Commerce de détail – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Tue, 17 Feb 2026 00:14:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Commerce de détail – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Syndicalisme d’épicerie : salades de fruits et inflation  https://www.csn.qc.ca/actualites/salades-de-fruits-et-inflation/ Thu, 29 Jan 2026 16:28:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=111484 « Je suis encore ici parce que je m’entends bien avec mes collègues et qu’on a de bons avantages, mais honnêtement, si on m’avait dit qu’après tant d’années, je toucherais encore ce salaire-là, je serais partie », soupire la mère de famille.

La grille salariale du IGA d’Alma ressemble à celle de beaucoup d’épiceries. On y gravit les échelons à coup de quelques centaines d’heures travaillées et on gagne alors 25 ou 35 sous de plus. Vu le montant, la hausse du salaire minimum annuelle les rattrape constamment, faisant reculer l’ensemble des employé-es dans ce qui devient un véritable jeu de serpents et échelles. Après 18 000 heures cumulées, Sylvie n’est toujours pas au sommet de la grille.

Les travailleuses et les travailleurs du IGA d’Alma ont parti le bal de la négociation coordonnée des marchés d’alimentation. Au terme des pourparlers, ils ont obtenu une hausse de 1,50 $ de l’heure, un montant substantiel pour le milieu, permettant de dépasser 20 $ l’heure au dernier échelon de la grille salariale. « Ce n’est pas la fin du monde, mais ça aide », souligne Sylvie. Autre amélioration, l’échelle salariale sera modifiée de façon à ce que les syndiqué-es puissent désormais atteindre le sommet en quatre ans.

« On est les premiers à constater la hausse du prix de l’épicerie. Chaque matin, j’imprime des étiquettes pour les bols de fruits et je vois les changements. Pareil sur le plancher, le sac de pommes qui coûtait 2,50 $ il y a quelques années coûte maintenant 6 $ », explique Sylvie. La commise n’a pas la berlue. En 2025, le prix des fruits frais a augmenté de 4,4 %. Alors que l’inflation globale a atteint 2,2 % l’année dernière, plusieurs ont accusé les marchés d’alimentation d’abuser de ce phénomène pour augmenter leurs prix et multiplier leurs profits.

En 2025, Empire Company Limited, la société mère de Sobeys, qui exploite principalement IGA au Québec, cumulait 700 millions de profit. Même son de cloche du côté de Métro et Loblaws, qui ont respectivement enregistré des gains de 1 et de 2,6 milliards.

Vers 15 h 30, elle nettoie le plancher et les ustensiles, ajuste l’inventaire et remplit le comptoir. C’est l’heure de rentrer à la maison. En saluant sa collègue qui a plus de 27 ans d’ancienneté, elle se demande qui la remplacera quand elle aura pris sa retraite.

« On a pas mal de problèmes de roulement. C’est bien beau, les étudiantes et étudiants, mais ça prend des gens avec plus d’expérience pour les guider et pour occuper les horaires de jour », explique-t-elle. Une vague de départs à la retraite touche présentement son épicerie et de nombreux employé-es qui cumulent plus de 25 ans d’ancienneté sont difficilement remplacés.

« Quand les gens viennent déposer leur CV et voient le salaire d’entrée, ils font demi-tour », ajoute Sylvie. Elle espère que les meilleures conditions de travail dernièrement négociées par le syndicat faciliteront le recrutement.

Le modèle de négociation coordonnée de la CSN est bien rodé au Saguenay, alors qu’un nombre considérable des épiceries de cette région sont affiliées à la CSN. Durant la prochaine année, 16 autres marchés, aux Îles-de-la-Madeleine, à Chibougamau, dans les régions de Chaudière-Appalaches et du Centre-du-Québec, suivront les pas du syndicat du IGA d’Alma. Ensemble, les membres tenteront d’instaurer un nouveau standard dans le secteur.

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Des gains syndicaux importants au IGA Chicoutimi https://www.csn.qc.ca/actualites/des-gains-syndicaux-importants-au-iga-chicoutimi/ Wed, 26 Nov 2025 21:42:05 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109446 Le Syndicat des travailleurs et travailleuses du marché IGA Chicoutimi, affilié à la CSN, est fier d’annoncer des avancées importantes pour ses membres après la signature d’une nouvelle convention collective. En plus d’une augmentation des bonis de Noël et d’un rattrapage salarial substantiel, l’abolition de clauses normatives défavorables aux salarié-es met la table pour un nouveau modèle de rémunération bien plus équitable dans le secteur de l’alimentation.

Le président du syndicat, Roland Bouchard, célèbre un des gains majeurs obtenus : « Le 1er mai, quand le salaire minimum augmentait, le compteur des heures travaillées pour les augmentations salariales était remis à zéro : cette mesure injuste appartient maintenant au passé. Nous avons atteint nos objectifs après seulement deux séances de négociations : c’est bien la preuve que la solidarité, c’est payant ! »

L’autre gain majeur est l’accès à la médiation préarbitrale, « qui devrait favoriser des relations de travail harmonieuses, réduire les griefs et ainsi contribuer à mieux défendre les droits des travailleuses et des travailleurs », ajoute le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « La convention est également plus équitable pour les temps partiels travaillant à temps plein, qui auront maintenant accès aux congés de maladie ».

La présidente du Conseil central Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN, Manon Tremblay, met en contexte ces gains à l’aube d’une négociation coordonnée : « Dans les dernières années, les géants de l’alimentation ont engrangé des profits records, donc il est normal que les travailleuses et travailleurs exigent un partage plus important des profits. »

À propos

La Fédération du commerce (FC–CSN) regroupe près de 30 000 membres partout au Québec, dans les secteurs du commerce, de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN compte dans ses rangs plus de 140 syndicats et 15 000 membres, sur tout le territoire de la grande région et est l’organisme de représentation régional de la Confédération des syndicats nationaux.

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Renaud-Bray des Galeries de la Capitale: la CSN dépose une plainte au Tribunal administratif du travail https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-des-galeries-de-la-capitale-la-csn-depose-une-plainte-au-tribunal-administratif-du-travail/ Thu, 20 Nov 2025 13:58:37 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=109358 Une plainte a été déposée cette semaine au Tribunal administratif du travail (TAT) en lien avec la fermeture de la succursale Renaud-Bray située aux Galeries de la Capitale. Dans sa requête, le syndicat allègue que « cette fermeture est manifestement une entrave dans les activités du syndicat et une représailles contre ses membres qui ont voté en faveur de la grève et contre les offres patronales ». Un geste qui contrevient aux articles 3, 12, 14, 15 et 53 du Code du travail en vigueur au Québec, précise le recours.

Cette fermeture, annoncée sans préavis aux employé-es le 9 octobre dernier, doit être mise en contexte avec le changement de bannière, à peine deux semaines plus tôt, du magasin Archambault Lebourgneuf, également propriété de l’homme d’affaires Blaise Renaud. Cet établissement, situé à moins de 800 mètres du magasin en grève, affiche dorénavant la marque de commerce Renaud-Bray.

« Personne n’est dupe : nous savons très bien que Renaud-Bray tente de se débarrasser d’un syndicat qui lui tient tête, tout en intimidant l’ensemble de ses employé-es », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En grève depuis le 22 novembre 2024, les employé-es des Galeries de la Capitale et de Laurier Québec se sont prononcés en juillet dernier à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, après que celui-ci eut demandé au TAT d’ordonner un tel vote. Depuis, aucune offre de négociation n’a été déposée par l’entreprise de Blaise Renaud, indique la requête : « en lieu et place de négocier avec le syndicat, l’employeur transmet aux salariés de la succursale des Galeries une annonce de fermeture et un transfert à la succursale Laurier », un geste qui « vise à dissuader le syndicat et ses membres d’exercer leurs activités syndicales légales afin de négocier de meilleures conditions de travail. »

Le président du syndicat, Jimmy Demers, appelle la population de Québec à ne plus acheter chez Renaud-Bray tant que le conflit de travail n’est pas réglé. « Renaud-Bray n’hésite pas à sacrifier une succursale rentable pour nous forcer à accepter ses offres de misère, alors qu’on demande à peine un dollar au-dessus du salaire minimum. Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs! », lance-t-il, rappelant la campagne menée par la CSN dans les rues de Québec depuis deux semaines.

