Budget fédéral – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 04 Nov 2025 21:45:02 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Budget fédéral – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Des baisses d’impôts qui plombent le premier budget Carney https://www.csn.qc.ca/actualites/des-baisses-dimpots-qui-plombent-le-premier-budget-carney/ Tue, 04 Nov 2025 21:45:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108870 C’est avec beaucoup de réserve que la Confédération des syndicats nationaux (CSN) accueille le premier budget du gouvernement Carney. La centrale syndicale salue d’une part l’accroissement de l’investissement public en réponse à la guerre commerciale qui ébranle l’économie canadienne. Elle considère néanmoins que certains choix budgétaires, tels que des baisses d’impôts et une augmentation démesurée du budget alloué à la défense, minent la capacité du gouvernement à appuyer des secteurs stratégiques et à améliorer les conditions de vie de la population.

Si certains programmes fédéraux comme Maisons Canada ou l’appui à l’industrie du bois ou de l’acier ont toute leur raison d’être, la CSN déplore que le gouvernement se prive de revenus importants en abaissant d’un point le premier palier d’impôt sur le revenu des particuliers et en faisant une croix sur la hausse d’imposition sur les gains en capital, tout en abandonnant la taxe sur les services numériques. Au total, ces trois mesures auraient renfloué les coffres publics d’environ 10 milliards par année, selon les chiffres publiés par le Directeur parlementaire du budget. Et ce, sans compter les 300 millions en réduction fiscale additionnelle accordée aux entreprises par l’entremise de la superdéduction à la productivité.

Des compressions injustifiées

« À la lumière de l’ampleur de ce manque à gagner, les compressions demandées aux ministères et aux organismes publics – de 15 % sur trois ans – nous apparaissent totalement injustifiées », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

La dirigeante syndicale pointe en particulier les compressions apportées au financement de Services correctionnels Canada. « Ces coupes ne peuvent qu’exacerber une situation déjà tendue dans les pénitenciers fédéraux, aux prises avec un problème de surpopulation et de manque d’effectifs », fait-elle remarquer.

La CSN se réjouit toutefois que Radio-Canada ait été épargnée par les mesures d’austérité du gouvernement Carney : son budget sera bonifié de 150 M$ cette année.

Alors que les transferts fédéraux en matière de formation de la main-d’œuvre sont augmentés dans le présent budget, la CSN rappelle qu’ils ne compensent toujours pas les coupes effectuées l’an dernier. « De nombreux travailleurs et travailleurs subissent déjà les effets de cette guerre commerciale. Plusieurs d’entre eux auront besoin d’appui pour se réorienter professionnellement. Le minimum aurait été de compenser entièrement ces compressions budgétaires en matière de formation de la main-d’œuvre », soutient Caroline Senneville.

Dans un tel contexte d’incertitude, la bonification du programme d’assurance-emploi aurait été des plus pertinentes : pourtant, si certaines mesures ont été prolongées, le gouvernement Carney continue d’ignorer la réalité des travailleuses et travailleurs saisonniers, particulièrement dans le secteur forestier.

Enfin, la CSN déplore que, sans objectifs précis, la nouvelle stratégie de compétitivité climatique du Canada ne fasse qu’accroître l’incertitude quant à l’atteinte de cibles de réduction d’émission de gaz à effet de serre. « Les impacts du réchauffement climatique sont déjà ressentis par la population canadienne. La guerre commerciale actuelle ne peut servir de prétexte pour renoncer aux balises environnementales dont le Canada s’est doté », de conclure la présidente de la CSN.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Élections fédérales 2025 – Le vrai bon sens https://www.csn.qc.ca/actualites/elections-federales-2025-le-vrai-bon-sens/ Mon, 10 Mar 2025 20:59:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=103057 Les élections fédérales prévues au plus tard en octobre de cette année risquent fort probablement d’être devancées au printemps étant donné les récents développements à Ottawa. Les ambitions protectionnistes démesurées du nouveau président élu à Washington militent également en faveur d’élections hâtives.

Fidèle à ses habitudes, la CSN a l’intention de prendre part au débat public dans le cadre de ces élections. Alors que depuis plusieurs mois un vent conservateur souffle sur le pays et sur notre voisin du sud, notre centrale syndicale entend mettre de l’avant ses priorités et dénoncer les propositions qui ne vont pas dans l’intérêt des travailleuses et des travailleurs.

Nous vous invitons à visiter notre page portant sur les élections afin de susciter la réflexion et l’analyse autour des enjeux soulevés par ce vote.

Bien sûr, le temps venu, nous vous invitons aussi à exercer votre droit de vote.

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Est-ce que le parti de Pierre Poilievre soutiendra la justice fiscale ? https://www.csn.qc.ca/actualites/est-ce-que-le-parti-de-pierre-poilievre-soutiendra-la-justice-fiscale/ Mon, 10 Jun 2024 17:50:56 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=98194 La CSN salue la hausse de l’impôt sur les gains en capital de plus de 250 000 $ prévue dans le dernier budget fédéral, tout comme la décision annoncée hier par la ministre Freeland de provoquer un vote séparé sur cet aspect seulement.

« L’incapacité du chef conservateur Pierre Poilievre à se prononcer sur l’augmentation de l’impôt sur les gains en capital montre que son intérêt envers les travailleurs n’est pas aussi sincère que ce qu’il voudrait laisser croire. Ce vote permettra de tirer les choses au clair », déclare Caroline Senneville, présidente de la CSN. La centrale syndicale estime qu’il est important que les travailleuses et les travailleurs du Canada sachent quels sont les partis politiques qui soutiennent une imposition équitable sur tous les revenus et pas seulement sur ceux relatifs au travail.

Les raisons qui poussent à une meilleure justice fiscale :

– Le gouvernement doit financer des programmes essentiels pour la population, notamment un meilleur accès au logement. Pour le moment, un travail à temps plein au salaire minimum est insuffisant pour se loger décemment dans plusieurs régions du Québec et du Canada.

– Même après le récent budget, les gains en capital ne sont toujours pas imposés au même niveau que les revenus provenant du travail.

– Les gains en capital ont déjà été imposés à hauteur de 75 %, et ce, jusqu’en 2000. La baisse de l’imposition de ces gains, jusqu’à 50 %, n’a pas provoqué plus d’investissement de la part des entreprises, bien au contraire.

– Les revenus du travail sont imposés chaque année, tandis qu’on peut retarder l’impôt sur les gains en capital pendant des décennies.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

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Budget fédéral 2024 – Toujours pas assez de logements d’ici 2030 https://www.csn.qc.ca/actualites/budget-federal-2024-toujours-pas-assez-de-logements-dici-2030/ Mon, 15 Apr 2024 20:23:46 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95375 Les nouvelles dépenses d’Ottawa pour le logement, annoncées avant le budget, représentent un effort louable d’augmentation du nombre de logements, mais cela demeure insuffisant.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit qu’il faudrait construire 3,4 millions de logements d’ici 2030 pour avoir une offre suffisante afin d’assurer un retour à l’abordabilité. Or, si ce n’est pas abordable, c’est impossible de se loger.

