNE–CSN) regroupant environ 12 500 membres sur le territoire de l’Estrie.

]]>
Produits Deschamps : des saveurs d’antisyndicalisme https://www.csn.qc.ca/actualites/produits-deschamps-des-saveurs-dantisyndicalisme/ Sat, 20 Jul 2024 16:01:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98764 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) lance aujourd’hui un vaste mouvement en faveur de la réintégration immédiate de six travailleuses et travailleurs mis à la porte par Produits Deschamps dans une tentative de briser le syndicat en place, lequel a été accrédité en avril 2024 par le Tribunal administratif du travail (TAT).

L’entreprise s’est départie de près de la moitié de ses travailleurs en quelques mois, dont leurs deux représentants élus, confiant ensuite l’ouvrage à des salarié-es d’une agence de placement de personnel. Les salarié-es de Produits Deschamps, entreprise située à Longueuil, sont tous issus de l’immigration.

Produits Deschamps est un important importateur de produits alimentaires latino-américain, qu’on retrouve notamment dans les commerces spécialisés en saveurs latines. C’est pourquoi quelques militantes et militants de la CSN ont choisi la Plaza Saint-Hubert pour mener une première opération de sensibilisation auprès de la clientèle des Produits Deschamps.

« L’antisyndicalisme n’a pas sa place au Québec, dénonce le secrétaire-trésorier du Conseil central de la Montérégie–CSN, Dany Chamberland. Ces travailleuses et travailleurs n’ont fait qu’exercer leurs droits en formant un syndicat. Aujourd’hui, on lance un signal très clair : en s’en prenant à ses 13 salarié-es, c’est un mouvement de 330000 membres que Produits Deschamps trouvera sur son chemin ».

« Nous sommes convaincus que c’est possible de construire des relations de travail civilisées chez Produits Deschamps, poursuit le trésorier de la Fédération du commerce (FC–CSN) Michel Valiquette. Ça commence évidemment par les réintégrations des six salarié-es. En nous assoyant ensemble, nous saurons trouver le moyen d’assurer de bonnes conditions de travail, tout en permettant à l’entreprise de poursuivre sa croissance. »

« Notre plan de match prévoit plusieurs étapes, poursuit Dany Chamberland. Nous allons faire connaitre largement les agissements de la direction de Produits Deschamps. Notre souhait le plus cher, c’est que nous puissions rapidement voir les travailleurs être réintégrés et repartir à neuf pour établir de saines relations de travail ».

À propos
Les travailleuses et les travailleurs de Produits Deschamps sont membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN, affiliés à la Fédération du commerce (FC–CSN) et au Conseil central de la Montérégie–CSN.

]]>
Les syndiqué-es du Club Entrepôt remportent leur bataille contre Loblaws https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-du-club-entrepot-remportent-leur-bataille-contre-loblaws/ Mon, 06 May 2024 13:29:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=96741 Après un lock-out de plusieurs mois, c’est aujourd’hui que les employé-es du Club Entrepôt de Québec retournent au travail. En assemblée générale le 25 avril dernier, ceux-ci ont adopté les termes de l’entente de principe convenue avec la direction de Loblaws, propriétaire du commerce du boulevard Henri-Bourassa, dont la réouverture est prévue prochainement.

« Nous sommes très heureux de revenir au travail aujourd’hui. La bataille a été longue, mais nous sommes demeurés debout jusqu’à la fin. Devant les gains que contient notre nouvelle convention collective, nous pouvons certainement crier victoire », de réagir le président du syndicat, Gaétan Gagné.

La nouvelle convention prévoit une augmentation de 8,5 % du sommet de l’échelle salariale des commis, qui passera de 20,01 à 21,72 $. Il sera par la suite majoré de 8,5 % au cours des quatre prochaines années.

Les salarié-es réguliers recevront également un montant forfaitaire de 3000 $, alors que ceux à temps partiel toucheront 2500 $. Les employé-es réguliers obtiendront également une rétroactivité équivalant à 2 % du salaire gagné au cours des 12 mois précédents le lock-out.

« Les travailleuses et travailleurs du Club Entrepôt peuvent être fiers du courage et de la détermination qu’ils ont déployés au cours des derniers mois, a tenu à souligner la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Traverser un conflit de travail n’est jamais facile. Affronter un géant comme Loblaws non plus. Alors quand on en sort victorieux, il faut savoir l’apprécier. »

« Il était important pour nos membres de se prémunir contre l’inflation des dernières années. Pour le secteur des marchés d’alimentation, le règlement salarial que nous venons de négocier avec Loblaws représente un nouveau standard dans l’industrie », s’est réjoui le président de la Fédération du commerce–CSN, Alexandre Laviolette.

La nouvelle convention collective des employé-es du Club Entrepôt prévoit également une hausse de la contribution de l’employeur à leur REER collectif, qui passera de 2 à 3 % des gains obtenus. Les primes de soir et de nuit ont été majorées et la progression des salarié-es au sein de la structure salariale a été nettement accélérée. Sur le plan normatif, le syndicat a effectué d’importantes avancées en matière de santé et sécurité au travail, tout comme dans la défense et la représentation des salarié-es.