Ce n’est pas la première fois que Renaud-Bray est poursuivi devant le tribunal pour avoir enfreint les dispositions du Code du travail. Dans une décision datée du 5 août 2024, le TAT avait déclaré la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le 6 décembre 2024, une ordonnance provisoire émise par le tribunal interdisait au groupe Renaud-Bray d’utiliser des briseurs de grève, après avoir conclu à la présence d’au moins trois d’entre eux dans les succursales en conflit.

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une vingtaine de rencontres ont eu lieu, dont 16 en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre 2024, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, qui fut déclenchée le 6 décembre dernier.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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La CSN incite la population de Québec à ne plus acheter chez Renaud-Bray https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-incite-la-population-a-ne-plus-frequenter-la-succursale-de-renaud-bray-a-place-laurier/ Fri, 07 Nov 2025 15:15:42 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=108922 Alors qu’une grève générale perdure depuis maintenant près d’un an dans deux succursales Renaud-Bray de Québec, la CSN invite la population à ne plus acheter chez Renaud-Bray tant que le conflit de travail n’est pas réglé. En ce sens, la CSN lançait ce matin la campagne « Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! », qui se déploiera dans la ville de Québec au cours des prochaines semaines.

En juillet dernier, les grévistes s’étaient prononcés à 93 % contre les dernières offres de l’employeur, au terme d’un vote secret demandé par ce dernier en vertu d’une disposition du Code du travail.

« Depuis le rejet de cette proposition par nos membres, Renaud-Bray n’a fait aucun effort pour relancer la table de négociation », déplore le président du syndicat, Jimmy Demers. « C’est le silence radio le plus complet, à part pour nous informer de la fermeture de la librairie des Galeries de la Capitale. »

Les salaires demeurent au cœur du litige : alors que les employé-es demandent un salaire d’entrée qui se situe à 1 $ au-dessus du salaire minimum, Renaud-Bray n’offre que 15 cents de plus. Insuffisante, la structure salariale proposée par l’employeur ferait en sorte que la progression dans les échelles salariales serait rattrapée par les hausses annuelles du salaire minimum.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, le comportement de la chaîne Renaud-Bray dans cette négociation est condamnable à plus d’un égard. « Renaud-Bray a été déclaré coupable de négociation de mauvaise foi. Renaud-Bray a été pris en flagrant délit pour avoir utilisé des briseurs de grève. Et voilà que la compagnie décide de mettre la clé dans la porte de sa succursale des Galeries de la Capitale, malgré sa rentabilité. Où se cache le ministre du Travail, Jean Boulet, quand vient le temps de ramener à l’ordre une entreprise qui bafoue à ce point le droit à la négociation collective ? », questionne la présidente.

Le président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, réitère la volonté du syndicat de s’entendre avec la direction. « Ce que nous voulons, c’est un règlement négocié, idéalement avant les Fêtes. Encore cette semaine, nous avons signifié à la conciliatrice nommée au dossier notre souhait de nous entendre avec l’employeur. Encore faut-il que Renaud-Bray soit prêt à négocier. »

Au cours des prochaines semaines, la campagne « Renaud-Bray n’a pas de cœur, j’achète ailleurs ! » invitera la population à ne plus acheter chez Renaud-Bray, et ce, tant que ce conflit de travail n’est pas réglé.

« Plusieurs clients ne sont pas au courant qu’il y a un conflit de travail qui affecte la librairie de Place Laurier », regrette la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Mélanie Pelletier. « En raison du fait que Place Laurier demeure une propriété privée, notre ligne de piquetage n’est permise qu’à l’extérieur du stationnement, bien loin du magasin. Mais peu importe l’endroit où elle est tenue, une ligne de piquetage, ça reste une ligne de piquetage : la traverser, c’est affaiblir notre rapport de force face à un employeur des plus intransigeants. Voilà pourquoi nous demandons la solidarité de la population. »


À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début de la négociation, en novembre 2023, une vingtaine de rencontres ont eu lieu, les treize dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre 2024, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée, qui fut déclenchée le 6 décembre dernier.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Amazon : la CSN demande au tribunal d’ordonner la réouverture des entrepôts https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-la-csn-demande-au-tribunal-dordonner-la-reouverture-des-entrepots/ Fri, 21 Feb 2025 13:55:09 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=102688 L’intention d’Amazon de fermer ses entrepôts au Québec n’est qu’un « vaste subterfuge » visant à se soustraire de ses obligations prévues à la loi et à éradiquer toute présence syndicale au sein de l’entreprise, soutient la CSN dans une plainte déposée hier après-midi auprès du Tribunal administratif du travail (TAT).

« La multinationale ne cesse pas ses activités de vente en ligne sur le territoire. Elle choisit de réorganiser ses activités dans le but d’éluder ses obligations d’employeur en vertu du Code du travail », précise la requête déposée en vertu des articles 12, 13, 14 et 53 du Code du travail.

« Illégale à plusieurs égards », la décision d’Amazon doit être infirmée par le Tribunal, demande la CSN au nom de nombreux plaignants.

Puisque « les agissements d’Amazon s’attaquent à l’ordre juridique québécois [et] parce que cet employeur n’hésite pas à licencier des milliers de personnes afin de donner l’exemple », la CSN demande au tribunal d’ordonner la reprise des activités aux sept entrepôts visés par la plainte et de verser à chaque employé plus d’un an de salaire en guise d’indemnité, en plus de dommages moraux et exemplaires.

Une décision qui défie toute logique

La plainte fait valoir que la décision de fermer ses entrepôts québécois est en contradiction directe avec le plan d’affaires mis de l’avant par la multinationale au cours des dernières années. Les quatre derniers centres de livraison au Québec, dont l’entrepôt syndiqué DXT4 à Laval, n’ont été établis que depuis trois ans, rappelle la CSN, à l’image des investissements massifs de la compagnie dans la stratégie du « dernier mile ».

Ces entrepôts de proximité, nécessaires à la livraison en un jour, « ne constituent pas seulement la façon la plus rapide de livrer les produits aux consommateurs, mais aussi la façon la plus économique de le faire », déclarait en octobre dernier le PDG d’Amazon, Andrew Jassy, après avoir annoncé un an plus tôt son intention de doubler le nombre de stations capables de livrer les colis le jour même.

« Rien ne laissait présager qu’Amazon choisirait, à peine trois mois plus tard, de faire un retour à un modèle de livraison par des tiers », affirme la CSN dans sa requête. Pour la centrale syndicale, « Amazon n’hésite pas à avoir recours aux mesures les plus extrêmes et à sacrifier sa rentabilité afin d’éviter l’imposition d’une première convention collective », véritable objectif d’une décision aussi draconienne.

Dans sa plainte, la CSN dresse le portrait de l’antisyndicalisme pratiqué par Amazon depuis le début, au printemps 2022, d’une campagne de syndicalisation menée dans ses entrepôts de Lachine, de Laval et de Saint-Hubert.

Rappelant que le TAT a déjà condamné Amazon, en juillet 2024, pour ses campagnes de propagande destinées à susciter les craintes des salariés face à la signature de cartes d’adhésion, la requête cible également le refus de toute forme de négociation de la part de la multinationale, qui n’a pas hésité à se draper derrière le « gel des conditions de travail » prévu au Code du travail après une syndicalisation pour éviter d’octroyer aux syndiqués de Laval les augmentations annuelles de 1,50 $ l’heure consenties aux employé-es des entrepôts non syndiqués à l’automne dernier.

La présentation, le 16 janvier 2025, d’une offre salariale de 0 % d’augmentation aux salarié-es syndiqués de Laval « démontre une rare arrogance face au processus de négociation véritable auquel un syndicat est en droit de s’attendre, un droit constitutionnel », précise la CSN.

