Conciliation famille-travail-études – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca Le maillon fort du syndicalisme au Québec Wed, 04 Dec 2024 21:37:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.8.3 https://www.csn.qc.ca/wp-content/uploads/2019/05/csn-logo-150x150.png Conciliation famille-travail-études – CSN – Confédération des syndicats nationaux https://www.csn.qc.ca 32 32 Le prix Pierre-Vadeboncoeur est remis aux chercheures Julia Posca et Anne Plourde https://www.csn.qc.ca/actualites/le-prix-pierre-vadeboncoeur-est-remis-aux-chercheures-julia-posca-et-anne-plourde/ Wed, 04 Dec 2024 21:35:41 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=101068 Le jury du prix Pierre-Vadeboncoeur a décerné le prix de l’édition 2024 à deux chercheures, mesdames Julia Posca et Anne Plourde, qui abordent dans leurs essais des questions qui sont en phase avec les conditions de travail des travailleuses et des travailleurs de même que les risques courus par le régime public en santé.

Créé en 2011 et décerné par la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ce prix est doté d’une bourse de 5000 $, une somme que chacune des autrices recevra. La centrale syndicale québécoise a voulu ainsi rendre hommage à Pierre Vadeboncoeur, qui y a milité durant 25 ans et qui est considéré comme l’un des plus importants essayistes québécois. Les lauréates reçoivent leurs prix à l’occasion du Conseil confédéral qui se réunira à Rivière-du-Loup le 4 décembre. C’est la secrétaire générale Nathalie Arguin qui remettra les prix aux lauréates. Le conseil rassemble environ 200 délégué-es des fédérations et des conseils centraux affiliés à la CSN

Ce prix souligne la qualité d’un essai produit par une autrice ou un auteur québécois et édité par une maison d’édition québécoise. Une quinzaine de maisons ont soumis plus d’une cinquantaine d’essais cette année.

Le jury, composé de l’ex-présidente de la CSN Claudette Carbonneau, de Catherine Ladouceur, professeure de littérature française au Cégep de Sherbrooke et de Dahlia Namian, professeure à l’Université d’Ottawa et lauréate de l’édition 2023, a voulu de la sorte récompenser les autrices dont les œuvres se révèleront très utiles pour l’action syndicale et la défense du modèle québécois en santé.

Dans son essai Travailler moins ne suffit pas, madame Julia Posca soulève avec une grande clarté un ensemble de questions touchant le monde du travail : temps supplémentaire, cumul d’emplois, conciliation travail-famille. Elle pose finalement le constat suivant : il ne suffit pas de travailler moins pour retrouver un équilibre de vie. C’est, en quelque sorte, toute l’organisation du travail qui est remise en cause.

De son côté, madame Anne Plourde, dans son essai Santé inc., déconstruit de façon magistrale tous les mythes sur lesquels on construit l’idée que le privé, même à titre complémentaire, serait une option acceptable pour offrir des soins à la population. Il est urgent, à son avis, de déprivatiser le système de santé. La CSN a justement lancé cet automne une vaste campagne de mobilisation sur le thème Pas de profit sur la maladie. Plusieurs milliers de militantes et de militants se sont d’ailleurs réunis à Trois-Rivières pour appuyer ce mouvement.

Ces deux essais ont été publiés chez Écosociété.

Une mention spéciale a été accordée à Ordures ! Journal d’un vidangeur, de Simon Paré-Poupart paru chez Lux éditeur.

Depuis sa création, le prix Pierre-Vadeboncoeur a été décerné à huit essais écrits par des autrices et à sept essais écrits par des auteurs.

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Le premier syndicat chez Starbucks au Québec s’entend avec l’employeur https://www.csn.qc.ca/actualites/le-premier-syndicat-chez-starbucks-au-quebec-sentend-avec-lemployeur/ Fri, 15 Nov 2024 15:53:02 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=100844 Réunis en assemblée générale ce jeudi 14 novembre, les membres du Syndicat des employé-es de la restauration–CSN, section Café Starbucks, ont accepté à 66 %, par voie de scrutin secret, l’hypothèse de règlement intervenue entre les parties, et appuyée par le conciliateur dans ce processus.

« D’une durée de trois ans, le nouveau contrat de travail vient encadrer un grand nombre d’enjeux qui normalisent désormais les relations de travail, incluant la reconnaissance de l’expérience et de l’ancienneté. À la signature, il y aura une rétroactivité salariale au 1er mai 2024, date d’entrée en vigueur des nouveaux taux horaires bonifiés d’environ 5 à 10 % la première année et de 2 % chaque année suivante. En plus d’un ajout de plusieurs congés sociaux, la convention collective prévoit également un encadrement sur la gestion des pourboires, selon une convention de partage entre les salarié-es, applicable aux absences ainsi qu’aux vacances, afin de maintenir les salaires durant ces périodes. Nous partageons la fierté du travail accompli des membres pendant cette négociation », souligne Alexandre Laviolette, président de la Fédération du commerce (FC–CSN).

« Les membres du syndicat ont tenu bon face à un employeur qui n’a pas été de tout repos dans le cadre de cette syndicalisation. L’obtention de leur premier contrat de travail qui contient d’importants gains en matière de conciliation travail-études ainsi qu’en santé et sécurité, contribue grandement à assainir leur milieu de travail », ajoute Manon Tremblay, présidente du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN.

« La CSN est très heureuse d’avoir soutenu la lutte historique de ces salarié-es contre un géant œuvrant dans un domaine où la syndicalisation est très difficile et demeure hors norme. Nous sommes très fiers que ces femmes et ces hommes aient tracé une voie vers une amélioration générale des conditions de travail dans ce secteur », conclut Caroline Senneville, présidente de la CSN.

À propos
Regroupant les 29 salarié-es de la seule et première succursale accréditée le 23 novembre 2023 au Québec, le Syndicat des employé-es de la restauration–CSN, section Café Starbucks est affilié à la Fédération du commerce (FC–CSN). La FC–CSN compte près de 30 000 membres partout au Québec, dans les secteurs du commerce de gros et de détail, de l’agroalimentaire, de la finance et du tourisme. Le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean–CSN regroupe quelque 160 syndicats de la région et représente 16 000 membres issus de tous les secteurs d’activité.

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Quatre nouvelles ententes pour le Syndicat national des archéologues du Québec https://www.csn.qc.ca/actualites/quatre-nouvelles-ententes-pour-le-syndicat-national-des-archeologues-du-quebec/ Fri, 16 Feb 2024 19:14:14 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=94159 Réunis en assemblée générale le samedi 10 février dernier, les membres du Syndicat national des archéologues du Québec (SNAQ–CSN) ont adopté les ententes de principe conclues entre le syndicat et quatre importants employeurs dans le secteur de l’archéologie au Québec : Arkéos, Artefactuel, Ethnoscop et Patrimoine Experts.

« Nous avons réussi à faire des gains sur tous nos enjeux prioritaires, affirme Maxime Vaillancourt, président du SNAQ–CSN. Que ce soit en matière de santé et de sécurité au travail, du droit au rappel, de la conciliation vie-travail-famille, de la reconnaissance de la profession ou des considérations pécuniaires, ces ententes viennent corriger plusieurs des conditions archaïques et injustes imposées aux archéologues du Québec pendant trop longtemps. Nous pouvons être fiers d’avoir autant fait progresser la profession en seulement quatre années d’existence du syndicat. »

Adoptées à hauteur de 85 % à 100 %, ces ententes prévoient des conventions collectives d’une durée de trois ans, au cours desquelles le plafond salarial sera majoré de 10 $ l’heure, passant de 28 $ à plus de 38 $/heure, ce qui représente une augmentation de plus de 35 %.