« C’est un groupe unique et inspirant, l’exemple même du courage. Ils ne sont qu’une vingtaine et ils ont gagné contre Loblaws. Ils n’ont jamais plié le genou et ils vont rentrer au travail, debout, fiers et vainqueurs », souligne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Barbara Poirier.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Presto Libre-Service–CSN, du nom que portait le commerce par le passé, compte une vingtaine de membres. Ceux-ci avaient été mis en lock-out par Loblaws le 10 juin 2023.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central de Québec–Chaudières-Appalaches. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

]]>
Un Starbucks adhère à la CSN à Chicoutimi, une première au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/un-starbucks-adhere-a-la-csn-a-chicoutimi-une-premiere-au-quebec/ Sat, 25 Nov 2023 06:09:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93177 Le 23 novembre 2023, le Tribunal administratif du travail a accordé son accréditation au Syndicat des employé-es de la restauration–CSN pour le Starbucks du 1331 Boulevard Talbot, à Chicoutimi dans la région du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Cette décision très attendue de la trentaine d’employé-es en lutte pour l’amélioration de leurs conditions de travail est la conclusion du dépôt, le 19 juillet dernier, d’une demande d’accréditation pour la franchise appartenant au Groupe D Resto, ouverte en 2018.

Pour Caroline Senneville, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux, cette victoire est celle des membres contre un géant.

Comme c’est trop souvent le cas pour les multinationales multimilliardaires, les pratiques antisyndicales font presque partie de l’identité de marque de Starbucks. Cette entreprise est tristement connue pour son acharnement à empêcher ses travailleuses et travailleurs dans le monde de faire respecter leurs droits et même leur liberté d’expression ! La victoire d’aujourd’hui rayonne donc bien au-delà du Québec et du Canada. Les employé-es de Chicoutimi ne sont plus seuls face à l’employeur, ils peuvent maintenant compter sur la force de leurs 330 000 camarades solidaires dans tout le pays !

— Caroline Senneville, présidente de la CSN

]]>
Que les géants de l’épicerie regardent dans leur cour ! https://www.csn.qc.ca/actualites/que-les-geants-de-lepicerie-regardent-dans-leur-cour/ Tue, 19 Sep 2023 17:29:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91936 Alors que le gouvernement canadien réunit les géants de la distribution alimentaire pour assurer l’accès de toute la population aux denrées qui leur sont nécessaires, la Confédération des syndicats nationaux rappelle que les travailleuses et les travailleurs des supermarchés eux-mêmes ressentent de plein fouet les effets de l’augmentation des bénéfices des entreprises de l’industrie.

« On salue l’initiative du gouvernement fédéral de convoquer les géants du secteur », explique le vice-président de la CSN, François Enault. « Nous appelons à une réflexion beaucoup plus large pour s’attaquer à la crise du pouvoir d’achat des Canadiennes et des Canadiens. Les bénéfices engrangés par les géants de l’alimentation sont d’autant plus scandaleux qu’ils sont réalisés sur le dos de travailleuses et de travailleurs à qui ils refusent un salaire minimum de 18 dollars l’heure. Les épiciers devraient commencer par s’assurer que leurs propres employé-es ont un revenu suffisant pour s’approvisionner dans leur propre établissement. »

« Si elles veulent vraiment faire partie de la solution, les grandes bannières devraient commencer par un meilleur partage de la richesse, non seulement au bénéfice des consommateurs, mais aussi de leurs employé-es », enchaîne le président de la Fédération du commerce (FC–CSN) Alexandre Laviolette. « Durant la pandémie, tout le monde saluait ces travailleuses et ces travailleurs indispensables, se rendant bien compte que la société ne peut pas fonctionner sans eux. Puis, dès que la tempête s’est dégagée, on a vu les entreprises retirer les mesures financières qu’elles avaient mises en place aux premiers jours de la crise pour maximiser encore leurs profits. »

À propos
La Fédération du commerce (FC–CSN) représente environ 8300  salarié-es du commerce de détail du Québec. Au total, elle compte quelque 28 000 membres regroupés dans plus de 350 syndicats présents dans les secteurs du commerce de détail, de gros et de services divers, de l’agroalimentaire, des finances et du tourisme. Elle est une des huit fédérations professionnelles affiliées à la CSN, qui compte 330 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

]]>
La CSN dénonce un autre pitoyable échec https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-un-autre-pitoyable-echec/ Wed, 13 Sep 2023 23:38:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91897 Une série de mauvaises décisions d’affaires d’Olymel cause une nouvelle fermeture, celle de l’usine de découpe et de transformation de Princeville.

« Pour nous, c’est la surprise totale. Nous savions qu’Olymel allait un jour restructurer ses activités dans le secteur du porc à la suite de l’annonce de la fermeture de Vallée-Jonction, mais nous sommes complètement surpris de la rapidité et de la radicalité de cette décision. Nous sommes bien entendu en colère et les salarié-es de l’usine peinent à encaisser le choc. Plusieurs travailleuses et travailleurs cumulent des dizaines d’années d’ancienneté dans cette usine où les conditions de travail quotidiennes sont difficiles. Les suites seront difficiles, c’est certain », déclare Steve Houle, président du Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN.

Rappelons que le 14 avril dernier, Olymel avait annoncé la fermeture définitive de la plus grande usine d’abattage et de découpe de porc au Québec, située à Vallée-Jonction, entrainant la perte de plus de 1000 emplois.