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, « la fermeture des entrepôts d’Amazon ne répond qu’à un seul objectif : empêcher la conclusion d’une convention collective et éradiquer toute présence syndicale en Amérique du Nord. Cette décision ne peut s’expliquer autrement. Il s’agit d’une violation brutale de nos lois et des droits fondamentaux prévus à nos Chartes. Le tribunal doit annuler cette décision et ordonner la réintégration des 1900 employé-es d’Amazon illégalement licenciés. »

Pour plus d’information sur la campagne de boycottage d’Amazon, consultez www.csn.qc.ca/amazon

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les
230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, un grand nombre de salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré.

La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet. Le 22 janvier dernier, Amazon annonçait son intention de fermer ses sept entrepôts au Québec et de céder l’ensemble de ses opérations à la sous-traitance. 

Rappelons qu’ Amazon a été condamnée par le TAT pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine et qu’elle subit présentement un procès du même type pour des actions similaires menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Amazon met à pied une trentaine d’employé-es à l’entrepôt DXT4 https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-met-a-pied-une-trentaine-demploye-es-a-lentrepot-dxt4/ Tue, 07 Jan 2025 16:49:06 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101561 Après une période des Fêtes des plus achalandées, c’est une trentaine d’employé-es qui ont été froidement remerciés par Amazon à son centre de distribution DXT4 à Laval.

La CSN dénonce vivement ces congédiements déguisés, la deuxième vague de ce genre à l’entrepôt DXT4 depuis la syndicalisation de ses 300 employé-es en mai dernier. Plutôt que de mettre à pied les personnes les plus récemment embauchées, comme il est d’usage, Amazon s’en prend cette fois à des employé-es engagés il y a plus de six mois.

« Amazon traite ses employé-es comme de la main-d’œuvre jetable. Comme des commodités dont on dispose après usage, plutôt que des êtres humains qui ont des familles à leur charge. Amazon les renvoie sans aucune justification et sans qu’ils puissent avoir droit à un rappel au travail au cours des prochaines semaines », déplore la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

En procédant ainsi, Amazon met en lumière les raisons pour lesquelles les employé-es ont fait le choix de se syndiquer, estime le président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs d’Amazon Laval–CSN.

« C’est le règne de l’arbitraire ! À la table de négociation, Amazon refuse obstinément que des critères objectifs soient introduits, que ce soit pour l’octroi de la permanence ou pour mettre de l’ordre dans les mises à pied et le droit de rappel au travail. La multinationale veut conserver tous les pouvoirs pour procéder comme elle le fait aujourd’hui : congédier qui elle veut, quand elle veut, sans avoir à donner de raison à personne, tout en se gardant la possibilité de réembaucher autant de nouvelles personnes qu’elle le désire, dès la semaine prochaine », affirme le président du syndicat, Félix Trudeau.

Le syndicat prévoit un coup d’éclat, plus tard aujourd’hui, afin de dénoncer les représailles antisyndicales dont il fait l’objet depuis la syndicalisation des salarié-es de l’entrepôt DXT4. Rappelons qu’après avoir été condamnée par le Tribunal administratif du travail (TAT) pour ingérence et entraves antisyndicales à l’entrepôt YUL2 à Lachine, Amazon subit présentement un procès du même type pour des actions similaires ayant été menées à l’entrepôt DXT4 de Laval.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les employé-es d’Amazon DXT4 se mobilisent avant de recevoir les offres salariales de l’entreprise https://www.csn.qc.ca/actualites/les-employe-es-damazon-dxt4-se-mobilisent-avant-de-recevoir-les-offres-salariales-de-lentreprise/ Mon, 23 Dec 2024 22:02:03 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101550 Après bientôt six mois de négociation en vue d’établir leur première convention collective, les syndiqué-es de l’entrepôt d’Amazon DXT4, à Laval, haussent le ton.

En prévision du dépôt des offres salariales de la multinationale, annoncé pour le 16 janvier prochain, les employé-es du seul entrepôt d’Amazon syndiqué au Canada ont manifesté aujourd’hui, exigeant un salaire d’entrée de 26 $ l’heure, plutôt que les 20 $ l’heure payés par Amazon en ce moment.

Le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN rappelle que la moyenne des salaires des commis d’entrepôts syndiqués à la CSN dépasse les 28 $ l’heure. « Malgré le rythme infernal que nous vivons à quelques jours de Noël, nos conditions de travail sont nettement inférieures à ce qui est constaté dans les autres entrepôts. Amazon a amplement les moyens de nous payer convenablement », affirme sans ambages Félix Trudeau.

En s’abstenant de faire un nouveau dépôt normatif lors de la dernière rencontre de négociation, jeudi dernier, les représentants d’Amazon ont eux-mêmes reconnu l’écart important qui sépare les parties. C’est notamment le cas des pouvoirs déférés aux intervenantes et intervenants en santé et sécurité du travail : alors que les employé-es voudraient que leurs représentants puissent intervenir sur les cadences de travail imposées par les systèmes robotisés, Amazon s’y refuse obstinément.

D’autres impasses ont été constatées sur le plan des modalités d’octroi de la permanence, de l’organisation des horaires de travail et des mesures disciplinaires. Malgré cela, Amazon a confirmé son intention de déposer ses offres salariales lors de la prochaine rencontre de négociation le 16 janvier prochain.

Pour la présidente de la CSN, Amazon doit respecter ses obligations légales en matière de négociation collective.

« Nous faisons face à une multinationale qui a démontré plus d’une fois son intention de braver les lois du travail qui prévalent au Québec et qui multiplie les revers devant les tribunaux. Voilà six mois qu’on négocie avec Amazon, le surplace a assez duré. Nous évaluerons le sérieux de la partie patronale en janvier et nous prendrons les mesures appropriées. »

Rappelons qu’en vertu du Code du travail, l’une des parties peut demander à un arbitre, lors de la négociation d’une première convention collective, de statuer sur les clauses de convention collective n’ayant pas fait l’objet d’entente. Le service de médiation du ministère du Travail doit d’abord constater l’impasse à la table de négociation.

À propos

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 230 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat. Le 10 mai, le TAT accréditait officiellement le syndicat, reconnaissant qu’une majorité d’employé-es y avaient adhéré. La négociation en vue d’établir une première convention collective a débuté en juillet.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Deux librairies Renaud-Bray en grève à nouveau https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-librairies-renaud-bray-en-greve-a-nouveau/ Wed, 27 Nov 2024 15:08:07 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100978 Toujours sans nouvelles de la direction de Renaud-Bray quant à la reprise des négociations, les employé-es des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale sont à nouveau en grève depuis 10 h ce matin, et ce, pour une durée de quatre jours. Le retour au travail est prévu pour dimanche.

Les salaires sont au cœur de la négociation : en raison d’une structure salariale trop contraignante et trop complexe, la vaste majorité des employé-es ne gagnent que 15 cents au-dessus du salaire minimum, même si certains cumulent plus de 15 ans de service pour le même employeur.

« Malgré nos relances, malgré deux jours de grève la semaine dernière, nous n’avons aucun retour de la part de la direction de Renaud-Bray », déplore la porte-parole du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN, Isabelle Nadeau. « Les négociations ne vont nulle part depuis un an. En dépit d’un jugement très sévère à l’endroit de Renaud-Bray de la part du Tribunal administratif du travail, qui lui reproche de négocier de mauvaise foi, nous ne constatons malheureusement aucun changement dans l’attitude intransigeante de l’entreprise. »

Les employé-es demandent que le salaire d’embauche soit fixé à 1,15 $ au-dessus du salaire minimum pour les commis ainsi qu’à 1,40 $ au-dessus du salaire minimum pour les libraires. Ils réclament également une progression salariale en fonction des années de service. Les discussions achoppent par ailleurs sur l’accès à la formation et à des pauses, notamment. De son côté, l’employeur voudrait imposer différents reculs quant à la prise de congés et exige un rehaussement des disponibilités minimales des salarié-es.