« L’intention du gouvernement est bonne, mais ça ne permettra pas d’atteindre l’abordabilité dans le secteur du logement d’ici 2030. La demande est telle, qu’une stratégie canadienne en consultation avec tous les partenaires impliqués, dont les provinces, serait essentielle pour faire en sorte que toute la population puisse avoir accès à un logement décent, et ce, à coût accessible », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN, précisant que le financement et la main-d’œuvre devront être au rendez-vous si l’on veut que ce méga chantier aboutisse enfin.

La CSN estime que le déficit ne devrait pas empêcher de voir plus grand sur cet enjeu crucial. Le directeur parlementaire du budget estimait l’an dernier que le gouvernement fédéral pouvait accroître ses dépenses de 1,7 % du PIB, ou 49,5 G$, sans nuire à sa viabilité financière à long terme. Il serait par ailleurs possible d’augmenter les revenus d’Ottawa tout en assurant une meilleure redistribution de la richesse. La CSN propose, par exemple, une taxe sur les services numériques pour les géants du web, laquelle avait déjà été envisagée par le gouvernement fédéral. Comme il n’y a toujours pas d’entente multilatérale pour imposer ces entreprises, le Canada devrait mettre en place une telle taxe, dès 2024, comme annoncé dans le précédent budget.

Des promesses toujours en plan

Alors que le gouvernement Trudeau est en place depuis 2015, la réforme de l’assurance-emploi n’a toujours pas été réalisée et quelque 60 % des Canadiennes et des Canadiens qui perdent leur emploi n’ont pas le droit à des prestations. Les syndicats et plusieurs groupes communautaires exigent depuis plusieurs années des changements fondamentaux. Rien n’est fait.

Le régime d’assurance médicaments universel n’est pas encore en place, mais la CSN salue le premier pas dans cet important dossier. Il faudra toutefois aller plus loin que la couverture de deux médicaments et pour cela, il faudra une entente avec les provinces.

La décarbonisation de l’économie canadienne piétine. Ottawa doit être au rendez-vous pour appuyer des moyens concrets de réduction des émissions de carbone, comme l’augmentation de l’offre en transport en commun. « Les intentions sont là, mais l’atteinte des objectifs prend énormément de temps », conclut la présidente de la CSN, qui estime qu’il serait pourtant possible de se donner les moyens de faire ce qui doit être fait pour l’avenir de nos enfants.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

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Les partenaires s’inquiètent pour le marché du travail québécois https://www.csn.qc.ca/actualites/les-partenaires-sinquietent-pour-le-marche-du-travail-quebecois/ Wed, 27 Mar 2024 14:42:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95126 Chaque jour, au Québec, de petites et moyennes entreprises se font refuser des services nécessaires à leur croissance, alors que des personnes en emploi ou à la recherche d’un travail voient leur demande pour une formation qualifiante rejetée, malgré un besoin démontré et un niveau de précarité élevé dans plusieurs cas.

À trois semaines du dépôt du budget fédéral, les acteurs du marché du travail québécois joignent leur voix aujourd’hui afin de signaler une situation critique en matière de développement de la main-d’œuvre au Québec.

Un manque à gagner financier

La fin possible des bonifications des ententes de transferts sur le marché du travail (ETMT) en provenance du gouvernement canadien représente un manque à gagner de quelque 140 millions de dollars (M$) pour le Québec en 2024-2025, soit 100,7 M$ pour l’Entente sur le développement du marché du travail (EDMT) et 44,4 M$ pour l’Entente sur le développement de la main-d’œuvre (EDMO). À cela s’ajoutent d’autres coupures de financement, tant du fédéral que du provincial, qui totalisent près de 145 M$ additionnels.

Des impacts réels sur le terrain

Déjà, les entreprises, les travailleuses et travailleurs ainsi que les personnes en recherche d’emploi sont touchées par des contractions importantes dans le financement des services aux entreprises, des mesures de formation et des services publics d’emploi destinés aux individus. À titre d’exemple, le financement des services aux entreprises et des mesures de formation a chuté de près de 50 % entre 2022-2023 et 2023-2024, ce qui occasionne des bris de services dans certaines régions ou encore de longues listes d’attente.

Se préparer pour l’avenir

Le marché du travail a été fortement chamboulé par la pandémie de COVID-19, de même que par de nombreuses transitions démographiques, environnementales et technologiques. En ce sens, il demeure encore très volatil et inégal. De nombreux experts et économistes prévoient également un ralentissement économique pour les prochaines années, ce qui pourrait entraîner plusieurs pertes d’emploi et une hausse du taux de chômage.

Dans ce contexte, il nous apparaît donc primordial de bonifier rapidement les ententes de transferts sur le marché du travail avec Ottawa, afin de maintenir l’offre, la qualité et d’assurer la prévisibilité à long terme des services destinés aux personnes à la recherche d’un emploi, aux travailleuses et travailleurs ainsi qu’aux entreprises québécoises.

Signataires

Nathalie Arguin, secrétaire générale – Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Christian Blanchette, recteur – Université du Québec à Trois-Rivières – Représentant du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI)

Denis Bolduc, secrétaire général – Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)

Karl Blackburn, président et chef de la direction – Conseil du patronat du Québec (CPQ)

Paul Doyon, premier vice-président général – Union des producteurs agricoles (UPA)

Caroline Dupré, présidente-directrice générale – Fédération des centres de services scolaires du Québec (FCSSQ)

Éric Gingras, président – Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Pierre Graff, président-directeur général – Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ)

Richard Gravel, vice-président – Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d’œuvre (COCDMO)

Charles Milliard, président-directeur général – Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ)

Véronique Proulx, présidente-directrice générale – Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ)

Martine Roy, vice-présidente – Réseau des carrefours jeunesse-emploi du Québec (RCJEQ)

Valérie Roy, directrice générale – AXTRA, Alliance des centres-conseils en emploi

Bernard Tremblay, président-directeur général – Fédération des cégeps

Luc Vachon, président – Centrale des syndicats démocratiques (CSD)

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La ministre Freeland n’en fait pas assez pour contrer la hausse du coût de la vie https://www.csn.qc.ca/actualites/la-ministre-freeland-nen-fait-pas-assez-pour-contrer-la-hausse-du-cout-de-la-vie/ Tue, 21 Nov 2023 22:28:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93142 Malgré différentes nouvelles annonces dans son énoncé économique d’aujourd’hui, la ministre Freeland n’en fait pas encore assez pour juguler la crise du logement quand on sait qu’il manque quelque 3,5 millions d’unités d’ici 2030 pour répondre à la demande dans le secteur résidentiel canadien. Or, on sait que l’inflation est plus élevée sur les loyers que sur l’ensemble des dépenses des ménages. Le logement représente par ailleurs 30 % et plus des dépenses du tiers des locataires au Canada. De 2015 à 2022, l’OCDE a calculé que le prix de l’habitation a progressé 43 % plus rapidement que les revenus au Canada ! L’étau se resserre !

