Alphabétisation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Fri, 26 May 2017 09:38:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Alphabétisation – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 La CSN honorée https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-honoree-par-licea/ Thu, 25 May 2017 18:56:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=60290  

Dans le cadre de la soirée soulignant les 70 ans de l’Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA), le 24 mai 2017, la CSN a été honorée tout spécialement pour l’appui qu’elle donne à cet organisme dévoué à la promotion du droit à l’apprentissage tout au long de la vie.

La vice-présidente de la CSN, Véronique De Sève, deuxième à partir de la gauche a reçu le prix remis à la CSN.

La CSN a toujours considéré l’éducation des adultes comme un facteur essentiel à la démocratie et à l’amélioration des conditions de vie des hommes et des femmes. En plus d’adhérer à l’ICÉA depuis 1947, la CSN décerne annuellement les bourses Fernand-Jolicoeur depuis 2003 aux militantes et militants ainsi qu’aux syndicats affiliés qui encouragent l’apprentissage continu en milieu de travail et qui sensibilisent leurs membres à cette nécessité.

Développer une culture de formation

Créé en 1947, l’ICÉA cherche à développer des outils pour contribuer à lever les obstacles à l’accessibilité des adultes aux activités de formation et à faire progresser leur participation selon différentes situations. En plus de réaliser des analyses et des réflexions portant sur le développement des connaissances dans le domaine de l’éducation des adultes et de la formation continue, l’Institut organise des rencontres, des débats ou des séminaires sur des dossiers qui touchent le droit à l’apprentissage tout au long de la vie. Il développe des projets qui visent l’expérimentation et l’innovation éducative. Certains deviennent de véritables outils de développement ou d’implantation d’une culture de formation.

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Une langue commune pour le progrès collectif https://www.csn.qc.ca/actualites/une-langue-commune-pour-le-progres-collectif/ Wed, 29 Mar 2017 13:42:10 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=59184

Le français, outil d’inclusion, de prévention et de solidarité ! C’est une perspective large sur le rôle et la force du français langue commune et langue de travail qui se dégage des discussions tenues pour la Journée CSN de la francisation du 23 mars 2017. Des délégué-es de syndicats CSN de toutes les fédérations et de toutes les régions y prenaient part.

L’animatrice de la journée, Catherine Ladouceur, enseignante au cégep de Sherbrooke.

En ouverture, le président de la CSN, Jacques Létourneau, a dressé le portrait de la situation du français au Québec, à l’aube du 40e anniversaire de la Charte de la langue française (loi 101), le 26 août prochain. Il a rappelé l’importance de cette loi qui a permis de freiner le déclin du français. La CSN, et son ancêtre la CTCC, se sont toujours battues pour défendre le droit de travailler en français, un des aspects majeurs de la loi 101.

Malheureusement, ces dernières années, le français s’est remis à reculer. Au point où aujourd’hui, seulement 66 % des Québécoises et des Québécois travaillent généralement en français, soit un taux similaire à ce qu’il y avait avant l’adoption de la Charte. Dans le Grand Montréal, seulement 51 % utilisent surtout le français au travail ! Bref, après avoir réalisé de grands progrès, force est de reconnaître que la place du français est dorénavant en repli.

 

Bilinguisation des lieux de travail
Plusieurs exemples récents montrent que beaucoup de travail reste à faire. Par exemple, dans le cas des cols blancs de Gatineau, les tribunaux ont donné raison à la Ville qui souhaite rendre obligatoire la maîtrise de l’anglais pour l’obtention de certains postes (lien lettre ouverte). Voilà un précédent inquiétant ! La CSN, à l’instar de nombreuses organisations, réclame un renforcement de la Charte à cet égard.

Au Gouvernement du Québec, 75 % des interactions entre les organismes d’État et les personnes immigrantes qui n’ont pas le français comme langue maternelle se déroulent en anglais. Dans la santé et les services sociaux, de 2001 à 2006, la part du personnel soignant utilisant l’anglais au travail a augmenté de 15, 5 % !

En éducation et en enseignement supérieur aussi, la situation est préoccupante. Au primaire et au secondaire, un vide dans la loi permet la pratique des écoles dites passerelles, c’est-à-dire que des personnes qui ont les moyens d’incrire leurs enfants à l’école privée, en anglais, pour un certain temps, peuvent par la suite réclamer le droit à l’école publique en anglais.

