Briseurs de grève – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Thu, 12 Feb 2026 16:03:52 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Briseurs de grève – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le Tribunal condamne à nouveau Renaud-Bray pour usage de scabs et entrave à l’endroit du syndicat https://www.csn.qc.ca/actualites/le-tribunal-condamne-a-nouveau-renaud-bray-pour-usage-de-scabs-et-entrave-a-lendroit-du-syndicat/ Thu, 12 Feb 2026 16:03:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111915 Alors qu’un conflit de travail persiste depuis 14 mois dans deux succursales Renaud-Bray à Québec, le Tribunal administratif du travail (TAT) constate que l’entreprise a contrevenu à la loi en entravant les activités du syndicat, en plus d’avoir utilisé pas moins de huit briseurs de grève depuis le déclenchement du conflit.

« Le Tribunal ne peut que conclure à la lumière de la preuve que les agissements de Renaud-Bray ont eu comme conséquence de déstabiliser le syndicat dans sa mission de représentation de ses membres », affirme le juge Christian Drolet dans sa décision.

En conséquence, le TAT ordonne à Renaud-Bray de cesser d’utiliser des briseurs de grève et de s’abstenir d’entraver les activités du syndicat, en plus de condamner l’entreprise à verser 7000 $ au syndicat à titre de dommages moraux et punitifs.

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray se voit rabrouée par les tribunaux. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le Tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit. Le 13 février 2025, un rapport d’enquête du ministère du Travail concluait que Renaud-Bray avait eu recours à au moins sept briseurs malgré qu’une ordonnance provisoire le lui en avait formellement interdit l’usage.

Renaud-Bray devra également se défendre d’avoir contrevenu à plusieurs articles du Code du travail en annonçant le 9 octobre 2025, sans préavis, la fermeture de la succursale des Galeries de la Capitale. Une plainte en ce sens a été déposée auprès du TAT en novembre dernier par le syndicat et la CSN.

« Depuis le début de ces négociations, Renaud-Bray a tout fait pour intimider ses employé-es, préférant user de menaces, d’entraves et d’intimidation plutôt que de négocier de bonne foi avec ses employé-es. Il est grand temps que l’entreprise dirigée par Blaise Renaud accepte de se conformer à la loi plutôt que de chercher sans cesse à la contourner », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville, qui rappelle que Renaud-Bray figurait dans le palmarès des pires employeurs du Québec publié par la CSN en décembre dernier.

« On ne demande qu’une chose : que Renaud-Bray revienne à la table de négociation avec une autre proposition qu’un salaire à 15 cents au-dessus du salaire minimum, affirme Isabelle Nadeau, porte-parole du syndicat. Cette offre a été largement rejetée par les employé-es l’été dernier, mais depuis, Renaud-Bray n’a posé aucun geste pour relancer la négociation. Nos demandes sont raisonnables : un salaire situé à un dollar au-dessus du salaire minimum, avec une véritable échelle salariale permettant aux salarié-es de progresser en fonction de leurs années de service. »

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN incite la population de Québec à ne plus acheter chez Renaud-Bray https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-incite-la-population-a-ne-plus-frequenter-la-succursale-de-renaud-bray-a-place-laurier/ Fri, 07 Nov 2025 15:15:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108922 Alors qu’une grève générale perdure depuis maintenant près d’un an dans deux succursales Renaud-Bray de Québec, la CSN invite la population à ne plus acheter chez Renaud-Bray tant que le conflit de travail n’est pas réglé. En ce sens, la CSN lançait ce matin la campagne « Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! », qui se déploiera dans la ville de Québec au cours des prochaines semaines.

En juillet dernier, les grévistes s’étaient prononcés à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, au terme d’un vote secret demandé par ce dernier en vertu d’une disposition du Code du travail.

« Depuis le rejet de cette proposition par nos membres, Renaud-Bray n’a fait aucun effort pour relancer la table de négociation », déplore le président du syndicat, Jimmy Demers. « C’est le silence radio le plus complet, à part pour nous informer de la fermeture de la librairie des Galeries de la Capitale. »

Les salaires demeurent au cœur du litige : alors que les employé-es demandent un salaire d’entrée qui se situe à 1 $ au-dessus du salaire minimum, Renaud-Bray n’offre que 15 cents de plus. Insuffisante, la structure salariale proposée par l’employeur ferait en sorte que la progression dans les échelles salariales serait rattrapée par les hausses annuelles du salaire minimum.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le comportement de la chaîne Renaud-Bray dans cette négociation est condamnable à plus d’un égard. « Renaud-Bray a été déclaré coupable de négociation de mauvaise foi. Renaud-Bray a été pris en flagrant délit pour avoir utilisé des briseurs de grève. Et voilà que la compagnie décide de mettre la clé dans la porte de sa succursale des Galeries de la Capitale, malgré sa rentabilité. Où se cache le ministre du Travail, Jean Boulet, quand vient le temps de ramener à l’ordre une entreprise qui bafoue à ce point le droit à la négociation collective ? », questionne la présidente.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, réitère la volonté du syndicat de s’entendre avec la direction. « Ce que nous voulons, c’est un règlement négocié, idéalement avant les Fêtes. Encore cette semaine, nous avons signifié à la conciliatrice nommée au dossier notre souhait de nous entendre avec l’employeur. Encore faut-il que Renaud-Bray soit prêt à négocier. »

Au cours des prochaines semaines, la campagne « Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! » invitera la population à ne plus acheter chez Renaud-Bray, et ce, tant que ce conflit de travail n’est pas réglé.

« Plusieurs clients ne sont pas au courant qu’il y a un conflit de travail qui affecte la librairie de Place Laurier », regrette la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Mélanie Pelletier. « En raison du fait que Place Laurier demeure une propriété privée, notre ligne de piquetage n’est permise qu’à l’extérieur du stationnement, bien loin du magasin. Mais peu importe l’endroit où elle est tenue, une ligne de piquetage, ça reste une ligne de piquetage : la traverser, c’est affaiblir notre rapport de force face à un employeur des plus intransigeants. Voilà pourquoi nous demandons la solidarité de la population. »


À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une vingtaine de rencontres ont eu lieu, les treize dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre 2024, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, qui fut déclenchée le 6 décembre dernier.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Béton Provincial a utilisé des scabs, conclut le ministère du Travail https://www.csn.qc.ca/actualites/beton-provincial-a-utilise-des-scabs-conclut-le-ministere-du-travail/ Tue, 30 Sep 2025 19:06:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=107842 Alors qu’un lock-out sévit depuis dix mois aux installations de Béton Provincial situées à LaSalle et à Longueuil, un rapport d’enquête dévoilé aujourd’hui par le ministère du Travail conclut que l’entreprise a utilisé des briseurs de grève, en contravention avec les dispositions du Code du travail.

C’est à la suite d’une plainte déposée par le syndicat représentant les 50 opérateurs de bétonnière, mécaniciens et hommes de cour qu’une enquête pour utilisation de briseurs de grève a été initiée par le ministère du Travail en juillet dernier. Le rapport publié aujourd’hui est sans équivoque : au moins trois personnes ont accompli, au site de Longueuil, des travaux d’entretien normalement effectués par les travailleurs, mis en lock-out le 5 décembre 2024 par Béton Provincial.