« Il y a des pas dans la bonne direction, mais l’ampleur de la tâche pour régler la crise du logement est telle que nous aurions souhaité un plan encore plus vigoureux et qui se met en marche beaucoup plus rapidement, notamment au Québec », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN. Cette dernière rappelle que la hausse du coût pour se loger est rapide et que c’est celle qui fait le plus mal au budget d’une majorité des ménages. Or, il n’y a que 141 M$ d’argent frais pour 2024-2025 dans le volet logement !

Freeland appuie sur le frein

Le déficit budgétaire est encore maîtrisé par rapport au PIB et le Canada est dans la meilleure position des pays du G7 à cet égard. « Le resserrement budgétaire pour 2023-2024, avec seulement 0,8 % de hausse des dépenses de programmes, s’apparente de plus en plus à de l’austérité », insiste la présidente de la CSN.

Assurance-emploi

 L’ajout de quatre semaines de prestations additionnelles pour les travailleuses et les travailleurs saisonniers est une bonne chose, mais il en faudrait plus. « On demande toujours 15 semaines de plus pour les personnes qui travaillent dans les industries saisonnières et surtout, une solution permanente et une réforme globale du régime », indique Caroline Senneville.

Médias

La CSN salue la bonification du crédit d’impôt sur la masse salariale journalistique, mais souligne sa déception de voir les journalistes radio et télé exclus de la possibilité de bénéficier de ce crédit. L’organisation syndicale fait remarquer que les nombreuses pertes d’emplois, notamment en région, touchent l’ensemble des médias.

Assurance médicaments

La CSN rappelle par ailleurs que le gouvernement actuel s’est engagé à mettre en place un régime d’assurance médicaments universel. Elle souligne que le moment pour réaliser cette promesse aurait été le bon, car l’assurance médicaments donnerait un répit financier à la population et aux entreprises.

Environnement

Dans son dernier budget, la ministre Freeland voulait transformer l’économie canadienne pour la rendre plus propre. Force est de constater que l’abandon de la taxe carbone sur le mazout pour le chauffage n’envoie pas le bon signal. « La suspension de la taxe carbone est un mauvais signal et c’est incohérent avec la lutte aux changements climatiques. On aurait par ailleurs souhaité de nouveaux investissements en transport en commun », ajoute Caroline Senneville.

À propos

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s’engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.

 

 

 

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La ministre Freeland doit répondre à la crise des médias d’information https://www.csn.qc.ca/actualites/la-ministre-freeland-doit-repondre-a-la-crise-des-medias-dinformation/ Thu, 16 Nov 2023 16:33:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=93078 Devant la multiplication des mauvaises nouvelles qui accablent le secteur des médias d’information, la ministre des Finances du Canada, Chrystia Freeland, doit agir rapidement. La CSN et la FNCC–CSN demandent à la ministre de profiter de sa mise à jour économique, prévue la semaine prochaine, pour annoncer trois mesures d’aide aux médias d’information.

La ministre doit d’abord égaler le Québec en élevant à 35 % (plutôt que 25) le crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique et en augmentant de 55 000 à 75 000 $ le seuil salarial maximal prévu par ce dernier. Les critères d’admissibilité doivent également être élargis afin d’inclure les médias électroniques (radio et télé) dans ce programme jusqu’à maintenant réservé à la presse écrite.

« Le crédit d’impôt à la masse salariale a été mis en place pour répondre à deux objectifs : pallier l’exode des revenus publicitaires vers les géants du numérique, tout en assurant le maintien des emplois pour ceux et celles qui produisent de la véritable information, à savoir les journalistes et les travailleuses et travailleurs de l’information. Il est temps de renforcer ce programme, alors que la chute des revenus est pire que jamais avec le retrait des nouvelles d’actualité des plateformes de Meta », rappelle la présidente de la FNCC–CSN, Annick Charette.

La ministre Freeland doit également mettre en place un fonds d’urgence pour les médias en difficulté, demande la FNCC–CSN. « Nous avons perdu Métro Média, les quotidiens de la CN2i doivent abolir des postes dans toutes les salles de rédaction, TVA coupe le tiers de ses effectifs : nous avons besoin d’un fonds spécial qui soit en mesure de pallier les urgences pour que cesse l’hécatombe », souligne Annick Charette.

Enfin, le gouvernement doit exiger de l’ensemble de ses ministères, sociétés d’État et organismes publics une politique intégrée d’achats publicitaires en soutien aux médias d’information.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, l’heure n’est plus au simple boycottage de Meta. « Le gouvernement et l’ensemble de l’appareil public doivent se donner comme objectif d’axer leurs campagnes de publicité pour maintenir les médias d’information au cœur de l’équilibre démocratique québécois et canadien. Que ce soit en matière d’accessibilité aux services publics, d’éducation citoyenne ou de santé publique, le gouvernement fédéral dépense des sommes astronomiques en campagnes publicitaires. Qu’on cesse d’éparpiller nos fonds publics sur des plateformes étrangères et qu’on soutienne nos médias d’information », réclame la présidente de la CSN.

La FNCC–CSN regroupe 6 000 membres dans 80 syndicats œuvrant dans les domaines des communications, du journalisme et de la culture. Elle est l’une des huit fédérations de la CSN qui réunit près de 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La hausse des taux d’intérêt a ses limites ! https://www.csn.qc.ca/actualites/la-hausse-des-taux-dinteret-a-ses-limites/ Thu, 19 Oct 2023 15:25:44 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=92454 Le gouvernement doit intervenir plus directement afin de lutter contre l’inflation. Tout miser sur la politique traditionnelle de la Banque du Canada serait une grave erreur. Telle est la mise en garde de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui craint de voir le pays sombrer dans une forte récession, comme au début des années 1990. De passage à Ottawa lors des consultations prébudgétaires du Comité permanent des finances, le trésorier de la CSN, Yvan Duceppe, a présenté dix recommandations au gouvernement fédéral.

La CSN invite notamment le gouvernement à diminuer, voire abolir, le prix des services gouvernementaux, à augmenter les transferts financiers aux ménages à faible revenu et à agir pour mieux contrôler les prix en matière de logement, entre autres.

« La hausse des taux d’intérêt est loin d’être le seul moyen pour lutter efficacement contre l’inflation, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. L’impact de la politique traditionnelle de la Banque du Canada fait qu’on assiste à un transfert de richesse des personnes endettées vers celles qui détiennent des actifs financiers. La cible de l’inflation à 2 % doit-elle être visée à tout prix, quitte à nous plonger en récession ? Nous ne croyons pas. Le gouvernement a des responsabilités et surtout, il a des leviers pour mieux protéger le pouvoir d’achat des Canadiennes et des Canadiens. »

Assurance-emploi
La CSN déplore l’immobilisme du gouvernement canadien dans le dossier de l’assurance-emploi. Le gouvernement n’a toujours pas honoré son engagement de réformer et de bonifier le régime. Celui-ci ne répond plus depuis longtemps aux besoins des travailleuses et des travailleurs. Des milliers de personnes, notamment dans les industries saisonnières, vont dans les prochains mois se retrouver sans revenu et sans emploi, une situation catastrophique dans certaines régions!