« La Confédération des syndicats nationaux dénonce la décision d’Olymel de procéder à la fermeture de son usine de Princeville. L’impact de ce nouvel échec pitoyable est violent pour les familles et les communautés qui en paieront le prix : plus de 300 emplois directs et autant d’emplois indirects seront touchés dans une ville qui compte environ 5000 personnes. Après avoir investi 150 millions $ d’argent public dans Olymel en mai 2021, le gouvernement de François Legault abandonne pour une seconde fois une autre région à la merci d’une entreprise qui cumule les décisions d’affaires qui minent l’économie régionale. Venant d’une coopérative, nous sommes en droit de nous attendre à mieux », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Olymel gère une décroissance de ses activités afin de maintenir sa mainmise sur le marché du porc québécois. Nous les avons vus accumuler les mauvaises décisions d’affaires pour établir leur monopole au Québec, au point où sa filiale porcine est devenue déficitaire. Après l’annonce de fermeture de Vallée-Jonction qui acheminait sa production à Princeville, il était assez clair qu’il y aurait une réorganisation des activités. Il s’agit donc d’une autre mauvaise décision et ce sont à nouveau les travailleuses et les travailleurs qui écopent », ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Durant la pandémie, les salarié-es des usines de transformation de viande étaient nos héros qui assuraient notre autonomie alimentaire au péril de leur vie. Aujourd’hui, ils sont licenciés pour des considérations économiques alors que les producteurs sont pleinement assurés pour compenser leurs pertes via le programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles. Les contribuables financent donc ces pertes d’emploi liées aux mauvaises décisions d’Olymel. Comme à Vallée-Jonction, ces emplois auraient pu être sauvés », conclut Pascal Bastarache, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN

Le Syndicat des employé-es d’Olymel Princeville–CSN représente environ 275 membres.

]]>
Que le plus beau café du monde devienne le plus démocratique https://www.csn.qc.ca/actualites/que-le-plus-beau-cafe-du-monde-devienne-le-plus-democratique/ Tue, 13 Jun 2023 03:09:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91126 Le personnel du Crew Collective & Café, situé dans le Vieux-Montréal, a pris l’industrie par surprise en annonçant sa syndicalisation, un rare exploit dans le secteur de la restauration.

Le taux de roulement élevé dans une industrie souvent composée de jeunes aux études se prête mal à des efforts de démocratisation de milieux de travail. Cela dit, la vague de syndicalisation dans des Starbucks au sud de la frontière donne espoir à une génération de jeunes travailleuses et travailleurs qui refusent de se faire exploiter

Deux sucres, une résistance
Izik Hesselink, natif de Guelph en Ontario, travaille depuis peu au fameux café de la rue Saint-Jacques. Comme la majorité de ses camarades, il est à Montréal pour ses études universitaires et cherchait un travail pouvant accommoder son horaire étudiant. Il est tombé sur le Crew en juillet 2022 et s’est trouvé rapidement enchanté par ce café époustouflant situé dans l’ancien édifice de la Banque Royale du Canada.

« Mes débuts au Café Crew m’ont fait réaliser à quel point je n’avais jamais eu l’occasion de travailler dans un endroit qui me tenait assez à cœur pour vouloir me syndiquer, explique le délégué syndical. C’est magique ici et je ne veux pas manquer le bateau pour améliorer la qualité de vie de mes collègues. On est une belle communauté et c’est un lieu idéal pour des événements communautaires. On aimerait que le staff puisse aussi proposer ou organiser des activités comme des danses ou des projections de films. On veut une vraie démocratie dans notre milieu de travail. »

Plus que des accessoires
Ce n’est bien sûr pas que pour le droit d’organiser des activités ludiques sur les lieux du travail qu’Izik et ses camarades se sont joints au Syndicat des employé-es de la restauration–CSN, mais également pour un salaire équitable à travers les titres d’emploi et une plus grande transparence sur le partage des pourboires.

« Le café est une destination très touristique et on fait souvent affaire avec une clientèle difficile, souligne Izik. Certains s’invitent derrière le comptoir pour prendre des selfies. On n’est pas des accessoires de théâtre pour meubler les fils Instagram. On est des professionnel-les et on mérite un minimum de respect. »

Ces jeunes syndicalistes négocient en ce moment leur toute première convention collective. Paraîtrait-il que la mobilisation s’annonce aussi chaude que le café…

]]>
Le parlementaire – Pour un syndicat avec du mordant https://www.csn.qc.ca/actualites/le-parlementaire-pour-un-syndicat-avec-du-mordant/ Tue, 13 Jun 2023 03:04:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91090 Marie-Hélène Sansfaçon est présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs des restaurants de l’Assemblée nationale–CSN depuis mai 2022. Elle occupe un poste de cuisinière au restaurant Le Parlementaire depuis 20 ans. Elle nous explique pourquoi elle et ses collègues ont choisi d’adhérer à la CSN.

On était syndiqués avec une organisation qui ne nous offrait pas tous les outils nécessaires pour mener à terme notre négociation à notre satisfaction. On ne sentait pas d’appui, on était vraiment déçus, surtout durant les trois dernières années. On s’est donc dit que ça suffisait : il nous fallait un syndicat avec du mordant. On voyait d’autres syndicats affiliés à la CSN qui luttaient et qui obtenaient de très bonnes conditions de travail. C’est pas la CSN qui est venue nous chercher, c’est nous qui sommes allés à elle et on savait très bien pourquoi.