« Nous sommes confrontés à un employeur qui refuse de négocier depuis des mois et qui n’hésite pas à contourner la loi pour parvenir à ses fins », déplore le président du syndicat, Gilles Marleau. « Béton Provincial voudrait geler nos salaires pendant quatre ans, mettre fin à notre régime de retraite et charcuter nos assurances. On a été très clairs : cette proposition est inacceptable, que la compagnie vienne s’assoir pour négocier ! »

Après avoir acheté l’entreprise Demix en avril 2024, Béton Provincial, propriété de l’homme d’affaires André Bélanger, a déposé une offre financière au syndicat qui représente les employés de LaSalle et Longueuil : un gel salarial de quatre ans, suivi d’augmentations annuelles de 2 % en 2028 et 2029. L’employeur exige aussi la fin de sa contribution au régime de retraite, laquelle correspond à 5,5 % du salaire gagné, pour la remplacer par une « prime » de 0,50 $ l’heure travaillée. Béton Provincial souhaite également réduire sa contribution au régime d’assurance collective pour le substituer par un nouveau régime modulable.

« Il est tout à fait inacceptable que Béton Provincial, qui se targue d’être le chef de file de l’industrie du béton, contrevienne ainsi aux lois qui régissent les relations de travail », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Après 10 mois de lock-out, il est temps que l’employeur revienne à la table de négociation et convienne d’un règlement satisfaisant. »

Le Syndicat des travailleurs de Demix (LaSalle-Longueuil)–CSN représente les 50 chauffeurs, mécaniciens et hommes de cour de ces deux sites. Il est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN), au Conseil central de la Montérégie–CSN et au Conseil central du Montréal métropolitain–CSN. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le Conseil central Lanaudière en congrès: se renouveler… pour gagner https://www.csn.qc.ca/actualites/le-conseil-central-lanaudiere-en-congres-se-renouveler-pour-gagner/ Tue, 13 May 2025 18:30:50 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=105051 La justice climatique, la crise des médias et son impact sur notre démocratie ainsi que la lutte nécessaire contre les attaques antisyndicales lancées par le gouvernement caquiste seront au cœur des discussions du 67e congrès du Conseil central de Lanaudière–CSN, qui se tient du 13 au 16 mai, à Joliette. Les délégué-es représentant 84 syndicats CSN et plus de 14 000 membres de toute la région se pencheront également sur les orientations qui guideront les interventions du conseil central au cours des trois prochaines années.

« Le congrès, c’est un moment unique que nous avons pour réfléchir collectivement aux défis qui nous attendent, et ils sont nombreux, souligne la présidente du Conseil central, Patricia Rivest. C’est aussi l’occasion de nous requestionner, de nous repositionner et de nous relancer pour mieux s’engager dans l’action. »

« Le mouvement syndical est plus pertinent que jamais, poursuit-elle. Nous faisons face à un gouvernement composé en bonne partie de patrons issus du secteur privé. Cela transparaît dans ses politiques qui favorisent les plus riches tout en appauvrissant les travailleuses, les travailleurs et les moins nantis. Nous, les syndicats, sommes parmi les seules organisations de la société à avoir les moyens et le savoir-faire pour soutenir la mobilisation afin de protéger et préserver nos services publics et de défendre notre filet social, ainsi que les droits des travailleuses et des travailleurs, lesquels ont généralement été gagnés grâce aux luttes menées par le passé. Quand on dit que la CSN, c’est le maillon fort dans Lanaudière, ce ne sont pas que des mots : nous avons démontré que nous étions là pour améliorer le sort des travailleuses et des travailleurs de tous les horizons. Et nous entendons bien continuer ! »

C’est dans cet esprit de relance du mouvement syndical que le conseil central s’engage dans les États généraux du syndicalisme, une vaste démarche de réflexion sur l’avenir du syndicalisme lancée plus tôt cette année par les organisations syndicales nationales, dont la CSN.

Le Conseil central est présentement engagé dans la lutte contre le projet de loi 89, qui restreint le droit de grève des salarié-es, et il continue de se battre en faveur d’un réseau de santé et de services sociaux public, décentralisé, démocratisé et accessible à toutes et à tous. La santé et la sécurité au travail, les droits des femmes, les milieux de travail inclusifs et la protection de l’environnement sont au nombre des grandes causes que le conseil central continuera de porter au cours du prochain mandat.

« L’un de nos plus grands défis sera de rejoindre et de convaincre un nombre croissant de nos concitoyennes et concitoyens de joindre notre mouvement pour éliminer les injustices et la discrimination dans les milieux de travail et défendre les droits des travailleuses et des travailleurs. Le congrès doit nous permettre de prendre un pas de recul et de nous poser des questions importantes quant à notre message, à nos pratiques et à leur portée. Comment faire plus, comment faire mieux ? On va retourner toutes les pierres. »

Effervescence

Le dernier mandat de trois ans a été marqué par de nombreuses négociations de convention collective. Plus de 80 % des syndicats CSN de la région ont mené des négociations depuis 2022 et 17 syndicats ont vécu des conflits de travail. Au total, plus de 375 journées de grève ont été exercées par les syndicats CSN dans Lanaudière depuis trois ans.

Invités

Au nombre des personnes invitées à l’occasion du congrès, notons Mykaell Blais, directeur général de Trans Mauricie Centre-du-Québec, qui s’exprimera sur les moyens de mieux accueillir la diversité de genre et la diversité sexuelle dans les milieux de travail, ainsi que Jérôme Dupras, bassiste des Cowboys Fringants, écologiste et professeur à l’UQO, qui parlera de protection de l’environnement et de transitions économique et écologique. La présidente de la CSN, Caroline Senneville, prendra la parole dès l’ouverture du congrès.

Portes ouvertes

Les représentantes et représentants des médias qui le souhaitent peuvent assister au congrès. Des entrevues sont également possibles. Pour plus d’information sur le déroulement du congrès, veuillez contacter la personne-ressource indiquée ci-dessous.

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Projet de loi 101 : Une autre manœuvre antisyndicale du ministre du Travail https://www.csn.qc.ca/actualites/une-autre-manoeuvre-antisyndicale-du-ministre-du-travail/ Thu, 24 Apr 2025 19:31:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=104503 La CSN accueille froidement le projet de loi 101, Loi visant l’amélioration de certaines lois du travail, déposé aujourd’hui par Jean Boulet. Pour la centrale, le projet de loi comporte certains éléments préjudiciables aux syndicats. La CSN déplore d’ailleurs une seconde manœuvre en ce sens de la part du ministre du Travail en quelques semaines.
« En imposant des contraintes sur la transparence financière aux associations syndicales tout en épargnant les associations patronales des mêmes exigences et en omettant d’élargir la notion d’établissement pour concrètement empêcher le recours aux briseurs de grève, le ministre nuit aux organisations syndicales, une fois de plus », note la présidente de la CSN, Caroline Senneville, en ajoutant que la centrale prendra le temps d’analyser plus amplement ce vaste projet de loi.

Transparence financière

La CSN, qui publie ses états financiers vérifiés et les rend disponibles en tout temps sur le Web, s’interroge toutefois sur le choix du ministre de ne pas imposer les mêmes exigences aux associations patronales. « Pourquoi ce particularisme syndical ? Ce deux poids deux mesures renforce la perception répandue selon laquelle Jean Boulet travaille d’abord pour les employeurs et les patrons, comme il le fait de manière éloquente avec son projet de loi 89. »

Briseurs de grève

La centrale syndicale note qu’un employeur qui entraverait le travail d’un inspecteur du ministère du Travail enquêtant sur la présence de briseurs de grève se rendrait dorénavant coupable d’une infraction spéciale. « C’est bien, mais c’est insuffisant. Les employeurs qui recourent aux briseurs de grève le font pratiquement en toute impunité. Pour réellement empêcher cette utilisation des briseurs de grève, qui empêche les travailleuses et les travailleurs d’améliorer leurs conditions, le ministre du Travail aurait dû donner beaucoup plus de mordant à son projet de loi », précise Caroline Senneville.