Au collégial, la loi 101 se s’applique pas. De plus en plus nombreux sont les étudiantes et étudiants francophones ou allophones qui choisissent des études collégiales en anglais. À l’université aussi, les enjeux sont nombreux. Pensons à l’ouverture d’une faculté de médecine de famille en Outaouais en collaboration avec l’Université McGill.

« Défendre le français n’est pas un repli sur nous-mêmes. Au contraire, c’est favoriser l’inclusion et le vivre ensemble. Favoriser le français, c’est s’assurer de développer et enrichir les liens qui nous unissent, notamment en ce qui a trait à la vie syndicale », souligne-t-il.

 

Gouvernement Couillard : une attitude désinvolte

Josée Boileau

La première conférencière était Josée Boileau, qui fut éditorialiste au journal Le Devoir. Elle s’inquiète de ce qu’elle perçoit comme un désintérêt du gouvernement Couillard à l’égard de la langue. Elle rappelle notamment la déclaration malheureuse de Philippe Couillard en campagne électorale, en 2014, qui disait prôner l’apprentissage de l’anglais par les ouvriers pour qu’ils puissent dialoguer avec leur patron étranger…. De même, en visite officielle en Islande, il avait pris la parole en anglais seulement. De même, c’est en anglais qu’il a signé le livre d’or de la multinationale Siemens à l’occasion d’un voyage en Allemagne…

Elle pose la question centrale de l’intégration en milieu francophone des nouveaux arrivants, en dehors du cadre scolaire qui, globalement a fait ses preuves. Pas moins de 40 % des nouveaux arrivants ne parlent pas le français à leur arrivée au Québec. Et le gouvernement a choisi de relever le seuil d’immigration sans bonifier les programmes de francisation.

 

Par l’entremise du système scolaire, les enfants apprendront le français et de toute évidence, ils sont nombreux à avoir choisi de vivre en français parmi celles et ceux qui sont nés au Québec ou qui sont arrivés en bas âge. Mais qu’en est-il de leurs parents ? La plupart s’établissent à Montréal où seulement 25 % des PME demandent une connaissance du français à l’embauche, contre près de 40 % demandant une connaissance de l’anglais. Au final, la réalité c’est qu’il est fort possible de vivre et de travailler à Montréal toute sa vie sans connaître le français !

Pour Josée Boileau, ce constat et l’inaction du gouvernement sont alarmants non seulement pour l’avenir du français, mais plus largement pour toute notre culture et notre identité collective. Pour illustrer son propos, elle explique que lorsqu’elle était au Devoir, un jour, l’équipe s’est demandée comment faire davantage de place à des journalistes issus des communautés culturelles. C’est vers l’Université Concordia que Le Devoir dut se tourner. Ils y dénichèrent d’excellentes recrues, des gens compétents, maîtrisant le français à la perfection… mais qui ignoraient complètement qui était Julie Snyder. Bref, ils ignoraient tout de la culture québécoise.

Or, si le fait d’être entourés d’anglais a motivé nos gouvernements, dans les années 70, à s’occuper de la protection de la langue française, c’est d’autant plus d’actualité aujourd’hui avec l’omniprésence d’Internet et des nouvelles technologies de l’information. Même au niveau économique, le français est une force, rappelle-t-elle finalement : le secteur de la traduction à lui seul, pèse pour 2,5 milliards de dollars dans notre économie.

 

Le bon « perlé »
De son côté, la professeure de l’Université de Sherbrooke, Nadine Vincent, s’est attaquée à la qualité du français, surtout du français parlé, au Québec. Remontant jusqu’aux premiers jours de la colonie, elle a bien montré que le débat entre « français québécois » et « français international » n’est pas nouveau.