La centrale syndicale réitère aussi son appui à la mise en place d’un régime public et universel d’assurance-médicaments afin de favoriser l’accès pour toutes et tous et de mieux limiter les dépenses totales.

Immigration
La CSN milite pour une révision du programme des travailleurs étrangers temporaires qui leur permettrait de changer d’employeur. Il faut par ailleurs mettre fin à la discrimination envers des candidates et candidats provenant d’Afrique francophone au programme des étudiants internationaux.

Économie verte
La CSN estime que le gouvernement canadien, à l’instar d’autres pays tels les États-Unis, devrait définir lui-même les priorités dans le secteur des technologies propres, plutôt que d’en laisse le soin aux entreprises privées. De plus, la CSN invite le gouvernement à cesser de soutenir l’industrie des hydrocarbures et à bonifier le financement du transport en commun, en collaboration avec les gouvernements provinciaux.

Fiscalité
Enfin, la CSN est membre du collectif Échec aux paradis fiscaux. À ce titre, elle fait valoir deux mesures précises, soit une imposition adéquate des entreprises multinationales, ainsi que la mise en place d’un registre permettant de divulguer le nom d’individus en position de contrôle effectif d’une compagnie, d’une fondation ou d’une fiducie ou d’individus qui en détiennent 10 % des parts.

Le mémoire complet de la CSN peut être consulté au www.noscommunes.ca/Committees/fr/FINA/StudyActivity?studyActivityId=12173416.

Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. Elle est composée de près de 1 600 syndicats et regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans huit fédérations, ainsi que sur une base régionale dans treize conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec, mais également sur l’ensemble du territoire canadien.

 

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La ministre Freeland veut transformer l’économie, mais néglige d’importantes promesses https://www.csn.qc.ca/actualites/la-ministre-freeland-veut-transformer-leconomie-mais-neglige-dimportantes-promesses/ Tue, 28 Mar 2023 21:31:59 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=88388 La CSN salue certaines mesures du budget fédéral comme l’investissement majeur d’environ 20 G$ sur 5 ans pour l’économie propre ou l’annonce d’une nouvelle loi anti-briseurs de grève pour les entreprises sous juridiction fédérale. La confédération salue également la décision du gouvernement de tenir compte des conditions de travail pour les projets de l’économie propre !

Cependant, la CSN constate encore une fois l’énorme difficulté d’Ottawa de livrer la marchandise tant en ce qui a trait à l’assurance-emploi qu’à l’assurance médicaments.

« Après un an de consultations et des promesses de réforme qui datent de 2015, on s’attendait à plus pour la réforme de l’assurance-emploi. Avec les leçons de la crise du coronavirus et alors que tout le monde a réalisé l’importance du soutien fédéral pour éviter la catastrophe, on peut se demander quand le gouvernement osera aller de l’avant dans ce dossier qui traîne depuis des années », lance Caroline Senneville, présidente de la CSN.

L’organisation syndicale dresse un constat similaire pour l’assurance médicaments publique qui devait pourtant se concrétiser en 2023, si l’on se fie à l’entente conclue entre le gouvernement Trudeau et le NPD de Jagmeet Singh. Selon plusieurs études, cette assurance permettrait des économies globales pouvant aller jusqu’à 3 milliards de dollars pour le Québec seulement. « Si on veut donner un peu d’air aux travailleuses et aux travailleurs en cette période d’inflation, respecter cette promesse serait un excellent moyen », affirme Caroline Senneville.

Économie propre : quelle sera la part du Québec ?
On constate que d’importantes sommes sont prévues pour que le Canada puisse rivaliser avec le gigantesque soutien public à l’industrie de 369 G$ sur 10 ans prévus par les États-Unis dans l’Inflation Reduction Act (IRA). « C’est une bonne chose de soutenir l’économie verte de l’avenir. On souhaite vivement que l’industrie québécoise puisse tirer son épingle du jeu », souligne la présidente. L’organisation syndicale espère notamment qu’Ottawa en fasse plus pour soutenir le transport en commun électrifié.

La CSN demeure par ailleurs déçue de la faiblesse annoncée des transferts en santé ; cette situation complique passablement la tâche des provinces qui veulent remettre leur réseau de la santé en bon état après des années de sous-investissement et les ravages de la pandémie.

Enfin, la CSN attend encore l’intégration pleine et entière du chantier maritime Davie à la Stratégie nationale de construction navale.

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Les montants annoncés par Ottawa sont insuffisants https://www.csn.qc.ca/actualites/les-montants-annonces-par-ottawa-sont-insuffisants/ Tue, 07 Feb 2023 22:44:55 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87221 Pour la Confédération des syndicats nationaux, la proposition du gouvernement Trudeau présentée plus tôt aujourd’hui n’est pas à la hauteur des énormes besoins du réseau public de santé et des services sociaux. Si la hausse annuelle annoncée de 5 % semble un minimum en phase avec les attentes de la population, la CSN rappelle que le gouvernement fédéral doit faire davantage pour permettre un réel rattrapage maintenant, après des années de sous-investissement chronique.

Vraiment public
Pour la CSN, l’enjeu du financement adéquat des soins et services en santé et services sociaux est central. Toutefois, peu importe le montant des transferts, une véritable amélioration de la situation dépendra également des choix politiques que fera le gouvernement Legault. Pour assurer la pérennité du réseau public de santé et de services sociaux, il faudra le décentraliser, le démocratiser et le déprivatiser. La CSN met en avant de nombreuses pistes de solution qui peuvent être consultées au csn.qc.ca/vraiment-public.

« Le gouvernement de la CAQ a une occasion extraordinaire de régler plusieurs problèmes, notamment en matière d’accessibilité pour la population, en investissant dans le secteur public, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Ce serait une grave erreur d’utiliser ces sommes supplémentaires pour accélérer la croissance du secteur privé dont le personnel proviendra du secteur public, déjà à bout de souffle. Toutes les recherches sérieuses le disent, les services en santé et services sociaux coûtent plus cher dans le secteur privé que dans le secteur public. »

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La CSN salue les mesures d’aide aux moins nantis et attend toujours une réforme de l’assurance-emploi https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-les-mesures-daide-aux-moins-nantis-et-attend-toujours-une-reforme-de-lassurance-emploi/ Fri, 04 Nov 2022 01:13:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=85612 La CSN souhaite souligner la présence de mesures d’aide ciblées dans l’énoncé économique de la ministre Chrystia Freeland présenté aujourd’hui. Du même coup, la centrale syndicale se doit de dénoncer l’absence de soutien nécessaire à ceux qui perdront leur emploi en cette période de resserrement économique causé par la hausse draconienne des taux d’intérêt.