D’ailleurs, en omettant de préciser clairement ce qui constitue l’établissement de travail dans son projet de loi, le ministre rate la cible. « Aujourd’hui, le travail ne s’effectue plus uniquement au bureau ou à l’usine, mais à plusieurs endroits, dont la maison. En refusant de le considérer, le ministre facilite le recours aux briseurs de grève », explique la présidente de la CSN.

Le ministre ne tient pas parole en santé et sécurité du travail

En 2021, le ministre du Travail s’était engagé à mettre en œuvre des mécanismes de prévention en milieu de travail afin de protéger les travailleuses et les travailleurs. Ces mécanismes permanents ont d’ailleurs été adoptés à l’unanimité par le conseil d’administration paritaire (employeurs et syndicats) de la CNESST. « Avec ce nouveau projet de loi, le ministre recule d’un an l’application des mesures permanentes. Pire encore, il exclut le secteur de l’éducation et celui de la santé et des services sociaux de ces mesures permanentes, alors qu’ils sont majoritairement composés de femmes et connus pour leurs risques professionnels », conclut la présidente.

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La CSN demande le retrait du projet de loi 89 https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-demande-le-retrait-du-projet-de-loi-89/ Tue, 18 Mar 2025 13:45:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103259 Dans le cadre de l’étude en commission parlementaire du projet de loi 89, Loi visant à considérer davantage les besoins de la population en cas de grève ou de lock-out, la CSN, qui comparait aujourd’hui, demande le retrait du projet de loi.

« Le ministre veut se donner des pouvoirs pour affaiblir l’effet qu’une grève peut avoir sur la résolution d’une négociation. La grève, c’est l’outil ultime que détiennent les travailleuses et travailleurs. Si on dilue leur dernier recours, on dilue leur rapport de force pour négocier des améliorations à leurs conditions de travail », a expliqué la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « De plus, la grève est un droit constitutionnel enchâssé dans les chartes. Un droit dont la Cour suprême est venue rappeler l’importance dans l’arrêt Saskatchewan en 2015 » a tenu à rappeler la présidente.

Pour la centrale, le projet de loi du ministre ne viendra pas « protéger » la population. Au contraire, elle risque d’en payer le prix. « Plusieurs luttes syndicales ont permis de faire des gains pour la population, comme les congés parentaux, les semaines de 40 heures, etc. En réduisant les droits aux travailleuses et travailleurs à obtenir de meilleures conditions de travail, on brime l’ensemble de la société », a renchéri Caroline Senneville.

 

Un cadeau au patronat

« Le ministre vient donner des cadeaux à ses amis du patronat. La grève a comme objectif de mettre une pression économique sur l’employeur. Si on instaure des services minimums ou si on décrète un arbitrage exécutoire, on rend service aux employeurs. Ils n’auront plus à se forcer, ils n’auront qu’à attendre que le ministre intervienne, ce qui aura pour effet d’enlever de la pression économique », a affirmé François Enault, 1er vice-président de la CSN.

Le mémoire déposé par la CSN rappelle qu’il existe déjà plusieurs outils dans le Code du travail pour protéger la santé ou la sécurité de la population et de faire avancer les négociations en cas de blocage. « Le ministre aurait dû modifier les dispositions de la loi anti-briseurs de grève qui sont mal appliquées et qui étirent les grèves, afin de les mettre à jour pour qu’elles s’appliquent à la réalité des salarié-es en télétravail. Cela aurait réellement permis de raccourcir les conflits », a expliqué le 1er vice-président.

 

Un contexte économique particulier

Pour la CSN, le contexte économique actuel milite en faveur d’une collaboration entre les acteurs du monde du travail. Plutôt que d’aller dans cette direction, le ministre du Travail a choisi de s’attaquer au droit fondamental qu’est la grève. « Ce sont les coupes dans les services publics, le manque d’investissement dans le logement social et le refus du gouvernement de donner des conditions de travail décentes aux éducatrices en CPE, parmi tant d’autres éléments qui menacent le bien-être de la population », ont conclu les porte-paroles de la CSN.

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Projet de loi 89: une manœuvre explosive https://www.csn.qc.ca/actualites/projet-de-loi-89-une-manoeuvre-explosive/ Fri, 14 Mar 2025 12:00:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103237 Cette lettre est cosignée par les quatre centrales syndicales ainsi que cinq organisations syndicales*

Si le projet de loi 89 du ministre du Travail, Jean Boulet, a été reçu comme une bombe dans le milieu syndical, c’est que son contenu et les motifs qui le sous-tendent sont explosifs. Non seulement son projet de loi vient brimer les travailleuses et les travailleurs dans leur droit de négocier et d’améliorer leurs conditions de travail, mais il vient en prime déstabiliser le fragile, mais important équilibre qui existait depuis l’adoption, en 1977, des dispositions anti-briseurs de grève prévues au Code du travail. Un héritage important de René Lévesque et du Parti québécois de l’époque.

Rappelons tout d’abord les faits. Évoquant l’importance « d’éviter que ne soit affectée de manière disproportionnée la sécurité sociale, économique ou environnementale de la population, notamment celle des personnes en situation de vulnérabilité », le ministre impose maintenant des services essentiels dans pratiquement tous les secteurs. De plus, il s’arroge le pouvoir de mettre fin aux conflits de travail. Rien de moins qu’une loi spéciale tous azimuts.

Arrivée de nulle part, la manœuvre de Jean Boulet, ancien avocat patronal maintenant ministre du Travail, ne passe absolument pas. Faut-il rappeler qu’il dispose actuellement de tous les leviers pour forcer les parties à régler les conflits et à y mettre fin ?

De surcroît, plus de 95 % des négociations se règlent sans grève ou lock-out et rares sont les conflits qui se prolongent. Et ça, le ministre le sait mieux que quiconque.

Il sait aussi que les patrons n’auront pour ainsi dire plus d’intérêt à négocier de bonne foi avec les syndicats, s’ils savent qu’en bout de piste, un arbitrage sera imposé.

Pas de gaieté de cœur

Quant aux personnes en situation de vulnérabilité, l’argument ne tient pas la route. Les travailleuses et les travailleurs, faut-il le rappeler, sont partie prenante de la société et comptent parmi leurs rangs des personnes vulnérables. Mettre ces deux groupes en opposition constitue un faux débat. Les travailleurs sont les premiers à avoir à cœur le bien-être des personnes qui utilisent leurs services, et c’est entre autres pour améliorer ces mêmes services qu’ils choisissent de se battre.

Si les travailleurs prennent en toute connaissance de cause la décision de faire la grève – et de se plonger dans l’incertitude financière –, ce n’est pas de gaieté de cœur. Rappelons d’ailleurs que les grèves ont permis, au fil du temps, des avancées sociétales majeures, tels les congés de maternité payés.

Finalement, le contexte politico-économique houleux et imprévisible aurait dû, lui aussi, freiner le ministre dans ses élans antitravailleurs et appeler à la plus grande cohésion et à la plus grande solidarité sociales.

Or, Jean Boulet fait précisément le contraire en venant brimer le droit des syndiquées et syndiqués de recourir à la grève, l’ultime recours qui subsiste pour exercer leur rapport de force.

Pourquoi, alors, aller de l’avant avec ce projet de loi ? Prétendant avoir à cœur le dialogue social, le ministre prend plutôt la voie de la confrontation et de la judiciarisation des conflits.

Pourquoi fragiliser cet équilibre, alors que le droit de grève est protégé par la Constitution canadienne ? Pour faire plaisir au patronat ? La question mérite d’être posée, car si le PL 89 sert un groupe en particulier, c’est bien celui des patrons, comme l’ont déjà noté plusieurs observateurs et éditorialistes. Et étrangement, avouons-le, ce projet survient au moment où, pour une rare fois, le contexte de pénurie de main-d’œuvre et d’inflation militait particulièrement en faveur de l’amélioration des conditions des travailleurs.