Nadine Vincent

Les origines de ce caractère distinct remontent à la Conquête par les Britanniques qui mit les Canadiens français sous une cloche de verre, coupant nos ancêtres de tout contact avec la France. Un siècle plus tard, lorsque les contacts reprennent, on se rend compte que le français parlé au Canada se distingue déjà fortement de celui parlé en France. Les Canadiens français parlaient encore la langue des rois, alors qu’à l’issue de la Révolution, les Français parlaient la langue du peuple

Bien que conquis, les Canadiens français sont fortement majoritaires sur le territoire et n’ont pas conscience que leur langue puisse être menacée, même si, pour communiquer avec les conquérants, ils doivent parler anglais. Dans la foulée de la Rébellion des patriotes, Londres dépêche Lord Durham qui, pour ramener la paix dans la colonie, propose d’amener la « civilisation » aux Canadiens français en prônant l’assimilation.

L’anglais gagne du terrain. À la fondation du Canada, les Canadiens français sont dorénavant minoritaires dans leur pays. Vers la fin du 19e siècle, on vit une véritable anglophilie, les parents cherchent à envoyer leurs enfants à l’école anglaise. On vit une immense insécurité linguistique. La connaissance du français n’est plus vue comme suffisante pour réussir dans la vie, d’autant plus que « notre français » n’a pas la même valeur que le « vrai français international ». C’est à cette époque que des intellectuels, dans la presse, commencent à plaider pour l’abandon de tous les termes qui ne font par patie du « français international », causes selon eux de la perte de vitesse du français au Canada. D’autres, au contraire, plaident pour la spécificité canadienne.

Bref, souligne Nadine Vincent, déjà à cette époque, c’est un débat qui oppose des lettrés à d’autres lettrés ! Ce débat revient épisodiquement de nos jours, par exemple, lorsqu’un réalisateur québécois produit un film en langue étrangère…

La trame demeure la même : il y aurait une hiérarchie des langues ; la nôtre serait située entre un « français international » théorique et des langues « repoussoirs », que ce soit les langues autochtones ou, aujourd’hui, le français parlé en Acadie ou le créole. Évidemment, cette perspective n’est pas partagée par toutes et tous, au premier chef les Acadiens qui ont réalisé beaucoup de progrès collectifs sur cette question dans les dernières décennies.

La linguiste termine en se demandant si c’est la vivacité de la langue qui sauve la patrie ou si c’est la patrie qui sauve la langue…

 

La langue française, outil de prévention et de socialisation

En après-midi, trois invités composaient une table ronde sur la maîtrise de la langue.

Pour Sylvie Gravel, professeure en sciences de la gestion de l’UQAM et spécialiste de la santé publique, le français est un enjeu de santé et de sécurité au travail. Comment assurer la prévention en milieu de travail et faire en sorte que chaque travailleur connaisse ses droits lorsqu’il ne comprend pas la langue utilisée dans les formations ou pour des affiches de prévention ? S’ajoute à cette difficulté la perception chez plusieurs immigrantes et immigrants que leur emploi n’est que temporaire et qu’il n’est pas utile de s’impliquer par exemple dans les programmes paritaires. Ces problèmes sont répandus alors que dans de nombreuses PME, particulièrement à Montréal, plus de la moitié des travailleuses et travailleurs n’ont pas le français pour langue maternelle. Un esprit communautaire se crée autour d’eux, ils ont l’impression d’être en famille, ce qui fait que même s’ils connaissent les recours possibles, ils hésiteront à les prendre. Même en cas, par exemple, de lésion professionnelle.

Il y a plusieurs solutions à la portée de ces entreprises. La CNESST peut aider lorsqu’il s’agit de bien comprendre un programme comme l’assignation temporaire.

Dans certaines entreprises où on retrouve plusieurs employé-es parlant une même langue autre que le français, on a confié à des gens parlant parfaitement français un rôle accru afin de s’assurer que tout le personnel comprenne bien les consignes de sécurité. Des subventions sont également disponibles pour faire de la formation. Sylvie Gravel souligne que les patrons et les cadres devraient aussi profiter de ces formations. Il faut que les formations soient données en milieu de travail et ouvertes au plus grand nombre.

En ce qui a trait aux travailleurs étrangers temporaires, le défi de la francisation est plus grand car la plupart de ces personnes n’entendent pas rester longtemps au pays. En général, ces entreprises se concentrent sur celles et ceux qui reviennent année après année.