« Nous sommes ravis que la patience et la détermination affichées par les membres du syndicat tout au long de la négociation et du processus de syndicalisation portent finalement leurs fruits, se réjouit Danny Roy, président de la Fédération des professionnèles (FP–CSN). Ces nouvelles ententes, convenues à l’amiable, balisent clairement la voie à suivre pour l’ensemble du marché. Les employeurs qui sont toujours récalcitrants n’ont d’autre choix que de se rendre à l’évidence : il faut donner un coup de barre pour rehausser et uniformiser les conditions de travail des archéologues. »

Représentant plus de 150 membres œuvrant dans plusieurs régions du Québec au sein de 11 firmes d’archéologie, le SNAQ–CSN est affilié à la Fédération des professionnèles–CSN.

La Fédération des professionnèles (FP–CSN) compte quelque 8 000 membres répartis partout au Québec et œuvrant dans plusieurs secteurs, dont ceux de la santé et des services sociaux et du développement régional et local.

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Une première convention collective au Village Vacances Valcartier https://www.csn.qc.ca/actualites/une-premiere-convention-collective-au-village-vacances-valcartier/ Wed, 19 Jul 2023 13:52:51 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=91577 Réunis en assemblée générale hier, les sauveteuses et sauveteurs du Village Vacances Valcartier ont adopté à 97 % l’entente de principe qui leur était présentée. Il s’agit d’une toute première convention collective pour cette section du Syndicat des travailleuses et travailleurs du commerce–CSN qui a été accréditée le 9 septembre dernier.

« Nous sommes très satisfaits de cette première convention collective », ont déclaré Clara Demers et Édouard Chabot, les deux représentants syndicaux ayant participé aux négociations, « nous avons réussi à progresser sur toutes nos priorités, soit les salaires, la santé et sécurité et les horaires de travail. » C’est après une vingtaine de rencontres de négociation que les parties en sont arrivées à une entente de principe vendredi dernier.

En plus d’un certain rattrapage, les négociations ont permis de revoir complètement la structure salariale pour la rendre plus intéressante et encourager les sauveteuses et les sauveteurs à donner des disponibilités et faire des heures afin de progresser dans les échelons. Les augmentations de salaire à la signature varient de 13,5 % à 22,66 % (18 % en moyenne) puis seront de 4,5 % la deuxième et la troisième année pour une augmentation sur trois ans allant de 24 % à 34 % selon le cas. L’objectif, atteint, était de rendre le Village Vacances Valcartier aussi attractif que le PEPS ou la Ville de Québec (deux autres grands employeurs de sauveteuses et de sauveteurs).

Entre autres gains, la nouvelle convention collective prévoit aussi la création d’un comité paritaire en santé et sécurité du travail (SST) ainsi qu’une banque de 12 h de libération par mois pour une ou un représentant en SST désigné par le syndicat. Les syndiqué-es ont également fait des gains importants en matière d’horaire de travail, notamment avec l’ajout de pauses conventionnées, tout en conservant une flexibilité qui était très appréciée. Par exemple, l’employeur ne pourra refuser une demande de congé pour activité scolaire, parascolaire ou sportive organisée, de plus, de nouveaux congés spéciaux ont été ajoutés.

« Les membres peuvent être très fiers du travail accompli par leur comité de négociation, » a déclaré Michel Valiquette, trésorier de la Fédération du commerce–CSN et représentant du secteur du tourisme, « il s’agit d’une excellente première convention collective qui deviendra, à terme, la référence en matière de salaire pour ce secteur dans la région de Québec. Ce n’est pas négligeable, je leur lève mon chapeau. »

« On se demandait parfois si les jeunes devraient se syndiquer et si c’est utile, » conclut Pierre Emond, vice-président du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, « de toute évidence la réponse est oui, on en a ici un bon exemple. Voici un groupe de jeunes qui avaient identifié des irritants au travail et qui se sont organisés pour les surmonter. La syndicalisation leur a permis d’améliorer leur sort et de régler collectivement leurs problèmes, moi je leur dis bravo! »

À propos
La section Village Vacances Valcartier du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du commerce–CSN représente la centaine de sauveteuses et de sauveteurs de l’institution aquatique. Le syndicat est affilié à la Fédération du commerce–CSN qui regroupe près de 30 000 membres dans 360 syndicats, au Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN qui compte 45 000 membres dans 240 syndicats de toutes provenances et, bien sûr, à la CSN qui compte pour sa part plus de 330 000 membres syndiqués provenant tant du secteur privé que public.

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Manifestation pour préserver les horaires spéciaux dans les foyers de groupe https://www.csn.qc.ca/actualites/manifestation-pour-preserver-les-horaires-speciaux-dans-les-foyers-de-groupe/ Thu, 04 May 2023 17:06:58 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=89058 Une manifestation des éducatrices et éducateurs du Centre jeunesse de Québec a eu lieu ce midi devant un foyer de groupe situé sur le chemin Saint-Louis. Au cœur du litige, l’abolition d’horaires spéciaux dont les éducateurs et les éducatrices bénéficiaient depuis une quinzaine d’années. Les protestataires craignent que cette décision unilatérale du CIUSSS de la Capitale-Nationale ne nuise à l’attraction et à la rétention de la main-d’œuvre dans ce secteur déjà en pénurie sévère.

Il y a neuf foyers de groupe hébergeant des enfants de 6 à 12 ans ou des adolescents de 13 à 18 ans au Centre jeunesse de Québec. On parle d’environ 75 usagers et d’une centaine d’éducatrices et d’éducateurs. « Depuis quelques années, le climat change dans les foyers de groupe et ça devient de plus en plus lourd. En résumé, ça brasse beaucoup et de plus en plus », indique Martin Gaudreault, responsable du secteur du Centre jeunesse de Québec au Syndicat des professionnèles, techniciennes et techniciens de la santé et des services sociaux (SPTSSS–CSN).

Depuis une quinzaine d’années, les éducatrices et les éducateurs des foyers de groupe bénéficiaient d’un horaire spécial négocié par leur syndicat et faisant l’objet d’une lettre d’entente afin de permettre une certaine stabilité de la main-d’œuvre, un facteur essentiel quand on s’occupe d’enfants et d’adolescents en détresse. « Concrètement, l’horaire était réaménagé pour permettre une semaine normale de quatre jours (jours/soirs) avec une fin de semaine par mois. En contrepartie, les éducatrices et les éducateurs renonçaient à un certain nombre de jours fériés et de maladies. Malgré cela, les foyers de groupe sont l’endroit où il y a le plus de temps supplémentaire et le plus grand manque de personnel dans le Centre jeunesse de Québec », précise Martin Gaudreault.

Malheureusement, pour faire face aux défis que pose la pénurie de personnel, le CIUSSS de la Capitale-Nationale a décidé unilatéralement d’abolir les horaires spéciaux et d’imposer un horaire sur cinq jours, incluant les soirs et les fins de semaine. « Cette mesure va directement à l’encontre des recommandations de la Commission Laurent, dont le rapport a été déposé il y a deux ans aujourd’hui et qui proposait plutôt d’instaurer de meilleures conditions de travail pour attirer du personnel », indique Luc Plamondon, secrétaire général du SPTSSS–CSN.

« Les travailleuses et les travailleurs des foyers de groupe sont déjà crevés et au bout du rouleau et là on leur annonce que loin de leur permettre de souffler, on va les obliger à travailler plus. Ça ne fait pas de sens. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale doit reculer et revenir aux horaires qui prévalent depuis plus de 15 ans. C’est important autant pour les travailleuses et les travailleurs que pour les usagers des foyers de groupe. Il en va de la qualité des services », conclut Nicole Cliche, présidente du SPTSSS–CSN.