En provoquant ce déséquilibre, le ministre du Travail démontre également la nécessité, pour les organisations syndicales, d’unir leurs forces devant les défis qui attendent leurs membres pour les prochaines années, ce qu’elles feront entre autres en lançant les états généraux du syndicalisme, dès le 31 mars.

Si Jean Boulet et François Legault n’avaient pas totalement évalué la portée de ce geste, ils doivent le faire rapidement et retirer le projet de loi 89. Sinon, ils risquent de se brûler les doigts à force de jouer avec le feu.

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Projet de loi du ministre Boulet: le gouvernement déclare la guerre aux travailleuses et aux travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/projet-de-loi-du-ministre-boulet-le-gouvernement-declare-la-guerre-aux-travailleuses-et-aux-travailleurs/ Wed, 19 Feb 2025 22:24:00 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102554 Alors que les travailleuses et les travailleurs sont inquiets face à l’incertitude économique, le gouvernement en rajoute une couche en voulant restreindre le droit de grève. Avec son projet de loi, le gouvernement s’en prend encore une fois aux droits des salarié-es.

« C’est ni plus ni moins une déclaration de guerre aux travailleuses et aux travailleurs que le gouvernement vient de faire avec le dépôt de ce projet de loi. D’un côté, le gouvernement impose l’austérité dans nos services publics, ce qui a des conséquences directes sur les plus vulnérables de notre société. Il refuse de jouer son rôle au quotidien pour bien les protéger, mais tout d’un coup, quand il y a une grève, il s’en préoccupe beaucoup. Le jupon dépasse pas mal. Ce que le gouvernement veut faire, ce n’est pas protéger les vulnérables, c’est attaquer les travailleuses et les travailleurs », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

Pour la CSN, si les conflits de travail perdurent, c’est parce que nos lois du travail n’ont pas assez de mordant et que les employeurs n’ont pas d’incitatif à régler. Dans les derniers mois, de nombreux lock-out ont été décrétés et les employeurs ont de plus en plus recours à des briseurs de grève, en toute impunité. Pour la CSN, il n’y a pas de doute: « le projet de loi du ministre Boulet favorise les employeurs et ne sert pas la négociation », continue Mme Senneville. Cela fera en sorte que ces derniers ne sentiront pas la nécessité d’en arriver à une entente négociée lors d’un conflit de travail. Ils n’auront qu’à invoquer les menaces à « la sécurité économique, sociale et environnementale » afin de tenter de forcer l’intervention du Tribunal administratif du travail, soit pour réduire la portée de la grève ou bien pour imposer un arbitrage, qui mettra fin au conflit. Bien sûr, les perdants dans ces deux scénarios sont les travailleuses et les travailleurs qui luttent pour de meilleures conditions. Pendant ce temps, les patrons sont morts de rire. Le gouvernement travaille pour eux ! ».

Avec son projet de loi, le gouvernement tente aussi d’élargir par la bande la notion de services essentiels. « Que veut-dire exactement “services à maintenir” ? Ou bien “la sécurité économique, sociale et environnementale” ? Alors que les récentes interventions du ministre du Travail à Ottawa sont actuellement contestées devant les tribunaux, il est très hasardeux d’aller sur ce terrain maintenant », souligne la présidente.

« Plus tôt cette semaine, on apprenait que la ministre Pascale Déry était intervenue directement afin de faire modifier le contenu d’un cours au cégep Dawson. Aujourd’hui, on voit le ministre Jean Boulet qui veut intervenir directement dans des conflits de travail. La CAQ prend une direction dangereuse », conclut Caroline Senneville.

 

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Rentrée syndicale 2025 – Une tendance antisyndicale qui s’accentue https://www.csn.qc.ca/actualites/rentree-syndicale-2025-une-tendance-antisyndicale-qui-saccentue/ Mon, 13 Jan 2025 15:00:52 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101614 Les manœuvres antisyndicales se sont accentuées dans le monde du travail en 2024, tant de la part des patrons que des gouvernements. C’est le constat principal dressé par la CSN lors de sa conférence de presse de début d’année, tenue ce matin.

Dix-sept lockouts en 2024

« Nous observons une tendance préoccupante chez plusieurs employeurs à recourir à des manœuvres antisyndicales musclées pour tenter d’affaiblir les syndicats », précise Caroline Senneville, présidente de la CSN. Lors des 12 derniers mois, 17 lockouts ont été décrétés auprès des syndicats affiliés à la centrale, du rarement vu au cours des dernières années.

À cela s’ajoutent les nombreuses injonctions, les cas d’ingérence et d’entraves auprès des syndicats. « Toutes les tactiques sont bonnes pour empêcher la formation de syndicats, ou pour intimider les travailleuses et les travailleurs, une fois syndiqués ».

Le recours aux briseurs de grève a aussi constitué un enjeu. De nombreux cas ont été confirmés par des décisions du Tribunal administratif du travail (TAT). Cela est sans compter ceux qui n’ont pas fait l’objet d’une décision. « Le traitement des plaintes est beaucoup trop long. À cela s’ajoutent les pénalités quasi inexistantes pour les employeurs jugés coupables. Le gouvernement doit mieux protéger les droits des travailleuses et des travailleurs », exige la présidente.

Manœuvres gouvernementales inquiétantes

De surcroît, les décisions du ministre fédéral du Travail de recourir à l’article 107 du Code fédéral pour mettre fin à des conflits de travail, ainsi que la déclaration récente du ministre québécois concernant ces recours, n’augurent rien de bon. « Les ministres ne doivent pas oublier que ces décisions font présentement l’objet de contestations juridiques. Le droit de grève est reconnu par la Cour suprême et par les traités internationaux signés par le Canada », rappelle la présidente.

Bien que préoccupée par ces constats, la CSN entend mener la lutte. « Brimer les travailleuses et les travailleurs du droit de grève leur serait extrêmement préjudiciable. Nous ne resterons pas les bras croisés », prévient Caroline Senneville.

Négociations à surveiller en 2025

Plusieurs négociations s’intensifieront au cours de l’année 2025. La CSN, qui représente 80 % des CPE syndiqués au Québec, poursuit ses pourparlers avec le gouvernement, dans l’objectif de freiner la pénurie de main-d’œuvre et de mieux valoriser ces emplois. Même chose pour les 3500 paramédics de la CSN, qui ont entamé leur négociation il y a plusieurs mois. Les travailleuses en CPE et les paramédics sont sans contrat de travail depuis mars 2023.

L’industrie de la construction et les résidences pour personnes âgées (RPA) seront aussi en négociation, alors que leurs contrats de travail arriveront à échéance ce printemps. Le premier entrepôt d’Amazon syndiqué au Canada et plusieurs hôtels poursuivront leurs pourparlers afin d’en arriver à des ententes satisfaisantes.

Minimum 20 $ et élections fédérales

La centrale compte mettre l’accent, en 2025, sur sa campagne Minimum 20 $, qui incite ses syndicats à revendiquer un salaire plancher d’au moins 20 $ l’heure lorsqu’ils négocient le renouvellement de leur convention collective. « Ce n’est pas normal de travailler à temps plein et avoir de la difficulté à joindre les deux bouts. Il faut un salaire viable pour toutes et tous ».