Chez les travailleuses et les travailleurs d’agences, toutefois, ce sont les agences et non les employeurs qui sont imputables. Ces travailleuses et ces travailleurs ont beaucoup moins accès aux programmes de francisation et de prévention.

Globalement, l’accès à des programmes de francisation devrait être élargi car il permet non seulement d’améliorer les performances en prévention, mais aussi d’améliorer l’employabilité de ces personnes. Enfin, les instances en santé et sécurité devraient se montrer plus proactives à l’égard des travailleuses et des travailleurs précaires.

Pour le sociologue Paul Bélanger, les difficultés des adultes à lire et à écrire doivent être prises au sérieux, et pas seulement en ce qui a trait à la formation. Bien que le Québec compte plus de 800 000 analphabètes fonctionnels – c’est-à-dire des personnes adultes qui seraient incapables de lire le présent article – personne ne se définit ainsi. Ces personnes ont pour la plupart appris à lire et à écrire à l’école mais, souligne M. Bélanger, nos communications se sont lourdement complexifiées avec les années, demandant de développer des compétences nouvelles qu’elles n’ont pas développées. Selon lui, une bonne part de la faute revient aux personnes qui émettent les messages et qui échouent à le rendre compréhensible. « On voit le docteur 3 minutes et on ressort avec 3 feuilles écrites en caractères minuscules sur les médicaments qu’on nous prescrit, elle est là, l’iniquité ».

Il prône deux pistes d’action. D’abord utiliser un langage plus simple en santé et sécurité comme pour les formations techniques. En plus de cours de francisation aux employé-es, Paul Bélanger souhaiterait davantage de formation en communication pour ceux qui s’occupent, par exemple, de santé et de sécurité au travail afin qu’ils soient mieux en mesure d’être compris.

En parallèle, il plaide pour une revigoration des compétences des salarié-es. Il considère que des cours en alphabétisation sont voués à l’échec car les gens ne voudront pas s’y inscrire. Il propose d’aborder l’enjeu autrement en offrant, par exemple des formations sur les nouvelles technologies de communication écrite, ce qui permettra une amélioration globale des compétences, y compris en lecture et en écriture.

Quant à elle, Rama Diallo, une militante syndicale du Centre de réadaptation Lucie-Bruneau, a livré une perspective plus personnelle sur l’importance du français comme langue de travail dans son milieu.

D’abord, elle souligne à quel point le fait de parler la même langue, de tous se comprendre, permet de combattre l’isolement. Cela a un impact positif sur toute la vie professionnelle, comme sur les relations de travail à l’interne. Parler la même langue, cela assure une meilleure cohésion de groupe et cela fait aussi en sorte que les travailleuses et les travailleurs sont mieux en mesure de connaître – et de défendre – leurs droits.

Dans le travail syndical, la maîtrise du français est incontournable, ne serait-ce que pour pouvoir interpréter et défendre la convention collective ! L’accès à des cours de francisation va par ailleurs aider les nouveaux arrivants dans leur vie quotidienne : ils pourront par exemple mieux soutenir leurs enfants dans la réalisation de leurs devoirs. Pour que cela soit possible, note Rama Diallo, il faut prévoir des cours de francisation, sur le milieu de travail et sur les heures de travail. Les participantes et les participants doivent être rémunérés durant ces cours, sinon ils ne les suivront pas.

 

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Pour une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme https://www.csn.qc.ca/actualites/pour-une-strategie-nationale-de-lutte-a-lanalphabetisme/ Thu, 08 Sep 2016 12:28:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=54646 En ce 50e anniversaire de la Journée internationale de l’alphabétisation, il est toujours pertinent de souligner que 19 % de la population québécoise âgée de 16 à 65 ans, soit plus d’un million d’adultes, affichent actuellement de très faibles compétences en littératie. Depuis des décennies, le 8 septembre est l’occasion de se rappeler collectivement ces chiffres et… de s’alarmer de la situation ! Dès le lendemain, toutefois, la plupart d’entre nous sont déjà passés à autre chose. Et pourtant, les coûts sociaux et économiques de ce problème ne sont plus à démontrer. Au Québec, les coûts relatifs à l’analphabétisme sont estimés annuellement à plus de 7 milliards de dollars canadiens, soit 2 % de son produit intérieur brut (PIB) (World Literacy Foundation).