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Un pas dans le bon sens… sans grande audace https://www.csn.qc.ca/actualites/un-pas-dans-le-bon-sens-sans-grande-audace/ Wed, 15 Feb 2023 18:45:18 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=87571 L’idéal d’un système VRAIMENT public commande l’affranchissement du réseau public de toute dépendance à l’égard de l’entreprise privée à but lucratif. La première mesure pour redevenir un employeur de choix est d’abolir les agences de personnel et de mettre fin à la concurrence qui prévaut actuellement entre les conditions du secteur public et celles des agences. En outre, il est crucial d’assurer au personnel du réseau public de bonnes conditions de travail et de rémunération pour y ramener les travailleuses et les travailleurs et retenir celles et ceux qui y sont demeurés.

La CSN aurait voulu que le gouvernement fasse preuve de plus d’audace en s’engageant dès maintenant dans un plan visant le rapatriement de l’ensemble des ressources dans le secteur public. Elle invite donc le gouvernement de la CAQ à aller plus loin pour éradiquer complètement les recours aux entreprises de placement de main-d’œuvre en santé et services sociaux.

« Pour mettre fin définitivement aux recours aux agences privées, il lui faudra travailler avec nous, les organisations syndicales, souligne la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Redevenir un employeur de choix, comme réseau public, constitue la pierre angulaire de toute solution à long terme. Pour cela, ce que nous demandons, c’est que le gouvernement soit en mode écoute. Parce que des solutions, le personnel du réseau en a tout plein. Elles sont concrètes et réalistes, mais trop souvent ignorées. »

La CSN réitère la nécessité d’avoir un échéancier indiquant clairement les étapes pour s’affranchir complètement et définitivement de cette dépendance envers l’entreprise privée à but lucratif, parce que l’heure est grave. En définitive, il faudra voir le règlement qui sera adopté par le gouvernement pour savoir si on assiste à un véritable changement de cap.

Un problème généralisé
Le recours à des agences de placement de personnel crée aussi de l’instabilité pour les équipes de travail et nuit à la sécurité et à la qualité des soins et des services. Les agences sont dorénavant partout dans le réseau ! Dans les soins infirmiers, chez les préposé-es aux bénéficiaires, dans les services alimentaires, dans les services sociaux…  Bref, le problème touche plusieurs titres d’emplois et il a également pris beaucoup d’ampleur dans le secteur des centres d’hébergement privés ces dernières années. Là aussi, il faut agir, sinon on ne fait que déplacer le problème.

Pour la CSN, cette situation de dépendance doit alerter toute la population quant aux conséquences réelles de la privatisation en santé et services sociaux, et ce, même quand les frais sont couverts par l’assurance maladie publique. Elle entraîne inévitablement la fuite des ressources et de l’expertise du secteur public vers des entreprises à but lucratif dont l’objectif premier est de réaliser des profits. Des groupes de médecine familiale et centres médicaux spécialisés aux centres d’hébergement privés, aucun exemple de privatisation en santé et services sociaux n’a permis à l’État de payer moins cher que dans le secteur public tout en atteignant les objectifs, notamment en matière d’accessibilité.

Pour connaître les solutions mises en avant par la CSN, visitez le https://www.csn.qc.ca/vraiment-public/

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Les membres du Syndicat des employés de Fonderie Saguenay ltée obtiennent un règlement! https://www.csn.qc.ca/actualites/les-membres-du-syndicat-des-employes-de-fonderie-saguenay-ltee-obtiennent-un-reglement/ Tue, 14 Jun 2022 19:53:36 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=84116 Les membres du Syndicat des employés de Fonderie Saguenay ltée se sont réunis en assemblée générale le mercredi 25 mai dernier. Ils ont entériné l’entente de principe survenue la semaine précédente.

Présentée par leur comité de négociation, l’entente, d’une durée de quinze mois, comprend des augmentations salariales de 15 % et inclut une clause de protection contre l’inflation des prix à la consommation, et ce, de manière trimestrielle. De plus, l’horaire de travail est amélioré afin de permettre une plus grande flexibilité en lien avec la conciliation travail-famille.

Cette négociation, très satisfaisante pour les parties, est le résultat des bonnes relations de travail que les parties ont su maintenir au fil des années.

Les membres du Syndicat des employés de Fonderie Saguenay ltée sont fiers d’avoir la convention collective la plus avantageuse de leur secteur.

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Plusieurs citoyennes et citoyens de la région Lanaudière manifestent pour vivre comme du monde https://www.csn.qc.ca/actualites/plusieurs-citoyennes-et-citoyens-de-la-region-lanaudiere-manifestent-pour-vivre-comme-du-monde/ Mon, 02 May 2022 15:27:31 +0000 http://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=83658 Plusieurs citoyennes et citoyens se sont rassemblés, dimanche après-midi, au parc Antonio-Barrette à Joliette pour souligner, sous le thème Pour vivre comme du monde, la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs.

« En 2022, c’est inacceptable qu’autant de femmes et d’hommes peinent à joindre les deux bouts. Le salaire minimum s’établit désormais à 14,25 $ l’heure et le ministre du Travail se réjouit de peut-être atteindre 15 $ en 2023. C’est indécent, de déclarer Patricia Rivest, représentante du Réseau Vigilance de Lanaudière et présidente du Conseil central de LanaudièreCSN. 15 $ l’heure, c’est ce dont nous avions besoin en 2016. Il est grand temps que nos gouvernements mettent finalement en place les mécanismes pour que toutes les travailleuses et tous les travailleurs puissent bénéficier d’un salaire décent qui leur permet de vivre comme du monde. »

La précarité financière résulte des faibles salaires offerts dans de trop nombreux secteurs d’activités et de la difficulté à pouvoir compter sur des emplois stables. Il ne devrait pas être normal de devoir cumuler des emplois, travailler à temps plein et malgré tout vivre dans la précarité. Bénéficier d’un emploi stable à un salaire décent devrait être un droit et non un privilège. Il est temps que toutes les travailleuses et tous les travailleurs qui occupent ces emplois, même ceux au bas de l’échelle, puissent recevoir un salaire qui leur permet de vivre dignement !

Le Réseau Vigilance de Lanaudière saisit l’occasion offerte par la Journée internationale des travailleuses et des travailleurs pour revendiquer des emplois de qualité et empreints de respect. Des charges de travail plus humaines, des périodes de repos suffisantes et l’accès réel à une conciliation travail-famille-vie personnelle doivent être à la base des conditions de travail. La pandémie a été révélatrice à cet effet ; pouvoir compter sur des travailleuses et des travailleurs en santé, c’est essentiel ! Tant la santé physique que la santé mentale doivent être mieux protégées. Il est grand temps de favoriser des milieux de travail psychologiquement plus sains et plus sécuritaires.

« Les inégalités ne cessent de croître. Pour vivre comme du monde, nous devons les combattre et placer les droits de la personne au cœur des politiques publiques et des choix économiques, de souligner Madame Rivest. Ces droits ne devraient pas être malléables ou négociables selon les humeurs de nos dirigeants politiques. Nous demandons de façon urgente, un meilleur respect de l’ensemble des droits économiques et sociaux. »

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Un sondage de la FSSS–CSN révèle que les primes temporaires ne sont pas la solution pour régler la pénurie https://www.csn.qc.ca/actualites/un-sondage-de-la-fsss-csn-revele-que-les-primes-temporaires-ne-sont-pas-la-solution-pour-regler-la-penurie/ Wed, 13 Oct 2021 14:45:01 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80702 Alors que le gouvernement a récemment annoncé des mesures pour attirer et retenir des infirmières dans le réseau, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) a mené un sondage pour entendre les solutions identifiées par le personnel. Si le gouvernement préconise les primes temporaires, les travailleuses et travailleurs réclament une amélioration des conditions de travail et une reconnaissance permanente de leurs efforts pour lutter contre le manque de personnel.