Finalement, la tenue d’élections fédérales sera l’occasion pour la centrale de mettre de l’avant ses enjeux prioritaires, soit l’environnement, l’avenir des médias et l’immigration, l’assurance-emploi, sans oublier les questions économiques, dont celles entourant les tarifs douaniers évoquées dernièrement. « La CSN fera entendre sa voix pour s’élever contre les positions qui nous feraient reculer collectivement. »

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600 salarié-es du Reine Elizabeth en action à la Caisse de dépôt et placement https://www.csn.qc.ca/actualites/600-salarie-es-du-reine-elizabeth-en-action-a-la-caisse-de-depot-et-placement/ Fri, 13 Dec 2024 17:30:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101476 Les 600 lock-outé-es de l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth ont exprimé leur colère par une action visant la Caisse de dépôt et placement du Québec. La Caisse, qui est propriétaire de l’hôtel, doit mettre fin aux pratiques illégales de recours à des briseurs de grève et arrêter le lock-out en accordant les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie.

Une fermeture dénoncée

« Plutôt que de travailler à mettre fin au conflit, le Reine Elizabeth ne fait que mettre de l’huile sur le feu. La fermeture pendant la période des Fêtes en rajoute. L’employeur continue de raconter des mensonges en prétendant qu’il répond aux demandes de la négociation coordonnée de la CSN, ce qui n’est pas le cas, notamment sur l’enjeu important des agences », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

Des briseurs de grève et des revers judiciaires

La Caisse et le Reine Elizabeth cumulent les mauvaises décisions et les revers judiciaires. Un récent rapport d’enquête du ministère du Travail fait état de l’utilisation d’au moins trente briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. À cela s’ajoutent une mise en lock-out des employé-es le 20 novembre dernier et deux sanctions pour représailles antisyndicales plus tôt cette année. La première fois, pour avoir installé des caméras de surveillance devant le bureau du syndicat, la seconde pour avoir suspendu sans cause un vice-président du syndicat.

« Je ne peux pas croire que la Caisse de dépôt et placement laisse le Reine Elizabeth mettre ses salarié-es en lock-out. Encore pire, la Caisse se fait pincer à ne pas respecter les lois du travail alors que le Reine Elizabeth utilise des scabs. Il est temps que le gouvernement s’en mêle et qu’il exige une intervention de la Caisse pour faire le ménage au Reine Elizabeth. Ça prend une entente au plus vite pour relancer les relations de travail du bon pied », poursuit Alexandre Laviolette.

Un lock-out qui coûte plus de 40 millions de dollars au bas de laine des Québécoises et des Québécois

« Selon nos estimations, le lock-out a coûté plus de 40 millions de dollars au Reine Elizabeth. Cette perte touche tous les Québécois et les Québécoises. La Caisse de dépôt et placement, c’est notre bas de laine collectif. Ça n’a pas de sens de perdre autant d’argent alors que la solution saute aux yeux : obtenir une entente qui respecte les gains de la négociation coordonnée de l’hôtellerie », ajoute François Houle, vice-président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN.

Les salarié-es tiendront le coup tant qu’il le faudra

Rappelons que les 600 salarié-es se sont fait mettre en lock-out après avoir rejeté massivement une offre insuffisante de l’employeur. Tout cela alors que plus de la moitié des syndicats participant à la ronde de négociation coordonnée de l’hôtellerie ont maintenant une entente. Le recours aux agences privées et la charge de travail sont des enjeux cruciaux dans cette négociation.

« Le Reine Elizabeth doit comprendre que ses 600 salarié-es tiendront aussi longtemps qu’il le faudra. Le mépris et les stratégies antisyndicales mènent l’employeur dans un cul-de-sac. La mobilisation d’aujourd’hui montre que les travailleuses et les travailleurs veulent se faire respecter », de conclure Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes, qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Le Reine Elizabeth utilise des briseurs de grève https://www.csn.qc.ca/actualites/le-reine-elizabeth-utilise-des-briseurs-de-greve/ Thu, 12 Dec 2024 18:48:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101473 Un rapport d’enquête du ministère du Travail montre que l’hôtel Fairmont Le Reine Elizabeth a eu recours à environ 30 briseurs de grève pendant la Coupe des présidents de la PGA. Cette infraction s’ajoute à une longue liste d’attaques antisyndicales dans cet hôtel propriété de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Le volumineux rapport d’enquête du ministère du Travail présente les conclusions d’une inspection qui s’est tenue lors de la grève du 27 septembre dernier. Environ 30 personnes y sont identifiées comme ayant effectué des tâches des grévistes. Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de l’Hôtel Reine Elizabeth–CSN a déposé une plainte pour dénoncer le recours aux briseurs de grève dans les dernières semaines. Ce rapport vient ainsi corroborer les prétentions syndicales. L’audience sur le recours aux briseurs de grève se poursuit d’ailleurs au Tribunal administratif du Travail.

« Avec le rapport d’enquête du ministère du Travail, ce qu’on craignait se confirme : le Reine Elizabeth utilise des scabs. Malheureusement, on ne peut pas dire qu’on est surpris. Depuis des mois, l’hôtel est lancé dans une véritable campagne antisyndicale. Rien n’arrête le Reine Elizabeth, qui est même prêt à contrevenir aux lois du travail. Ce n’est pas rien. Ce qui est encore plus choquant, c’est de voir que la Caisse de dépôt est impliquée dans un hôtel qui enfreint les lois », explique Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

À propos du secteur de l’hôtellerie de la CSN

La 11e ronde de négociation coordonnée regroupe plus de 3500 travailleuses et travailleurs issus de 29 syndicats de l’hôtellerie des régions de la Capitale-Nationale, de l’Estrie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et du Grand Montréal. Ces syndicats portent une plateforme de demandes communes qu’ils ont le mandat de négocier avec leur employeur respectif.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans 8 fédérations ainsi que dans 13 conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Renaud-Bray doit cesser d’utiliser des scabs, ordonne le tribunal https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-doit-cesser-dutiliser-des-scabs-ordonne-le-tribunal/ Fri, 06 Dec 2024 14:58:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101316 C’est sans pouvoir compter sur des briseurs de grève que Renaud-Bray tentera d’ouvrir ses magasins aujourd’hui, alors que les employé-es ont déclenché ce matin une grève générale illimitée.

Dans une décision rendue hier, le Tribunal administratif du travail accueille la plainte déposée par la CSN et constate que Renaud-Bray a enfreint l’article 109.1 du Code du travail lors des dernières journées de grève. Le tribunal ordonne à Renaud-Bray de ne plus recourir à des briseurs de grève advenant un nouveau débrayage.

Ce qui sera le cas dès aujourd’hui : après avoir lancé un ultimatum à l’employeur mardi, le syndicat représentant les 60 employé-es des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale a appris de la conciliatrice affectée au dossier que Renaud-Bray n’avait pas d’autre proposition de négociation à faire, provoquant ainsi le déclenchement de la grève ce matin.