« Il faut dire qu’on était pas mal loin derrière les salaires versés à des collègues du Hilton avec qui on s’est comparés. On voulait des augmentations conséquentes qui allaient corriger cette disparité dans le secteur. »

Une négociation qui traînait
Les employé-es du restaurant de l’Assemblée nationale se sont joints à la CSN en mai 2022, après deux ans d’une négociation qui n’avançait pas. En mars 2023, ils ont exercé deux jours de grève durant une session parlementaire et c’est là que l’exercice de leur rapport de force a porté fruit. « Notre entente de principe, qui a été acceptée à 95 %, prévoyait pour les cuisinières et les cuisiniers une augmentation de 2 % pour 2020 et 2021, un rattrapage salarial de 19 % rétroactif au 1er janvier 2022 et un dernier 2 % pour les six derniers mois de 2022, ce qui nous donnait une hausse de 25 % au total. »

Même s’ils ne sont qu’une trentaine de membres, ils sont vraiment satisfaits de l’appui qu’ils ont reçu durant leur négociation. « C’était ça pour nous, l’idée d’avoir un vrai syndicat qui te soutient dans tes efforts pour améliorer tes conditions de travail. La machine de la CSN a mis à notre disposition toutes les ressources dont on avait besoin et c’est ça qui a fait changer les choses. »

]]>
Olymel Vallée-Jonction : La CSN dénonce un lamentable échec https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-denonce-un-lamentable-echec/ Fri, 14 Apr 2023 14:38:27 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88613 L’entêtement entre Olymel et les producteurs de porcs du Québec cause la fermeture définitive de la plus grande usine d’abattage et de découpe de porc au Québec, située à Vallée-Jonction, entrainant la perte de plus de 1000 emplois.

« Il nous est terriblement difficile et pénible de contenir notre colère en ce jour sombre. Nous sommes plusieurs travailleuses et travailleurs qui cumulent des dizaines d’années d’ancienneté dans cette usine où les conditions de travail difficiles sont notre réalité quotidienne. Comme si ce n’était pas assez insultant et violent de nous faire traiter de la sorte, on nous demande de rester à l’emploi jusqu’à la fermeture définitive. La haute direction d’Olymel nous aura méprisés jusqu’à la fin », déclare Martin Maurice, président du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN.

« La Confédération des syndicats nationaux dénonce la décision d’Olymel de procéder à la fermeture de son usine de Vallée-Jonction. L’impact de cet échec lamentable est violent pour les familles et les communautés qui paieront le prix de ce gâchis : plus de 1000 emplois directs et autant d’emplois indirects seront touchés. Cette fermeture est directement liée à l’échec des négociations entre les éleveurs de porcs du Québec et Olymel pourtant soutenues par le conciliateur nommé par le gouvernement, Raymond Bachand, ancien ministre des Finances du Québec. Après avoir investi 150 millions $ d’argent public dans Olymel en mai 2021, le gouvernement de François Legault abandonne toute une région à la merci d’une entreprise qui multiplie les mauvaises décisions d’affaires », souligne Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« Olymel accumule les mauvaises décisions d’affaires pour établir son monopole au Québec au point où sa filiale porcine est actuellement déficitaire et fait également face à un entêtement obstiné des éleveurs de porcs qui ne veulent plus consentir de rabais sur chaque porc livré à leurs usines. Or, Vallée-Jonction est rentable, les relations de travail vont très bien et le bilan en matière de santé et sécurité du travail est excellent. Il s’agit donc d’une autre mauvaise décision et ce sont les travailleuses et les travailleurs qui écopent et les contribuables qui absorbent encore une fois la facture. Pour couronner le tout, le programme d’assurance stabilisation des revenus agricoles aurait pu soutenir les producteurs et Olymel dans cette difficile situation où les deux parties ne voulaient pas absorber les pertes envisagées », ajoute Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Durant la pandémie, les salarié-es des usines de transformation de viande étaient nos héros qui assuraient notre autonomie alimentaire au péril de leur vie. Aujourd’hui, ils sont licenciés sans aucune considération à cause d’un différend sur le partage des pertes liées au marché, alors qu’ils sont pleinement assurés pour les compenser. Ces emplois auraient pu être sauvés et c’est scandaleux de traiter ces salarié-es ainsi, dont environ 150 travailleuses et travailleurs migrants sont venus d’ailleurs s’installer ici, au Québec, pour palier la pénurie de main-d’œuvre. Nous espérons vivement que l’Union des producteurs agricoles (UPA), le maire de Vallée-Jonction, les éleveurs de porcs de la Beauce et tous les autres acteurs touchés dénonceront cette fermeture dont Olymel est responsable, qui avait accusé les travailleuses et les travailleurs de tous les maux lors du conflit de travail à l’été 2021 », conclut Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN

Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN représente environ 1000 membres.

]]>
Le syndicat dénonce l’usage illégal de scabs https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-denonce-lusage-illegal-de-scabs/ Fri, 15 Jul 2022 10:52:43 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84393 Le Syndicat des employé-es de la Cie Montour–CSN, en grève depuis le 16 juin dernier, a déposé une plainte au ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale le 21 juin 2022 pour usage de briseurs de grève par l’employeur. Les enquêteurs ont effectué une visite de l’usine située à Blainville le 23 juin et le rapport d’enquête a été rendu disponible le 12 juillet. Après l’analyse des faits, il apparaît que quatre personnes auraient été utilisées par l’employeur pour effectuer des tâches qui sont habituellement faites par les syndiqué-es de l’usine, ce qui contrevient à l’article 109.1 g) du Code du travail.

« Nous savions que l’employeur utilisait des scabs depuis le début de la grève, mais nous en avons la preuve sur papier à présent », de dire Michel Valiquette, trésorier de la FC-CSN.

La question financière est la pierre d’achoppement entre les parties. Les employé-es syndiqués veulent être en mesure de maintenir leur pouvoir d’achat face à l’inflation qui a augmenté de plus de 7 % dans le dernier mois.