« La CSN salue toutes les mesures d’aide aux citoyennes et citoyens les plus démunis pour faire face à l’inflation, alors même que cette dernière est nettement plus élevée que ce qui était anticipé dans le dernier budget fédéral. Par exemple, la bonification de l’Allocation canadienne pour les travailleurs, destinée aux salarié-es qui peinent à joindre les deux bouts, est une bonne nouvelle. Les mesures déjà annoncées au cours des dernières semaines pour aider les familles à faible revenu à affronter la hausse du coût de la vie, soit le doublement du crédit d’impôt pour la TPS et, surtout, le supplément de l’Allocation canadienne pour le logement, sont également des mesures qui vont dans le bon sens », affirme Caroline Senneville, présidente de la CSN.

« En revanche, la réforme du programme d’assurance-emploi qu’on attend depuis trop longtemps n’est nulle part en vue, alors que le ralentissement économique actuel et la possible récession à venir accentueront inévitablement les pertes d’emplois. Puisque le gouvernement et la banque centrale provoquent sciemment le recul de la croissance pour casser l’inflation, il ne serait que normal qu’un programme d’assurance-emploi bonifié soit au rendez-vous pour soutenir celles et ceux qui perdront leur emploi. Malheureusement, c’est silence radio sur toute la ligne », déplore la présidente.

« Par ailleurs, il est prometteur de voir que le gouvernement fédéral mise sur un crédit d’impôt pour les technologies propres, une mesure intéressante tant du point de vue environnemental qu’industriel. Il encouragera notamment la création de bons emplois inclusifs, décents et propres pour les personnes qui rêvent de faire partie de la classe moyenne. »

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Un budget globalement favorable aux travailleurs https://www.csn.qc.ca/actualites/un-budget-globalement-favorable-aux-travailleurs/ Thu, 07 Apr 2022 21:25:52 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82353 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) se réjouit de constater que la vigueur de la reprise de l’économie canadienne permet au gouvernement libéral de faire le choix de consolider certains programmes clés venant en aide aux travailleuses et aux travailleurs.

La CSN déplore toutefois que le gouvernement ait privilégié des programmes de santé particuliers plutôt que de rehausser les transferts fédéraux aux provinces. « Encore une fois, le gouvernement fédéral ignore l’appel unanime des provinces qui, comme le Québec, ont vu les coûts de leur système de santé exploser pendant qu’Ottawa demeure les bras croisés », mentionne la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Assurance-emploi
En matière d’assurance-emploi, la déception est grande : en ne renouvelant pas les mesures temporaires apportées depuis le début de la pandémie pour améliorer l’admissibilité au régime d’assurance-emploi, la ministre Freeland envoie un très mauvais message aux travailleuses et travailleurs sans-emploi, considère la centrale syndicale, qui réitère la nécessité d’une réforme l’ensemble du programme, dont les travaux traînent en longueur.

Déplorant que le programme d’assurance médicaments ne fasse pas dès maintenant l’objet de mesures budgétaires, le CSN salue néanmoins les avancées en matière d’accès au logement et à l’assurance dentaire. « La CSN a toujours défendu l’amélioration des conditions de vie des travailleuses et des travailleurs, qui est tout aussi importante que celle de leurs conditions de travail, rappelle la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Pour plusieurs, l’accès au logement devient de plus en plus problématique, et pas seulement dans les grands centres urbains. Nous nous réjouissons de constater que le gouvernement libéral répond à l’appel des citoyennes, des citoyens et de plusieurs villes du Québec. »

Urgence climatique
La CSN déplore cependant les nombreuses contradictions du gouvernement en matière de lutte au changement climatique. Certes, le budget présenté par Chrystia Freeland prévoit effectivement les ressources budgétaires nécessaires au bon fonctionnement du plan annoncé par le ministre de l’Environnement la semaine dernière, mais fait l’impasse quant à l’élimination des subventions à l’industrie pétrolière. « Malheureusement, le gouvernement n’en est pas à une incohérence près, se désole la présidente de la CSN. Le feu vert octroyé au projet Bay du Nord hier, qui permettra l’exploitation de 300 millions de barils de pétrole par année, ne peut que miner tous nos efforts visant à réduire notre empreinte écologique. »

Enfin, la centrale syndicale salue les efforts qui figurent au budget en matière d’évasion et d’évitement fiscaux. Elle est également satisfaite de la hausse d’impôts à l’égard des banques et des compagnies d’assurances, qui ont vu leurs profits exploser au cours des deux dernières années.

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La FSSS–CSN demande au gouvernement Legault d’investir l’argent du fédéral pour sauver le réseau https://www.csn.qc.ca/actualites/la-fsss-csn-demande-au-gouvernement-legault-dinvestir-largent-du-federal-pour-sauver-le-reseau/ Thu, 22 Apr 2021 18:16:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79012 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) invite le ministre de la Famille Mathieu Lacombe ainsi que son gouvernement, à revenir sur leur réaction impulsive concernant l’annonce du gouvernement fédéral sur les services de garde éducatifs à l’enfance. Pour la FSSS–CSN, qui représente 11 000 travailleuses en CPE et 3000 responsables de services de garde en milieu familial (RSG), ne pas investir les sommes octroyées par le fédéral pour sauver ce réseau est une grave erreur.

Comme annoncé lors du dépôt de son budget, le gouvernement fédéral va octroyer six milliards de dollars en cinq ans au Québec à titre de compensation puisque la province dispose déjà d’un programme universel de services de garde éducatif à l’enfance. La FSSS–CSN dénonce depuis de nombreuses années les graves problèmes vécus dans le réseau. Au-delà des 51 000 places manquantes, les conditions de travail offertes ne permettent plus de recruter ou même de retenir les femmes qui y travaillent, ce qui engendre une grave pénurie de personnel et l’exode des RSG.

« Nous connaissons l’état de notre réseau des services de garde éducatifs, sans parler de l’état des milliers de femmes qui le tiennent à bout de bras. Cela aurait été une bonne occasion de rétablir les millions de coupes des dix dernières années qui continuent de mettre notre réseau en péril. Ce n’est pas parce que nous avons au Québec un modèle envié partout dans le monde qu’il fallait injecter ces argents ailleurs, bien au contraire, nous aurions dû poursuivre et continuer d’être le fer de lance de ce si beau modèle » indique Lucie Longchamps, vice-présidente responsable des secteurs privés à la FSSS–CSN.

La fédération demande donc au gouvernement Legault d’agir dès maintenant en utilisant ces sommes pour améliorer les conditions des travailleuses des CPE et des responsables de service de garde en milieu familial et ainsi assurer la pérennité du réseau et le succès de la création de nouvelles places.