« On négocie depuis un an et tout ce que Renaud-Bray nous propose, c’est de maintenir un plafond salarial à peine plus élevé que le salaire minimum », déplore Isabelle Nadeau, porte-parole du syndicat. « Ça fait 18 ans que je travaille chez Renaud-Bray et je gagne toujours 15 cents de plus que le salaire minimum. À un moment donné, on est tannés de se faire niaiser. »

« Nous avons été clairs avec les représentants de l’employeur : nous voulons une nouvelle structure salariale qui fait en sorte que les augmentations octroyées en fonction des années d’expérience ne sont pas aussitôt rattrapées par une hausse plus rapide du salaire minimum, précise le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. Si on acceptait les termes de Renaud-Bray, on se retrouverait d’ici quelques années avec les mêmes 15 cents de plus que le salaire minimum, c’est inacceptable. »

Coupable une deuxième fois
C’est la deuxième fois que le tribunal condamne Renaud-Bray pour avoir enfreint le Code du travail. Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

« Depuis le début de cette négociation, Renaud-Bray enfreint allègrement les règles élémentaires entourant la négociation collective, souligne la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Mélanie Pelletier. Nous demandons à la population d’être solidaire, de ne pas franchir les lignes de piquetage et de ne pas magasiner chez Renaud-Bray pendant le temps des Fêtes. »

À propos
La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Renaud-Bray : grève générale dès vendredi si rien ne bouge https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-greve-generale-des-vendredi-si-rien-ne-bouge/ Wed, 04 Dec 2024 16:53:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101155 Pour une quatrième fois après s’être fait reconnaître coupable de négociation de mauvaise foi en juillet dernier, Renaud-Bray s’est présenté devant les conciliatrices du ministère du Travail sans nouveau mandat, hier, provoquant la rupture des pourparlers.

Exaspérés par cette nouvelle fin de non-recevoir, les travailleuses et les travailleurs des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale ont lancé un ultimatum à leur employeur : si aucune nouvelle proposition sérieuse n’est déposée par la partie patronale d’ici demain, le syndicat exercera son mandat de grève générale illimitée à compter de vendredi.

« On demeure disponible en tout temps, mais l’employeur doit faire une proposition sérieuse », affirme la porte-parole du syndicat, Isabelle Nadeau. « Hier, Renaud-Bray n’avait absolument rien de nouveau à mettre sur la table : ce sont exactement les mêmes paramètres qui nous avaient été transmis à trois reprises au cours des dernières semaines. Après un an de négociation où rien n’avance, le mépris a assez duré. »

« Nous avons été clairs avec les représentants de l’employeur : nous voulons une nouvelle structure salariale qui fait en sorte que les augmentations octroyées en fonction des années d’expérience ne sont pas aussitôt rattrapées par une hausse plus rapide du salaire minimum, précise le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. Si on acceptait les termes de Renaud-Bray, on se retrouverait d’ici quelques années avec les mêmes 15 cents de plus que le salaire minimum, c’est inacceptable. »

Renaud-Bray à nouveau devant le tribunal

Devant le Tribunal administratif du travail aujourd’hui, Renaud-Bray doit à nouveau se défendre de contrevenir au Code du travail, cette fois pour avoir utilisé des briseurs de grève lors des journées de grève exercées depuis le 22 novembre. Mercredi dernier, le syndicat déposait une plainte à cet effet.

« Nous connaissons les individus, ce sont des cadres embauchés par Renaud-Bray après le début des négociations, ce qui est formellement interdit par le Code du travail, souligne la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Mélanie Pelletier. « Depuis trop longtemps, Renaud-Bray bafoue allègrement toutes les règles de relations de travail. Advenant le déclenchement d’une grève vendredi, nous demandons à la population d’être solidaire, de ne pas franchir les lignes de piquetage et de ne pas magasiner chez Renaud-Bray pendant le temps des Fêtes.»

Les salaires sont au cœur de la négociation : en raison d’une structure salariale trop contraignante et trop complexe, la vaste majorité des employé-es ne gagnent que 15 cents au-dessus du salaire minimum, même si certains cumulent plus de 15 ans de service pour le même employeur.

Les employé-es demandent que le salaire d’embauche soit fixé à 1,15 $ au-dessus du salaire minimum pour les commis ainsi qu’à 1,40 $ de plus pour les libraires. Ils réclament également une progression salariale en fonction des années de service. Les discussions achoppent par ailleurs sur l’accès à la formation et à des pauses, notamment. De son côté, l’employeur voudrait imposer différents reculs quant à la prise de congés et exige un rehaussement des disponibilités minimales des salarié-es.

Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Grève chez Renaud-Bray : la CSN dénonce l’usage de scabs https://www.csn.qc.ca/actualites/greve-chez-renaud-bray-la-csn-denonce-lusage-de-scabs/ Thu, 28 Nov 2024 17:05:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101011 Après avoir été jugée coupable d’entrave, d’ingérence et de négociation de mauvaise foi, l’entreprise Renaud-Bray devra se défendre à nouveau de contrevenir au Code du travail, cette fois pour avoir utilisé des briseurs de grève lors des journées de grève exercées par les employé-es de ses succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale.

Dans une requête déposée auprès du Tribunal administratif du travail, hier soir, la CSN reproche à Renaud-Bray d’avoir sciemment fait travailler des cadres embauchés après le début de la présente négociation collective, ce qui lui est explicitement interdit par l’article 109.1 du Code du travail relatif aux briseurs de grève.

La centrale syndicale déplore également les entraves et l’ingérence de Renaud-Bray dans les affaires syndicales, notamment en expulsant le président du syndicat des lieux de travail à deux reprises au cours des dernières semaines.

« Il est extrêmement choquant de constater qu’une compagnie bien de chez nous puisse bafouer à ce point le cadre légal qui vient baliser les relations de travail au Québec », déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville. « Nous demandons aux tribunaux d’intervenir pour protéger le droit de grève des employé-es afin que nous puissions en arriver à un règlement négocié satisfaisant pour eux. »

Les 60 employé-es des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale exercent une deuxième journée de grève consécutive aujourd’hui. Après avoir fait du piquetage devant les Galeries de la Capitale hier, les grévistes manifesteront devant la succursale de Place Laurier aujourd’hui. Ils avaient également débrayé vendredi et samedi derniers.

« Plus que jamais, nos collègues sont déterminés à améliorer leurs conditions de travail, il n’y a aucun doute là-dessus », affirme le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN, Jimmy Demers. « Renaud-Bray doit respecter son obligation de négocier de bonne foi. Ça fait plus d’un an qu’on négocie avec des gens qui n’ont pas de mandat pour nous répondre. Le cirque a assez duré. »

Les salaires sont au cœur de la négociation : en raison d’une structure salariale trop contraignante et trop complexe, la vaste majorité des employé-es ne gagnent que 15 cents au-dessus du salaire minimum, même si certains cumulent plus de 15 ans de service pour le même employeur.

Les employé-es demandent que le salaire d’embauche soit fixé à 1,15 $ au-dessus du salaire minimum pour les commis ainsi qu’à 1,40 $ de plus pour les libraires. Ils réclament également une progression salariale en fonction des années de service. Les discussions achoppent par ailleurs sur l’accès à la formation et à des pauses, notamment. De son côté, l’employeur voudrait imposer différents reculs quant à la prise de congés et exige un rehaussement des disponibilités minimales des salarié-es.

Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

À propos
La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Le Zoo de Granby est une jungle pour ses employé-es https://www.csn.qc.ca/actualites/le-zoo-de-granby-est-une-jungle-pour-ses-employe-es-2/ Fri, 27 Sep 2024 13:56:28 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99807 Le Zoo de Granby est une institution qui fait connaître sa ville partout au Québec et même au-delà. Mais la direction actuelle n’est pas à la hauteur de cette bonne réputation et gère le zoo en manquant de respect à ses employé-es, comme si c’était le dernier des fast-food. Il s’agit pourtant d’un OSBL syndiqué !

À titre d’exemple, le directeur général n’a pas daigné se présenter à la dernière séance de négociation du 24 septembre, alors qu’il était pourtant attendu à cette rencontre qui se déroulait en présence du conciliateur du ministère du Travail. Les négociateurs du zoo, qui étaient tout de même sur place, n’ont pas permis à la négociation d’avancer d’un pouce. Nous ne sommes même pas encore rendus au volet salarial après quasiment deux mois de lock-out et 35 séances de négociation depuis février !