« La CSN prend acte du rapport de l’inspecteur du ministère du Travail et le service juridique évalue toutes les possibilités de recours contre l’employeur pour faire cesser cette pratique qui est illégale au Québec », rappelle Chantal Maillé, présidente du Conseil central desLaurentides–CSN.

Montour est une entreprise de Blainville fondée en 1954 qui est spécialisée dans les mélanges d’épices et les marinades. Elle sert le secteur de la transformation de la viande et elle a de solides relations avec les chaînes de distribution alimentaire.

]]>
Biscuiterie Dominic de Joliette – La nouvelle convention comporte des gains substantiels https://www.csn.qc.ca/actualites/biscuiterie-dominic-de-joleitte-la-nouvelle-convention-comporte-des-gains-substantiels/ Wed, 02 Mar 2022 21:24:48 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81824 Le syndicat affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a obtenu un contrat de travail sur une période de trois ans, qui prévoit des réajustements de salaire qui atteignent jusqu’à trois dollars l’heure. Ainsi, dès la première année du contrat, les emballeuses et les emballeurs verront leur salaire horaire passer de 15 à 18 dollars ; leurs collègues opérateurs gagneront désormais 19,25 $ l’heure, comparativement à 16,74 $ durant le contrat précédent.

Des percées majeures
Les réajustements entrent en vigueur de façon rétroactive à la fin de leur dernière convention collective échue en mai 2021. Outre ces gains importants, les employé-es de la biscuiterie sont assurés d’obtenir des hausses de 3 % pour chacune des trois années à venir.

Sur le plan normatif, le syndicat a obtenu une bonification des primes ainsi que le partage à parts égales du coût des assurances collectives.

Au terme d’une négociation qui a duré six mois, les syndiqué-es obtiennent également de meilleures vacances, une allocation pour l’équipement de sécurité et une définition commune concernant les « coups de chaleur ».

Une super belle équipe
« On est une super belle équipe, a déclaré avec émotion la présidente du syndicat local, Vanessa Morin. On a été solidaires et cela a bien fonctionné. On est désormais loin du 15 $ l’heure. Chacune des parties sort gagnantes de cette négociation. »

Selon la secrétaire générale de la Fédération du commerce (FC–CSN) et responsable du secteur de l’agroalimentaire, Nancy Mathieu, « cette nouvelle convention s’inscrit dans la voie tracée par les autres syndicats CSN dans l’industrie ». Au cours des derniers mois, « on a rehaussé les salaires et les conditions de travail que les travailleuses et les travailleurs méritent ».

« Les membres du syndicat ont atteint la grande majorité de leurs objectifs grâce à leur engagement et en démontrant toute leur détermination tout au long du processus de négociation », a souligné de son côté Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

]]>
Olymel est-elle encore une coopérative ? https://www.csn.qc.ca/actualites/olymel-est-il-encore-une-cooperative%e2%80%89/ Wed, 26 Jan 2022 12:00:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81463 Les présidences des deux Conseils centraux de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN et du Cœur du Québec–CSN joignent leur voix à celle de Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du Commerce (FC–CSN), qui a fait parvenir une lettre aux médias pour dénoncer la culture organisationnelle qu’entretient Olymel dans le cours normal de ses affaires.

« Depuis des années, nous observons plusieurs comportements de la part d’Olymel qui vont carrément à l’encontre des règles élémentaires visant à entretenir de bonnes relations avec ses travailleuses et ses travailleurs. Pour nous, ce mode de gestion erratique qui multiplie les décisions contradictoires empêche l’avènement d’une paix industrielle qui demeure la base des bonnes relations entre les parties, de déclarer Paul Lavergne, président du Conseil central du Cœur du Québec–CSN. Ce mode de gestion organisationnelle nuit au sentiment d’appartenance, à l’ancrage d’Olymel dans nos communautés et ne contribue pas à sa reconnaissance et tant que bon employeur, à Princeville et ailleurs au Québec. »

« Après le long conflit que nous venons tout juste de vivre avec Olymel, c’est insultant d’avoir l’impression d’un retour à la case départ puisque les problèmes d’attraction et de rétention des salarié-es sont encore bien présents à Vallée-Jonction, ce qui cause des problèmes à celles et ceux qui sont toujours à l’emploi. La situation actuelle nous démontre clairement que nous avions mille fois raison de revendiquer une bonification des salaires et des conditions de travail pour régler cet enjeu, de déclarer Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Aujourd’hui, tout comme les éleveurs de porcs, nous aimerions bien savoir où s’en va Olymel avec les 200 000 cochons en attente d’abattage. »

Le Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches–CSN, fondé en 1918, regroupe les syndicats CSN sur le territoire de la capitale nationale et de la région de Chaudière-Appalaches. Il représente quelque 240 syndicats et près de 45 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

Le Conseil central du Cœur du Québec–CSN regroupe plus de 19 000 membres réunis au sein de 130 syndicats issus de tous les secteurs d’activité. Le territoire du conseil central couvre les deux régions administratives de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

]]>
Des gains historiques pour les travailleuses et les travailleurs de Viandes du Breton https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-historiques-pour-les-travailleuses-et-les-travailleurs-de-viandes-du-breton/ Tue, 23 Nov 2021 14:30:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81031 D’une durée de quatre ans, la convention collective établit de nouveaux standards quant à la rémunération, alors que le salaire d’entrée en usine commence à 19 $ l’heure et que des majorations allant de 7 % à 30 % sont prévues pour la première année, selon le type d’emploi. Des augmentations de 3,5 %, 3 % et 3 % sont prévues pour les années subséquentes.