« Au cours des derniers mois, Renaud-Bray a multiplié les interventions pour discréditer le syndicat plutôt que de se pointer à la table de négociation avec des mandats », déplore le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette. « Nous faisons face à un employeur antisyndical qui n’est même pas capable de respecter ses obligations de négociation envers ses employé-es. Nous espérons grandement que la clientèle respecte les lignes de piquetage durant le conflit de travail. »

Renaud-Bray coupable d’entrave, d’ingérence et de négociation de mauvaise foi

Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

Pour la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier, Renaud-Bray ne semble pas avoir pris acte de cette condamnation. « Au cours des dernières semaines, par deux fois, l’employeur a expulsé des lieux de travail le président du syndicat, alors que celui-ci rencontrait les membres du syndicat pour les informer de la négociation. Encore cette semaine, Renaud-Bray tentait d’intimider les employé-es en laissant planer des doutes quant à un lock-out. Cette situation doit cesser, Renaud-Bray doit négocier sérieusement. »

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début des négociations, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Deux librairies Renaud-Bray en grève à Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/deux-librairies-renaud-bray-en-greve-a-quebec/ Fri, 22 Nov 2024 15:02:19 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100938 La patience des employé-es du Groupe Renaud-Bray a atteint ses limites. Exaspérés par le manque de volonté de leur employeur à convenir d’un nouveau contrat de travail, les 60 syndiqué-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale ont déclenché deux jours de grève ce matin, peu après l’ouverture des magasins.

Les salaires sont au cœur de la négociation : en raison d’une structure salariale trop contraignante et trop complexe, la vaste majorité des employé-es ne gagnent que 15 cents au-dessus du salaire minimum, même si certains cumulent plus de 10 ans de service pour le même employeur.

« Ça fait 18 ans que je travaille chez Renaud-Bray et je gagne encore 15,90 $ l’heure, soit le même salaire que la personne nouvellement embauchée », témoigne Isabelle Nadeau, porte-parole du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN, Isabelle Nadeau. « On demande simplement que notre expérience et notre loyauté soient reconnues. Renaud-Bray doit prendre acte de notre volonté d’améliorer nos conditions de travail, nous ne nous satisferons pas du statu quo. »

Les employé-es demandent que le salaire d’embauche soit fixé à 1,15 $ au-dessus du salaire minimum pour les commis ainsi qu’à 1,40 $ au-dessus du salaire minimum pour les libraires. Ils réclament également une progression salariale en fonction des années de service. Les discussions achoppent par ailleurs sur l’accès à la formation et à des pauses, notamment. De son côté, l’employeur voudrait imposer différents reculs quant à la prise de congés et exige un rehaussement des disponibilités minimales des 
salarié-es.

« Dès l’adoption d’un mandat de grève par les membres du syndicat, la semaine dernière, nous avons demandé à devancer la prochaine rencontre de négociation, prévue le 3 décembre prochain. L’employeur n’a pas donné suite à cette invitation ; qu’il ne se surprenne pas qu’on soit en grève aujourd’hui », indique le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

Renaud-Bray coupable d’entrave, d’ingérence et de négociation de mauvaise foi

Dans une décision rendue le 5 août dernier à la suite d’une plainte déposée par le syndicat, le Tribunal administratif du travail déclarait la direction des succursales de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale coupable d’avoir entravé les activités syndicales et d’avoir manqué à son obligation de négocier de bonne foi. Le tribunal reprochait à l’employeur ses nombreuses communications envoyées aux salarié-es pour discréditer le syndicat, tout comme son attitude intransigeante à la table de négociation.

Pour la vice-présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Mélanie Pelletier, la détermination des employé-es des deux librairies ne fait pas de doute. « Personne ne peut vivre dignement en gagnant à peine plus que le salaire minimum. Le vote de grève tenu la semaine dernière confirme la volonté des salarié-es d’obtenir une bonne convention collective et des salaires satisfaisants. Ils pourront compter sur tout l’appui de la CSN pour atteindre leurs objectifs. »

À propos

La convention collective des 60 employé-es des librairies Renaud-Bray de Laurier Québec et des Galeries de la Capitale est échue depuis le 31 décembre 2023. Depuis le début des négociations, en novembre 2023, une douzaine de rencontres ont eu lieu, les neuf dernières en présence d’une conciliatrice du ministère du Travail. Réunis en assemblée générale le 13 novembre dernier, les salarié-es ont adopté à 85 % un mandat de grève pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray–CSN est affilié à la Fédération du commerce–CSN et au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN. Forte de ses 330 000 membres, la Confédération des syndicats nationaux est présente dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Métro Comporté : un mandat de moyens de pression voté à l’unanimité https://www.csn.qc.ca/actualites/metro-comporte-un-mandat-de-moyens-de-pression-vote-a-lunanimite/ Tue, 04 Jun 2024 21:06:43 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97966 Après quelques séances de négociation entre la partie patronale et le comité de négociation du Syndicat des travailleurs et travailleuses de Métro Comporté (CSN), force est de constater que l’employeur n’accorde aucune importance à ses employé-es. Ceux-ci ont donc voté à l’unanimité en faveur d’un mandat de moyens de pression, lors d’une assemblée générale tenue le 3 juin en soirée.

« C’est évident qu’on aurait souhaité que la négociation se passe bien et que l’employeur nous fasse des offres sérieuses. Malheureusement, comme c’est trop souvent le cas, la partie patronale rit de nous en refusant presque toutes nos demandes et en nous faisant une offre salariale complètement ridicule », s’emporte Roger Guérin, président du syndicat.

En effet, l’employeur a rejeté la quasi-totalité des demandes du syndicat du revers de la main et il a laissé très peu d’espace à la table de négociation pour en discuter. Une seule demande a été acceptée par l’employeur jusqu’à maintenant, soit la transformation d’un jour férié en congé mobile. « C’est sans parler de son offre salariale complètement aberrante dans le contexte inflationniste que l’on connaît au Québec, ce n’est pas avec des 1.25% par année qu’un employé de marché d’alimentation peut penser s’enrichir! », s’insurge Serge Monette, vice-président à la Fédération du commerce–CSN (FC–CSN).

Les moyens de pression commencent maintenant

Pour donner suite au vote unanime des travailleurs lors de l’assemblée générale d’hier, les moyens de pression ont commencé aujourd’hui même. Une rencontre de négociation est prévue demain, le 5 juin, et si l’employeur ne comprend toujours pas le message, les membres sauront changer le cran des moyens de pression au courant de la semaine.

« C’est quand même incroyable qu’après une pandémie à travailler sur le terrain, masqué, à tout donner pour remplir les rayons d’épicerie et continuer d’approvisionner les habitants de la région, qu’on dise aujourd’hui à ces gens dévoué-es qu’ils ne valent à peine plus que le salaire minimum. Les membres du syndicat peuvent compter sur le Conseil central pour les appuyer dans les moyens de pression qu’ils entreprennent! », ajoute Pierre Émond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CCQCA–CSN).

Les prochains développements ne sauraient tarder, puisqu’une rencontre de négociation est prévue pour demain, le 5 juin, et une autre, le lundi 10 juin.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Métro Comporté (CSN) regroupe 70 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce (CSN) qui regroupe près de 30 000 membres dans ses 360 syndicats, au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances et, bien sûr, à la CSN qui compte pour sa part plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

 

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Lock-out terminé au Rona Anjou https://www.csn.qc.ca/actualites/lock-out-termine-au-rona-anjou/ Fri, 24 May 2024 18:54:40 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97851 Après avoir traversé près de trois semaines de lock-out, les employé-es du Rona Anjou pourront retourner au travail. C’est dans une proportion de 76 % qu’ils ont adopté, en assemblée générale hier, la recommandation aux parties soumise par le conciliateur affecté à leur dossier.

Les syndiqué-es obtiennent des augmentations de 4 % à la première année, dont une hausse de 2,5 % rétroactive au 1er février, y compris pour les salarié-es n’étant pas au sommet salarial. Sur les quatre années de la convention collective, les hausses salariales totaliseront 11,5 %. À l’échéance, le sommet salarial atteindra 24,10 $ l’heure.