 

Manque de respect

Ce dernier événement fait malheureusement partie d’une culture de manque de respect qui est systémique au zoo. Les syndiqué-es mis à la rue par l’employeur depuis le 29 juillet dernier rapportent qu’un cadre traite souvent des employé-es de « pelleteux de marde » ; d’autres patrons menacent les employé-es trop critiques de se faire changer de secteur, alors qu’ils sont attachés aux animaux de leur secteur. Des syndiqué-es ont aussi témoigné du non-respect, par des cadres, des règles de santé et de sécurité auprès des employé-es donnant les soins aux rhinocéros. Des visites surprises, sans s’annoncer, auraient pu les mettre en danger !

De façon plus générale, la période de probation peut s’étirer de telle sorte que certains sont maintenus sur des statuts d’emploi temporaire, pendant parfois plus de cinq ans. La convention collective actuelle maintient la précarité de plusieurs façons, notamment en multipliant les statuts d’emplois distincts où il est plus difficile, voire impossible d’obtenir sa permanence. Le syndicat constate aussi l’emploi excessif de sous-traitants (encore plus pendant le lock-out actuel), qui coûte pourtant cher à l’OSBL. Le zoo n’a d’ailleurs pas fermé ses portes durant ce lock-out, alors que seuls les cadres sont censés travailler.

« Il est totalement inacceptable qu’un OSBL manque autant de respect à ses employé-es. Le zoo devrait bien traiter ses humains », ironise Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN. Ce dernier s’exprime au nom des 130 membres du Syndicat national des salarié-es de la Société zoologique de Granby–CSN.

Le directeur du zoo, Paul Gosselin, ne semble d’ailleurs pas craindre de perdre l’expertise de ses employé-es. Il a affirmé récemment à des travailleuses et des travailleurs en lock-out qu’il allait « en retrouver des bons » lorsqu’on lui mentionnait que plusieurs membres mis en lock-out risquent de se trouver des emplois ailleurs si une entente satisfaisante n’intervient pas rapidement à la table de négociation.

 

Bien-être animal

Malgré tout ce qui précède, le syndicat a toujours eu une attitude responsable envers le bien-être animal. Le zoo fait d’ailleurs partie de l’Association of Zoos & Aquariums (AZA), qui fixe des standards en matière de traitement des animaux. Un comité de bien-être animal est en place depuis le début du conflit pour répondre aux questions des cadres remplaçants. Malgré le lock-out, les soins aux éléphants sont toujours assurés par les membres du syndicat. Cette tâche requiert une bonne connaissance des animaux du zoo.

Jusqu’à récemment, le zoo ne fournissait même pas d’espace de stationnement aux employé-es responsables des éléphants. C’est une intervention de la CSN qui a permis de leur obtenir cet espace, par le biais d’une ordonnance du tribunal.

 

À propos

Le Syndicat national des salarié-es de la Société zoologique de Granby–CSN, section maintenance et gardiens, représente environ 130 membres, dont des techniciennes et des techniciens vétérinaires et en soins animaliers, des naturalistes-interprètes, des mécaniciens, des menuisiers ainsi que des membres du personnel administratif du Zoo de Granby.

La Fédération du commerce–CSN compte plus de 325 syndicats affiliés représentant 30 000 membres œuvrant dans le domaine privé. Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie–CSN regroupe quelque 12 500 membres issus de tous les secteurs d’activité, privés et publics, réunis au sein de 120 syndicats sur une base régionale.

 

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Briseurs de grève : le syndicat de la Ville de Saint-Georges obtient une ordonnance provisoire https://www.csn.qc.ca/actualites/briseurs-de-greve-le-syndicat-de-la-ville-de-saint-georges-obtient-une-ordonnance-provisoire/ Mon, 16 Sep 2024 20:16:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99613 Dans une décision très attendue du tribunal administratif du Travail, le Syndicat des travailleuses et travailleurs municipaux de la Ville de Saint-Georges–CSN a obtenu une ordonnance provisoire concernant l’utilisation de briseurs de grève. Cette ordonnance fait suite à une demande logée le 18 juin, suivi de la nomination d’enquêtrices par le ministère du Travail et d’un rapport remis le 25 juillet.

Le tribunal accueille partiellement la demande d’ordonnance du syndicat et ordonne à la Ville de cesser d’utiliser un cadre embauché après le début de la phase de négociation pour effectuer les fonctions d’un salarié en grève ; de cesser d’utiliser les services de moniteurs-monitrices de camp de jour et de tout salarié qu’elle emploie dans un autre établissement que ceux visés par la grève pour remplir en tout ou en partie les fonctions d’un salarié en grève ; et finalement de cesser d’utiliser les services de sous-traitants pour remplir en tout ou en partie les fonctions d’un salarié en grève. La cause sera entendue sur le fond le 21 octobre prochain.

« Nous sommes satisfaits de cette décision qui nous donne en partie raison sur l’utilisation de briseurs de grève alors que c’est formellement interdit par la loi », déclare Mario Boissé, président du syndicat. « Il n’est pas exclu que nous prenions d’autres recours afin de faire respecter nos droits et ceux de nos membres, nous sommes en train d’évaluer nos options. »

« Ce que cette décision vient confirmer c’est que le service des Loisirs et de la Culture ne peut pas fonctionner normalement sans le travail de nos membres », ajoute Josée Dubé, vice-présidente de la Fédération des employés et employées de services publics–CSN. Selon la syndicaliste, en contournant la loi, la municipalité ne fait que prolonger le conflit. « Il serait beaucoup plus sage et avisé de revenir à la table de négociation avec une offre permettant d’en arriver à une entente satisfaisante pour les deux parties. »

« La loi interdisant l’utilisation de briseurs de grève a été mise en place afin d’équilibrer les rapports de forces entre les parties », rappelle Barbara Poirier, présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, « je trouve ça très ordinaire qu’une municipalité ne la respecte pas alors qu’au contraire les villes devraient être exemplaires en la matière. On dit que tout ce qui traine se salit, j’en appelle à la municipalité à respecter les règles du droit en vigueur et se rendre à l’évidence : tôt ou tard il faudra régler, aussi bien le faire maintenant. »

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses municipaux de la Ville de Saint-Georges–CSN est en grève générale illimitée depuis plus de six mois soit le 2 mars 2024. Le principal point en litige porte sur les salaires.

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs municipaux de la Ville de St-Georges est affilié au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, qui regroupe près de 250 syndicats représentant un peu plus de 45 000 travailleuses et travailleurs autant dans le secteur public que privé, à la Fédération des employées et employés de services publics–CSN, qui regroupe quant à elle 65 000 membres répartis dans 425 syndicats dans les services publics et parapublics, ainsi qu’à la Confédération des syndicats nationaux–CSN qui représente plus de 330 000 membres dans tous les secteurs d’activité.

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Prelco : les lock-outés devant le siège social à Rivière-du-Loup https://www.csn.qc.ca/actualites/prelco-les-lock-outes-devant-le-siege-social-a-riviere-du-loup/ Tue, 06 Aug 2024 19:10:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=99114 En lock-out depuis 7 semaines, les 95 travailleuses et travailleurs de Prelco de Montréal manifestent cet après-midi à Rivière-du-Loup, devant le siège social de l’entreprise spécialisée dans la fabrication de vitrages commerciaux.

 « Nous manifestons devant le siège social de Prelco car l’employeur refuse de négocier avec nous. En plus de nous avoir mis en lock-out depuis sept semaines et d’avoir recours à des briseurs de grève, Prelco refuse de nous donner des dates de négociation. Mais notre détermination ne s’affaiblit pas. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui », affirme Koffi Dramane, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Mtl–CSN.  