Il est urgent que le problème de l’analphabétisme (ou de la faible littératie) soit davantage pris en compte dans l’espace public et politique. Une intervention vigoureuse de l’État et de l’ensemble de la société est devenue incontournable. C’est précisément pour cette raison que vingt organisations nationales ont décidé d’unir leur force autour d’objectifs communs et d’une vision partagée de la lutte à l’analphabétisme. Le Réseau de lutte à l’analphabétisme s’est en effet donné pour mission de sensibiliser la société québécoise à cette question, à ses causes et conséquences ainsi que de mobiliser la société civile en vue de l’adoption par le gouvernement du Québec d’une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme.

Les sources du problème de l’analphabétisme sont multiples et complexes. La solution pour l’enrayer doit être à la hauteur.

Pour une société pleinement alphabétisée et inclusive, des réponses diversifiées sont nécessaires

Les compétences en littératie d’une personne évoluent tout au long de la vie en fonction des apprentissages et expériences de cette personne. Les actions permettant de favoriser l’acquisition, le maintien et le rehaussement des connaissances et des compétences en littératie doivent donc être diversifiées et tenir compte des besoins des individus.

En complément aux réponses éducatives, des solutions doivent être envisagées pour prévenir l’analphabétisme et ses conséquences ainsi que pour contrer l’exclusion des adultes peu ou pas alphabétisés. Conséquemment, un cadre d’intervention visant à lutter contre l’analphabétisme ne peut se limiter à la seule dimension de l’apprentissage.

Contrairement à l’approche partielle privilégiée jusqu’à présent au Québec pour contrer l’analphabétisme, le Réseau de lutte à l’analphabétisme propose de mettre en place des actions structurantes qui permettront de nous attaquer collectivement, à la fois aux causes multiples de l’analphabétisme et à ses conséquences sur les individus et l’ensemble de la société. Dans sa plateforme intitulée Pour une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme, le Réseau expose les premiers éléments clés d’un tel cadre d’intervention. Ce cadre doit impérativement s’appuyer sur une vision globale et cohérente du problème de l’analphabétisme et s’inscrire dans une perspective de justice sociale et de droit à l’éducation et à l’apprentissage tout au long de la vie.

Il nous faut dès maintenant entamer un dialogue et nous permettre d’écrire un avenir plus juste pour toutes et tous. Le Réseau de lutte à l’analphabétisme invite donc le gouvernement du Québec à ouvrir, en partenariat avec la société civile, un vaste chantier dont les travaux assureraient l’élaboration d’une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme. En cette matière, les collaborations entre tous les acteurs sont essentielles.

Ensemble, faisons de la lutte à l’analphabétisme une priorité… C’est une invitation à laquelle tous les membres du Réseau de lutte à l’analphabétisme ont déjà répondu présents !

Pour consulter la plateforme du Réseau de lutte à l’analphabétisme : lutteanalphabetisme.ca

 

Les organisations signataires sont membres du Réseau de lutte à l’analphabétisme :

Association québécoise des intervenantes et des intervenants à la formation générale des adultes (AQIFGA)
Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDÉACF)
Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’oeuvre (COCDMO)
Collectif pour un Québec sans pauvreté
Collège Frontière
Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Fédération autonome de l’enseignement (FAE)
Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ)
Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ)
Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF)
Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA)
Literacy Quebec (LQ)
Mouvement québécois des adultes en formation (MQAF)
Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ)
Relais-femmes
Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI)
Table des responsables de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle des commissions scolaires du Québec (TRÉAQFP)

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Marie-Claire https://www.csn.qc.ca/actualites/marie-claire/ Wed, 21 Jan 2015 20:07:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55703 DSCF7368

« On nous parle souvent d’austérité comme si c’était un nouveau concept. Ce ne l’est pas. L’austérité, on en vit chez nous depuis plus de vingt ans déjà.