« Il s’agit de gains significatifs pour les travailleuses et les travailleurs du Rona Anjou. Leur nouvelle convention figure parmi les meilleures du secteur des quincailleries », s’est réjouie la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Nous sommes parvenus à faire la démonstration à l’employeur que c’est en favorisant la rétention de ses employé-es que Rona pourra développer son personnel et renforcer la qualité du service à la clientèle dont la chaîne se réclame », de souligner le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette.

« Les employé-es du Rona Anjou ont démontré que la solidarité, ça finit toujours par rapporter », a affirmé la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain, Dominique Daigneault. « Ces travailleuses et ces travailleurs ont fait preuve de courage et de détermination, nous sommes heureux d’en voir les résultats! »

Le 4 mai dernier, la direction du Rona L’entrepôt Anjou mettait ses 120 employé-es en lock-out. Depuis l’échéance de la convention collective, le 31 janvier 2024, une vingtaine de séances de négociation avaient eu lieu, les dernières en présence d’un conciliateur.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Rona Anjou : l’employeur rompt les discussions https://www.csn.qc.ca/actualites/rona-anjou-lemployeur-rompt-les-discussions/ Wed, 15 May 2024 14:48:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97147 Plus de 10 jours après avoir été mis en lock-out par leur employeur, les travailleuses et les travailleurs du Rona L’entrepôt d’Anjou déplorent le surplace observé par le quincaillier dans le cadre des discussions menant au renouvellement de leur convention collective. Encore hier soir, la partie patronale a rompu les discussions à la table de négociation, malgré les efforts poursuivis par le conciliateur du ministère du Travail affecté au dossier.

« Depuis le 10 avril dernier, la direction n’a pratiquement pas bougé. Elle refuse systématiquement de reconnaître les problèmes que nous avons avec la structure salariale dans son ensemble », affirme le président du syndicat, Paul-Émile Paquette.

Le salaire d’entrée au Rona d’Anjou est actuellement fixé à 0,25 $ au-dessus du salaire minimum. Pour quelqu’un travaillant à temps plein, il faut en moyenne 15 ans avant d’atteindre le salaire maximal, actuellement fixé à 21,51 $ l’heure.

Dans le cadre de la présente négociation, les employé-es demandent de majorer d’un dollar le salaire maximal et de réduire le temps nécessaire avant d’atteindre ce sommet. Ils veulent également voir certaines primes être majorées.

« Une entreprise comme Rona doit réaliser que le succès de son entreprise repose en grande partie sur son personnel. Mais ce n’est pas en offrant des salaires de misère que l’on construit notre service à la clientèle », de déclarer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour le vice-président de la Fédération du commerce–CSN, Serge Monette, Rona doit cesser de niveler par le bas les conditions de travail de ses employé-es. « On nous dit constamment à la table de négociation que si Rona en donne plus à Anjou, il devra en donner plus partout. Pourtant, nos demandes à la table sont tout à fait conformes à ce qui se paye dans d’autres succursales du même quincailler », souligne-t-il.

« Les syndiqué-es de Rona Anjou peuvent compter sur toute la solidarité de la CSN, notamment de notre fonds de grève qui permettra de soutenir leur détermination à obtenir de meilleures conditions de travail », de réagir la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN, Dominique Daigneault.

Le 4 mai dernier, la direction du Rona L’entrepôt Anjou mettait ses 120 employé-es en lock-out. La convention collective étant échue depuis le 31 janvier 2024, une vingtaine de séances de conciliation ont eu lieu, les dernières en présence d’un conciliateur.

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et privé, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Amazon : le syndicat de l’entrepôt de Laval est officiellement accrédité https://www.csn.qc.ca/actualites/amazon-le-syndicat-de-lentrepot-de-laval-est-officiellement-accredite/ Mon, 13 May 2024 10:00:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=97092 Un premier entrepôt d’Amazon est syndiqué au Canada : dans une décision rendue vendredi, le Tribunal administratif du travail (TAT) accrédite le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN.

Après avoir mené son enquête en vertu des pouvoirs que lui confère le Code du travail, le tribunal reconnaît qu’une majorité de salarié-es de l’entrepôt DXT4 ont fait le choix d’adhérer à leur syndicat afin d’entamer la négociation menant à une première convention collective, tel qu’Amazon en a maintenant l’obligation légale en vertu du caractère exécutoire de la décision.

« Il s’agit d’abord et avant tout d’une très grande victoire pour des femmes et des hommes venus d’Amérique latine, du Tchad, du Maghreb et d’Asie, qui n’ont pas eu peur de se tenir debout pour faire respecter leurs droits », d’affirmer la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Au cours des derniers mois, Amazon aura tout essayé pour s’immiscer dans notre campagne de syndicalisation, n’hésitant pas à inonder les milieux de travail de messages alarmistes. C’est toute une leçon de courage que les employé-es de DXT4 viennent de démontrer. Nous espérons évidemment qu’elle fera boule de neige », de poursuivre Caroline Senneville.

Le 19 avril dernier, la CSN déposait une requête auprès du TAT pour représenter les 200 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, rue Ernest-Cormier à Laval. Au cours des semaines précédentes, c’est en grand nombre que les salarié-es avaient rallié leur syndicat.

Selon les propos tenus par les employé-es, plusieurs facteurs expliquent leur insatisfaction à l’égard de leurs conditions de travail : des cadences de travail exagérées, des mesures de santé et de sécurité au travail totalement déficientes, sans parler des salaires nettement inférieurs à la rémunération offerte dans le secteur des entrepôts et des centres de distribution au Québec.

Amazon entend contester

Avant même que la décision du TAT ne soit rendue, les avocats nouvellement retenus par Amazon avaient annoncé, le 6 mai, leur intention de contester la constitutionnalité de l’article 28 du Code du travail du Québec. Dans une correspondance adressée au tribunal, à la CSN et au procureur général, Amazon prétend que la capacité du TAT de reconnaître le caractère représentatif d’un syndicat est contraire à la Charte des droits et libertés de la personne « car elle viole le droit de ses salariés à la liberté d’association en les privant potentiellement de choisir leurs représentants » [sic].

« On le constate depuis le début : Amazon n’a jamais voulu respecter le cadre légal qui prévaut en matière de relations de travail au Québec. Aujourd’hui, Amazon demande ni plus ni moins de suspendre le Code du travail le temps qu’elle engorge les tribunaux en s’acharnant à empêcher ses employé-es de se regrouper pour améliorer leur sort. Ce n’est pas vrai qu’une multinationale américaine va venir dicter nos lois. Nous avons entièrement confiance en notre système de justice, qui viendra confirmer que notre Code du travail est bien conforme à la charte, n’en déplaise à Amazon », de conclure la présidente de la CSN.

Au cours des prochains jours, le syndicat tiendra une première assemblée générale pour établir ses statuts et règlements et élire ses représentantes et représentants syndicaux. Un processus de consultation sera par la suite mené auprès des salarié-es afin de jeter les bases d’une première convention collective. En vertu du Code du travail du Québec, Amazon a dorénavant l’obligation légale de négocier un tel contrat collectif de travail.

L’information sur l’actuelle campagne de syndicalisation d’Amazon au Québec peut être trouvée à l’adresse suivante : https://sesyndiquer.org/mawu/

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Les syndiqué-es du Club Entrepôt remportent leur bataille contre Loblaws https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-du-club-entrepot-remportent-leur-bataille-contre-loblaws/ Mon, 06 May 2024 13:29:47 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=96741 Après un lock-out de plusieurs mois, c’est aujourd’hui que les employé-es du Club Entrepôt de Québec retournent au travail. En assemblée générale le 25 avril dernier, ceux-ci ont adopté les termes de l’entente de principe convenue avec la direction de Loblaws, propriétaire du commerce du boulevard Henri-Bourassa, dont la réouverture est prévue prochainement.

« Nous sommes très heureux de revenir au travail aujourd’hui. La bataille a été longue, mais nous sommes demeurés debout jusqu’à la fin. Devant les gains que contient notre nouvelle convention collective, nous pouvons certainement crier victoire », de réagir le président du syndicat, Gaétan Gagné.