« Le gouvernement doit passer par-dessus son différend avec le fédéral concernant le partage des compétences et mettre le bien-être des enfants, des familles et des personnes qui œuvrent dans le réseau en tête de liste de ses priorités. Il faut profiter de la négociation pour le renouvellement de la convention des CPE pour briser le cercle vicieux qui affecte le réseau », ajoute Mme Longchamps. « On demande par exemple au gouvernement d’enfin régler les travaux sur l’emploi comparateur des RSG pour qu’elles soient finalement rémunérées en fonction de la valeur réelle de leur travail. L’ajout de ces sommes est l’occasion rêvée pour le faire ». 

 

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Un budget intéressant, mais qui ne va pas assez loin https://www.csn.qc.ca/actualites/un-budget-interessant-en-partie-mais-qui-ne-va-pas-assez-loin/ Mon, 19 Apr 2021 21:41:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78979 La CSN voit d’un assez bon œil certaines mesures annoncées aujourd’hui dans le budget fédéral attendu depuis deux ans. Elle estime toutefois que plusieurs de ces mesures ne vont pas assez loin et qu’elles empiètent sur les champs de compétence du Québec.

« Nous sommes soulagés de constater que le gouvernement entend continuer de soutenir les ménages et les entreprises en prolongeant les programmes d’aide. Le contraire aurait contribué de façon inacceptable à l’accroissement des inégalités au pays. De plus, le contexte de la COVID nous a mis en pleine figure les lacunes du régime d’assurance-emploi, le gouvernement doit réformer ce programme en profondeur », a souligné le président de la CSN, Jacques Létourneau.

Transferts en santé et dans les services de garde
La CSN salue par ailleurs les sommes annoncées pour les services de garde à l’enfance qui viendront en aide aux familles du Québec et du Canada. « Cet investissement aidera les femmes à investir le marché du travail et donnera la chance aux ménages en attente d’une place en CPE, notamment aux ménages à faible revenu, de se prévaloir de services de garde de qualité. Cependant, le gouvernement du Québec devra recevoir sa part de ce nouveau transfert fédéral et l’utiliser pour parachever son réseau de services de garde subventionnés. Il faut arrêter d’ajouter des places au compte-gouttes », précise Jacques Létourneau.

Le président de la CSN souligne en outre que les transferts en santé sont encore bien en deçà du 35 % demandé récemment par le Conseil de la confédération pour permettre aux provinces d’améliorer la performance de leur réseau public. « Les besoins créés par la pandémie et par le vieillissement de la population sont énormes. Le gouvernement fédéral a une grande responsabilité à cet égard, mais avec son annonce d’aujourd’hui, les provinces peineront encore à répondre à la demande au cours des prochaines années. Bien entendu, c’est la population tout entière qui va en écoper. »

Relance économique
Le gouvernement aurait dû profiter du budget pour s’attaquer résolument à une autre crise tout aussi inquiétante que la COVID : celle des changements climatiques. « L’annonce d’aujourd’hui concernant les investissements dans les transports collectifs et les nouvelles technologies est une bonne nouvelle en soi, mais l’urgence climatique nécessite des interventions beaucoup plus musclées de la part du gouvernement. En ce sens, l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta qui continue d’être au cœur de la stratégie de développement économique du gouvernement fédéral est un réel problème. »

Le président de la CSN reproche également au gouvernement de ne pas avoir annoncé officiellement l’intégration du chantier Davie à la Stratégie nationale de construction navale (SNCN). « Avec ses huit sites de production, le chantier Davie est le plus grand au Canada. Or, depuis 2011, il n’a eu droit qu’à des contrats de conversion et d’entretien ponctuels de la part du fédéral. Il est grand temps qu’il reçoive sa part des contrats fédéraux dans le cadre de la SNCN, d’autant plus que les chantiers Irving à Halifax et Seaspan à Vancouver n’arrivent pas à respecter l’échéancier de livraison des navires. »

Finalement, la CSN regrette que la stratégie de relance économique du gouvernement fasse l’impasse sur des mesures importantes qui auraient eu le mérite de rapporter de nouveaux revenus dans les coffres de l’État. « On ne peut pas s’en remettre uniquement à la croissance économique pour générer de nouveaux revenus. Les multinationales du numérique exercent une concurrence déloyale depuis trop longtemps aux entreprises canadiennes et québécoises. Avec la COVID, leur chiffre d’affaires a explosé. Le gouvernement aurait dû profiter de la situation pour les contraindre enfin à assumer leurs charges fiscales. »

Jacques Létourneau salue néanmoins la limitation de la possibilité de déduire les options d’achat d’action, mais estime que Justin Trudeau aurait également pu choisir d’aller chercher une source de revenus intéressante en augmentant les impôts des contribuables à haut revenu et en empêchant les entreprises d’échapper à leurs obligations fiscales. « Le FMI lui-même recommande aux pays d’augmenter l’impôt des plus riches. Pourquoi les libéraux refusent-ils d’y voir ? Le gouvernement pourrait aussi trouver une source de revenus non négligeable en mettant fin à la possibilité, pour les entreprises, de rapatrier des dividendes en franchise d’impôt à partir de paradis fiscaux. Il n’a malheureusement pas démontré le courage politique nécessaire pour aller en ce sens. »

 

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La CSN salue les mesures annoncées par le gouvernement fédéral https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-salue-les-mesures-annoncees-par-le-gouvernement-federal/ Fri, 21 Aug 2020 16:39:53 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76205 La Confédération des syndicats nationaux (CSN) appuie les nouvelles mesures que le gouvernement fédéral entend mettre sur pied pour concrétiser la transition des prestataires de la Prestation canadienne d’urgence (PCU) vers le régime d’assurance-emploi.

« La prolongation de 4 semaines de la PCU devrait assurer un revenu aux travailleuses et aux travailleurs qui allaient bientôt avoir utilisé les 24 semaines auxquelles ils avaient droit, explique Jean Lacharité, vice-président de la CSN. Le crédit de 300 heures assurables qu’accorde le gouvernement fera en sorte que plusieurs prestataires qui n’étaient pas admissibles à l’assurance-emploi auparavant le seront maintenant puisque le seuil d’admissibilité aux prestations régulières sera établi à 420 heures assurables. »

La CSN se réjouit également de la création des trois nouvelles « Prestations canadiennes de la relance économique », lesquelles visent à fournir un revenu aux prestataires de la PCU qui ne seront toujours pas qualifiés pour recevoir des prestations d’assurance-emploi.

« Nous sommes heureux de voir que les travailleuses et les travailleurs indépendants, les personnes malades et celles qui doivent prendre soin d’un proche ne se retrouveront pas sans revenu du jour au lendemain », a ajouté M. Lacharité.

Toutefois, l’organisation syndicale rappelle que ces mesures ne sont que temporaires. Les problèmes qui minent le programme d’assurance-emploi depuis plusieurs années subsistent toujours, tout comme la nécessité de réformer celui-ci. L’annonce faite par la nouvelle ministre des Finances, Chrystia Freeland, sur le gel des cotisations au régime d’assurance-emploi pour les deux prochaines années a également de quoi faire sourciller.