Chaque année, on se serre la ceinture. On « coupe dans le gras ». Il n’y en a plus de gras à couper. On ne va peut-être pas survivre à une autre compression. On n’en a plus de personnel à couper et nos heures d’ouverture ont déjà été réduites. C’est bouleversant de devoir opérer dans une crise constante, toujours en mode panique, par le simple fait que le gouvernement s’attaque sans cesse aux populations les plus vulnérables. »

– Marie-Claire, Lettres en main

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Sylvie Thibault https://www.csn.qc.ca/actualites/sylvie-thibault/ Wed, 03 Dec 2014 19:42:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=55691 visages_2014-12-03

« J’utilise encore les services d’alphabétisation de Lettres en main 15 ans après mon inscription au programme. C’est important pour moi de continuer d’apprendre et de ne pas me fier aux notions acquises. Les organismes qui viennent en aide aux analphabètes ont déjà si peu de financement, qu’avec de nouvelles compressions annoncées chaque année, nous, les participantes et participants, on a de grandes craintes de perdre cette ressource indispensable. On est une famille, et une famille ça se protège, ça s’entraide. On ne peut pas laisser Couillard détruire l’état québécois. »

– Sylvie Thibault

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22 organisations de la société civile fondent le Réseau de lutte à l’analphabétisme https://www.csn.qc.ca/actualites/22-organisations-de-la-societe-civile-fondent-le-reseau-de-lutte-a-lanalphabetisme/ Mon, 08 Sep 2014 11:44:00 +0000 http://centralecsn.wpdev0.koumbit.net/actualites/22-organisations-de-la-societe-civile-fondent-le-reseau-de-lutte-a-lanalphabetisme/ En cette Journée internationale de l’alphabétisation, 22 organisations de la société civile s’unissent dans la création du Réseau de lutte à l’analphabétisme. « Ce Réseau composé d’organisations de la société civile souhaite que le Québec se dote d’une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme » ont conjointement fait savoir les porte-parole Ronald Cameron, directeur général de l’ICÉA, et Christian Pelletier, coordonnateur du RGPAQ.

Agir sur plusieurs fronts, de concert avec tous les acteurs concernés

Les discussions qui ont présidé à la création de ce Réseau ont permis d’identifier les multiples causes de l’analphabétisme sur lesquelles il est impératif de travailler. En conséquence, les organisations membres du Réseau affirment aujourd’hui la nécessité d’agir sur plusieurs fronts afin de mener une lutte efficace. Les membres du Réseau soutiennent qu’une stratégie nationale de lutte à l’analphabétisme doit :

tenir compte de la réalité des personnes peu ou pas alphabétisées et de leur famille; s’appuyer sur une vision globale et cohérente du problème de l’analphabétisme, de ses causes et ses conséquences; et assurer la mise en œuvre de mesures qui s’attaqueront à la fois aux causes et aux conséquences de l’analphabétisme.

« Pour les membres du Réseau, il est clair que la stratégie à construire doit interpeller l’ensemble des acteurs gouvernementaux et ceux de la société civile concernés par la lutte à l’analphabétisme. Cette stratégie doit également s’inscrire dans une perspective de justice sociale et de droit à l’éducation et à l’apprentissage tout au long de la vie », ont expliqué les porte-parole, Ronald Cameron et Christian Pelletier.

Le Réseau de lutte à l’analphabétisme

En date du 8 septembre 2014, le Réseau de lutte à l’analphabétisme se compose des 22 organisations suivantes :

Association québécoise des intervenantes et intervenants en formation générale des adultes (AQIFGA) Centrale des syndicats du Québec (CSQ) Centre de documentation sur l’éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF) Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main‐d’œuvre (COCDMO) Collectif pour un Québec sans pauvreté Collège Frontière Confédération des syndicats nationaux (CSN) Fédération autonome de l’enseignement (FAE) Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ‐CSN) Fédération québécoise des organismes communautaires Famille (FQOCF) Fondation pour l’alphabétisation Institut de coopération pour l’éducation des adultes (ICÉA) Literacy Quebec Mouvement québécois des adultes en formation (MQAF) Regroupement des groupes populaires en alphabétisation du Québec (RGPAQ) Relais-Femmes Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) Table des responsables de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle des commissions scolaires du Québec (TRÉAQFP) The Centre for Literacy of Quebec

Le Réseau de lutte à l’analphabétisme invite les personnes et les organisations intéressées à suivre ses travaux et à prendre connaissance de ses actions en consultant son site au : http://lutteanalphabetisme.ca.

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