Le gouvernement rate la cible
Le sondage mené du 1er au 8 octobre a permis de rejoindre 4234 répondantes et répondants membres de la FSSS–CSN, principalement dans le réseau public de la santé et des services sociaux et dans les CPE. Quand on leur demande de quelles manières concrètes il serait possible d’améliorer leur santé physique et psychologique au travail pour mieux lutter contre le manque de personnel, les répondantes et répondants au sondage identifient principalement la reconnaissance de leurs efforts par des mesures financières permanentes (73 %) et la réduction de la charge de travail (63 %). Ils sont bien peu nombreux (24 %) à cibler la reconnaissance de leurs efforts par des primes temporaires, pourtant la voie préconisée par le gouvernement.

« Ce que les travailleuses et travailleurs disent au gouvernement, c’est que s’il veut vraiment régler le manque de personnel, il doit prendre une autre direction. Elles et ils sont au front depuis plus d’un an et demi face à la pandémie et sont à bout. Il faut d’urgence travailler à réduire la charge de travail et à mieux reconnaître la contribution de l’ensemble du personnel », explique Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Des risques psychosociaux à prendre en compte pour mettre fin à l’hémorragie
La majorité des plus de 4200 répondantes et répondants du sondage de la FSSS–CSN identifie la charge de travail et la reconnaissance au travail comme les deux principaux problèmes minant leur santé psychologique. Parmi les autres risques psychosociaux les plus préoccupants dans le milieu de travail qui augmentent le manque de personnel dans nos réseaux, les répondantes et répondants ciblent le manque d’autonomie décisionnelle, les difficultés de conciliation travail-famille-études et le manque de soutien des supérieurs et collègues.

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Le gouvernement reste muet sur la fin du TSO https://www.csn.qc.ca/actualites/le-gouvernement-reste-muet-sur-la-fin-du-tso/ Thu, 23 Sep 2021 19:44:17 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80555 La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) déplore que le plan gouvernemental reste muet sur la fin du temps supplémentaire obligatoire et contient des mesures temporaires qui ne permettront pas de mettre fin à la crise du réseau. La FSSS–CSN réagira au plan gouvernemental à 16 h dans ses bureaux à Montréal.

Pour la FSSS–CSN, pour être un succès, le plan gouvernemental doit viser une chose : donner un coup de barre dans les conditions de travail du personnel du réseau de la santé et des services sociaux. Au sortir d’une négociation difficile où le gouvernement a fait la sourde oreille aux nombreuses solutions que nous avons mises de l’avant, la FSSS–CSN constate que le gouvernement Legault prend enfin conscience de la crise du manque de personnel dans le réseau. Les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes comme plusieurs autres titres d’emploi quittent le réseau parce que les conditions sont trop difficiles. Elles sont aussi trop nombreuses à tomber au combat parce que peu est fait pour prendre soin de leur santé physique et psychologique. Malgré nos nombreuses demandes, le gouvernement refuse toujours de nous transmettre ses données sur la planification de la main-d’œuvre, ce qui ne permet pas d’agir sur les manques de personnel pour bien des titres d’emploi du réseau.

« Le gouvernement reste muet sur les moyens pour mettre fin au temps supplémentaire obligatoire pour les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes. C’est pourtant là l’essentiel, au-delà des incitatifs financiers. Ce dont on a besoin, c’est d’améliorer nos conditions de travail. On a besoin de plus que d’un gros plaster pour régler la crise », lance Frédéric Lapierre Justin, représentant des professionnel-les en soins à la FSSS–CSN.

Implanter les solutions avec le personnel et les syndicats

C’est pourquoi la FSSS–CSN appelle le gouvernement à aller plus loin et à faire autrement. Si accélérer les mesures incluses dans les nouvelles conventions collectives et implanter de nouveaux incitatifs financiers sont à évaluer, il faudra en faire davantage pour régler la crise. Les mesures doivent permettre de reconnaître de manière permanente le travail des personnes en place qui luttent depuis plus d’un an et demi contre la pandémie. Elles doivent aussi viser à cesser de gérer le réseau à coups d’arrêtés ministériels et de se mettre à l’écoute du personnel et des syndicats. Pour la FSSS–CSN, il faut d’urgence :

  • Mettre fin au temps supplémentaire obligatoire et miser sur la stabilité des postes et des horaires
  • Contrer la surcharge de travail
  • Accentuer les mesures de conciliation travail famille études
  • Fermer la porte aux agences privées en intégrant leur personnel dans le réseau public
  • Agir globalement sur les manques de personnel pour tous les titres d’emploi en demande. La FSSS–CSN est heureuse de constater que le gouvernement accepte enfin d’augmenter le personnel administratif pour venir en support aux équipes de soins
  • Décentraliser l’organisation de la prévention et donner les moyens aux milieux de travail de faire de la prévention pour agir sur la santé physique et psychologique du personnel
  • Organiser le réseau en misant sur la décentralisation, la démocratisation et l’autonomie des équipes de travail

« Les solutions, les gens sur le terrain les connaissent depuis longtemps. Le problème, c’est qu’on frappe un mur pour les implanter. Aujourd’hui, le gouvernement montre enfin qu’il est prêt à faire des efforts. Pour mettre fin à la crise du réseau, il doit maintenant se mettre à notre écoute », de conclure Jeff Begley, président de la FSSS–CSN.

Les représentant-es des médias sont invités à assister à la réaction de la FSSS–CSN à 16 h au 1601 avenue de Lorimier, Montréal (salle 3201).

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La CSN espère un changement de cap du gouvernement https://www.csn.qc.ca/actualites/la-csn-espere-un-changement-de-cap-du-gouvernement/ Tue, 21 Sep 2021 14:21:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80517 Invités à rencontrer la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, pour discuter des négociations avec les travailleuses des centres de la petite enfance (CPE), la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, et le président de la Fédérations de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), Jeff Begley, espèrent que cette rencontre marquera un changement de cap de la part du gouvernement et que ce dernier bonifiera considérablement ses offres alors que les négociations stagnent depuis plusieurs mois.

« Nous assistons à un véritable exode des travailleuses et travailleurs des CPE, qui quittent le réseau en grand nombre pour aller travailler dans d’autres domaines. Les offres déposées par le Conseil du trésor jusqu’à présent sont largement insuffisantes pour renverser cette tendance et assurer la pérennité des CPE, déplore Mme Senneville. Le gouvernement doit comprendre que pour s’attaquer à la pénurie de main-d’œuvre généralisée au Québec, les parents doivent pouvoir travailler, et pour ça, il faut des travailleuses dans les CPE. »

Représentant plus de 11 000 travailleuses et travailleurs en CPE, la CSN et la FSSS–CSN ont d’ailleurs annoncé la semaine dernière qu’une première journée de grève aura lieu le 24 septembre dans le but d’accroître la pression sur le gouvernement et de faire débloquer les pourparlers.

« Le fait que nos membres ont voté en faveur de la grève à hauteur de 97 % démontre à quel point la situation est intenable, explique M. Begley. Nous ignorons si c’est ce qui a motivé la décision de Mme Lebel de nous rencontrer, mais le Trésor doit absolument offrir des solutions concrètes aux problèmes de surcharge de travail et du manque de personnel. Il y a urgence d’agir. »

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La solution pour régler la pénurie de main-d’œuvre dont on ne parle pas : de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires https://www.csn.qc.ca/actualites/la-solution-pour-regler-la-penurie-de-main-doeuvre-dont-on-ne-parle-pas-de-meilleures-conditions-de-travail-et-de-meilleurs-salaires/ Fri, 13 Aug 2021 13:24:20 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=80184 « Pay them more ». Traduction libre : Payez-les plus ou payez-les mieux. Voici ce qu’a répondu en juin dernier le président des États-Unis Joe Biden à des gens qui lui demandaient ce qu’il avait à dire à des employeurs qui cherchaient des solutions à la pénurie de main-d’œuvre. Cette réponse a le mérite d’être courte et claire. Mais on ne l’entend pas ici.