La nouvelle convention prévoit une augmentation de 8,5 % du sommet de l’échelle salariale des commis, qui passera de 20,01 à 21,72 $. Il sera par la suite majoré de 8,5 % au cours des quatre prochaines années.

Les salarié-es réguliers recevront également un montant forfaitaire de 3000 $, alors que ceux à temps partiel toucheront 2500 $. Les employé-es réguliers obtiendront également une rétroactivité équivalant à 2 % du salaire gagné au cours des 12 mois précédents le lock-out.

« Les travailleuses et travailleurs du Club Entrepôt peuvent être fiers du courage et de la détermination qu’ils ont déployés au cours des derniers mois, a tenu à souligner la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Traverser un conflit de travail n’est jamais facile. Affronter un géant comme Loblaws non plus. Alors quand on en sort victorieux, il faut savoir l’apprécier. »

« Il était important pour nos membres de se prémunir contre l’inflation des dernières années. Pour le secteur des marchés d’alimentation, le règlement salarial que nous venons de négocier avec Loblaws représente un nouveau standard dans l’industrie », s’est réjoui le président de la Fédération du commerce–CSN, Alexandre Laviolette.

La nouvelle convention collective des employé-es du Club Entrepôt prévoit également une hausse de la contribution de l’employeur à leur REER collectif, qui passera de 2 à 3 % des gains obtenus. Les primes de soir et de nuit ont été majorées et la progression des salarié-es au sein de la structure salariale a été nettement accélérée. Sur le plan normatif, le syndicat a effectué d’importantes avancées en matière de santé et sécurité au travail, tout comme dans la défense et la représentation des salarié-es.

« C’est un groupe unique et inspirant, l’exemple même du courage. Ils ne sont qu’une vingtaine et ils ont gagné contre Loblaws. Ils n’ont jamais plié le genou et ils vont rentrer au travail, debout, fiers et vainqueurs », souligne la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches, Barbara Poirier.

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs du Presto Libre-Service–CSN, du nom que portait le commerce par le passé, compte une vingtaine de membres. Ceux-ci avaient été mis en lock-out par Loblaws le 10 juin 2023.

Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce et au Conseil central de Québec–Chaudières-Appalaches. Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Un premier entrepôt Amazon en voie d’être syndiqué au Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/un-premier-entrepot-amazon-en-voie-detre-syndique-au-quebec/ Mon, 22 Apr 2024 14:30:35 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95673 Un premier entrepôt d’Amazon est en voie d’être syndiqué au Québec : la CSN a en effet déposé, vendredi, une requête auprès du Tribunal administratif du travail (TAT) pour représenter les 200 salarié-es de l’entrepôt DXT4 d’Amazon, situé à Laval.

« Après plusieurs mois d’efforts, les employé-es d’Amazon ont réussi à convaincre leurs collègues que c’est en se regroupant qu’on parvient à vaincre les plus grands », s’est réjouie la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

« Vendredi dernier, nous avons signifié au tribunal qu’une majorité d’employé-es de l’entrepôt DXT4 avaient adhéré à leur syndicat. Nous demandons au TAT de reconnaître leur volonté de se syndiquer et nous serons particulièrement vigilants à l’égard du comportement qu’adoptera la multinationale au cours des prochains jours », de poursuivre Caroline Senneville.

C’est en grand nombre que les salarié-es ont rallié le Syndicat des travailleuses et travailleurs d’Amazon Laval–CSN au cours des dernières semaines. Selon les propos tenus par les employé-es, plusieurs facteurs expliquent leur insatisfaction à l’égard de leurs conditions de travail : des cadences de travail exagérées, des mesures de santé et de sécurité au travail totalement déficientes, sans parler des salaires nettement inférieurs à la rémunération offerte dans le secteur des entrepôts et des centres de distribution au Québec.

« Je tiens à saluer le courage et la détermination des travailleuses et des travailleurs d’Amazon. Depuis plusieurs mois, dans ses différents entrepôts au Québec, Amazon mène une campagne de peur en inondant les milieux de travail de propagande antisyndicale. Il est temps que l’intimidation cesse envers les employé-es et que les droits du travail soient respectés au Québec », affirme la présidente de la CSN.

Prochaines étapes

Au cours des prochains jours, le TAT communiquera avec la direction de l’entrepôt DXT4 d’Amazon afin de l’informer du dépôt d’une requête en accréditation et d’obtenir, comme prévu par le Code du travail du Québec, la liste des salarié-es de l’entreprise. Cette liste permettra au TAT de vérifier le caractère représentatif du syndicat, à savoir qu’une majorité des salarié-es (50 % + 1) en sont membres. Si une telle majorité est confirmée par le TAT, celui-ci émet alors une accréditation qui confirme la reconnaissance du syndicat pour représenter l’ensemble des salarié-es visés par la requête.

Connue pour ses antécédents antisyndicaux, la multinationale américaine pourrait être tentée d’user de mesures dilatoires ou autres stratégies pour freiner le processus de syndicalisation en cours. Le gonflement artificiel des listes, l’embauche massive de nouveau personnel et la diffusion de messages antisyndicaux figurent parmi les tactiques utilisées.

Rappelons toutefois que les lois du travail au Québec sont très strictes en matière d’ingérence patronale lors de processus de syndicalisation. En fonction des articles 12, 13 et 15 du Code du travail, Amazon ne peut entraver les activités d’une association de travailleurs ni user d’intimidation, de menaces ou de représailles à l’endroit de ceux-ci pour avoir exercé leurs droits.

« Nous tenons à rassurer les employé-es d’Amazon : nos équipes juridiques sont prêtes, vos droits seront respectés. Et nous enjoignons l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des autres entrepôts d’Amazon au Québec : il est temps de se tenir debout et de faire valoir ses droits, même devant les géants ! », d’affirmer Caroline Senneville.

L’information sur l’actuelle campagne de syndicalisation d’Amazon au Québec peut être trouvée à l’adresse suivante : https://sesyndiquer.org/mawu/

Fondée en 1921, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) regroupe 330 000 travailleuses et travailleurs des secteurs public et parapublic, et ce, dans l’ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.

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Renaud-Bray: un salon du livre sur le dos des travailleuses et des travailleurs! https://www.csn.qc.ca/actualites/renaud-bray-un-salon-du-livre-sur-le-dos-des-travailleuses-et-des-travailleurs/ Sat, 13 Apr 2024 17:00:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=95478 Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN), qui représente les employé-es des succursales de Place Laurier et des Galeries de la Capitale, sont actuellement présents devant le Salon international du livre de Québec au Centre des congrès. Le but de leur présence est de distribuer des tracts pour faire éclater au grand jour leurs conditions de travail et les demandes démesurées de l’employeur dans le cadre de leur négociation.

La trésorière du Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN), Isabelle Nadeau, dénonce la situation « notre employeur veut nous faire reculer face à nos congés de maladie et nos horaires de travail. Pire encore, Renaud-Bray ne veut même pas reconnaître notre droit de prendre des pauses de 15 minutes durant nos quarts de travail, c’est inacceptable ! »

Le syndicat est présent de 11 h à 14 h pour distribuer ses tracts et se faire entendre par la population ainsi que pour soutenir leurs membres qui travaillent actuellement au Salon du livre. Renaud-Bray est un leader mondial de la librairie avec un chiffre d’affaires de plusieurs millions par année et le fait qu’il exige des reculs dans les conditions de travail, déjà exécrables, de ses travailleuses et travailleurs est simplement inhumain.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et travailleurs de Librairie Renaud-Bray (CSN) regroupe 60 membres. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN) qui regroupe près de 30 000 membres dans ses 360 syndicats, au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN) qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances et, bien sûr, à la CSN qui compte pour sa part plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

 

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COOP Lanaudière : une longue grève, des scabs et une négociation qui piétine https://www.csn.qc.ca/actualites/coop-lanaudiere-une-longue-greve-des-scabs-et-une-negociation-qui-pietine/ Tue, 29 Mar 2022 14:58:24 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=82045 Dans une décision rendue le 25 mars dernier, le Tribunal administratif du travail (TAT) a reconnu la présence de six briseurs de grève et a ordonné la Coop Novago à ne plus avoir recours aux services de ces salarié-es non syndiqués dans leurs activités réduites. Il s’agit d’une victoire pour le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) qui avait déposé une plainte au TAT.