« C’est un résultat dont nous sommes toutes et tous très fiers. Nous avons le cœur à l’ouvrage, mais pour ça il faut pouvoir compter sur des conditions de travail qui ont du bon sens. Avec l’augmentation du coût de la vie que nous subissons en ce moment, ce n’est pas un luxe. C’est pleinement mérité, parce qu’on contribue de façon importante au succès de l’entreprise », explique Antony Lavoie, président du syndicat.

On doit aussi souligner que la cotisation de l’employeur au régime de retraite a plus que triplé et s’applique désormais à toutes les sommes gagnées : heures supplémentaires, primes, etc. Notons également l’ajout d’un bonus pour les chef-fes d’équipe et l’augmentation de la prime de soir, qui passe de 0,50 $ à 1,50 $ l’heure, puis l’addition d’une sixième semaine de vacances après 25 ans de service.

« Après avoir exercé leur droit de grève à quelques reprises depuis le début du mois de novembre, on peut constater que la nouvelle convention collective est le fruit d’une forte mobilisation. C’est un résultat qui est motivant pour l’ensemble de nos luttes et on doit bâtir là-dessus, car contrairement à ce qui est affirmé un peu partout, ce ne sont pas des mesures comme la PCU ou la PCRE qui ont exacerbé les problèmes de main-d’œuvre, mais plutôt la vaste pénurie de conditions de travail dignes dans différents secteurs. Les employeurs doivent maintenant changer de discours et offrir mieux », déclare Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce – CSN.

Des gains spécifiquement pour les travailleurs étrangers
En plus des avancées nommées plus haut, la négociation aura permis au syndicat d’obtenir des gains notables répondant à la réalité des travailleurs étrangers. Ainsi, la convention prévoit un voyage payé (allocation de 1 125 $ pour un billet d’avion et d’autobus) pour retourner en vacances dans le pays d’origine ou en cas de décès d’un proche, et ce, lorsque le contrat a une durée de plus de 12 mois. « Je dois saluer toutes et tous les membres du syndicat, car ensemble nous y avons cru et nous avons pu obtenir ces gains significatifs pour nos camarades guatémaltèques. Ils viennent nous prêter mainforte tout au long de l’année et leur présence est importante pour notre usine », ajoute Antony Lavoie.

« Ce règlement démontre toute la force de la CSN et le Conseil central du Bas-Saint-Laurent (CCBSL) se réjouit profondément du résultat. Dès le jour un, nous avons soutenu cette importante lutte et nous avons pu démontrer, une fois de plus, notre capacité à obtenir des gains qui améliorent grandement les conditions de travail », conclut Nancy Legendre, présidente du CCBSL.

]]>
Grève au distributeur alimentaire Colabor https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-au-distributeur-alimentaire-colabor/ Mon, 20 Sep 2021 22:05:57 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80514 Les travailleuses et les travailleurs de l’entrepôt de Lévis du distributeur alimentaire Colabor sont en grève cette semaine pour la première fois de leur histoire. Les syndiqué-es exigent le respect et un salaire compétitif. Des services essentiels pour une partie des clients sont maintenus.

« Il n’y a jamais eu de grève ici à Colabor, nous avons toujours répondu présents depuis le début de la pandémie mais notre patience a atteint ses limites, » explique André Boisvert, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Colabor Lévis (CSN). « Nous exigeons le respect de la part de notre employeur et la juste reconnaissance de la valeur de notre travail. »

La question du salaire est au cœur du litige qui oppose le syndicat à l’employeur. « Actuellement, nos salaires sont équivalents au salaire d’embauche chez les compétiteurs, » précise le président du syndicat, « l’employeur ne s’aide vraiment pas et ne nous aide vraiment pas en période de pénurie de main-d’œuvre. »

Un travail essentiel
« Les travailleuses et les travailleurs de Colabor font un travail qui est essentiel : en plus de la distribution pour la vente au détail et pour différents services alimentaires (cafétérias, restaurants, hôtels, etc.), ils approvisionnent une foule d’institutions de première ligne comme des centres de détention, des hôpitaux, des écoles, des CPE et des résidences pour personnes âgées, » révèle Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN). « Ce travail doit être reconnu à sa juste valeur; il faut respecter les gens qui l’effectuent, et ça, ça passe par un meilleur salaire et de bonnes conditions de travail. »

D’ailleurs, en raison d’une lettre d’entente actuellement débattue au Tribunal administratif du Travail (une décision est attendue vendredi), des services essentiels sont maintenus par les grévistes auprès de certains clients. « C’est sûr qu’on va continuer de fournir le même service impeccable auquel ils sont habitués pour les clients gouvernementaux et le réseau de la santé, » assure André Boisvert.

Encore temps de régler
Pour l’instant, le syndicat a un mandat de grève de sept jours et le travail devrait reprendre normalement dimanche prochain; il ne s’agit donc pas d’une grève générale illimitée. « La grève cette semaine c’est un avertissement, on veut montrer qu’on est sérieux, » dit le président du syndicat. « C’est encore possible d’éviter un long conflit, nous sommes disponibles en tout temps pour négocier si l’employeur est prêt à bouger. »

« Le conseil central et la CSN suivent le dossier de prêt, » conclu Barbara Poirier, « le syndicat peut compter sur notre appui et notre solidarité pour la suite des choses. On est prêts à faire ce qu’il faut pour que ces travailleuses et travailleurs aient une bonne convention collective et un salaire à la hauteur de la qualité et de l’importance de leur travail. »

]]>
Olymel rejette un compromis salarial important proposé par le syndicat https://www.csn.qc.ca/actualites/olymel-rejette-un-compromis-salarial-important-propose-par-le-syndicat/ Thu, 05 Aug 2021 23:29:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80104 Les dirigeants d’Olymel ayant rejeté une nouvelle proposition salariale déposée par les représentants syndicaux lors de la séance de conciliation d’aujourd’hui, le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN convoquera rapidement ses membres à une assemblée générale spéciale afin de faire l’état de la situation avec eux.