Dans les dernières semaines, Karl Blackburn, président et directeur du Conseil du patronat du Québec (CPQ), présentait dans une lettre ouverte les dix solutions du CPQ pour solutionner la pénurie de main-d’œuvre. Certaines de ces solutions sont intéressantes : celles qui misent sur la formation et sur l’alphabétisation des salarié-es, notamment. Mais une bonne partie de ces solutions sont ce qu’elles sont : des solutions de patrons. Aucune d’entre elles ne parle concrètement d’amélioration des conditions de travail et salariales.

Comme présidente d’une centrale syndicale qui représente 300 000 travailleuses et travailleurs dans les secteurs privé et public, je pourrais copier les propos de Joe Biden pour répondre aux patrons du Québec : la pénurie de main-d’œuvre est un problème complexe et on doit s’y attaquer de diverses façons. Pour le régler de façon durable, il faut certes investir dans la formation des travailleuses des travailleurs, afin qu’ils soient mieux qualifiés pour les emplois de demain. Mais il faut aussi améliorer les conditions de travail et hausser les salaires.

La pénurie de main-d’œuvre n’est pas née avec la pandémie. C’était un sujet chaud avant que le coronavirus nous enferme toutes et tous chez nous et fasse perdre des emplois à des milliers de personnes, surtout dans les secteurs à bas salaire. Prenons pour exemple le secteur de l’hôtellerie. En 2019, on constatait déjà une pénurie dans ce secteur et aujourd’hui, on la constate encore. Présentement, les 2500 professionnel-les de l’hôtellerie représentés par la CSN sont justement en négociation pour le renouvellement de leurs conventions collectives. Pourtant, les employeurs refusent d’améliorer les conditions de travail et d’augmenter les salaires pour attirer davantage de candidates et de candidats. Ils « offrent » même des reculs! Rien pour régler la pénurie de main-d’œuvre dans ce secteur.

On voit une situation similaire dans les CPE : les conditions de travail sont si difficiles et les salaires si bas qu’il manque grandement de travailleuses. Cette pénurie freine la création de places et fait en sorte qu’en ce moment, des parents – surtout des mères – ne peuvent rejoindre le marché du travail. C’est ce qu’on appelle le serpent qui se mord la queue! Dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives, jusqu’à maintenant ce sont des miettes qui sont mises sur la table par le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe et les associations patronales. À la suite de l’annonce de l’entente Canada-Québec de la semaine dernière et des six milliards de dollars qui y sont rattachés, le gouvernement Legault a promis d’augmenter le salaire des travailleuses en CPE. Qu’il passe de la parole aux actes!

Hausser les salaires est une chose. Améliorer les conditions dans lesquelles les travailleuses et les travailleurs pratiquent leur métier est aussi primordial. On parle bien peu de la « pénibilité » de certains quarts d’emploi, de la difficile conciliation travail-famille dans une multitude de secteurs, des horaires brisés, de la précarité des postes, des conditions difficiles dans le secteur public, du salaire minimum qui est loin de permettre à quelqu’un d’arriver.

Autre solution de patrons qui permet de contourner le problème en refusant d’améliorer les conditions d’emploi : récemment, on apprenait qu’une nouvelle entente Canada-Québec permettra aux employeurs québécois de faire passer de 10 % à 20 % le quota de travailleurs étrangers temporaires qu’ils souhaitent embaucher dans des postes à bas salaires. Certains éléments de cette entente sont intéressants, notamment le fait que les travailleurs qualifiés qui attendent ici leur résidence permanente pourront maintenant avoir un permis de travail ouvert transitoire, qui permet de changer d’employeur, ce qui était jusqu’à maintenant impossible. Mais encore une fois, plutôt que d’améliorer concrètement les conditions salariales et de travail, Québec, le patronat et le milieu des affaires cherchent plutôt de nouveaux bassins de « cheap labor ».

Chers employeurs, désolée de jouer le rôle du caillou dans votre soulier, mais la meilleure stratégie pour attirer et maintenir la main-d’œuvre demeurera toujours l’amélioration de ses conditions de travail. Cela fait des lustres que vous demandez de la souplesse à vos salarié-es, il est maintenant le temps que vous en fassiez preuve vous-mêmes!

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Négo bloquée : Les syndicats prêts pour la grève dès le début juin https://www.csn.qc.ca/actualites/les-syndicats-de-la-sante-et-des-services-sociaux-prets-pour-la-greve-des-le-debut-juin/ Mon, 17 May 2021 19:32:54 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79338 Depuis quelques jours, la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN) représentant 110 000 salarié-es du réseau public, de toutes les catégories de personnel, détient le mandat d’exercer la grève, et ce jusqu’à une durée illimitée, si nécessaire. Face à une négociation bloquée depuis plus d’un an, la FSSS–CSN mène aujourd’hui des coups d’éclat partout au Québec et annonce entreprendre les préparatifs pour une grève qui sera déclenchée au début du mois de juin, si cela s’avère nécessaire

« J’ai entendu M. Legault dire que sa patience avait des limites. Disons que les travailleuses et des travailleurs du réseau public, après l’année qu’on a vécue, nous sommes encore plus impatients que lui d’améliorer nos conditions de travail. Depuis plus d’un an, on présente nos solutions en négociation aux représentants du gouvernement, on propose des alternatives, mais il les ignore », déplore le président de la FSSS–CSN, Jeff Begley.

« En plus de ne pas négocier sérieusement, le gouvernement rajoute l’insulte à l’injure en balançant des faussetés en conférence de presse, poursuit-il. Il ne nous offre pas des augmentations de 8 % sur 3 ans, mais bien de 5 %. Il n’offre pas un redressement salarial de 23 % aux préposé-es aux bénéficiaires (PAB) et aux auxiliaires aux services de santé et sociaux (ASSS), mais plutôt des primes pour certains PAB, et ce, uniquement en CHSLD. De plus, le gouvernement veut que nous renoncions au maintien de l’équité salariale pour ces catégories d’emploi et aux sommes importantes qui leur sont dues depuis plusieurs années. On est très loin du coup de barre nécessaire dans ce réseau ». Rappelons que la CSN revendique des augmentations de salaire en montant fixe ayant un impact plus marqué pour celles et ceux qui gagnent le moins dans les services publics. La CSN demande une augmentation de 2 $ l’heure, pour 2020 et de 0,75 $ l’heure pour 2021 et 2022.

Pour la FSSS–CSN, la balle est clairement dans le camp du gouvernement. « Après 68 rencontres de négociation sur les conditions de travail propre au réseau de la santé et des services sociaux, les négociateurs du gouvernement connaissent bien les attentes des travailleuses et des travailleurs. On pourrait faire beaucoup de progrès rapidement à la table de négociation, si le gouvernement le voulait vraiment explique la vice-présidente de la FSSS–CSN, Josée Marcotte. Nous avons proposé des pistes concrètes, notamment pour renforcer la santé et la sécurité au travail, favoriser la conciliation famille-travail-études, diminuer les heures supplémentaires, éliminer les surcharges de travail. Ce sont des priorités pour nos membres. Il va falloir que toutes et tous trouvent leur compte dans une entente. ».