« Depuis le tout début, la direction de Novago tente par tous les moyens de casser notre syndicat. Nous avons désormais la preuve que des moyens illégaux sont mis de l’avant pour nous briser. Malgré ces attaques répétées, nous en sommes au sixième mois de notre conflit et, plus que jamais, nous sommes déterminés à lutter pour nos emplois et pour des conditions de travail décentes. Cette récente décision nous rappelle qu’avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre 2021, les salarié-es de la Coop Novago sont toujours confrontés à un employeur intransigeant qui multiplie les manœuvres légales et illégales afin d’en découdre avec le syndicat. La partie patronale renie la convention collective actuelle et veut imposer des baisses salariales variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 $ à 15 $ l’heure. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, contre un employeur antisyndical, mais également et surtout pour le maintien des développements durement acquis durant nos luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La récente décision du TAT vient interdire clairement à l’employeur d’avoir recours au télétravail exécuté par des salarié-es à l’externe afin de remplir des fonctions qui incombent aux salarié-es en grève. Sérieusement, c’est vraiment honteux de voir une coopérative agir de la sorte. Si j’étais à la place de la direction de Novago, je présenterais des excuses aux membres et aux salarié-es et je m’empresserais de revenir à la table de négociation pour conclure une entente satisfaisante et de bonne foi avec celles et ceux qui ont rendu la coop prospère », de conclure Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière (CSN) rassemble 25 membres affiliés au Conseil central de Lanaudière–CSN qui regroupe 81 syndicats représentant plus de 14 000 membres sur l’ensemble du territoire de Lanaudière. Le syndicat est également affilié à la Fédération du commerce–CSN qui compte 30 000 membres regroupés au sein de 360 syndicats œuvrant dans les domaines du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme.

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Les grévistes de la COOP Lanaudière et du Hilton Québec dénoncent le mépris de leurs employeurs https://www.csn.qc.ca/actualites/les-grevistes-de-la-coop-lanaudiere-et-du-hilton-quebec-denoncent-le-mepris-de-leurs-employeurs/ Thu, 17 Feb 2022 16:00:45 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=81599 À la suite de la fermeture sauvage de leur quincaillerie, les grévistes du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN) ont reçu les grévistes du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN) lors d’une manifestation ce matin devant les bureaux de la Coopérative fédérée et de la succursale BMR à Joliette. Les membres des deux syndicats ont joint leurs voix afin de dénoncer leurs employeurs.

« Avec cette nouvelle attaque, Novago tente à nouveau de casser notre syndicat. Mais après quatre mois de conflit, après avoir refusé une proposition patronale odieuse et antisyndicale en décembre, après avoir bravé le froid sibérien de janvier et maintenant face à cette fermeture sauvage de notre quincaillerie, j’ai de mauvaises nouvelles pour cet employeur, parce que notre détermination demeure intacte et à toute épreuve. Avec l’appui de la CSN et de ses syndicats, nous disposons de toutes les ressources pour mener notre lutte. Et nous savons très bien qu’aujourd’hui ou demain, nous obtiendrons gain de cause », souligne Nicole Lambert, présidente du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la COOP Lanaudière (CSN).

« En grève depuis le 30 septembre dernier, les salarié-es de Novago sont confrontés à un employeur intransigeant qui renie la convention collective actuelle et qui veut imposer des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui signifie pour certains des baisses draconiennes de taux horaires de 22 à 15 $ l’heure. Novago, un affilié à Sollio Groupe Coopératif (anciennement la Coopérative fédérée), ne cache aucunement ses intentions de vouloir casser le syndicat, de s’en débarrasser. Il s’agit donc d’une bataille sans merci contre le mépris, mais également et surtout pour le maintien des conditions durement acquises lors de luttes syndicales passées », ajoute Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN.

« La situation n’est guère plus reluisante pour nous au Hilton Québec. Nous faisons aussi face à Innvest, un employeur également reconnu pour son intransigeance. En grève générale illimitée depuis le 7 septembre 2021, nos membres gardent le moral grâce à l’appui indéfectible de la CSN et des autres syndicats. Nous refusons de voir nos conditions de travail reculer, nous maintenons le cap et nous avons bon espoir d’obtenir un règlement satisfaisant », déclare Louise Jobin, présidente du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de Hilton Québec (CSN).

« Bien que le Hilton Québec soit l’hôtel québécois ayant le moins souffert de la pandémie – puisqu’il a été fermé durant l’année 2020 pour des rénovations majeures –, son propriétaire veut profiter de la crise pour imposer des reculs invraisemblables dans les conditions de travail de ses employé-es. En pleine rareté de main-d’œuvre, ce mépris de la part d’Innvest est tout simplement incroyable et déconnecté de la réalité et nous allons le combattre aussi longtemps qu’il le faudra » de relancer Pierre Emond, vice-président au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN.

« Les négociations étant toutes deux dans des impasses, nous interpellons vivement la direction de Novago et celle du Hilton Québec afin de les ramener à la raison et à la table de négociation. Novago, qui fait pourtant partie du mouvement coopératif, se comporte en citoyen corporatif de dernière classe en multipliant les attaques envers ses salarié-es et les manœuvres contre un syndicat présent depuis plus de 50 ans. Pour sa part, la société Innvest, qui possède le Hilton de Québec et avec qui nous avons pourtant conclu une entente au Holiday Inn de Laval, devrait suivre l’exemple des 17 autres hôtels où nous avons obtenu des règlements dans le cadre de notre négociation coordonnée, des ententes qui respectent les professionnel-les de l’hôtellerie qui participeront à la relance de cet important secteur du Québec », de préciser Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce–CSN.

« Que ce soit pour les travailleuses et les travailleurs de Novago ou ceux du Hilton Québec, la CSN déploie déjà toutes ses énergies dans le soutien de leur lutte pour obtenir le respect auquel ces salarié-es ont droit. Nous sommes en présence d’employeurs qui ne semblent pas comprendre que leurs profits dépendent intégralement de ces deux catégories de professionnels et que la rareté de main-d’œuvre ne peut se régler qu’en offrant plus et non en sabrant dans les conditions de travail », de conclure François Enault, vice-président de la CSN.

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Les syndiqué-es du STT de la Coop Lanaudière manifestent devant le siège social de Sollio https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndique-es-manifestent-devant-le-siege-social-de-sollio/ Thu, 04 Nov 2021 14:33:29 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80881 Aujourd’hui, les membres du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN (STTCL–CSN) et leurs alliés ont manifesté devant le siège social de Sollio, dont la Coopérative Novago fait partie de ses divisions.

« Nous sommes en grève depuis le 30 septembre dernier et nous faisons face à un employeur affilié à Sollio qui désire casser notre syndicat. Après deux ans de négociation, il a eu le culot de déposer une offre qu’il a qualifiée de finale et globale qui imposerait à la majorité des syndiqué-es des baisses de salaire variant de 14 % à 29 %, ce qui est totalement inacceptable pour nous, de dénoncer Nicole Lambert, présidente du STTCL–CSN. Concrètement, en plein contexte de rareté de main-d’œuvre, l’employeur veut imposer une baisse drastique de 22 à 15 $ l’heure pour certains salarié-es, ce qui inciterait plusieurs d’entre nous à tout simplement quitter leur emploi ».

L’employeur, la coopérative Novago, se spécialise dans les conseils et la vente de produits agricoles et offre également des services de quincaillerie.