Sans convention collective depuis le 31 janvier 2024, les travailleuses et les travailleurs exigent que l’employeur revienne à la table de négociation. « La seule manière de mettre fin à ce conflit est d’avoir une bonne convention collective. Et pour cela, l’employeur doit agir de bonne foi en revenant à la table de négociation, en mettant fin au lock-out et en cessant d’avoir recours aux scabs. Les salarié-es sont déterminés à se faire respecter », termine Jérémy Temes-Dubé, vice-président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). 

En solidarité avec les salarié-es en lock-out, des militantes et des militants du Conseil central du Bas-Saint-Laurent–CSN ainsi que la présidente, Pauline Bélanger, sont présents sur place. Ramatoulaye Diallo, trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN), a aussi fait le voyage jusqu’à Rivière-du-Loup en solidarité avec les lock-outés.

 

À propos de la CSN 

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN). La FIM–CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec. 

La Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.  

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Un recours aux briseurs de grève inacceptable chez Prelco https://www.csn.qc.ca/actualites/un-recours-aux-briseurs-de-greve-inacceptable-chez-prelco/ Tue, 30 Jul 2024 15:54:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98992 En plus d’avoir mis ses employé-es en lock-out, l’entreprise Prelco a été pointée du doigt pour le recours à des briseurs de grève. Pour la CSN, la seule manière de mettre fin à ce conflit est de convenir d’une bonne convention collective.

Dans une décision du Tribunal administratif du travail rendue le 26 juillet dernier, l’entreprise spécialisée dans la fabrication de vitrages commerciaux s’est vue ordonner de cesser le recours à deux briseurs de grève. Cette ordonnance de sauvegarde vient confirmer les soupçons du syndicat sur le recours aux briseurs de grève. Sans convention collective depuis le 31 janvier 2024, les près de 90 travailleurs et travailleuses de Prelco à Montréal sont en lock-out depuis le 19 juin 2024.

« Tout ce qu’on veut, c’est le respect. On réclame des augmentations salariales qui tiennent compte de l’inflation. Nous voulons améliorer nos conditions de travail pour continuer de pratiquer notre métier longtemps. Avec son lock-out et le recours aux scabs, l’employeur ne fait rien pour trouver une solution au conflit », déplore Koffi Dramane, président du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Prelco-Montréal–CSN.

« Plutôt que de jouer au hors-la-loi en utilisant des briseurs de grève, Prelco devrait se mettre au travail pour relancer la négociation », poursuit Ramatoulaye Diallo, trésorière du Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN).

« Les dirigeants de Prelco doivent bien réfléchir à leurs actions. Après le conflit, il y a aura des relations de travail à maintenir. En agissant comme ils le font actuellement, ils devront travailler fort pour regagner la confiance des travailleurs et des travailleuses. L’employeur doit changer de ton rapidement parce que les salarié-es sont déterminés à se faire respecter », conclut Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM–CSN).

 

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Prelco est affilié à la Fédération de l’industrie manufacturière (FIMCSN). La FIM-CSN représente plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis au sein de quelque 320 syndicats et provenant de toutes les régions du Québec.

Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.

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Première journée de grève pour les employés de la ville de Mont-Laurier https://www.csn.qc.ca/actualites/premiere-journee-de-greve-pour-les-employes-de-la-ville-de-mont-laurier/ Tue, 12 Mar 2024 20:30:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94720 Une première journée de grève, sur les trois prévues cette semaine, s’est tenue aujourd’hui par les employés de la ville de Mont-Laurier affiliés au Syndicat des travailleurs et des travailleuses de la Ville de Mont-Laurier (CSN), dont la convention collective est échue depuis le 31 décembre 2022.

Cette première journée de grève était rendue inévitable en raison des offres salariales insuffisantes et du refus systématique des représentants de la Ville d’aborder certains enjeux d’aménagement du temps de travail. Le syndicat espère que la présence d’un médiateur du gouvernement favorisera l’ouverture des représentants de l’employeur. Le médiateur devrait normalement être en présence des parties à la rencontre du 15 mars. Toutefois, si la stratégie du maire consiste à ridiculiser les demandes des employés de la ville, le syndicat s’interroge sur la volonté de la ville d’avoir des échanges constructifs.

Services fermés : la ville a aussi des responsabilités

Sur sa page web, la ville indiquait la liste des services municipaux fermés « en raison de la grève », écrit-elle. Francis Ouellette, président du syndicat explique : « Il va de soi que le recours à la grève a des impacts sur les travailleurs de la ville et les services qu’ils offrent. La loi sur le maintien des services essentiels et les décisions juridiques ont défini les paramètres et c’est pourquoi nous avons une entente avec le Tribunal à ce sujet. Ce que la ville ne dit pas, c’est que l’entente prévoit la possibilité pour les cadres d’effectuer des tâches. Si elle a décidé de laisser ses cadres à la maison en télétravail, le syndicat n’a pas à en porter la responsabilité. »

« Les travailleurs en grève font le sacrifice de leur salaire pour faire avancer la négociation et leurs conditions de travail, mais ils ne perdent pas de vue que celles-ci sont liées à la qualité des services municipaux. Il est absolument déplorable que la ville ait demandé à l’organisme la Soupe populaire de fermer son service sans tout autre effort ! Si cette attitude est la même à la table de négociation, il ne faut pas se surprendre des résultats », conclut Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides–CSN.

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Loi anti-briseurs de grève : une occasion historique, estime la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/loi-anti-briseurs-de-greve-une-occasion-historique-estime-la-csn/ Thu, 09 Nov 2023 15:35:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=92815 La CSN se réjouit des avancées que pourrait constituer l’adoption du projet de loi anti-briseurs de grève déposé aujourd’hui par le ministre du Travail, Seamus O’Regan. Une fois adopté, ce projet de loi pourrait empêcher les entreprises d’avoir recours à des travailleurs de remplacement lors d’une grève ou d’un lock-out – une disposition prévue au Code du travail du Québec, mais absente pour les organismes publics et les entreprises privées à juridiction fédérale présentes au Québec ainsi qu’au Canada.

« Il s’agit d’un grand jour pour le mouvement syndical », a déclaré la présidente de la CSN, Caroline Senneville, présente lors de l’annonce du ministre O’Regan.

« Nous avons toujours affirmé qu’une loi anti-briseurs de grève étaient indispensables à l’exercice du droit à la grève, dont la constitutionnalité a été reconnue par la Cour suprême dans l’arrêt Saskatchewan en 2015. Il était grand temps qu’Ottawa sévisse à l’encontre de l’utilisation des briseurs de grève et rétablisse l’équilibre dans le rapport de force entre les travailleuses et les travailleurs et leur employeur », d’affirmer Caroline Senneville.

La CSN invite libéraux, néo-démocrates et bloquistes à travailler dans la collégialité afin que le projet de loi puisse être adopté rapidement. La centrale syndicale les appelle également à renforcer celui-ci pour s’assurer que l’interdiction des travailleurs de remplacement s’applique le plus largement possible, et ce, peu importe le lieu où le travail est effectué.

La CSN encourage également les parlementaires à renforcer les mesures dissuasives en augmentant les sanctions prévues en cas de violation de la loi. De plus, le projet de loi devra prévoir les inspecteurs et les inspectrices nécessaires au sein du Conseil canadien des relations industrielles, responsables de leur application.

« Nous sommes devant une occasion historique de renforcer les droits des travailleuses et des travailleurs à se battre équitablement contre des entreprises qui sont les premières à tirer profit de l’inflation actuelle. Les membres du Parti libéral, du NPD et du Bloc doivent en être conscients et travailler en ce sens », a souligné la présidente de la CSN.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle au Québec ainsi qu’ailleurs au Canada.

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