Vers la grève en santé et services sociaux
Les syndicats de la FSSS–CSN se préparent à exercer la grève dès le début du mois de juin. Ils pourront exercer un rapport de force inédit dans le secteur de la santé et des services sociaux en vertu d’une récente décision du Tribunal administratif du travail ayant notamment pour effet de mettre le personnel cadre à contribution dans le maintien des services essentiels, en remplaçant des grévistes dans les divers services et unités de soins.

« Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous en sommes rendus là, mais nous sommes maintenant prêts à recourir à ce moyen ultime si cela s’avère nécessaire. Le gouvernement a encore l’opportunité de s’activer aux tables de négociation afin de conclure une entente et éviter la grève. L’heure n’est plus aux mercis en conférence de presse, mais à une véritable reconnaissance en se donnant la peine de régler des problèmes qui minent notre quotidien et convenir de solutions qui auront un impact positif pour les services à la population ».

Les conventions collectives du secteur public sont échues depuis le 31 mars 2020.

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Le personnel syndiqué des CPE de la FSSS–CSN accentue la pression https://www.csn.qc.ca/actualites/le-personnel-syndique-fsss-csn-accentue-la-pression/ Wed, 05 May 2021 10:00:32 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=79212 Aux prises avec un problème aggravé de pénurie de main-d’œuvre, les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance, représentés par la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN), se dotent de mandats forts partout au Québec, pour accentuer les moyens de pression sur le gouvernement Legault.

«Ce gouvernement promet de créer de nouvelles places, mais sait très bien que cet objectif est inatteignable dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée en CPE, exacerbée depuis un an par la pandémie. Une seule solution permettra de retenir ou d’attirer des ressources : de meilleures conditions de travail», explique logiquement Stéphanie Vachon, représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN.

Or, au détriment des familles québécoises, les demandes patronales qui viennent d’être déposées à la table de négociation nationale s’inscrivent en parfaite contradiction avec la volonté de mettre un terme à la pénurie. «Les demandes formulées visent à presser le citron davantage et ainsi détériorer les conditions de travail de celles et ceux qui éduquent nos tout-petits. Cette stratégie contreproductive risquerait de décourager d’éventuelles recrues et de pousser vers la sortie les personnes épuisées et sous-payées qui tiennent le réseau à bout de bras », ajoute Stéphanie Vachon.

Ainsi, au cours des prochaines semaines, les parents seront informés de l’escalade des moyens de pression et seront appelés à appuyer les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance dans leurs démarches pour bonifier et assurer la pérennité du réseau des CPE.

Des demandes légitimes pour stopper la pénurie

Les travailleuses et les travailleurs des centres de la petite enfance demandent, entre autres, une augmentation salariale équitable comparativement à une formation du même niveau dans le réseau de l’éducation. Aussi, elles souhaitent plus de moyens pour donner de meilleurs services aux enfants, dont du temps pour mieux planifier, pour remplir le dossier de l’enfant et pour soutenir les enfants à besoins particuliers. Il faut également faire respecter le ratio éducatrices/enfants en tout temps.

«Avec le transfert prochain de 6 milliards de dollars du gouvernement fédéral, le gouvernement Legault a plus que jamais les moyens de mieux répondre aux besoins des familles québécoises qui nécessitent plus de places en CPE et de meilleurs services grâce au personnel qualifié», conclut Lucie Longchamps, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

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Rencontre du Collectif 8 mars avec la ministre Charest : tout simplement décevante https://www.csn.qc.ca/actualites/rencontre-du-collectif-8-mars-avec-la-ministre-charest-tout-simplement-decevante/ Thu, 04 Mar 2021 19:47:31 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=78542 À l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente plus de 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, afin d’échanger avec elle sur les impacts de la pandémie à l’endroit des femmes. Les représentantes du Collectif se disent globalement déçues de cette rencontre et attendaient un engagement formel de la ministre pour prendre des mesures concrètes afin d’enrayer les discriminations systémiques vécues par les femmes et entre les femmes. Si la ministre a reconnu certains impacts causés par la pandémie, le Collectif se questionne sur la volonté du gouvernement d’écouter les femmes et de poser des actions concrètes au-delà des beaux discours.

La pandémie a eu des conséquences désastreuses pour les femmes
Depuis près d’un an, les conséquences de la pandémie de la COVID-19 se sont avérées particulièrement éprouvantes pour les femmes. Leurs conditions de vie et de travail se sont détériorées à vue d’œil, notamment en matière de pertes d’emplois et de revenu, sans compter l’augmentation de la violence envers elles.

La conciliation famille-travail-études-vie personnelle : un défi en temps de pandémie
En outre, les femmes ont vu augmenter leur charge de travail invisible ainsi que leur charge mentale. Au pire de la crise sanitaire, elles ont dû endosser plusieurs fonctions, dont celles de télétravailleuses ou de travailleuses essentielles, d’enseignantes privées, d’éducatrices, de proches aidantes et de responsables de la logistique domestique et familiale.

L’augmentation du salaire minimum est plus que nécessaire
Le revenu des bas salarié-es, qui ont souvent agi comme ressources essentielles pendant la crise sanitaire, est tout simplement insuffisant. Rappelons que 58 % des travailleuses et des travailleurs touchant le salaire minimum sont des femmes. Augmenter le salaire minimum est une façon de reconnaître la juste valeur du travail, de diminuer l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, de réduire la pauvreté, et ainsi de tendre vers plus d’égalité.

Une modernisation du régime de santé qui protège aussi les femmes
La pandémie de COVID-19 a révélé au grand jour les risques, souvent sous-estimés, auxquels plusieurs femmes sont exposées au travail. Il est impératif que la modernisation du régime de santé et de sécurité du travail protège toutes les travailleuses et qu’elle tienne compte des situations diverses dans lesquelles elles se retrouvent. De plus, il est nécessaire, pour éviter de répéter les erreurs du projet de loi 59, que le gouvernement applique systématiquement l’Analyse différenciée selon les sexes et intersectionnelle (ADS+) dans l’élaboration de tous ses projets de loi.

Les femmes oubliées dans les mesures du Plan de relance
Malgré ce portrait accablant, le premier ministre François Legault n’était pas présent à la rencontre du Collectif même si l’invitation lui a été lancée des mois en avance. Les femmes, qui subissent lourdement les impacts de la pandémie, semblent avoir été oubliées dans les mesures prévues au budget pour le plan de relance économique. Un an après le début de la pandémie, force est de constater que nous sommes toujours dans l’attente d’un plan qui prend en considération les impacts sur toutes les femmes, particulièrement sur celles qui vivent à la croisée des oppressions, c’est-à-dire les femmes immigrantes et racisées, les femmes noires, les femmes autochtones, les femmes ayant un handicap et les femmes aînées et les personnes LGBTQ+. Si la ministre Charest a mentionné l’existence d’un plan d’action Covid pour les femmes, il n’y a néanmoins aucune information sur son contenu, les mesures qu’il propose ou encore sa date de publication.

Autres actions féministes dans le cadre de la journée du 8 mars
Le Collectif 8 mars invite la population à participer aux événements organisés par FDO (Femmes de diverses origines), soit un webinaire le samedi 6 mars et un rassemblement le dimanche 7 mars à 16 h Place Émilie-Gamelin à Montréal.

À propos du Collectif 8 mars
Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), du Réseau des Tables régionales de groupes des femmes du Québec, de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

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Le SNAQ–CSN prêt à entamer les négociations ! https://www.csn.qc.ca/actualites/le-snaq-csn-pret-a-entamer-les-negociations%e2%80%89/ Mon, 19 Oct 2020 19:35:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=76723 Les membres du Syndicat national des archéologues du Québec (SNAQ–CSN) ont approuvé à l’unanimité leur cahier de demandes au terme d’une rencontre de l’assemblée générale ayant eu lieu en fin de semaine.