« Aujourd’hui, le syndicat s’est présenté en conciliation avec l’intention de faire l’ultime effort pour arriver à une entente raisonnable pour les travailleurs et reprendre l’abattage rapidement, » explique Martin Maurice, président du syndicat. « Olymel a non seulement refusé le compromis salarial, mais a ajouté l’insulte à l’injure en mentionnant qu’il regrettait d’avoir considéré la recommandation de l’équipe de conciliation. »

Dans le but d’arriver rapidement à une entente négociée entre les parties et prévenir l’abattage humanitaire des milliers de porcs en attente, le syndicat a soumis une offre de compromis en réduisant l’écart entre les parties par près de 60% afin que l’employeur saisisse la main tendue.

Par ailleurs, ayant pris acte que la quasi-totalité des travailleurs du quart de soir ne souhaite pas se voir imposer un horaire de quatre jours de dix heures et que cet élément compromet l’adoption d’une éventuelle entente de principe, le syndicat a proposé à l’employeur que ceux-ci puissent bénéficier d’un deuxième vote par scrutin secret pour l’approbation de cet horaire. Cette manœuvre éviterait au syndicat de tenir une autre assemblée dans l’éventualité d’un rejet de l’entente en raison l’horaire seulement, le tout dans le but d’épargner aux travailleurs et éleveurs d’attendre la tenue d’une autre instance pour la présentation d’une nouvelle entente de principe sans les modifications à l’horaire. 

L’assemblée générale spéciale convoquée par le syndicat aura comme objectif de présenter aux membres les détails de la dernière contre-proposition et pour tenir un vote à scrutin secret sur l’enjeu d’implanter un horaire de quatre jours de dix heures sur le quart de soir.

« L’employeur n’a pas déposé de nouvelle proposition depuis le 20 juillet alors que la partie syndicale a fait quatre contre-propositions pour arriver à une entente négociée et recommandée à ses membres. Si les dirigeants d’Olymel souhaitent faire débloquer les négociations, ils vont devoir faire eux aussi les efforts qui s’imposent en proposant des pistes de solutions plutôt que de simplement toujours rejeter les offres syndicales, » a conclu le président.

]]>
Les grévistes d’Olymel Vallée-Jonction appuient leur comité de négociation https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-dolymel-vallee-jonction-appuient-leur-comite-de-negociation/ Tue, 03 Aug 2021 22:32:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80070 Les grévistes d’Olymel Vallée-Jonction–CSN ont offert un soutien enthousiaste à leur comité de négociation lors d’une assemblée tenue ce matin devant l’usine de Vallée-Jonction. Près de 700 travailleuses et travailleurs étaient présents pour réitérer leur confiance aux représentants syndicaux et leur donner le mandat de poursuivre les négociations.

Rappelons que ces travailleuses et travailleurs sont en grève depuis le 28 avril, et bien que les parties se soient entendues sur plusieurs enjeux, la question salariale demeure un point de litige important.

« Malgré l’escalade de tension des derniers jours, on souhaite reprendre les pourparlers avec la partie patronale le plus rapidement possible, » explique Martin Maurice, président du syndicat. « Il ne faut pas oublier que nos membres ont seulement connu une augmentation de 1,13 $ en quatorze ans, et qu’il s’agit d’un travail très exigeant où l’on décompte plus de quatre cents accidents de travail par année. On nourrit le Québec, et on a le droit de se battre pour améliorer notre sort. Un règlement est près et les membres nous ont donné ce matin la marge de manœuvre nécessaire pour trouver une piste de sortie à ce conflit historique. »

Le syndicat informera le service de conciliation que les membres réitèrent leur confiance envers leur président ainsi que pour leur informer que s’il est convoqué à nouveau le syndicat est disposé à immédiatement poursuivre les négociations afin de régler le peu qui sépare encore les parties.

]]>
Le Syndicat des travailleurs d’Olymel rectifie les faits https://www.csn.qc.ca/actualites/le-syndicat-des-travailleurs-dolymel-rectifie-les-faits/ Mon, 02 Aug 2021 21:05:15 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80067 En prévision de la tenue d’une assemblée de consultation de ses membres mardi matin, le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN tient à rectifier certains commentaires véhiculés par Olymel dans les médias au cours des derniers jours.

« Ce n’est pas la première fois qu’Olymel fait preuve d’un manque flagrant de respect envers ses travailleurs, le processus de négociation, et voir même, le Code du travail, » déplore Martin Maurice, président du syndicat. « L’employeur s’est récemment ingéré dans les affaires syndicales en contactant des travailleurs pour les influencer, une pratique qui est interdite selon l’article 12 du Code du travail. Et maintenant, il se permet de diffuser des informations partielles et erronées qui peuvent induire la population en erreur. »

Le président rappelle que, dans les faits, ni le syndicat et ni Olymel n’ont accepté la proposition de règlement du conciliateur. Malgré cela, Olymel insistait pour que le syndicat recommande la proposition à ses membres, ce que les représentants syndicaux ne pouvaient pas faire selon leur mandat actuel. Le syndicat a plutôt offert de présenter la proposition à ses membres, ce que les représentants d’Olymel jugeaient insuffisant. Ces derniers ont continué d’insister pour obtenir une recommandation favorable du syndicat, affirmant que si le syndicat ne s’engageait pas en ce sens, la proposition n’était pas valable.