« Nous sommes curieux d’en savoir plus sur le financement de ces nouvelles mesures. Il ne faudrait pas hypothéquer l’avenir à long terme de la caisse de l’assurance-emploi, s’inquiète M. Lacharité. Il ne faudrait pas se réveiller dans deux ans avec des cotisations qui explosent parce qu’on a créé un gigantesque trou dans la caisse. »

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Le manque d’envergure du budget fédéral déçoit la CSN https://www.csn.qc.ca/actualites/le-manque-denvergure-du-budget-federal-decoit-la-csn/ Wed, 20 Mar 2019 00:11:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70688 La CSN se montre déçue du peu d’envergure du budget fédéral dévoilé aujourd’hui par le ministre des Finances, Bill Morneau. Alors que de nombreux enjeux auraient dû être abordés afin de venir en aide aux citoyennes et aux citoyens canadiens, bien peu de mesures structurantes se retrouvent dans ce budget.

« Nous le savons, les problèmes reliés aux pénuries de main-d’œuvre menacent directement l’économie canadienne, souligne le président de la CSN, Jacques Létourneau. Plutôt que de prendre le taureau par les cornes, le gouvernement vient piger dans la caisse d’assurance-emploi pour financer des formations à très court terme, alors que le problème du trou noir des travailleurs saisonniers demeure entier. » La CSN approuve toutefois le retour au tripartisme lors de contestation des décisions au Tribunal de la sécurité sociale.

D’autre part, la CSN aurait attendu des mesures bien plus concrètes pour régler le problème de la croissance sans fin du prix des médicaments, qui vient miner le bien-être des familles canadiennes. « La volonté du gouvernement fédéral de contrôler le coût des médicaments est certes bienvenue. Mais ce n’est pas en créant une agence nationale pour tenter de négocier leur coût qui règlera les problèmes que nous vivons. Seul un programme d’assurance médicaments public et universel pourra à la fois régler les iniquités entre les différentes formes de couverture et réduire substantiellement les coûts pour l’ensemble de la société canadienne », rappelle Jacques Létourneau.

La CSN salue néanmoins la confirmation des mesures en appui à la presse écrite, telles qu’énoncées par le ministre Morneau en novembre dernier. Le crédit d’impôt sur la masse salariale des journalistes, que prévoit le budget d’aujourd’hui, figure parmi les nombreuses revendications portées par la CSN afin de venir en aide aux médias écrits dans la crise qu’ils traversent présentement.

Enfin, la CSN déplore qu’aucune mesure particulière visant à appuyer le chantier maritime de la Davie ne se trouve dans le budget fédéral dévoilé aujourd’hui et que ce chantier — le plus grand au Canada — ne figure toujours pas au centre de la stratégie nationale de construction navale.

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Appui aux médias d’information : une excellente nouvelle https://www.csn.qc.ca/actualites/appui-aux-medias-dinformation-une-excellente-nouvelle/ Thu, 22 Nov 2018 03:09:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69459

La FNC-CSN se déclare très satisfaite des mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement en matière d’appui aux médias d’information. D’une valeur de 600 millions sur cinq ans, le gouvernement fédéral mettra en place des crédits d’impôt sur la masse salariale et les abonnements, et il permettra aux organismes d’information à but non lucratif de recevoir des dons de bienfaisance.

« Enfin, notre cri d’alarme a été entendu !, affirme Pascale St-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN). C’est une excellente nouvelle. Après avoir vu de nombreux journaux fermer les uns après les autres, le gouvernement fédéral reconnaît enfin l’ampleur de la crise et met en place des mesures concrètes. »

« Depuis des années, nous revendiquons un crédit d’impôt sur la masse salariale des médias d’information pour une raison bien simple : il s’agit de la mesure la plus appropriée pour nous assurer que l’appui financier cible le travail effectué par les journalistes, un travail fondamental pour notre démocratie. Nous sommes extrêmement satisfaits que le gouvernement Trudeau ait choisi cette forme d’appui », déclare Pascale St-Onge.

Alors qu’un comité d’experts devra se pencher au cours des prochains mois sur certaines modalités de ce programme, la FNC-CSN assure que le gouvernement Trudeau pourra compter sur son entière collaboration.

La FNC-CSN regroupe quelque 6 000 salarié-es du secteur des communications et de la culture.

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Des annonces appropriées https://www.csn.qc.ca/actualites/des-annonces-appropriees/ Wed, 21 Nov 2018 23:02:33 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69455 La CSN se réjouit des mesures annoncées aujourd’hui par le gouvernement fédéral dans sa mise à jour économique, notamment en matière d’appui aux médias d’information et à la production d’énergie propre.

« Enfin, le gouvernement reconnaît la crise que traversent les médias d’information et met en place des mesures très concrètes pour stopper l’hémorragie, affirme le président de la CSN, Jacques Létourneau. C’est une excellente nouvelle. Nous revendiquons depuis longtemps le crédit d’impôt sur la masse salariale qui a été annoncé aujourd’hui, le moyen le plus approprié pour appuyer nos médias d’information et nous assurer que ce soutien financier cible le travail des journalistes, l’un des piliers de notre démocratie. C’est une grande victoire pour la CSN, pour la Fédération nationale des communications (FNC–CSN) et pour l’ensemble de la communauté journalistique. » 

La CSN se dit également satisfaite des mesures concernant l’amortissement des investissements des entreprises. « Le gouvernement Trudeau n’a pas cédé au chant des sirènes des entreprises, qui brandissaient la menace de la perte de compétitivité afin d’exiger des baisses d’impôts, souligne le trésorier de la CSN, Pierre Patry. Le ministre des Finances a choisi de lier les allégements fiscaux à des investissements additionnels et à la transition vers des énergies propres. À nos yeux, c’est une stratégie tout à fait appropriée. »

Enfin, la CSN salue la décision du gouvernement de ne pas faire du retour à l’équilibre budgétaire un dogme incontournable. « Le déficit demeure modeste, le ratio dette/PIB continue de diminuer, les objectifs sont au rendez-vous. Le gouvernement doit pouvoir répondre aux besoins de la population, comme c’est le cas aujourd’hui pour éviter la fermeture de nombreuses salles de presse », d’indiquer Jacques Létourneau.

En prévision du prochain budget, prévu au printemps, la CSN poursuivra ses représentations auprès du gouvernement fédéral sur de nombreux dossiers, notamment en matière d’assurance emploi, d’assurance médicaments et d’appui au chantier maritime Davie.