« À la suite de ce dépôt complètement farfelu et déconnecté de la réalité, l’employeur refuse carrément de retourner à la table de négociation. Il traite cavalièrement les employé-es membres d’un syndicat qui existe depuis 50 ans qui ont largement contribué au succès d’une coopérative connue et très appréciée par ses coopérants. Au fil des ans, ils ont obtenu un régime de retraite et des assurances collectives, deux arguments majeurs d’attraction et de rétention de la main-d’œuvre en ces temps où les employeurs déploient justement de multiples stratégies pour recruter les employé-es », de souligner Nancy Mathieu, secrétaire générale de la Fédération du commerce–CSN.

« L’employeur entretient un climat malsain où les menaces et l’intimidation nuisent grandement à la négociation. Devant l’établissement de Joliette, on compte presque autant de gardes de sécurité que de piqueteurs et le syndicat a dû déposer une plainte qui allègue que l’employeur a recours à des briseurs de grève. Celui-ci a procédé à des réductions de salaire punitives arbitraires de 30 minutes et à des annulations unilatérales de périodes de vacances à des salarié-es syndiqués, de préciser Patricia Rivest, présidente du Conseil central de Lanaudière–CSN. Avec ses stratégies moyenâgeuses, l’employeur veut faire reculer les conditions de travail de 10 à 15 ans, ce qu’aucune travailleuse, aucun travailleur n’acceptera ».

« Le Conseil central du Montréal métropolitain–CSN appuie inconditionnellement les membres du STTCL–CSN dans leur lutte pour obtenir le respect de cet employeur peu scrupuleux. Le mouvement des coopératives s’est construit sur des bases d’entraide, de solidarité et de mutualité et les comportements de l’employeur actuel vont dans une direction diamétralement opposée à ces idéaux, ce qui remet radicalement en question la mission même de Novago. Nous interpellons vivement la haute direction de Sollio afin qu’elle rappelle à l’ordre cet employeur qui fait honte au mouvement coopératif », de conclure Chantal Ide, vice-présidente du Conseil central du Montréal métropolitain–CSN.

À propos

Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Coop Lanaudière–CSN rassemble 25 membres.

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La Cordée : des salarié-es syndiqués par amour du plein air https://www.csn.qc.ca/actualites/la-cordee-des-salarie-es-syndiques-par-amour-du-plein-air/ Thu, 12 Aug 2021 20:40:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80179 En septembre 2019, les 90 salarié-es des boutiques La Cordée de l’île de Montréal réalisaient une percée majeure dans le domaine du commerce de détail en devenant le premier syndicat québécois dans le secteur du sport et plein air. Deux ans plus tard, après un long parcours en montagnes russes, ils ont enfin une première convention collective en poche. Une entente marquée par les valeurs d’une jeune génération dont la portée pourrait inspirer l’ensemble du milieu syndical.

Les employé-es des deux boutiques de la rue Sainte-Catherine et du boulevard Saint-Laurent auront connu une aventure syndicale peu commune depuis leurs tout débuts. En février 2020, quelques mois après leur accréditation, les employé-es sont avisés que l’entreprise, en difficulté financière, s’est placée à l’abri de ses créanciers. Quelques semaines plus tard, les magasins subissent une fermeture forcée en raison de la pandémie. Puis, en août de la même année, La Cordée est rachetée par le groupe Mach, qui se spécialise dans l’immobilier, sans expérience aucune dans le domaine du plein air.

Malgré tout, ce groupe de syndiqué-es s’accroche et vient à bout d’un long marathon de négociations en conservant de précieux acquis et en obtenant des gains significatifs. Derrière cette détermination, il y a une lutte pour un principe fondamental : préserver la vocation de l’entreprise grâce notamment à un service de qualité s’appuyant sur l’expertise des employé-es.

Mais cette expertise découle d’une connaissance fine des produits, rendue possible par le maintien des rabais et de la location de matériel pour les employé-es, ainsi que la souplesse dans l’octroi des congés pour les projets d’aventure (ce qui permet de tester le matériel), nous rappelle Jeanne LaRoche. « C’était important pour nous de conserver ces acquis lors de la négociation, rappelle Jeanne, membre du comité de négociation et employée à la succursale du boulevard Saint-Laurent. Parce qu’à La Cordée, la qualité du service reste le cœur de la mission. On voulait s’assurer que, face à la vente en ligne qui augmente et la concurrence provenant de gros joueurs comme Décathlon, l’on puisse continuer de bien connaître nos produits pour se démarquer. »

Comme le secteur du commerce de détail est marqué par un roulement de personnel important, ce genre d’avantage comme les congés sans solde et les rabais pour les employé-es est non négligeable pour maintenir le personnel en place. « Dans ce secteur très compétitif, il aurait été facile de supprimer ce genre de chose », ajoute-t-elle.

Les syndiqué-es ont donc tenu leur bout et ont eu gain de cause pour inscrire ces pratiques de façon permanente dans la convention collective. « On tripe à faire ce travail-là et l’on veut que ça continue », lance-t-elle. C’est cette passion pour le plein air qui fait en sorte que de nombreux employés demeurent longtemps dans le giron de l’entreprise, et ce, malgré les salaires modestes. Ceux-ci ont tout de même été rehaussés dans l’ensemble, mais la militante syndicale souligne l’importance de la création d’une nouvelle échelle salariale qui reconnait davantage les années de services au sein de l’entreprise.

La reconnaissance de l’expertise
Au cœur de la démarche syndicale depuis les tout débuts, se trouve donc la question de la reconnaissance de l’expertise. « Ce sont des boutiques de quartier et l’on connaît nos clients. Mais on est aussi reconnus partout au Québec. Dans le domaine du ski, par exemple, des gens viennent de partout en province », rappelle-t-elle. « Avant d’être syndiqué-es, nous étions à risque de perdre cette expertise. Les produits vendus changeaient et les conseillères et conseillers sur les planchers avaient l’impression qu’ils n’étaient pas suffisamment consultés malgré leur connaissance du terrain. »

Pour des produits de qualité et écoresponsables
En s’affiliant avec la Fédération du commerce de la CSN, les employé-es ont donc voulu avoir leur mot à dire sur les produits offerts. D’une part, parce qu’ils sont bien au fait des tendances du marché et des feedbacks des clients, mais également parce qu’ils souhaitent s’assurer que les produits sont vraiment de qualité et durables, en cohérence avec l’image projetée par l’entreprise.

La récente convention collective permet de concrétiser ce souhait grâce à la création d’un comité paritaire sur les questions environnementales et l’offre de produits. Cette mesure novatrice dans le secteur du commerce du détail permettra de donner une voix aux employé-es afin de diminuer le suremballage notamment, une question qui tient à cœur aux travailleuses et des travailleurs préoccupés par les enjeux environnementaux.

Démocratie syndicale décentralisée
La participation à la naissance du syndicat était forte, rappelle Jeanne, mais il a fallu faire preuve de créativité afin de garder les troupes motivées à travers cette longue négociation de deux ans. Le syndicat a donc établi des structures démocratiques qui favorisaient la participation la plus large possible au sein d’un « Conseil des 16 », où siègent 16 syndiqué-es tenus informés du développement des négos et prêts à prendre le relai au sein du comité de négociation.

« Les membres du comité se sont montrés volontaires à céder leur place et tout le monde a participé à des degrés variables, souligne-t-elle. Ça a permis de faire émerger des voix créatives et de pourvoir des postes au comité de négociation. Nous avions le désir que tout le monde participe. »

Ce qui a aussi gardé ce groupe soudé malgré l’absence de contact en raison de la pandémie, « c’est le fait qu’on aime notre milieu de travail et que pour nous, ce n’est pas seulement une question de vente à tout prix. Parce que ce qu’on aime, c’est le plein air. D’avoir relevé le défi de la longueur de la négociation, du changement d’employeur et de la Covid a démontré à quel point on a été persévérants et qu’on tenait à nos objectifs. On a eu à affronter beaucoup de défis. »

Aujourd’hui, ce groupe d’employé-es visionnaires et insistants dans leur envie de faire partie de la solution peut être fier de ses gains. La longue attente en aura valu la peine. Nous leur devons aujourd’hui une fière chandelle. Espérons maintenant que leur initiative fasse des petits un peu partout.

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