Or, contrairement aux prétentions de l’employeur, le syndicat n’a pas quitté la table brusquement, il a plutôt informé la conciliation qu’il allait faire le point avec ses membres en assemblée pour les informer de la position de chaque partie.

« Nous sommes une organisation démocratique, et nous avons un devoir de consulter et d’entendre nos membres. Nous tenons une assemblée demain matin avec l’ensemble d’entre eux, et nous serons prêts à retourner en conciliation dans les heures qui suivent. Certains peuvent trouver ça brusque, mais pour nous, c’est une simple question de respect, » a conclu le président.

Sur la question de l’abattage humanitaire, le syndicat réitère qu’il entend bien le cri de cœur des producteurs, et qu’il est prêt à reprendre rapidement les négociations afin d’éviter une telle crise. Les travailleurs des abattoirs du Québec méritent mieux. Résorber la pénurie ne se fera pas sans un rehaussement rapide des salaires dans les abattoirs. Après ceux de la volaille, les travailleurs des abattoirs de porc s’attendent eux aussi à améliorer leur sort.

Veuillez noter qu’aucune entrevue ne sera accordée d’ici la tenue de l’assemblée du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN.

]]>
Grève chez Olymel – L’art de négocier tout seul https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-chez-olymel-lart-de-negocier-tout-seul/ Fri, 30 Jul 2021 22:27:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80064 Le Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN dénonce l’impasse à laquelle il fait face après une énième ronde de négociations avec un employeur qui semble tout faire pour ralentir les pourparlers.

Rappelons que les membres du syndicat sont en grève depuis le 28 avril 2021.

« Assez, c’est assez ! Après plus d’une quinzaine de séances de conciliation, on s’attend à beaucoup plus de sérieux de la part de l’employeur, » déplore Martin Maurice, président du syndicat. « Olymel n’a déposé aucune nouvelle proposition salariale au cours des deux derniers jours. On ne peut pas continuer à négocier tout seul. Est-ce qu’on est les seuls à vouloir trouver des solutions pour mettre fin à ce conflit? La question se pose. »

Convoqué par les conciliateurs au dossier les 29 et 30 juillet, le syndicat dénonce notamment qu’il est le seul à avoir entrepris un compromis salarial lors de la dernière ronde de négociations.

« Si Olymel pense qu’on va s’épuiser, il a tort. Nos membres sont plus mobilisés que jamais, et nous allons tout faire pour avoir une convention collective à la hauteur du respect que l’on mérite, » a conclu le président.

]]>
Les grévistes d’Olymel manifestent devant l’usine de Princeville https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-dolymel-manifestent-devant-lusine-de-princeville/ Thu, 15 Jul 2021 10:31:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80015 Les grévistes d’Olymel Vallée-Jonction ont pris la route vers Princeville tôt ce matin pour exprimer leur grand mécontentement face à un employeur qui semble dévoué à faire stagner les négociations et briser le moral des travailleuses et des travailleurs. En effet, c’est devant l’usine d’Olymel de Princeville, dans le cœur du Québec, que quelque centaines de membres du Syndicat des travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction–CSN (STOVJ–CSN) ont manifesté bruyamment afin de faire comprendre à leur employeur qu’ils sont autant mobilisés aujourd’hui que lors du déclenchement de la grève le 28 avril dernier.

Rappelons que ces grévistes ont aussi manifesté la semaine dernière à Québec pour demander à ce que le conciliateur au dossier joue son rôle et force l’employeur à revenir à la table après que ce dernier ait demandé une longue « période de réflexion » avant de poursuivre les pourparlers.

Bien que le conciliateur ait répondu favorablement aux revendications du STOVJ–CSN en convoquant les parties à négocier les 11 et 12 juillet, l’employeur n’était toujours pas disposé à déposer de nouvelles propositions salariales. La dernière offre salariale date maintenant du 1er juillet, tandis que le syndicat pour sa part est déjà revenu à la charge avec trois contrepropositions entre temps.

« On dirait parfois qu’on est les seuls à faire nos devoirs et à être prêts à négocier comme du monde, » déplore Martin Maurice, président du STOVJ–CSN. « L’ensemble des parties impliquées doit pleinement participer au processus afin que l’on puisse arriver rapidement à une entente et mettre fin à ce conflit et éviter l’euthanasie d’environ 106 000 porcs. Nos membres refusent de se faire niaiser. Olymel est mieux de reprendre les négociations en étant prêt à véritablement échanger sur les questions salariales. Avec la pénurie de main-d’œuvre actuelle et la mobilisation de nos troupes, il ne peut plus se permettre de penser qu’on va le laisser nous appauvrir. »

Il est aussi à noter que travailleuses et travailleurs d’Olymel Vallée-Jonction ont seulement connu une augmentation de 1,13 $ l’heure entre 2007 et 2021.

« Pendant la pandémie, nous avons été considérés comme essentiels et avons répondu présents pour le Québec afin qu’il n’y ait pas de pénurie alimentaire. Nous sommes tombés malades, certains ont encore des séquelles et un de nos membres en est mort. Il est choquant de constater le manque de respect de l’employeur à notre égard, un employeur qui n’est même pas capable de négocier avec ses travailleurs : c’est déplorable il faut que ça change! » rajoute M. Martin Maurice

Les négociations reprendront le 19 juillet prochain.

]]>