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Le Canada, cancre de la classe https://www.csn.qc.ca/actualites/le-canada-cancre-de-la-classe/ Thu, 29 Mar 2018 13:45:08 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66913 Des militantes et militants des régions de la Côte-Nord et de Québec–Chaudière-Appalaches occupent ce matin les bureaux du G7 à La Malbaie afin de réclamer à nouveau un ajustement d’urgence à l’assurance-emploi pour les travailleurs saisonniers. Des actions se tiennent aussi en parallèle au Nouveau-Brunswick et nous avons l’appui des régions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie qui vivent la même situation. « Pour nous, les locaux devant lesquels on manifeste n’ont pas été choisis par hasard. Cet été, des travailleurs de la région accueilleront ici les décideurs des plus grands pays du monde, mais en attendant, le Canada ne daigne même pas les aider à subvenir à leurs besoins de base. On voulait souligner l’absurdité de la situation » a critiqué Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord–CSN.

Dans la région de Charlevoix seulement, ce sont 2500 personnes qui occupent des emplois saisonniers et occasionnels. « Ce sont des milliers de femmes et d’hommes qui ne reçoivent pas d’aide du gouvernement en ce moment. Pourtant, cet été, les leaders du G7 qui vont s’enfermer ici dans leur tour d’ivoire vont pouvoir bénéficier des services qui seront justement donnés par ces travailleuses et travailleurs qui ont passé une partie de l’hiver sans aucun revenu. Ça n’a aucun sens que nos décideurs soient à ce point déconnectés de la population », a dénoncé Julie Brassard coordonnatrice du Mouvement action-chômage Charlevoix.

Par ailleurs, le Canada fait piètre figure lorsque vient le temps de faire une comparaison avec les autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). À titre d’exemple, le Canada est le seul pays membre où l’admissibilité à l’assurance-emploi est basée sur le taux de chômage dans la région où vivent les travailleuses et les travailleurs visés. De plus, le découpage de ces régions pour l’assurance-emploi ne suit pas le découpage administratif des régions, ce qui crée des aberrations statistiques, dont ce trou noir de l’assurance-emploi. Du coup, des dizaines de milliers de travailleurs saisonniers de la Côte-Nord, de Charlevoix, du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et même du Nouveau-Brunswick se retrouvent sans aide alors que la saison de travail n’est pas encore entamée. « Question assurance-emploi, le Canada sera le cancre de la classe à la rencontre de cet été », a lancé Line Sirois, coordonnatrice du Mouvement action-chômage Côte-Nord.

Le 23 mars dernier, le ministre Blais est venu annoncer une formation à Sept-Îles pour venir en aide aux travailleurs aux prises avec le trou noir. Malheureusement cette offre arrive beaucoup trop tard. De plus, les centres locaux d’emploi (CLE) où ils doivent s’inscrire ne sont pas en mesure de mettre en place des programmes de formation qui répondent à la fois aux besoins des entreprises et des travailleurs dans des délais aussi courts.

« Nous avons encouragé nos membres à aller s’inscrire auprès des CLE, explique Guillaume Tremblay, mais la réponse des centres est inégale et on voit bien qu’ils ne sont pas préparés à ça. Le ministre est venu faire sa petite annonce avec tambours et trompettes, mais ça semble être une démarche politique improvisée. »

« La mise sur pied d’une table de travail sur l’enjeu du trou noir au court des prochaines semaines prend toute son importance. Nous sommes prêts à nous asseoir avec les gouvernements fédéral et provincial, ainsi qu’avec les régions concernées pour trouver des solutions permanentes et durables à cette situation problématique qui dure depuis trop longtemps et qui a des conséquences désastreuses sur l’emploi et l’économie dans nos régions », a conclu Guillaume Tremblay.

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Le budget Morneau : un petit pansement sur une hémorragie https://www.csn.qc.ca/actualites/le-budget-morneau-un-petit-pansement-sur-une-hemorragie/ Fri, 16 Mar 2018 13:45:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=66752 Plusieurs militantes et militants sont réunis ce matin devant divers bureaux de Service Canada de la Côte-Nord, de Charlevoix, du Bas-St-Laurent ainsi que du Nouveau-Brunswick pour dénoncer les mesures nettement insuffisantes en assurance-emploi prévues au budget Morneau. Les conseils centraux de la CSN de chacune des régions touchées, Action-chômage Côte-Nord ainsi que le Comité d’action de l’assurance-emploi des travailleuses et des travailleurs saisonniers du Nouveau-Brunswick exigent une aide immédiate pour combler le « trou noir de l’assurance-emploi » que vivent des milliers de travailleurs.

« Le 6 mars dernier, les attentes étaient très élevées avec le dépôt du budget ! Malheureusement, le gouvernement de Justin Trudeau n’a pas été à la hauteur de ces attentes qu’il avait lui-même créées en nous faisant croire qu’il avait compris nos réalités. Dix millions de dollars pour tous les chômeurs, ce ne sont que des miettes. Et dire que le ministre Duclos a eu l’audace de qualifier ces mesures d’aide pour l’assurance-emploi d’ “historiques” ! C’est inhumain de sa part et cela nous démontre à quel point il est insensible aux familles qui sont de plus en plus nombreuses à n’avoir aucun revenu » a résumé Guillaume Tremblay, président du Conseil central Côte-Nord – CSN.

« Nous saluons l’idée de permettre à des travailleurs d’avoir accès à de la formation lorsqu’ils sont sur l’assurance-emploi. D’ailleurs, plusieurs programmes existent déjà! Malheureusement, on ne règle pas le problème réel qui touche 6 500 travailleuses et travailleurs qui occupent des emplois saisonniers et occasionnels. La majorité d’entre eux n’ont pas besoin de formation supplémentaire pour faire le travail qu’ils occupent chaque année », a déclaré Line Sirois, coordonnatrice d’Action-chômage Côte-Nord.

Les employeurs qui œuvrent dans le tourisme, la pêche, la construction et l’exploitation des richesses naturelles ont investi dans leur main-d’œuvre et ont formé leurs travailleurs. Lorsque ces entreprises redémarrent leurs activités, elles doivent pouvoir compter sur leurs travailleurs formés et expérimentés.

Les nouvelles mesures de l’assurance-emploi pour les règles d’admissibilité et le nombre de semaines de prestation ont un impact économique majeur sur nos régions. Seulement sur la Côte-Nord, 6 500 travailleurs seront 6 semaines sans revenu, selon les évaluations de Service Canada. Alors que ces travailleurs touchent en moyenne des prestations s’élevant à 400 $ par semaine, cela représente concrètement des pertes de 18 millions de dollars dans notre économie. Le phénomène est semblable au Bas-St-Laurent, dans Charlevoix, en Gaspésie et au Nouveau-Brunswick.

« En janvier, Jean-Yves Duclos, le ministre de la Famille, des enfants et du Développement social, nous avait dit bien comprendre la réalité de l’industrie saisonnière et par le fait même, les difficultés auxquelles les travailleuses et les travailleurs doivent faire face. Il nous avait promis que nos actions serviraient à quelque chose. Aujourd’hui, on se réunit à nouveau devant les bureaux de Service Canada parce que l’aide, on ne l’a toujours pas et ça devient intenable. Le gouvernement doit faire quelque chose et le faire maintenant », a conclu Nancy Legendre, présidente du Conseil central du Bas-St-Laurent.

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