« L’exercice démocratique a engendré des débats très respectueux et incroyablement productifs, s’est réjoui le président du SNAQ–CSN, Maxime Vaillancourt. Les propositions des membres nous ont permis de peaufiner notre cahier de demandes. Nous arriverons donc aux tables de négociation avec un document solide et des demandes raisonnables et mûrement réfléchies. »

Les revendications retenues par les membres visent à établir de nouvelles fondations pour la profession d’archéologue au Québec. Ces demandes sont divisées en cinq enjeux, nommément : la santé et la sécurité au travail, la conciliation vie-travail-famille, le droit au rappel et l’ancienneté, la reconnaissance de la profession et, bien sûr, les considérations financières.

« Il s’agit d’une première négociation pour ce nouveau syndicat dont le secteur d’activités présente certaines caractéristiques très particulières, explique la présidente de la Fédération des professionnèles (FP–CSN), Ginette Langlois. Les conditions de travail actuelles des archéologues fluctuent énormément d’une firme à l’autre. Dans certains cas, elles ne satisfont même pas au minimum requis par la loi. Les demandes élaborées par les membres du SNAQ–CSN deviendront la norme à respecter au sein de la profession. »

À la suite de l’adoption de son cahier de demandes, le syndicat invitera sous peu chacun des employeurs où il est accrédité — ou en voie d’être accrédité — à s’asseoir à la table de négociation.

À propos

Le Syndicat national des archéologues du Québec (SNAQ–CSN) a été fondé le 1er mars 2020 et représente la presque totalité des archéologues professionnels au Québec. Il s’est donné pour mission d’améliorer les conditions de travail et d’assurer une pratique saine et viable de l’archéologie au Québec, assurant ainsi des fondations solides pour la profession.

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Chargés de cours et partis de l’opposition aux côtés des tutrices et des tuteurs https://www.csn.qc.ca/actualites/charges-de-cours-et-partis-de-lopposition-aux-cotes-des-tutrices-et-des-tuteurs/ Tue, 28 May 2019 16:30:39 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=71481 Inquiète de l’avenir de l’Université TÉLUQ, la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) apprécie le soutien exprimé par deux des porte-paroles en matière d’enseignement supérieur des partis de l’opposition. Marwah Rizqy, députée libérale dans Saint-Laurent et Gabriel Nadeau-Dubois, député de Québec Solidaire dans Gouin unissent leur voix à celles des représentant-es des syndicats composés de chargés-es de cours pour questionner le gouvernement sur le conflit qui oppose l’université à ses tutrices et ses tuteurs depuis deux ans.

En négociation depuis plus de 21 mois, la situation à l’Université TÉLUQ s’est envenimée en raison de l’entêtement de la direction à se débarrasser de ses tutrices et tuteurs d’expérience compromettant ainsi la qualité de l’encadrement. À la suite de nouvelles exigences patronales, forçant les membres du syndicat à déclencher la grève générale illimitée le 28 janvier 2019, des milliers d’étudiantes et d’étudiants se sont trouvés privés du soutien nécessaire à la réussite de leurs cours. Les inscriptions pour cet été ont fondu de 60 % jetant une ombre menaçante sur l’avenir de l’université.

« La TÉLUQ est la porte d’entrée de l’enseignement supérieur pour bon nombre d’étudiantes et d’étudiants de première génération. Son modèle favorise la conciliation travail, études et vie personnelle. Malheureusement, l’entêtement de la direction à sabrer l’encadrement laisse planer un sérieux doute sur le maintien de la qualité des diplômes provenant de cette université », souligne Richard Bousquet, vice-président et responsable du regroupement université de la FNEEQ-CSN.

Pour la FNEEQ-CSN, la question est d’autant plus préoccupante que rien n’a filtré de l’enquête approfondie demandée par l’ex-ministre Hélène David à l’été 2018. L’Université TÉLUQ poursuit toujours sa restructuration dont l’essentiel consiste à fragmenter la tâche jusqu’ici dévolue aux tutrices et aux tuteurs et à en transférer une bonne partie à un autre groupe d’enseignants contractuels et embauchés à cette fin. La situation préoccupe l’ensemble des chargé-es de cours du Québec qui y voient un modèle de formation à distance qui pourrait aussi les affecter s’il était exporté aux autres universités.

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Un dialogue à poursuivre https://www.csn.qc.ca/actualites/un-dialogue-a-poursuivre/ Fri, 08 Mar 2019 23:01:36 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=70617 À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les membres du Collectif 8 mars, qui représente 700 000 femmes au Québec, ont rencontré la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest. Le but de cette première rencontre était de présenter leurs revendications et de proposer des solutions concrètes et actuelles pour améliorer rapidement les conditions des femmes et pour atteindre l’égalité entre les sexes.

À la lumière de cette rencontre, les représentantes du collectif ont constaté que la ministre Charest a fait preuve d’intérêt et d’une ouverture envers les revendications portées. Elles saluent particulièrement la volonté de la ministre de maintenir un canal de communication sur le terrain. Elles attendent à présent, à l’approche du budget provincial, des actions claires de la part du gouvernement de François Legault pour l’atteinte de l’égalité entre les sexes, tout en respectant l’analyse différenciée selon les sexes+.

Les membres du collectif se seraient attendues à ce que le premier ministre participe à cette première. Or, celui-ci a brillé par son absence, malgré l’engagement public de ses prédécesseurs de rencontrer annuellement le Collectif 8 mars.

Un réinvestissement massif
Ce sont les femmes, majoritaires dans les services publics à titre de travailleuses et d’usagères, qui sont les principales victimes des coupes des dernières années dans ces services. Les membres du collectif ont insisté auprès de la ministre pour qu’elle intercède en faveur d’un réinvestissement massif dans les services publics, la fonction publique et les programmes sociaux dans les domaines de la santé et des services sociaux, de l’éducation, des services éducatifs à la petite enfance, du soutien aux proches aidantes, etc.

« Le réseau de la santé et des services sociaux et le réseau de l’éducation, incluant l’enseignement supérieur, sont des exemples de milieux dans lesquels les travailleuses vivent au quotidien une surcharge de travail, de la pression, des heures supplémentaires obligatoires, un manque de ressources et subissent une gestion déficiente ainsi que des violences. Tous ces problèmes sont au cœur de leur réalité. Il n’est pas surprenant que les taux de détresse psychologique, de décrochage et d’épuisement professionnel au sein de ces réseaux publics atteignent aujourd’hui des sommets inégalés », a déploré Gabrielle Bouchard, porte-parole du Collectif 8 mars.

Les représentantes du collectif ont également revendiqué un financement adéquat pour les organismes communautaires qui œuvrent auprès des femmes et qui manquent cruellement de ressources. Les demandes de soutien sont d’ailleurs en constante augmentation, entre autres, en cas d’agression sexuelle, de violence conjugale, de détresse psychologique ou de problèmes de santé mentale. « Les besoins des femmes sont considérables et le sous-financement force malheureusement les groupes de femmes à cesser d’offrir certains services », s’est indignée Gabrielle Bouchard.

La fin du détournement des pensions alimentaires pour enfants
Lors de la campagne électorale, la Coalition avenir Québec (CAQ) a promis de retirer les pensions alimentaires du calcul de l’aide sociale et de l’aide aux études. « Le Collectif 8 mars exige non seulement du gouvernement de François Legault qu’il respecte sa promesse maintenant qu’il est au pouvoir, mais qu’il aille plus loin en cessant de comptabiliser les pensions alimentaires comme un revenu pour l’admissibilité à l’aide juridique et au soutien au logement », a précisé la porte-parole.

Augmentation du salaire minimum à 15 $ l’heure
Sur dix personnes qui travaillent au salaire minimum, six sont des femmes. On estime que 90 % du total des emplois au salaire minimum sont dans le secteur féminisé des services et que les personnes qui travaillent au salaire minimum font en moyenne 25 heures par semaine. « Encore une fois cette année, nous revendiquons une hausse du salaire minimum à 15 $ l’heure, et ce, dès maintenant. Ceci dans une perspective de réduction de la pauvreté et de l’écart salarial entre les femmes et les hommes, et dans le respect de ses engagements du gouvernement envers l’égalité entre les sexes. La hausse prévue de 0,50 $, portant le salaire minimum à 12,50 $ l’heure le 1er mai prochain, demeure insuffisante pour aider les femmes à sortir de la pauvreté », a aussi commenté madame Bouchard.

Loi-cadre en matière de conciliation famille-travail-études
Les représentantes du collectif ont abordé la question de la conciliation famille-travail-études avec Isabelle Charest. La charge de conciliation repose principalement sur les épaules des parents et, plus particulièrement, sur celles des femmes : elles consacrent en moyenne 1,5 heure de plus que les hommes aux tâches ménagères, aux soins aux enfants ou à titre de proches aidantes.

De plus, dix fois plus de femmes que d’hommes « font le choix » de travailler à temps partiel pour prendre soin de leurs enfants. « Nous revendiquons une loi-cadre pour permettre à toutes et à tous de trouver un équilibre entre la vie professionnelle et la vie familiale dans une perspective d’égalité », de conclure la porte-parole du Collectif 8 mars.

Outil essentiel à appliquer : l’analyse différenciée selon les sexes intersectionnelle (ADS+)
Les représentantes du collectif ont finalement présenté à la ministre Charest deux outils utiles pour comprendre les enjeux relatifs aux femmes. En effet, l’ADS et l’ADS+ permettent d’analyser les structures, les politiques, les réformes, les programmes et les budgets afin d’évaluer les avancées et les reculs de l’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les femmes elles-mêmes. Le collectif a notamment demandé au gouvernement de s’engager à inclure l’ADS+ dans l’ensemble de ses ministères.

« L’ADS+ est beaucoup plus inclusive que sa version initiale puisqu’elle tient compte de l’ensemble des femmes, notamment celles qui sont plus marginalisées », a expliqué la porte-parole du Collectif 8 mars, Gabrielle Bouchard. Il est essentiel de placer les femmes racisées, les femmes en situation de handicap et les femmes des communautés LGBTQ au cœur de nos calculs pour dresser un portrait réel des inégalités. Nous sommes plus fortes lorsque toutes les femmes sont incluses.

Le Collectif 8 mars en action pour la Journée internationale des droits des femmesEn plus de participer à une rencontre avec la ministre de la Condition féminine, les membres du Collectif 8 mars ont manifesté aujourd’hui dans le cadre du procès de Gilbert Rozon pour mettre en lumière les inégalités toujours présentes en défaveur des femmes.

À propos du Collectif 8 mars
Le Collectif 8 mars est formé de représentantes provenant de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS), de la Centrale des syndicats démocratiques (CSD), de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), de Femmes de Diverses Origines (FDO), de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) et du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ).

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Analyse différenciée selon les sexes https://www.csn.qc.ca/actualites/analyse-differenciee-selon-les-sexes/ Thu, 11 Oct 2018 18:57:23 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=69033

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Une militante mordue de syndicalisme https://www.csn.qc.ca/actualites/une-militante-mordue-de-syndicalisme/ Tue, 09 Oct 2018 09:59:34 +0000 https://www.csn.qc.ca/?post_type=csnqc_actualite&p=68896 Audrey Benoît a 30 ans. Mère d’une fillette de deux ans, elle est à la tête d’un syndicat de près de 600 membres, le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de PJC Entrepôt–CSN. Présidente depuis tout juste un an, son syndicat est composé à 90 % d’hommes. Rencontre avec une militante qui a eu la piqûre du syndicalisme.

Vous êtes passée de délégué-e à vice-présidente aux griefs, à présidente. Comment cela s’est-il fait?
À mon retour de maternité, j’avais encore envie de m’impliquer, car j’avais beaucoup aimé mon expérience de déléguée. Puis, nous nous sommes fait marauder et je me suis impliquée à fond. J’aimais déjà ça, mais c’est là que j’ai vraiment eu la piqûre. J’ai adoré, travailler en équipe et j’ai bien aimé toute la solidarité dont nous avons fait preuve.

Qu’est-ce que vous aimez particulièrement dans votre implication syndicale ?
Même si certains disent que le syndicalisme, c’est « négatif », parce qu’on gère plein de problèmes, moi, aider les gens et régler des problèmes, ça met du positif dans ma journée. Parfois, c’est lourd, mais aider les gens à s’en sortir quand ils ne savent pas par où commencer, ça me motive à en faire plus. J’aime aussi l’esprit d’équipe qui se dégage.

Quels sont les aspects qui vous semblent les plus difficiles ?
Je suis quelqu’un qui aime plaire à tout le monde, alors des fois c’est difficile. Je sais que je n’aurai jamais l’approbation de tous. Ça, je trouve ça dur. Les relations employeur-syndicat, ça peut paraître facile pour les gens. Mais c’est pas mal complexe, et il faut l’expliquer aux mécontents. Il y a aussi des stratégies à adopter, on ne peut pas tout de suite partir en guerre, même si des fois, c’est ce que les gens aimeraient. Il faut s’y prendre intelligemment.

Après être passé au travers d’un maraudage, quelle évaluation faites-vous de votre syndicat ?
Il nous reste beaucoup d’étapes à franchir, mais tranquillement le vent tourne. Les gens constatent que nous faisons beaucoup d’efforts, mais que l’employeur ne bouge pas beaucoup. Ça, c’est énorme, c’est une grosse réussite. Il nous reste bien des combats à mener, mais on a une partie du travail de fait.

Vous êtes maman d’une petite fille de deux ans, comment conciliez-vous le tout ?
Au début, j’ai eu beaucoup de difficultés. Je me suis imposé des limites, car des appels pour le syndicat, je pouvais en avoir 24 h sur 24 (l’entrepôt roule jour et nuit). Mais pas mal tout le monde est maintenant au courant qu’à partir du moment où je vais chercher ma fille à la garderie, jusqu’à ce qu’elle se couche, c’est mon moment en famille. Les gens peuvent m’envoyer des messages, mais je vais répondre juste si je le peux. Sinon, ça va aller une fois que ma fille sera couchée. Et tout ça, en essayant de passer du temps avec mon conjoint. C’est comme ça que je réussis à m’en sortir. Heureusement, j’ai un conjoint compréhensif.

Le fait que vous soyez une femme change-t-il quelque chose dans la dynamique syndicale ?
Bonne question…je ne sais pas. Peut-être qu’il y a des gens qui vont avoir plus de facilité à venir me parler parce que je suis une fille. J’ai vu des gens que je n’avais jamais vu cogner à la porte du syndicat avant. Il y a certaines femmes qui aiment que ce soit une femme à la tête, mais je ne peux pas dire que ç’a changé beaucoup de choses. Par contre, j’ai remarqué que le fait que je sois jeune a eu pour effet d’attirer plus de jeunes à venir parler au syndicat et à s’impliquer dans la structure syndicale.

Est-ce qu’il y a une partie de vous qui est fière d’être une femme à la tête d’un syndicat très majoritairement masculin ?
Oui, quand même. Quand je suis rentrée il y a 10 ans, on était à peu près 30 filles. Au début, si tu m’avais dit qu’un jour je serais à la tête du syndicat, j’aurais dit, c’est impossible. Aujourd’hui, d’être là et d’avoir une équipe solide, ça me rend très fière.

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